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France: Un conseiller d’Éric Zemmour visé par une enquête pour viol

janvier 31, 2022

Une enquête a été ouverte après une plainte pour viol à l’encontre d’Olivier Ubéda, directeur des événements du candidat à la présidentielle.

Directeur des evenements d'Eric Zemmour, Olivier Ubeda, 51 ans, fait l'objet d'une plainte pour viols deposee en decembre 2021. (image d'illustration)
Directeur des événements d’Éric Zemmour, Olivier Ubéda, 51 ans, fait l’objet d’une plainte pour viols déposée en décembre 2021. (image d’illustration)© JOEL SAGET / AFP

Le directeur des événements du candidat d’extrême droite Éric Zemmour (Reconquête !), Olivier Ubéda, est visé par une enquête pour viols, ouverte après une plainte déposée en décembre, a indiqué, lundi 31 janvier, le parquet de Paris, confirmant une information de BFMTV.

« Travailler pour Z : 1/ on vire ton épouse de son job 2/ le fisc fait du zèle 3/ on t’accuse de viol… rien que ça. Le scénario est bien foutu. Ça ne repose sur rien de réel. Les médias adorent », a tweeté, lundi, Olivier Ubéda après la parution de l’article de BFMTV. « Vouloir casser ce qui marche. Salir pour empêcher. À vomir. Qui est dupe ? A qui le tour ? », a-t-il ajouté.

Selon BFMTV, un jeune homme de 18 ans, qui aurait travaillé avec lui en tant que stagiaire, a dénoncé des viols qui auraient commencé au printemps 2021 et se seraient poursuivis jusqu’à l’automne, période à laquelle il a déposé une plainte. Le parquet de Paris a confirmé qu’à la suite d’une plainte déposée le 9 décembre, une enquête avait été ouverte le lendemain pour viols. Les investigations ont été confiées au 1er district de police judiciaire.

Une personnalité bien connue à droite

« Je ne réagirai que quand je saurai de quoi et de qui on parle. Je vois l’officier enquêteur demain [mardi, NDLR]. Je n’ai reçu aucune convocation écrite. Juste une audition libre pour une mise en cause. Moi j’appelle cela une dénonciation calomnieuse. Parfois #MeToo c’est juste mytho », a-t-il poursuivi sur Twitter, quelque temps après son premier tweet sur le sujet.

Olivier Ubéda n’a pas donné suite aux sollicitations de l’Agence France-Presse dans l’immédiat. Âgé de 51 ans, Olivier Ubéda figure dans l’organigramme de la campagne d’Éric Zemmour comme « directeur des événements ». Ce communicant est chargé de l’organisation et de la scénographie des meetings, comme celui du 5 décembre à Villepinte ou celui prévu samedi à Lille. Il fait aussi la voix off des meetings du candidat d’extrême droite.

Il avait déjà assuré la communication d’Éric Zemmour durant la précampagne du polémiste, autour de son livre La France n’a pas dit son dernier mot. Ancien de l’UMP, Olivier Ubéda est une personnalité bien connue de la droite, pour laquelle il a régulièrement organisé des meetings, notamment pour Nicolas Sarkozy.

Avec Le Point avec AFP

Guinée : le testament de M’mah Sylla, victime de violences sexuelles 

décembre 1, 2021
M’mah Sylla, 25 ans, est décédée le 20 novembre à Tunis, où elle avait été évacuée après avoir subi plusieurs viols commis par deux hommes qui se disaient médecins en Guinée. © DR

Impunité et mauvaise gouvernance : telles sont les causes de la tragédie qui a frappé la jeune Guinéenne de 25 ans, décédée après plusieurs viols le 20 novembre dernier. Oser se dresser collectivement contre ces fléaux est le seul moyen d’honorer sa mémoire.

Nous refusons toujours de nous rendre à l’évidence. Nous continuons à faire semblant. Nous persistons à croire que les problèmes vont se régler d’eux-mêmes, comme par miracle. Pis, nous paraissons avoir abandonné notre sort entre les mains d’un messie – que je plains grandement –, pensant naïvement, et peut-être cyniquement, qu’il surgira bien de quelque part pour régler tous nos problèmes.  N’est-ce pas là, précisément, la recette la plus aboutie de l’échec ?

Tous coupables

Pourquoi nous entêtons-nous à croire qu’une personne seule trouvera la solution pour les 12 à 13 millions de Guinéens que nous sommes sans que nous ayons à jouer notre partition ? Sommes-nous à ce point anesthésiés et rendus aveugles par des décennies de laisser-faire, de pagaille, d’injustice, d’impunité et de mauvaise gouvernance ? Car, oui, pour moi, la tragédie qu’a vécue M’mah Sylla résulte de cette mauvaise gouvernance qui sévit depuis trop longtemps et qui reste largement impunie. Je la considère comme le plus grand de nos maux, le cancer de notre société. Une société si aliénée que tout ce qui est anormal ailleurs est érigé en règle chez nous et célébré comme étant l’excellence même !

L’impunité face aux violences économiques, politiques, sociales et celles basées sur le genre, dont nos populations sont victimes, a élevé le malfrat au rang de héros de tous les temps.

