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Somalie: elles fuient la faim, et sont violées dans les camps de déplacés

juin 2, 2017

Des familles déplacées somaliennes près de leur cabane dans un camp de fortune à la périphérie de Baidoa, dans le sud-ouest du pays, le 14 mars 2017 / © AFP/Archives / TONY KARUMBA

C’était une nuit du mois de mars. Le soldat était mince, mais fort. Son uniforme et ses bottes étaient neufs. Après s’être introduit dans le misérable abri de fortune de Hawo, il a pointé une arme sur la gorge de cette Somalienne et l’a violée. Deux fois.

« Dans ma tête, je peux encore le voir », confie cette jeune femme vivant à Dusta, un camp installé dans la ville de Baidoa, dans le sud-ouest de la Somalie, où sont rassemblés des Somaliens déplacés par la faim et la sécheresse.

Hawo ne souhaite pas révéler som nom complet. Son nouveau-né pleurait pendant qu’elle subissait ce viol, terrifiée. Ses deux autres enfants, un peu plus âgés, dormaient eux à poings fermés.

Dusta, véritable océan de bicoques faites de bâtons, bâches en plastiques et vieux tissus, s’étend jusqu’à un camp où sont stationnés des soldats de la mission de l’Union africaine en Somalie (Amisom), qui combattent les islamistes shebab affiliés à Al-Qaïda et ayant juré la perte du gouvernement somalien.

Pourtant, les résidents de Dusta interrogés par l’AFP assurent être livrés à eux-mêmes. Personne ne les protège, disent-ils, que ce soit l’Amisom, l’armée, les milices locales ou l’ONU.

La plupart des habitants de Dusta sont des femmes et enfants issus de régions contrôlées par les shebab et venus dans la capitale régionale à la recherche de nourriture, d’eau et de soins médicaux.

Selon un décompte de l’AFP basé sur les chiffres de deux ONG locales – Isha et le Somali Children Welfare and Rights Watch (SCWRW) -, au moins 54 femmes ont été violées ou agressées sexuellement dans les 168 camps, qui abritent plus de 155.000 personnes et se sont multipliés autour de Baidoa alors que le pays est au bord de la famine.

La majorité de ces attaques sont commises par des soldats, explique Muhudin Daud Isack, qui travaille pour Isha. « Quand ils ont l’opportunité de le faire, ils commettent un viol ».

– Viols collectifs –

Farhiyo Ahmed Mohamed, une policière à la tête d’une unité spéciale chargée de combattre les violences envers les femmes, reconnaît que des hommes en uniforme ont été impliqués dans de telles attaques et évoque une affaire de viol dans la ville de Goof Gaduud, à l’extérieur de Baidoa, pour laquelle un soldat a été condamné et emprisonné.

Elle accuse cependant les ONG d’exagérer le nombre de viols dans les camps afin d’obtenir plus de subsides.

La Somalie est plongée dans le chaos et la violence depuis plus de 25 ans, et si la communauté internationale l’aide à rebâtir des institutions telles que l’armée et la police, le processus met du temps à porter ses fruits.

Selon l’ONG Isha, neuf femmes du camp de « Buur fuule 2 » ont été violées une nuit de janvier par un groupe de civils armés de pistolets et de couteaux. Elles ont été extraites de leurs abris et violées par plusieurs hommes.

Cinq de ces femmes ont été interrogées par l’AFP. Deux d’entre elles ont raconté que leurs maris étaient tenus en joue pendant les viols. Une victime de 37 ans a, elle, assuré que si les viols sont monnaie courante dans ces camps, les viols collectifs ne le sont pas.

Les organisations humanitaires reconnaissent l’existence du problème croissant des viols, mais expliquent que la crise somalienne comporte de multiples facettes et que la priorité est accordée à d’autres maux. « Les programmes visant à améliorer la protection des femmes sont souvent sous-financés (…), ce même si les violences faites aux femmes augmentent lors des situations d’urgence », souligne Evelyn Aero, du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC).

– Dignité –

De retour à Dusta, Hawo explique que malgré son viol par un soldat, elle souhaite davantage de personnes armées dans le camp. Après ce traumatisme, elle a rapproché son abri de la base de l’Amisom et dit se sentir ainsi plus en sécurité.

D’autres ne souhaitent pas voir plus d’hommes armés dans le camp et estiment que la solution passe par la construction d’abris solides, en pierre et en tôle.

