Posts Tagged ‘Valérie Pécresse’

France: Crash historique pour Pécresse et la droite traditionnelle

avril 10, 2022
Crash historique pour Pécresse et la droite traditionnelle© AFP/Nassim GOMRI, Chloe ROUVEYROLLES-BAZIRE

La droite traditionnelle a connu un crash historique dimanche au premier tour de la présidentielle, Valérie Pécresse tombant à environ 5 % des voix selon les estimations, ce qui complique l’avenir des Républicains, forcés à la refondation sous peine de disparaître.

« Séisme », « claque »… la défaite était attendue mais jamais les cadres LR n’auraient pu imaginer tomber autour, voire sous les 5 % permettant le remboursement de frais de campagne.

Pire, la candidate LR arrive derrière Eric Zemmour — un camouflet pour l’équipe qui espérait encore, il y a quelques jours, sauver les meubles avec un score au dessus de 10 %.

A l’annonce des résultats, un grand gémissement a parcouru le public d’élus et sympathisants LR rassemblés à la Maison de la chimie à Paris.

« C’est une déception personnelle et collective », a déclaré Valérie Pécresse, qui, rappelant « (son) engagement contre les extrêmes », a aussitôt annoncé qu’elle voterait « en conscience » pour Emmanuel Macron au deuxième tour.

C’est la deuxième fois que le principal parti de droite échoue à franchir le premier tour de la présidentielle: en 2017, François Fillon avait fait 20 %, ce qui était alors le plus mauvais score d’un candidat de droite à la présidentielle.

Depuis, LR a vécu un nouveau traumatisme avec les 8,5 % de François-Xavier Bellamy aux européennes de 2019.

Dimanche, le parti a semblé toucher le fond.

« La droite républicaine vient de mourir sous la forme qu’on lui a jusqu’à présent connue » a tweeté le maire de Chalon-sur-Saône Gilles Platret, pour qui « tout est à rebâtir ».

Créditée de 17-18 % des voix en janvier, Valérie Pécresse apparaissait alors capable de se qualifier pour le second tour. Mais elle n’a cessé de baisser ensuite, plombée par son meeting raté du 13 février au Zénith et la guerre en Ukraine avec laquelle elle a pâti d’un « effet drapeau ».

« Renouvellement »

Les raisons de la défaite étaient anticipées. Grignotés sur leur droite par Eric Zemmour, Les Républicains ont également souffert de la fuite de l’électorat modéré vers Emmanuel Macron qui a su s’inspirer des thématiques de LR.

Valérie Pécresse a aussi payé le silence de Nicolas Sarkozy, largement interprété comme un soutien tacite au président sortant.

« Ce n’est pas la défaite de la droite mais celle d’une candidate », estimait dimanche le sénateur Stéphane Le Rudulier.

A cela a pu s’ajouter, au fur et à mesure que Marine Le Pen montait dans les sondages, un réflexe de « vote utile » qui a achevé de déporter les électeurs modérés sur Emmanuel Macron.

Mais plus profondément « on a payé une forme de non-renouvellement idéologique », affirmait dimanche le député souverainiste Julien Aubert en déplorant « les guerres du passé » qui ont continué à jouer.

L’approche du second tour risque d’achever la scission autour de la douloureuse question de la consigne de vote.

Dès dimanche soir, Eric Ciotti a refusé de donner toute consigne, estimant qu’il ne se « reconnaissait pas » dans la candidature d’Emmanuel Macron. Mais le patron des députés LR Damien Abad a annoncé qu’il voterait pour le chef de l’Etat.

L’avenir s’annonce aussi très compliqué pour le parti.

« Aujourd’hui les LR, à force de vouloir être le centre et la droite, sont menacés de n’être presque rien », affirmait M. Aubert.

« Les lâches vont partir d’un côté ou de l’autre, qu’ils partent. Aux autres de remonter un message politique », estimait pour sa part le secrétaire général du parti Aurélien Pradié.

Même son de cloche du côté des militants: « La droite traditionnelle est cramée pour un bon bout de temps, à moins qu’un leadership émerge. Ça va être dur de revenir en politique en France ?, estimait Hervé Cadoret, 62 ans.

Très vite va se poser la question des législatives, les 12 et 19 juin, et du moyen de préserver la centaine de sièges détenus par LR.

Jean-François Copé a plaidé dimanche pour que Macron associe la droite à « un nouveau pacte gouvernemental ». Mais d’autres n’accepteront jamais un tel compromis, au risque de radicaliser le parti.

Le comité stratégique de LR et les députés se réuniront dès lundi pour discuter de l’après.

Par Le Point avec AFP

France-Présidentielle: Macron accaparé par l’Ukraine, Pécresse positive au Covid

mars 24, 2022
Présidentielle: Macron accaparé par l’Ukraine, Pécresse positive au Covid© POOL/AFP/Brendan SMIALOWSKI
Source AFP

L’un fait à peine campagne, l’autre a contracté le Covid et doit la faire « à distance »: la journée de jeudi confirme, si besoin était, le caractère atypique de la campagne présidentielle, à un peu plus de deux semaines du scrutin.