L’IMPUNITÉ ET LA CULTURE DES PETITS ARRANGEMENTS NOUS ONT ABÊTIS, RENDUS MESQUINS ET MÉDIOCRES

L’impunité a perverti notre système de valeurs et couvert de honte ceux d’entre nous qui ont embrassé le service public afin de servir, produire des résultats et rendre des comptes à leurs concitoyens. L’impunité et la culture des petits arrangements nous ont abêtis, rendus mesquins et médiocres. L’impunité nous a presque vidés de notre humanité ! Humanité pourtant célébrée par nos anciens dans notre belle charte du Manden. Mais à quoi sert de bomber le torse en clamant avec fierté que cette charte est l’ancêtre de la déclaration des droits de l’Homme si chaque jour, à travers nos actes et nos attitudes, nous la foulons aux pieds et la vidons de sa substance?

M’MAH EST MORTE PARCE QUE NOUS AVONS ÉTÉ SI PEU NOMBREUX À NOUS DRESSER CONTRE CETTE MAUVAISE GOUVERNANCE

M’mah est morte à cause de nous tous, parce que nous avons préféré nous adonner à d’autres passe-temps, plutôt que de régler les vrais problèmes qui, en réalité, ne sont pas si difficiles à résoudre. M’mah est morte parce que nous avons été si peu nombreux à nous dresser contre cette mauvaise gouvernance. Pourtant, pas besoin de kalachnikov pour mettre fin à l’impunité ! Il suffit de faire preuve de fermeté et d’équité.

Intérêts égoïstes

Pourquoi rechignons-nous tant à sévir ? Quand un cadre commet une faute, nous déployons moult efforts pour convaincre sa hiérarchie d’abandonner toutes formes de condamnation. Nous envoyons des délégations pour tenter de l’amadouer au-delà du bon sens et de l’objectivité, cela souvent sans même nous demander ou nous enquérir des actes commis, encore moins de leurs conséquences, parfois incommensurables, pour notre pays et nos populations. Tout cela parce que le « qu’en-dira-t-on », devenu l’aune ultime de la popularité et du succès, est depuis trop longtemps préférable au respect et à la dignité qu’imposent les décisions difficiles mais nécessaires, dont celle de punir. Tout cela parce que l’on préfère sacrifier le bien-être du plus grand nombre sur l’autel d’intérêts égoïstes d’une minorité d’hommes et de femmes, dont le seul but est d’entretenir la pérennité d’un système, savamment élaboré, de captation de ressources.

Mais tout cela à un prix. Un prix dont certains pensent pouvoir s’affranchir en se cloîtrant dans leurs îlots dorés au milieu d’océans de pauvreté qu’ils ont grandement contribué à créer ou aggraver. Ce prix a été payé par M’mah Sylla et par tant d’autres. Des victimes sont mortes plusieurs fois, lorsqu’on a refusé d’appliquer simplement les lois et les règles.

EN BRISANT LE SILENCE À VISAGE DÉCOUVERT, M’MAH SYLLA A DÉFIÉ SES BOURREAUX AINSI QU’UN OPPRESSANT SYSTÈME QUI AURAIT VITE FAIT DE L’ANÉANTIR.

Des victimes ont été bafouées, lorsqu’on a refusé de sanctionner les actes de corruption. Des victimes ont été lésées, lorsqu’on a laissé des hommes et des femmes phagocyter l’économie d’un pays au profit de leurs intérêts personnels et ceux de leurs familles. Voilà le lourd tribut à payer pour un pays comme le nôtre, si riche et pourtant si pauvre ! Mais M’mah nous a peut-être aussi lancé un défi extraordinaire. En acceptant courageusement de briser le silence, elle a défié ses ignobles bourreaux ainsi qu’un oppressant système qui aurait aussitôt fait de l’anéantir. M’mah nous laisse un testament et nous ordonne d’agir pour elle et pour toutes les victimes de violences. Il est désormais temps d’en finir avec cette impunité, pour que la honte change de camp.

Malado Kaba

Avec Jeune Afrique par Malado Kaba

Ancienne ministre guinéenne de l’Économie et des Finances (2016-2018), PCA d’Orabank Guinée. Membre de la cohorte inaugurale de l’Initiative Amujae, programme phare du Centre présidentiel Ellen Johnson Sirleaf pour les femmes et le développement.

Sénégal : la Miss, la polémique et l’insupportable culture du viol

novembre 20, 2021
Miss Sénégal 2020, Fatima Dionne. © DR

La directrice du comité d’organisation de l’élection Miss Sénégal a provoqué un tollé en assurant que si Fatima Dionne avait été violée, c’est qu’elle l’avait bien cherché. Ses propos ont enflammé les réseaux sociaux… et refroidi les sponsors.

