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États-Unis: Trump évoque une victoire de Biden, mais refuse de concéder la défaite

novembre 15, 2020

TRUMP ÉVOQUE UNE VICTOIRE DE BIDEN, MAIS REFUSE DE CONCÉDER LA DÉFAITE© Reuters/CARLOS BARRIA 

WASHINGTON (Reuters) – Donald Trump a semblé reconnaître pour la première fois dimanche que son rival démocrate Joe Biden avait remporté l’élection présidentielle aux Etats-Unis, avant de rapidement préciser qu’il refusait de reconnaître sa défaite en raison des fraudes qui ont, selon lui, entaché le scrutin.

« Il a gagné parce que l’élection était truquée », a écrit sur son compte Twitter le président républicain, en partageant une vidéo de Fox News et en réitérant ses accusations de fraudes.

Donald Trump affirme de nouveau dans son tweet que le parti républicain n’a pas pu déployer de scrutateurs dans certains bureaux de vote et d’observateurs au moment du dépouillement, notamment en Pennsylvanie, une accusation restée sans preuve jusqu’à présent.

Il accuse aussi la société qui a fourni le logiciel servant à comptabiliser les voix d’appartenir à la « gauche radicale », ou encore les médias d’être complices de la fraude.

Dans un autre tweet envoyé un peu plus tard, Donald Trump a d’ailleurs précisé que Joe Biden n’avait gagné selon lui « qu’aux yeux des MÉDIAS FAKE NEWS ». « Je ne concède RIEN. Le combat n’est pas terminé. C’était une ELECTION TRUQUÉE! »

Donald Trump avait déjà reconnu implicitement vendredi que Joe Biden pourrait lui succéder à la Maison blanche en janvier, en déclarant, à propos de la possible mise sur le marché d’un vaccin contre le coronavirus, qu’il ne savait pas quelle administration en aurait la responsabilité.

Selon les projections de l’institut Edison Research, qui travaille pour les grands réseaux de télévision américains, Joe Biden a remporté l’élection du 3 novembre avec 306 grands électeurs contre 232 à son adversaire républicain.

Avec Reuters par (Sarah N. Lynch et Susan Heavey, version française Tangi Salaün

États-Unis/La stratégie Trump : sauver la face au risque de tout perdre

novembre 15, 2020

Donald Trump étant ce qu’il est, un homme qui comme il l’a dit lui-même n’aime pas perdre, ne lâche pas le morceau et croit (ou donne l’impression de croire) qu’il a gagné et qu’il va être reconduit pour un deuxième mandat.

Donald Trump avec des membres de la presse.© Kevin Lamarque/Reuters Donald Trump avec des membres de la presse.

Bien avant que les résultats ne commencent à rentrer le 3 novembre en soirée, il avait averti qu’il y aurait sûrement de la fraude électorale… s’il ne gagnait pas l’élection. Personne ne fut donc surpris lorsque le lendemain du scrutin, malgré une avance raisonnable de Joe Biden dans les votes comptabilisés, il proclama qu’il y avait une fraude électorale massive.

S’ensuivirent une vingtaine de poursuites devant les tribunaux, dont la plupart ont déjà été balayées du revers de la main par des juges, arguant que la poursuite n’avait aucune preuve démontrant ce qu’elle voulait faire croire. Car jusqu’à preuve du contraire, les poursuivants ont le fardeau de la preuve, n’en déplaise aux républicains qui suivent aveuglément Donald Trump. Un dossier judiciaire ne peut être basé sur une tirade verbale criblée d’accusations sans fondement.

La valse des recomptages

En attendant que d’autres poursuites soient examinées et connaissent le même sort, les témoignages les plus loufoques, imaginaires et parfois fabriqués de toutes pièces sur de supposées fraudes massives ont fait surface. La vérification de faits n’étant pas le fort de Donald Trump, il les retweete, continuant de miner la crédibilité du système électoral américain.

Des recomptages, il y en a toujours eu lors des élections. Si les trumpistes espèrent avoir une chance d’inverser les résultats, ils seront déçus. Car ces recomptages, étant donné les avances confortables de Joe Biden sur Donald Trump dans les États visés par les procédures, ne pourront changer quoi que ce soit dans le résultat ultime. On parle ici de peut-être quelques dizaines ou même centaines de votes potentiellement mal comptés qui ne feront rien face aux milliers voire dizaines de milliers de votes en faveur de Joe Biden.