Le président-candidat Emmanuel Macron était tout entier consacré au conflit russo-ukrainien, participant à Bruxelles jeudi et vendredi à une intense séquence diplomatique de trois sommets successifs de l’Otan, du G7 et de l’UE.

A tel point que certains dans son camp s’interrogent sur les conséquences de son absence sur le terrain dans la campagne.

Balayant les accusations disant qu’il veuille enjamber le rendez-vous de la présidentielle, la majorité n’a de cesse de répéter qu’il sera président jusqu’au dernier quart d’heure et explique sa présence réduite dans la campagne par un contexte international hors norme.

Pas de déplacements, pas de bains de foule, pas de débat télévisé, des interventions médiatiques passant largement sous les radars : cela ressemble à du service minimum pour le président-candidat, largement en tête dans les sondages, à quelque 30 % des intentions de vote au premier tour, même si une légère érosion, logique selon ses soutiens, est constatée suite à sa conférence de presse de présentation de son programme mi-mars.

Après avoir attendu la date limite pour se déclarer, le chef de l’Etat a seulement rencontré des Français lors de deux « débats » très cadrés à Poissy (Yvelines) et à Pau.

Castex en VRP

Un seul grand meeting est prévu, le 2 avril à La Défense (Hauts-de-Seine). Les autres réunions publiques se font sans lui, comme mercredi soir à Nice où se sont rassemblés des poids lourds de la macronie, tandis que les ministres sillonnent le terrain.

Jeudi matin, le Premier ministre Jean Castex a arpenté les rues de Saint-Saint-Denis pendant trois heures, tracts à la main, pour défendre son candidat.

Cette ligne est-elle tenable jusqu’au premier tour du 10 avril ?

Interrogé par la presse, Jean Castex a joué l’humilité, réaffirmant qu' »une élection n’est jamais gagnée » et que « dans le monde troublé qui est le nôtre l’excès de confiance en rien ne se justifie ».

« Le premier message à faire passer, c’est voter d’abord », a-t-il ajouté, alors que le manque de rythme de la campagne fait craindre aux sondeurs une abstention record.

« Il y a peu d’intérêt pour la campagne, qui manque de magie (…). Il faut qu’Emmanuel Macron fasse un grand discours. Et montre que LREM n’est pas un vaisseau fantôme », confie même un responsable de la majorité.

« La vérité, c’est qu’Emmanuel Macron est totalement absorbé par la crise internationale. C’est très compliqué d’exister, de faire campagne », estime un autre proche du chef de l’Etat.

Pécresse positive

Déjà à la peine dans les sondages, la candidate LR à la présidentielle Valérie Pécresse a pour sa part annoncé jeudi qu’elle avait contracté le Covid-19, l’obligeant à poursuivre sa campagne « à distance ».

Valérie Pécresse devait se rendre à Bordeaux vendredi mais « le meeting sera animé par quelqu’un d’autre », a-t-on indiqué dans son entourage, sans donner plus de précisions.

Son déplacement de samedi dans les Bouches-du-Rhône « est annulé », a-t-on ajouté.

La candidate LR avait présenté jeudi matin un projet de réforme de la Constitution pour « rétablir l’ordre ». Elle devait participer en duplex jeudi soir à l’émission « Elysée 2022 » sur France 2.

A seulement 17 jours du premier tour, des dynamiques semblent se confirmer et des positions se cristalliser désormais.

La candidate du RN Marine Le Pen est bien installée à la deuxième place des intentions de vote, un sondage OpinionWay-Kéa Partners publié jeudi la créditant de 20 %, confirmant une dynamique ascendante.

Le candidat de LFI Jean-Luc Mélenchon, qui sollicite la « responsabilité morale » des électeurs pour se hisser au second tour avant un gros meeting dimanche à Marseille, est aussi sur une pente favorable: certaines études d’opinion le placent à la troisième place, autour de 14 %.

Pour le candidat d’extrême droite Eric Zemmour (Reconquête !), en revanche, l’érosion se poursuit: il passe sous la barre de 10 % des intentions de vote à 9 %, selon le sondage OpinionWay.

Le conflit en Ukraine a par ailleurs poussé les candidats à se positionner, remettant sur le devant de la scène les positions prorusses de Marine Le Pen, Eric Zemmour ou Jean-Luc Mélenchon.

L’écologiste Yannick Jadot, aux alentours de 5-6 %, a de nouveau critiqué TotalEnergies jeudi, estimant que le pétrolier voulait le « faire taire en pleine campagne présidentielle » en le poursuivant en diffamation après ses accusations de « complicité de crimes de guerre » en Ukraine.

Avec Le Point

France-Présidentielle : Pécresse dépassée par Zemmour, selon un sondage

février 17, 2022

Marine Le Pen reste solidement attachée à sa deuxième place derrière Emmanuel Macron, qui caracole toujours en tête des intentions de vote.

Valérie Pécresse face à des entrepreneurs, le 15 février 2022.© ERIC PIERMONT / AFP

Valérie Pécresse recule dans les intentions de vote, selon un sondage Odoxa-Mascaret pour L’Obs publié ce jeudi 17 février, tandis que Marine Le Pen confirme sa deuxième place derrière Emmanuel Macron. Son meeting dimanche à Paris, où elle a semblé peu à l’aise et a déroulé son discours d’un ton forcé, semble coûter cher : Valérie Pécresse tombe à 12 %, soit 7 points de moins qu’en décembre, après son investiture par LR.

