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France: Fillette violée chez ses parents : «de nombreuses défaillances» dénoncées

juin 4, 2019

 

Le cas d’une fillette violée chez ses parents entre 2002 et 2005, en dépit des signalements répétés à la justice, a fait l’objet ce mardi d’un rapport du Défenseur des droits pointant de «nombreuses défaillances de la part des intervenants socio-éducatifs, judiciaires et policiers». Cette jeune femme aujourd’hui âgée de 22 ans, désignée dans le rapport par ses initiales «KJ», a été violée et agressée sexuellement entre 5 et 8 ans par un homme hébergé chez ses parents, dont ils connaissaient pourtant les antécédents pédophiles.

Ce dernier a été condamné à 30 ans de réclusion par la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine en juillet 2018, et deux mois plus tard, l’État a été à son tour condamné pour déni de justice. Placée chez son oncle et sa tante en 2010, KJ avait en 2016 attaqué l’État pour faute lourde car la dizaine de signalements au parquet de Rennes effectués dès sa naissance par les médecins, l’école ou les services sociaux étaient restés sans réponse.

Le Défenseur des droits rappelle que la mère de KJ avait assassiné son premier enfant, né d’un viol, 14 ans plus tôt, un crime pour lequel elle a passé cinq ans derrière les barreaux. Si le tribunal avait jugé que l’action pour faute lourde était prescrite, l’Etat avait été condamné à lui verser 12.000 euros en réparation du préjudice subi au titre du déni de justice.

«KJ a été victime de viols et d’agressions sexuelles alors qu’elle n’était âgée que de cinq ans, lesquels se sont poursuivis sur une période de presque trois années. Durant cette période, la famille a été suivie par des travailleurs sociaux, qui n’ont pas su déceler la gravité de sa situation. KJ n’a pas été protégée», dénonce le Défenseur des droits.

Il s’agit d’«une enfance qui n’a pas été protégée, en dépit de multiples alertes et signalements émanant de son entourage et de professionnels sociaux, éducatifs et médicaux», souligne-t-il. KJ montrait pourtant à l’époque «un comportement inquiétant»: «maux de ventre et pleurs au moment d’uriner, masturbation en présence d’autres enfants, pauvreté du langage, amaigrissement…» et «pratiquait des fellations» sur des enfants de son âge, selon un signalement de 2003.

L’analyse de sa situation, selon l’auteur du rapport, met «en évidence a posteriori de nombreuses défaillances de la part des intervenants socio-éducatifs, judiciaires et policiers, qui n’ont pas su faire montre de la clairvoyance que l’on doit aux enfants». Enfin, «les facteurs de vulnérabilité et de fragilité de la famille ainsi que les éléments caractérisant une mise en danger de l’enfant ont été sous-estimés à la fois par l’autorité judiciaire, et les services sociaux et éducatifs».

Par Le Figaro.fr avec AFP

France/Paris: Chris Brown absent à la confrontation avec la femme qui l’accuse de viol

mai 28, 2019

 

Le chanteur américain Chris Brown, accusé de viol depuis janvier par une Française, ne s’est pas rendu mardi à la convocation de la police pour une confrontation avec la plaignante à Paris, ont annoncé les avocats de cette dernière.

«M. Brown n’a pas d’excuse valable pour son absence. Il a tout simplement délibérément choisi de ne pas se présenter aujourd’hui à la confrontation. (…) C’est un scandale», a réagi Gloria Allred, l’avocate américaine de la jeune femme, dans une déclaration lue à la presse.

La plaignante de 24 ans accuse Chris Brown, son garde du corps et un ami du chanteur de l’avoir violée dans un palace parisien dans la nuit du 15 au 16 janvier. Tous trois avaient été placés en janvier en garde à vue, notamment pour «viol aggravé», avant d’être remis en liberté, sans faire l’objet de poursuites. Aucun d’eux n’était présent mardi pour cette confrontation.

