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Le cardinal Tauran, fin diplomate et inlassable artisan du dialogue avec l’islam

juillet 6, 2018

Le cardinal français Jean-Louis Tauran, le 9 février 2005 au Vatican, à Rome / © AFP/Archives / Vincenzo PINTO

Il aura servi trois papes: le cardinal français Jean-Louis Tauran, mort jeudi à l’âge de 75 ans, s’est révélé comme un fin diplomate et un artisan inlassable du dialogue de l’Église avec l’islam, qu’il voyait comme seul « chemin » possible vers la paix.

Cet homme discret au visage doux fut « ministre des Affaires étrangères » du pape Jean Paul II durant une douzaine d’années (1991-2003), avant de présider le très stratégique Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux (2007-2018) auprès du pape Benoît XVI, puis du pape François.

Né le 5 avril 1943 à Bordeaux (sud-ouest de la France), où il s’est formé au grand séminaire et a été ordonné prêtre en 1969, le père Tauran n’a servi en paroisse, comme vicaire, que pendant cinq ans.

Le plus romain des cardinaux français, bien plus connu dans les grandes capitales du monde, notamment celles du Moyen-Orient, que dans son diocèse de Gironde, a fait l’essentiel de ses études à Rome: séminaire français, Académie pontificale (« l’école des nonces », les ambassadeurs du Vatican)…

Jean-Louis Tauran a brûlé les étapes de la carrière diplomatique. Conseiller de nonciature en République dominicaine, il a ensuite passé quatre ans au Liban, où son « coeur est resté », confiait-il. En décembre 1990, il est porté à la tête d’une des diplomaties les plus cotées du monde, devenant secrétaire des relations de l’Église avec les États, le plus jeune de l’histoire contemporaine.

Entré au service diplomatique du Vatican en 1975, il y reste jusqu’en 2003, lorsque le pape Jean Paul II le crée cardinal, juste avant de le nommer bibliothécaire et responsable des archives secrètes du Vatican. Il mettra alors en route les programmes d’ouverture anticipée de certaines archives.

Le cardinal Tauran reçu à Ryad, sur une photo fournie le 18 avril 2018 par Etidal, Centre international pour la lutte contre l’idéologie extrémiste / © Etidal/AFP/Archives / –

– « Habemus papam » –

En 2007, le pape Benoît XVI en fait le successeur d’un autre cardinal français, Paul Poupard, à la tête du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux: son dossier le plus sensible concerne les relations avec les musulmans, dans un monde touché par la résurgence de formes radicales de l’islam.

A ce poste, ce polyglotte continuera de parcourir la planète, tentant d’apaiser les remous nés notamment du fameux « discours de Ratisbonne » dans lequel, en septembre 2006, le pape allemand avait évoqué un lien entre islam et violence.

Le cardinal Tauran grondera contre « l’ignorance » de l’islam en Occident, y voyant la raison de la peur qu’elle inspire à beaucoup. « Ils n’ont jamais rencontré de musulmans et se basent sur ce qu’ils voient ou entendent à la télévision », déplorait-il.

« L’Église regarde avec estime les musulmans », soulignait-il en rappelant cette conviction issue de la déclaration « Nostra Aetate » du concile Vatican II (1962-1965). Il appelait à un dialogue non pas circonscrit aux élites mais inscrit dans le quotidien ordinaire de la vie des fidèles. Sans renoncer bien sûr, pour les chrétiens, à annoncer l’Évangile.

Le cardinal Tauran reçu à Ryad, sur une photo fournie par Etidal, Centre international pour la lutte contre l’idéologie extrémiste / © Etidal/AFP/Archives / –

« Nous n’avons pas d’autre chemin que celui du dialogue » afin de « favoriser la paix », estimait-il.

Très affaibli par la maladie de Parkinson, le cardinal Tauran a continué à promouvoir la liberté religieuse jusqu’au bout de ses forces. En avril dernier, il avait été reçu à Riyad, fief du très rigoriste wahhabisme, par des autorités saoudiennes affichant une volonté d’ouverture. « Je pense que nous avons deux ennemis: l’extrémisme et l’ignorance », avait-il déclaré.