Devant elle, Marine Le Pen consolide sa place de rival principal d’Emmanuel Macron pour le second tour avec 18 %, en légère hausse (+ 1 point) sur deux mois. Le chef de l’État, qui ne s’est toujours pas déclaré candidat à sa réélection, reste largement en tête avec 24,5 % (+ 0,5 point) à ce stade. En troisième position, le candidat Reconquête ! Éric Zemmour remonte lui aussi légèrement, recueillant 14 % des intentions de vote (+ 2 points), selon ce sondage.

À gauche, Jean-Luc Mélenchon (11 %) talonne Valérie Pécresse et resterait l’unique candidat de gauche à plus de 10 % face à des concurrents éparpillés : l’écologiste Yannick Jadot recueille 5 %, le communiste Fabien Roussel 4,5 %, Christiane Taubira 3 % et la socialiste Anne Hidalgo 2 %. Au second tour, Emmanuel Macron l’emporterait dans toutes les configurations testées : face à Le Pen (56 %-44 %), Pécresse (59 %-41 %) et Zemmour (66 %-34 %).

Échantillon représentatif

Sondage réalisé du 15 au 16 février auprès d’un échantillon représentatif de 2 010 Français âgés de 18 ans et plus, dont 1 799 inscrits sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Les intentions de vote qui figurent dans ce rapport sont établies auprès des personnes inscrites comptant aller voter et ayant exprimé une intention de vote, soit 1 357 individus au premier tour et entre 995 et 1 103 individus selon l’hypothèse de second tour. Marge d’erreur de 1,2 à 3,1 points selon le score visé. Les intentions de vote ne constituent pas une prévision du résultat du scrutin. Elles donnent une indication des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage.

Par Le Point avec AFP

France-Présidentielle: Eric Woerth, une prise de guerre pour Macron, Pécresse affaiblie

février 9, 2022

Adeux mois de la présidentielle, le candidat non déclaré Emmanuel Macron a réalisé mercredi une importante prise de guerre avec le ralliement d’un ex-ministre sarkozyste, Eric Woerth, affaiblissant sa rivale Valérie Pécresse (LR), déjà sous pression de l’extrême droite.

Mais le chef de l’Etat doit surveiller dans le même temps la mobilisation d’opposants au pass vaccinal qui veulent « rouler sur Paris » samedi dans le cadre d’une action baptisée « convois de la liberté », inspirée par celle des routiers canadiens. Une nouvelle crise de type « gilets jaunes », alimentée par la flambée des prix du carburant, serait du plus mauvais effet avant une annonce officielle de candidature, attendue d’ici la fin du mois.

« Je n’adhère pas au discours de LR », qui décrit une France « recroquevillée sur elle-même », a affirmé dans un entretien au Parisien Eric Woerth, président de la Commission des finances à l’Assemblée nationale et ancien ministre du président Nicolas Sarkozy.

En conséquence, M. Woerth, qui a indiqué se mettre « en congé » de LR, soutient le président Macron, donné largement en tête depuis des mois dans les sondages avec environ 25 % d’intentions de vote. Selon lui, le chef de l’Etat est « le mieux à même de défendre l’intérêt de la France et des Français ».

Furieux, le président de LR Christian Jacob lui a aussitôt demandé de quitter le parti et la présidence de la Commission des finances de l’Assemblée nationale. Il ne peut « en aucun cas » rester LR, a-t-il affirmé à l’AFP, en disant sa « déception » et ses « regrets », même si M. Woerth est, selon lui, « un parlementaire en fin de carrière » et que « ses affaires judiciaires ont sans doute pesé » dans sa décision.

L’ex-ministre du Budget, ancien trésorier de la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy, est mis en examen depuis 2018 pour « financement illégal de campagne électorale », dans l’enquête sur les soupçons de financement libyen de cette élection. Il a aussi été mis en examen en juillet 2021 dans l’enquête sur un coup de pouce fiscal accordé à Bernard Tapie dans l’affaire du Crédit lyonnais.

Valérie Pécresse a pour sa part demandé à ses troupes de rester « impassibles » en assurant: « la technique des débauchages n’est pas la nôtre. Nous sommes un parti de conviction et notre projet sera un projet de conviction ».

« La plus fragile »

Après avoir été élu en 2017 avec de nombreuses voix de gauche, Emmanuel Macron, grand adepte du « en même temps », avait bénéficié de l’arrivée de plusieurs personnalités de droite (Edouard Philippe, Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu, Thierry Solère, Franck Riester, Jean Castex), tous promus au gouvernement.

Le ralliement d’Eric Woerth, précédé par celui de l’ancienne ministre chiraquienne Catherine Vautrin, intervient alors que certains LR s’inquiètent d’un faux plat de Valérie Pécresse, qui marque le pas dans les sondages, et l’appellent à donner plus de chair à sa campagne, à quelques jours de son grand meeting dimanche à Paris.

