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États-Unis: Harvey Weinstein condamné à 23 ans de prison pour viol et agression sexuelle

mars 11, 2020

Harvey Weinstein arrivant au tribunal pénal de Manhattan le 23 janvier 2020, à New York.

Harvey Weinstein arrivant au tribunal pénal de Manhattan le 23 janvier 2020, à New York. TIMOTHY A. CLARY / AFP

Celui qui fut le producteur indépendant le plus puissant du monde encourait jusqu’à 29 ans de prison pour les deux chefs d’accusation dont il a été reconnu coupable.

Harvey Weinstein, reconnu coupable de viol et d’agression sexuelle, a été condamné ce mercredi à 23 ans de prison par le tribunal pénal de Manhattan, un moment très attendu par les victimes du producteur de cinéma

La sentence prononcée par le juge de Manhattan James Burke est proche du maximum prévu, soit 29 ans, pour les deux chefs d’accusation dont Harvey Weinstein avait été déclaré coupable le 24 février. Les avocats de l’ancien magnat d’Hollywood avaient demandé au juge James Burke une peine de cinq ans, soit le minimum légal selon les textes de l’Etat de New York. « Compte tenu de son âge [67 ans] », avaient-ils écrit, « toute peine supérieure au minimum légal […] équivaudrait à une condamnation à perpétuité ».

Il se dit victime de #MeToo

Les avocats avaient fait valoir que, depuis octobre 2017, leur client avait perdu sa femme, qui l’a quitté, son emploi, sa société (The Weinstein Company) et faisait encore face à des manifestations d’hostilité constantes. La défense avait mentionné aussi ses deux jeunes enfants, de 6 et 9 ans. « Il se pourrait que je ne revoie jamais mes enfants », a dit mercredi Harvey Weinstein, qui s’exprimait pour la première fois depuis le début du procès.
Durant son allocution, il s’est présenté en victime du mouvement #MeToo. « J’étais le premier exemple et maintenant, il y a des milliers d’hommes accusés ». « Je suis inquiet pour ce pays », a-t-il expliqué.

En face, il y avait les victimes, les six femmes à avoir témoigné au procès, qui se tenaient côte à côte au premier rang, une image marquante de ce procès. Deux d’entre elles, Mimi Haleyi et Jessica Mann, dont l’agression a mené à la condamnation d’Harvey Weinstein, se sont adressées au juge avant qu’il n’annonce sa décision.

« L’incident avec Harvey Weinstein a changé le cours de ma vie », a expliqué Mimi Haleyi, qui a dû s’interrompre, en pleurs, avant de reprendre son allocution. « Il a détruit une partie de moi. » « J’espère que [la peine] sera suffisamment longue pour qu’il prenne conscience de ce qu’il a fait, à moi et à d’autres, et se repente vraiment », a conclu l’ancienne assistante de production, agressée sexuellement par le producteur en 2006.

Weinstein fera appel

La procureure Joan Illuzzi-Orbon, qui a mené l’accusation durant le procès, n’avait pas demandé de peine précise, sollicitant du juge une peine qui reflète « la gravité des crimes du condamné, son absence totale de remords (…) et la nécessité de le dissuader, lui et d’autres, de commettre de nouveaux crimes ». Harvey Weinstein n’a jamais reconnu publiquement autre chose que des relations consenties avec les femmes qui l’accusent et, de fait, n’a exprimé aucun remord ni présenté d’excuses.

Les avocats d’Harvey Weinstein ont déjà indiqué que leur client ferait appel de la condamnation, ce qui ne l’empêchera pas d’être placé immédiatement en détention.

Nul ne sait, pour l’instant, dans quelle prison de l’Etat de New York le co-fondateur du studio Miramax purgera sa peine, mais sans doute pas à la tristement célèbre Rikers Island, où il est incarcéré actuellement, et plutôt destinée aux accusés en attente de procès.

