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Intervention au Nord-Mali : Sékouba Konaté en mission pour l’UA à Bamako à la fin du mois

octobre 26, 2012
Sékouba Konaté lors d'une visite à Jeune Afrique, le 7 avril 2010, à Paris, France. Sékouba Konaté lors d’une visite à Jeune Afrique, le 7 avril 2010, à Paris, France. © Vincent Fournier/JA

Exclusif. C’est en tant que haut représentant de l’Union africaine que le général guinéen Sekouba Konaté dirigera à Bamako, du 29 octobre au 8 novembre, une délégation de responsables militaires pour finaliser avec l’armée malienne un plan de reconquête du Nord-Mali.

Une délégation de l’Union africaine doit se rendre au Mali, du 29 octobre au 8 novembre, pour une série de réunions avec les responsables militaires maliens et des pays de la sous-région. Cette délégation sera emmenée par le général Sekouba Konaté, haut représentant de l’Union africaine pour l’opérationnalisation de la Force africaine en attente (FAA) et son assistant spécial, l’ambassadeur Sylla Naby Laye.

À leurs côtés, les responsables militaires de l’UA : le général Jaotody Jean de Matah (chef de l’Unité de planification et des opérations), les colonels Mor Mbow (logistique), Christophe Touko (opérations de police), Fortuné Niakelele (opérations), Émile Diouf (logistique) ainsi que le lieutenant-colonel Seth Fianyah (formation) et le commandant Josef Adu Gyamfi (aviation). Pendant 10 jours, ces hauts gradés vont travailler avec leurs homologues maliens à la mise en place d’un plan de reconquête du nord Mali.

Accélération des préparatifs

Le 5 novembre, une grande réunion de planification rassemblera la délégation de l’UA et les ministres de la défense de la Cedeao, d’Algérie et de la Mauritanie, ainsi que leurs chefs d’état-major. Dans sa résolution 2071 adoptée le 12 octobre, le Conseil de sécurité des Nations unies a demandé aux pays de la Cedeao et de l’UA d’apporter une assistance militaire au Mali. Un rapport d’avancement des opérations en cours devrait être présenté par le secrétaire général des nations Unies, Ban Ki Moon, au Conseil de sécurité d’ici à la fin novembre.

La communauté internationale souhaite accélérer les préparatifs de l’intervention de reconquête du Nord-Mali qui ne pourra, selon les spécialistes, pas avoir lieu avant le début de l’année prochaine.

Jeuneafrique.com par Pascal Airault

Décès de André Lewin, diplomate passionné par la Guinée et les Nations unies

octobre 19, 2012
Dans son travail, André Lewin avait deux passions : la Guinée et les Nations unies. Dans son travail, André Lewin avait deux passions : la Guinée et les Nations unies. © Vincent Fournier/J.A.

L’ambassadeur André Lewin est décédé le 18 octobre. Au cours de sa longue carrière de diplomate, il avait notamment permis à la France de se réconcilier avec la Guinée de Sékou Touré.

André Lewin, collaborateur historique de Jeune Afrique et ancien ambassadeur de France en Guinée (1975-1979) est décédé à Paris, le 18 octobre 2012, à l’âge de 78 ans. Souffrant d’un cancer, il était hospitalisé depuis plusieurs semaines au Val de Grâce.

En poste à Conakry de 1975 à 1979, André Lewin fut l’artisan de la reprise des relations diplomatiques entre la France de Valérie Giscard d’Estaing et la Guinée de Sékou Touré (1922-1984).

Passionné par ce pays, il avait publié en 1990 à J.A. Livres une biographie de Diallo Telli, premier secrétaire de l’Organisation de l’Unité africaine. Puis il avait écrit une thèse de doctorat sur Sékou Touré, soutenue en 2008 à l’Université de Provence et publiée deux années plus tard chez L’Harmattan. Il était aussi le président de l’association France-Guinée à Paris.

Après sa mission à Conakry, André Lewin a été ambassadeur de France en Inde (1987-1991), en Autriche (1991-1996) et au Sénégal (1996-1999). La diplomatie onusienne était sa deuxième passion. Né en Allemagne et ancien élève de l’École nationale d’administration, il avait d’ailleurs commencé sa carrière comme porte-parole du secrétaire général des Nations unies, Kurt Waldheim, de 1972 à 1975.

Il était le compagnon de la romancière et philosophe Catherine Clément, qui dirige l’Université populaire du Quai Branly.

Jeune Afrique présente à sa famille et à ses proches ses plus sincères condoléances. Que la terre lui soit légère.

 Jeuneafrique.com

Tchad – Idriss Déby Itno : « J’ai trop longtemps prêché dans le désert »

juillet 17, 2012
Couverture J.A. n°2688 Couverture J.A. n°2688 © Vincent Fournier pour J.A.

Crise malienne, situation en Libye, sommet de l’Union africaine, politique intérieure, lutte contre la corruption, succession…Au pouvoir depuis vingt et un ans, l’ancien « Comchef » zaghawa est un acteur expérimenté. Avec souvent, des positions tranchées à lire cette semaine dans Jeune Afrique.

