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Le Canada accorde 27 M$ de plus aux pays accueillant des réfugiés vénézuéliens

mai 26, 2020
© Fournis par La Presse canadienne
OTTAWA — Le Canada a surenchéri sur ses deux rivaux pour un siège au Conseil de sécurité des Nations Unies, mardi, lors d’une conférence internationale portant sur la crise des réfugiés vénézuéliens.Le Canada a accordé 27 millions $ supplémentaires en soutien aux pays d’Amérique du Sud confrontés à cette crise, comparativement aux 6,7 millions $ accordés par la Norvège et 1,5 million $ par l’Irlande.

Ces contributions ont été annoncés lors d’une vidéoconférence de trois heures et demie protégée par mot de passe, au cours de laquelle les représentants de chaque pays se sont tour à tour exprimés sur l’importance de cette cause. Des millions de Vénézuéliens ont trouvé refuge dans les pays voisins, fuyant le gouvernement répressif de Nicolas Maduro.

Il est rare que le Canada se démarque pour ses dépenses sur la scène internationale: sa candidature pour un siège temporaire au puissant Conseil de sécurité de l’ONU est régulièrement critiquée par des experts qui soulignent que la Norvège et l’Irlande dépensent toutes deux beaucoup plus par habitant pour le développement international.

Les deux pays européens déploient également plus de Casques bleus que le Canada dans le cadre des missions de l’ONU, un autre domaine qui est considéré comme crucial pour démontrer son engagement envers les Nations unies.

Les trois pays se disputent deux sièges non permanents pour un mandat de deux ans à partir de l’année prochaine. L’Assemblée générale des Nations Unies doit se prononcer sur la question le mois prochain.

Dans le cadre de sa campagne, le gouvernement de Justin Trudeau a fait moussé son leadership en présentant le Canada comme un acteur clé dans la reconstruction du monde post-pandémie.

La ministre du Développement international, Karina Gould, rapporte que cette nouvelle contribution fait passer le soutien financier du Canada à 80 millions $ au cours des deux dernières années pour les causes humanitaires de l’hémisphère ouest.

L’Union européenne et l’Espagne étaient les hôtes de la conférence de mardi, visant à alléger la pression sur des pays comme la Colombie, le Pérou et l’Équateur, qui subissent les plus grands contrecoups de la deuxième crise de réfugiés en importance sur la planète.

Les systèmes de santé et d’éducation des pays voisins du Venezuela sont mis à rude épreuve, alors qu’ils doivent absorber cinq millions de réfugiés tout en faisant face à la COVID-19.

La ministre colombienne des Affaires étrangères, Claudia Blum, a précisé que son pays avait accueilli 1,8 million de réfugiés vénézuéliens, leur donnant accès aux soins de santé et permettant aux enfants de fréquenter les écoles publiques.

Mme Blum a toutefois ajouté que son pays a besoin de plus d’argent pour faire face au nombre croissant de réfugiés vénézuéliens, qui devrait atteindre 6,5 millions d’ici la fin de l’année, dont 2,4 millions en Colombie.

Le Canada a accepté de tenir la prochaine conférence à cet effet, prévue pour le début de l’année prochaine.

Avec La Presse canadienne par Mike Blanchfield

Environ quatre millions de Vénézuéliens ont fui leur pays, indique l’ONU

juin 7, 2019

 

Quelque quatre millions de Vénézuéliens ont fui leur pays en proie à une crise économique et humanitaire qui ne cesse de s’aggraver depuis la décision des Etats-Unis en janvier d’imposer des sanctions dans l’espoir de provoquer la chute du président Nicolas Maduro. La grande majorité des candidats au départ ont fui le Venezuela depuis la fin de 2015 et la crise institutionnelle provoquée par la victoire de l’opposition lors des élections législatives; seuls 700.000 étaient partis avant cette date.

«Le rythme des départs du Venezuela est vertigineux», estiment le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) dans un communiqué commun diffusé à Genève. Le précédent décompte effectué par l’ONU s’établissait à 3,7 millions de personnes et la nouvelle estimation vient confirmer l’urgence d’un soutien aux pays voisins du Venezuela.

La Colombie a accueilli environ 1,3 million de Vénézuéliens parmi lesquels des familles fuyant la pénurie alimentaire et sanitaire qui touche leur pays. Le Pérou, le Chili, l’Equateur, le Brésil et l’Argentine sont également concernés par cet exode, précisent les deux organisations humanitaires. Le président péruvien, Martin Vizcarra, a répété ce jeudi que son pays continuerait aussi longtemps que cela serait nécessaire à renvoyer chez eux les Vénézuéliens ayant été condamnés par la justice de leur pays pour des infractions pénales.

