Posts Tagged ‘Victime’

Canada: Une victime de viol refoulée à l’urgence de Fredericton

septembre 12, 2022
L'affiche à l'entrée de l'Hôpital régional Dr Everett Chalmers, à Fredericton.

La femme s’est présentée à l’urgence de l’Hôpital régional Dr Everett Chalmers de Fredericton. Photo : Joe McDonald/CBC

Une femme de Fredericton est encore sous le choc après s’être rendue à l’urgence de l’hôpital local pour subir un examen médico-légal après une agression sexuelle et avoir reçu la consigne de prendre rendez-vous le lendemain.

Elle s’est fait dire qu’aucune infirmière qualifiée du programme des infirmières examinatrices en cas d’agression sexuelle n’était sur place ou de garde ce soir-là pour effectuer l’examen à l’Hôpital régional Dr Everett Chalmers.

La victime de 26 ans, dont l’identité n’est pas dévoilée, a raconté qu’on lui avait dit de rentrer chez elle en pleine nuit, de ne pas prendre de douche ni de se changer et d’utiliser la salle de bain le moins possible, pour aider à préserver toute preuve.

« Je voulais vraiment ne pas avoir à préserver mon corps dans l’état où il était pendant encore 12 heures. J’avais l’impression qu’on me demandait de garder cette expérience. Que je pouvais le sentir sur moi. »— Une citation de  La victime

Elle a rappelé la police pour obtenir des conseils sur ce qu’elle pouvait faire. Ce n’est que lorsqu’un agent est intervenu que l’hôpital a appelé une infirmière pour l’aider, a-t-elle indiqué.

Aucune femme qui a été violée ne devrait jamais se faire dire de revenir le lendemain pour obtenir de l’aide après avoir trouvé le courage de demander de l’aide, plaide la victime.

Une trousse d'examen médico-légal des agressions sexuelles.

Une trousse d’examen médico-légal des agressions sexuelles.Photo: CBC

Une expérience traumatisante

Elle a décidé de parler de son expérience, ajoute-t-elle, pour s’assurer que cela n’arrive à personne d’autre.

L’agression a eu lieu en août, pendant la longue fin de semaine de la fête du Nouveau-Brunswick, lorsqu’elle est allée à un rendez-vous avec un homme qu’elle avait rencontré en ligne.

Elle est rentrée chez elle vers 22 h 30 et a décidé d’appeler le service de police de Fredericton pour lui demander ce qu’elle devait faire lorsqu’elle a vu tout ce sang.

L’agent à qui elle a parlé lui a recommandé d’aller à l’hôpital pour se faire examiner, bien que ce soit ultimement son choix.

Il lui a également mentionné qu’elle pourrait obtenir une trousse médico-légale pour recueillir des preuves au cas où elle déciderait de porter des accusations contre l’homme.

« Le policier m’avait dit que je ne devrais pas avoir à attendre longtemps. Les mots qu’il a utilisés étaient qu’ils traitent cela aussi sérieusement que si vous aviez une blessure par balle. »— Une citation de  La victime

La femme a attendu anxieusement dans la salle d’attente d’urgence de l’Hôpital régional Dr Everett Chalmers. Une infirmière l’a finalement amenée dans la zone de triage et a commencé à lui poser des questions de routine.

Je l’ai interrompue et je lui ai dit que j’étais là pour une trousse de viol.

L’infirmière l’a ensuite emmenée dans une pièce calme avec une porte, où elle pouvait être seule, tandis qu’ils ont contacté une infirmière du programme des infirmières examinatrices des cas d’agression sexuelle (programme SANE).

Après environ de 15 à 20 minutes, elle a pu parler au téléphone avec une infirmière du programme qui lui a dit qu’elle était très courageuse d’être venue.

Toutefois, personne n’était de garde jusqu’au soir suivant à 20 heures, a déclaré la représentante du programme, mais elle était disposée à se déplacer pour lui faire passer l’examen elle-même le lendemain matin.

Sachant qu’il aurait pu y avoir de l’aide disponible et qu’il n’y avait personne autour, c’était difficile à entendre, se souvient la femme. Et j’étais un peu sous le choc de prendre rendez-vous pour voir quelqu’un pour ce traumatisme.