Selon un dernier sondage de l’institut Elabe pour BFMTV, L’Express et SFR la candidate RN Marine Le Pen et Valérie Pécresse perdent toutes les deux un point, respectivement à 15,5 % et 15 %. Juste derrière elles, le polémiste d’extrême droite Eric Zemmour se rapproche (13 %).

Les mauvaises nouvelles volant souvent en escadrille, le maire LR de Saint-Etienne Gaël Perdriau a dit à Marianne refuser pour l’instant de parrainer Mme Pécresse, tant qu’elle « ne fixera pas de ligne rouge claire entre Zemmour, Le Pen et LR ».

Avec une droite sous pression, une extrême droite divisée, une gauche totalement fragmentée, le camp du président Macron peut continuer à préparer l’entrée officielle en campagne de leur champion, en mettant en avant l’absence d’alternative crédible, la gestion de la crise du Covid et le rebond de l’activité économique.

Mais les « convois de la liberté » pourraient perturber le calendrier présidentiel. La mobilisation est difficile à évaluer pour l’heure mais Jean Castex a renoncé par précaution à un déplacement samedi dans l’Orne sur les stupéfiants, préférant surveiller depuis Paris les éventuels débordements des manifestations.

Si les organisateurs affirment être « apolitiques », les oppositions les plus radicales ne comptent pas laisser passer l’occasion.

Marine Le Pen a dit « comprendre » ce mouvement. « Les revendications sont parfaitement légitimes » et traduisent une « colère sociale très forte », a renchéri le président par intérim du RN Jordan Bardella sur BFMTV, le président Macron ayant selon lui a « échoué à résoudre la fracture sociale ».

De son côté, le numéro 2 de La France insoumise Adrien Quatennens a « encouragé » « les Insoumis qui souhaitent à y aller ».

Par Le Point avec AFP

France-Présidentielle: ralliements et guerre des nerfs à droite

janvier 22, 2022
Presidentielle: ralliements et guerre des nerfs a droite
Présidentielle: ralliements et guerre des nerfs à droite© AFP/Geoffroy VAN DER HASSELT

Les ralliements à droite sont à l’ordre du jour de la campagne présidentielle samedi, Valérie Pécresse (LR) se voyant adoubée par deux petits partis centristes, tandis qu’Eric Zemmour (Reconquête) chipe de nouveaux soutiens à Marine Le Pen (RN), attisant leur lutte sans merci.

A gauche, Anne Hidalgo (PS), éprouvée par les mauvais sondages et le feuilleton des primaires, poursuit vaille que vaille avec un meeting à Aubervilliers, dans la banlieue nord-est de Paris.

Tandis que le monde politique spécule sur la date de sa déclaration de candidature, Emmanuel Macron continue de faire la course en tête dans les sondages.

Le président sortant obtiendrait 25 % au premier tour si celui-ci avait lieu dimanche, devant Valérie Pécresse (LR) et Marine Le Pen (RN) à égalité à 15,5 %, selon une enquête Ipsos-Sopra Steria samedi pour Le Monde, la Fondation Jean Jaurès et le Cevipof auprès de plus de 12.500 personnes.

Au second tour, le quasi-candidat l’emporterait avec 54 % des voix face à Mme Pécresse (46 %), et 57 % contre Mme Le Pen (43 %).

Eric Zemmour (Reconquête), donné à 13 % au premier tour, fait campagne samedi à Cannes (Alpes-Maritimes), sur des terres qui lui sont a priori favorables.

Il a déambulé pendant deux heures sans incident dans la ville, entouré d’une cohue de supporters.

« On trinque au rassemblement du peuple de droite qui a été artificiellement divisé depuis 40 ans. On va le rassembler, et justement je suis là pour ça », a lancé l’ex-éditorialiste d’extrême droite dans un café.

Collard avec Zemmour

Eric Zemmour, qui avait envisagé une balade sur une île face à Cannes, doit finalement plutôt, selon son entourage, enchaîner avec des rencontres avec des élus. Et en fin de journée, il espère réunir 4.000 personnes dans un meeting où il affichera sa dernière prise, le médiatique eurodéputé RN Gilbert Collard.

Le camp Le Pen affecte pour l’instant de prendre de haut ce nouveau ralliement d’un responsable RN, après ceux de l’eurodéputé Jérôme Rivière et de l’ancien identitaire Damien Rieu.

Le maire RN de Perpignan Louis Aliot, l’un des vice-présidents du parti, a ainsi fustigé sur Twitter « les égos (qui) surchauffent et les trahisons ». De nombreux élus et militants RN postent aussi des photos de Marine Le Pen avec le mot-dièse #fidelite.

L’enjeu est d’autant plus brûlant à l’extrême droite que selon Ipsos-Sopra Steria, les sondés attirés par la candidature de Marine Le Pen sont 51 % à choisir Eric Zemmour en second choix, et ceux tentés par M. Zemmour sont 37 % à placer la candidate RN en second choix.

Samedi nettement plus serein pour la candidate des Républicains Valérie Pécresse, qui met en scène le soutien de son aile centriste, après avoir consolidé son côté droit la veille en affichant ses retrouvailles avec Laurent Wauquiez.