Pour le mouvement #MeToo, que l’affaire Weinstein a fait naître, la victoire est déjà certaine. Elle s’est jouée avec le verdict de culpabilité, même si le jury l’a disculpé de trois des cinq chefs d’accusation, les plus sérieux. Harvey Weinstein doit encore répondre d’une autre inculpation pour deux agressions sexuelles à Los Angeles, annoncée début janvier.

Par Lexpress.fr avec AFP

États-Unis: Harvey Weinstein reconnu coupable d’agression sexuelle et de viol

février 24, 2020

À l’issue d’un procès ultra-médiatisé à New York, le producteur de cinéma a été acquitté des accusations de comportement sexuel «prédateur».

Harvey Weinstein, arrivant diminué à son procès, se tenant à un déambulateur.
Harvey Weinstein, arrivant diminué à son procès, se tenant à un déambulateur. SPENCER PLATT / AFP

Le célèbre producteur de cinéma Harvey Weinstein, âgé de 67 ans, a été reconnu coupable d’agression sexuelle et de viol à l’issue d’un premier procès à New York. Le jury de sept hommes et cinq femmes a rendu son verdict après cinq jours de délibérations, et un mois d’un procès ultra-médiatisé, emblématique du mouvement #MeToo. Il risque 25 ans de prison.

Le producteur avait plaidé non coupable pour le viol de deux femmes, l’un commis en 2003, l’autre en 2006. Il a été disculpé des accusations de comportement sexuel «prédateur» qui lui faisaient risquer la perpétuité.

Un autre procès au pénal attend le producteur à Los Angeles.

Par Le Figaro avec AFP et Reuters

Le magnat canadien de la mode Peter Nygard accusé de viol par 10 femmes

février 14, 2020

 

Peter Nygard possède un empire de plusieurs millions de dollars dans la fabrication et la vente de vêtements, dont le siège social est à Winnipeg.
© /Associated Press Peter Nygard possède un empire de plusieurs millions de dollars dans la fabrication et la vente de vêtements, dont le siège social est à Winnipeg.
Dix femmes intentent une poursuite civile contre le magnat canadien de la mode Peter Nygard et demandent à un tribunal de l’état de New York de certifier leur demande de recours collectif. Elles accusent l’homme d’affaires originaire de Winnipeg de les avoir violées dans sa villa des Bahamas et d’opérer ce qu’elles qualifient de « réseau de trafic humain ».

Trois des plaignantes avaient 14 ans et trois autres 15 ans, au moment des viols allégués, qui se seraient produit entre 2008 et 2015.

Les plaignantes, qui ne sont pas nommées dans la poursuite « pour protéger leur identité en raison de la nature sensible et du contenu hautement personnel » qu’on y trouve, demandent des dommages pour les viols qu’elles auraient subis.

Selon la poursuite, Peter Nygard « a recruté, séduit et appâté des enfants et des femmes jeunes, impressionnables et souvent pauvres, avec de l’argent comptant et de fausses promesses de contrats lucratifs en tant que mannequins, pour les agresser, les violer et les sodomiser ».

Aucune accusation criminelle n’a été portée en rapport avec ces allégations.

Dans une déclaration écrite jeudi, l’avocat de Peter Nygard, Jay Prober, nie « vigoureusement » des accusations qu’il qualifie de « complètement fausses [et] sans fondement ». « Peter Nygard est impatient d’exposer cette arnaque et de laver sa réputation une fois pour toutes. »

Peter Nygard possède un empire de plusieurs millions de dollars dans la fabrication et la vente de vêtements, dont le siège social est à Winnipeg. Selon le site web de l’entreprise Nygard international, la société privée du magnat de la mode possède plus de 170 boutiques en Amérique du Nord.

Des allégations de corruption

Selon la poursuite, Peter Nygard aurait drogué des femmes avec des psychotropes versés dans leurs boissons. Il serait parvenu à maintenir le secret autour de ses agissements en intimidant les plaignantes et en soudoyant les autorités et des politiciens des Bahamas.

