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Canada: Vancouver se prépare à la montée des océans

septembre 23, 2021

Considérant que les eaux qui l’entourent augmenteront d’un mètre d’ici 2100, Vancouver engage deux entreprises d’urbanisme pour repenser les berges de son centre-ville.

Des modèles conceptuels seront présentés au printemps 2022.

© Gian Paolo Mendoza/Radio-Canada Des modèles conceptuels seront présentés au printemps 2022.

La baie de False Creek sera ainsi redessinée pour être mieux adaptée aux changements climatiques lors du défi Sea2City», auquel participent les firmes PWL et Mithun+One, qui ont remporté un appel d’offres international.

Leurs modèles conceptuels seront présentés au printemps 2022. L’opinion publique sera ensuite sollicitée afin d’en raffiner» les contours.

Le projet est le premier du genre au Canada», se félicite le directeur du développement durable de la Ville de Vancouver, Doug Smith. C’est une nouvelle façon de penser, une nouvelle façon de collaborer».

Les modèles conceptuels seront proposés à cinq endroits.

© Ville de Vancouver/Sea2City Les modèles conceptuels seront proposés à cinq endroits.

Le cœur du centre-ville menacé

La montée des océans est un défi sans précédent pour une ville côtière comme Vancouver», souligne le maire Kennedy Stewart. Un défi qui requiert une vision courageuse et créative», ajoute-t-il.

Plus de 38 000 résidences et 200 propriétés commerciales totalisant plus de 19 milliards en valeur foncière sont menacées par la montée des eaux à False Creek.

L’île Granville, qui regroupe une multitude de services et d’activités, un marché public, des galeries d’art, des restaurants et des théâtres, est l’endroit le plus vulnérable aux inondations dans False Creek.

L'île Granville, qui regroupe plusieurs commerces, est menacée par la montée des eaux.

© Alexandre Lamic/Radio-Canada L’île Granville, qui regroupe plusieurs commerces, est menacée par la montée des eaux.

Un long processus

Le défi Sea2City» est une étape préliminaire dans ce qui s’annonce un long processus, reconnaît la Ville de Vancouver.

Des recherches supplémentaires, de la planification, des designs techniques et l’engagement du public seront nécessaires pour faire avancer le projet d’adaptation de False Creek», note-t-elle.

Il s’agit d’un espace sécuritaire pour la créativité», explique Angela Danyluk, spécialiste du développement durable à la Ville de Vancouver. Elle espère que le projet engagera parallèlement une conversation publique» sur les risques que pose la montée des eaux.

Les Vancouvérois sont, par ailleurs, conviés à deux séances d’information, les 27 et 29 septembre.

Avec Radio-Canada par Geneviève Lasalle 

Canada: Canicule et sécheresse, les agriculteurs de l’Ouest en payent le prix

juin 30, 2021

La canicule qui sévit en ce moment sur une bonne partie de l’Amérique du Nord aura vraisemblablement des conséquences sur les récoltes et le portefeuille des agriculteurs.

Les conditions climatiques actuelles permettent également aux populations d'insectes de croître. (archives)

© Rob Kruk/Radio-Canada Les conditions climatiques actuelles permettent également aux populations d’insectes de croître. (archives)

La chaleur et la sécheresse sont source de danger pour les plants de blé et de canola. Ce qui survivra jusqu’à la récolte vaudra ainsi davantage, poussant même les prix à de nouveaux sommets.

Mardi, les contrats pour le blé printanier (ainsi nommé puisqu’on le plante au printemps et le récolte au cours de l’été) s’échangeaient à 8,34 dollars américains le boisseau à la bourse des grains de Minneapolis. Il s’agit du prix le plus élevé depuis 2013.

La valeur du boisseau de blé printanier a augmenté de 10 % au cours de la semaine.

Les conditions caniculaires que l’on vit actuellement peuvent diminuer la qualité et la quantité des récoltes.

Aux États-Unis, seuls 20 % des récoltes de blé printanier sont actuellement considérées comme étant de bonne ou d’excellente qualité, selon le département américain de l’Agriculture.

À titre comparatif, ce pourcentage s’élevait à 70 % au même moment l’année dernière.

Des récoltes de canola en danger

La situation n’est guère meilleure en ce qui concerne le canola.

Stephen Vandervalk, un agriculteur de la région de Calgary, croit que cette année sera la pire récolte de l’histoire».

Selon lui, la situation du canola est encore pire que celle du blé, surtout en comparaison avec l’année dernière qui fut excellente.

La chaleur et la sécheresse font monter les prix ici aussi : la tonne métrique de canola se vendait 800 dollars lundi, un sommet depuis 1982.

Stephen Vandervalk estime qu’il ne pourra récolter que 70 000 boisseaux cette année alors que ce nombre s’élève habituellement à 300 000.

Malgré tout, il se considère comme étant chanceux : il croit que certains agriculteurs d’autres régions feront face à des récoltes encore pires que la sienne. Ils ne pourront même pas récolter.»

