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Variant indien du Covid-19 : un premier cas détecté en France

avril 29, 2021

Aucun cas de Covid-19 ne concernait le variant indien jusqu’alors. Mais un cas a été détecté dans le Lot-et-Garonne. Il s’agit d’un patient revenu d’Inde.

Pour l'heure, la France autorise toujours les vols avec l'Inde. (Illustration)
Pour l’heure, la France autorise toujours les vols avec l’Inde. (Illustration)© EMERIC FOHLEN / NurPhoto / NurPhoto via AFP

Si le variant indien du Covid-19 n’avait pas encore été repéré en France, c’est désormais le cas. L’Agence Régionale de Santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine a annoncé ce jeudi 29 avril qu’un cas de variant indien avait été détecté dans le Lot-et-Garonne. « On a identifié que c’était le variant indien » à propos d’un cas en Lot-et-Garonne « d’un patient revenu d’Inde », a ainsi indiqué Benoît Elleboode, directeur régional de l’ARS, sur BFMTV et CNews.

Le ministre de la Santé Olivier Véran avait indiqué mardi « qu’aucun cas de variant d’origine indienne » n’a été détecté « en France métropolitaine ». Selon Benoît Elleboode, « c’est le premier cas en France, en tout cas c’est le premier cas dans notre région en Lot-et-Garonne qui a été confirmé ».closevolume_off

Un deuxième cas suspect en cours de séquençage

Le « séquençage a été fait à Toulouse sur un patient qui était revenu d’Inde et qui refaisait un test parce qu’il devait repartir à l’étranger. On a identifié que c’était le variant indien et donc tout le dispositif de retrotracing, d’isolement et de protection de toutes les personnes a été mis en place vis-à-vis de ce variant indien », a ajouté Benoît Elleboode. Sur CNews, le directeur régional a ajouté qu’un second cas, cette fois-ci à Bordeaux, était suspecté. « Le virus est en train d’être séquencé au CHU de Bordeaux et on aura la réponse normalement demain »vendredi, a-t-il ajouté.

Le variant indien du coronavirus est jugé en parti responsable d’une deuxième vague épidémique dévastatrice en Inde. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait annoncé mardi que cette mutation du virus avait été identifiée dans 17 pays, dont plusieurs en Europe.

Par Le Point avec AFP

Guyane: difficile combat contre le variant brésilien, devenu majoritaire

avril 17, 2021
Guyane: difficile combat contre le variant bresilien, devenu majoritaire
Guyane: difficile combat contre le variant brésilien, devenu majoritaire© AFP/Archives/jody amiet

Le variant brésilien ? « Aucune idée de ce que c’est, il n’y a que les scientifiques qui le savent », sourit Gui, Guyanais de 84 ans. Contrairement à la population, les autorités locales s’inquiètent, ont renforcé les restrictions et étendu la vaccination aux plus de 30 ans.

En Guyane, département qui partage une frontière fluviale et terrestre de 730 kilomètres avec le Brésil, « Le variant P1, dit brésilien, représente aujourd’hui plus de 84 % des prélèvements positifs », a indiqué cette semaine le préfet Thierry Queffelec.

Selon les autorités sanitaires, « la couverture vaccinale de 5,32 % en Guyane reste trop limitée pour protéger le territoire », elles ont donc annoncé élargir la cible vaccinale aux personnes de plus de 30 ans, dans cette région où une personne sur deux a moins de 25 ans.

Pourtant, au centre de vaccination de l’Encre, le seul de Guyane, les patients venus recevoir leur injection ne semblent pas tous s’en inquiéter.

Outre Gui, l’octogénaire, qui se dit, en souriant, pas du tout effrayé par le variant brésilien, Thomas, 32 ans, se montre tout aussi décontracté. Il espère même pouvoir voyager au Brésil bientôt grâce au vaccin.

Le personnel de santé enchaîne les vaccins sans temps mort, « entre 60 et 100 piqûres par jour », précise l’un d’eux. Cependant, pas de bousculade, ni de file d’attente, les patients arrivent 15 minutes avant l’heure du rendez-vous, se font enregistrer et passent dans une des sept lignes de vaccination.

Hervé, 73 ans, est venu avant tout pour prémunir sa famille. En revanche, le variant l’inquiète un peu plus que les autres. « Nous sommes voisins du Brésil, où la contamination est énorme, il était nécessaire de me protéger à ce niveau-là », car il n’est pas serein: « nous n’avons pas de frontière », déplore-t-il, « on ne sait pas qui rentre et qui sort ».

Contenir le variant

La suspension des liaisons aériennes entre la France et le Brésil a braqué les projecteurs sur la Guyane voisine. Mercredi, le ministère de l’Intérieur annonçait la mise en place de tests antigéniques à l’arrivée des vols en provenance de Cayenne, en plus du test PCR négatif et du motif impérieux obligatoire pour voyager.

Le lendemain, la préfecture dévoilait un nouveau train de mesures : un couvre-feu du samedi 19H00 au lundi 05H00 dans huit communes, dont Cayenne et Kourou, un auto-test à réaliser à l’aéroport pour les voyageurs vers Paris, et un renforcement des contrôles à la frontière avec le Brésil.

A l’hôpital de Cayenne, le plan blanc a été déclenché mercredi, 18 des 23 lits de réanimation étant occupés, en majorité par des malades du Covid-19. La Guyane a connu une remontée fulgurante du taux d’incidence ces dernières semaines. Il culmine à 173 cas pour 100.000 habitants et atteint 200 à Cayenne et les communes limitrophes.

La prégnance du variant brésilien incite maintenant des personnes à se faire vacciner.