Un calendrier inévitable

Il reste que d’ici le 20 janvier 2021, un calendrier imparable ne laisse aucun doute sur la fin proche du règne de Trump à la Maison-Blanche. La première étape concerne la certification des résultats de l’élection par les 50 États. Celle-ci varie selon les législatures, certaines le font le 20 novembre, d’autres comme le Wisconsin attendent jusqu’au premier décembre.

La date butoir du 8 décembre a été mise en place en 1877 par le Congrès et sonne la fin de toutes les contestations de résultats. Car six jours plus tard, le 14 décembre, le Collège électoral procède alors au comptage final des 538 votes, confirmant dès lors dans ce cas-ci la victoire de Joe Biden puisqu’il a dépassé les 270 votes (306 si la Georgie avalise le gain pour Biden).

Le fantasme selon lequel de grands électeurs seraient tentés de changer de camp d’ici là en devenant infidèles (unfaithful) reste un fantasme. Car si dans le passé certains ont déjà voté pour l’adversaire contre toute attente, dans ce cas-ci il faudrait que ce soit le cas (improbable) pour plusieurs dizaines de grands électeurs.

Avec La Presse canadienne par Frédéric Arnould 

Présidentielle américaine: la Chine félicite Joe Biden avec près d’une semaine de retard

novembre 13, 2020

Pékin a adressé ce vendredi ses félicitations à Joe Biden, après que des autorités électorales américaines ont affirmé n’avoir « aucune preuve » d’un piratage de la présidentielle américaine.

Le président chinois Xi Jinping félicite Joe Biden pour sa victoire aux élections présidentielles 2020.© LUDOVIC MARIN / POOL / AFP Le président chinois Xi Jinping félicite Joe Biden pour sa victoire aux élections présidentielles 2020.

Avec une semaine de retard, la Chine a fini par féliciter Joe Biden pour sa victoire à l’élection présidentielle américaine. Cette réaction intervient après que des agences américaines chargées de la sécurité des élections ont affirmé n’avoir « aucune preuve » d’un piratage du scrutin, contredisant ainsi Donald Trump, qui refuse de reconnaître sa défaite.

« Nous respectons le choix du peuple américain », a déclaré devant la presse le porte-parole de la diplomatie chinoise, Wang Wenbin. « Nous adressons nos félicitations à M. Biden et à (la vice-présidente élue Kamala) Harris. »

Biden avait traité de « voyou » le président chinois

La lenteur de la réaction chinoise peut laisser supposer que Pékin misait sur une réélection de Donald Trump, largement perçu en Chine comme ayant affaibli son pays et l’Occident, même s’il a gravement contribué à détériorer les relations sino-américaines en déclenchant notamment une guerre commerciale transpacifique. Le régime communiste pourrait redouter de la part de Joe Biden d’une pression accrue de Washington sur les questions de droits de l’Homme, selon des experts. Durant la campagne électorale, le démocrate avait traité de « voyou » le président chinois Xi Jinping. « C’est un type qui n’a pas le moindre ossement de démocratie dans son squelette », avait-il déclaré. Ce dernier n’a pas pour l’heure félicité personnellement le président élu.

Trump refuse toujours de jeter l’éponge

Joe Biden qui a rassemblé cinq millions de suffrages de plus que le président sortant au niveau national, a consolidé sa victoire jeudi en remportant l’Arizona, que les démocrates n’avaient pas gagné depuis 1996. Avec cet État du Sud-Ouest, il rassemble 290 grands électeurs, contre 217 pour Donald Trump, alors que 270 sont nécessaires pour remporter la Maison Blanche.

Refusant toujours de jeter l’éponge, l’actuel locataire de la Maison Blanche a relayé jeudi sur Twitter des informations infondées selon lesquelles un système électoral, appelé Dominion, avait « effacé » 2,7 millions de votes en sa faveur à travers le pays et en avait réattribué des centaines de milliers à son rival démocrate en Pennsylvanie et dans d’autres États. Et ce alors que plusieurs autorités électorales locales et nationales ont rejeté les assertions de fraude, affirmant que « l’élection du 3 novembre a été la plus sûre de l’histoire des Etats-Unis ».