« Cardinal protodiacre », il avait à ce titre prononcé la formule rituelle « Habemus papam » pour annoncer en 2013, depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre, l’élection du pape François. Ce dernier l’avait élevé en 2014 au rang de « camerlingue de la Sainte Eglise romaine », le prélat qui gère les biens du Saint-Siège entre deux pontificats.

En Bordelais – son père, André, était négociant et possédait une affaire d’import-export de primeurs en Gironde -, Jean-Louis Tauran avouait un goût pour le bon vin et la table.

Mélomane et musicien lui-même (piano et orgue), il confessait une passion pour Bach et dévorait les livres. Il en a aussi écrit quelques-uns. Son dernier, « Je crois en l’Homme », paru en 2016, résonne comme un manifeste autour de son sous-titre: « Les religions font partie de la solution, pas du problème ».

Romandie.com avec(©AFP / 06 juillet 2018 15h37)

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Vatican: Le pape accepte la démission de deux évêques chiliens

juin 28, 2018

Cité du Vatican – Le pape François a accepté jeudi la démission de deux nouveaux évêques chiliens (portant leur total à cinq), continuant ainsi à sanctionner une hiérarchie de l’Eglise accusée d’omertà par des victimes de prêtres pédophiles.

Le Saint-Siège a annoncé dans un communiqué la démission de l’évêque de Rancagua, Mgr Alejandro Goic Karmelid, 78 ans, ainsi que de l’évêque de Talca, Mgr Horacio del Carmen Valenzuela Abarca, 64 ans.

Mgr Goic avait présenté sa démission il y a trois ans, en raison de son âge avancé, mais le pape ne l’avait pas acceptée. Son départ survient dans le cadre d’un scandale sexuel au sein de son diocèse, dont 14 prêtres ont été suspendus, dénoncés pour des délits sexuels présumés.

Les délits auraient été commis par un réseau dénommé « La famille », pendant au moins une décennie, avant d’être dénoncés par une membre de la paroisse, la semaine dernière, dans un reportage de la télévision chilienne Canal 13. Le parquet a ouvert une enquête.

Mgr del Carmen Valenzuela a lui été un disciple du prêtre Fernando Karadima, reconnu coupable en 2011 par un tribunal du Vatican d’avoir commis des actes pédophiles et contraint de se retirer pour une vie de pénitence. Il a été désigné par les victimes du père Karadima comme l’un des religieux qui auraient ignoré ou couvert les abus commis par ce dernier.

L’ensemble de l’épiscopat chilien avait présenté sa démission en bloc le 18 mai après une série de dures rencontres avec le pape argentin au Vatican, une démarche inédite dans l’histoire récente de l’Eglise catholique.

Le pape François avait déjà accepté récemment la démission de trois évêques chiliens, le controversé Mgr Juan Barros – accusé d’avoir couvert les agissements du père Karadima – qu’il avait défendu lors d’un voyage en janvier au Chili et deux évêques de plus de 75 ans ayant atteint l’âge de la retraite.

Romandie.com avec(©AFP / 28 juin 2018 14h52)                                                        

Emmanuel Macron pour la première fois chez le pape François

juin 26, 2018

Le président français Emmanuel Macron et le pape François s’embrassent à l’issue d’une entretien de près d’une heure au Vatican, le 26 juin 2018 / © POOL/AFP / Alessandra Tarantino

Le président français Emmanuel Macron a rencontré mardi matin pour la première fois le pape François, une rencontre à l’apparence très chaleureuse, centrée notamment sur la question des migrants à l’heure où ce dossier déchire les Européens.

Les deux hommes ont parlé de la laïcité, du dialogue interreligieux, de l’Europe, du climat et des migrants, ainsi que de « sujets sociétaux », a précisé l’Elysée, parlant d’un « échange très libre et très intense ».

