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Sénégal : Ousmane Sonko perd son immunité parlementaire

février 26, 2021
L’opposant Ousmane Sonko, lors d’une rencontre avec Y en a marre, en février 2021.

L’Assemblée nationale a voté vendredi la levée de l’immunité du député d’opposition visé par une plainte pour viols. Une procédure jugée « viciée et illégale » par Ousmane Sonko, qui a déjà annoncé qu’il ne répondra à aucune convocation de la justice.

L’issue du vote ne faisait aucun doute. Enclenchée le 9 février, la procédure de levée d’immunité de l’opposant Ousmane Sonko s’est achevée vendredi vers 14h. Les députés étaient appelés à se prononcer lors d’un vote à main levée, au cours d’une session plénière mouvementée, organisée à huis clos mais filmée par une député présente.

Tandis qu’un important dispositif sécuritaire avait été mis en place autour du bâtiment, auquel les journalistes n’avaient pas accès, plusieurs députés de l’opposition ont déclaré ne pas se rendre à l’Assemblée, qualifiant le vote de « mascarade ».

L’affaire Sweet Beauté

Les députés ont donc choisi d’approuver les recommandations de la commission ad hoc chargée d’examiner la procédure. Dans le rapport de la commission consulté par Jeune Afrique, les députés établissent que « le député Ousmane Sonko doit aller se défendre devant la justice et l’accusatrice doit avoir la possibilité de se défendre devant la justice, seule compétente pour dire le droit et faire triompher la vérité ».

« Au regard du caractère sérieux de la saisine et des accusations graves contre le député Ousmane Sonko, la commission a adopté, à une très large majorité, la décision de recommander à la séance plénière de lever [son] immunité parlementaire pour permettre à la justice de poser les actes, conduire les procédures et appliquer les dispositions de la loi pour aboutir à la manifestation de la vérité », a conclu la commission.

Ce rapport s’est basé sur un dossier constitué notamment des procès-verbaux des auditions réalisées par les gendarmes suite à la plainte déposée le 3 février contre Ousmane Sonko.

Dans celle-ci, l’employée du salon de massage le Sweet Beauté accuse l’opposant de l’avoir violée et menacée de mort sur son lieu de travail, à plusieurs reprises. Le député a admis être un client régulier de ce salon, qu’il dit fréquenter pour des « raisons médicales », mais nie les accusations de la plaignante.

Ce dernier avait déjà annoncé, jeudi soir face à la presse, qu’il ne comptait pas répondre à une éventuelle convocation de la justice. Une posture en contradiction avec celle qu’il avait prise le 7 février dernier, lorsqu’il s’était dit prêt à répondre à la justice dès lors que son immunité serait levée. « Je ne répondrais pas si la levée d’immunité n’est pas légale », a justifié Ousmane Sonko.

Procédure « expéditive » ?

L’opposition a en effet dénoncé plusieurs vices de formes dans la procédure menée à l’Assemblée nationale. Le 20 février, deux députés de l’opposition ont même démissionné de la commission ad hoc, dénonçant le manque d’indépendance d’une Assemblée largement acquise à Benno Bokk Yakaar, (BBY, la coalition présidentielle), qui détient 125 députés sur 165. Une démission qualifiée de « fuite en avant » par le président de la commission Pape Birame Touré, membre de la majorité.

« Il y a eu obstruction, a dénoncé l’un des démissionnaires vendredi à l’Assemblée, le député Moustapha Mamba Guirassy. Nous n’avons eu aucune possibilité d’aller au fond du dossier pour statuer pour savoir si on pouvait lever l’immunité de notre collègue. »

La procédure a été « expéditive », a également dénoncé Ousmane Sonko jeudi, ironisant sur la vitesse d’exécution de sa levée d’immunité, « le seul domaine où Macky Sall fait du fast track », en référence à une expression chère au chef de l’État s’agissant des réformes qu’il initie.