« Au-delà de la survie, l’abri est nécessaire (…) pour s’assurer que chaque personne soit en sécurité, et assurer le droit à la vie privée et la dignité, particulièrement pour les femmes et enfants », estime Gavin Lim, un spécialiste de la protection pour le Haut-commissariat de l’ONU aux réfugiés (UNHCR).

Mais alors que la sécheresse se prolonge et que la menace de la famine se rapproche chaque jour un peu plus, le nombre de déplacés augmente, rendant encore plus épineuse la question de la sécurité des femmes dans les camps.

Plus de 377.000 Somaliens ont été déplacés lors des trois premiers mois de 2017, portant à plus d’un million le nombre total de personnes déplacées par le conflit et la sécheresse en Somalie. Et l’UNHCR table sur trois millions d’ici la fin de l’année.

Romandie.com avec(©AFP / 02 juin 2017 19h18)                

La Suède renonce aux poursuites contre Julian Assange pour viol

mai 19, 2017

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange, réfugié à l’ambassade d’Equateur, le 5 février 2016 à Londres / © AFP/Archives / BEN STANSALL

Il criait au complot: la justice suédoise a classé vendredi l’enquête pour viol visant Julian Assange, qui devra pourtant patienter avant de sortir de l’ambassade d’Equateur à Londres où il s’est réfugié en 2012.

Si le mandat d’arrêt européen est levé, la police britannique a prévenu qu’elle serait « obligée » d’arrêter Julian Assange s’il sortait de l’ambassade, au motif qu’il avait enfreint en 2012 les conditions de sa liberté sous caution au Royaume-Uni.

Pour ce qui concerne le volet suédois, « l’affaire Assange » se conclut sur un fiasco judiciaire et valide la stratégie de l’obstruction systématique mise en oeuvre par ses nombreux avocats pour lui éviter de comparaître devant un tribunal.

À trois ans de la prescription, la procureure suédoise Marianne Ny a donc annoncé avoir classé l’enquête et requis la levée du mandat d’arrêt européen que Julian Assange tentait de faire annuler depuis 2010.

« Toutes les possibilités de faire avancer l’enquête ont été épuisées (…) et il n’apparaît plus proportionné de maintenir la demande de placement en détention provisoire par défaut de Julian Assange ni le mandat d’arrêt européen », a-t-elle fait valoir.

L’abandon des poursuites « ne résulte pas d’un examen complet des éléments de preuve » et la justice suédoise « ne se prononce pas sur la question de la culpabilité », a remarqué la procureure.

Génie persécuté pour les uns, manipulateur paranoïaque pour les autres, Julian Assange a toujours récusé les accusations de viol. Sauf coup de théâtre, il restera à jamais présumé innocent.

Victoire totale

Malgré son soulagement manifeste, l’Australien a lancé sur Twitter qu’il « n’oublie pas et ne pardonne pas » d’avoir été « détenu pendant sept ans », dont cinq dans des conditions spartiates à l’ambassade d’Équateur à Londres.

« Détenu pendant sept ans sans charges pendant que mes enfants grandissaient et que mon nom était traîné dans la boue. Je ne pardonne pas et n’oublie pas », a-t-il tweeté.

Julian Assange dénonce une manœuvre pour le faire extrader vers les Etats-Unis, où il risque d’être poursuivi pour la publication de documents militaires et diplomatiques confidentiels.

L’administration de Donald Trump a affirmé en avril que son arrestation était une « priorité » et selon des médias locaux, les États-Unis sont en train de monter un dossier d’accusation.

En février 2016 déjà, un groupe de travail de l’ONU critiquait la lenteur de l’enquête et appelait la Suède et le Royaume-Uni à indemniser l’ex-hacker pour « détention arbitraire ».

« C’est une victoire totale pour Julian Assange », s’est pour sa part réjoui son avocat suédois, Per Samuelsson. Son client, a-t-il indiqué à l’AFP, souhaite recevoir l’asile en Equateur. « C’est le seul endroit où il est en sécurité ».

Quito a salué la décision de la justice suédoise et appelé le Royaume-Uni à laisser Julian Assange quitter son territoire sans être inquiété.

« Le mandat d’arrêt européen n’est plus valide. Le Royaume-Uni doit fournir une sortie sûre à M. Julian Assange », a affirmé sur Twitter le ministre équatorien des Affaires étrangères, Guillaume Long.