Comme mode de défense, Amina Badiane aurait difficilement pu faire pire. Le 18 novembre, la responsable du comité d’organisation de l’élection Miss Sénégal était interrogée par Dakarbuzz, site internet qui n’a jamais si bien porté son nom. L’occasion de revenir, en vidéo, sur les révélations de Ndèye Fatima Dione. Élue Miss Sénégal en 2020, elle avait dénoncé dans la presse les violences qu’elle avait subies alors qu’elle était reine de beauté. Sa mère avait révélé qu’elle était tombée enceinte à la suite d’un viol, commis lors d’un voyage organisé par le comité.

Mais Amina Badiane semble plutôt bien vivre avec la responsabilité qui pourrait être la sienne en tant que directrice dudit comité. « Un viol, c’est entre deux personnes, n’est-ce pas ? Ça ne concerne pas seulement une personne. Elle doit porter plainte si elle s’est faite violer », oppose-t-elle aux journalistes qui l’interrogent. Elle ajoute avoir des consignes très strictes sur les conditions d’entrée dans les chambres des jeunes femmes lors de leurs déplacements.

Apologie du viol

« Personne n’a le droit de rentrer, pas même des amis. Elles reçoivent une éducation très sévère », assure-t-elle, en demandant confirmation auprès d’une miss présente. Avant d’ajouter, en wolof, sans que personne autour d’elle ne moufte : « Kougnou violer, yaw la nekh ». Comprendre : « Si elle s’est faite violer, c’est qu’elle l’a voulu. » Une énormité qu’elle ose ponctuer d’un petit rire et d’un tout aussi scandaleux : « Après tout, elle est majeure. »

Il n’en fallait pas plus pour enflammer les réseaux sociaux, où les hashtags #JusticepourFatima se sont alors multipliés. Une pétition de la plateforme « Ladies club Sénégal », réclamant « le retrait immédiat de la licence d’exploitation de ce comité et sa dissolution », cumulait déjà plus de 50 000 signatures, samedi matin. D’autres voix se sont élevées pour réclamer la démission d’Amina Badiane de son poste.

Le 19 novembre, la société CFAO Motors Sénégal a annoncé mettre un terme au partenariat noué avec le comité et récupérer ses véhicules. « CFAO Motors Sénégal condamne fermement les propos tenus par la présidente du comité Miss Sénégal. Ces propos vont à l’encontre de nos valeurs », assure l’entreprise dans un communiqué. Depuis, plusieurs militants se sont exprimés pour demander des comptes aux autres sponsors du comité, dont font partie le ministère de la Culture et celui de la Santé.

LE DÉBAT SUR LA CULTURE DU VIOL S’IMPOSE DANS LA SPHÈRE PUBLIQUE

Si les déclarations de la responsable du comité sont particulièrement choquantes, le fond de son propos n’en demeure pas moins partagé par une partie importante de l’opinion. On est bien loin du dérapage auquel certains voudraient croire, oubliant combien la société sénégalaise est prompte à trouver des excuses aux hommes et à blâmer les femmes. Faut-il le rappeler ? Jusqu’en 2019, le viol était encore considéré comme un simple délit au Sénégal.

Forcer le débat

« Des propos comme ceux-là sont tenus tous les jours au Sénégal », regrette Jerry Azilinon, administrateur du mouvement Doyna luttant contre les violences faites aux femmes. Y compris, insiste ce militant dont l’association œuvre avec des femmes qui ont subi des violences, dans la bouche des professionnels censés prendre en charge les victimes, forces de l’ordre et agents des services de santé en tête. « Ils sont majoritairement peu formés sur ces questions, ont tendance à mettre le blâme sur la victime, à faire des remarques ironiques… Cela contribue grandement à banaliser les violences et à nourrir la culture du viol. »

Le tollé provoqué par les propos d’Amina Badiane témoigne-t-il d’une progressive prise de conscience concernant les violences faites aux femmes ? « Je ne sais pas si l’on peut parler d’amélioration, mais c’est sûr qu’il y a eu une prise de conscience ces dernières années. Le débat sur la culture du viol s’impose dans la sphère publique, estime Jerry Azilinon. Si des personnes tiennent ce genre de discours et que cela a des conséquences, les gens vont y réfléchir à deux fois. » Mais pour faire changer les mentalités, la route est encore longue.

Avec Jeune Afrique par Marième Soumaré – à Dakar

France: Enquête ouverte pour accusation de viol à l’Elysée, un militaire mis en cause

novembre 12, 2021

Selon « Libération », une information judiciaire pour « viol » a été ouverte, le 12 juillet, après qu’une jeune militaire a déposé une main courante contre un autre militaire, qu’elle accuse de violences sexuelles.

La cour du palais de l’Elysée, à Paris, le vendredi 5 juillet 2019.
La cour du palais de l’Elysée, à Paris, le vendredi 5 juillet 2019. REGIS DUVIGNAU / AP

Après des accusations d’une militaire de l’Elysée contre un autre militaire, une information judiciaire pour « viol » a été ouverte, le 12 juillet, a-t-on appris du parquet de Paris, confirmant une information de Libération. Ce dernier a été placé sous le statut intermédiaire de témoin assistéà l’issue de son interrogatoire devant le juge d’instruction, « sous le statut de témoin assisté », un statut moins incriminant que celui de mis en examen.

