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France-Viol : Marc Machin condamné à 16 ans de réclusion criminelle

octobre 14, 2021

Marc Machin était jugé pour viol commis sous la menace d’une arme, mais aussi pour extorsion avec arme, escroquerie, vol et violation de domicile.

La cour a assorti cette peine d'une periode de surete de huit ans et ordonne une mesure de suivi sociojudiciaire pendant cinq ans.
La cour a assorti cette peine d’une période de sûreté de huit ans et ordonné une mesure de suivi sociojudiciaire pendant cinq ans.© xavier de torres / MAXPPP / xavier de torres/MAXPPP

La cour d’assises de Paris a condamné, ce jeudi 14 octobre, Marc Machin à seize ans de réclusion criminelle pour le viol d’une jeune femme, sous la menace d’une arme en 2018. La cour a assorti cette peine d’une période de sûreté de huit ans et ordonné une mesure de suivi sociojudiciaire pendant cinq ans. Marc Machin a en outre été condamné à verser 25 000 euros de dommages et intérêts à la victime.

Dans le box, sweat-shirt blanc, carrure imposante, Marc Machin a semblé accuser le coup à l’énoncé de la peine, laissant échapper ensuite quelques larmes. Dans sa motivation, « la cour a tenu compte de la gravité des faits » qui « ont entraîné un traumatisme extrêmement important pour la victime », ainsi que de deux précédentes condamnations de Marc Machin pour agressions sexuelles, a déclaré le président David Hill.

Le procès s’est tenu à huis clos à la demande de la partie civile

Marc Machin, 39 ans, était jugé depuis lundi pour viol commis sous la menace d’une arme, extorsion avec arme, escroquerie, vol et violation de domicile. Son procès s’est tenu à huis clos à la demande de la partie civile.

Cette dernière, alors âgée de 22 ans, avait dénoncé le 21 avril 2018 à la police le viol dont elle avait été victime le matin même dans un appartement à Paris par un homme encagoulé qui la menaçait d’un couteau de cuisine, avant de la contraindre à effacer les traces du crime et de dérober sa carte bleue. Confondu par son ADN, Marc Machin avait fini par reconnaître les faits en garde à vue.

Marc Machin a passé à tort six ans et demi en prison pour l’affaire du Pont de Neuilly. Incarcéré en 2001 à l’âge de 19 ans, il avait été condamné trois ans plus tard à dix-huit ans de réclusion criminelle pour le meurtre à coups de couteau de Marie-Agnès Bedot, une peine confirmée en appel. Mais en mars 2008, un homme sans domicile fixe de 33 ans, David Sagno, s’est accusé de ce meurtre et de celui d’une autre femme commis au même endroit en 2002, ce qui a conduit à la libération de Marc Machin.

Marc Machin a accumulé les condamnations

En 2012, ce dernier a fini par être acquitté à l’issue de son procès en révision, devenant la huitième personne en France depuis la Seconde Guerre mondiale à être innocentée à l’issue d’une telle procédure. La justice lui a alors attribué 663 320 euros d’indemnisation.

Depuis sa sortie de prison en 2008, Marc Machin a accumulé les condamnations, une quinzaine au total, qui lui ont valu pour certaines d’être réincarcéré.

Par Le Point avec AFP

Côte d’Ivoire : ce que l’on sait de la plainte pour viol contre le ministre KKB

septembre 29, 2021
Kouadio Konan Bertin, en novembre 2019 à Paris. © Vincent Fournier/JA

Une enquête a été ouverte après des accusations de viol émanant d’une chanteuse ivoiro-camerounaise contre Kouadio Konan Bertin, dit « KKB », le ministre de la Réconciliation nationale.

L’enquête ouverte à Abidjan contre le ministre ivoirien de la Réconciliation nationale, Kouadio Konan Bertin, dit « KKB », fait suite à une plainte pour viol déposée en début de semaine à la gendarmerie par S.D., une artiste ivoiro-camerounaise. Cette dernière, ainsi que son conjoint, ont été entendus mardi 28 septembre par les enquêteurs. Elle accuse l’ancien candidat à la présidentielle de l’avoir agressée lors d’un déplacement en province en avril dernier.