Avec BMTV par S.B.-E.

«Défaite et victoire du Québec»: une déclaration de Legault qui ne passe pas

juin 25, 2020

 

© Fournis par La Presse canadienne
QUÉBEC — L’opposition veut que François Legault cesse de dire que le Québec a connu une défaite dans les CHSLD et une victoire dans la communauté.

Encore mercredi, le premier ministre déclarait dans une vidéo pour la Fête nationale: «On a connu une défaite dans nos centres de soins de longue durée (…) mais on ne doit pas oublier que dans le reste de la société, les Québécois ont gagné».

© Fournis par La Presse canadienne
Cette métaphore sportive ne devrait plus jamais être utilisée, selon les trois partis d’opposition, qui accusent le gouvernement de relativiser les pertes de vie dans le but de faire passer un message positif et d’améliorer son image.

Le gouvernement Legault serait même à la limite de l’âgisme, soutient-on.

Par exemple, jamais M. Legault ne se serait permis de dire une chose pareille si la mort avait frappé des enfants, a illustré Québec solidaire (QS).

«Imaginez si M. Legault avait dit: « Mis à part dans les pouponnières, on a bien géré ça ». Ça aurait été un scandale total, il ne se serait jamais permis de dire ça», a déclaré en entrevue le député Sol Zanetti.

Selon lui, il est «très problématique» que le premier ministre fasse le bilan de la première vague de la pandémie «en excluant les aînés».

«C’est comme si en ce moment il disait: « Écoutez, la situation des feux de forêt au Québec, si on exclut le Lac-Saint-Jean, ça va très bien, c’est sous contrôle ». Dire ça, c’est dire: « Le Lac-Saint-Jean, ça ne compte pas tant que ça ».

«Quand on dit: « À part les CHSLD au Québec, on gère bien la crise et on peut se féliciter », bien on est en train de dire: « Les aînés, c’est moins grave ». C’est ça que ça sous-entend», a martelé M. Zanetti.

Réécrire l’histoire

Le Québec affiche l’un des pires bilans au monde avec ses 5448 décès liés à la COVID-19.

Dans ce contexte, la métaphore de M. Legault est «totalement inadmissible», malaisante et irrespectueuse envers les victimes et leurs familles, estime également le Parti québécois (PQ).

«On tente de faire disparaître le bilan négatif particulièrement chez les personnes aînées en institution, a déclaré son porte-parole en santé, Joël Arseneau. On dit: « Oubliez les CHSLD, ça n’existe pas, c’est une quantité négligeable, c’est un bilan positif ».»

Parler de victoire dans ces conditions, c’est faire fi de la réalité et tenter de «réécrire l’histoire», a renchéri la cheffe du Parti libéral du Québec (PLQ), Dominique Anglade.

«C’est d’essayer de dépeindre une histoire qui n’est pas exacte, a-t-elle dit en entrevue téléphonique. Je pense que quand on fait ça, on essaie de ne pas voir la réalité en face.»

Selon la cheffe libérale, les Québécois ensemble n’ont mené qu’une seule bataille, et ils doivent «prendre acte» du résultat: «On a perdu cette bataille-là.»

Mme Anglade soutient qu’il faut admettre les ratés si on veut pouvoir les corriger avant une deuxième vague.

Elle se demande si le gouvernement a vraiment tiré des leçons de la première vague, dans la mesure où l’on tergiverse encore sur le port du masque obligatoire dans les transports en commun.

«Est-ce qu’on a tiré des leçons quand on rend les informations moins disponibles, qu’on est moins transparent et qu’on ne prend pas des décisions de précautions de base?»

Manque de transparence

Jeudi, l’opposition a déploré la décision de Québec de ne plus offrir de mise à jour du nombre de cas ou de décès qu’une fois par semaine.

Cette décision vise également à «masquer» une partie de la réalité, selon le PQ.

«On ne révélera pas les chiffres, donc on va continuer à pouvoir dire à peu près ce qu’on veut sur la situation, sans nécessairement que ce soit appuyé par des données réelles», prévient M. Arseneau.

En conférence de presse jeudi à Montréal, le directeur national de santé publique, Horacio Arruda, s’est défendu de vouloir cacher de l’information. Il a expliqué que la décision n’était pas politique, et qu’elle avait été prise parce que la situation épidémiologique au Québec s’était stabilisée.