Fatoumata Traoré, infirmière au Centre Hospitalier de Cayenne, remarque que beaucoup d’institutrices viennent au centre de vaccinations. « Elles craignent d’être contaminées à la reprise des cours par des élèves qui seraient allés au Brésil pendant les vacances », explique-t-elle à l’AFP, « ces personnes n’étaient pas très motivées mais sont venues ».

Le récent arrêt des liaisons aériennes entre la France et le Brésil ne concerne pas le département, car il n’y a plus de liaisons aériennes entre la Guyane et le Brésil depuis longtemps, l’unique compagnie assurant ces vols a quitté le territoire dès le premier confinement.

Mais si la frontière terrestre est fermée depuis plus d’un an, elle reste poreuse, des piroguiers parviennent à déjouer la surveillance sur le fleuve Oyapock. Le trafic des pirogues a diminué mais n’a pas cessé. En revanche, le prix de la traversée a augmenté.

Cayenne avec (AFP) –

Canada: Un premier variant à Québec pourrait compromettre l’allégement des mesures

février 21, 2021

Si elle se confirme, l’apparition d’un premier variant dans la région de Québec pourrait compromettre l’allégement des restrictions sanitaires au retour de la relâche, selon la santé publique de la Capitale-Nationale. Plusieurs épidémiologistes recommandent la prudence devant ses variants plus contagieux dont les effets demeurent nébuleux.

L'apparition des variants, qui se propage de façon plus rapide que la souche originelle du coronavirus, préoccupe grandement les autorités sanitaires.

© PAU BARRENA/AFP via GETTY L’apparition des variants, qui se propage de façon plus rapide que la souche originelle du coronavirus, préoccupe grandement les autorités sanitaires.

«La préoccupation première, c’est d’être extrêmement prudent avec la situation, d’être le plus agressif possible», a martelé le directeur régional de santé publique, le Dr André Dontigny, lors d’un point de presse samedi matin.

La santé publique soupçonne qu’un variant a réussi à s’infiltrer dans l’école primaire Marguerite D’Youville, à Cap-Rouge. Par mesure de prévention, elle ordonne la fermeture de l’établissement jusqu’à nouvel ordre, de même que la mise en isolement de sa cinquantaine d’employés et de ses 283 élèves.

Dimanche matin, 325 personnes avaient subi un test de dépistage en lien l’éclosion à Marguerite d’Youville.

«Bien sûr, […] à titre de directeur de santé publique, c’est une situation qui m’inquiète», souligne le Dr Dontigny. «On veut faire tout ce qu’on peut pour réduire au minimum les risques de propagation.»

«La fermeture d’une école, ce n’est pas une mesure habituelle», indique le directeur régional de santé publique.

Il assure que des discussions auront lieu avec ses homologues pour évaluer la marche à suivre face au danger posé par les variants.

«Une épée de Damoclès»

Caroline Quach, pédiatre microbiologiste-infectiologue au CHU Sainte-Justine.

© /Radio-Canada Caroline Quach, pédiatre microbiologiste-infectiologue au CHU Sainte-Justine.

La microbiologiste-infectiologue Caroline Quach estime que la santé publique de la Capitale-Nationale a raison d’instaurer des mesures musclées pour traquer et limiter la propagation d’un potentiel variant.

«De faire un dépistage à grande échelle pour ensuite isoler les bonnes personnes, c’est tout à fait louable comme exercice», croit celle qui enseigne à l’Université de Montréal. 

En Europe, où le nombre de variants est beaucoup plus important qu’au Canada, elle note que les autorités n’ont pas allégé les restrictions.

«C’est une épée de Damoclès qui nous pend au-dessus de la tête», illustre la pédiatre du CHU Sainte-Justine. «On est à un point de bascule; l’idéal est de rester stable en attendant de vacciner les plus vulnérables.»

Surtout que les nouveaux variants semblent avoir une période d’incubation beaucoup plus courte que la souche originelle. 

«On a moins de temps pour réagir si jamais on a quelqu’un qui est positif», ajoute la Dre Quach.

L'épidémiologiste Nima Machouf

© Laurent Boursier … L’épidémiologiste Nima Machouf

La vitesse de propagation des variants, plus contagieux que le coronavirus d’abord apparu à Wuhan, en Chine, inquiète aussi l’épidémiologiste Nima Machouf. 

Surtout que la deuxième vague a infirmé une croyance tenace voulant que les enfants transmettent moins le virus.

«Avant, dans la première vague, peut-être que les enfants n’étaient pas des transmetteurs», croit la Dre Machouf. «Mais depuis la deuxième vague, on a vu que les enfants étaient des transmetteurs. L’infection qui était acquise à l’école […] les enfants la ramenaient à la maison.»

Le fait qu’un potentiel variant soit apparu dans une école la préoccupe. «L’étendue communautaire d’une éclosion scolaire est importante», ajoute-t-elle.

Un creux de vague fragile

L'Angleterre est sous le coup d'un troisième confinement. À Birmingham, une caricature du coronavirus orne un mur au moment où un variant se propage parmi la population.

© Christopher Furlong/Getty Images L’Angleterre est sous le coup d’un troisième confinement. À Birmingham, une caricature du coronavirus orne un mur au moment où un variant se propage parmi la population.

Le bilan de la Capitale-Nationale est présentement encourageant, alors que le taux de positivité se maintient autour de 1,5 %.

Pourtant, l’apparition d’un variant pourrait rapidement changer la donne, comme cela s’est vu ailleurs dans le monde.

Le 1er décembre, le Royaume-Uni et ses 66 millions d’habitants comptaient environ 13 000 personnes infectées quotidiennement, en moyenne.

Le variant britannique a fait son apparition au cours du mois. Le 1er janvier, les cas quotidiens avaient explosé, atteignant 56 000.

Radio-Canada par Sébastien Tanguay avec les informations de Camille Carpentier