Prescription

Mais la menace d’une arrestation a tempéré les ardeurs de son entourage. « La Grande-Bretagne annonce qu’elle arrêtera Assange quoi qu’il arrive et refuse de confirmer ou de démentir qu’elle a déjà reçu une demande d’extradition des Etats-Unis », a tweeté WikiLeaks.

A Stockholm, l’accusatrice de l’Australien, « choquée », a dénoncé un « scandale » et maintenu sa version.

« Aucune décision pour classer l’affaire ne peut changer le fait qu’Assange a commis sur elle un viol », a déclaré son avocate, Elisabeth Fritz, dans un mail à l’AFP.

Âgée d’une trentaine d’années à l’époque des faits, elle a porté plainte le 20 août 2010 contre Julian Assange, qu’elle avait rencontré au cours d’une conférence de WikiLeaks à Stockholm quelques jours auparavant. Elle l’accuse d’avoir engagé un rapport sexuel non protégé pendant qu’elle dormait dans la nuit du 16 au 17 août.

Julian Assange soutient qu’elle était consentante et avait accepté de ne pas utiliser de préservatif. C’est ce qu’il a redit à un procureur équatorien, en présence d’une magistrate suédoise, lors de son audition à l’ambassade d’Equateur en novembre.

Cet interrogatoire, négocié des mois durant par les deux parties, n’aura finalement pas changé la donne.

L’instruction suédoise, notamment retardée par le refus de M. Assange d’être entendu en Suède, aura pris près de sept ans. La plainte d’une autre jeune Suédoise pour une agression sexuelle à la même époque à Stockholm a été frappée par la prescription en 2015.

Romandie.com avec(©AFP / 19 mai 2017 16h27)                

Inde: acquittement d’un diplomate français accusé de viol sur sa fille

avril 19, 2017

New Delhi – Un diplomate français jugé en Inde pour des accusations de viol sur sa fille a été acquitté mercredi par la justice indienne, ont rapporté à l’AFP plusieurs sources proches du dossier.

« Nous confirmons que (Pascal Mazurier) a été acquitté en première instance par le tribunal de Bangalore », dans le sud du pays, a déclaré une source diplomatique à l’ambassade de France à New Delhi.

Numéro trois du consulat français de Bangalore, Pascal Mazurier avait été arrêté en juin 2012 après que son épouse d’origine indienne, Suja Jones, l’eut accusé d’avoir violé leur fille de trois ans.

Le prévenu avait toujours nié ces accusations et plaidé non coupable. Il s’est dit être victime d’une manipulation sur fond de séparation difficile avec son épouse.

Cet acquittement, après presque cinq ans de procédure, est « un soulagement énorme car ce type d’accusation équivaut à une condamnation à mort, au moins sur le plan social », a confirmé à l’AFP M. Mazurier, joint au téléphone depuis New Delhi.

Depuis son arrestation, l’agent consulaire est interdit de sortie du territoire et suspendu de ses fonctions.

Interrogée par la télévision indienne CNN-News 18, Mme Jones a elle qualifié ce jugement de « déni de justice pour (s)a fille » et indiqué son intention de faire appel de la décision.

L’affaire avait fait grand bruit en Inde, la partie civile et des médias ayant à plusieurs reprises accusé la France de protéger son ressortissant.

Le procès de M. Mazurier durait depuis 2014, dans ce pays connu pour le lenteur de son système judiciaire.

« C’est la fin d’un cauchemar, c’est la victoire de la vérité sur la calomnie », ont estimé ses avocats Clémence Witt et Pierre-Olivier Sur.

Étant donné l’encombrement des tribunaux indiens, un appel prolongerait cependant la procédure de plusieurs mois ou années.

Romandie.com avec(©AFP / 19 avril 2017 16h08)

Burundi: l’ONU dénonce les chants appelant au viol d’opposantes

avril 18, 2017

Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, le 13 juin 2016 à Genève / © AFP/Archives / FABRICE COFFRINI

Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme a dénoncé la multiplication d’incidents dans lesquels les Imbonerakure, la ligue de jeunesse du parti au pouvoir au Burundi, appellent au « viol » d’opposantes.