« Mon projet est de droite, il est de rupture, mais il est 100 % compatible avec vos valeurs », a assuré la candidate LR devant le petit parti Les Centristes, dont le président Hervé Morin fait déjà partie de son équipe de campagne.

La candidate LR est ensuite attendue au Conseil national de l’UDI. Le président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, l’a appelée vendredi à « réunir la droite et le centre et aller chercher les électeurs qui votent Macron »

Plombée par les sondages – 3,5 % des intentions de vote pour Ipsos-Sopra Steria -, la socialiste Anne Hidalgo espère réunir un millier de personnes à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), comme à ses deux meetings précédents, à Lille et Perpignan.

La maire de Paris doit décliner son programme présenté il y a quelques jours, fort de 70 propositions pour répondre à « l’urgence sociale, l’urgence climatique et l’urgence démocratique », présenté il y a plus d’une semaine à Paris. Elle sera entourée d’une partie de son équipe de campagne, dévoilée jeudi.

Mme Hidalgo a répété une nouvelle fois vendredi qu’elle ne tiendrait « aucun compte » du résultat de la primaire populaire, une initiative citoyenne visant à départager les candidats de gauche, qui doit dévoiler dimanche soir le nombre définitif de personnes inscrites pour y voter, du 27 au 30 janvier. Ils revendiquaient déjà vendredi soir 352.000 inscrits.

« Ils peuvent retirer mon nom » de leur liste de candidats, a déclaré la candidate mais la primaire a déjà indiqué qu’elle « proposerait bien les sept noms de candidats » présélectionnés, dont celui d’Anne Hidalgo, et ceux de Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot, qui refusent eux aussi d’y participer.

Par Jeune Afrique avec AFP

France-Sondage : Valérie Pécresse passerait au 1er tour face à Marine Le Pen

décembre 16, 2021

D’après OpinionWay, la candidate LR supplante l’ex-présidente du RN, tout en restant derrière Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle.

Valérie Pécresse et Marine Le Pen lors du salon du Made in France, le 12 novembre 2021.© Thomas Padilla / MAXPPP / /MAXPPP

Valérie Pécresse poursuit sa percée dans les sondages. D’après OpinionWay, la candidate LR arrive en deuxième position derrière Emmanuel Macron dans les intentions de vote pour le 1er tour de la présidentielle. Pour autant, la présidente de la région Île-de-France reste battue par le président au second.

Pour rappel, les intentions de vote ne constituent pas une prévision du résultat du scrutin. Elles donnent une indication des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage. Selon cette enquête pour Les Échos, CNews et Radio Classique, l’actuel chef de l’État recueillerait 24 % (= par rapport à novembre) au 1er tour, devant Valérie Pécresse (17 %, + 6), Marine Le Pen (16 %, – 4) et Éric Zemmour (12 %, = ). À gauche, Jean-Luc Mélenchon est stable à 9 %, tout comme Yannick Jadot à 8 %, tandis qu’Anne Hidalgo (PS) perd deux points à 4 %.

Plus de la moitié des Français intéressés par la présidentielle

Au second tour, Emmanuel Macron serait réélu avec 54 % des suffrages face à Valérie Pécresse (46 %), mais 40 % des personnes interrogées n’expriment pas d’intention de vote. Il gagnerait avec 57 % face à Marine Le Pen (43 %). À la question « selon vous, qui sera élu en avril ? », 41 % (- 2) répondent Emmanuel Macron et 17 % (+ 15) Valérie Pécresse. Pour la première fois, une majorité de personnes interrogées se disent intéressées par la présidentielle (54 %), tandis que 46 % ne s’y intéressent pas encore. Le pouvoir d’achat (53 %) reste l’enjeu principal de l’élection, devant la protection sociale (45 %) et la sécurité (44 %).

Par Le Point avec AFP

France-Présidentielle: dans le fief de Ciotti, Pécresse clame « l’unité »

décembre 6, 2021
Presidentielle: dans le fief de Ciotti, Pecresse clame "l'unite"
Présidentielle: dans le fief de Ciotti, Pécresse clame « l’unité »© AFP/Christophe SIMON

« Maintenant, c’est le temps de l’unité ! »: Valérie Pécresse a multiplié les signes de rassemblement lundi dans les Alpes-Maritimes lors de son premier déplacement de candidate à la présidentielle, dans le fief d’Eric Ciotti à qui elle a promis une « place singulière » dans sa campagne.

« Ici commence une campagne d’espoir, avec un pilier: Éric Ciotti », a lancé lors d’une réunion publique la candidate qui vient de gagner (avec 61 % des voix) la primaire LR.

Eric Ciotti a de son côté martelé son « total et entier soutien » en l’assurant: « Je suis convaincu que Valérie Pécresse va remporter la présidentielle » en avril 2022.

Ces soutiens réciproques intervenaient au terme d’une journée où les deux rivaux du second tour de la primaire ont multiplié les signes de concorde: accueil de Valérie Pécresse par Eric Ciotti à l’aéroport, déjeuner privé dans un restaurant cossu de Nice, avant un long trajet dans la même voiture jusqu’au village d’enfance d’Eric Ciotti, à Saint-Martin-Vésubie.