Environ 3,2 millions d’enfants vénézuéliens, soit un sur trois, ont besoin d’une assistance humanitaire, a par ailleurs fait savoir l’Unicef dans un communiqué vendredi. Le taux de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans a doublé, passant de 14 pour 1000 en 2010/2011 à 31 pour 1000 en 2017, a précisé Christophe Boulierac, porte-parole de l’Unicef, citant des estimations de l’ONU.

Des cas présumés de diphtérie et de rougeole ont été recensés cette années au Venezuela, a ajouté Christophe Boulierac, rappelant que la rougeole se traduisait par un affaiblissement du système immunitaire. L’Unicef a fourni cette année 55 tonnes d’aide médicale, dont des kits d’obstétrique, des antibiotiques et des traitements contre la malaria, à 25 hôpitaux de Caracas et d’autres Etats du pays cette année.

Par Le Figaro.fr avec Reuters

Le Pérou durcit les conditions d’entrée des migrants vénézuéliens sans passeport

août 25, 2018

Des Vénézuéliens passent la nuit à Tumbes, dans le nord du Pérou, le 24 août 2018 n / © AFP / CRIS BOURONCLE

Le Pérou a durci samedi les conditions d’accès à son territoire aux très nombreux Vénézuéliens qui quittent leur pays en exigeant la présentation d’un passeport, tout en permettant à ceux qui en sont dépourvus d’y entrer après avoir demandé le statut de réfugié.

Jusqu’ici, pour pénétrer au Pérou, attractif en raison du dynamisme de son économie, seule une carte d’identité suffisait aux Vénézuéliens, qui continuent de fuir par milliers, plongeant l’Amérique latine dans une crise migratoire majeure.

La présentation obligatoire du passeport est entrée en vigueur à 00H00 samedi (05H00 GMT). Obtenir ce titre au Venezuela est devenu un parcours du combattant en raison de la crise économique et de la pénurie généralisée, qui affecte aussi le papier servant à imprimer les documents officiels.

Samedi au poste-frontière de Tumbes (nord) entre le Pérou et l’Equateur, pays de transit pour les migrants vénézuéliens, des centaines de Vénézuéliens sans passeport ont été autorisés à passer, à condition néanmoins qu’ils déposent une demande de statut de réfugié.

Une démarche qui leur permet de rester légalement au Pérou pendant que celui-ci leur cherche une solution définitive.

Des Vénézueliens arrivent à la ville frontière de Huaquillas, après avoir voyagé dans des bus gratuits mis en place par l’Equateur, le 24 août 2018 / © AFP / CRIS BOURONCLE

Vers midi, une centaine de Vénézuéliens sans passeport faisaient la queue pour entrer dans un bureau de ce poste-frontière en vue d’effectuer cette demande, pendant que, dans un bâtiment adjacent, la file d’attente des personnes dotées d’un passeport était courte.

Presque tous les Vénézuéliens sans passeport ont été admis au Pérou après avoir réclamé le statut de réfugié ce samedi, a constaté l’AFP.

– 2.500 à 3.000 réfugiés par jour –

Nombre de ces migrants avaient pu gagner la frontière péruvienne vendredi grâce à des cars mis gratuitement à leur disposition par l’Equateur, voie de passage pour ces Vénézuéliens cherchant à se rendre au Pérou, au Chili ou en Argentine. Ces personnes venaient de traverser la Colombie.

Des migrants vénézuéliens font la queue au poste-frontière de Tumbes, au Pérou, le 23 août 2018 / © AFP / CRIS BOURONCLE

Le rythme des arrivées de réfugiés à la frontière péruvienne, jusqu’ici de 2.500 à 3.000 par jour, selon les services d’immigration, devrait s’accélérer.

Le Pérou s’attend à accueillir 100.000 réfugiés vénézuéliens dans les prochaines semaines, ce qui portera leur nombre total à un demi-million.

Mais le sentiment antimigrant progresse au sein de la société péruvienne et ces restrictions d’accès au territoire bénéficient d’un certain soutien dans la population.

« Nous sommes désolés pour les Vénézuéliens, mais ils prennent le travail des Péruviens », expliquait Giannella Jaramillo, devant un étal de vêtements à Aguas Verdes, dans le nord du Pérou.

Les Vénézueliens dans le monde / © AFP / Nicolas RAMALLO

Le poste-frontière de cette localité, habitué à recevoir quelque 200 voyageurs par jour, a enregistré 2.500 passages de migrants vendredi.

Nombre des migrants vénézuéliens étaient arrivés à pied, ayant parfois marché près de 2.000 kilomètres. Des groupes avaient mis en place des points d’accueil pour leur venir en aide sur les six kilomètres séparant les postes-frontières péruviens et équatoriens.

Certains d’entre eux avaient toutefois finalement décidé de rester en Equateur, à l’instar de Lourdes Ruiz, 36 ans. « Nous n’avons personne pour nous accueillir » au Pérou, se désolait celle qui voyageait pourtant depuis un mois avec pour destination finale Lima.