Invité par la télévision nationale, la RTI, à une l’émission politique « RTI1 reçoit », KKB dit n’avoir « rien à (se) reprocher » : « Je vais rassurer les Ivoiriens, pour leur dire que je n’ai rien à me reprocher, sauf que c’est un dossier pénal qui est aujourd’hui entre les mains de la justice. Il appartient à mes avocats de l’évoquer. Dans les prochains jours, [ils] donneront des éléments pour rassurer ».

Son entourage affirme qu’il a lui-même déposé une plainte au Parquet contre son accusatrice pour « escroquerie » et « diffamation ».  Le ministère de la Justice a confirmé mercredi 29 septembre le dépôt de ces deux plaintes, sans fournir plus de détails, précisant que « les faits seront qualifiés au terme des enquêtes ».

Candidat à la présidentielle

Dans un communiqué, l’association « La Ligue ivoirienne des droits des femmes » précise avoir été saisie ce mercredi, dans la matinée, par « Madame S.D, relativement à une accusation de viol contre le ministre KKB ». L’association « demande aux autorités judiciaires d’enquêter sur cette affaire afin que la lumière soit faite » et assure qu’elle accompagnera la victime présumée dans sa procédure.

Enfin, « la Ligue rappelle qu’elle se tient aux côtés de toutes les victimes de violences afin qu’elles ne soient plus jamais seules ».

Seul candidat à avoir affronté Alassane Ouattara dans les urnes lors de la présidentielle de 2020, Kouadio Konan Bertin, 53 ans, ancien cadre du PDCI et ancien député de Port-Bouët (de 2011 à 2016) a été nommé ministre de la Réconciliation nationale le 15 décembre.

Il avait refusé de rallier le reste de l’opposition qui avait appelé au « boycott actif » du scrutin. Sa décision d’aller à l’élection avait alors charrié son lot de suspicions, l’opposition l’accusant de faire le jeu du pouvoir. Il avait récolté 1,99% des suffrages exprimés.

Avec Jeune Afrique par Florence Richard

Pakistan: tollé après des propos d’Imran Khan liant viol et tenue vestimentaire

juin 24, 2021
Pakistan: tolle apres des propos d'Imran Khan liant viol et tenue vestimentaire
Pakistan© AFP/Aamir QURESHI

Le Premier ministre pakistanais Imran Khan a suscité jeudi l’indignation des organisations de defense des droits des femmes après avoir affirmé que les victimes de viols étaient « très peu vêtues ».

Dans une interview à l’émission de télévision Axios, l’ancien champion de cricket a établi un lien entre le comportement des hommes et la tenue vestimentaire des femmes, des propos jugés « dangereusement simplistes » par une dizaine d’ONG qui lui ont demandé de s’excuser.

« Si une femme est très peu vêtue, cela produira un effet sur les hommes à moins qu’ils ne soient des robots. C’est une question de bon sens », a déclaré Imran Khan interrogé sur l’épidémie de violences sexuelles et de viols qui sévit au Pakistan. Il n’a pas précisé de quels vêtements il parlait, dans un pays où l’immense majorité des femmes porte une tenue traditionnelle très couvrante.

Plus d’une dizaine d’organisations de défense des droits des femmes dont la Commission pakistanaise des droits humains, un organe indépendant, ont demandé au Premier ministre de s’excuser pour ces propos.

Les déclarations du Premier ministre « sont dangereusement simplistes et ne font que renforcer l’opinion générale selon laquelle les femmes sont des victimes « conscientes » et les hommes des agresseurs « démunis », ont estimé ces organisations.

Elles « octroient l’impunité à ceux qui sont coupables de viol, actes de sodomie et agressions », a déclaré à l’AFP Karamat Ali, responsable de l’Institut pakistanais pour le travail, l’éducation et la recherche, signataire de la déclaration.

« Je frémis à l’idée que bien des violeurs se sentent cautionnés aujourd’hui (par les propos du) Premier ministre approuvant leur crime », a tweeté Kanwal Ahmed, membre d’une organisation de défense des droits des femmes.

Début avril, Imran Khan avait déjà déclenché la polémique pour avoir établi un lien entre le viol et la manière dont les femmes s’habillent.

Il avait ensuite expliqué que la raison pour laquelle les femmes se voilent dans l’islam est de se soustraire à la tentation.

Les victimes de viols sont souvent considérées avec suspicion au Pakistan et les plaintes pour agression sexuelle y font rarement l’objet d’enquêtes sérieuses.