D’Ottawa, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, s’est quand même montré critique: «Je pense qu’au Québec, on continue de voir de nouveaux cas à tous les jours. Et c’est important de voir comment cette situation est en train d’évoluer. J’espère que le premier ministre Legault va continuer d’être ouvert et transparent avec les citoyens comme il l’est depuis le début», a-t-il déclaré.

Avec La Presse canadienne par Caroline Plante

Guinée-Bissau-Embalo revendique la victoire à la présidentielle

décembre 30, 2019

L’ancien général et ex-premier ministre de Guinée-Bissau Umaro Cissoko Embalo a déclaré lundi qu’il était sur le point de remporter le second tour de l’élection présidentielle dont les résultats officiels ne sont pas attendus avant mercredi.

Avec 28% des suffrages obtenus au premier tour, en novembre, Umaro Cissoko Embalo accusait pourtant un sérieux retard sur le favori du scrutin et candidat du parti au pouvoir, Domingos Simoes Pereira, qui avait viré en tête avec 40% des voix. Le vainqueur est appelé à remplacer le sortant, José Mario Vaz, éliminé dès le premier tour après un mandat de cinq ans terni par l’instabilité gouvernementale, la corruption persistante et la paralysie du Parlement et qui a apporté son soutien à Umaro Cissoko Embalo.

Le camp de ce dernier fonde ses prévisions sur les résultats que ses observateurs ont relevés dans les différentes régions de l’ex-colonie portugaise d’Afrique de l’Ouest. «De nombreuses  »fake news » circulent mais seuls les résultats officiels font foi», a réagi Domingos Simoes Pereira sur Twitter.

Par Le Figaro avec Reuters

Liesse et fraternisation dans le Nord, violences dans le Sud : comment les Marocains ont vécu la victoire de l’Algérie à la CAN 2019

juillet 21, 2019

Des supporters algériens célèbrent la victoire des Fennecs à la CAN 2019 à Alger (Illustration). © Toufik Doudou/AP/SIPA

 

La victoire de l’Algérie a été largement célébrée par les Marocains, donnant lieu à des scène de fraternisation inédite dans le nord du pays. Des violences ont cependant éclaté dans le Sud.

La victoire de l’Algerie à la CAN 2019 a été vécue de façon contrastée – et très politique – au Maroc, où l’opinion, passé le moment de frustration ressenti après l’élimination prématurée des Lions de l’Atlas, avait dans sa grande majorité reporté ses faveurs sur le onze algérien.

Dans la région septentrionale de l’Oriental, le long de la frontière commune fermée depuis 25 ans, des scènes de liesse ont ponctué la nuit du 19 au 20 juillet, notamment à Saidia- ou les supporters marocains des Fennecs avaient installé une « fan zone » – au poste frontalier de Zouj Bghal et à Oujda.

Fraternisation inédite

Dans cette dernière ville, des convois de véhicules arborant des drapeaux mixtes marocains et algériens, ont parcouru les artères alors que la foule se rassemblait place du 9 juillet et devant le consulat général d’Algérie.

Sur les deux rives de l’oued Kiss, qui sépare Saidia de la ville algérienne de Marsa Ben M’Hidi, des centaines de supporters ont scandé le fameux : «  One, two, three, Viva l’Algérie ». Mais aussi : « Le peuple veut la fin des frontières ».

Selon des sources policières, ces manifestations de fraternisation inédites ont rassemblé six à sept mille Marocains dans l’Oriental et plusieurs milliers d’autres à travers le royaume (Casablanca, Tanger, Rabat, Marrakech…).

Rendu public le 20 juillet, le chaleureux message de félicitations du roi Mohammed VI « au peuple algérien frère, en cette occasion historique », a été soigneusement calibré pour démontrer que la mésentente entre les deux voisins ne reposait sur aucune animosité entre les deux peuples , mais sur un contentieux artificiel : celui du Sahara.

Scènes d’émeutes à Laayoune

Dans les provinces du Sud en revanche, la nuit du 19 au 20 juillet a été marquée par des éruptions de violence en complet décalage avec ce qui précède.