Il aurait aussi « payé des gens, avec des fonds de sa société, pour intimider ses anciennes “petites amies” en crevant les pneus de leurs voitures, en allumant des incendies, en payant la police pour qu’elle menace de les arrêter, et en les faisant suivre ».

Une dispute qui s’étend sur dix ans

L’avocat de Peter Nygard indique que son client « s’attendait à cette poursuite » qui s’inscrit, selon lui, dans une suite de tentatives effectuées depuis une dizaine d’années par son ancien voisin des Bahamas, le milliardaire américain Louis Bacon, pour salir sa réputation.

Ce qui a commencé par une simple plainte relative au bruit s’est transformé en une cascade de poursuites déposées par les deux hommes des divers tribunaux de plusieurs pays.

La poursuite la plus récente de Peter Nygard contre Louis Bacon, déposée en novembre 2019 à New York, allègue que ce dernier « a embauché une équipe d’avocats et d’enquêteurs privés » pour amener des témoins « à faire de faux témoignages [.. ], de fausses déclarations […] dans l’intention de nuire à Peter Nygard ».

Peter Nygard dit que les allégations contenues dans la poursuite déposée jeudi sont une réponse à celle qu’il a intentée en novembre contre Louis Bacon, alléguant que les plaignantes ont été « payées pour faire de fausses déclarations ».

Des sauteries hebdomadaires

Les plaignantes allèguent que les viols se sont produits dans la villa des Bahamas de Peter Nygard pendant ou après ce que celui-ci appelait des « pampers parties ».

Son personnel avait pour instruction de recruter des jeunes femmes pour ces sauteries hebdomadaires, selon la poursuite. Une fois dans le domaine, elles auraient été fichées et photographiées. Peter Nygard aurait utilisé ces informations pour choisir ses victimes potentielles. Selon la poursuite, Peter Nygard posséderait une base de données de plus de 7500 femmes et filles mineures.

La poursuite détaille les agressions alléguées subies par les 10 plaignantes : viol vaginal, viol anal, sexe oral. Peter Nygard aurait aussi demandé aux femmes d’uriner ou de déféquer dans sa bouche.

Une des victimes alléguées qui avait 14 ans au moment des faits selon la poursuite, dit que Peter Nygard a commencé par lui montrer des images pornographiques et lui a demandé d’employer un jouet sexuel sur lui avant de la violer, « lui causant une douleur et un traumatisme extraordinaires ».

La poursuite indique que Peter Nygard aurait payé ses victimes des dizaines de milliers de dollars après chaque viol.

La société de Nygard aurait financé toutes les « pamper parties » en transférant de l’argent du compte de banque canadien de la compagnie vers les Bahamas en la faisant transiter par New York, selon la poursuite.

« Quand Peter Nygard a appris qu’il y avait une enquête sur son réseau de trafic humain, il s’est tourné vers des tactiques de violence, d’intimidation, de corruption et de pots-de-vin pour tenter de faire taire ses victimes et de maintenir sa combine », lit-on dans la poursuite.

Étant donné qu’il y a une prescription de dix ans sur des causes de ce genre dans l’état de New York, les plaignantes demandent qu’on leur permette de procéder même s’il s’est passé plus de dix ans depuis les faits allégués, citant les facteurs qui les ont empêchés de porter plainte jusqu’ici, comme les menaces, l’usage de la force, la honte, la peur, ainsi que la faiblesse des lois qui protègent mal les victimes.

Un juge doit autoriser le recours collectif pour qu’il puisse aller de l’avant.

Aucune des allégations dans cette poursuite n’a été prouvée devant un tribunal.