Après un dépôt de gerbe au monument aux morts de ce village reconnu comme « Juste parmi les Nations » pour avoir protégé des juifs pendant l’Occupation et sinistré par la tempête Alex de 2020, tous deux ont fini la journée par un discours dans l’air glacial de la fin d’après-midi, occasion de mettre les pendules à l’heure de l’unité après le coup de chaud du week-end.

Fort de ses 39 % au congrès et comptant bien voir ses valeurs de droite représentées dans la campagne, Eric Ciotti avait reproché dimanche à Valérie Pécresse de ne pas envoyer un « bon message » aux électeurs. En cause: une interview où la candidate refusait de reprendre certaines de ses propositions, comme la création d’un « Guantanamo à la française ».

Lundi, l’heure était à l’explication: « Il va plus loin que moi sur certains thèmes, je vais regarder si mon projet peut être pimenté par un certain nombre de suggestions », a assuré la présidente de la région Ile-de-France, « notamment sur la transmission des patrimoines » où le député veut une exonération totale des successions.

« Je sais à quel point la victoire d’un Jacques Chirac ou d’un Nicolas Sarkozy doit à cette droite forte qui s’est toujours tenue à côté des grands candidats gaullistes », a-t-elle ajouté, en promettant une « place singulière » au très droitier président de la fédération LR ds Alpes-Maritimes.

« Une cheffe »

Eric Ciotti sera donc un « pilier » de la campagne, a expliqué la candidate, sans aller jusqu’au « tandem » espéré par le finaliste de la primaire. Car « dans le parti gaulliste, il y a un chef, en l’occurrence une cheffe » et à côté « des personnalités » qui portent « des valeurs très fortes », a-t-elle affirmé.

« Je serai totalement à ses côtés », a promis Eric Ciotti, en répétant sa conviction que « pour gagner, Valérie Pécresse aura besoin de ces valeurs d’autorité, d’identité, de liberté que nous avons défendues ensemble ».

Car dans cette bataille Valérie Pécresse aura fort à faire, alors qu’Eric Zemmour a fait une entrée fracassante dans la course à l’Elysée, avec dans le viseur l’aile droite de LR – il n’a pas manqué dimanche lors de son meeting à Villepinte de leur tendre la main.

Dans la foulée, l’ex-numéro deux de LR Guillaume Peltier a jeté le trouble dans un tweet où il s’est demandé « comment rester insensible au discours pour la France d’Eric Zemmour ».

Le défi, pour Valérie Pécresse, sera d’entendre cette demande tout en convainquant aussi le centre-droit passé ou tenté par la macronie.

« Il faut qu’elle trouve une place à Eric Ciotti sans qu’il croie qu’il l’a remplacée », expliquait dimanche le politologue Pascal Perrineau, pour qui « avec un Eric Zemmour fragilisé, Ciotti peut servir d’aimant pour ramener les brebis au bercail ».

Pour poursuivre cette semaine dédiée au « rassemblement », Valérie Pécresse rendra visite à chacun de ses concurrents battus: Philippe Juvin mardi, Michel Barnier en Savoie jeudi et Xavier Bertrand vendredi dans les Hauts-de-France. Elle sera aussi mardi auprès des parlementaires LR au siège du parti à Paris.

Par avec Le Point avec AFP

France: Zemmour et Le Pen à l’assaut de l’électorat de Ciotti

décembre 4, 2021

Après la victoire de Valérie Pécresse lors du congrès LR, les deux candidats à la présidentielle ont appelé les électeurs « déçus » à les rejoindre.

Dans la foulee de la victoire de Valerie Pecresse lors du congres LR, Eric Zemmour et Marine Le Pen tentent de seduire les electeurs d'Eric Ciotti.
Dans la foulée de la victoire de Valérie Pécresse lors du congrès LR, Eric Zemmour et Marine Le Pen tentent de séduire les électeurs d’Eric Ciotti.© Quentin reix / MAXPPP / PHOTOPQR/ECHO REPUBLICAIN/MAXPPP

Le malheur des uns fait-il le bonheur des autres ? Quelques heures après la victoire de Valérie Pécresse, désignée samedi comme candidate du parti Les Républicains à l’élection présidentielle, Marine Le Pen puis Éric Zemmour ont appelé les adhérents LR partisans de son rival malheureux à les rejoindre.

À l’annonce des résultats du second tour, samedi, le député des Alpes-Maritimes a immédiatement rallié Valérie Pécresse, mais parmi les milliers d’adhérents qui lui ont apporté leur suffrage, certains pourraient s’en détourner. Avec un peu plus de 39 % des suffrages exprimés : Éric Ciotti dispose d’un joli butin qui a immédiatement attiré les convoitises de Marine Le Pen et d’Eric Zemmour, tous deux bien déterminés à chasser sur les terres du député, à la ligne plus « dure » que Valérie Pécresse sur les questions de sécurité et d’immigration notamment.