Sonko a également pointé du doigt le juge d’instruction chargé de l’affaire, Mamadou Seck, « faible et non indépendant », membre « du triangle des Bermudes judiciaires » également composé du procureur de la République Bassirou Guèye et du doyen des juges Samba Sall selon le leader de Pastef.

Accusations

« Je suis le protagoniste malgré moi de ce feuilleton que ne mérite pas notre nation », a-t-il affirmé, dénonçant une « machination politique sordide aux conséquences imprévisibles ». Il a d’ailleurs affirmé avoir été placé sous surveillance.

Au cours d’une longue diatribe, il s’est adressé directement au président Macky Sall, qu’il accuse d’être à la tête de ce complot visant à l’écarter du jeu politique. « Nous connaissons vos viles méthodes, mais je peux vous assurer que nous avons du répondant », lui a lancé Ousmane Sonko.

Macky Sall s’est exprimé au sujet de cette affaire pour la première fois cette semaine lors d’un entretien accordé à nos confrères de RFI, évoquant une « affaire regrettable ». «  Il y a une accusation, des procédures, il ne faut pas mêler le président à ça. J’ai suffisamment de choses à faire pour comploter des choses aussi basses », a-t-il ajouté.

Le spectre du mandat de dépôt

«[M’]arrêter le plus rapidement possible, décerner un mandat de dépôt, ouvrir une instruction non limitée dans le temps pour me laisser pourrir et me radier de la liste électorale, et ternir mon image auprès des Sénégalais : voilà l’objectif de Macky Sall », a rétorqué l’opposant, qui a fait appel au « droit constitutionnel, naturel et individuel de résistance à l’oppression ».

Le 8 février, des heurts avaient opposé ses partisans et les forces de l’ordre devant son domicile, alors que l’opposant avait refusé de se rendre à la convocation que lui avaient adressé les gendarmes.

Après Karim Wade, cadre du Parti démocratique sénégalais, condamné à six ans de prison en 2016 pour enrichissement illicite et désormais exilé au Qatar et Khalifa Sall, ex-maire de Dakar gracié de sa peine pour détournements de fonds public mais aujourd’hui inéligible, Ousmane Sonko sera-t-il le prochain opposant à visiter les cellules de la prison dakaroise de Rebeuss ?

Le Pastef se prépare quoi qu’il en soit à « l’arrestation illégale et imminente » de son leader ». « On s’achemine vers sa convocation devant le juge. S’il ne répond pas, la justice peut venir le cueillir, glisse un responsable du parti. Nous n’avons jamais envisagé l’avenir du parti sans lui, mais aujourd’hui, ça va peut-être être le moment de se poser la question. »

Avec Jeune Afrique par Anne-Sophie Faivre Le Cadre et Marième Soumaré

Pakistan : Farah, chrétienne de 12 ans, enlevée, violée et réduite en esclavage

janvier 23, 2021
WEB2-Farah Shaheen-ACN

Aid to the Church in Need Farah Shaheen

Farah Shaheen, une fillette chrétienne de 12 ans, a été libérée fin décembre 2020 après avoir passé cinq mois d’une violence indicible. Enlevée, mariée et convertie de force à l’islam, elle a été violée à de nombreuses reprises et enchaînée dans un enclos à bétail.

C’est un effroyable témoignage qu’a livré le pakistanais Asif Masih à l’Aide à l’Église en Détresse (AED) sur le calvaire qu’a subi sa fille, Farah Shaheen, chrétienne âgée de 12 ans, pendant cinq mois. Cinq mois de souffrance, de torture et de désespoir auquel il a réussi à mettre un terme fin décembre après de nombreuses alertes auprès de la police.