L’artiste de 30 ans a assuré «n’avoir eu aucune relation sexuelle de quelque manière que ce soit avec la plaignante», avait affirmé en janvier son avocat, Raphaël Chiche. «Il réitère être à la disposition de la justice française. Pour l’heure, la justice ne lui a pas imposé de rester en France mais, s’il doit revenir, il le fera», avait ajouté Me Chiche. Contacté mardi par l’AFP, Me Chiche, qui a porté plainte de son côté pour «dénonciation calomnieuse», n’était pas disponible pour réagir

Par Le Figaro.fr avec AFP

La Suède se prononcera le 3 juin sur une éventuelle détention d’Assange pour viol présumé

mai 21, 2019

 

La justice suédoise se prononcera début juin sur un éventuel placement en détention du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, en vue de l’émission d’un mandat d’arrêt européen à son encontre pour un viol présumé commis en Suède en 2010, a indiqué mardi le tribunal d’Uppsala.

L’audience «aura lieu le 3 juin 2019 à 10h00 au tribunal d’Uppsala. La Cour a pris en compte à la fois l’exigence d’une procédure rapide et le droit pour le suspect de préparer sa défense», a annoncé le tribunal en charge de l’affaire, dans un communiqué. Une semaine après la réouverture de l’enquête criminelle, le 13 mai, visant l’Australien, la procureure en charge de l’instruction Eva-Marie Persson a demandé lundi «le placement en détention d’Assange en son absence», une procédure légale en Suède, «en raison de soupçons de viol». Dans la foulée, Eva-Marie Persson avait indiqué que si la demande de placement en détention était acceptée par le tribunal d’Uppsala (est), elle émettrait un mandat d’arrêt européen afin d’obtenir le transfèrement en Suède de Julian Assange.

La réouverture de l’enquête suédoise relance un feuilleton judiciaire qui dure depuis près d’une décennie, pendant laquelle Julian Assange et ses soutiens n’auront eu de cesse de dénoncer une manœuvre destinée à le faire extrader vers les Etats-Unis. Il est aujourd’hui inculpé par la justice américaine d’association de malfaiteurs en vue de commettre un «piratage informatique», pour avoir aidé l’ex-analyste du renseignement américain Chelsea Manning à obtenir un mot de passe et ainsi accéder à des milliers de documents classés secret-défense.

C’est officiellement pour éviter cette extradition que l’Australien s’était réfugié en 2012 à l’ambassade d’Equateur à Londres. En son absence, et faute de pouvoir faire avancer l’enquête, la justice suédoise avait abandonné les poursuites en mai 2017. L’arrestation de l’Australien le 11 avril à Londres avait ravivé l’espoir de la plaignante et de son avocate de le voir remis à la Suède en vue d’un procès avant la prescription échéant en août 2020. Âgée d’une trentaine d’années à l’époque des faits, la plaignante accuse l’Australien d’avoir engagé un rapport sexuel, pendant qu’elle dormait et sans préservatif, alors qu’elle lui avait à plusieurs reprises refusé tout rapport non protégé, des faits que l’intéressé a toujours nié. Début mai, Julian Assange, 47 ans, a été condamné à 50 semaines de prison par un tribunal britannique pour violation de ses conditions de liberté provisoire.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France/Nord: un prêtre soupçonné de viol placé sous contrôle judiciaire et suspendu

mai 4, 2019

 

Un prêtre du Nord, accusé de viol par une paroissienne de 18 ans, a été placé sous contrôle judiciaire, en attendant son procès, a-t-on appris samedi auprès du parquet, tandis que le diocèse de Lille l’a suspendu de ses fonctions. A la suite de sa garde à vue, le prêtre âgé de 53 ans a été «déféré au palais de justice de Dunkerque et placé sous contrôle judiciaire dans l’attente de son jugement, qui aura lieu le 7 octobre», a indiqué à l’AFP le parquet de Dunkerque. Il est poursuivi pour agression sexuelle et non pour viol.

La jeune femme avait porté plainte après les faits, qui se sont déroulés lundi matin au presbytère de Wormhout, selon la même source. «Conformément à notre pratique diocésaine, en attente du procès à venir et de sanctions canoniques ultérieures, je suspends» ce religieux «de ses fonctions d’administrateur et de l’exercice du ministère sacerdotal», a annoncé dans un communiqué l’archevêque de Lille, Mgr Laurent Ulrich, exprimant sa «compassion à l’égard de la plaignante et de ses proches». «Je redis avec fermeté ma volonté de lutter contre toute forme d’abus dans l’Eglise», a-t-il ajouté, deux jours après un Conseil diocésain de pastorale qui a réuni 250 responsables religieux et laïcs sur ce sujet.

