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La Namibie devient un pionnier des exportations de viande de bœuf africaine vers les USA

février 21, 2020

La Namibie est devenue récemment le premier pays africain à exporter de la viande de bœuf vers les USA après plus de 18 ans de négociations, rapporte Reuters. Le pays d’Afrique australe en a en effet envoyé quelque 25 tonnes vers la ville de Philadelphie.

Pour la Namibie dont la qualité de la viande de bœuf bénéficie d’une réputation internationale, les USA représentent un marché de choix. En effet, le pays de l’Oncle Sam est le premier consommateur de viande de bœuf par habitant avec 120 kg/an, ce qui offre de belles perspectives de progression pour l’industrie namibienne.

D’après Netumbo Nandi-Ndaitwah, la ministre en charge des Relations internationales, les principales cibles sont notamment les chaînes de restauration rapide comme McDonald’s. Le pays envisage notamment d’exporter 860 tonnes de viande de bœuf (désossée ou découpées sous forme réfrigérée ou congelée) cette année et anticipe un volume de 5 000 tonnes d’ici 2025.

Pour rappel, la Namibie bénéficie d’un accès en franchise de droits de douane au marché américain en vertu de la loi sur la croissance et les perspectives économiques de l’Afrique (AGOA).

Par Stany Franck avec Sacer-infos

Les autorités musulmanes contestent une norme hala inédite

septembre 18, 2017

L’Association française de normalisation (Afnor) rend publique la première norme française pour les aliments halal transformés, au terme de délicates tractations qui ont duré plusieurs années / © AFP/Archives / LOIC VENANCE

Tout juste annoncée, déjà contestée: une norme inédite sur les aliments halal transformés publiée vendredi par l’Association française de normalisation (Afnor) a été sévèrement critiquée lundi par les autorités musulmanes, qui entendent garder la main sur un dossier aussi sensible que juteux.

L’Afnor, organisme associatif rattaché au ministère de l’Industrie, a rendu publique le 15 septembre la première norme française sur le marché halal, en l’occurrence un « guide de bonnes pratiques de fabrication de denrées alimentaires transformées », au terme de longues tractations.

Cette norme très peu répandue en Europe, dont l’Afnor souligne prudemment le caractère « expérimental » – pendant trois ans – et « volontaire » – non obligatoire -, a été élaborée à la demande d’industriels français de l’agroalimentaire en vue de faciliter l’exportation de certains produits.

La norme définit une méthode de production unifiée « halal » (licite en arabe). Elle ne couvre pas le sujet particulièrement délicat de l’abattage des animaux. Elle ne concerne que la partie aval de la filière: de la matière brute au produit transformé, incluant conserves, plats préparés, charcuterie, confiserie, boulangerie.

Ainsi, un industriel qui fabriquerait des saucisses de volaille halal un jour par semaine doit pouvoir garantir qu’il a nettoyé ses outils pour éviter les contaminations croisées s’il produit des saucisses de porc sur les mêmes chaînes de fabrication les autres jours.

– Méthode ‘cavalière’ –

Selon l’Afnor, le nouvelle norme a été préparée en lien avec le Conseil français du culte musulman (CFCM, représentatif), et avec les organismes de certification liés aux mosquées de Paris, Lyon et Evry, qui ont le monopole de l’habilitation des sacrificateurs halal.

Faux, affirme le CFCM, qui « tient à rappeler qu’il a annoncé publiquement en avril 2015 son retrait des travaux ». « Le CFCM et les mosquées n’ont jamais signifié formellement leur souhait de quitter la commission de normalisation », contrairement au certificateur musulman AVS, rétorque l’Afnor.

Le CFCM dénonce aujourd’hui une « manœuvre d’ingérence par l’Afnor dans la définition du halal, qui est du ressort exclusif des instances religieuses musulmanes ». Le recteur de la Grande mosquée de Paris (GMP), Dalil Boubakeur, critique, lui, la « prétention » de l’Afnor, « organisme laïc et civil », à « se parer des attributs de délivrance de licéité cultuelle ».

« Nous ne sommes pas sur une définition du halal, sur une exégèse des textes religieux », répond auprès de l’AFP Nadine Normand, responsable du département agroalimentaire, santé, action sociale de l’Afnor. « Grâce à cette norme, le fabricant aura des éléments qui l’aideront à organiser sa production pour prendre en compte les exigences de ses clients », poursuit-elle.

L’enjeu est de taille alors que le marché du halal bat des records dans le monde, où il est estimé à 600 milliards de dollars. Pour la France, il atteignait 5,5 milliards d’euros en 2010, dont 4,5 milliards pour les produits alimentaires, selon une étude du cabinet Solis, spécialisé dans le marketing identitaire.