M. Macron est ressorti de son tête-à-tête dans la bibliothèque du somptueux palais pontifical au bout de 57 minutes, le plus long entretien jamais accordé par le pape argentin à un chef d’Etat ou de gouvernement.

Le président français n’a toutefois pas battu le record absolu de son prédécesseur François Mitterrand, qui était resté une heure et quart en tête-à-tête avec Jean Paul II. Il est en revanche resté plus longtemps que son prédécesseur français François Hollande (35 minutes). Et il aura dépassé par exemple les présidents américains Barack Obama (50 mn) et Donald Trump (30 mn).

Il a été rejoint à la fin de son entretien privé par son épouse Brigitte, en tailleur noir, ainsi que par une délégation d’une douzaine de personnes dont son ministre de l’Intérieur Gérard Collomb et celui des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

Le président français a offert au pape une édition en italien de 1949 du « Journal d’un curé de campagne » de Georges Bernanos, écrivain catholique fervent, que son hôte apprécie beaucoup.

Emmanuel Macron accueilli par le pape François au Vatican, le 26 juin 2018 / © POOL/AFP / Alessandra Tarantino

Le pape lui a remis une médaille en bronze de Saint Martin, symbole de générosité du IVè siècle, qui selon la tradition chrétienne a partagé son manteau avec un deshérité. « C’est la vocation des gouvernants de protéger les pauvres… e tutti siamo poveri » (et nous sommes tous des pauvres) , lui a fait remarquer avec un regard appuyé François, mélangeant français et italien.

Fidèle à son image d’homme appréciant les contacts physiques, le président français à posé la main sur l’épaule du pape dans un geste étonnamment complice et les deux hommes se sont embrassés sur la joue avant de se quitter.

Avant cette rencontre, Emmanuel Macron avait pris son petit-déjeuner avec la communauté de laïcs catholiques Sant’Egidio, très impliquée dans l’accueil de migrants et organisatrice de « couloirs humanitaires » acheminant des réfugiés syriens en Europe dont la France.

« Le président Macron a mentionné les corridors humanitaires comme modèle de politique d’immigration légale, surtout pour les personnes qui ont besoin de protection humanitaire », a commenté après sa rencontre Andrea Riccardi, fondateur de Sant’ Egidio et ex-ministre italien.

Un temps envisagés, des contacts avec les autorités italiennes ne sont finalement pas au programme de cette visite au Vatican.

Le président français Emmanuel Macron et son épouse Brigitte ont rencontré le pape François le 26 juin 2018 au Vatican / © POOL/AFP / Alessandra Tarantino

Emmanuel Macron est à couteaux tirés avec le gouvernement italien, notamment avec son ministre de l’Intérieur Matteo Salvini qui ne cesse de fustiger son « arrogance » et sur le dossier des migrants. Le nouveau pouvoir a déclaré la guerre aux ONG positionnant leurs bateaux au large des côtes libyennes.

Le pape interpelle régulièrement les dirigeants de l’UE pour qu’ils maintiennent des idéaux fondateurs comme « la solidarité ».

– Laïcité à la française –

La laïcité à la française a aussi comme prévu fait partie des thèmes abordés durant l’entretien.

Dans un long discours lyrique devant la Conférence des évêques de France (CEF) début avril, Emmanuel Macron avait dit vouloir « réparer » le « lien » entre l’Église catholique et la République française, « abîmé » notamment depuis l’adoption du mariage homosexuel en 2013.

Le président français Emmanuel Macron (C) arrive au Vatican avec son épouse Brigitte (3eD), accueilli par l’archevêque Georg Gaenswein, préfet de la maison pontificale (D), le 26 juin 2018 / © AFP / Tiziana FABI

Ce discours du président avait suscité les critiques de la gauche et du Rassemblement national (extrême droite), dans un pays où le respect de la laïcité fait l’objet de débats épidermiques. L’épiscopat français avait pour sa part salué un discours refondateur des relations entre les catholiques et la République.

