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Italie: un touriste indélicat endommage une statue, la vidéosurveillance le piège

août 5, 2020
Les carabiniers italiens sont parvenus à identifier le fautif grâce à des images de vidéosurveillance.
Les carabiniers italiens sont parvenus à identifier le fautif grâce à des images de vidéosurveillance. CARABINIERI TREVISO / via REUTERS 

Les carabiniers italiens sont parvenus à identifier, grâce à des images de vidéosurveillance, un touriste autrichien qui avait endommagé une statue représentant Pauline Bonaparte dans un musée près de Trévise (nord-est) au moment où il se faisait prendre en photo, selon un communiqué transmis mercredi 5 août à l’AFP.

«Le touriste autrichien, pendant une visite vendredi au musée Antonio Canova de Possagno, a endommagé trois orteils du pied droit de la statue en plâtre  »Pauline Bonaparte en Vénus victorieuse », réalisée entre 1804 et 1808 par le célèbre artiste originaire de Possagno», précise le communiqué.

Sur les images de vidéosurveillance, qui «ont immortalisé de manière nette toutes les étapes» de ce fait divers, on peut voir un homme de forte corpulence s’allonger contre la statue, elle-même en position semi-couchée, pour se faire prendre en photo. C’est en se relevant qu’il endommage involontairement le pied délicat de la statue en plâtre.

L’air de rien et le nez au vent

Après s’être rendu compte des dégâts causés par sa maladresse, le touriste semble indécis sur la conduite à suivre avant de s’éloigner, l’air de rien et le nez au vent, du théâtre de son méfait. Les carabiniers sont parvenus à déterminer que le suspect faisait partie d’un groupe de touristes autrichiens ayant réservé leurs billets par courriel. Cet email a permis d’identifier l’Autrichienne qui avait effectué la réservation au nom du groupe. Contactée au téléphone par les carabiniers, elle a fini par fondre en larmes et avouer que son mari était le responsable de ces déprédations.

L’homme en question, âgé de 50 ans, a envoyé peu après un email aux carabiniers reconnaissant sa responsabilité et assumant les conséquences de ses actes, sa carte d’identité à l’appui. Selon plusieurs médias italiens, qui ont diffusé la vidéo fournie par les carabiniers, il s’est engagé à payer les réparations.

Journaliste saoudien disparu à Istanbul: une télévision diffuse des images de vidéosurveillance

octobre 10, 2018

Manifestation en faveur du journaliste saoudien Jamal Hashoggi, devant le consulat saoudien à Istanbul, le 5 octobre 2018. / © AFP/Archives / OZAN KOSE

Des éléments accréditant la thèse de la disparition forcée ou de l’assassinat d’un journaliste saoudien à Istanbul par des agents de son pays ont été révélés par les médias turcs mercredi, alors que sa fiancée demande l’aide de Donald Trump.

Des télévisions turques ont diffusé des images de vidéosurveillance montrant notamment l’entrée au consulat saoudien d’Istanbul du journaliste Jamal Khashoggi et de l’équipe soupçonnée d’être responsable de sa disparition.

M. Khashoggi, un journaliste critique du pouvoir de Ryad qui écrivait notamment pour le Washington Post, s’est rendu au consulat le 2 octobre, sur rendez-vous, pour des démarches administratives.

Selon la police turque, il n’en est jamais ressorti, mais Ryad affirme le contraire.

Sur les images, M. Khashoggi apparaît, entrant dans le consulat à 13h14. Un van noir est visible, garé à proximité.

D’autres images montrent un van entrer dans le consulat puis en ressortir et se rendre à 15h08, selon la chaîne 24 TV, à la résidence du consul toute proche.

Des sources turques, citant l’enquête en cours, ont affirmé durant le weekend que M. Khashoggi avait été assassiné dans le consulat. Mais certains médias ont évoqué mardi la possibilité qu’il ait été enlevé et emmené en Arabie saoudite.

Ryad a fermement démenti la thèse de l’assassinat.

Le Washington Post a affirmé, citant une source informée, que les services de renseignement américains avaient intercepté avant la disparition de M. Khashoggi des communications entre responsables saoudiens évoquant son enlèvement.

Journaliste saoudien disparu / © AFP / Thomas SAINT-CRICQ

– « Equipe d’assassinat » –

La police turque avait révélé samedi qu’un groupe de 15 Saoudiens avait fait l’aller et retour à Istanbul et au consulat le jour de la disparition du journaliste.

24 TV et d’autres chaînes ont aussi diffusé des images qu’elles affirment être celles des membres de ce groupe arrivant à l’aéroport d’Istanbul puis à leur hôtel. Selon ces sources, ils ont quitté l’hôtel dans la matinée pour se rendre au consulat puis sont repartis dans la soirée.

Le quotidien progouvernemental Sabah avait révélé mardi que deux avions privés étaient arrivés d’Arabie saoudite à Istanbul ce jour-là et que les personnes à leur bord avaient des chambres réservées dans des hôtels proches du consulat mais qu’ils n’y avaient pas passé la nuit.