Par CBC/Radio-Canada avec des informations de Timothy Sawa

Une fillette violée dans une ambassade américaine en Inde

février 6, 2020

Les autorités indiennes ont arrêté et inculpé un homme suspecté du viol d’une fillette de cinq ans dans l’enceinte de l’ambassade américaine à New Delhi en Inde. «Le suspect a été arrêté dimanche, immédiatement après la plainte des parents» de la victime, déclare l’enquêteur Yogesh Kumar. Les premiers examens médicaux semblent confirmer qu’elle a bien été violée. Le suspect a été mis en examen en vertu des lois sur les violences sexuelles contre les mineurs, qui vont jusqu’à la peine de mort.

Les faits se sont déroulés samedi dans les quartiers du personnel indien de la représentation diplomatique des États-Unis dans l’ambassade américaine qui est l’un des lieux les plus sécurisés de la capitale indienne, y rentrer nécessite de passer de nombreux contrôles.

L’accusé de 25 ans et la petite fille, tous deux enfants d’agents d’entretien de l’ambassade, habitaient à l’intérieur du complexe. Selon l’enquêteur, la petite fille jouait dehors lorsque le suspect l’a attiré jusque chez lui à la suite de quoi la victime s’est plainte auprès de ses parents.

Quelque 34.000 viols ont été signalés aux autorités indiennes en 2018, un chiffre sous-estimé selon les experts qui estiment que ce nombre ne constitue que la partie émergée de l’iceberg, en raison de la loi du silence qui prévaut encore souvent dans cette société patriarcale. Les violences contre les femmes sont sur le devant de la scène en Inde depuis le viol collectif d’une jeune fille dans un bus de Delhi en 2012, qui avait choqué le pays et le monde.

Par Le Figaro avec AFP

France: Un prêtre octogénaire mis en examen pour le viol présumé d’une fillette en 1998

janvier 25, 2020

 

Un prêtre de 87 ans, soupçonné d’un viol sur une fillette de 8 ans en 1998, a été mis en examen à Clermont-Ferrand et placé sous contrôle judiciaire, a indiqué samedi le parquet de la ville.

Visé par une plainte en 2018 de sa victime présumée, il a été déféré vendredi à l’issue de son placement en garde à vue, intervenu la veille, pour une présentation au juge d’instruction, a-t-il ajouté à l’AFP, confirmant une information de La Montagne. Selon le quotidien régional, les faits, que le suspect aurait niés «en bloc», se seraient déroulés à son domicile à Saint-Saturnin (Puy-de-Dôme) en l’absence de la grand-mère de la victime, avec qui le suspect aurait entretenu à l’époque une relation amoureuse.

L’information judiciaire ouverte «vise notamment à établir s’il existerait d’autres victimes dans ce dossier», selon la même source. «Nous pensons d’abord à la personne victime de ces faits. Nous exprimons la tristesse et la honte de l’Église diocésaine», a réagi l’archevêque de Clermont-Ferrand, Mgr François Kalist, dans un communiqué. «Le prêtre incriminé bénéficie de la présomption d’innocence. Par mesure conservatoire, il est relevé de tout ministère», a-t-il souligné.

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis: L’ancien patron des Grammy Awards rejette des accusations de viol

janvier 22, 2020

L’ancien PDG de l’Académie des arts et sciences de l’enregistrement, association américaine des professionnels du disque qui organise chaque année les Grammy Awards, a formellement démenti mercredi les accusations de viol portées la veille par celle qui l’a remplacé. Mardi, Deborah Dugan a déposé plainte à Los Angeles auprès de la Commission pour l’égalité des chances professionnelles, accusant l’Académie qui vient de la suspendre de ses fonctions de discrimination et harcèlement.

Dans sa plainte de 44 pages, la patronne de la Recording Academy affirme notamment avoir subi des pressions pour embaucher comme consultant son prédécesseur, Neil Portnow, alors qu’il était selon elle soupçonné au sein de l’organisation d’avoir violé une musicienne, «raison réelle pour laquelle son contrat n’avait pas été renouvelé» après 17 ans.