« La France devrait dire que les religions font elles aussi partie de la culture », plaide le pape.

Baptisé à 12 ans dans la foi catholique, ancien élève d’un collège jésuite où il a rencontré son épouse Brigitte, son ancien professeur alors femme mariée, Emmanuel Macron se définit aujourd’hui comme « agnostique ».

Le président Macron est venu aussi à Rome chercher son titre de « premier et unique chanoine d’honneur » de la cathédrale du pape, une tradition remontant au 17e siècle et au roi Henri IV. Mais il devrait s’abstenir prudemment mardi après-midi de tout discours sur le terrain miné de la laïcité.

Romandie.com avec(©AFP / 26 juin 2018 14h15)

Pédopornographie: un prêtre italien condamné à 5 ans de prison

juin 23, 2018

Cité du Vatican – Un prêtre italien et ex-diplomate du Saint-Siège a été condamné samedi à cinq ans de prison pour détention et transmission de matériel pédopornographique, a annoncé le tribunal de la Cité du Vatican.

Interrogé la veille, au premier jour d’un procès exceptionnellement rapide pour le Vatican, Mgr Carlo Alberto Capella avait admis sa culpabilité en expliquant avoir traversé « une crise personnelle » alors qu’il se sentait « inutile » dans sa fonction de conseiller de la nonciature auprès des Etats-Unis.

Arrivé en costume sombre et col clérical devant les trois juges laïcs italiens du petit tribunal de la Cité du Vatican, le prêtre de 51 ans a raconté qu’il avait commencé à consulter des images pédopornographiques en juillet 2016.

Auparavant il avait utilisé pendant plusieurs mois le réseau social « Tumblr », à la recherche d’informations insolites comme des photos d’animaux avec des expressions amusantes.

C’est au contact d’autre utilisateurs de ce réseau qu’il a commencé à échanger des images de pornographie infantile, a précisé le prêtre.

La gendarmerie vaticane a indiqué avoir retrouvé plus de 40 photographies et vidéos pédopornographiques sur le téléphone portable du prêtre italien. Certaines montraient des relations sexuelles entre des adultes et des enfants.

Le prêtre italien originaire de l’île de Capri avait été rappelé en septembre dernier au Saint-Siège où une enquête avait été ouverte, puis il avait été incarcéré en avril dans une cellule de la caserne de la gendarmerie du Vatican.

Le 21 août 2017, le département d’Etat américain avait fait état, par voie diplomatique, d’une possible violation des lois sur les images pédopornographiques de la part d’un membre du corps diplomatique du Saint-Siège accrédité à Washington.

Le Vatican avait rappelé le prêtre sans donner suite à une demande de levée d’immunité diplomatique réclamée par les Etats-Unis, avait indiqué une source du département d’Etat.

Un mandat d’arrêt avait également été émis l’an dernier au Canada à l’encontre de Mgr Capella pour les mêmes motifs, le prêtre étant soupçonné d’avoir effectué des téléchargements de pornographie infantile depuis l’intérieur d’une église de la ville de Windsor (Ontario).

En 2013, le pape François a mis en vigueur une nouvelle législation concernant les abus sexuels sur mineurs et également la pornographie. Un prêtre reconnu coupable encourt jusqu’à 12 ans de prison.

Le procès du prêtre italien est le premier du genre au Vatican.

Josef Wesolowski, un nonce (ambassadeur) polonais accusé de pédophilie avait été rappelé d’urgence de République dominicaine en 2013 par le Vatican, après des informations de presse qui l’accusaient d’avoir eu des relations sexuelles tarifées avec des mineurs.

Le Vatican avait refusé de l’extrader vers la Pologne. Il avait été jugé et sanctionné en juin 2014 par la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui l’avait réduit à l’état laïque, la peine maximale pour un prélat.

Le pape François avait également ordonné des poursuites pénales pour abus sexuels sur mineurs, une première historique au Vatican. Le prélat avait été arrêté et assigné à résidence, mais était décédé à 67 ans, en août 2015, à la veille de l’ouverture de son procès pénal devant le tribunal du Vatican.