Selon une source judiciaire à l’Agence France-Presse (AFP), « les investigations sont toujours en cours ».

Dans son article révélant l’affaire, Libération rapporte que les faits se seraient produits dans des locaux de l’état-major particulier de l’Elysée. L’affaire remonte au 1er juillet, en marge d’un pot de départ de trois collaborateurs, et bien après que le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, qui avait prononcé un discours en début de soirée, fut parti.

L’Elysée ne commente pas

« Une jeune militaire, qui assistait auparavant au pot de départ, dit s’être vu imposer des violences sexuelles par un homme, lui aussi militaire » et « sous-officier »« Les deux militaires sont affectés à l’état-major particulier, travaillent ensemble au quotidien et se connaissent », selon le quotidien. La militaire aurait déposé « dans les heures qui ont suivi » une main courante au commissariat du 8arrondissement, ajoute Libération.

L’Elysée a fait savoir ne « jamais » commenter « les affaires judiciaires en cours », tout en précisant que « dès que les faits ont été portés à la connaissance des autorités, des mesures ont immédiatement été prises : écoute, soutien et accompagnement de la victime, affectation immédiate, loin de l’Elysée, de la personne incriminée ». Le ministère des armées n’a pas souhaité commenter dans l’immédiat.

Avec Le Monde avec AFP

RDC : Koffi Olomidé rattrapé par son passif

octobre 28, 2021
Koffi Olomidé a de nouveau été jugé en appel à Versailles pour agressions sexuelles et séquestration sur quatre ex-danseuses le 25 octobre dernier © Jonathan Kimya

Après onze ans d’interdiction de séjour en France, il devait se produire à Paris le 27 novembre. Mais la star de la rumba congolaise doit désormais assumer son lourd passé judiciaire, dont des accusations de viol et séquestration sur mineure.

Cologne, dernier étage d’un luxueux gratte-ciel surplombant le Rhin. Koffi Olomidé, alors en promotion en Allemagne, rejoint la fête organisée en son honneur en août dernier par son nouveau label, Goldmann Records, escorté par la jeune chanteuse congolaise Anina Mwarabu, elle-même accompagnée d’une amie, une vingtaine de printemps au compteur. Une soirée privée qui a vu défiler une armada de jouvencelles réclamant tour à tour leurs selfies. L’occasion pour le vieux guerrier de la rumba congolaise, 63 ans, d’inverser les rôles et de jouer à son tour les paparazzi, en photographiant ces demoiselles en catimini.

Avec quarante-trois ans de carrière à son actif, Antoine Christophe Agbepa Mumba, de son vrai nom, a su traverser les générations et séduire tous les publics. Alors qu’il annonçait que 13e apôtre (2013) serait son dernier album, le voilà déterminé à entrer dans la « Légende », titre de son 39e opus à paraître courant novembre. « Faites semblant de mourir et vous verrez à quel point on vous aime et qui vous aime, récite-t-il. L’amour que je porte au public me commande de ne pas lui tourner le dos tout de suite. »

« Le concert de ma vie »

C’est en s’offrant la crème des artistes de la scène urbaine actuelle qu’il annonce son grand retour. Davido, Tiwa Savage, Kaaris, Ninho, Gradur… La liste des artistes nigérians et de la diaspora congolaise et ivoirienne invités sur ce nouvel album est longue. Un casting cinq étoiles qui marque la volonté pour l’inusable crooner de s’inscrire dans l’air du temps. « On ne peut plus faire de la musique sans featuring aujourd’hui », glisse la star derrière ses éternelles lunettes de soleil, lors de la conférence de presse qui s’est tenue un peu plus tôt le même jour devant une maigre assemblée de journalistes.

Après des heures d’attente, celui que l’on surnomme « le Rambo » – parmi une myriade d’autres noms de guerre – nous propose un entretien privé à son hôtel, avant de préciser qu’elle se déroulera dans le hall et non dans sa chambre. Proposition que l’on déclinera. L’échange aura lieu sur place, dans le bâtiment du label, en présence de son staff, manager et producteur compris.

IL OFFRE DE QUOI ALIMENTER LE DÉBAT SUR LA SÉPARATION ENTRE L’HOMME ET L’ARTISTE, QUASI INEXISTANT EN AFRIQUE DE L’OUEST

Montre XXL en or au poignet droit, bomber rouge constellé de strass et pantalon assorti, le grand manitou maîtrise l’art de la sape à la congolaise et conforte les rumeurs selon lesquelles il serait millionnaire. Une fortune qu’il doit à l’invention du tcha-tcho, genre qu’il s’enorgueillit d’avoir créé –refusant catégoriquement d’être assimilé à la rumba congolaise.