« Je voulais vraiment que ce soit fini. Et se faire demander d’attendre jusqu’au lendemain, c’était comme me demander de continuer à vivre cette expérience pendant 12 heures de plus, comme si c’était comme un rhume que je pourrais affronter demain. »— Une citation de  La victime

Elle ajoute avoir été surprise que l’hôpital ne lui offre pas de rester.

La police rappelée

Elle a alors rappelé la police peu après 1 heure du matin, depuis sa voiture dans le stationnement.

« Quand j’ai parlé à la police [la première fois], ils m’ont dit que c’était une grosse affaire, qu’elle serait traitée comme telle et que j’obtiendrais les soins médicaux dont j’avais besoin.  »— Une citation de  La victime

La victime a parlé au même agent, qui, selon elle, a été très surpris d’apprendre qu’elle avait été renvoyée chez elle sans aucun soin. Ça n’aurait pas dû t’arriver, lui aurait-il dit.

Son partenaire policier a également été surpris, à un point tel qu’il est allé directement à l’hôpital pour la rencontrer et parler ensuite aux infirmières.

Une autopatrouille de la police de Fredericton.

La victime d’agression sexuelle affirme avoir obtenu la collaboration de la police de Fredericton dans ses demandes. Photo : Archives

Il lui a dit que si personne n’était disponible à l’hôpital Chalmers cette nuit-là, ils pourraient avoir à conduire jusqu’aux hôpitaux d’Oromocto ou de Woodstock. Selon la victime, le policier lui a assuré qu’il allait trouver un endroit où elle pourrait être vue.

Personne à l’hôpital Chalmers ne lui avait mentionné que d’autres options existaient.

Après environ 30 minutes, l’agent est sorti pour lui dire que l’hôpital Chalmers avait appelé une infirmière et qu’elle arriverait sous peu.

Je suis très reconnaissante que la police ait pu trouver quelqu’un… pour m’aider ce soir-là, confie-t-elle.

La police de Fredericton a confirmé qu’un agent avait fourni de l’aide et fait un suivi auprès de l’hôpital Chalmers au nom d’une personne qui avait signalé un crime sexuel grave. Le dossier est maintenant entre les mains de la GRC, précise-t-elle.

Le Service de police de Fredericton prend très au sérieux toute allégation d’agression sexuelle et encourage les membres du public à demander de l’aide s’ils en ont fait l’expérience le plus rapidement possible. Nous sommes très fiers de la façon dont notre agent a géré la situation ce soir-là, a répondu la force dans un courriel.

Le réseau Horizon au courant de la situation 

Margaret Melanson, présidente intérimaire et chef de la direction du Réseau de santé Horizon, a confirmé qu’elle est au courant de cette situation.

Mes pensées sont certainement avec la victime en ce moment, déclare-t-elle dans un courriel.

En ce qui concerne le programme des infirmières examinatrices en cas d’agression sexuelle, il est conforme aux normes de pratique que si un examen en personne ne peut être effectué immédiatement, le patient a alors la possibilité de retourner à la maison, dans un environnement confortable où il peut y avoir du soutien, plutôt que d’attendre à l’urgence, a indiqué Mme Melanson.

Margaret Melanson.

La présidente-directrice générale par intérim du Réseau de santé Horizon, Margaret Melanson Photo : Radio-Canada

Dans ces situations, et conformément aux protocoles du programme, les patients recevront de l’information sur la façon de préserver toute preuve jusqu’à ce qu’une trousse de collecte de preuves puisse être administrée en personne par l’infirmière en service du programme. Cela se fait habituellement dès que l’infirmière est disponible, souvent au plus tard le lendemain, a-t-elle poursuivi.

Le programme est offert dans 12 des 23 hôpitaux de la province, seulement ceux ouverts 24 heures sur 24. Mais les infirmières du SANE peuvent se rendre dans d’autres hôpitaux.

Environ 80 infirmières du Nouveau-Brunswick ont reçu une formation spéciale tenant compte des traumatismes pour traiter les survivantes de violence sexuelle et utiliser des trousses de preuve en cas d’agression sexuelle.

Roxanne Paquette, coordonnatrice du programme des infirmières examinatrices en cas d’agression sexuelle pour les réseaux Horizon et Vitalité, n’a pas répondu à une demande d’entrevue.

Radio-Canada d’après un reportage de Bobbi-Jean MacKinnon et des informations de Sarah Déry, de CBC

Une victime présumée du nonce en France vient plaider sa cause au Vatican

juin 29, 2019

 

Un des plaignants qui accusent l’ambassadeur du Vatican en France, Mgr Luigi Ventura, d’agressions sexuelles est venu ce samedi au Vatican pour plaider sa cause et tenter de faire lever l’immunité diplomatique du prélat, qui nie les faits.