Une grande partie du Pakistan vit sous un code patriarcal, basé sur la notion d' »honneur », qui systématise l’oppression des femmes.

Mais le mécontentement gagne du terrain face à la manière dont les cas d’abus sexuels sont traités.

Des manifestations de protestation massives avaient eu lieu en 2020 après le viol d’une mère en présence de ses enfants qui s’était retrouvée à court de carburant sur une route.

Un responsable de la police lui avait reproché de conduire seule la nuit sans la présence d’un conjoint.

Par Le Point avec AFP

France/Accusations de viol : fin d’une garde à vue « abusive » pour Juan Branco

juin 1, 2021

L’avocat de Juan Branco a demandé le « classement sans suite immédiat », niant toute contrainte de la part de son client envers la jeune femme.

L’avocat Juan Branco a été entendu mardi en garde à vue à Paris dans l’enquête pour « viol » ouverte fin avril après des accusations à son encontre d’une jeune femme et en est ressorti sans poursuite à ce stade, a-t-on appris de sources concordantes. Juan Branco, qui avait évoqué une relation consentie avec la jeune femme qui l’accusait, a été convoqué mardi matin dans les locaux du premier district de la police judiciaire parisienne (1er DPJ) où il a aussitôt été placé en garde à vue. Il a été remis en liberté en fin de journée, selon son avocat, Maître Yassine Bouzrou, et le parquet de Paris. « L’enquête se poursuit », a précisé le parquet.

Dans un communiqué, Me Bouzrou a indiqué avoir pris connaissance des déclarations de la plaignante. « Il est très clair que ce qu’on lui reproche est dépourvu de fondement et que cette garde à vue était abusive », a-t-il estimé, demandant le « classement sans suite immédiat » de cette enquête. Selon Me Bouzrou, la plaignante « affirme elle-même qu’il n’y a eu ni violence, ni menace, ni manifestation de son opposition à la pénétration », « indique s’être deshabillée elle-même » et est « restée dormir avec Juan Branco après la relation sexuelle ».

Instagram et opiacé

La femme de 20 ans avait déposé une main courante au commissariat du XIVe arrondissement de Paris le 29 avril, révélée par le quotidien Le Parisien, après sa rencontre avec Juan Branco à la suite d’échanges sur le réseau Instagram. La main courante vise à signaler des faits aux forces de l’ordre sans constituer une demande d’engagement des poursuites, contrairement à une plainte. Dans un long post Facebook, l’avocat et essayiste avait nié toute relation contrainte avec la jeune femme. Puis il avait assuré, dans un message à la presse, que la plaignante entendait « retirer » sa main courante au plus tôt. Dans sa main courante, révélée par Le Point, la jeune femme assurait avoir pris de la lamaline, un opiacé, avec Monsieur Branco. Celui-ci avait confirmé dans l’émission Touche pas à mon poste (C8), en comparant ce médicament à du doliprane.

Juan Branco est notamment connu pour un succès de librairie, le pamphlet anti-Macron Crépuscule, paru en ligne fin 2018 puis aux éditions Au Diable Vauvert/Massot en 2019. Il est devenu l’avocat de l’artiste russe Piotr Pavlenski dans l’affaire de la diffusion en 2020 de la vidéo à caractère sexuel de l’ex-porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, alors candidat à la mairie de Paris. Juan Branco a été placé fin janvier sous le statut de témoin assisté dans cette enquête. Il fait également l’objet de poursuites disciplinaires du conseil de l’Ordre dans le dossier Griveaux.

Par Le Point avec AFP

Congo-Brazzaville/Kintélé: un militaire de la GR se colle à une femme qu’il violait dans les herbes

mai 28, 2021

Toute femme n’est pas à violer dans ce pays où chacun met les garde-fous dans sa vie, soit dans les prières, soit dans les pratiques ancestrales. Un militaire de la garde républicaine est resté collé à une femme qu’il violait dans les herbes au quartier kintélé dans la banlieue nord de Brazzaville, capitale du Congo. Conspué par les riverains, le militaire n’a été libéré qu’après paiement d’une forte amende apportée par sa famille à sa victime.

A Kintélé dans la banlieue de Brazzaville, une scène surréaliste défraie la chronique et alimente les discussions dans les Ngandas et habitations. Un militaire qui a menacé une femme avec son arme pour assouvir ses appétits sexuels en a payé un lourd tribut. A peine avoir introduit brutalement son pénis dans le vagin de sa victime, il a selon ses explications senti comment quelque chose l’a bloqué.