En 2000, il est le premier ressortissant d’Afrique subsaharienne à jouer à guichets fermés à Bercy devant 18 000 personnes. Vingt-et-un ans plus tard, Koffi Olomidé espère remplir l’imposant complexe de Paris La Défense Arena (40 000 places), et présenter son projet de 36 titres. « Nous jouerons aussi début septembre à Kinshasa, nous confiait l’été dernier le fondateur du mythique Quartier Latin – orchestre qui a vu passer des stars de la musique congolaise comme Fally Ipupa. C’est un plaisir de pouvoir se produire à nouveau devant les Congolais alors que les concerts redémarrent à peine. Cette date sera une répétition pour le concert de ma vie à La Défense Arena. »

Agressions sexuelles et séquestration

À quelques semaines seulement de l’événement parisien, on sent la pression monter, au regard du contexte sanitaire. « J’invite tous les Africains à se faire vacciner », serine-t-il. Passeport sanitaire oblige, le défi sera de taille. Mais l’événement est in fine annulé mi-octobre. Parmi les raisons invoquées sur le compte officiel de la salle de spectacle, la pandémie donc, qui aurait des conséquences « sur les voyages internationaux ». Et nombre de « koffiphiles » et de « koffinettes », comme le grand « mopao » (patron) aime appeler ses groupies, pointent la menace des Combattants, opposants congolais radicaux de la diaspora, et le risque de violences qu’aurait engendré un tel rassemblement.

Mais d’autres motifs, concernant directement Koffi Olomidé, ont pu motiver cette annulation… Adoubé par les uns, jugé pornographe par les autres en raison de ses paroles et de ses clips de plus en plus vulgaires, la star de la rumba offre de quoi alimenter le débat sur la séparation entre l’homme et l’artiste, pour l’heure quasi inexistant en Afrique de l’Ouest. Son passé judiciaire est lourd et inclut une condamnation en 2019, en France, pour viol sur mineure de moins de 15 ans et séquestration sur quatre de ses danseuses (des faits qui ont eu lieu entre 2002 et 2006 dans un pavillon qu’il louait à Asnières). Jugé en première instance par le tribunal de Nanterre, il a écopé d’une peine de deux ans avec sursis au lieu des sept ans d’enfermement ferme requis par le ministère public.

LE 25 OCTOBRE, LE PARQUET GÉNÉRAL A REQUIS HUIT ANS DE PRISON FERME À SON ENCONTRE

Lorsque l’on évoque ce passé, le visage de Koffi se ferme et le ton de sa voix devient grave. « J’ai été dans l’impossibilité de venir en France pendant onze ans, rappelle-t-il, remonté. Aujourd’hui, je passe les frontières normalement, cela ne peut pas ne rien signifier. La justice a répondu à la question. C’est tout », tranche-t-il. Mais la justice n’avait pas dit son dernier mot. L’intéressé a de nouveau été jugé en appel à Versailles pour agressions sexuelles et séquestration sur quatre ex-danseuses le 25 octobre dernier. Le parquet général a requis huit ans de prison ferme à son encontre.

Et quid aujourd’hui des conditions de travail de ces danseuses qui officiaient sans contrat pour un salaire de misère (100 euros pour un concert de minuit à six heures de matin selon un témoignage rapporté dans le dossier judiciaire) ? Le protégé de feu Papa Wemba, auteur d’une agression filmée sur l’une d’elles en 2016. avoue avoir du mal à les payer, mais affirme s’y tenir. Il s’emporte et précise que s’il était une personne peu fréquentable, les artistes ne travailleraient pas pour lui. « Dans tous les groupes congolais, même en Côte d’Ivoire et au Cameroun, il y a une quarantaine de danseuses… Pourquoi elles intégreraient ces groupes si les conditions n’étaient pas bonnes ? » s’agace-t-il.

Peur de représailles

Pendant quelques minutes pesantes, Koffi Olomidé semble pour la première fois désarçonné et regrette d’en avoir trop dit. Rapidement, il change de sujet et évoque son arrestation de 2006, alors qu’il voyageait en train vers Lyon avec son groupe Quartier Latin, muni de billets achetés frauduleusement avec des chèques en bois. L’occasion pour la star, qui a été condamnée pour fraude fiscale, d’incriminer son ancien producteur, responsable de l’achat desdits billets. Et de rappeler que l’ensemble de l’équipe a été soumis à un interrogatoire. Selon lui, les danseuses – interrogées séparément – auraient alors eu tout le loisir de témoigner contre lui.

L’UNE DES DANSEUSES QUI A TÉMOIGNÉ CONTRE LUI A DÉCLARÉ AVOIR FAIT UNE TENTATIVE DE SUICIDE

Il affirme que le rêve des jeunes femmes qui l’accusent était de vivre en France et d’obtenir des papiers auprès d’associations. « Mais à l’ambassade de France, je m’étais engagé à ce que l’ensemble du groupe revienne au Congo. Si quelqu’un était resté sur le sol français, je n’aurais pas pu obtenir de visas pour le groupe dans le futur », se défend-il sans jamais revenir sur les accusations d’agressions. Selon lui, depuis cette affaire, aucune des danseuses d’alors n’a pu poursuivre sa carrière. Et pour cause, les quatre danseuses congolaises qui ont porté plainte, et qui ont été partie civile au procès, n’ont jamais remis les pieds en RDC par « peur » de représailles du chanteur. L’une d’entre elle a déclaré avoir fait une tentative de suicide.