Neil Portnow a réagi mercredi en assurant que la plainte «était truffée d’accusations inexactes, fausses, scandaleuses et terriblement douloureuses» à son encontre. «Les accusations de viol sont ridicules et fallacieuses. Suggérer qu’il y a eu (viol) c’est propager un mensonge», écrit Neil Portnow dans une déclaration reproduite intégralement sur le site du magazine spécialisé Rolling Stone. L’ex-patron de la Recording Academy nie en outre avoir demandé 750.000 dollars pour y rester en tant que consultant, comme Deborah Dugan l’affirme en citant une proposition faite selon elle au conseil d’administration.

Première femme à diriger l’Académie, Deborah Dugan détaille dans sa plainte des accusations qui vont du harcèlement sexuel au conflit d’intérêts en passant par des irrégularités dans les votes pour les Grammy Awards, dont l’édition 2020 se tient dimanche à Los Angeles. Elle soutient que c’est par mesure de rétorsion qu’elle a récemment été placée en «congé administratif» à la suite d’accusations de «mauvaise conduite».

La Recording Academy a démenti, jugeant «étrange que Mme Dugan n’ait jamais évoqué ces graves allégations avant les accusations portées personnellement contre elle par une employée». Cette employée «affirme que Mme Dugan avait créé un environnement de travail ‘toxique et intolérable’ et avait adopté un comportement fait ‘d’abus et de harcèlement’», a déclaré l’Académie dans un communiqué.

Une enquête indépendante a été ouverte.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France/Viol d’une adolescente diffusé sur internet: les deux suspects mis en examen et incarcérés

décembre 22, 2019

Les deux adolescents âgés de 16 ans sont soupçonnés d’avoir violé jeudi une adolescente dans une cage d’escalier à Morsang-sur-Orge, dans l’Essonne.

Deux adolescents sont soupçonnés de viol et d'avoir filmé et diffusé les images sur les réseaux sociaux.
Deux adolescents sont soupçonnés de viol et d’avoir filmé et diffusé les images sur les réseaux sociaux. AFP

Deux adolescents soupçonnés du viol d’une adolescente dans l’Essonne, ainsi que d’avoir filmé et diffusé les images sur les réseaux sociaux, ont été mis en examen et placés en détention provisoire, a-t-on appris dimanche de source judiciaire. Les deux adolescents âgés de 16 ans sont soupçonnés d’avoir violé jeudi une adolescente dans une cage d’escalier à Morsang-sur-Orge, dans l’Essonne, selon des sources policières.

La victime, mineure également, habitant Grigny (Essonne), a été identifiée. La vidéo avait été signalée à la Plateforme d’harmonisation, d’analyse, de recoupement et d’orientation des signalements (Pharos). Une mobilisation organisée sur les réseaux sociaux a rapidement permis d’identifier les auteurs des faits. Sur une vidéo partagée sur Snapchat et Twitter, on peut voir un groupe de jeunes se rendant au domicile d’un homme présenté comme le père d’un des suspects pour demander au fils de se rendre.

«Ça nous a bien aidé», a reconnu une source proche de l’enquête. Vendredi soir, un des deux mineurs s’est rendu lui-même au commissariat de Juvisy et a reconnu les faits. Dans la nuit de vendredi à samedi, son complice a été interpellé et également placé en garde à vue. Dimanche soir, les deux ont été mis en examen pour viol en réunion et enregistrement et diffusion d’images violentes et dégradantes.