Après des études de philosophie et de théologie, Raymond Mbele vient à Paris en 1992 pour suivre une formation en communication à l’association de la catéchèse nationale de l’audiovisuel. Il est ordonné diacre à Paris XIIIe en 1994 puis rejoint Owando (Congo), son diocèse d’origine. Successivement vicaire de paroisse (sous les ordres du père Daniel Dupuy, originaire d’Hazebrouck), puis curé et vicaire général dans le diocèse voisin d’Ouesso, il a demandé « à bénéficier d’une autre expérience. Je voulais me ressourcer. J’ai une sorte de lien historique avec le diocèse de Lille : l’évêque d’Owando était originaire de Lille, l’abbé Daniel Dupuy, d’Hazebrouck. Tous deux ont beaucoup donné pour notre diocèse au Congo. Je veux donner en retour. »

Raymond Mbele, qui vient d’arriver en Flandre, note dans un large sourire : « Quand on vient du soleil, la température ici surprend ! » Il poursuit : « Je viens ici à l’écoute et au service des paroissiens. Je solliciterai leur indulgence car dans les premiers temps, je risque d’avoir du mal avec la prononciation des noms des Flandres… J’exercerai mon ministère avec les prêtres et les laïcs qui sont déjà sur le terrain et qui le connaissent parfaitement. Sans leur aide, ma mission serait vouée à l’échec. »

Selon le parquet, ce prêtre originaire du Congo, qui était depuis 2015 administrateur de la paroisse Saint-Winoc Saint Folquin de l’Houtland, «reconnaît le rapport sexuel mais sur le consentement, il considère qu’il n’a pas agi par contrainte».

En février 2018, un autre prêtre du Nord avait été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, soupçonné de viols et d’agressions sexuelles aggravés sur une jeune paroissienne. L’instruction est toujours en cours.

Par Le Figaro.fr avec AFP et Lavoixdunord.fr

Cristiano Ronaldo rejette une accusation de viol, « crime abominable »

octobre 3, 2018

Las Vegas (Etats-Unis) – La star mondiale du football Cristiano Ronaldo a démenti catégoriquement mercredi avoir violé une Américaine de 34 ans dans un hôtel de Las Vegas en juin 2009, qualifiant le viol de « crime abominable ».

« Je démens vigoureusement les accusations qui me visent. Le viol est un crime abominable qui va à l’encontre de tout ce que je suis et de ce que je crois », a écrit le champion portugais sur son compte Twitter.

« Je refuse de nourrir ce cirque médiatique monté par des gens qui cherchent à se faire de la publicité à mes dépens », a-t-il ajouté dans ce message en anglais.

Les avocats de l’accusatrice, Kathryn Mayorga, ont annoncé la tenue d’une conférence de presse mercredi à Las Vegas.

La police de Las Vegas a annoncé lundi avoir rouvert l’enquête sur les accusations portées par Mme Mayorga, qui affirme dans une plainte déposée dans l’Etat du Nevada que Cristiano Ronaldo l’a sodomisée de force le 13 juin 2009.

Dans un deuxième tweet mercredi, l’attaquant du club italien de la Juventus Turin s’est dit serein.

« Ma conscience claire me permet d’attendre avec tranquillité les résultats de n’importe quelle enquête », a écrit celui qui est par ailleurs surnommé CR7.

Romandie.com avec(©AFP / 03 octobre 2018 14h55)

France: un footballeur professionnel renvoyé aux assises pour viol

septembre 11, 2018

Nîmes – Un footballeur professionnel qui appartient à un club de Premier League anglaise a été renvoyé aux assises pour le viol en 2012 d’une jeune fille de 15 ans dans un camping en France, a-t-on appris mardi de sources judiciaires.

Ce footballeur, qui n’est pas français, était âgé de 17 ans au moment des faits.

Il a été renvoyé avec son cousin, âgé de 19 ans au moment des faits, devant la cour d’assises des mineurs de Nîmes (sud), selon l’ordonnance de mise en accusation signée le 18 juillet par un juge d’instruction.

Selon ce document, les deux cousins, qui étaient alors en vacances, nient tout viol, affirmant qu’il s’agissait de relations sexuelles consenties et qu’ils ne connaissaient pas l’âge de la victime.