Samedi en fin d’après-midi, Eric Zemmour a donc adressé une lettre aux sympathisants d’Éric Ciotti, sur les réseaux sociaux. « Je partage la déception d’Eric [Ciotti] et de ses sympathisants », écrit l’ancien journaliste, qui salue dans le candidat battu « un indiscutable patriote (…) droit, fiable et sincère » dont il « s’enorgueillit d’entretenir avec lui une réelle amitié ». Surtout, le candidat souligne partager toutes les valeurs portées par Éric Ciotti : « la fierté nationale, la sauvegarde des piliers essentiels de notre civilisation, la liberté d’esprit, la grandeur de notre culture, la profondeur du legs chrétien, la puissance de notre armée, de notre industrie, de notre paysannerie, de notre commerce (…) ».

Un large tronc commun de valeurs, selon Eric Zemmour, qui le pousse à appeler les militants LR à le rallier : « Nous sommes si proches et avons tant en commun ! (…) Nous pouvons faire ensemble des choses inoubliables. (…) Vous pouvez compter sur moi et je sais que c’est réciproque. Je vous attends, demain [une référence au meeting que tiendra le candidat dimanche 5 décembre], bientôt ».

Pécresse, « la plus macroniste »

Quelques heures plus tôt, la candidate du RN à la présidentielle Marine Le Pen a également appelé samedi les électeurs LR « déçus » par la désignation de Valérie Pécresse, « la plus macroniste », à la rejoindre.

« Je suis malheureuse pour les électeurs LR » car Valérie Pécresse, qui a remporté la compétition interne face à Éric Ciotti au second tour, est « la plus macroniste » des prétendants de la droite dans la course à l’Élysée, a affirmé Mme Le Pen devant la presse, en marge d’une réunion à Varsovie des partis européens souverainistes d’extrême droite et conservateurs.

Selon elle, Mme Pécresse a « quasiment exactement le même profil qu’Emmanuel Macron » et a « très certainement sur un nombre considérable de sujets les mêmes positions », à tel point que se posait la question qu’elle devienne son Premier ministre, a-t-elle accusé.

« C’est triste pour les électeurs LR » qui « ont exprimé leur souhait de sortir de ce côté Macron compatible » et « n’auront pas réussi à faire cela », d’après la candidate du Rassemblement national. « Ils ont toujours la possibilité de venir participer à ma campagne où ils trouveront une défense assumée, décomplexée, de la Nation, de l’identité, des frontières », a-t-elle enchaîné.

« Le positionnement qu’a exprimé Éric Ciotti sur beaucoup de points correspond à la fermeté que nous souhaitons voir mettre en œuvre dans le domaine de l’insécurité et de l’immigration », a-t-elle appuyé au sujet du très droitier député des Alpes-Maritimes, qui a été défait avec 39 % des voix contre 61 % à la présidente de l’Ile-de-France.

Par Le Point

France: La droite choisit son candidat à la présidentielle

décembre 1, 2021
La droite choisit son candidat a la presidentielle
La droite choisit son candidat à la présidentielle© AFP/JULIEN DE ROSA

Les adhérents des Républicains ont commencé à voter mercredi pour désigner leur candidat à la présidentielle, ouvrant un scrutin de quatre jours qui s’annonce serré.

Michel BarnierXavier BertrandEric CiottiValérie Pécresse et l’outsider Philippe Juvin se présentent à ce congrès de LR, dont le vainqueur sera connu samedi à 14H30, à l’issue d’un scrutin à deux tours.

A midi mercredi, la participation atteignait 25,4 %, selon le parti. Michel Barnier, Valérie Pécresse et Xavier Bertrand ont posté sur les réseaux sociaux des photos d’eux en train de voter lors du scrutin électronique.

Le premier tour s’achèvera jeudi à 14H00. Le second opposant les deux finalistes aura lieu de vendredi 08H00 à samedi 14H00. La majorité des fédérations ont aussi un point de vote physique en soutien. Une conférence de presse suivra à chaque fois.

A la permanence de Pegomas (Alpes-Maritimes), plusieurs adhérents étaient venus voter dès mercredi matin, comme Paul Zotier qui « ne dispose toujours pas d’Internet » chez lui. « C’est vrai qu’il y avait pas beaucoup de différence » entre les candidats, « cela a été très difficile, j’y ai pensé hier puis toute la nuit, ce (mercredi) matin j’ai pris la décision de celui que je pense être le meilleur », dit à l’AFP Henri Formica.

Côté pratique, le parti a tout fait pour sécuriser le processus, confié à la plateforme Neovote: « Chaque électeur doit fournir un numéro de portable, une adresse mail et une adresse postale pour pouvoir voter », selon le président de LR Christian Jacob.

Le vote s’annonce très ouvert, chacun des quatre « gros » candidats pouvant prétendre au second tour, d’autant que l’approche du congrès a attiré de nouveaux adhérents.

Au total, 140.000 personnes pourront voter, très loin des quelque 4 millions d’électeurs de 2016, mais il s’agissait alors d’une primaire ouverte où chacun, moyennant 2 euros et une profession de foi, pouvait voter.

Avant la fin de la campagne officielle, mardi soir, les candidats avaient eu une dernière occasion d’exposer leurs programmes lors d’un débat télévisé et de tenter de faire oublier l’irruption d’Eric Zemmour dans la campagne.

« Il n’a pas la stature pour rassembler les Français », a lancé Xavier Bertrand, tandis que Michel Barnier estimait qu' »il faut du sérieux, de la dignité, du respect ». Valérie Pécresse a raillé la « fébrilité » du polémiste d’extrême droite, qu’elle oppose à une droite « de retour ».