« Les femmes sont très bien protégées, il faut aussi écouter notre point de vue », lâche ce père de famille, qui cite sans relâche sa fille Didi-Stone, promise à une belle carrière de mannequin, comme étant sa digne héritière. « Je suis un homme honnête, qui prend les jeunes par la main, j’ai fait des featuring avec des artistes à peine connus », tient à préciser celui qui a fondé le label Koffi Central pour soutenir la jeune garde de la musique congolaise.

Koffi Olomidé ne veut pas être un homme du passé, encore moins du passif. Et de toute évidence, les institutions culturelles et politiques africaines ne font pas grand cas de ces affaires. L’artiste s’est même vu remettre la médaille du Mérite des arts, des sciences et des lettres par le président de l’Assemblée nationale congolaise, Aubin Minaku, en 2015. L’avenir du chanteur dépend pourtant désormais en grande partie d’un jugement mis en délibéré à une date encore inconnue…

Avec Jeune Afrique par Eva Sauphie

France-Viol : Marc Machin condamné à 16 ans de réclusion criminelle

octobre 14, 2021

Marc Machin était jugé pour viol commis sous la menace d’une arme, mais aussi pour extorsion avec arme, escroquerie, vol et violation de domicile.

La cour a assorti cette peine d'une periode de surete de huit ans et ordonne une mesure de suivi sociojudiciaire pendant cinq ans.
La cour a assorti cette peine d’une période de sûreté de huit ans et ordonné une mesure de suivi sociojudiciaire pendant cinq ans.© xavier de torres / MAXPPP / xavier de torres/MAXPPP

La cour d’assises de Paris a condamné, ce jeudi 14 octobre, Marc Machin à seize ans de réclusion criminelle pour le viol d’une jeune femme, sous la menace d’une arme en 2018. La cour a assorti cette peine d’une période de sûreté de huit ans et ordonné une mesure de suivi sociojudiciaire pendant cinq ans. Marc Machin a en outre été condamné à verser 25 000 euros de dommages et intérêts à la victime.

Dans le box, sweat-shirt blanc, carrure imposante, Marc Machin a semblé accuser le coup à l’énoncé de la peine, laissant échapper ensuite quelques larmes. Dans sa motivation, « la cour a tenu compte de la gravité des faits » qui « ont entraîné un traumatisme extrêmement important pour la victime », ainsi que de deux précédentes condamnations de Marc Machin pour agressions sexuelles, a déclaré le président David Hill.

Le procès s’est tenu à huis clos à la demande de la partie civile

Marc Machin, 39 ans, était jugé depuis lundi pour viol commis sous la menace d’une arme, extorsion avec arme, escroquerie, vol et violation de domicile. Son procès s’est tenu à huis clos à la demande de la partie civile.

Cette dernière, alors âgée de 22 ans, avait dénoncé le 21 avril 2018 à la police le viol dont elle avait été victime le matin même dans un appartement à Paris par un homme encagoulé qui la menaçait d’un couteau de cuisine, avant de la contraindre à effacer les traces du crime et de dérober sa carte bleue. Confondu par son ADN, Marc Machin avait fini par reconnaître les faits en garde à vue.

Marc Machin a passé à tort six ans et demi en prison pour l’affaire du Pont de Neuilly. Incarcéré en 2001 à l’âge de 19 ans, il avait été condamné trois ans plus tard à dix-huit ans de réclusion criminelle pour le meurtre à coups de couteau de Marie-Agnès Bedot, une peine confirmée en appel. Mais en mars 2008, un homme sans domicile fixe de 33 ans, David Sagno, s’est accusé de ce meurtre et de celui d’une autre femme commis au même endroit en 2002, ce qui a conduit à la libération de Marc Machin.

Marc Machin a accumulé les condamnations

En 2012, ce dernier a fini par être acquitté à l’issue de son procès en révision, devenant la huitième personne en France depuis la Seconde Guerre mondiale à être innocentée à l’issue d’une telle procédure. La justice lui a alors attribué 663 320 euros d’indemnisation.

Depuis sa sortie de prison en 2008, Marc Machin a accumulé les condamnations, une quinzaine au total, qui lui ont valu pour certaines d’être réincarcéré.

Par Le Point avec AFP

Côte d’Ivoire : ce que l’on sait de la plainte pour viol contre le ministre KKB

septembre 29, 2021
Kouadio Konan Bertin, en novembre 2019 à Paris. © Vincent Fournier/JA

Une enquête a été ouverte après des accusations de viol émanant d’une chanteuse ivoiro-camerounaise contre Kouadio Konan Bertin, dit « KKB », le ministre de la Réconciliation nationale.

L’enquête ouverte à Abidjan contre le ministre ivoirien de la Réconciliation nationale, Kouadio Konan Bertin, dit « KKB », fait suite à une plainte pour viol déposée en début de semaine à la gendarmerie par S.D., une artiste ivoiro-camerounaise. Cette dernière, ainsi que son conjoint, ont été entendus mardi 28 septembre par les enquêteurs. Elle accuse l’ancien candidat à la présidentielle de l’avoir agressée lors d’un déplacement en province en avril dernier.