Me Rémy Nougier, l’avocat du footballeur, a indiqué mardi à l’AFP avoir fait appel de ce renvoi devant les assises. Me Nougier assure que son client « conteste vigoureusement » les faits qui lui sont reprochés.

La victime avait été retrouvée le 7 juillet 2012 en état de choc et en pleurs et avait affirmé immédiatement avoir été abusée sexuellement par deux jeunes plus âgés.

Elle avait expliqué que les deux garçons avaient profité de son état d’ébriété avancé et affirmé qu’ils connaissaient son âge, comme plusieurs témoins.

La victime n’a jamais varié dans ses dires.

Le jeune footballeur avait dans un premier temps dit ne pas avoir eu de relations sexuelles avec elle, avant de revenir sur ses déclarations et de parler de relations « consenties ».

Romandie.com avec(©AFP / 11 septembre 2018 12h02)                                                        

En Mauritanie, les femmes violées risquent aussi la détention, dénonce HRW

septembre 5, 2018

Paris – Les femmes et filles victimes de viol en Mauritanie sont encore plus « mises en danger » par la criminalisation dans ce pays des relations sexuelles hors mariage, ou « zina », car elles peuvent être « poursuivies si elles ne parviennent pas à prouver l’absence de consentement », dénonce Human Rights Watch (HRW).

Dans un rapport de 101 pages publié mercredi, l’organisation de défense des droits de l’homme exhorte les autorités mauritaniennes à instaurer un « moratoire immédiat sur les poursuites et la détention des personnes pour +zina+ » et à « libérer sans tarder » celles détenues dans ce cadre.

« Les femmes et filles victimes de viol appréhendent le fait de porter plainte et d’intenter des poursuites judiciaires car, si elles ne parviennent pas à prouver leur absence de consentement, elles peuvent être pénalement poursuivies et détenues », relève HRW.

Celles qui portent plainte « malgré ce risque font souvent face à des policiers et autorités judiciaires qui ne respectent pas leurs droits fondamentaux », déplore l’organisation, qui s’appuie notamment sur une trentaine d’entretiens avec des femmes et filles réalisés à Nouakchott et à Rosso (Sud).

HRW a rencontré cinq femmes et filles « qui ont dénoncé un viol, mais ont pourtant été elles-mêmes poursuivies pour +zina+ après avoir signalé leur agression à la police ». Celles auxquelles le tribunal avait accordé la liberté provisoire avant le procès « ont été obligées de pointer chaque semaine dans un commissariat », fustige HRW.

« Alors que selon la loi mauritanienne, le crime de +zina+ ne s’applique qu’aux +musulmans majeurs+, certains procureurs vont jusqu’à inculper des filles mineures de +zina+, surtout si elles sont enceintes, même si elles expliquent que leur grossesse est due à un viol », dénonce encore HRW.

« Peu de survivantes d’agressions sexuelles osent s’exprimer » en Mauritanie, rappelle HRW, qui a recueilli le témoignage de Mariama. Cette femme a rapporté avoir été « violée par un chauffeur de taxi à l’âge de 20 ans » et n’en a pas parlé à ses parents par peur. « Alors que j’étais enceinte de huit mois, ma mère s’en est rendu compte et m’a demandé comment c’était arrivé. C’est à ce moment là que je lui ai raconté le viol ».

Pris d’une « rage folle », son père l’a alors « amenée au commissariat et a dit aux policiers » que sa fille « devait être enfermée parce qu’elle avait couché avec un homme, et qu’il ne la voulait plus chez lui », rapporte HRW.

L’ONG rapporte aussi le calvaire de Rouhiya, qui dit avoir fui à 15 ans en juillet 2016 son père « qui abusait d’elle sexuellement » – et dont elle était enceinte – « pour chercher refuge chez un homme de 23 ans qui lui avait promis de l’épouser ». Peu après, a-t-elle rapporté, cet homme l’a « enfermée, droguée et violée collectivement avec trois autres hommes ».

La police l’a retrouvée au bout de deux semaines. Dans sa déclaration aux policiers, Rouhiya a révélé qu’elle connaissait un de ses agresseurs. Les policiers l’ont alors arrêtée et envoyée à la prison nationale pour femmes en l’accusant d’avoir eu des relations sexuelles hors mariage, selon HRW. Rouhiya a depuis été libérée grâce à une ONG et vit dans un foyer.