– Cellule de crise régionale –

Au Pérou, l’afflux pour les réfugiés vénézuélien / © AFP / Rachel Rogers

De son côté, le gouvernement vénézuélien a assuré que les migrants allaient « revenir » grâce aux réformes économiques du président Nicolas Maduro.

Selon les Nations unies, sur les 2,3 millions de Vénézuéliens vivant à l’étranger, plus de 1,6 million ont fui depuis 2015 la grave crise économique et politique qui sévit dans leur pays. Quelque 90% d’entre eux se sont réfugiés dans les pays de la région.

Face à l’ampleur du phénomène, l’ONU va mettre en place une cellule de crise régionale, a annoncé vendredi Stéphane Dujarric, le porte-parole du secrétaire général de l’ONU.

De leur côté, deux agences onusiennes, le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), ont appelé jeudi les pays latino-américains à continuer d’accueillir les réfugiés vénézuéliens, dénonçant les mesures restrictives mises en place aux frontières.

Les Vénézuéliens sont étranglés par la crise économique : l’inflation pourrait atteindre 1.000.000% fin 2018, redoute le FMI.

Signe de l’inquiétude des autorités, l’Equateur a invité les ministres des Affaires étrangères de 13 Etats de la région, dont le Venezuela, à une réunion les 17 et 18 septembre pour parler de cette crise migratoire.

Romandie.com avec(©AFP / (25 août 2018 19h59)

Course-contre la montre des Vénézuéliens pour arriver au Pérou

août 24, 2018

Des Vénézuéliens chargent un véhicule avec leurs affaires avant de fuir vers Tumbes au Pérou, le 23 août 2018 / © AFP / CRIS BOURONCLE

Des migrants vénézuéliens fuyant leur pays en crise tentaient vendredi, après un long périple, d’atteindre la frontière péruvienne, à 24H d’un durcissement des conditions d’accueil dans ce pays de ces réfugiés économiques qui est dénoncé par l’ONU.

Confrontée à une vague de migration massive de ressortissants vénézuéliens, Lima a annoncé il y a une semaine qu’un passeport serait obligatoire à compter du 25 août pour entrer sur le sol péruvien. Jusqu’à présent, les Vénézuéliens n’avaient besoin que de présenter leur carte d’identité. L’Equateur, qui fait face au même problème, a mis en place la même mesure dès samedi dernier.

La décision péruvienne revient à fermer la porte au nez de nombre d’entre eux, car obtenir un passeport au Venezuela est devenu très long et compliqué en raison de la crise économique qui a conduit à une pénurie de produits alimentaires, de médicaments et même de papier.

A Tumbes côté péruvien, à un millier de kilomètres au nord de Lima, des files de Vénézuéliens attendant d’être enregistrés par les autorités étaient visibles, a constaté l’AFP.

Nombre d’entre eux sont arrivés à pied. Partis du Venezuela début août, ils ont accéléré la cadence pour atteindre la frontière avant samedi.

Les routes migratoires des vénézuéliens / © AFP / Anella RETA

Dans cette zone au climat tropical entourée de plantations de bananes, des représentants de l’église catholique leur répartissaient de la nourriture.

Les Nations unies ont appelé jeudi les pays latino-américains à continuer d’accueillir les réfugiés vénézuéliens, dénonçant les nouvelles exigences aux frontières mises en place par l’Equateur et le Pérou.

– L’ONU inquiète –

Dans un communiqué conjoint, le Haut-Commissaire de l’ONU pour les réfugiés (HCR), Filippo Grandi, et le directeur général de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), William Lacy Swing, ont appelé à un soutien accru de la communauté internationale à mesure que l' »exode augmente » et se sont déclarés « préoccupés par plusieurs événements récents touchant les réfugiés et les migrants en provenance du Venezuela ».

Distribution de soupe aux Vénézuéliens qui souhaitent émigrer vers le Pérou, à Tumbes, le 23 août 2018 / © AFP / CRIS BOURONCLE

Les deux agences de l’ONU ont cité notamment les nouvelles exigences en matière de passeports et d’entrée aux frontières de l’Equateur et du Pérou, ainsi que des modifications apportées aux permis de séjour temporaire des Vénézuéliens au Pérou.

« Personne ne parle de fermer la frontière, il s’agit d’exercer un meilleur contrôle migratoire pour des raisons sécuritaires. 80% des Venezuéliens qui arrivent au Pérou ont leur passeport », a déclaré le ministre de l’Intérieur péruvien Mauro Medina.

Les Vénézuéliens sont étranglés par la crise économique: l’inflation pourrait atteindre 1.000.000% fin 2018 selon le Fonds monétaire international, et le PIB devrait s’effondrer de 18%.