Invité par la télévision nationale, la RTI, à une l’émission politique « RTI1 reçoit », KKB dit n’avoir « rien à (se) reprocher » : « Je vais rassurer les Ivoiriens, pour leur dire que je n’ai rien à me reprocher, sauf que c’est un dossier pénal qui est aujourd’hui entre les mains de la justice. Il appartient à mes avocats de l’évoquer. Dans les prochains jours, [ils] donneront des éléments pour rassurer ».

Son entourage affirme qu’il a lui-même déposé une plainte au Parquet contre son accusatrice pour « escroquerie » et « diffamation ».  Le ministère de la Justice a confirmé mercredi 29 septembre le dépôt de ces deux plaintes, sans fournir plus de détails, précisant que « les faits seront qualifiés au terme des enquêtes ».

Candidat à la présidentielle

Dans un communiqué, l’association « La Ligue ivoirienne des droits des femmes » précise avoir été saisie ce mercredi, dans la matinée, par « Madame S.D, relativement à une accusation de viol contre le ministre KKB ». L’association « demande aux autorités judiciaires d’enquêter sur cette affaire afin que la lumière soit faite » et assure qu’elle accompagnera la victime présumée dans sa procédure.

Enfin, « la Ligue rappelle qu’elle se tient aux côtés de toutes les victimes de violences afin qu’elles ne soient plus jamais seules ».

Seul candidat à avoir affronté Alassane Ouattara dans les urnes lors de la présidentielle de 2020, Kouadio Konan Bertin, 53 ans, ancien cadre du PDCI et ancien député de Port-Bouët (de 2011 à 2016) a été nommé ministre de la Réconciliation nationale le 15 décembre.

Il avait refusé de rallier le reste de l’opposition qui avait appelé au « boycott actif » du scrutin. Sa décision d’aller à l’élection avait alors charrié son lot de suspicions, l’opposition l’accusant de faire le jeu du pouvoir. Il avait récolté 1,99% des suffrages exprimés.

Avec Jeune Afrique par Florence Richard

Pakistan: tollé après des propos d’Imran Khan liant viol et tenue vestimentaire

juin 24, 2021
Pakistan: tolle apres des propos d'Imran Khan liant viol et tenue vestimentaire
Pakistan© AFP/Aamir QURESHI

Le Premier ministre pakistanais Imran Khan a suscité jeudi l’indignation des organisations de defense des droits des femmes après avoir affirmé que les victimes de viols étaient « très peu vêtues ».

Dans une interview à l’émission de télévision Axios, l’ancien champion de cricket a établi un lien entre le comportement des hommes et la tenue vestimentaire des femmes, des propos jugés « dangereusement simplistes » par une dizaine d’ONG qui lui ont demandé de s’excuser.

« Si une femme est très peu vêtue, cela produira un effet sur les hommes à moins qu’ils ne soient des robots. C’est une question de bon sens », a déclaré Imran Khan interrogé sur l’épidémie de violences sexuelles et de viols qui sévit au Pakistan. Il n’a pas précisé de quels vêtements il parlait, dans un pays où l’immense majorité des femmes porte une tenue traditionnelle très couvrante.

Plus d’une dizaine d’organisations de défense des droits des femmes dont la Commission pakistanaise des droits humains, un organe indépendant, ont demandé au Premier ministre de s’excuser pour ces propos.

Les déclarations du Premier ministre « sont dangereusement simplistes et ne font que renforcer l’opinion générale selon laquelle les femmes sont des victimes « conscientes » et les hommes des agresseurs « démunis », ont estimé ces organisations.

Elles « octroient l’impunité à ceux qui sont coupables de viol, actes de sodomie et agressions », a déclaré à l’AFP Karamat Ali, responsable de l’Institut pakistanais pour le travail, l’éducation et la recherche, signataire de la déclaration.

« Je frémis à l’idée que bien des violeurs se sentent cautionnés aujourd’hui (par les propos du) Premier ministre approuvant leur crime », a tweeté Kanwal Ahmed, membre d’une organisation de défense des droits des femmes.

Début avril, Imran Khan avait déjà déclenché la polémique pour avoir établi un lien entre le viol et la manière dont les femmes s’habillent.

Il avait ensuite expliqué que la raison pour laquelle les femmes se voilent dans l’islam est de se soustraire à la tentation.

Les victimes de viols sont souvent considérées avec suspicion au Pakistan et les plaintes pour agression sexuelle y font rarement l’objet d’enquêtes sérieuses.

Une grande partie du Pakistan vit sous un code patriarcal, basé sur la notion d' »honneur », qui systématise l’oppression des femmes.

Mais le mécontentement gagne du terrain face à la manière dont les cas d’abus sexuels sont traités.

Des manifestations de protestation massives avaient eu lieu en 2020 après le viol d’une mère en présence de ses enfants qui s’était retrouvée à court de carburant sur une route.

Un responsable de la police lui avait reproché de conduire seule la nuit sans la présence d’un conjoint.

Par Le Point avec AFP

France/Accusations de viol : fin d’une garde à vue « abusive » pour Juan Branco

juin 1, 2021

L’avocat de Juan Branco a demandé le « classement sans suite immédiat », niant toute contrainte de la part de son client envers la jeune femme.