Mercredi, le même journal a publié les noms, l’âge et les photographies de quinze hommes présentés comme l' »équipe d’assassinat » dépêchée par Ryad.

Le nom de l’une de ces personnes, Salah Muhammed Al-Tubaigy, correspond à celui d’un lieutenant-colonel du département de la médecine légale saoudien.

Les autorités turques ont obtenu mardi l’autorisation de fouiller le consulat saoudien, mais cette fouille n’a pas encore eu lieu.

La fiancée du journaliste a demandé mardi dans le Washington Post l’aide du président américain Donald Trump pour « faire la lumière » sur cette affaire.

L’opposition exhorte Ankara à élucider l’affaire Khashoggi / © AFP / Kadir Demir

« J’implore le président Trump et la Première dame Melania Trump d’aider à faire la lumière sur la disparition de Jamal », a écrit Hatice Cengiz dans une tribune publiée par le quotidien auquel collabore M. Khashoggi.

– « Moi, je parle » –

Le Saoudien s’était exilé en 2017 aux États-Unis, après être tombé en disgrâce à la cour du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, surnommé « MBS ».

Dans une interview réalisée par la BBC trois jours avant sa disparition, M. Khashoggi a affirmé qu’il n’avait pas l’intention de revenir dans son pays.

« Lorsque j’entends parler de l’arrestation d’un ami qui n’a rien fait qui mérite une arrestation, cela me fait penser que je ne dois pas y aller. Moi, je parle, cet ami à moi ne parlait même pas », a-t-il dit pour expliquer sa décision.

Au moment où la pression monte sur l’administration américaine pour intervenir sur ce dossier auprès de son allié saoudien, le ministre américain de la Défense Jim Mattis a assuré mardi que les Etats-Unis « suivent de très près la situation ».

M. Trump s’était dit « préoccupé » lundi par le sort de M. Khashoggi en relevant que « de mauvaises histoires circulent » à son sujet.

Déplorant une réaction américaine tardive et timorée, Sarah Margon, de l’organisation Human Rights Watch, estime que Washington « dispose des outils pour répondre rapidement, c’est une question de volonté politique ».

Romandie.com avec(©AFP / (10 octobre 2018 13h14)

France: Les accusations d’une policière font bondir M. Cazeneuve

juillet 24, 2016

Bernard Cazeneuve veut porter plainte pour diffamation contre la responsable du centre de vidéosurveillance de la police municipale de Nice. Celle-ci dit avoir subi des pressions du ministère de l’Intérieur lors de la rédaction d’un rapport sur le drame du 14 juillet.

Dans un communiqué, le ministre français de l’Intérieur parle d' »accusations indignes ». Elles s’inscrivent, selon lui, « dans la suite des polémiques virulentes que certains élus de Nice ont souhaité entretenir puis alimenter chaque jour depuis le terrible attentat du 14 juillet. »

Ces polémiques portent sur les moyens mis en œuvre par l’Etat pour assurer la sécurité du public lors du feu d’artifice du 14-juillet. Le Front national et certains à droite jugent que l’attaque au camion qui a fait 84 morts sur la Promenade des Anglais aurait pu être évitée.

Dans un entretien au Journal du Dimanche, Sandra Bertin, cheffe du Centre de supervision urbain (CSU) de la ville de Nice, affirme avoir subi des pressions du ministère de l’Intérieur lors de la rédaction d’un rapport sur la tragédie du 14 juillet. On lui aurait demandé de mentionner la présence de policiers nationaux sur les lieux de l’attaque.

Sandra Bertin était en poste le soir de l’attaque. Elle confie: « J’ai (…) eu affaire à une personne pressée qui m’a demandé un compte-rendu signalant les points de présence de la police municipale, les barrières, et de bien préciser que l’on voyait aussi la police nationale sur deux points dans le dispositif de sécurité », déclare-t-elle au journal.

Deux versions du rapport
« Or la police nationale était peut-être là, mais elle ne m’est pas apparue sur les vidéos. Cette personne m’a alors demandé d’envoyer par courriel une version modifiable du rapport », ajoute la cheffe du CSU.

« J’ai été harcelée pendant une heure, on m’a ordonné de taper des positions spécifiques de la police nationale que je n’ai pas vues à l’écran », précise encore Sandra Bertin, également secrétaire générale du Syndicat autonome de la fonction publique territoriale (SAFPT) de Nice. La policière dit avoir finalement envoyé deux versions du rapport, l’une modifiable et l’autre non.

Audition de la policière réclamée
Dans un communiqué, Bernard Cazeneuve conteste formellement ces accusations. Il fait état d’une déclaration du procureur de Paris, François Molins, qui assure que c’est sous sa seule autorité que deux policiers ont été dépêchés au CSU de Nice dans le cadre de l’enquête sur l’attentat.

Pour le ministre de l’Intérieur, « il serait très utile que Mme Sandra Bertin soit auditionnée par les enquêteurs et puisse leur produire les identités et les fonctions des personnes qu’elle met en cause, les mails qu’elle évoque et leur contenu ».