« Les slogans choquants appelant au viol repris par de jeunes hommes appartenant aux Imbonerakure dans plusieurs provinces du Burundi sont profondément inquiétants », car ils sont une preuve supplémentaire de « la campagne de terreur » menée par ces derniers, a estimé M. Zeid Ra’ad Al Hussein, dans un communiqué.
M. Zeid fait référence à une vidéo, diffusée sur les réseaux sociaux début avril, montrant des centaines de jeunes Imbonerakure dans une pose martiale, en rangs, qui chantent en kirundi – la langue nationale: « Engrossez les opposantes, (pour) qu’elles enfantent des Imbonerakure ».

Cette vidéo tournée à Ntega, dans la province de Kirundo (nord) au début de l’année, avait fait scandale et contraint le CNDD-FDD, le parti au pouvoir dont les Imbonerakure forment la ligue de jeunesse, à s’en démarquer.

Ce chant « ne concorde ni avec les m?urs ni avec l’idéologie du parti CNDD-FDD », avait-il fait savoir, disant condamner « avec la dernière énergie cet écart de langage » et promettant des sanctions.

Mais dans son communiqué, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme cite plusieurs incidents similaires, plus récents. Ainsi, le 1er avril, dans la province de Kayanza (nord), près de 2.500 Imbonerakure ont défilé le long de la route centrale en incitant « au viol et à la violence » contre les opposants.

Des « slogans similaires seraient également scandés chaque fin de semaine » lors de réunions d’Imbonerakure dans la province de Makamba (sud), selon la même source.

Enfin, le 8 avril, dans la province de Ruyigi (est), environ 200 personnes, dont des Imbonerakure, auraient aussi appelé à « mettre enceintes les opposantes », selon le communiqué.

M. Zeid a appelé le gouvernement burundais à reconnaître « que la manifestation de Ntega n?était pas un incident isolé, mais la partie émergée de l’iceberg ».

« De tels discours éhontés de haine manifeste et d’incitation à la violence ne doivent être ni tolérés, ni encouragés », a-t-il ajouté.

Les Imbonerakure sont sur la sellette depuis le début de la grave crise que traverse le Burundi, déclenchée par l’annonce en avril 2015 de la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé et sa réélection en juillet de la même année.

Ce groupe, qualifié de milice par l’ONU, malgré les dénégations de Bujumbura, est accusé par les ONG locales, internationales et l’ONU d’être responsable, aux côtés de la police, des services secrets et de l’armée, des graves violations des droits de l’homme commises depuis avril 2015, dont de nombreux cas de viols.

Ces violences ont fait 500 morts selon l’ONU, et 2.000 selon les ONG. Des centaines de cas de torture et de personnes disparues ont également été recensés, et quelque 400.000 personnes ont quitté le pays.

Romandie.com avec(©AFP / 18 avril 2017 15h49)

Les évêques de Madagascar condamnent l’attaque d’un couvent

avril 11, 2017

 Jésus-Christ transportant la croix. /  Mbolina. / Fotolia

Jésus-Christ transportant la croix. / Mbolina. / Fotolia

Les condamnations des « actes odieux » perpétrés le 1er avril contre le couvent des sœurs de Notre Dame de la Salette à Antsahatanteraka Antsirabe, à Madagascar, continuent. En début de semaine, la Conférence des évêques de Madagascar (CEM) avait dénoncé « un acte inhumain ».

« Nous condamnons avec vigueur ce qui s’est passé », avaient déclaré les évêques malgaches, demandant aux autorités de « prendre leur responsabilité pour que la lumière soit faite dans cette affaire ». La commission Justice et Paix, de son côté, qualifie l’attaque de « crime contre l’humanité ».

Des ordinateurs et des téléphones portables

Cette nuit-là, le couvent a été attaqué par une dizaine d’hommes armés. Après avoir roué de coups un employé qui avait essayé de les repousser, les assaillants ont violé une religieuse malgache, une jeune bénévole allemande et trois pensionnaires. Avant de prendre la fuite, ils ont dérobé plus de 6 000 €, des ordinateurs et des téléphones portables.

« Aucune revendication n’a été faite ; il s’agit sans doute d’un acte de banditisme », estime Falihéry Razafindrakoto, interrogé par La Croix. Chargé de liaison et d’appui à Madagascar pour le Secours catholique Caritas France, ce dernier rappelle que l’enquête se poursuit et que la police locale annonce avoir arrêté six personnes dans le cadre de cette affaire.

Cette attaque est à mettre en relation avec Cri d’alarme des évêques de Madagascar face à l’augmentation des violences et de la pauvreté dans leur pays.