Pour aggraver la situation, la canicule permet aux insectes de prospérer.

Avec une telle chaleur et une telle sécheresse, les insectes sont déchaînés explique Stephen Vandervalk. Avec dame Nature, lorsque ça va mal, ça va vraiment mal.»

Avec CBC/Radio-Canada avec les informations de Pete Evans

Canada: Après une fouille à nu, une Calgarienne veut un contrôle accru des agents frontaliers

juin 10, 2019

Jill Knapp se tient debout devant des bornes d'enregistrement à l'aéroport de Vancouver.

Jill Knapp dit souffrir d’anxiété après un interrogatoire et une fouille à nu à l’aéroport international de Vancouver. Photo: Radio-Canada / Nic Amaya

Une Calgarienne faussement soupçonnée de trafic de drogue à l’aéroport international de Vancouver et ayant subi une fouille à nu exige un regard indépendant sur l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC).

Jill Knapp effectuait un vol entre Mexico et Calgary avec une correspondance à Vancouver le 9 janvier 2016.

Or, après avoir récupéré sa valise sur le carrousel à bagages, elle a été interpellée par un agent des services frontaliers qui l’a placée à l’écart en lui indiquant qu’elle devrait subir « une inspection secondaire ».

 

« C’est venu de nulle part, raconte Mme Knapp. Il a même haussé le ton en disant : ‘’Je pense que vous êtes une narcotrafiquante. J’ai affaire à des gens comme vous chaque jour’’ ».

La voyageuse de 39 ans lui a expliqué qu’elle venait de rendre visite à son mari au Mexique et qu’elle avait déposé une demande afin qu’il puisse la rejoindre au Canada. Cependant, affirme Mme Knapp, l’agent ne l’a pas crue.

Il ne l’a pas crue non plus quand elle lui a parlé de son rôle d’enseignante à l’école du dimanche et de son travail de formatrice en logiciels dans des cabinets d’avocats.

L’agent lui a alors confisqué son cellulaire et lui en a réclamé le mot de passe, relate-t-elle.

Un agent des services frontaliers et un chien renifleur marchent près de valises de voyageurs placées en rangées à l'aéroport Pearson de Toronto.
Un chien détecteur, comme celui-ci à Toronto, a reniflé la valise de Mme Knapp. Photo : La Presse canadienne / Aaron Vincent Elkaim

Après que rien de pertinent n’a été découvert aussi bien sur son téléphone que dans sa valise, un chien détecteur été appelé en renfort, mais l’animal n’a rien flairé d’inhabituel.

Jill Knapp raconte avoir ensuite été placée en détention, sans explication. Elle dit ne pas avoir de casier judiciaire, et que rien, dans ses bagages, n’était susceptible d’inciter à un examen plus approfondi.

« C’était traumatisant », explique-t-elle à l’émission Go Public de CBC. L’incident a entraîné chez elle de l’anxiété qui a été diagnostiquée et dont elle dit toujours souffrir aujourd’hui.

Une fouille à nu

Une fois en détention, Jill Knapp a demandé à appeler un avocat, et on lui a confirmé qu’on en avait demandé un en son nom, mais elle affirme n’avoir ensuite reçu aucune aide juridique.

La dame dit qu’alors qu’elle n’avait pas mangé depuis 14 heures, elle a seulement reçu de l’ASFC un verre d’eau à moitié plein, mais pas de nourriture. Il lui a été interdit d’aller aux toilettes, rapporte-t-elle.

Inquiète, elle s’est portée volontaire pour une fouille à nu, possibilité que l’agent des services frontaliers avait évoquée quelques heures plus tôt.  « J’avais peur de ce qu’ils feraient si je restais plus longtemps. Si c’était ça qu’il fallait pour m’en aller, alors j’allais le faire », dit Mme Knapp.

C’est alors que deux agentes des services frontaliers lui ont demandé d’écarter les fesses.

N’ayant rien trouvé de caché, elles lui ont rendu son téléphone et l’ont autorisée à quitter les lieux.

Un agent de services frontaliers observe des voyageurs dans l'enceinte d'un aéroport.
Le code de conduite des agents frontaliers leur demande d’agir avec « intégrité et respect ». Photo : ASFC vidéo de recrutement/YouTube
ASFC : procédure suivie

CBC a fait une demande d’entrevue à l’Agence des services frontaliers qui lui a été refusée. Dans un communiqué, l’agence dit qu’elle ne peut aborder publiquement le cas de Mme Knapp pour des raisons de droit à la vie privée.

Après avoir déposé une plainte, Jill Knapp a obtenu des documents internes de l’ASFC en passant par la Loi sur la protection des renseignements personnels. Une porte-parole de l’agence, Isabel McCusker, y déclare que les agents frontaliers ayant travaillé sur le cas de Mme Knapp « ont suivi les procédures et directives habituelles ».