Farah Shaheen a été enlevée le 12 juin 2020 par un homme âgé de 45 ans, Khizar Ahmed Ali. Ce dernier, après l’avoir forcé à se convertir à l’islam, l’a épousé. Commence alors une vie de terreur pour la fillette. « Elle a été agressée sexuellement par son ravisseur et violée à plusieurs reprises par d’autres hommes », rapporte son père. Tout au long de ces cinq mois, Farah Shaheen est enchaînée et forcée à travailler toute la journée dans un enclos à bétail.

Trois mois pour enregistrer sa disparition

Après une première alerte lors de son enlèvement en juin, Asif Masih n’a eu de cesse de se battre pour retrouver sa fille. L’affaire est finalement enregistrée après trois mois et il aura fallu attendre cinq mois pour que la police intervienne. « Quand j’ai signalé à la police que Farah avait été enlevée, on m’appelait ‘churrah’, ce qui signifie sale, un terme de réprimande souvent utilisé contre les chrétiens », a-t-il expliqué à l’AED. Il a également dénoncé un rapport médical réclamé par la justice pakistanaise affirmant que la jeune fille est âgée de 17 ou 18 ans… alors que son certificat de naissance délivré par l’état civil ne laisse aucun doute sur ses 12 ans.PUBLICITÉ

D’après plusieurs ONG dont le Mouvement pour la Solidarité et la Paix, une organisation de défense des droits de l’Homme dans le pays, environ 1.000 femmes et filles chrétiennes et hindoues sont enlevées chaque année au Pakistan.

Avec Alitea par Agnès Pinard Legry

France/Enlèvement et viol d’une mineure de 11 ans : une arrestation à Dijon

janvier 22, 2021

La jeune adolescente a été menacée au couteau et forcée de monter dans la voiture avant de se faire violer.

Un homme de 24 ans a été mis en examen à Dijon dans l’enquête sur l’enlèvement et le viol d’une collégienne de 11 ans, a indiqué vendredi 22 janvier le procureur de la République, Eric Mathais.

Le 7 janvier, la jeune fille allait à pied à son école quand, peu avant 10H00, un homme l’agrippe par ses vêtements et la force à monter à l’arrière d’un véhicule en stationnement, a raconté Mathais lors d’une conférence de presse. Il la menace d’un couteau et lui prend son téléphone avec lequel la jeune adolescente tentait d’appeler au secours puis déplace son automobile pour la garer au fond d’une impasse. Il rejoint alors l’enfant à l’arrière du véhicule et commence à l’embrasser avant de la violer, a ajouté le procureur sans vouloir être plus précis. Quinze minutes plus tard, il libère la jeune fille, lui rendant son téléphone. Elle rejoint son collège et témoigne de ce qui lui est arrivé, déclenchant une «mobilisation massive» de la police, selon Mathais.

À la suite de nombreuses analyses ADN, un rapprochement est fait avec une famille puis un jeune homme de 24 ans est identifié. Il est alors arrêté mercredi. Placé en garde à vue, il conteste d’abord l’ensemble des faits avant de finalement reconnaître l’enlèvement vendredi matin. Il demeure cependant «flou sur le reste», a ajouté le procureur. Mais son ADN correspond aux traces trouvées sur les vêtements de la jeune fille, a-t-il ajouté.

Cet homme, qui habite Dijon, n’a jamais été condamné et n’a pas d’antécédents psychiatriques connus. Il a été mis en examen pour viol sur mineur de moins de 15 ans et enlèvement ou séquestration. Il encourt un maximum de vingt ans de réclusion criminelle s’il est déclaré coupable.

Par Le Figaro avec AFP

Congo-P/Noire : un voleur récidiviste violé par 4 bons gaillards à Koufoli

juillet 22, 2020

Un homme d’une trentaine d’années, a subi une forme de représailles humiliantes qui marqueront à jamais sa vie, après avoir été surpris entrain de voler dans une maison. Selon les riverains, ce n’est pas la première fois opère dans ce quartier de Koufoli à Pointe-Noire. La punition a consisté en une violation en groupe toute la nuit avant d’être prié à quitter les lieux. Le derrière bousillé et ensanglanté, le voleur a eu du mal à marcher.