« La société sombre dans un climat de vols et de violences. La population se trouve livrée à elle-même », déclarait l’an dernier la CEM réunie en Assemblée plénière à Antanimena. Les évêques avaient aussi abordé le problème de la corruption, qui occupe une grande place dans la gestion des affaires nationales. « Les richesses naturelles sont galvaudées, surtout en ce qui concerne l’exploitation illicite de bois de rose, de l’or et des pierres précieuses. Aucune loi précise n’a été mise en place, et la gestion des ressources naturelles reste floue », avaient regretté les évêques.

La CEM poursuivait : « Ce n’est pas seulement les ressources naturelles, mais le droit et les valeurs de la société malgache qui se trouvent aussi bafoués et échangés contre de l’argent. En somme, on nourrit la population par des mensonges. »

Lacroix.com par Claire Lesegretain

(Congo-Brazzaville) Des personnes âgées violées et torturées dans le Pool

octobre 20, 2016

 

Faute d’avoir atteint leur but, les miliciens et mercenaires de Sassou-NGuesso se sont acharnés sur plusieurs personnes âgées, dont un vieux de plus de 75 ans qui se nommerait Kouma, accusé d’être le féticheur du pasteur Ntumi. Après l’avoir torturé, il a été transféré dans les geôles de la Sécurité d’Etat à Brazzaville.
Des personnes âgées violées et torturées dans le Pool

pooliste

A la recherche de Ninjas imaginaires qu’elle ne trouve pas, l’armée tribale du dictateur Sassou-NGuesso s’en prend à tous les jeunes du Pool à partir de 15 ans qu’elle juge en âge de porter une arme, comme ce fut le cas, pour plus de 353 Koongo assassinés (affaire des disparus du Beach).

Le 17 octobre 2016 dans la matinée les miliciens du bourreau de l’Alima ont mené des véritables rafles et perpétré des actes de barbarie sur plusieurs personnes âgées (viols, séquestrations, tortures…), dans le village de Ngandou Boudzoua dans la région de Mindouli (Pool). Après leurs forfaits, tous les véhicules dont les propriétaires étaient originaires du Pool ont été incendiés.

L’armée génocidaire de Sassou-NGuesso s’est aussi déchainée sur des paisibles citoyens qui se rendaient à Brazzaville par la Route Nationale, en installant des barrages routiers, avec pour but non seulement de piller, mais aux fins de torturer ces pauvres voyageurs considérés à tort comme des partisans du pasteur Ntumi.

Faute d’avoir atteint leur but, les miliciens de Sassou-NGuesso se sont acharnés sur plusieurs personnes âgées, dont un vieux de plus de 75 ans qui se nommerait Kouma, accusé d’être le féticheur du pasteur Ntumi. Après l’avoir torturé, il a été transféré dans les geôles de la Sécurité d’Etat à Brazzaville.

Pendant que le génocide des populations du Pool poursuit son cours,  les hommes politiques vaquent tranquillement à leurs occupations politiciennes.

Tsaty Mabiala de l’UPADS est en campagne électorale pour les législatives de 2017 et Parfait Kolelas prépare sa convention de la soi-disant opposition, pour un dialogue avec le diable !

Quelle indécence, quel cynisme …les hommes politiques congolais n’ont aucune humanité !

ce jeudi 06 octobre 2016 à 10 heures précises à KOMONO

Tsaty-Mabiala à Komono le jeudi 06 octobre 2016

upads

Tsaty Mabiala à Bambama le mercredi 05 octobre 2016

convention

La Rédaction

(Extrait de congo-liberty)

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AUTRE FAIT :

Une femme de 50 ans, prénommée COSETTE, mère de six enfants, a été enlevée et enfermée à la DGST où  elle subit, avec d’autres femmes de son âge voire plus, les sévices, les viols, les tortures en tout genre des miliciens et mercenaires de Sassou Nguesso. Leur crime : leur appartenance ethnique, parce que originaire du Pool, parce que Kongo.

Par Mediapart.fr avec Congonews.fr

Le chan­teur Corneille raconte son viol par sa tante

octobre 6, 2016

 

Une enfance déchi­rante au Rwanda

 

Dans une auto­bio­gra­phie inti­tu­lée Là où le soleil dispa­raît, le chan­teur Corneille revient sur son enfance au Rwanda, le géno­cide et le viol qu’il a subi.