HRW pointe du doigt les « obstacles institutionnels, juridiques et sociaux que rencontrent les survivantes lorsqu’elles veulent rapporter à la police des incidents d’agressions sexuelles, amener les coupables devant la justice et obtenir un soutien médical et psychosocial ».

Si l’ONG relève des « avancées » ces dernières années concernant la protection juridique des femmes, elle estime que la loi mauritanienne « ne définit et ne pénalise pas convenablement les violences sexuelles ».

Romandie.com avec(©AFP / 05 septembre 2018 13h07

Un Irakien soupçonné de meurtre en Allemagne reconnaît son crime au Kurdistan

juin 9, 2018

/ © dpa/AFP / Boris Roessler

Un Irakien soupçonné du meurtre d’une adolescente en Allemagne et arrêté vendredi au Kurdistan irakien a avoué son crime, a affirmé samedi un haut responsable de la police de la région autonome.

« Quand nous l’avons interrogé, le jeune homme originaire du Kurdistan a avoué avoir tué la jeune Allemande », a déclaré à l’AFP Tariq Ahmad, le chef de la police de Dohouk, dans le nord-ouest de l’Irak.

Plus tard, lors d’une conférence de presse, le même responsable a dit que l’Irakien, âgé de 20 ans, avait reconnu l’avoir étranglée.

Ali Bashar, arrivé en Allemagne en octobre 2015 au « pic » de la crise des réfugiés, est soupçonné d’avoir violé et étranglé entre les 22 et 23 mai Susanna Feldman, une jeune fille de 14 ans, à Wiesbaden (centre), selon la police allemande.

L’Irakien « a affirmé que tous les deux étaient amis mais qu’ils avaient eu un différend, et qu’il l’avait tuée lorsque la jeune fille l’avait menacé d’appeler la police », a déclaré samedi le général Ahmad.

Il aurait été alcoolisé au moment des faits, au point de ne pas se rappeler ses agissements le lendemain, a prétendu la mère de M. Bashar, interviewée par la Deutsche Welle.

Le jeune homme, dont la demande d’asile avait été rejetée en décembre 2016, avait quitté l’Allemagne le 2 juin avec toute sa famille alors qu’il n’était pas encore soupçonné et que le corps n’avait pas été découvert.

Les circonstances de son départ ont soulevé des questions en Allemagne sur l’efficacité de la police.

Le chef de la police de Dohouk a expliqué avoir été informé par le ministère de l’Intérieur du Kurdistan « qu’une famille était arrivée et qu’un de ses membres était suspecté de meurtre ».

Le jeune homme a été arrêté vendredi « à deux heures du matin dans un hôtel de Zakho », une ville de la province de Dohouk, a-t-il ajouté.

Vendredi, un haut responsable kurde irakien avait affirmé à l’AFP que des dispositions avaient été prises pour que le suspect soit transféré « au plus vite » en Allemagne afin d’y être jugé.

Selon plusieurs médias allemands, il aurait décollé dans l’après-midi d’Erbil dans un vol Lufthansa à destination de Francfort. L’appareil devait atterrir aux alentours de 20h30 (18H30 GMT). M. Bashar sera ensuite présenté à un juge d’application des peines avant une probable mise en détention préventive.

Plusieurs marches de soutien, ponctuées d’une minute de silence, ont eu lieu samedi à travers l’Allemagne, notamment à Mayence, ville voisine de Wiesbaden, où résidait la jeune fille.

A la suite de la montée en puissance de l’extrême droite, Berlin a mis un sérieux tour de vis à sa politique d’accueil des demandeurs d’asile. Sur décision de la chancelière Angela Merkel, le pays s’était ouvert à plus d’un million de migrants en 2015 et 2016.

Romandie.com avec (©AFP / 09 juin 2018 17h54)                  

États-Unis: un grand jury confirme l’inculpation de Weinstein pour viol et agression sexuelle

mai 31, 2018

/ © POOL/AFP / Steven Hirsch

Un « grand jury » new-yorkais a validé mercredi l’inculpation de Harvey Weinstein pour un viol et une fellation forcée, une étape supplémentaire vers un éventuel procès pour le producteur déchu.