Répondant à un mot d’ordre émis depuis Tindouf par la direction du Front Polisario, les réseaux de militants séparatistes ont fait descendre dans les rues de Laayoune, Smara, Dakhla, Boujdour et Tan Tan des groupes de jeunes estimés au total à près de 9 000, avec un objectif précis : mettre à profit l’excitation causée par la victoire algérienne pour affronter les forces de l’ordre.

Épicentre des incidents, la ville de Laayoune a connu de véritables scènes d’émeutes entre des manifestants armés de pierres et d’armes blanches et la police, qui a fait usage de gaz lacrymogènes, de balles en caoutchouc et même procédé à des « tirs de sommation non létaux », mais à balles réelles, pour se dégager.

Selon des sources sécuritaires auxquelles Jeune Afrique a eu accès, l’avenue Mohammed VI a été occupée pendant plusieurs heures sur une longueur de deux kilomètres, avec incendies de voitures, barricades, saccage d’une agence bancaire et attaque d’un véhicule de police, avant que la foule ne soit dispersée. 169 membres des forces de l’ordre et un nombre inconnu d’émeutiers ont été blessés. Une vingtaine de manifestants ont été interpellés.

Par Jeuneafrique.com

Tunisie: le parti islamiste Ennahdha remporte la majorité des mairies

juillet 19, 2018

La nouvelle maire de Tunis, Souad Abderrahim, lors de son intronisation, le 3 juillet 2018 / © AFP / FETHI BELAID

Le mouvement d’inspiration islamiste Ennahdha a remporté la majorité des sièges de maires à l’issue des premières municipales démocratiques de Tunisie, a annoncé jeudi le ministère des Affaires locales à l’AFP.

Ce scrutin s’est tenu le 6 mai, puis les conseillers municipaux ont été amenés à élire les maires dans chaque localité. A ce jour, 347 maires sur 350 ont été désignés.

Deuxième parti au pouvoir –après Nidaa Tounès, fondé par l’actuel président Béji Caïd Essebsi–, Ennahdha a décroché 130 mairies, a indiqué le ministère de l’Environnement et des Affaires locales.

Les listes indépendantes arrivent en deuxième position avec 114 mairies, juste devant Nidaa Tounès, qui a remporté 80 municipalités.

Vingt-trois ont été remportées par d’autres partis, d’après la même source.

Ennahdha est notamment majoritaire dans le gouvernorat de Sfax (centre), où le mouvement dispose de 14 mairies sur 23, et dans celui de Gabès (sud, 11 sur 16).

A Tunis, une candidate du parti, Souad Abderrahim, est devenue au début du mois la première femme maire de la ville.

Selon l’ONG Al Bawsala, qui évalue le travail législatif depuis la révolution de 2011, 20% des maires tunisiens sont désormais des femmes, à la faveur d’une nouvelle loi électorale exhortant à la parité, dans l’esprit de la constitution de 2014.

En terme de sièges, les listes indépendantes étaient arrivées en tête de ces municipales, marquées par une forte abstention, devant Ennahdha et Nidaa Tounès.

Les élus locaux, qui disposent de pouvoirs plus étendus que leurs prédécesseurs, devront conduire la décentralisation, un projet crucial dans un pays où les municipalités étaient jusque-là peu autonomes, dépendantes d’une administration centrale souvent clientéliste.

Depuis la révolution ayant chassé le président Zine El Abidine Ben Ali en 2011, elles étaient administrées par des délégations spéciales, à la gestion souvent défaillante.

Ces élections devaient aussi permettre d’ancrer la démocratie au niveau local, et pour les partis de renforcer leur ancrage dans les différentes régions, alors que l’année 2019 doit être marquée par la tenue d’élections législatives et présidentielle.

Le parti Nidaa Tounès, sorti vainqueur des scrutins en 2014, est actuellement traversé par de profondes divisions.

Béji Caïd Essebsi, 91 ans, n’a pas encore fait part de ses intentions.

Romandie.com avec(©AFP / 19 juillet 2018 16h34)

Victoire « africaine »: un animateur aux États-Unis provoque l’ire de l’ambassadeur de France

juillet 19, 2018

L’animateur de l’une des émissions phares de la télévision américaine, The Daily Show », s’est attiré les foudres de l’ambassadeur de France à Washington pour avoir affirmé que l’Afrique avait remporté la Coupe du monde après la victoire de la France.