Le CFCM, qui rassemble les principales fédérations musulmanes dont la Grande mosquée de Paris, ne veut pas être en reste dans ce domaine. Il s’est doté en mars 2016 d’une « charte halal » constituant un « référentiel religieux » unique pour définir le caractère licite, au regard de l’islam, des produits carnés et de leurs dérivés. Mais cette charte très stricte dans son refus de tout étourdissement de la bête avant abattage est restée dans les tiroirs.

« C’est un sujet complexe », dit Aslam Timol, président de la commission halal du CFCM, qui veut « essayer de bâtir quelque chose de sérieux avec les opérateurs économiques et les pouvoirs publics », sans procéder de manière « cavalière » comme, selon lui, l’Afnor l’a fait.

Pour l’anthropologue Florence Bergeaud-Blackler, spécialiste du marché halal et membre de la commission de normalisation de l’Afnor à titre d’observatrice, les responsables du CFCM « font semblant de dénoncer un dispositif auquel ils ont participé et qu’ils n’ont pas dénoncé plus tôt, pour tenter de le contrôler ».

La savante se montre circonspecte devant cette « extension de la normalisation » au domaine religieux. « La France aura sa norme halal, ce qui est quand même préoccupant », dit-elle.

Romandie.com avec(©AFP / 18 septembre 2017 19h01)                

Ramadan au Niger : une trentaine de bouchers clandestins arrêtés

juin 18, 2017

Un apprenti boucher aide à pousser des carcasses sur une moto le 22 avril 2010 à Maradi au Niger. © AFP/BOUREIMA HAMA

Une trentaine de personnes ont été arrêtées lors d’une vaste opération contre les abattages clandestins à Niamey, visant à prévenir les risques de consommation de viande avariée en cette période de ramadan, ont annoncé dimanche les autorités.

« Lors des opérations contre les abattages clandestins, une trentaine de personnes ont été arrêtées et doivent comparaître prochainement devant le procureur de la République », a expliqué sur une télévision locale Sani Gambo, directeur régional de l’Élevage à Niamey au sein du ministère de l?Élevage et de l’Agriculture.

Les personnes interpellées encourent des peines de prison et des amendes, a-t-il précisé.

Ces opérations ont été menées vendredi et samedi par les forces de l’ordre et des vétérinaires, jusque dans des domiciles privés de la capitale nigérienne. Elles ont permis de saisir « une cinquantaine de carcasses de moutons et de chèvres », a précisé M. Gambo.

Le responsable a « appelé la population à être vigilante » et « à dénoncer » les auteurs de ces pratiques néfastes pour la santé publique.

« Toute viande issue d’un abattage clandestin n’est pas inspectée par nos services et donc les consommateurs peuvent contracter des maladies graves, dont la tuberculose », a-t-il prévenu.

Ces arrestations interviennent en plein mois de ramadan au Niger, pays majoritairement musulman où les fidèles rompent le jeûne en consommant un repas principalement constitué de viande.

« Des bouchers véreux » profitent actuellement du ramadan, période de forte demande, pour « inonder les marchés avec de la viande avariée », a ainsi témoigné auprès l’AFP Fatouma, une habitante de Niamey.

Le Niger, État sahélien, compte quelque 40 millions de têtes de bétail.

Jeuneafrique.com avec AFP

Au Brésil, la folle ascension du secteur de la viande

mars 30, 2017

 

Un élave bovin à Ipameri, dans l’Etat de Goias, dans el centre du Brésil, le 12 novembre 2013 / © AFP/Archives / EVARISTO SA

En deux décennies, le Brésil, secoué par un scandale international de viande avariée, est devenu le 1er exportateur mondial de viande bovine et de volaille, au prix d’un fort soutien public, d’une déforestation accrue de l’Amazonie et de contrôles sanitaires variables selon les acheteurs.

Alors que le pays a perdu d’un coup plusieurs de ses principaux marchés à l’exportation depuis vendredi, la crise alimentaire en cours oblige le gouvernement à voler au secours de la filière viande après la découverte d’un réseau de corruption présumé au sein de géants de l’agro-industrie comme JBS et BRF, accusés de certifier et revendre de la viande avariée.

Le secteur, auparavant peu organisé, doit en grande partie sa fulgurante expansion à la politique des « champions nationaux » menée par le gouvernement Lula dans les années 2000.

« Le gouvernement souhaitait soutenir des entreprises nationales de l’agroalimentaire et des mines, deux secteurs avec un fort potentiel au niveau international », explique à l’AFP Sergio de Zen, spécialiste de l’agrobusiness au sein du Centre d’études avancées en économie appliquée de l’Université de São Paulo (Cepea).

La Banque nationale de développement économique et social (BNDES), bras financier de l?État brésilien, a alors débloqué des fonds importants.