«Je demande au Vatican et aussi au gouvernement français de prendre leurs responsabilités», a déclaré Mathieu de la Souchère, 27 ans, venu à Rome avec son avocate pour rencontrer des responsables de l’Eglise catholique. «Dès la semaine prochaine, nous rencontrerons des personnes proches du pape qui, j’espère, porteront notre cause», a ajouté le jeune homme. Il demande que le pape François lève l’immunité diplomatique de Mgr Ventura, 74 ans, qu’il accuse de l’avoir agressé sexuellement.

L’affaire avait éclaté en février avec la révélation de l’ouverture d’une enquête par le parquet de Paris. La mairie de Paris avait signalé au parquet que M. de la Souchère s’était plaint d’attouchements répétés du nonce apostolique – des «mains aux fesses» – lors de la cérémonie des vœux aux autorités diplomatiques en janvier. Deux autres plaignants s’étaient ensuite manifestés et avaient relaté des faits similaires datant de 2018. Ces trois hommes ont été entendus par les enquêteurs et une quatrième plainte a été déposée par un autre homme. Selon M. de la Souchère, six plaintes ont été déposées en France pour des faits similaires contre Mgr Ventura dont l’une émane «d’un diplomate du Quai d’Orsay et une autre d’un séminariste de 18 ans».

Lors de confrontations avec des plaignants organisées en mai dans le cadre de l’enquête, l’archevêque italien, qui est nonce apostolique en France depuis 2009, a nié les faits qui lui sont reprochés.

Le plaignant a aussi dénoncé la thèse avancée par Mgr Ventura selon laquelle «il serait victime d’un complot LGBT (lesbiens, gay, bis et trans) de la part de la mairie de Paris». «Je suis venu à Rome pour essayer de déconstruire cette version dont je ne m’attendais pas à ce qu’elle soit aussi prégnante», a expliqué M. de la Souchère.

Il a aussi évoqué le «risque» que la procédure soit délocalisée au Vatican. «Ce qui serait catastrophique pour les victimes car tous les actes de procédures fait en France seraient nuls et non avenus et les victimes ne seraient pas invitées à témoigner», a-t-il conclu.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France: Un évêque sommé de communiquer le dossier d’un prêtre pédophile à une victime

mai 28, 2019

 

La justice a ordonné mardi pour la première fois à un évêque de communiquer le dossier religieux d’un prêtre condamné pour pédophilie à une victime qui le réclamait, dans le cadre d’une action engagée au civil à Bourg-en-Bresse contre l’Église.

Statuant en référé, le tribunal de Bourg-en-Bresse a ordonné à l’évêque du diocèse de Belley-Ars (Ain), Mgr Pascal Roland, de communiquer, dans un délai de 15 jours, à Jean-Yves Schmitt, un retraité de 67 ans, «l’intégralité du dossier concernant Félix Hutin détenu par l’évêché».

Cet ancien prêtre de 86 ans avait été condamné au civil, en juillet 2015, par le juge de proximité de Nantua qui l’avait reconnu responsable des agressions sexuelles subies par M. Schmitt durant son enfance dans un lycée de Bourg-en-Bresse, où le religieux officiait comme aumônier dans les années 60. Les faits sont prescrits depuis longtemps sur un plan pénal. La victime, elle-même condamnée pour pédophilie par la suite, a engagé des poursuites judiciaires en France contre le Vatican, qu’il accuse d’avoir exfiltré le prêtre en Suisse dans les années 70 quand ses agissements ont fait scandale dans l’Ain.

A cette fin, il avait demandé une première fois au diocèse, à l’amiable, de lui communiquer le dossier du prêtre. Face au refus de l’évêque, il l’avait assigné devant le tribunal il y a quinze jours.

«C’est une première qui va faciliter le combat des victimes de prêtres pédophiles en leur donnant accès aux éléments de preuves qui sont souvent dissimulés par les évêchés», s’est félicité l’avocat du demandeur, Me Emmanuel Ludot. «On vient d’avancer d’un grand pas, c’est le signe que les mentalités changent et qu’on a désormais une politique judiciaire de transparence totale», a-t-il ajouté.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Attaques en France: un Portugais parmi les personnes tuées (gouvernement portugais)

mars 23, 2018

Lisbonne – Le gouvernement portugais a indiqué vendredi soir qu’un citoyen portugais figurait parmi les trois personnes tuées dans des attaques survenues dans le sud de la France et revendiquées par le groupe Etat islamique (EI).