«  Désormais, tout voleur qui sera arrêté ici à Koufoli sera tout simplement sodomisé, pas de bastonnade ni de police » soutiennent les jeunes du quartier qui se sont bien régalés sur le voleur. Depuis des semaines, les habitants de ce quartier étaient en alerte après de nombreux vols dans différentes maisons.

Comme on dit souvent : «  99 jours pour le voleur et 1 jour pour le propriétaire », celui qui se dit s’appeler Fabien, voleur de son état a été appréhendé par les jeunes du quartier. Il s’était introduit dans un domicile et tentait de voler le poste téléviseur plasma quand il a été surpris.

Malgré ses prouesses en sprint, le voleur a été rattrapé quelques mètres par une meute de jeunes ayant ficelé leur plan depuis des semaines. Grande fut la surprise du voleur de constater que personne ne lui portait main. Il a été conduit dans une maison inachevée du quartier où quatre jeunes ont été désignés pour l’affliger la sanction choisie à cet effet.

Fabien le voleur, a été sodomisé toute la nuit et filmé. C’est tôt le matin qu’il a été prié de s’en aller.

A Pointe-Noire, on assiste depuis le début de la crise économique à une recrudescence des actions inciviques. Des vols et braquages sont devenus légions dans la majorité des quartiers de la ville. Des voix soupçonnent la police d’être en connivence avec certains malfaiteurs qui malgré leur arrestation se retrouvent dans la rue quelques heures plus tard. Ainsi, certains riverains ont tout simplement décidé de se faire justice.

Avec Sacer-infos par Stany Franck

France/Seine-Saint-Denis: un brancardier mis en examen pour le viol d’une patiente dans un hôpital

juin 13, 2020

 

Un brancardier de 23 ans a été mis en examen samedi pour le viol d’une patiente de l’hôpital d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), a-t-on appris auprès du parquet de Bobigny, confirmant une information du Parisien.

Mercredi, le jeune homme se serait rendu dans la chambre de cette femme de 53 ans, hospitalisée en pneumologie à l’hôpital Robert Ballanger, et lui aurait demandé de faire sa toilette en lui expliquant devoir l’amener passer une radio. Il se serait ensuite introduit dans la salle de bains où il l’aurait violée, selon une source proche de l’enquête.

Les faits avaient été signalés à la justice le jour-même par la direction de l’hôpital, a précisé à l’AFP cette même source. Le brancardier était déjà connu de la justice pour des affaires de moeurs, toujours selon cette source.

Le parquet de Bobigny a ouvert samedi une information judiciaire pour «viol aggravé par personne ayant autorité». Le suspect a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire.

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis: Harvey Weinstein condamné à 23 ans de prison pour viol et agression sexuelle

mars 11, 2020

Harvey Weinstein arrivant au tribunal pénal de Manhattan le 23 janvier 2020, à New York.

Harvey Weinstein arrivant au tribunal pénal de Manhattan le 23 janvier 2020, à New York. TIMOTHY A. CLARY / AFP

Celui qui fut le producteur indépendant le plus puissant du monde encourait jusqu’à 29 ans de prison pour les deux chefs d’accusation dont il a été reconnu coupable.

Harvey Weinstein, reconnu coupable de viol et d’agression sexuelle, a été condamné ce mercredi à 23 ans de prison par le tribunal pénal de Manhattan, un moment très attendu par les victimes du producteur de cinéma

La sentence prononcée par le juge de Manhattan James Burke est proche du maximum prévu, soit 29 ans, pour les deux chefs d’accusation dont Harvey Weinstein avait été déclaré coupable le 24 février. Les avocats de l’ancien magnat d’Hollywood avaient demandé au juge James Burke une peine de cinq ans, soit le minimum légal selon les textes de l’Etat de New York. « Compte tenu de son âge [67 ans] », avaient-ils écrit, « toute peine supérieure au minimum légal […] équivaudrait à une condamnation à perpétuité ».