M. Weinstein, accusé depuis l’automne par près d’une centaine de femmes d’abus sexuels allant du harcèlement au viol, avait été inculpé pour la première fois vendredi par la police new-yorkaise pour un viol présumé commis en 2013 et une fellation forcée sur une actrice en 2004.

Le producteur de 66 ans avait ensuite été présenté à un juge et remis en liberté, moyennant une caution d’un million de dollars, le port d’un bracelet électronique et des déplacements limités aux États de New York et du Connecticut.

Mais les preuves réunies contre lui par le procureur de Manhattan devaient encore être validées par un « grand jury », un panel de jurés qui, selon le système judiciaire américain, doit vérifier que les preuves sont suffisantes pour une inculpation.

C’est ce qui s’est passé mercredi lorsque le panel « a voté pour inculper Harvey Weinstein », a indiqué le procureur de Manhattan, Cyrus Vance, dans un communiqué.

Cette décision « rapproche l’accusé du moment où il devra répondre des crimes dont il est inculpé », a ajouté M. Vance, en rappelant néanmoins que l' »enquête était toujours en cours » et en appelant toute victime potentielle de Weinstein à contacter ses services.

L’avocat de Weinstein, Ben Brafman, avait contesté d’avance la décision du grand jury, qu’il avait dénoncée comme « inévitable » au vu de « la pression politique injuste » pesant sur le procureur pour poursuivre Weinstein. Une pression exercée notamment par le mouvement anti-harcèlement #MeToo, qui a fait chuter des dizaines d’hommes de pouvoir aux États-Unis depuis cet automne.

Brafman avait expliqué plus tôt mercredi qu’Harvey Weinstein ne témoignerait pas devant ce grand jury, faute d’avoir pu préparer correctement son audition.

Ce ténor du barreau new-yorkais reprochait notamment au procureur de ne lui avoir fourni les détails correspondant aux deux accusations que vendredi soir, à la veille d’un long week-end férié aux États-Unis, et d’avoir refusé de reporter la convocation du grand jury.

M. Brafman a aussi jugé le transfert tardif d’informations par le procureur d’autant plus « troublant » que l’accusation de viol émanerait selon lui d' »une femme avec qui M. Weinstein a eu une relation sexuelle consentie pendant 10 ans, qui s’est poursuivie après la plainte de viol pour 2013″.

La police et le procureur n’ont jusqu’ici donné aucune information sur l’identité de cette accusatrice. L’accusation de fellation forcée émane en revanche d’une personnalité qui avait déjà rendu publiques ses allégations, Lucia Evans, aspirante actrice au moment des faits présumés en 2004.

L’acte d’inculpation validé mercredi par le grand jury, très bref, ne donne aucun détail nouveau sur les accusations contre M. Weinstein ou l’identité des victimes.

Il confirme les trois chefs d’accusation retenus vendredi par la police, deux pour viol et un pour agression sexuelle.

En cas de condamnation, ils pourraient valoir entre 5 et 25 ans de prison au producteur.

M. Brafman a réaffirmé, comme il l’avait dit vendredi, que Weinstein entendait « plaider non coupable et se défendre vigoureusement face à ces accusations non étayées qu’il dément fermement ».

La prochaine audience dans cette affaire est prévue pour le 30 juillet.

Romandie.com avec(©AFP / 31 mai 2018 13h02)                  

États-Unis: Weinstein inculpé pour viol et agression sexuelle à New York

mai 25, 2018

Harvey Weinstein se présente le 25 mai 2018 à un commissariat du sud de Manhattan, à New York / © AFP / Don EMMERT

Le producteur de cinéma déchu Harvey Weinstein, accusé par des dizaines de femmes d’agressions sexuelles, a été inculpé vendredi à New York pour un viol et une agression sexuelle, pour la première fois depuis la publication des allégations contre lui il y a sept mois.

M. Weinstein, 66 ans, en veste bleu marine sur pull bleu et chemise claire, trois livres sous le bras, était arrivé peu avant 07H30 locales (11H30 GMT) au commissariat du sud de Manhattan, non loin de là où il avait un temps des bureaux.