« La mort d’un citoyen portugais est confirmée. Elle a été confirmée par les autorités françaises à nos services consulaires », a déclaré à l’AFP le porte-parole du secrétariat d’Etat pour les Portugais de l’étranger Miguel Silva.

Il a ajouté qu’il n’était pas en mesure de fournir davantage d’informations concernant ce ressortissant portugais.

Le président de la République portugaise Marcelo Rebelo de Sousa a exprimé sa « solidarité et ses condoléances » à la famille et aux amis de la victime décédée, dans un communiqué publié sur le site de la présidence.

Trois personnes ont été tuées et plusieurs blessées vendredi dans le sud-ouest de la France au cours d’une série d’attaques « terroristes » revendiquées par le groupe Etat islamique (EI) et perpétrées par un assaillant abattu au terme d’une prise d’otages.

Romandie.com avec(©AFP / 23 mars 2018 20h02)                                            

Abus sexuels: Gina Lollobrigida, elle aussi victime, dénonce le déballage

novembre 9, 2017

 

Abus sexuels : Gina Lollobrigida, elle aussi victime, dénonce le déballage

Gina Lollobrigida a raconté avoir été victime d’agressions sexuelles mais estimé qu’il fallait « avoir le courage » de les dénoncer sur le moment.@ ANDREAS SOLARO / AFP
« Il me semble qu’en parler maintenant est un peu une manière de chercher la publicité », a déclaré l’ancienne sex-symbole, âgée aujourd’hui de 90 ans.

L’actrice italienne Gina Lollobrigida a raconté avoir été victime d’agressions sexuelles mais estimé qu’il fallait « avoir le courage » de les dénoncer sur le moment, et non des années plus tard. « Il me semble qu’en parler maintenant est un peu une manière de chercher la publicité », a déclaré l’ancienne sex-symbole, âgée aujourd’hui de 90 ans, interrogée sur les scandales sexuels qui secouent l’industrie du cinéma, lors d’une émission de télévision diffusée mercredi soir.

« Même moi je n’ai pas eu ce courage. Je me suis tue. »

« Il fallait avoir le courage » de dénoncer les faits sur le moment, « mais même moi je n’ai pas eu ce courage. Je me suis tue, je n’ai rien dit », a-t-elle ajouté. S’exprimant avec peu de mots et une grande dignité, elle a expliqué avoir subi à deux reprises dans sa vie des agressions sexuelles « assez graves », de la part d’un étranger et d’un Italien.

« La première fois, j’étais innocente, je ne connaissais pas l’amour, je ne connaissais rien. Donc, c’était grave. Et la personne était très connue. J’avais 19 ans, j’allais encore au lycée », a déclaré l’actrice née en 1927. « La seconde fois, il vaut mieux ne pas en parler », a-t-elle ajouté, révélant juste que c’était après son mariage en 1949 avec le médecin Milko Skofic, dont elle a eu un fils avant de divorcer 20 ans plus tard. « Les agressions sexuelles, quand il s’agit de plus, cela reste en toi et cela marque ton caractère. C’est quelque chose que tu ne peux pas retirer de toi. Cela reste en toi. Tes actions sont toujours soumises à ce souvenir terrible », a-t-elle confié.

Les langues se délient.

Un mois après les révélations du New York Times et du New Yorker sur le producteur déchu Harvey Weinstein, accusé depuis par une centaine d’actrices ou ex-collaboratrices de harcèlement, agression sexuelle ou viol, les langues se sont déliées et d’autres idoles sont tombées. En Italie, plusieurs actrices ont pris la défense du réalisateur Giuseppe Tornatore, auteur de Cinema Paradiso en 1988, Oscar du meilleur film étranger en 1990, accusé d’avoir importuné une actrice il y a 20 ans, ce qu’il a démenti.

Europe1.fr

Italie/Femme découpée en morceaux à Rome: son frère avoue

août 16, 2017

Rome – La macabre découverte de deux jambes de femme dans une benne à ordures de Rome a été rapidement éclaircie mercredi avec les aveux du frère de la victime, ont rapporté les médias italiens.