Ces dernières années, des millions de personnes ont préféré partir. Les Nations unies évaluent à 2,3 millions le nombre de Vénézuéliens ayant quitté leur pays pour fuir la misère. Plus de 800.000 ont gagné la Colombie, où ils bénéficient d’un droit de séjour temporaire.

Au Pérou, l’afflux pour les réfugiés vénézuélien / © AFP / Rachel Rogers

L’exode de Vénézuéliens et de Nicaraguayens fuyant leur pays en crise met toute la région sous tension, comme l’ont montré les violences du week-end dernier à la frontière brésilienne.

A Pacaraima (nord), le vol et l’agression d’un commerçant attribués à des Vénézuéliens a mis le feu aux poudres.

Des dizaines d’habitants de cette localité, où vivent un millier de migrants dans la rue, ont alors détruit leurs deux principaux camps de fortune et brûlé leurs affaires. Des coups de feu ont été tirés, les magasins fermés et des débris divers jonchaient le sol.

Signe de l’inquiétude des autorités, l’Equateur, pays de passage pour de nombreuses personnes cherchant à atteindre le Pérou, le Chili ou l’Argentine, va organiser une réunion régionale sur la crise migratoire au Venezuela. Les ministres des Affaires étrangères de 13 Etats de la région, dont le Venezuela, sont invité à discuter sur le sujet les 17 et 18 septembre à Quito.

L’objectif est « d’échanger des opinions, de voir ce que font les pays » face à cette situation, a déclaré le vice-ministre de la Mobilité humaine, Santiago Chavez, cité dans le communiqué.

Romandie.com avec(©AFP / (24 août 2018 14h47)

Des camps de migrants vénézuéliens attaqués au Brésil

août 18, 2018

Rio de Janeiro – Des camps de Vénézuéliens ayant fui la crise politique et économique dans leur pays ont été attaqués, incendiés et en partie détruits samedi par des voisins en colère dans une ville du nord du Brésil.

Cette attaque, qui n’a pas fait de blessés selon les premières informations des autorités, est la dernière en date dans l’Etat brésilien de Roraima (nord), frontalier du Venezuela en crise, où les tensions montent entre les habitants locaux et les migrants vénézuéliens.

Samedi matin un commerçant a été blessé et sa famille a rapidement accusé un migrant vénézuélien d’être à l’origine de cette agression à Pacaraima, ville de 12.000 habitants sans compter le millier de migrants dans la rue.

En représailles, des dizaines d’habitants ont attaqué les deux campements improvisés de migrants et ont brûlé leurs biens, a confirmé le groupe de travail local chargé de gérer le flux migratoire. Des images diffusées par les chaines locales montrent des parties du camp de migrants incendiées.

« Il est connu (le commerçant blessé), c’est un voisin, il y a eu un vent d’indignation lorsque la nouvelle de son vol a été connue. Les gens ont commencé à expulser les Vénézuéliens établis dans la ville, pour les forcer à rentrer dans leur pays », a déclaré à l’AFP un habitant de Pacaraima requérant l’anonymat.

Des vidéos filmés par les habitants de cette ville frontalière témoignent de scènes d’affrontements, alors que les rues bordant la frontière étaient jonchées de décombres.

« C’est terrible, ils ont brûlé les tentes et tout ce qui était à l’intérieur », a déclaré à l’AFP Carol Marcano, une Vénézuélienne qui travaille dans la capitale régionale Boa Vista et qui était samedi à la frontière. « Il y a eu des coups de feu, ils ont brûlé des pneus ».

Selon elle, des migrants vénézuéliens ont réagi en s’en prenant à une voiture avec une immatriculation brésilienne, alors que d’autres se sont réfugiés du côté vénézuélien de la frontière qui est d’ailleurs restée fermée.

L’arrivée massive de Vénézuéliens fuyant la crise politique et économique dans leur pays a créé une situation délicate dans l’Etat brésilien frontalier de Roraima.

Depuis 2017, plus de 127.000 Vénézuéliens ont franchi la frontière terrestre avec le Brésil, dont près de 69.000 ont poursuivi leur route vers un autre pays, selon les autorités brésiliennes.

Et au cours des six premiers mois de 2018, quelque 56.000 Vénézuéliens ont aussi demandé à régulariser leur statut au Brésil, selon les données brésiliennes.

Plus d’un million de personnes ont migré du Venezuela vers la Colombie voisine depuis début 2017, avait indiqué en juin le gouvernement colombien.

A ce nombre s’ajoute un demi-million de Vénézuéliens qui se sont réfugiés en Equateur depuis le début de l’année, selon le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR). La majeure partie de ces migrants ont toutefois poursuivi leur route jusqu’au Pérou, voire au Chili.

Romandie.com avec(©AFP / 18 août 2018 21h41)