 

Habi­tuel­le­ment, il est discret. Tant sur son passé, en partie dévoi­lée dans son premier album Parce qu’on vient de loin, tant sur sa vie privée. Mais l’heureux papa de Mérick et Mila a décidé de se livrer dans un témoi­gnage boule­ver­sant. Corneille signe Là où le soleil dispa­raît, chez XO Editions. Il aura mis cinq années à accou­cher de ce livre, dont deux unique­ment pour trou­ver la force de reve­nir sur le géno­cide rwan­dais qui a emporté ses parents et ses frères et sœurs, la nuit du 15 avril 1994.

On y apprend égale­ment que le chan­teur a été abusé par sa tante à l’âge de 6 ans et demi. Dans Paris Match, il raconte le trau­ma­tisme qu’à engen­dré ce viol. « J’avais 6 ans et demi quand ma tante a abusé de moi, empor­tant mon inno­cence d’en­fant avec elle », confie-t-il. « Cela a eu forcé­ment des réper­cus­sions sur ma sexua­lité et mon rapport aux femmes. Jusqu’à ce que je rencontre mon épouse, Sofia, je n’avais pas mesuré l’éten­due des dégâts du viol dont j’ai été la victi­me… »

Mais ce livre parle aussi de la fuite, l’espoir, de la soli­tude, du succès immense du chan­teur et, bien évidem­ment, de l’amour que lui et sa femme Sofia se portent.

Sur son compte Insta­gram, le chan­teur a dévoilé la couver­ture et la quatrième de couver­ture de son ouvrage. Il sort aujourd’hui en librai­rie.

https://www.instagram.com/p/BJ_0d6pBwfn/embed/captioned/?v=7 https://www.instagram.com/p/BKqoFmehfny/embed/captioned/?v=7

 Gala.fr par Sarah KoskievicSarah Koskievic

Afrique du Sud: Un garçon de 6 ans poignardé à mort après avoir sauvé sa mère d’un viol

août 22, 2016

 

 Un garçon de 6 ans poignardé à mort après avoir sauvé sa mère d'un viol

 

Alors qu’il était sur le chemin de l’école, le petit Kutlwano Garesape a trouvé la mort dans une rue de la ville de Jan Kempdorp (nord de l’Afrique du Sud). Il a été poignardé par un homme qui avait tenté d’agresser sexuellement sa mère qui l’accompagnait.

Le matin du 12 août, Kutlwano Garesape, 6 ans, son frère de 8 ans et leur mère se rendaient à l’école, à l’extérieur de la ville Jan Kempdorp, en Afrique du Sud. Ils venaient de rater le bus scolaire et ont dû marcher en empruntant la route principale puis un chemin peu fréquenté mais proche de l’établissement, en espérant ne pas arriver trop en retard. C’est là qu’un homme a soudainement surgi et a attaqué la femme de 42 ans, lui demandant de lui donner son argent. Elle a refusé et s’est débattue, mais l’agresseur l’a immobilisée au sol et a commencé à relever sa jupe. « Là, j’ai compris qu’il voulait me violer, devant mes enfants« , explique-t-elle au site IOL. Mais c’était sans compter sur le courage de son cadet qui s’est précipité vers eux et a roué de coups de poings et de pieds l’inconnu en hurlant : « Laisse ma maman. C’est maman ! »

Grâce à sa courageuse intervention, Segomotso réussit à lui échapper mais malheureusement l’homme a redirigé son agressivité vers le petit garçon. Il le prend et l’envoie à quelques mètres de lui avant de se jeter sur lui pour tenter de l’étrangler. Alors qu’elle crie à son autre fils, paralysé de peur de courir chercher de l’aide, la mère des deux garçons voit l’homme prendre une bouteille cassée et poignarder son enfant à plusieurs reprises. « Je pouvais l’entendre m’appeler et le voir essayer de se défendre en tendant les mains, se souvient-elle douloureusement. J’étais impuissante. »

Elle tente de stopper des voitures passant sur la route principale, toute proche, en hurlant que quelqu’un est en train de tuer son fils, mais aucune ne s’arrêter. Elle retourne sur le chemin et découvre avec horreur que l’agresseur plante désormais un bâton dans le corps de son fils, toujours en vie. Un groupe d’hommes finit par voler au secours de la famille mais l’assaillant les empêche de s’approcher de lui en menaçant l’écolier qu’il traîne avec lui jusqu’à un chemin de fer puis s’enfuit en le laissant, agonisant, derrière lui. « Il était couvert de sang et m’a demandé de le prendre dans mes bras. Je l’ai embrassé et serré fort contre moi. Puis j’ai senti ses bras se relâcher et j’ai su qu’il venait de mourir.« 