Le Sud-Africain Trevor Noah, l’un des humoristes et présentateurs les plus connus des Etats-Unis, avait félicité « l’Afrique » pour cette victoire en raison des origines immigrées de beaucoup des Bleus.

L’ambassadeur de France à Washington, Gérard Araud, lui a sèchement répondu mercredi dans une lettre que « rien ne pourrait être plus éloigné de la réalité ».

« Les origines riches et variées de ces joueurs sont le reflet de la diversité de la France », a écrit M. Araud dans cette missive également publiée par l’ambassade sur Twitter. « Contrairement aux Etats-Unis, la France ne se réfère pas à ses citoyens en fonction de leur race, de leur religion ou de leur origine ».

« Pour nous, il n’y a pas d’identité avec des traits d’union, les racines sont une réalité individuelle », a poursuivi l’ambassadeur. « En les qualifiant d’équipe africaine, il semble que vous niiez leur identité française ».

« Même sous forme de plaisanterie, cela légitime l’idéologie qui revendique le fait d’être blanc comme la seule définition de l’identité française ».

La réponse de Trevor Noah n’a pas tardé.

« Quand je dis qu’ils sont Africains, je ne le dis pas pour les exclure de leur identité française », a-t-il lancé pendant son émission. « Je le dis pour les inclure dans mon africanité ».

Tout en reconnaissant que l’extrême droite en France et aux Etats-Unis utilisait l’argument des origines pour attaquer les immigrés, Trevor Noah a dit trouver « étrange » de laisser entendre que les joueurs ne pouvaient être à la fois Français et Africains.

« Pourquoi ne peuvent-ils pas être les deux? Pourquoi cette dualité est-elle seulement permise à un petit groupe de personnes? », a-t-il ajouté sous les applaudissements du public.

« Donc ce qu’ils affirment ici, c’est que pour être français vous devez effacer tout ce qui est africain? », a-t-il poursuivi en disant s’opposer « avec véhémence » à cette assertion.

« Je continuerai à les louer en tant qu’Africains parce que je pense qu’ils viennent d’Afrique –leurs parents sont africains– et ils peuvent être français en même temps », a-t-il ajouté.

« Et si les Français disent qu’ils ne peuvent pas être les deux, alors je pense que c’est eux qui ont un problème, pas moi ».

Romandie.com avec(©AFP / 19 juillet 2018 14h12)                                                        

RDC-Diaspora: du champagne ouvert pour célébrer la libération de Jean-Pierre Bemba

juin 12, 2018

 

Entre liesse et allégresse, émotions et dévotion, des cris de joie et des clameurs ont retenti une fois encore dans tout le pays, après la décision de libération de Jean-Pierre Bemba de la CPI, à La Haye.

Ce mardi 12 juin 2018 est une date historique et symbolique. On pouvait aussi lire le sourire de détente sur le visage des juges de la CPI ainsi que celui de la victoire sur les avocats de Bemba.

Des Congolais de Hollande, quant à eux, ont sabré le champagne pour célébrer la victoire de la libération de Jean-Pierre Bemba. Un tsunami politique secoue actuellement la RDC.

De nombreux hommes politiques ont des insomnies infinies, font des cauchemars de départ et rêvent debout comme des hiboux, la conscience ballotée vers un avenir aux clignotants difficiles à interpréter, à l’horizon présentant des cumulus nimbus prêts à provoquer une tempête de poussière sur l’ensemble du territoire congolais.

 

 

Par Bernard NKOUNKOU

Large victoire du Premier ministre Abe au Japon

octobre 22, 2017

Le Premier ministre conservateur japonais Shinzo Abe, le 22 octobre 2017 à Tokyo / © AFP / Toru YAMANAKA

Le Premier ministre conservateur japonais, Shinzo Abe, a remporté dimanche une large victoire aux législatives anticipées selon les premiers sondages, gagnant ainsi son pari d’obtenir un nouveau mandat à la tête de la troisième économie mondiale, sur fond de menace nord-coréenne.

La coalition formée par le Parti libéral-démocrate (PLD, droite) de M. Abe et le parti Komeito (centre-droit) était en passe de remporter 311 sièges sur les 465 de la chambre basse, soit une majorité des deux tiers, selon des estimations de la chaîne privée TBS fondées sur les sondages de sortie des bureaux de vote diffusés après 20H00 (11H00 GMT).