Apeuré, il s’est mis à supplier sa victime qui l’aurait menacé de couper son pénis s’il n’accédait pas à ses doléances. Elle a exigé le paiement d’une forte somme d’argent pour libérer le militaire.

Un peu vers 15 heures en cette journée du jeudi 27 Mai, une femme qui revenait de la prière à la montagne Émile Biayenda a été violenté par un militaire qui lui a exigé de se faire violer sous la menace d’une arme.

Traînée dans les herbes par le militaire, la victime n’a pas paniqué et s’est laissé faire. Allongée à même le sol, elle a enlevé son slip pour permettre au militaire de perpétrer son viol en toute tranquillité.

A peine qu’il a pénétré la femme que le militaire a senti quelque chose comme un cadenas ayant bloqué son pénis.En tentant de se retirer, il ne pouvait plus et a compris s’être trompé de victime. Aussitôt, il a tenté en vain de bénéficier de la clémence de la femme. Elle lui a exigé une rançon et un prix à l’amiable a été marchandé entre les deux.

Le militaire violeur a appelé par téléphone quelques proches pour réunir la somme exigée préalable à sa libération. Une honte pour sa famille qui ignorait tout de ses activités de violeur.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

France: Une femme accuse de viol l’avocat Juan Branco, qui évoque une relation consentie

avril 30, 2021
Une femme accuse de viol l'avocat Juan Branco, qui evoque une relation consentie
Une femme accuse de viol l’avocat Juan Branco, qui évoque une relation consentie© AFP/Archives/Lionel BONAVENTURE

Une enquête a été ouverte à Paris pour vérifier des allégations de viol portées par une jeune femme contre l’avocat Juan Branco, qui décrit de son côté une relation consentie, a-t-on appris vendredi de source proche du dossier, confirmant une information du Parisien.

La femme de 20 ans, a déposé une main courante au commissariat du XIVe arrondissement de Paris jeudi, après sa rencontre avec Juan Branco, selon Le Parisien.

La main courante vise à signaler des faits aux forces de l’ordre, sans constituer une demande d’engagement des poursuites, contrairement à une plainte. L’enquête a été confiée au premier district de la police judiciaire parisienne (1er DPJ), a précisé la source proche.

Contacté par l’AFP, le parquet de Paris n’a pas souhaité faire de commentaire.

Dans un long post Facebook, l’avocat et essayiste a nié toute relation contrainte. Il raconte sa rencontre avec la jeune femme après des échanges sur le réseau social Instagram.

Après une balade dans Paris, le couple se serait rendu au domicile de l’avocat. Ils auraient regardé un film avant d’avoir une relation sexuelle consentie, selon la version de Juan Branco.

Le lendemain matin, la jeune femme l’aurait « embrassé » avant de partir, assure encore l’avocat. Elle serait revenue le soir « froide et troublée » en lui annonçant qu’elle avait déposé une « main courante » sur les conseils de deux amies.

Suite à l’article du Parisien, M. Branco a transmis à la presse vendredi après-midi un message Facebook attribué à la plaignante, non vérifiable dans l’immédiat, qui lui annoncerait qu’elle entendait « retirer » sa main courante « lundi ».

Juan Branco est notamment connu pour un succès de librairie, le pamphlet anti-Macron « Crépuscule », paru en ligne fin 2018 puis Au Diable Vauvert/Massot en 2019.

Il est devenu l’avocat de l’artiste russe Piotr Pavlenski dans l’affaire de la diffusion en 2020 de la vidéo à caractère sexuel de l’ex-porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, alors candidat à la mairie de Paris.

L’avocat a été placé fin janvier sous le statut de témoin assisté dans ce dossier.

Il fait également l’objet de poursuites disciplinaires du conseil de l’Ordre dans ce dossier.

Par Le Point avec AFP

Sénégal : Ousmane Sonko perd son immunité parlementaire

février 26, 2021
L’opposant Ousmane Sonko, lors d’une rencontre avec Y en a marre, en février 2021.

L’Assemblée nationale a voté vendredi la levée de l’immunité du député d’opposition visé par une plainte pour viols. Une procédure jugée « viciée et illégale » par Ousmane Sonko, qui a déjà annoncé qu’il ne répondra à aucune convocation de la justice.