Romandie.com avec(©AFP / 23 juin 2018 13h16)                                                        

Pédophile: le pape accepte la démission de 3 évêques chiliens dont Mgr Barros

juin 11, 2018

/ © AFP/Archives / Vincenzo PINTO

Le pape François a accepté la démission de trois évêques chiliens dont celle du très controversé Mgr Juan Barros, à la suite d’un vaste scandale de pédophilie dans le clergé chilien, a annoncé lundi le Vatican.

L’ensemble de l’épiscopat chilien avait présenté sa démission en bloc le 18 mai dernier après une série de rencontres avec le pape argentin au Vatican, une démarche inédite dans l’histoire récente de l’Église catholique.

Le pape a fait une marche arrière radicale par rapport à son voyage au Chili de janvier, quand il avait défendu avec beaucoup force l’évêque chilien Juan Barros, soupçonné pourtant d’avoir caché les actes de pédophilie du prêtre Fernando Karadima.

L’opinion publique chilienne avait été scandalisée par l’omniprésence de Mgr Barros dans les messes célébrées par le pape François.

A la lecture en avril des conclusions de 2.300 pages d’enquête, dont 64 témoignages recueillis au Chili et aux États-Unis, le souverain pontife avait reconnu avoir commis de « graves erreurs » d’appréciation et parlé d’un « manque d’informations véridiques et équilibrées ».

Avant de recevoir les évêques, le pape avait aussi accueilli début mai au Vatican trois victimes du père Fernando Karadima, reconnu coupable en 2011 par un tribunal du Vatican d’avoir commis des actes de pédophilie dans les années 1980 et 1990. Ils avaient dénoncé devant la presse l’omerta d’une partie de la haute hiérarchie de l’Église du Chili.

Romandie.com avec (©AFP / 11 juin 2018 14h50)

Vatican: le pape reçoit d’autres victimes d’un prêtre chilien pédophile

juin 2, 2018

/ © AFP/Archives / Filippo MONTEFORTE

Le pape François recevra samedi après-midi un groupe de cinq prêtres chiliens, victimes des abus d’un autre prêtre chilien, le père Fernando Karadima, a annoncé le Vatican.

« A 16H00 (14HOO GMT), le Saint Père François célèbre l’eucharistie avec le groupe de prêtres chiliens qui sont depuis hier invités à la maison Sainte Marthe (résidence du pape, ndlr), donnant ainsi le départ des rencontres prévues », indique un communiqué du Saint-Siège.

« L’objet de cette réunion convoquée par le pape François est d’approfondir la réalité vécue par une partie des fidèles et du clergé chiliens », poursuit le communiqué.

« Avec l’aide de ces cinq prêtres, le pape cherchera à trouver une solution à la fracture interne de la communauté. De cette manière il sera possible de commencer à reconstruire une relation saine entre les fidèles et leurs pasteurs, une fois que tous auront pris conscience des propres blessures », ajoute le Vatican.

« Avec cette nouvelle rencontre, le pape François veut montrer sa proximité avec les prêtres victimes d’abus, les accompagner dans leur chagrin et écouter leurs opinions en vue d’améliorer les mesures préventives actuelles et la lutte contre les abus dans l’Eglise », avait indiqué il y a dix jours déjà un communiqué du Vatican.

Il y a quelques semaines, le pape avait déjà reçu trois hommes également victimes du père Fernando Karadima.

Le pape a récemment annoncé des « changements » à court, moyen et long terme pour rétablir « la justice » au sein de l’Église chilienne, après avoir lu les conclusions d’une enquête qu’il avait diligentée sur des abus sexuels commis par le clergé.

Dans une lettre adressée jeudi au Chiliens, le pape argentin a reconnu que « nous n’avons pas su écouter et réagir à temps » face aux scandales d’abus sexuels au sein de l’Eglise chilienne.