Cette violente tragédie a provoqué la colère de toute la communauté dans laquelle vit la famille qui pleure aujourd’hui son petit héros et s’inquiète pour la sécurité de tous et notamment de ses enfants. Le coupable a été arrêté par la police grâce à l’implication de ses membres qui l’ont activement recherché. Il a été inculpé du meurtre de Kutlwano vendredi tandis que des habitants ont manifesté devant la prison pour qu’il ne lui soit pas accordé de caution. « Il doit payer », criaient-ils selon des médias locaux. « Ce sont les enfants qui doivent enterrer leurs parents, pas l’inverse. Mon enfant n’est pas venu au monde pour être enterré« , a confié le papa du garçonnet, rongé par le chagrin. Ses funérailles ont eu lieu hier et de nombreuses personnes y étaient présentes pour rendre hommage à sa bravoure et sa pétillante personnalité.

Imatin.net avec Au Feminin.com

Une Néerlandaise en prison au Qatar après une plainte pour viol

juin 11, 2016

Une Néerlandaise de 22 ans en vacances au Qatar a été arrêtée après avoir porté plainte pour viol, a indiqué son avocat samedi. Elle est suspectée d’avoir eu des relations sexuelles hors mariage. Une affaire analogue a eu lieu en 2013 aux Emirats Arabes Unis.

La Néerlandaise « a été arrêtée en mars et elle est suspectée d’adultère, ce qui signifie des relations sexuelles en dehors des liens du mariage », interdites dans ce pays conservateur, a affirmé son avocat, Brian Lokollo, à la radio néerlandaise NOS-Radio1.

Contacté par l’AFP, le ministère néerlandais des Affaires étrangères a confirmé l’arrestation. Il a souligné que la jeune femme, qui se prénomme Laura, n’avait pas encore été inculpée.

« Aucune charge n’a encore été retenue et l’enquête est toujours en cours », a affirmé Daphné Kerremans, une porte-parole du ministère. Il a ajouté que le ministère était en contact régulier avec la jeune femme.

Laura s’était rendue dans un hôtel où la consommation d’alcool est autorisée, a expliqué son avocat. « Elle est allée danser, mais quand elle est revenue à sa table, après la première gorgée de sa boisson, elle s’est rendue compte » qu’elle avait été droguée.

« Elle ne se sentait vraiment pas bien ». « Après, elle ne se souvient plus de rien jusqu’au matin, quand elle se réveille dans un appartement complètement inconnu et qu’elle réalise, à sa plus grande horreur, qu’elle a été violée », a-t-il ajouté.

L’homme a aussi été arrêté
L’auteur présumé des faits a également été arrêté. Il assure que la relation était consensuelle et que la jeune femme lui a même demandé de l’argent. « Elle réfute complètement ces accusations », a souligné Brian Lokollo.

Une audience au tribunal est prévue lundi et le ministère espère qu’une décision sera prise sur d’éventuelles charges à l’encontre de la jeune Néerlandaise.

Une Norvégienne de 24 ans, qui avait porté plainte pour viol contre son patron, avait été condamnée en 2013 à 16 mois de prison aux Emirats arabes unis voisins pour comportement indécent (une relation sexuelle hors mariage), parjure et consommation d’alcool. Elle avait ensuite été graciée par les autorités.

Romandie.com

Un viol collectif à Rio met le Brésil en émoi

mai 28, 2016

Conférence de presse des enquêteurs sur le viol de l’adolescente, vendredi 27 mai.

Conférence de presse des enquêteurs sur le viol de l’adolescente, vendredi 27 mai. RICARDO MORAES / REUTERS
Elle était encore une adolescente de 16 ans quand elle est venue, ce samedi 21 mai, retrouver son petit ami, « Pedrao » dans une favela de la zone ouest de Rio de janeiro. Quelques heures plus tard, « Mina » (mine) comme la décrit atrocement l’un de ses agresseurs, n’était définitivement plus une enfant. Cette nuit-là, la jeune Brésilienne fut droguée, violée et violentée. La police tente de mettre la main sur trente-trois suspects. Oui, trente-trois. Quatre ont été arrêtés.