Au pouvoir depuis fin 2012, après un premier exercice raté en 2006-2007, M. Abe, 63 ans, pourrait ainsi rester aux commandes jusqu’en 2021, le record de longévité d’un Premier ministre japonais.

Avant ces élections, sa coalition gouvernementale disposait de 318 sièges à la chambre basse du Parlement, mais des scandales à répétition avaient terni son image et faisaient courir le risque d’une défaite lors de législatives initialement prévues dans un an.

M. Abe a décidé le mois dernier de déclencher des élections anticipées, profitant d’une opposition morcelée.

Avec sa confortable majorité, il se trouvera encore davantage légitimé dans sa fermeté vis-à-vis de la Corée du Nord, qui a déjà tiré deux missiles au dessus de l’archipel nippon. M. Abe est favorable à la position de l’allié américain consistant à maintenir « toutes les options », y compris l’option militaire, sur la table.

« Ma tâche imminente est d’agir avec fermeté envers la Corée du Nord. Pour cela, une diplomatie forte est nécessaire. Je veux renforcer notre puissance diplomatique après la confiance que nous avons obtenue », a-t-il déclaré à la télévision dimanche soir.

– Echec du Parti de l’espoir –

A l’issue d’une brève campagne de 12 jours centrée sur l’économie et la question nord-coréenne, des millions de Japonais ont bravé dimanche des pluies diluviennes à l’approche d’un puissant typhon.

Si les intempéries n’ont globalement pas perturbé la logistique du scrutin, elles pourraient avoir favorisé l’abstention, bien s’il soit possible au Japon de voter plusieurs jours à l’avance.

A 19H30 (10H30 GMT), le taux de participation atteignait seulement 31,82%, contre 37,72% aux précédentes législatives de 2014. Mais ce chiffre ne prenait en compte que les votes de dimanche, alors que quelque 21,4 millions d’électeurs, sur environ 100 millions de Japonais en âge de voter, avaient déposé leurs bulletins dans l’urne avant dimanche, un record.

Le Parti de l’espoir, récemment créé et dirigé par la charismatique gouverneure de Tokyo, Yuriko Koike, devrait remporter 50 sièges, selon TBS. Soit moins que l’autre principale formation d’opposition, le Parti démocrate constitutionnel, qui gagnerait 58 sièges.

« Je crois que le résultat sera très sévère », a déclaré Mme Koike dimanche après les premiers sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote, alors qu’elle se trouvait à Paris pour assister à une conférence internationale de maires engagés contre la pollution atmosphérique.

« Les raisons (de la défaite) devront être examinées ultérieurement, mais je dois m’excuser auprès des électeurs si mes mots et ma conduite les ont dérangés », a ajouté Mme Koike.

Elle est restée vague sur son avenir à la tête de la formation: « En tant que fondatrice du parti, je prendrai mes responsabilités » a-t-elle déclaré.

Cette femme de droite de 65 ans, une ex-vedette de la télévision au sens aigu de la communication, ancienne ministre de M. Abe et elle aussi nationaliste, a vu fondre sa cote de popularité en ne se présentant pas au Parlement, dans un pays où la Constitution impose que le Premier ministre soit choisi parmi les députés ou les sénateurs.

– Débat sur la réforme constitutionnelle –

La coalition de M. Abe serait donc en passe de maintenir sa majorité des deux tiers à la chambre basse, comme c’est déjà le cas au Sénat.

Il s’agit là d’une condition nécessaire pour convoquer un référendum proposant de réviser la Constitution pacifiste, dictée en 1947 par les Etats-Unis après la reddition du Japon à la fin de la Seconde Guerre mondiale et dont l’article 9 consacre la renonciation « à jamais » à la guerre.

Un voeu cher aux nationalistes japonais qui soutiennent M. Abe. Toutefois celui-ci ne s’est pas montré pressé dimanche soir d’amender la Constitution, désireux visiblement de dégager un consensus le plus large possible: « Je ne prévois pas de proposer (l’amendement) avec la seule coalition au pouvoir. Nous essayerons d’avoir le soutien du plus grand nombre possible », a-t-il dit, espérant « discuter » de ce sujet avec le Parti de l’espoir et d’autres formations.

Romandie.com avec(©AFP / 22 octobre 2017 16h33)