Le 18 mai, l’ensemble de la hiérarchie de l’Eglise chilienne a présenté sa démission à François dans le cadre d’un énorme scandale de pédophilie et d’omerta, un coup de tonnerre qui a fait suite à une série de mea culpa du pape qui doit encore décider s’il accepte ces démissions ou non.

Le pape François avait d’abord pris la défense de l’évêque Juan Barros, soupçonné d’avoir tu les actes de pédophilie du prêtre Fernando Karadima dans les années 1980 et 1990. Un soutien qui avait terni sa visite au Chili en janvier.

Condamné par la justice vaticane en 2011, le père Karadima a été contraint de se retirer pour une vie de pénitence.

Romandie.com avec (©AFP / 02 juin 2018 14h59)                  

Le Vatican demande aux religieuses « discrétion et la sobriété » sur les réseaux sociaux

mai 18, 2018

En avril dernier, le Vatican a diffusé des consignes aux religieux au sujet de leur utilisation des réseaux sociaux.

S’exprimer sur les réseaux sociaux, oui mais… avec modération. Voilà le message qu’a fait passer le Vatican aux religieux adeptes de Twitter et autre Facebook, a rapporté jeudi Mashable.

Quatre consignes. Dans un document publié en avril dernier, le Vatican donne des instructions aux membres de congrégations religieuses féminines. Sur les 289 consignes, quatre concernent l’utilisation des réseaux sociaux. Ils doivent être « utilisés avec sobriété et discrétion, pas seulement au niveau des contenus mais aussi en terme de quantité d’information et de type de communication ».

« Ne pas perdre son temps ». Les réseaux sociaux « doivent être au service de la formation d’une vie contemplative et des communications nécessaires, et ne pas devenir une occasion de perdre du temps, d’échapper aux besoins de la vie en communauté ou représenter un danger pour votre vocation et être un obstacle à votre vie dédiée à la contemplation », développe ensuite le règlement.

Des religieuses à l’esprit critique. Ce document a été édité suite à des protestations survenues récemment dans les rangs des religieuses. Dans le sillon du mouvement #MeToo, certaines d’entre elles ont en effet critiqué les inégalités entre hommes et femmes dans la hiérarchie de l’Eglise, explique Mashable.

Europe.fr

Emmanuel Macron sera reçu par le pape François « fin juin » (Vatican)

mai 4, 2018

Cité du Vatican – Le président français Emmanuel Macron sera reçu « fin juin » par le pape François, a indiqué vendredi le Vatican.

La visite de M. Macron « est en train d’être organisée pour fin juin », a déclaré Greg Burke, directeur de la salle de presse du Vatican, confirmant une information parue dans l’hebdomadaire catholique La Vie.

En novembre, le président français avait indiqué son intention de prendre possession du titre de premier et unique chanoine d’honneur de Saint-Jean-de-Latran, la cathédrale du pape à Rome, une tradition qui remonte à Henri IV.

Le pape François avait félicité M. Macron pour son élection, voici un an, en évoquant la « tradition chrétienne » de la France qui est appelée à défendre « une société plus juste ».

Romandie.com avec(©AFP / 04 mai 2018 13h12)                                                        

Vatican: trois victimes d’un prêtre pédophile chilien chez le pape

avril 27, 2018

Cité du Vatican – Les trois victimes d’un prêtre pédophile chilien invitées par le pape François au Vatican ont commencé vendredi une série d’entretiens privés avec le souverain pontife.

S’exprimant brièvement devant l’une des grilles d’entrée de la Cité du Vatican, les trois hommes ont promis de relater leurs entretiens avec le pape au cours d’une conférence de presse mercredi.

En revanche, Greg Burke, le porte-parole du Vatican, a fait savoir vendredi soir que le pape argentin ne prévoyait aucune déclaration officielle à l’issue de ces entretiens.

La priorité du pape est « d’écouter les victimes, leur demander leur pardon et respecter la confidentialité de ces conversations », a précisé ce porte-parole dans un communiqué.

