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Canada: L’aréna de Victoria sera transformé en foyer d’hébergement en mars

janvier 29, 2021

 Le Save-On-Foods Memorial Center a accueilli des sans-abris l'été dernier.

© David Eby/Twitter Le Save-On-Foods Memorial Center a accueilli des sans-abris l’été dernier.

Jusqu’à 45 itinérants pourront trouver refuge dans l’aréna de Victoria à partir du mois de mars, a annoncé mercredi le ministre responsable du Logement en Colombie-Britannique, David Eby.

Le ministre a déclaré dans un communiqué que la société d’État BC Housing a signé un bail renouvelable avec le gérant de l’aréna, GSL Group, pour la période du 1er février au 30 mai. Après l’installation des équipements, qui devrait prendre un mois, les premiers sans-abris devraient pouvoir y dormir en mars, a précisé David Eby, qui est aussi le procureur général de la province.

Il ajoute que la priorité sera donnée aux personnes qui campent dans les espaces publics de Victoria par manque de logements et qui sont vulnérables à la COVID-19. Les Autochtones, les personnes qui vivent dehors depuis longtemps, qui sont âgées de plus de 55 ans et qui ont une santé fragile seront placées en tête de liste pour les admissions.

L’association PHS Community Services gérera le lieu de mai à septembre, indique le ministre, qui s’attend à ce que les résidents aient accès à de la nourriture, des douches et des services sanitaires et sociaux, dont la réduction des méfaits et le traitement de la dépendance.

Le Save-On-Foods Memorial Center a déjà servi d’hébergement d’urgence l’été dernier quand les campements de l’avenue Pandora et du parc Topaz ont été évacués. Les personnes ont ensuite été orientées vers des hébergements à plus long terme et l’aréna a fermé en septembre.

Le révérend Al Tysick, directeur général de l’association caritative Dandelion, reste perplexe. «On nous donne deux messages à la fois», dit-il. «D’un côté, on nous dit que tout le monde aura un logement et maintenant, on nous dit que 45 personnes auront un hébergement. Pourquoi ces deux messages à la fois», demande-t-il.

«Un logement, c’est un endroit on où on a ses propres toilettes, sa propre télévision, son propre espace, rappelle-t-il. Dans un hébergement, on est avec les autres, on respire leur air, on partage les toilettes et on se fait voler ses affaires.»

Dans le communiqué, le ministre Eby assure que la Ville de Victoria et le gouvernement provincial vont continuer à travailler pour fournir aux résidents de l’aréna un logement à long terme.

Par  Adrien Blanc avec les informations de On The Island, CBC

Angleterre: une congolaise meurt du Coronavirus après des crachats reçus au visage par un Blanc

mai 14, 2020

La presse britannique relate depuis quelques jours son tragique décès. Belly Mujinga, 47 ans, employée des chemins de fer britanniques, est morte du nouveau coronavirus en avril, après qu’une personne affirmant être contaminée lui a délibérément craché dessus, a indiqué mardi 12 mai 2020 le syndicat du secteur Transport Salaried Staffs’ Association (TSSA) dont elle était membre.

Née en République démocratique du Congo et installée en Grande-Bretagne depuis 2000, selon The Guardian, Belly Mujinga travaillait à la gare londonienne de Victoria. Elle a ressenti les symptômes du virus après une agression survenue le 22 mars, qui les avait visées, elle et une collègue.

Nous ne pouvons pas changer ce qui est arrivé à Belly, mais nous pouvons nous assurer que ceux qui retournent au travail soient protégés.)

Un geste délibéré

« Elles étaient dans le hall à côté du guichet, lorsqu’elles ont été agressées par un usager qui leur a craché dessus« , a expliqué le syndicat TSSA dans un communiqué« Un homme leur a toussé dessus et leur a dit qu’il avait le virus. » Les deux employées, qui tomberont malades plus tard, avaient signalé l’incident à leur  hiérarchie et demandé que la police en soit informée.

Sa cousine Agnes Ntumba et un collègue qui a été témoin de l’incident ont déclaré que Belly Mujinga avait dénoncé le fait de travailler en dehors du guichet, qui constitue un rempart, sans équipement individuel de protection, rapporteThe Guardian.

Quelques jours plus tard, le médecin de Mme Mujinga, notant des problèmes respiratoires préexistants, lui avait prescrit un arrêt maladie, a ajouté la TSSA. Elle s’est alors arrêtée de travailler, mais son état n’a cessé d’empirer, nécessitant une hospitalisation et une mise sous respirateur le 2 avril.

Belly Mujinga est décédée trois jours plus tard, laissant derrière elle un mari et une fille de 11 ans, qui n’avaient pu la revoir depuis son départ en ambulance. Ils avaient juste pu échanger sur Whatsapp par vidéo durant son hospitalisation, rapporte The Guardian« C’était une bonne personne, une bonne mère et une bonne épouse », a indique son mari, Lusamba Gode Katalay.

Des enquêtes ont été ouvertes

L’employeur de Belly Mujinga, Southern Railway, a assuré prendre l’affaire « très au sérieux » et avoir lancé une enquête interne. Dans un communiqué, la police britannique des transports a indiqué avoir, elle aussi, ouvert une enquête et lancé un appel à témoins, alors que TSSA a demandé au régulateur du transport ferroviaire de se pencher sur les événements.

Le Secrétaire général du syndicat, Manuel Cortes, a demandé à ce que les familles de tous les travailleurs du secteur tués par la maladie Covid-19 reçoivent une indemnisation du gouvernement, au même titre que les soignants.