L’issue du vote ne faisait aucun doute. Enclenchée le 9 février, la procédure de levée d’immunité de l’opposant Ousmane Sonko s’est achevée vendredi vers 14h. Les députés étaient appelés à se prononcer lors d’un vote à main levée, au cours d’une session plénière mouvementée, organisée à huis clos mais filmée par une député présente.

Tandis qu’un important dispositif sécuritaire avait été mis en place autour du bâtiment, auquel les journalistes n’avaient pas accès, plusieurs députés de l’opposition ont déclaré ne pas se rendre à l’Assemblée, qualifiant le vote de « mascarade ».

L’affaire Sweet Beauté

Les députés ont donc choisi d’approuver les recommandations de la commission ad hoc chargée d’examiner la procédure. Dans le rapport de la commission consulté par Jeune Afrique, les députés établissent que « le député Ousmane Sonko doit aller se défendre devant la justice et l’accusatrice doit avoir la possibilité de se défendre devant la justice, seule compétente pour dire le droit et faire triompher la vérité ».

« Au regard du caractère sérieux de la saisine et des accusations graves contre le député Ousmane Sonko, la commission a adopté, à une très large majorité, la décision de recommander à la séance plénière de lever [son] immunité parlementaire pour permettre à la justice de poser les actes, conduire les procédures et appliquer les dispositions de la loi pour aboutir à la manifestation de la vérité », a conclu la commission.

Ce rapport s’est basé sur un dossier constitué notamment des procès-verbaux des auditions réalisées par les gendarmes suite à la plainte déposée le 3 février contre Ousmane Sonko.

Dans celle-ci, l’employée du salon de massage le Sweet Beauté accuse l’opposant de l’avoir violée et menacée de mort sur son lieu de travail, à plusieurs reprises. Le député a admis être un client régulier de ce salon, qu’il dit fréquenter pour des « raisons médicales », mais nie les accusations de la plaignante.

Ce dernier avait déjà annoncé, jeudi soir face à la presse, qu’il ne comptait pas répondre à une éventuelle convocation de la justice. Une posture en contradiction avec celle qu’il avait prise le 7 février dernier, lorsqu’il s’était dit prêt à répondre à la justice dès lors que son immunité serait levée. « Je ne répondrais pas si la levée d’immunité n’est pas légale », a justifié Ousmane Sonko.

Procédure « expéditive » ?

L’opposition a en effet dénoncé plusieurs vices de formes dans la procédure menée à l’Assemblée nationale. Le 20 février, deux députés de l’opposition ont même démissionné de la commission ad hoc, dénonçant le manque d’indépendance d’une Assemblée largement acquise à Benno Bokk Yakaar, (BBY, la coalition présidentielle), qui détient 125 députés sur 165. Une démission qualifiée de « fuite en avant » par le président de la commission Pape Birame Touré, membre de la majorité.

« Il y a eu obstruction, a dénoncé l’un des démissionnaires vendredi à l’Assemblée, le député Moustapha Mamba Guirassy. Nous n’avons eu aucune possibilité d’aller au fond du dossier pour statuer pour savoir si on pouvait lever l’immunité de notre collègue. »

La procédure a été « expéditive », a également dénoncé Ousmane Sonko jeudi, ironisant sur la vitesse d’exécution de sa levée d’immunité, « le seul domaine où Macky Sall fait du fast track », en référence à une expression chère au chef de l’État s’agissant des réformes qu’il initie.

Sonko a également pointé du doigt le juge d’instruction chargé de l’affaire, Mamadou Seck, « faible et non indépendant », membre « du triangle des Bermudes judiciaires » également composé du procureur de la République Bassirou Guèye et du doyen des juges Samba Sall selon le leader de Pastef.

Accusations

« Je suis le protagoniste malgré moi de ce feuilleton que ne mérite pas notre nation », a-t-il affirmé, dénonçant une « machination politique sordide aux conséquences imprévisibles ». Il a d’ailleurs affirmé avoir été placé sous surveillance.

Au cours d’une longue diatribe, il s’est adressé directement au président Macky Sall, qu’il accuse d’être à la tête de ce complot visant à l’écarter du jeu politique. « Nous connaissons vos viles méthodes, mais je peux vous assurer que nous avons du répondant », lui a lancé Ousmane Sonko.