La Banque a ainsi versé plus de 4,5 milliards d’euros entre 2008 et 2011 aux seuls géants Marfrig et JBS, sous forme de crédits ou d’achats d’obligations, soit près du quart des déboursements destinés aux industries alimentaires sur la période.

Dans une usine JBS de production de poulet à Lapa, dans l’Etat de Parana, lors d’une inspection sanitaire, le 21 mars 2017 / © AFP/Archives / RODRIGO FONSECA

– Viande : 7% des exportations –

Le groupe brésilien JBS est aujourd’hui le premier exportateur mondial de viande bovine.

Avec BRF et Marfrig, les deux autres géants brésiliens de l’agroalimentaire, ils maîtrisent « entre 40 et 55% de la production brésilienne [de viande] et plus de 70% des exportations », « des taux qui ne cessent de croître », pointe une note diplomatique européenne publié en 2013.

Ce processus de concentration de l’industrie de la viande s’est accompagné d’un développement considérable du système productif, à partir du milieu des années 1990.

Entre 1997 et 2016, le pays a triplé sa production de volailles, passant de 4,5 à 13,5 millions de tonnes, selon le Cepea, et en est devenu le premier exportateur mondial, avec 40% du marché. La production de viande bovine a aussi plus que doublé, à 7,3 millions de tonnes contre 3,3.

Des filets de poulet dans un supermarché de Rio de Janeiro, le 24 mars 2017 / © AFP/Archives / Yasuyoshi Chiba

Dans le même temps, le volume des exportations a quasiment décuplé, à 1,4 million de tonnes contre quelque 160.000 tonnes seulement en 1997. En valeur, les exportations de viande bovine ont gonflé à 5,5 milliards de dollars contre 469 millions, selon l’Association brésilienne des exportateurs de viande Abiec .

Au total, en 2016, le secteur de la viande a généré 13 milliards de dollars d’exportation, soit 7% du total des exportations du géant sud-américain.

L’élevage bovin s’est surtout développé de manière extensive, stimulé par l’agrandissement des surfaces agricoles brésiliennes au détriment de l’environnement et surtout de la fôrêt amazonienne.

L’exploitation intensive des pâturages est aujourd’hui encouragée par gouvernement, industriels, et éleveurs pour préserver l’environnement, mais elle exige davantage d’investissements. L’élevage en feedlot, ferme-usine où est confiné le bétail, ne concernait que 13% des bovins abattus en 2015, selon l’Association des exportateurs Abiec.

– La question sanitaire –

Un boucher sur un marché de Hong Kong, où le Brésil exporte sa viande bovine, le 28 mars 2017 / © AFP/Archives / Jayne Russell

La fulgurante transformation du Brésil en acteur majeur sur le marché de la viande a-t-il conduit le pays à négliger les normes sanitaires?

« Nous sommes certains de la qualité de nos produits. Nous avons mis 15 ans à renforcer notre système sanitaire pour gagner la confiance de nos clients. Ce sont eux qui établissent leurs règles et ils peuvent venir contrôler les installations quand ils le souhaitent », répond Antônio Jorge Camardelli, président de l’Abiec, qui pilote 91% des exportations de viande bovine.

« Plusieurs circuits aux contraintes sanitaires différentes permettent aux filières brésiliennes de respecter les impératifs des importateurs les plus exigeants, comme l’Union européenne […] mais aussi de limiter leurs coûts pour abonder des marchés beaucoup moins regardants, tels que les franges les moins favorisées de la population brésilienne, le Moyen-Orient, Hong Kong, l’Angola ou encore le Venezuela », expliquait néanmoins le rapport européen en 2013.

« Condamner tout un secteur est exagéré, mais il est vrai que les investissements dans le système sanitaire n’ont pas suivi l’évolution du secteur », admet aussi le chercheur Sergio de Zen.

A ce jour, 21 usines de transformation de viande, dans lesquelles des irrégularités ont été trouvées, sont sous enquête au Brésil sur les quelque 4.837 qui ont été inspectées.

Romandie.com avec(©AFP / 30 mars 2017 12h16)

Le festival de la viande de chien en Chine choque les amis des animaux

juin 25, 2016

Capture d'écran d'un reportage diffusé par NBCNews sur la fête de la viande de chien, dans la ville de Yulin.

Capture d’écran d’un reportage diffusé par NBCNews sur la fête de la viande de chien, dans la ville de Yulin.

Chaque année, plusieurs milliers de canidés sont abattus lors du festival de la viande de chien, qui se déroule à Yulin le 21 juin. Une manifestation traditionnelle et culturelle très critiquée par les ONG étrangère.