« Il est abject d’attaquer de la sorte un travailleur clé, qui est au service des voyageurs« , avait réagi un porte-parole du Premier ministre Boris Johnson qui lui a rendu hommage le 13 mai durant son intervention au Parlement. « Le fait qu’elle ait été maltraitée pour avoir fait son travail est tout à fait révoltant », a déclaré Boris Johnson.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson rend hommage à Belly Mujinga, une employée des chemins de fer qui est morte du #COVID19 après qu’un homme, qui affirmait avoir le virus, lui a craché dessus)

En République démocratique du Congo et au sein de la diaspora congolaise, de nombreux hommages ont été rendus Belly Mujinga qui fut une pionnière du journalisme sportif au féminin dans son pays.

Avec Sacer-infos par Stany Franck

Tanzanie: au moins 126 morts dans le naufrage d’un ferry sur le lac Victoria

septembre 21, 2018

Tanzanie / © AFP / Vincent LEFAI

Au moins 126 personnes ont péri dans le naufrage jeudi d’un ferry dans le sud du lac Victoria, en Tanzanie, un bilan qui n’a cessé de s’alourdir vendredi, au fur et à mesure du pénible et macabre travail des équipes de recherches sur place.

« Pour le moment, nous déplorons 126 morts (…) Les opérations se poursuivent », a déclaré le ministre tanzanien des Transports Isack Kamwele sur la chaîne de télévision publique TBC One. Un précédent bilan faisait état d’une centaine de victimes et de 40 rescapés.

On ignorait toujours vendredi après-midi combien de personnes se trouvaient à bord du MV Nyerere lorsque celui-ci a chaviré jeudi après-midi à quelques dizaines de mètres du débarcadère de l’île d’Ukara, sa destination finale.

Des témoins ont rapporté à la télévision publique qu’environ 200 passagers se trouvaient à bord du ferry, d’une capacité de 100 personnes, mais le gouverneur de la région de Mwanza, John Mongella, a indiqué à l’AFP ne pas être en mesure de confirmer ce nombre. Les registres des passagers sont le plus souvent lacunaires sur les navires sillonnant le plus grand lac d’Afrique.

« C’est un coup très dur. C’est une terrible nouvelle pour nous tous et pour la nation entière », a déclaré le gouverneur Mongella.

Dans un communiqué, le pape François a « exprimé sa solidarité la plus sincère envers ceux qui ont été endeuillés par la perte de leurs proches et ceux qui craignent pour la vie des personnes encore disparues ».

Les causes de l’accident n’étaient pas établies vendredi mais de précédentes tragédies dans cette région des Grands Lacs ont le plus souvent été imputées à des embarcations surchargées et au fait que la plupart des passagers ne savent pas nager.

De fait, plusieurs témoins interrogés par l’AFP au téléphone ont rapporté qu’à l’approche de l’île d’Ukara, des passagers se sont déplacés vers l’avant du navire pour se préparer à débarquer. Ce mouvement aurait déséquilibré le bateau, qui s’est alors retourné.

Outre ses passagers, le MV Nyerere, exploité par l’Agence tanzanienne des services électriques et mécaniques, transportait également des marchandises lorsqu’il a chaviré.

– Aucun espoir –

Vendredi, les équipes de secours ont travaillé toute la journée, sous le regard de centaines de personnes massées sur le littoral.

Sur place, d’après des témoins interrogés par l’AFP, la coque du navire affleurait à la surface de l’eau, à quelques dizaines de mètres de la côte.

« Mon fils se trouve parmi les corps repêchés sans vie. Il était parti avec sa femme mais son corps à elle n’a pas encore été retrouvé. Mon Dieu, qu’ai-je fait pour mériter ça? », a déclaré à l’AFP Dativa Ngenda, une dame âgée, en pleurs, jointe au téléphone à Ukara.

« Je n’ai pas encore de nouvelles de mon père et de mon petit frère qui étaient dans le ferry. Ils s’étaient rendus au marché à Bugolora pour acheter l’uniforme scolaire et d’autres fournitures scolaires pour mon frère car l’école reprend lundi prochain », a pour sa part témoigné Domina Maua, jointe par l’AFP au téléphone à Arusha (nord), où elle travaille.

« Je vais prendre le bus pour m’y rendre mais je sais qu’il n’y a aucun espoir de les retrouver vivants. Nous prions Dieu pour que leurs corps puissent être retrouvés afin que nous puissions leur dire adieu », a-t-elle ajouté.

Le ferry assurait la liaison entre l’île d’Ukara et celle, située juste en face, d’Ukerewe, qui abrite la localité de Bugolora, où les habitants d’Ukara viennent régulièrement s’approvisionner.

Le chef de l’opposition tanzanienne Freeman Mbowe a appelé vendredi le président John Magufuli à décréter « un deuil national » et à prendre des sanctions: « Nous avons déjà eu plusieurs accidents meurtriers, non seulement sur le lac Victoria, mais aussi dans l’océan Indien, sans qu’un seul responsable rende des comptes ».

La navigation peut être difficile sur le lac et elle se fait avec des navires vétustes ou mal entretenus. Les autorités sont par ailleurs souvent peu regardantes sur la sécurité.

En 1996, quelque 800 personnes, selon la Croix-Rouge, avaient trouvé la mort dans le naufrage du ferry Bukoba, surchargé de passagers, à quelques milles marins au large de Mwanza.

Romandie.com avec(©AFP / (21 septembre 2018 16h01)