Distancés par Macron et l’extrême droite

Si cette candidature d’Eric Zemmour n’est pas une surprise, la date semble avoir été choisie à dessein pour parasiter le scrutin LR, d’autant que le candidat identitaire tiendra un meeting dimanche au Zénith, au lendemain des résultats du congrès.

LR doit aussi convaincre alors qu’une partie de son électorat pourrait être tentée par la macronie: mercredi, le maire de Nice Christian Estrosi, qui a claqué la porte du parti en mai, a rejoint Horizons, le mouvement de l’ancien Premier ministre Edouard Philippe (ex-LR lui aussi). C’est « la seule organisation » pouvant « légitimement revendiquer l’héritage du RPR, de l’UMP et des Républicains », s’est justifié M. Estrosi.

LR reste distancé dans les sondages par Emmanuel Macron et l’extrême droite, mais espère qu’une dynamique s’enclenchera une fois son candidat désigné.

A l’approche du scrutin, les réunions publiques, interviews et annonces de soutien se sont multipliées, chacun jetant ses dernières forces dans la bataille pour tenter de convaincre les indécis, en jouant chacun sa carte: rassemblement pour Xavier Bertrand, compétence pour Valérie Pécresse, sérieux pour Michel Barnier, rupture pour Eric Ciotti…

Le quatrième et dernier débat a aussi été l’occasion de parler de leur programme au-delà de l’immigration et de l’insécurité qui ont dominé la campagne.

Pas de différences « insurmontables »

Michel Barnier a ainsi prôné une « grande politique familiale », Xavier Bertrand une aide au logement pour les soignants en zone tendue, Valérie Pécresse le recrutement de 25.000 soignants, et Philippe Juvin l’obligation de passer un an dans les déserts médicaux.

« Il y a peut être des différences entre nous mais rien n’est insurmontable », a affirmé Michel Barnier, qui a toutefois critiqué plusieurs propositions de Valérie Pécresse.

Les candidats sont astreints au silence jusqu’à l’annonce des résultats jeudi. Ils devront de nouveau se mettre en retrait jeudi à 23H59, jusqu’à ce que le nom du vainqueur soit dévoilé samedi.

Par Le Point avec AFP

France-Présidentielle : Valérie Pécresse va reprendre sa carte à LR

octobre 14, 2021

EXCLUSIF. Candidate à l’investiture de LR, la présidente de la région Île-de-France annonce au « Point » qu’elle réadhère au parti qu’elle a quitté en 2019.

Valerie Pecresse avait quitte LR en 2019. Elle reprend aujourd'hui sa carte.
Valérie Pécresse avait quitté LR en 2019. Elle reprend aujourd’hui sa carte.© PASCAL GUYOT / AFP

Selon nos informations, Valérie Pécresse a décidé de reprendre sa carte des Républicains, dont elle sollicite l’investiture pour la présidentielle d’avril. Et ce, contrairement à son principal compétiteur Xavier Bertrand, qui a fait savoir qu’il ne réadhérerait pas à son ancienne famille politique. « Je vais adhérer à nouveau aux Républicains. C’est la conséquence logique du fait que j’ai accepté depuis le début de jouer collectif. C’est une question de cohérence », annonce à notre journal Valérie Pécresse, qui va officialiser ce choix ce jeudi soir à l’occasion d’une réunion publique à Dijon (Côte-d’Or).

Elle en a informé le patron des Républicains Christian Jacob dans la journée. L’ancienne ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, puis du Budget, avait quitté LR le 5 juin 2019 après le naufrage des européennes (8,5 % des voix) et la démission consécutive de Laurent Wauquiez. Elle avait alors affiché sa volonté de « refonder la droite, menacée d’extinction », mais de « l’extérieur », aux commandes de son propre mouvement (Libres !).

« Notre objectif, c’est, ensemble, de battre Emmanuel Macron »

« Aujourd’hui, je demande à tous les membres de Libres !, qui partagent comme moi les valeurs de la droite, d’adhérer à LR pour construire ensemble le parti de la reconquête et de l’alternance. Et cette ligne, je me l’applique à moi-même. Notre objectif, c’est, ensemble, de battre Emmanuel Macron », poursuit Valérie Pécresse, contactée par Le Point.

En début de semaine, le président de la région des Hauts-de-France a pour sa part accepté de participer au congrès de LR mais écarté l’idée de revenir dans le giron du parti, s’attirant de fortes critiques en interne. « C’est un bras d’honneur aux militants ! Il réclame l’investiture du parti, son soutien financier mais il ne veut pas prendre la carte ! », s’insurge un cadre LR. Xavier Bertrand se considère lié par sa promesse : en claquant la porte en décembre 2017, il avait indiqué que sa décision était « définitive ». Selon les règles édictées pour le congrès du 4 décembre, qui doit départager les six candidats en lice (sous réserve qu’ils obtiennent 250 parrainages d’élus), rien n’oblige en théorie Pécresse et Bertrand à reprendre leur carte pour candidater. Mais le geste se veut éminemment symbolique.

Avec Le Point par Nathalie Schusk