L’avocat Juan Branco a été entendu mardi en garde à vue à Paris dans l’enquête pour « viol » ouverte fin avril après des accusations à son encontre d’une jeune femme et en est ressorti sans poursuite à ce stade, a-t-on appris de sources concordantes. Juan Branco, qui avait évoqué une relation consentie avec la jeune femme qui l’accusait, a été convoqué mardi matin dans les locaux du premier district de la police judiciaire parisienne (1er DPJ) où il a aussitôt été placé en garde à vue. Il a été remis en liberté en fin de journée, selon son avocat, Maître Yassine Bouzrou, et le parquet de Paris. « L’enquête se poursuit », a précisé le parquet.

Dans un communiqué, Me Bouzrou a indiqué avoir pris connaissance des déclarations de la plaignante. « Il est très clair que ce qu’on lui reproche est dépourvu de fondement et que cette garde à vue était abusive », a-t-il estimé, demandant le « classement sans suite immédiat » de cette enquête. Selon Me Bouzrou, la plaignante « affirme elle-même qu’il n’y a eu ni violence, ni menace, ni manifestation de son opposition à la pénétration », « indique s’être deshabillée elle-même » et est « restée dormir avec Juan Branco après la relation sexuelle ».

Instagram et opiacé

La femme de 20 ans avait déposé une main courante au commissariat du XIVe arrondissement de Paris le 29 avril, révélée par le quotidien Le Parisien, après sa rencontre avec Juan Branco à la suite d’échanges sur le réseau Instagram. La main courante vise à signaler des faits aux forces de l’ordre sans constituer une demande d’engagement des poursuites, contrairement à une plainte. Dans un long post Facebook, l’avocat et essayiste avait nié toute relation contrainte avec la jeune femme. Puis il avait assuré, dans un message à la presse, que la plaignante entendait « retirer » sa main courante au plus tôt. Dans sa main courante, révélée par Le Point, la jeune femme assurait avoir pris de la lamaline, un opiacé, avec Monsieur Branco. Celui-ci avait confirmé dans l’émission Touche pas à mon poste (C8), en comparant ce médicament à du doliprane.

Juan Branco est notamment connu pour un succès de librairie, le pamphlet anti-Macron Crépuscule, paru en ligne fin 2018 puis aux éditions Au Diable Vauvert/Massot en 2019. Il est devenu l’avocat de l’artiste russe Piotr Pavlenski dans l’affaire de la diffusion en 2020 de la vidéo à caractère sexuel de l’ex-porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, alors candidat à la mairie de Paris. Juan Branco a été placé fin janvier sous le statut de témoin assisté dans cette enquête. Il fait également l’objet de poursuites disciplinaires du conseil de l’Ordre dans le dossier Griveaux.

Par Le Point avec AFP

Congo-Brazzaville/Kintélé: un militaire de la GR se colle à une femme qu’il violait dans les herbes

mai 28, 2021

Toute femme n’est pas à violer dans ce pays où chacun met les garde-fous dans sa vie, soit dans les prières, soit dans les pratiques ancestrales. Un militaire de la garde républicaine est resté collé à une femme qu’il violait dans les herbes au quartier kintélé dans la banlieue nord de Brazzaville, capitale du Congo. Conspué par les riverains, le militaire n’a été libéré qu’après paiement d’une forte amende apportée par sa famille à sa victime.

A Kintélé dans la banlieue de Brazzaville, une scène surréaliste défraie la chronique et alimente les discussions dans les Ngandas et habitations. Un militaire qui a menacé une femme avec son arme pour assouvir ses appétits sexuels en a payé un lourd tribut. A peine avoir introduit brutalement son pénis dans le vagin de sa victime, il a selon ses explications senti comment quelque chose l’a bloqué.

Apeuré, il s’est mis à supplier sa victime qui l’aurait menacé de couper son pénis s’il n’accédait pas à ses doléances. Elle a exigé le paiement d’une forte somme d’argent pour libérer le militaire.

Un peu vers 15 heures en cette journée du jeudi 27 Mai, une femme qui revenait de la prière à la montagne Émile Biayenda a été violenté par un militaire qui lui a exigé de se faire violer sous la menace d’une arme.

Traînée dans les herbes par le militaire, la victime n’a pas paniqué et s’est laissé faire. Allongée à même le sol, elle a enlevé son slip pour permettre au militaire de perpétrer son viol en toute tranquillité.

A peine qu’il a pénétré la femme que le militaire a senti quelque chose comme un cadenas ayant bloqué son pénis.En tentant de se retirer, il ne pouvait plus et a compris s’être trompé de victime. Aussitôt, il a tenté en vain de bénéficier de la clémence de la femme. Elle lui a exigé une rançon et un prix à l’amiable a été marchandé entre les deux.

Le militaire violeur a appelé par téléphone quelques proches pour réunir la somme exigée préalable à sa libération. Une honte pour sa famille qui ignorait tout de ses activités de violeur.

Avec Sacer-infos par Stany Frank