Un autre document interne de l’ASFC indique que la voyageuse avait les yeux rouges, ce qui a fait croire aux agents frontaliers qu’elle était sous l’influence d’une drogue. Or, déclare Mme Knapp, ses yeux étaient rouges car son mari lui manquait et elle venait de pleurer son absence.

Tim McSorley est assis dans son bureau devant son ordinateur portable ouvert et près d'une fenêtre.
Tim McSorley, coordonnateur national de la Coalition pour la surveillance internationale des libertés civiles. Photo : Radio-Canada / Jean-François Benoit
« Très peu de surveillance »

« Lorsqu’un agent travaille, que ce soit à des postes-frontière terrestres ou dans des aéroports, il existe très peu de surveillance », souligne Tim McSorley, le coordonnateur national de la Coalition pour la surveillance internationale des libertés civiles, basée à Ottawa.

Par ailleurs, dit-il, l’Agence des services frontaliers est le seul organisme officiel chargé d’appliquer la loi au pays dont la conduite des employés ne peut pas être examinée par un organisme extérieur. Une vérification externe serait donc la bienvenue, comme le demande Jill Knapp.

Radio-Canada.ca

Canada: Des réfugiés syriens aspergés de gaz poivre à Vancouver

janvier 9, 2016

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Des réfugiés syriens ont été aspergés de gaz poivre à Vancouver  Photo :  Rafferty Baker/CBC

Des réfugiés syriens récemment arrivés à Vancouver ont été aspergés de gaz poivre, vendredi soir, par un homme qui circulait en vélo.

Les nouveaux arrivants venaient de participer à une réception de bienvenue donnée par l’Association musulmane du Canada sur l’avenue Kingsway. Ils attendaient un autobus devant le centre lorsqu’ils ont été attaqués.

Selon la police, l’homme qui s’en est pris à eux avait camouflé son visage avec un capuchon. Il aurait aspergé entre 15 et 30 personnes avant de prendre la fuite.

« On a tous commencé à tousser et nos yeux brûlaient. », a raconté Nawal Addo, une fille de 17 ans qui a grandi au Canada, mais qui se trouvait parmi les victimes de l’agression.

Les réfugiés n’ont pas été blessés gravement. Ils ont néanmoins été incommodés par des sensations de brûlure à la gorge et aux yeux et ont été soignés par le personnel paramédical et les pompiers.

Les enquêteurs affirment qu’il est trop tôt pour déterminer le motif de l’agression.

Trudeau dénonce l’agression 

Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a condamné l’attaque des réfugiés sur Twitter. Selon lui, ce geste, commis par un cycliste cagoulé, est « contraire à ce que nous sommes », et « ne reflète pas l’accueil chaleureux des Canadiens ».

Radio-canada.ca avec La Presse Canadienne

Une partie de la famille du petit Aylan Kurdi est arrivée au Canada

décembre 30, 2015

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REUTERS/Jimmy Jeong

Sept membres de la famille du petit syrien de 3 ans, dont la photo gisant noyé sur une plage turque avait ému le monde entier, ont été accueillis lundi sous l’oeil des caméras à l’aéroport de Vancouver.

A elle seule, sa photo est devenue le symbole du drame des migrants. Sept membres de la famille du petit syrien Aylan Kurdi, retrouvé mort sur une plage turque après le naufrage de son embarcation, sont arrivés lundi à Vancouver (Ouest) après avoir obtenu le statut de réfugiés.

Tima Kurdi, tante d’Aylan, installée à Vancouver après avoir émigré au Canada en 1992, a accueilli en larmes son frère Mohammed, son épouse Ghousun et leurs trois enfants, à l’aéroport sous les caméras des télévisions locales. « Merci aux Canadiens et merci à notre Premier ministre, Justin Trudeau, d’avoir ouvert la porte en montrant au monde la façon dont chacun devrait accueillir les réfugiés », a-t-elle déclaré.

Une polémique en pleine campagne électorale

Le cliché du petit garçon de 3 ans noyé avait ému le monde entier à la fin de l’été et déclenché au Canada une vive polémique en pleine campagne des législatives. Accusé à tort d’avoir refusé une demande d’asile pour Abdallah Kurdi, ses deux petits garçons et son épouse – tous les trois noyés -, l’administration canadienne avait alors expliqué n’avoir jamais reçu de demande de cette famille.

Tima Kurdi a quant à elle aménagé son salon de coiffure pour que son frère, Mohammed, puisse travailler avec elle. En raison des difficultés logistiques et administratives, le nouveau gouvernement canadien a convenu avant Noël que l’objectif d’accueillir 10 000 réfugiés syriens d’ici la fin de l’année devait être repoussé.

Au total, ce sont 25 000 réfugiés syriens qui doivent arriver au Canada avant la fin février, dont la grande majorité sont parrainés par des familles et des organisations caritatives.

Lexpress.fr