Au sordide s’est ajoutée la bestialité quand les violeurs ont posté, mardi, une vidéo de la victime, nue et endormie (ou inconsciente) se vantant, entre deux éclats de rires, d’avoir été « plus de trente » à l’agresser. « Plus de trente » à avoir « creusé un tunnel dans la mine », a tweeté un certain @michelbrazil7, activement recherché et dont le compte Twitter a été fermé.

Choqué, le Brésil est en émoi. Le crime est relayé par la presse internationale. Déjà, le Times of India, y voit une version brésilienne du « cas Nirbhaya », l’affaire de cette jeune étudiante indienne décédée en 2012 suite à un viol collectif.

Un autre cas similaire dans l’Etat du Piaui

Le Brésil n’est pas l’Inde. Mais il s’est réveillé mercredi avec un profond sentiment de malaise. Selon l’annuaire brésilien de sécurité publique, 47 646 viols ont été recensés en 2014 : 5 par heures, un toutes les 11 minutes. Un chiffre sans doute bien en deçà de la réalité. Selon l’Institut de recherche économique appliquée (IPEA) seuls 10 % des cas de viols seraient notifiés à la police. L’institut estime ainsi que 527 000 personnes sont violées chaque année au Brésil, parmi elle 89 % de femmes dont 70 % d’enfants et d’adolescentes.

Vendredi, la presse se faisait l’écho d’un autre cas similaire : une jeune femme de 17 ans, victime d’un viol collectif dans l’Etat du Piaui, par cinq jeunes, âgés de 15 à 18 ans. Là encore, la jeune femme était inconsciente, saoulée. La police a identifié quatre mineurs suspects, qui nient les faits, mais admettent avoir vu l’homme de 18 ans avoir une relation sexuelle avec la victime. « Tous trouvaient normal de voir un homme majeur avoir une relation sexuelle avec une jeune femme endormie », a commenté au journal Folha de Sao Paulo l’un des enquêteurs, visiblement atterré.

L’organisation des Nations unie pour les femmes au Brésil, ONU mulheres, a manifesté son soutien, jeudi, aux victimes de ces crimes « barbares » et prémédités, appelant à une réaction des autorités et soulignant que l’exposition des méfaits auprès du public était une atteinte à la dignité de la personne.

Très vite, la présidente Dilma Rousseff, éloignée du pouvoir suite à l’ouverture d’une procédure d’« impeachment » (destitution) à son encontre, a elle aussi fait part sur Twitter de son effroi appelant, jeudi, « à combattre, dénoncer et punir », cette « barbarie ».

Une « culture du viol »

Il aura fallu 24 heures de plus et une vague d’indignation sur les réseaux sociaux pour que son suppléant, Michel Temer, réagisse à son tour et affirme rejeter « avec la plus grande véhémence le viol de l’adolescente de Rio de Janeiro. Il est insensé qu’en plein XXIe siècle l’on doive cohabiter avec des crimes d’une telle barbarie ». Pris de court, l’ancien coéquipier de Dilma Rousseff a promis de créer un département au sein de la police fédérale pour gérer spécifiquement des violences faites aux femmes.

La proposition fait ricaner les féministes. « Je ne crois pas qu’un gouvernement qui a supprimé le ministère de la femme soit réellement préoccupé par cette question », raille Cynara Menezes auteure du blog Socialista morena. Michel Temer s’était déjà attiré les foudres des défenseurs de la cause féminine en nommant le 12 mai un gouvernement exclusivement masculin.

Le viol de Rio fera-t-il changer les esprits ? Mme Menezes en doute. « Il règne une culture du viol au Brésil », se désole-t-elle comme nombre d’internautes. « A chaque cas d’agression, quelqu’un vient souligner que la femme portait une jupe courte, qu’elle aime le baile funk [les soirées de la jeunesse dans les favelas] ou consomme de la drogue. Au Brésil, on entend souvent dire que les femmes, les Indiens, les Noirs se victimisent », s’agace-t-elle.

Selon une enquête de l’Ipea datée de 2014, 26 % des personnes interrogées considéraient que les femmes portant des vêtements laissant voir le corps méritent d’être attaquées. 65,1 % pensaient aussi qu’une femme agressée par son partenaire qui reste, malgré tout avec lui, aime être frappée.

Lemonde.fr par Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)