Enquête interne
Le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, a souligné de son côté dans un autre communiqué que l’enquête relevait « exclusivement » de l’autorité judiciaire ». Il ajoute: « c’est sous la seule autorité du parquet de Paris que les services d’enquête (…) ont exercé dans les premiers jours suivant l’attentat leur compétence de police judiciaire. »

François Hollande a promis vendredi une transparence totale dans l’analyse du dispositif de sécurité déployé ce soir-là. Bernard Cazeneuve avait annoncé la veille l’ouverture d’une enquête interne, confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), dont les conclusions doivent être dévoilées dans quelques jours.

Romandie.com avec(ats / 24.07.2016 17h53)

La cheffe de la vidéo de Nice évoque des pressions de l’Intérieur

juillet 24, 2016

La policière responsable de la vidéosurveillance à Nice affirme avoir subi des pressions du ministère de l’Intérieur lors de la rédaction d’un rapport sur le 14-juillet. On lui aurait demandé de mentionner la présence de policiers nationaux sur les lieux de l’attaque.

Sandra Bertin, qui s’exprime dans le Journal du Dimanche, était en poste le soir de l’attaque qui a fait 84 morts sur la promenade des Anglais. Selon elle, un représentant de la place Beauvau lui a donné cette instruction.

« J’ai (…) eu affaire à une personne pressée qui m’a demandé un compte-rendu signalant les points de présence de la police municipale, les barrières, et de bien préciser que l’on voyait aussi la police nationale sur deux points dans le dispositif de sécurité », déclare-t-elle au JDD.

Pas sur les vidéos
« Or la police nationale était peut-être là, mais elle ne m’est pas apparue sur les vidéos. Cette personne m’a alors demandé d’envoyer par courriel une version modifiable du rapport », ajoute la cheffe du Centre de supervision urbain (CSU) de la municipalité.

« J’ai été harcelée pendant une heure, on m’a ordonné de taper des positions spécifiques de la police nationale que je n’ai pas vues à l’écran », précise encore Sandra Bertin, également secrétaire générale du Syndicat autonome de la fonction publique territoriale (SAFPT) de Nice.

La policière dit avoir finalement envoyé deux versions du rapport, l’une modifiable et l’autre non.

Polémique sur les moyens
La question des moyens mis en oeuvre par l’Etat pour assurer la sécurité du public lors du feu d’artifice du 14-juillet fait l’objet d’une polémique, certains, à droite et au Front national, jugeant que la tuerie aurait pu être évitée.

François Hollande a promis vendredi une transparence totale dans l’analyse du dispositif de sécurité déployé ce soir-là.

Sous le feu des critiques, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé jeudi l’ouverture d’une enquête interne, confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Ses conclusions doivent être dévoilées la semaine prochaine.

Romandie.com avec(ats / 24.07.2016 09h33)

La cheffe de la vidéo de Nice évoque des pressions de l’Intérieur

La policière responsable de la vidéosurveillance à Nice affirme avoir subi des pressions du ministère de l’Intérieur lors de la rédaction d’un rapport sur le 14-juillet. On lui aurait demandé de mentionner la présence de policiers nationaux sur les lieux de l’attaque.

Sandra Bertin, qui s’exprime dans le Journal du Dimanche, était en poste le soir de l’attaque qui a fait 84 morts sur la promenade des Anglais. Selon elle, un représentant de la place Beauvau lui a donné cette instruction.

« J’ai (…) eu affaire à une personne pressée qui m’a demandé un compte-rendu signalant les points de présence de la police municipale, les barrières, et de bien préciser que l’on voyait aussi la police nationale sur deux points dans le dispositif de sécurité », déclare-t-elle au JDD.

Pas sur les vidéos
« Or la police nationale était peut-être là, mais elle ne m’est pas apparue sur les vidéos. Cette personne m’a alors demandé d’envoyer par courriel une version modifiable du rapport », ajoute la cheffe du Centre de supervision urbain (CSU) de la municipalité.

« J’ai été harcelée pendant une heure, on m’a ordonné de taper des positions spécifiques de la police nationale que je n’ai pas vues à l’écran », précise encore Sandra Bertin, également secrétaire générale du Syndicat autonome de la fonction publique territoriale (SAFPT) de Nice.

La policière dit avoir finalement envoyé deux versions du rapport, l’une modifiable et l’autre non.

Polémique sur les moyens
La question des moyens mis en oeuvre par l’Etat pour assurer la sécurité du public lors du feu d’artifice du 14-juillet fait l’objet d’une polémique, certains, à droite et au Front national, jugeant que la tuerie aurait pu être évitée.

François Hollande a promis vendredi une transparence totale dans l’analyse du dispositif de sécurité déployé ce soir-là.

Sous le feu des critiques, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé jeudi l’ouverture d’une enquête interne, confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Ses conclusions doivent être dévoilées la semaine prochaine.

Romandie.com avec(ats / 24.07.2016 09h33)