Maurizio, 62 ans, est soupçonné d’avoir tué lundi soir sa sœur Nicoletta, 59 ans, puis d’avoir dispersé son cadavre découpé en morceaux. Tous deux vivaient ensemble dans un appartement du quartier Flaminio, dans le nord de Rome, juste en face d’une école de police.

Le meurtrier présumé a été incarcéré mercredi après ses aveux à la police, selon les médias, qui évoquent de possibles querelles pour motifs économiques entre le frère et la sœur.

Une jeune femme qui fouillait les poubelles avait découvert mardi soir, dans la benne d’un quartier résidentiel du nord de Rome, deux jambes de femme sectionnées à la hauteur de l’aine et attachées ensemble avec du ruban adhésif. Elle avait donné l’alerte.

Mercredi, la tête et le tronc de la victime ont été extraits d’une autre benne, à 2,5 kilomètres de là, tout près de l’appartement où vivaient le frère et la sœur.

Les enquêteurs ont reconnu Maurizio sur des images de vidéo-surveillance, où on le voit selon la presse en train de jeter quelque chose dans la première benne.

En 2015, les Romains avaient été horrifiés par la mystérieuse découverte d’une jambe coupée portant le tatouage « aujourd’hui est un beau jour pour mourir », retrouvée par un passant à proximité d’une digue d’un affluent du Tibre. Les enquêteurs avaient rapidement identifié la personne décédée: un ultra du club de football de la Lazio, drogué et braqueur récidiviste.

Romandie.com avec(©AFP / 16 août 2017 17h45)                                            

Nicaragua: une victime d’exorcisme affamée puis brûlée vive

avril 26, 2017

Le pasteur jugé dans ce procès « nous a dit que nous ne devions pas aimer (Vilma Trujillo, la victime, ndlr) car elle était le diable en personne, qu’il fallait la brûler jusqu’à ce qu’il ne reste plus que sa tête », a raconté le cousin de la victime, Roberto Trujillo, devant un tribunal de Managua au deuxième jour du procès.

Le rite a eu lieu entre le 15 et 21 février à El Cortezal, petit village isolé du nord-est du pays.

Des témoins ont raconté que pendant cette période, la femme, mère de deux enfants, a été attachée, privée d’eau et de nourriture avant d’être condamnée au bûcher pour l’exorciser.

Elle est finalement décédée le 28 février dans un hôpital de Managua où elle avait été transportée. Son corps présentait des brûlures du deuxième et troisième degré après avoir été exposé à une température de 400 degrés, a indiqué le médecin légiste, Ricardo Larios.

La petite soeur de la victime, Marlene, a raconté mercredi au procès qu’elle avait vu Vilma, ligotée à un hamac, mais n’avait rien fait. « Ils ne me laissaient pas aller avec elle et le pasteur Juan Rocha a dit qu’il ne fallait pas y faire attention, (car) elle avait un démon » en elle.

Quand le père et le cousin de Vilma sont venus la chercher, dans la petite chapelle où elle avait été torturée et brûlée, « elle ne pouvait pas marcher », a raconté d’une voix faible le cousin, Roberto.

Son père a lui déclaré que le pasteur lui avait interdit de voir sa fille pendant les sept jours qu’a duré l’exorcisme. Il lui a ensuite affirmé qu’elle s’était brûlée elle-même.

Le juge Alfredo Silva a suspendu l’audience jusqu’au 2 mai pour permettre l’audition de nouveaux témoins.

Le ministère public accuse le pasteur Rocha, ainsi que quatre complices dont deux de ses frères, d’enlèvement et assassinat.

La-croix.com avec AFP

L’ex-président tchadien Habré doit verser entre 15.000 et 30.000 euros à chaque victime

juillet 29, 2016

Dakar – L’ex-président tchadien Hissène Habré, reconnu coupable fin mai de crimes de guerre et crimes contre l’humanité, a été condamné vendredi à verser entre 10 et 20 millions de FCFA (entre 15.245 et 30.490 euros) par victime par le tribunal spécial africain qui l’a jugé à Dakar.

Le tribunal, qui l’avait déjà condamné à la prison à vie, a ordonné l’indemnisation des victimes de viol, de détention arbitraire ou prisonnier et rescapé, et des victimes indirectes, a annoncé son président, le magistrat burkinabè Gberdao Gustave Kam.