Partie intégrante de la culture gastronomique chinoise, la dégustation de chien continue de choquer les amis des animaux chinois et surtout étrangers. Chaque année, des millions de pétitionnaires, dont des ONG et des célébrités, dénoncent en particulier le festival annuel de la viande de chien de Yulin, qui se tient ce 21 juin. Cette petite ville de la région pauvre du Guangxi est le théâtre de l’abattage de quelques 10 000 canidés lors du seul festival.

Et les tensions sont vives. En mai, des militants chinois ont intercepté une camionnette roulant en direction du Guangxi, chargée de 400 chiens et chats entassés. Mais ce genre d’action « coup de poing » peut avoir un effet boomerang: « En raison du tollé, davantage de personnes savent que Yulin accueille un festival de la viande de chien, donc tout le monde vient pour essayer, assure la propriétaire d’une boucherie canine de la ville. Mes ventes sont beaucoup plus élevées qu’avant, 50% de plus par rapport à l’an passé. Et avec le festival qui se rapproche, les hôtels affichent complet ».

« Nos ennemis sont les militants venus d’ailleurs »

La commerçante a ouvert un service de livraison de viande canine car « un grand nombre de gens commandent en ligne » aujourd’hui. Même les amis des bêtes en conviennent: l’opposition frontale est contre-productive: « Avant, je pensais que nos ennemis, c’étaient les mangeurs de chiens », explique le gérant d’un refuge canin qui tient à rester anonyme. « Dorénavant, j’estime que nos ennemis sont les militants venus d’ailleurs. »

Ce farouche opposant du commerce du chien a adopté un Retriever sauvé d’un marché. Mais les protestations internationales sont pour lui du « sabotage », qui crispe les habitants et les pousse à défendre farouchement leurs traditions culinaires.

Le battage médiatique pousse la consommation de chien

Les étrangers sont souvent accueillis avec suspicion à Yulin, et les bouchers locaux sont prompts à arracher les appareils photos des mains des visiteurs. « Quand les étrangers viennent en Chine en pointant tel ou tel problème, les gens s’énervent et n’écoutent plus », explique le gérant du refuge, qui assure lui aussi qu' »en raison du battage médiatique, la viande de chien est de plus en plus consommée. »

Andrea Gung, fondatrice de l’ONG américaine Duo Duo, qui a recueilli 2,5 millions de signatures contre le festival, a changé d’approche suite à l’hostilité rencontrée lors de l’édition 2015. « Tout le monde nous détestait« , explique-t-elle. Son groupe sponsorise désormais des programmes sur le bien-être animal dans les écoles, espérant ainsi « ringardiser » la viande canine auprès des jeunes.

« On vient avec des slogans comme ‘Les jolies filles ne sortent pas avec des mangeurs de chien' », explique-t-elle très sérieusement, assurant que la plupart des amateurs sont des hommes, la viande canine étant réputée stimuler la virilité.

300 chiens abattus quotidiennement à Yulin

La Humane Society International (HSI), ONG basée aux Etats-Unis, estime qu’environ 300 chiens sont abattus quotidiennement à Yulin. Et cela, alors même que les animaux de compagnie connaissent un succès foudroyant en Chine depuis une décennie: près de 30 millions de foyers possèdent désormais un chien, selon Euromonitor.

HSI a manifesté le 10 juin devant le bureau de représentation de la ville de Yulin à Pékin, et a envoyé au président Xi Jinping une pétition de 11 millions de signatures. La campagne #StopYulin est ainsi devenue une « des plus grosses » de HSI, explique Peter Li, spécialiste Chine de l’ONG, qui estime « très exagéré » de parler d’effet boomerang et de consommation accrue de viande canine à Yulin. « Qu’il y ait un contrecoup sur le court terme, oui. Mais sur le long terme, je ne suis pas inquiet. »

Lexpress.fr

Des centaines de tonnes de fausse viande suisse livrées en Russie

mai 18, 2015

Des centaines de tonnes de fausse viande suisse ont été livrées à la Russie depuis l’an dernier afin de contourner les sanctions de l’Union européenne (UE). Des faux certificats vétérinaires ont été utilisés.

Les autorités russes ont transmis à l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) 105 de ces faux certificats pour vérification. Il en ressort que 90 étaient falsifiés, portant sur un total de 1800 tonnes de viande et produits carnés, selon un document en allemand des autorités vétérinaires russes cité lundi par la « Basler Zeitung » et que l’ats s’est procuré.

Les faits incriminés se sont déroulés en 2014 et 2015. Il s’agit principalement de viande de porc et de lard, dont la provenance est encore inconnue. Les opérations douanières ont été effectuées en Lituanie.

Afin d’éviter que la chose ne se reproduise, des règles plus strictes ont été instaurées depuis le 7 février dernier. L’OSAV et le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) suivent l’affaire en collaboration avec les autorités vétérinaires russes.

Romandie.com