Macky Sall s’est exprimé au sujet de cette affaire pour la première fois cette semaine lors d’un entretien accordé à nos confrères de RFI, évoquant une « affaire regrettable ». «  Il y a une accusation, des procédures, il ne faut pas mêler le président à ça. J’ai suffisamment de choses à faire pour comploter des choses aussi basses », a-t-il ajouté.

Le spectre du mandat de dépôt

«[M’]arrêter le plus rapidement possible, décerner un mandat de dépôt, ouvrir une instruction non limitée dans le temps pour me laisser pourrir et me radier de la liste électorale, et ternir mon image auprès des Sénégalais : voilà l’objectif de Macky Sall », a rétorqué l’opposant, qui a fait appel au « droit constitutionnel, naturel et individuel de résistance à l’oppression ».

Le 8 février, des heurts avaient opposé ses partisans et les forces de l’ordre devant son domicile, alors que l’opposant avait refusé de se rendre à la convocation que lui avaient adressé les gendarmes.

Après Karim Wade, cadre du Parti démocratique sénégalais, condamné à six ans de prison en 2016 pour enrichissement illicite et désormais exilé au Qatar et Khalifa Sall, ex-maire de Dakar gracié de sa peine pour détournements de fonds public mais aujourd’hui inéligible, Ousmane Sonko sera-t-il le prochain opposant à visiter les cellules de la prison dakaroise de Rebeuss ?

Le Pastef se prépare quoi qu’il en soit à « l’arrestation illégale et imminente » de son leader ». « On s’achemine vers sa convocation devant le juge. S’il ne répond pas, la justice peut venir le cueillir, glisse un responsable du parti. Nous n’avons jamais envisagé l’avenir du parti sans lui, mais aujourd’hui, ça va peut-être être le moment de se poser la question. »

Avec Jeune Afrique par Anne-Sophie Faivre Le Cadre et Marième Soumaré

Pakistan : Farah, chrétienne de 12 ans, enlevée, violée et réduite en esclavage

janvier 23, 2021
WEB2-Farah Shaheen-ACN

Aid to the Church in Need Farah Shaheen

Farah Shaheen, une fillette chrétienne de 12 ans, a été libérée fin décembre 2020 après avoir passé cinq mois d’une violence indicible. Enlevée, mariée et convertie de force à l’islam, elle a été violée à de nombreuses reprises et enchaînée dans un enclos à bétail.

C’est un effroyable témoignage qu’a livré le pakistanais Asif Masih à l’Aide à l’Église en Détresse (AED) sur le calvaire qu’a subi sa fille, Farah Shaheen, chrétienne âgée de 12 ans, pendant cinq mois. Cinq mois de souffrance, de torture et de désespoir auquel il a réussi à mettre un terme fin décembre après de nombreuses alertes auprès de la police.

Farah Shaheen a été enlevée le 12 juin 2020 par un homme âgé de 45 ans, Khizar Ahmed Ali. Ce dernier, après l’avoir forcé à se convertir à l’islam, l’a épousé. Commence alors une vie de terreur pour la fillette. « Elle a été agressée sexuellement par son ravisseur et violée à plusieurs reprises par d’autres hommes », rapporte son père. Tout au long de ces cinq mois, Farah Shaheen est enchaînée et forcée à travailler toute la journée dans un enclos à bétail.

Trois mois pour enregistrer sa disparition

Après une première alerte lors de son enlèvement en juin, Asif Masih n’a eu de cesse de se battre pour retrouver sa fille. L’affaire est finalement enregistrée après trois mois et il aura fallu attendre cinq mois pour que la police intervienne. « Quand j’ai signalé à la police que Farah avait été enlevée, on m’appelait ‘churrah’, ce qui signifie sale, un terme de réprimande souvent utilisé contre les chrétiens », a-t-il expliqué à l’AED. Il a également dénoncé un rapport médical réclamé par la justice pakistanaise affirmant que la jeune fille est âgée de 17 ou 18 ans… alors que son certificat de naissance délivré par l’état civil ne laisse aucun doute sur ses 12 ans.PUBLICITÉ

D’après plusieurs ONG dont le Mouvement pour la Solidarité et la Paix, une organisation de défense des droits de l’Homme dans le pays, environ 1.000 femmes et filles chrétiennes et hindoues sont enlevées chaque année au Pakistan.