«Ce sont des adolescents mais cela n’excuse rien», a réagi la secrétaire d’Etat à l’égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, dans une interview publiée samedi soir sur le site du Parisien. «Le respect des femmes doit s’appliquer à tous les âges et à tous les territoires de la République». Dénonçant une «vidéo abjecte», la secrétaire d’Etat a mis en cause le réseau social Twitter. «Dès que j’en ai eu connaissance, j’ai immédiatement contacté Twitter pour qu’il la retire», a-t-elle expliqué. «Mais des copies circulent encore. Ce réseau social n’est pas à la hauteur, les criminels le savent, voilà pourquoi ils s’en servent», a-t-elle déploré. Interrogée sur la nécessité de renforcer la loi, Marlène Schiappa a rappelé que «depuis l’an dernier, les internautes qui insultent des victimes peuvent être condamnés, comme ceux qui retweetent ce type de vidéos», tout en s’indignant de lire «encore des commentaires» disant «que cette jeune fille n’a pas été violée car elle ne se débat pas».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Une journaliste porte plainte après qu’un homme lui a claqué les fesses en direct

décembre 14, 2019

«À l’homme qui m’a claqué les fesses en direct à la télévision ce matin : vous m’avez violée, utilisée comme un objet et embarrassée. Aucune femme ne devrait avoir à subir ça, ni au travail ni ailleurs !!» Samedi 7 décembre, la journaliste américaine Alex Bozarjian tweetait sa colère envers le coureur qui, durant l’un de ses directs, lui a claqué les fesses face caméra.

Avec plus de 200.000 retweets et 735.000 mentions j’aime, l’histoire s’est rapidement propagée, suscitant colère et réactions outrées. Le numéro de dossard de l’homme a été noté, ses profils sur les réseaux sociaux identifiés- il a d’ailleurs très rapidement supprimé son compte Facebook.

Du Chili au Mexique, mobilisation des femmes contre la violence de genre

Ce vendredi 13 décembre, la journaliste a annoncé avoir déposé plainte pour «violences sexuelles».

Publié par Le Figaro.fr

France: Un homme condamné à quinze ans de réclusion pour le viol de son bébé

décembre 13, 2019

 

Un homme a été condamné vendredi soir à quinze ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de la Côte-d’Or, devant laquelle il comparaissait pour le viol en 2015 de son bébé de sept mois, a-t-on appris de sources concordantes.

Celui qui avait 36 ans au moment des faits était jugé pour viol, atteintes sexuelles et violences sur sa petite fille, alors que des lésions avaient été découvertes à l’hôpital en décembre 2015 sur le corps du nourrisson, amené par ses parents qui venaient de découvrir du sang dans sa couche.

La peine, annoncée par le jury peu avant minuit, est assortie d’un suivi socio-judiciaire de 10 ans et du retrait de l’autorité parentale. Elle est conforme aux réquisitions de l’avocate générale. Mais la sentence est jugée très lourde par l’avocate de cet homme qui se dit innocent, Me Anne-Sophie Henriot, qui a immédiatement indiqué à l’AFP son intention de faire appel.

La mère de la victime, qui comparaissait pour non-dénonciation, a quant à elle été condamnée à 12 mois de prison avec sursis, une peine légèrement inférieure aux 18 mois avec sursis demandés par l’avocate générale.

Si la victime ne peut parler «il y a un corps qui parle et qui appuie», avait martelé la représentante du ministère public, citant des lésions signes de «pénétration au niveau de l’anus», des bleus sur tout le corps ou encore plusieurs fractures anciennes.

Des examens médicaux «sans appel sur l’existence de maltraitances», selon l’avocate générale, évoquant des faits «répétés». Et, s’adressant à l’accusé, elle a jugé «regrettable à l’issue de ces quatre ans, de ces quatre jours, que vous n’ayez pas fini par reconnaître» les faits.

Car cet homme dont le procès n’a pas révélé de profil pathologique, qui avait effectué un an et demi de détention provisoire après les faits, a clamé son innocence tout au long des débats. «Dans ce dossier, il y a de gros doutes, il n’y a pas assez d’éléments», avait lancé aux jurés l’avocate de la défense Me Anne-Sophie Henriot, soulignant que «les experts ne sont pas d’accord entre eux» sur l’origine et le moment de l’apparition des lésions de l’enfant.