François dit aussi vouloir les écouter autant de temps qu’il faudra, sans horaire défini.

Jose Andrés Murillo devait s’entretenir en privé dès vendredi avec le pape François, des rencontres étant prévues avec les deux autres victimes durant le weekend.

« L’invitation est pour parler, recevoir des suggestions sur le thème de l’abus sexuel clérical sur mineurs, l’abus de pouvoir, de conscience », a noté M. Murillo.

Il a souhaité que les rencontres « portent rapidement leurs fruits », « au nom de nombreuses personnes qui ont souffert d’abus sexuels du clergé et qui se sont suicidé » et au nom d’autres « en train de souffrir ».

« Ce qui se passera à l’avenir dépend de beaucoup de facteurs et du pape », a estimé pour sa part James Hamilton, une autre victime.

« Ce n’est pas facile d’être là, en dépit du fait que nous ayons reçu un accueil plus que bon, très chaleureux », a-t-il confié, soulignant la nécessité de « maintenir la tranquillité » autour de ces rencontres avec le pape.

Les représentants des victimes espèrent apporter leur contribution pour endiguer « une culture de l’abus et de la dissimulation parmi les évêques de l’Eglise » catholique, a commenté Juan Carlos Cruz, un Chilien qui vit désormais aux Etats-Unis.

Arrivé la veille, il avait déjà confié à une équipe chilienne de CNN qu’il ne souhaitait pas que cette invitation soit « un exercice de relations publiques ». « C’est une vraie rencontre pour lui raconter ce qui se vit réellement au sein de l’Eglise chilienne », avait-il indiqué, en donnant les noms de « personnes toxiques » selon lui, dont un cardinal proche du pape.

Au cours de ces journées de rencontre « personnelle et fraternelle », le pape « désire leur demander pardon, partager leur douleur et sa honte pour ce qu’ils ont souffert », avait précisé mercredi le Vatican.

François avait reconnu début avril avoir commis de « graves erreurs » d’appréciation de la situation au Chili, après avoir lu les conclusions d’une enquête qu’il avait diligentée sur des abus sexuels commis par le clergé.

Son voyage au Chili du 15 au 18 janvier avait été miné par le dossier de la pédophilie au sein du clergé chilien. Le pape avait été critiqué pour avoir défendu avec force l’évêque chilien Juan Barros, pourtant soupçonné d’avoir tu les crimes du vieux prêtre pédophile Fernando Karadima, condamné par la justice vaticane.

Romandie.com avec(©AFP / 27 avril 2018 21h14)                                            

Pédophilie/Chili: le pape reconnait de « graves erreurs » d’appréciation (Vatican)

avril 11, 2018

Cité du Vatican – Le pape François a reconnu mercredi avoir commis « de graves erreurs dans l’évaluation et la perception de la situation » au Chili, après avoir pris connaissance des conclusions d’une enquête sur des abus sexuels commis par le clergé.

Dans une lettre aux évêques chiliens, diffusée par le Vatican, le pape indique vouloir les convoquer à Rome pour discuter des conclusions de l’enquête qu’il avait diligentée, qui comprend de nombreux témoignages de victimes.

Au cours d’un voyage au Chili en janvier, le pape François avait défendu avec force l’évêque chilien Juan Barros, soupçonné d’avoir tu les crimes d’un vieux prêtre pédophile, se déclarant persuadé de son innocence et demandant aux victimes présumées des preuves de culpabilité.

Il avait ensuite présenté des excuses pour ses propos maladroits, et dépêché au Chili un enquêteur renommé du Vatican pour recueillir des témoignages de victimes présumés.

Dans sa lettre aux 32 évêques chiliens, le pape François ne fait aucune mention spécifique du cas de l’évêque Juan Barros.

Exprimant dans ce texte sa « honte » et sa « douleur » pour les vies sacrifiées des victimes d’abus, il propose aussi de les recevoir.

Romandie.com avec(©AFP / 11 avril 2018 19h46)