Avec Alitea par Agnès Pinard Legry

France/Enlèvement et viol d’une mineure de 11 ans : une arrestation à Dijon

janvier 22, 2021

La jeune adolescente a été menacée au couteau et forcée de monter dans la voiture avant de se faire violer.

Un homme de 24 ans a été mis en examen à Dijon dans l’enquête sur l’enlèvement et le viol d’une collégienne de 11 ans, a indiqué vendredi 22 janvier le procureur de la République, Eric Mathais.

Le 7 janvier, la jeune fille allait à pied à son école quand, peu avant 10H00, un homme l’agrippe par ses vêtements et la force à monter à l’arrière d’un véhicule en stationnement, a raconté Mathais lors d’une conférence de presse. Il la menace d’un couteau et lui prend son téléphone avec lequel la jeune adolescente tentait d’appeler au secours puis déplace son automobile pour la garer au fond d’une impasse. Il rejoint alors l’enfant à l’arrière du véhicule et commence à l’embrasser avant de la violer, a ajouté le procureur sans vouloir être plus précis. Quinze minutes plus tard, il libère la jeune fille, lui rendant son téléphone. Elle rejoint son collège et témoigne de ce qui lui est arrivé, déclenchant une «mobilisation massive» de la police, selon Mathais.

À la suite de nombreuses analyses ADN, un rapprochement est fait avec une famille puis un jeune homme de 24 ans est identifié. Il est alors arrêté mercredi. Placé en garde à vue, il conteste d’abord l’ensemble des faits avant de finalement reconnaître l’enlèvement vendredi matin. Il demeure cependant «flou sur le reste», a ajouté le procureur. Mais son ADN correspond aux traces trouvées sur les vêtements de la jeune fille, a-t-il ajouté.

Cet homme, qui habite Dijon, n’a jamais été condamné et n’a pas d’antécédents psychiatriques connus. Il a été mis en examen pour viol sur mineur de moins de 15 ans et enlèvement ou séquestration. Il encourt un maximum de vingt ans de réclusion criminelle s’il est déclaré coupable.

Par Le Figaro avec AFP

Congo-P/Noire : un voleur récidiviste violé par 4 bons gaillards à Koufoli

juillet 22, 2020

Un homme d’une trentaine d’années, a subi une forme de représailles humiliantes qui marqueront à jamais sa vie, après avoir été surpris entrain de voler dans une maison. Selon les riverains, ce n’est pas la première fois opère dans ce quartier de Koufoli à Pointe-Noire. La punition a consisté en une violation en groupe toute la nuit avant d’être prié à quitter les lieux. Le derrière bousillé et ensanglanté, le voleur a eu du mal à marcher.

«  Désormais, tout voleur qui sera arrêté ici à Koufoli sera tout simplement sodomisé, pas de bastonnade ni de police » soutiennent les jeunes du quartier qui se sont bien régalés sur le voleur. Depuis des semaines, les habitants de ce quartier étaient en alerte après de nombreux vols dans différentes maisons.

Comme on dit souvent : «  99 jours pour le voleur et 1 jour pour le propriétaire », celui qui se dit s’appeler Fabien, voleur de son état a été appréhendé par les jeunes du quartier. Il s’était introduit dans un domicile et tentait de voler le poste téléviseur plasma quand il a été surpris.

Malgré ses prouesses en sprint, le voleur a été rattrapé quelques mètres par une meute de jeunes ayant ficelé leur plan depuis des semaines. Grande fut la surprise du voleur de constater que personne ne lui portait main. Il a été conduit dans une maison inachevée du quartier où quatre jeunes ont été désignés pour l’affliger la sanction choisie à cet effet.

Fabien le voleur, a été sodomisé toute la nuit et filmé. C’est tôt le matin qu’il a été prié de s’en aller.

A Pointe-Noire, on assiste depuis le début de la crise économique à une recrudescence des actions inciviques. Des vols et braquages sont devenus légions dans la majorité des quartiers de la ville. Des voix soupçonnent la police d’être en connivence avec certains malfaiteurs qui malgré leur arrestation se retrouvent dans la rue quelques heures plus tard. Ainsi, certains riverains ont tout simplement décidé de se faire justice.

Avec Sacer-infos par Stany Franck