« Je ne suis pas né militaire. Bien sûr, je suis entré dans l’armée de l’air par vocation, puis il m’est arrivé de faire la guerre sur le terrain par nécessité, jamais par goût. L’odeur de la poudre ne me dit rien. Ce qui me passionne, ce ne sont pas les armes, c’est le développement. » C’est sur cette courte déclaration en forme de recadrage d’image qu’Idriss Déby Itno, 60ans, a voulu clore l’entretien que François Soudan a eu avec lui le 5 juillet au palais présidentiel de N’Djamena.

Auparavant, l’ancien « comchef » de l’armée tchadienne, ce fils de berger zaghawa né en pleine brousse, avait passé en revue l’actualité du continent. Avec en premier lieu, la crise malienne. « Depuis le début des opérations de l’OTAN en Libye et jusqu’à la chute de Kaddafi, je n’ai cessé de mettre en garde quant aux conséquences non maîtrisées de cette guerre pour les pays de la région. J’ai trop longtemps prêché dans le désert », déclare-t-il. La solution aujourd’hui ? « La gestion actuelle de la crise malienne par la Cedeao seule ne constitue pas une réponse appropriée à la situation. La bonne solution serait de mettre en place une force de l’UA avec appui de l’ONU comme en Somalie et avec l’aide logistique de l’OTAN. » Voilà pour le plan de bataille.

À lire aussi dans Jeune Afrique n°2688

Mali : La comète Modibo Diarra

Beaucoup de déceptions et très peu de résultats pour le Premier ministre en fonction depuis avril dernier. Le pays est toujours au bord du précipice. L’ancien ingénieur de la Nasa découvre une planète pour laquelle il n’est, à l’évidence, pas fait.

AbdesselamAboudrar : « Au Maroc, les bouches s’ouvrent enfin ! »

À la tête d’un organe sans pouvoirs, ou presque, sous le gouvernement d’Abbas El Fassi, le président de l’Instance centrale de prévention de la corruption (ICPC) a-t-il une plus grande marge de manoeuvre depuis le 20 Février et la révision constitutionnelle ? L’arrivée d’une nouvelle majorité a-t-elle changé la donne ? Entretien.

Alors que le sommet de l’Union africaine se déroule actuellement à Addis-Abeba, le président tchadien a clarifié sa position dans le face à face qui oppose le Gabonais Ping et la Sud-Africaine Dlamini Zuma pour la présidence de la Commission de l’UA. « Soit nous élirons à le candidat que proposera la SADC, Mme Dlamini Zuma ou un autre, soit si le blocage persiste, les deux candidats en lice se retireront du jeu. »

Autre dossier abordé dans cette interview, les relations avec Paris, et notamment la fermeture de la base militaire française souhaitée en son temps par Alain Juppé, l’ex-ministre des Affaires étrangères. Et aujourd’hui ? « Nous en avions alors pris acte, en précisant qu’il s’agissait là d’une initiative souveraine, à laquelle nous ne voyons aucun inconvénient. Des discussions ont suivi, dont l’unique résultat a été le projet de mise en place d’un comité mixte chargé d’étudier les modalités pratiques de ce retrait. Nous sommes prêts, le moment venu, à les reprendre. »

Enfin, l’après-Déby est-il d’actualité dans la perspective de la prochaine élection présidentielle prévue pour 2016 ? Le chef de l’Etat aura alors 64 ans, dont 26 ans au pouvoir. Réponse de l’intéressé, directe : « Disons que le fait d’être devenu chef de l’Etat à 38 ans ne joue pas en ma faveur. Ne croyez surtout pas que je m’accroche à mon fauteuil, mais 2016, c’est dans quatre ans. J’aurai alors un choix à faire. Il n’est pas encore tranché. »

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RDC : le clan des Katangais

juin 11, 2012
 

Six personnalités congolaises de poids sont originaires du Katanga. Six personnalités congolaises de poids sont originaires du Katanga. © Vincent Fournier/Baudoin Mouanda pour J.A./Montage J.A.

La plus méridionale des provinces congolaises, le Katanga, est le berceau de fortes personnalités, qui exercent une influence majeure sur la vie politique et économique de la RDC. Tour d’horizon.

Fantasme ou réalité, l’histoire récente de la RDC s’est souvent écrite dans le Katanga. Le poids économique de cette province minière et l’origine katangaise du chef de l’État, Joseph Kabila, expliquent cette inclinaison vers le sud. Mais il y a aussi les hommes : ceux qui sont en poste à Lubumbashi et ceux, tout aussi nombreux, qui exercent depuis Kinshasa une très forte influence sur les affaires de l’État, au grand jour ou dans les coulisses du palais présidentiel. Celui qui incarnait le mieux cette concentration des pouvoirs était sans nul doute Augustin Katumba Mwanke, l’incontournable conseiller multicarte du président, depuis leur rencontre en 2000.

Cependant, la mort de ce « Mazarin congolais » dans un banal accident d’avion, en février dernier à Bukavu, a laissé un immense vide. Les Katangais sont orphelins. Mais ils sont toujours là.

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Jean-Claude Masangu Mulongo : le grand argentier

Henri Yav Mulang : l’esprit d’entreprise du président

Moïse Katumbi Chapwe : la tête de l’exécutif provincial

Albert Yuma Mulimbi: le sauveteur de la Gécamines

Jean-Claude Muyambo Kyassa : droits et revers

Daniel Ngoy Mulunda : au nom du père et du fils

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