Posts Tagged ‘Vent’

Mon regard sur ton corps

février 22, 2012

Sur le plan d’eau

Je regarde ton dos

Au contact du sable

De la rivière intarissable

 

De ton bikini rose soleil

Brillant  au vent à merveille

Les fruits mûrs de la passion

Attirent si vite mon attention

 

Revisitant les angles de ton corps

Avec le pinceau de mon regard

Je m’arrête sur ton artillerie lourde

Devant les saillies de ta bombe sourde.

Bernard NKOUNKOU

Sur l’étang de ta peau

février 20, 2012

Paisible comme un canard d’eau

Sur l’étang clair de ta belle peau

Avançant doucement avec ses plumes

Mes ailes saisissent tes belles rames

 

Dans le beau mouvement de tes pattes

L’’eau de mon corps bouge ta silhouette

Par de bons gentils petits coups de rein

Qui remuent le magma chaud de tes seins

 

Comme un canard qui finit en tombant

Dont la femelle secoue la queue au vent

Ton regard me jette un filet de douceur

Remerciant les heureux moments de labeur.

Bernard NKOUNKOU

Sur le drap de la berge

octobre 2, 2011

Étendue sur le drap de la berge
La femme se couvre de fine neige
Quand le soleil chante sur ses seins
Le cantique chaud du grand matin

Viennent à la pointe timide de ses pieds
Des petites bulles blanches de pitié
Qui couvrent sa frêle et grâce silhouette
Avec des plumes blanches de mouettes

Frissonnant sous le petit vent nomade
Qui cherche la brise à la peau vagabonde
Elle étale son corps splendide au ciel
Pour recevoir des caresses superficielles

Jambes en l’air aux écarts impudiques
Ventre sans couverts aux poils rustiques
Le torse de sa poitrine aux collines jumelles
S’enracine dans les profondeurs des aisselles.

Bernard NKOUNKOU

La branche cassée de l’arbre

juin 2, 2011

La branche cassée de l’arbre
était retenue par le crin de l’écorce
qui pleurait de sa voix affolée de sève

Quand intervint le pansement végétal
dans la puissance des rayons du soleil
injectés comme une dose de soudure

La branche pouvait recevoir l’oiseau-ami
pour lui chanter sa bien douce mélodie
afin de la bercer au passage du vent.

Bernard NKOUNKOU

La phase d’expression

octobre 18, 2010

Sa parole avait son verbe
Et son écriture son superbe
Ses mots avaient de l’audience
Stylisée dans la truculence

Son discours était au firmament
Et avait traversé le continent
Dans sa vêture sémantique
Arrosée d’un parfum identique

Sa vie avait bousculé le temps
Retardant la marche du vent
Sur la trajectoire bleue du soleil
Qui cherchait la route du ciel

Quand son ombre à sa demeure
Caressait l’âme dans la démesure
Sa présence de mort sous terre
Réalisait un exploit de tonnerre.

Bernard NKOUNKOU

Impressions

octobre 7, 2010

J’ai voyagé et j’ai vu
L’étranger au visage
De fin d’année
Je suis revenu les mains
Et les pieds pleins les kilomètres
La nuit sylvestre dansait
A grands pas de tourbillon
J’étais la feuille
Et
J’étais le sable
Les yeux de la poussière
L’habit du vent
Qui danse en soufflant
Avec des pans de chemises effeuillées.

Bernard NKOUNKOU

Sur la route du solitaire

septembre 30, 2010

Sur la route du solitaire
Le silence est son luminaire
Qui éclaire sa vie lanterne
Loin des bruits des jours mornes

Sur la route du solitaire
Le vent souffle à l’oreille primaire
Comme la brise du matin
Qui accompagne l’enfant au jardin

Sur la route du solitaire
L’homme est un moine au monastère
Qui a besoin de silence méditatif
Pour chasser tous bruits nocifs

Sur la route du bon solitaire
Vaste est en beauté l’estuaire
Quand le sable s’étend en blanche étoffe
Sur la pointe linéaire de l’horizon neuf.

Bernard NKOUNKOU