L »ex-producteur, qui a été accusé d’abus sexuels par une centaine de femmes, déclenchant le mouvement #MeToo, en est ressorti une heure et demie plus tard les mains dans le dos, apparemment menotté. Il était encadré par un homme et une femme qui sont entrés avec lui dans une grosse voiture noire, en partance pour le tribunal de Manhattan situé non loin de là, où il devait être présenté à un juge.

Attendu par des dizaines de caméras du monde entier, il n’a fait aucune déclaration.

– Bracelet électronique –

La police new-yorkaise a précisé peu après qu’il avait été inculpé pour un viol et une agression sexuelle sur deux femmes distinctes, sans donner d’autres détails.

Selon plusieurs médias américains, l’accusation d’agression sexuelle émanerait de Lucia Evans, une femme qui a témoigné publiquement dans le passé que Weinstein l’avait forcée en 2004 à lui faire une fellation.

Quant à l’accusation de viol, elle concernerait une femme encore non identifiée dont les allégations n’avaient jusqu’ici pas été rendues publiques, selon certains médias.

Weinstein, qui est représenté par le célèbre avocat new-yorkais Benjamin Brafman, le même qui avait obtenu en 2011 l’abandon des poursuites contre Dominique Strauss-Kahn dans l’affaire du Sofitel, a toujours démenti avoir eu des rapports sexuels « non consentis ».

Après son inculpation, Weinstein devrait être remis en liberté moyennant une caution d’un million de dollars, le port d’un bracelet électronique et la remise de son passeport, aux termes d’un arrangement entre ses avocats et le procureur, selon le New York Times.

Depuis la publication des premières accusations contre le producteur par le New York Times et le New Yorker début octobre 2017, Harvey Weinstein a été accusé par une centaine d’actrices –dont Angelina Jolie, Gwyneth Paltrow et Asia Argento–, de mannequins et d’ex-employées d’abus sexuels allant du harcèlement au viol.

Au fil des révélations du New York Times et du New Yorker, récompensés par le prix Pulitzer pour leurs enquêtes, il est apparu que Weinstein avait usé de son pouvoir, pendant près de 40 ans, pour obliger de jeunes actrices ou aspirantes actrices à céder à ses fantasmes sexuels, se faisant parfois aider par ses employés et achetant le silence de certaines victimes via des accords de confidentialité.

– « Un pas vers la justice » –

Il s’est aussi avéré que beaucoup de gens étaient au courant de son comportement, mais avaient préféré se taire souvent par peur de voir leur carrière ruinée par le producteur multi-oscarisé, longtemps vénéré pour avoir promu un cinéma original incarné par des réalisateurs comme Quentin Tarantino.

Les révélations ont fait l’effet d’une bombe. Des centaines de femmes, sous le hashtag #MeToo, se sont mis à témoigner sur des agressions sexuelles subies souvent des années plus tôt. Le mouvement a fait chuter des dizaines d’hommes de pouvoir dans des secteurs aussi divers que le cinéma, les médias, la mode, la gastronomie ou la musique.

Jeudi, le célèbre acteur Morgan Freeman est venu s’ajouter à la liste des accusés, huit femmes affirmant qu’il les avait harcelées sexuellement. Il a présenté des excuses.

L’annonce de l’arrestation du producteur, après des mois d’enquête par le procureur de Manhattan accusé de traîner des pieds, a été saluée par plusieurs figures du mouvement #MeToo.

« J’avais un besoin viscéral de le voir menotté », a déclaré vendredi sur la chaîne ABC l’ex-actrice Rose McGowan.

Dès l’annonce de son arrestation la veille, celle qui dit avoir été violée par Weinstein au festival de Sundance en 1997 avait salué son inculpation imminente comme « un pas de plus vers la justice ».

« C’est super cathartique pour beaucoup de victimes », avait aussi réagi jeudi Tarana Burke, fondatrice du #MeToo. « Nous assistons peut-être à un changement dans la façon dont les affaires de violences sexuelles sont traitées ».

Samedi dernier, lors de la clôture du festival de Cannes, l’actrice italienne Asia Argento, devenue une figure de proue du #MeToo, avait dénoncé haut et fort Weinstein, affirmant qu’il l’avait violée lors de l’édition 1997 du festival.

Romandie.com avec(©AFP / 25 mai 2018 15h40)