«Il n’y a de l’ADN nulle part» ni «aucune photo à caractère pédopornographique» sur le portable de l’accusé, a-t-elle poursuivi, soulignant que son client avait lui-même donné l’alerte et conduit sa fille à l’hôpital. «On ne l’entend pas parce qu’on ne veut pas l’entendre: il a été coupable avant d’être jugé».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Suède : le parquet abandonne les poursuites pour viol contre Julian Assange

novembre 19, 2019

Si la partie civile ne fait pas appel de cette décision, près de dix années de procédure se concluront par un constat d’échec pour la justice suédoise qui ne sera pas parvenue à faire comparaître Julian Assange, réfugié depuis 2012 et jusqu’à son arrestation en avril dernier à l’ambassade d’Equateur à Londres.

Le parquet suédois a annoncé mardi l’abandon des poursuites pour viol contre Julian Assange, le fondateur de Wikileaks accusé par une femme de l’avoir agressée en Suède en 2010. «J’ai convoqué cette conférence de presse pour annoncer ma décision de classer sans suite l’enquête» visant l’Australien, a annoncé la procureure en chef adjointe, Eva-Marie Persson. «Tous les actes d’enquête ont été épuisés (…) sans apporter les preuves requises pour une condamnation», a-t-elle ajouté.

Si la partie civile ne fait pas appel de cette décision, près de dix années de procédure se concluront par un constat d’échec pour la justice suédoise qui ne sera pas parvenue à faire comparaître Julian Assange, réfugié depuis 2012 et jusqu’à son arrestation en avril dernier à l’ambassade d’Equateur à Londres. «Beaucoup de temps s’est écoulé depuis les faits avec pour conséquence d’affaiblir les éléments de preuve (…) au point que j’ai décidé de classer l’enquête sans suite», a annoncé la procureure en chef adjointe, Eva-Marie Persson, au cours d’une conférence de presse à Stockholm.

En août 2010, la plaignante suédoise accusait l’Australien d’avoir engagé un rapport sexuel pendant qu’elle dormait et sans préservatif, alors qu’elle lui avait refusé tout rapport non protégé à plusieurs reprises. Julian Assange, qu’elle avait alors rencontré lors d’une conférence de WikiLeaks, à Stockholm, a toujours nié les faits de viol et martèle que la plaignante était consentante et qu’elle avait accepté de ne pas utiliser de préservatif.

Peur d’une extradition aux Etats-Unis

L’enquête suédoise avait été classée une première fois en 2017 faute d’entrevoir la sortie du mis en cause de l’ambassade équatorienne avant la prescription des faits, mais rouverte en mai dernier après son interpellation par la police britannique le 11 avril. Depuis près d’une décennie, le fondateur de WikiLeaks – qui a publié des centaines de milliers de documents confidentiels – et ses soutiens n’ont eu de cesse de dénoncer une manœuvre destinée à le faire extrader vers les États-Unis, qui l’accusent d’espionnage. Officiellement, c’est la raison pour laquelle l’Australien s’était réfugié en 2012 à l’ambassade d’Equateur à Londres. Détenu dans une prison de Londres, Julian Assange est sous la menace d’une extradition vers les États-Unis où il encourt une peine allant jusqu’à 175 ans d’emprisonnement pour espionnage.

Les autorités américaines lui reprochent d’avoir mis en danger certaines de leurs sources au moment de la publication en 2010 de 250.000 câbles diplomatiques et d’environ 500.000 documents confidentiels portant sur les activités de l’armée américaine en Irak et en Afghanistan. Le Rapporteur de l’ONU sur la torture, Nils Melzer, a fait part de son inquiétude sur l’état de santé de Julian Assange, affirmant que «sa vie était désormais en danger» et son père, John Shipton, a affirmé début novembre que son fils «risquait de mourir en prison». Lors d’une audience devant la justice le 21 octobre à Londres, Assange est apparu confus et bredouillant. L’audience sur la demande d’extradition doit se tenir en février.

Par Le Figaro.fr avec AFP