Il se dit victime de #MeToo

Les avocats avaient fait valoir que, depuis octobre 2017, leur client avait perdu sa femme, qui l’a quitté, son emploi, sa société (The Weinstein Company) et faisait encore face à des manifestations d’hostilité constantes. La défense avait mentionné aussi ses deux jeunes enfants, de 6 et 9 ans. « Il se pourrait que je ne revoie jamais mes enfants », a dit mercredi Harvey Weinstein, qui s’exprimait pour la première fois depuis le début du procès.
Durant son allocution, il s’est présenté en victime du mouvement #MeToo. « J’étais le premier exemple et maintenant, il y a des milliers d’hommes accusés ». « Je suis inquiet pour ce pays », a-t-il expliqué.

En face, il y avait les victimes, les six femmes à avoir témoigné au procès, qui se tenaient côte à côte au premier rang, une image marquante de ce procès. Deux d’entre elles, Mimi Haleyi et Jessica Mann, dont l’agression a mené à la condamnation d’Harvey Weinstein, se sont adressées au juge avant qu’il n’annonce sa décision.

« L’incident avec Harvey Weinstein a changé le cours de ma vie », a expliqué Mimi Haleyi, qui a dû s’interrompre, en pleurs, avant de reprendre son allocution. « Il a détruit une partie de moi. » « J’espère que [la peine] sera suffisamment longue pour qu’il prenne conscience de ce qu’il a fait, à moi et à d’autres, et se repente vraiment », a conclu l’ancienne assistante de production, agressée sexuellement par le producteur en 2006.

Weinstein fera appel

La procureure Joan Illuzzi-Orbon, qui a mené l’accusation durant le procès, n’avait pas demandé de peine précise, sollicitant du juge une peine qui reflète « la gravité des crimes du condamné, son absence totale de remords (…) et la nécessité de le dissuader, lui et d’autres, de commettre de nouveaux crimes ». Harvey Weinstein n’a jamais reconnu publiquement autre chose que des relations consenties avec les femmes qui l’accusent et, de fait, n’a exprimé aucun remord ni présenté d’excuses.

Les avocats d’Harvey Weinstein ont déjà indiqué que leur client ferait appel de la condamnation, ce qui ne l’empêchera pas d’être placé immédiatement en détention.

Nul ne sait, pour l’instant, dans quelle prison de l’Etat de New York le co-fondateur du studio Miramax purgera sa peine, mais sans doute pas à la tristement célèbre Rikers Island, où il est incarcéré actuellement, et plutôt destinée aux accusés en attente de procès.

Pour le mouvement #MeToo, que l’affaire Weinstein a fait naître, la victoire est déjà certaine. Elle s’est jouée avec le verdict de culpabilité, même si le jury l’a disculpé de trois des cinq chefs d’accusation, les plus sérieux. Harvey Weinstein doit encore répondre d’une autre inculpation pour deux agressions sexuelles à Los Angeles, annoncée début janvier.

Par Lexpress.fr avec AFP

États-Unis: Harvey Weinstein reconnu coupable d’agression sexuelle et de viol

février 24, 2020

À l’issue d’un procès ultra-médiatisé à New York, le producteur de cinéma a été acquitté des accusations de comportement sexuel «prédateur».

Harvey Weinstein, arrivant diminué à son procès, se tenant à un déambulateur.
Harvey Weinstein, arrivant diminué à son procès, se tenant à un déambulateur. SPENCER PLATT / AFP

Le célèbre producteur de cinéma Harvey Weinstein, âgé de 67 ans, a été reconnu coupable d’agression sexuelle et de viol à l’issue d’un premier procès à New York. Le jury de sept hommes et cinq femmes a rendu son verdict après cinq jours de délibérations, et un mois d’un procès ultra-médiatisé, emblématique du mouvement #MeToo. Il risque 25 ans de prison.