Le jugement a été rendu en l’absence de M. Habré, qui a dirigé le Tchad de 1982 à 1990. Mais les avocats commis d’office pour sa défense étaient présents.

La juridiction condamne M. Habré à payer à chacune des victimes de viol et d’esclavage sexuel la somme de 20 millions de FCFA, à chaque victime de détention arbitraire, prisonnier de guerre et rescapé la somme de 15 millions de FCFA (22.867 euros) et (à chacune) des victimes indirectes (ayant perdu des proches, ndlr) 10 millions de FCFA, a indiqué M. Kam, sans préciser le nombre de victimes concernées.

Selon la Tchadienne Jacqueline Moudeina, présidente du collectif des avocats des victimes, le nombre total de victimes est de 4.733 dont 1.625 directes, a-t-elle déclaré à la presse à l’issue de l’audience.

Parmi ces victimes, une quinzaine de femmes ont été, selon elles, victimes de viol et d’esclavage sexuel, a ajouté Mme Moudeina.

Hissène Habré a été condamné le 30 mai à perpétuité pour crimes contre l’humanité, crimes de guerre et crimes de tortures par les Chambres africaines extraordinaires (CAE).

Les CAE ont été créées en vertu d’un accord entre le Sénégal et l’Union africaine (UA) pour juger Hissène Habré (1982-1990) à Dakar, où il s’est réfugié en décembre 1990 après avoir été renversé par un de ses anciens collaborateurs, l’actuel président Idriss Deby Itno.

Une commission d’enquête tchadienne estime le bilan de la répression sous son régime à quelque 40.000 morts.

Romandie.com avec(©AFP / 29 juillet 2016 13h52)

Australie : une femme dévorée par un crocodile

mai 30, 2016

Illustration. Une femme était portée disparue lundi, et présumée décédée, après avoir été happée par un crocodile lors d'une baignade nocturne avec une amie sur une plage du nord de l'Australie.

Illustration. Une femme était portée disparue lundi, et présumée décédée, après avoir été happée par un crocodile lors d’une baignade nocturne avec une amie sur une plage du nord de l’Australie.

AFP/SAM GREENWOOD

Elle a disparu lors d’une baignade nocturne, probablement dévorée par un crocodile. Cindy Waldron, 46 ans, se trouvait avec une amie dimanche sur une plage du nord de l’Australie lorsqu’une attaque s’est produite vers 22h30.

Selon les premiers éléments de l’enquête, les deux femmes, des touristes australiennes, étaient parties se baigner à Thornton Beach, dans l’Etat du Queensland, et ont décidé d’aller nager dans une zone pourtant connue comme étant infestée de crocodiles, a indiqué lundi la police.

De l’eau jusqu’à la taille, elle a été happée

«Elles avaient de l’eau jusqu’à la taille quand un crocodile a vraisemblablement happé l’une des deux», a déclaré à l’Australian Broadcasting Corporation l’officier Russell Parker. «Son amie a courageusement tenté de la tirer en direction de la plage mais n’y est pas parvenue et la femme a disparu», a-t-il poursuivi. Son amie, «très choquée» mais indemne, a alerté un commerce voisin qui a contacté la police, a-t-il poursuivi.

Un hélicoptère équipé de caméras thermiques a été dépêché sur place mais n’a pas réussi à localiser la victime Depuis l’entrée en vigueur en 1971 d’une réglementation protégeant les crocodiles marins (NDLR : les «salties», de salt, le sel en anglais), leur population a augmenté dans les régions tropicales du nord de l’Australie et est évaluée à environ 100.000 par les autorités. Chaque année, les crocodiles tuent en moyenne deux personnes en Australie.

Leparisien.fr

Bananes témoins de l’attentat

mars 1, 2016

 

 

Les pauvres bananes de mes enfants

Ne connaîtront plus leur bouche à temps

Devenues une curiosité de l’attentat

Elles sont restées orphelines en l’état

 

Leur peau jaune visible à l’écran

Se distingue au rouge de mon sang

Loin de mon corps empaqueté

Dans cette ambulance des désœuvrés

 

Personne ne sait ce qui m’est arrivé

À la maison comme au quartier

Seul le bruit de la détonation

A alerté leur singulière attention

 

Longue est l’attente de mon retour

Quand les policiers annoncent sans détour

La triste nouvelle de l’attentat au marché

Où victime, j’ai été arraché et morcelé.

 

Bernard NKOUNKOU