Le producteur avait plaidé non coupable pour le viol de deux femmes, l’un commis en 2003, l’autre en 2006. Il a été disculpé des accusations de comportement sexuel «prédateur» qui lui faisaient risquer la perpétuité.

Un autre procès au pénal attend le producteur à Los Angeles.

Par Le Figaro avec AFP et Reuters

Le magnat canadien de la mode Peter Nygard accusé de viol par 10 femmes

février 14, 2020

 

Peter Nygard possède un empire de plusieurs millions de dollars dans la fabrication et la vente de vêtements, dont le siège social est à Winnipeg.
© /Associated Press Peter Nygard possède un empire de plusieurs millions de dollars dans la fabrication et la vente de vêtements, dont le siège social est à Winnipeg.
Dix femmes intentent une poursuite civile contre le magnat canadien de la mode Peter Nygard et demandent à un tribunal de l’état de New York de certifier leur demande de recours collectif. Elles accusent l’homme d’affaires originaire de Winnipeg de les avoir violées dans sa villa des Bahamas et d’opérer ce qu’elles qualifient de « réseau de trafic humain ».

Trois des plaignantes avaient 14 ans et trois autres 15 ans, au moment des viols allégués, qui se seraient produit entre 2008 et 2015.

Les plaignantes, qui ne sont pas nommées dans la poursuite « pour protéger leur identité en raison de la nature sensible et du contenu hautement personnel » qu’on y trouve, demandent des dommages pour les viols qu’elles auraient subis.

Selon la poursuite, Peter Nygard « a recruté, séduit et appâté des enfants et des femmes jeunes, impressionnables et souvent pauvres, avec de l’argent comptant et de fausses promesses de contrats lucratifs en tant que mannequins, pour les agresser, les violer et les sodomiser ».

Aucune accusation criminelle n’a été portée en rapport avec ces allégations.

Dans une déclaration écrite jeudi, l’avocat de Peter Nygard, Jay Prober, nie « vigoureusement » des accusations qu’il qualifie de « complètement fausses [et] sans fondement ». « Peter Nygard est impatient d’exposer cette arnaque et de laver sa réputation une fois pour toutes. »

Peter Nygard possède un empire de plusieurs millions de dollars dans la fabrication et la vente de vêtements, dont le siège social est à Winnipeg. Selon le site web de l’entreprise Nygard international, la société privée du magnat de la mode possède plus de 170 boutiques en Amérique du Nord.

Des allégations de corruption

Selon la poursuite, Peter Nygard aurait drogué des femmes avec des psychotropes versés dans leurs boissons. Il serait parvenu à maintenir le secret autour de ses agissements en intimidant les plaignantes et en soudoyant les autorités et des politiciens des Bahamas.

Il aurait aussi « payé des gens, avec des fonds de sa société, pour intimider ses anciennes “petites amies” en crevant les pneus de leurs voitures, en allumant des incendies, en payant la police pour qu’elle menace de les arrêter, et en les faisant suivre ».

Une dispute qui s’étend sur dix ans

L’avocat de Peter Nygard indique que son client « s’attendait à cette poursuite » qui s’inscrit, selon lui, dans une suite de tentatives effectuées depuis une dizaine d’années par son ancien voisin des Bahamas, le milliardaire américain Louis Bacon, pour salir sa réputation.

Ce qui a commencé par une simple plainte relative au bruit s’est transformé en une cascade de poursuites déposées par les deux hommes des divers tribunaux de plusieurs pays.

La poursuite la plus récente de Peter Nygard contre Louis Bacon, déposée en novembre 2019 à New York, allègue que ce dernier « a embauché une équipe d’avocats et d’enquêteurs privés » pour amener des témoins « à faire de faux témoignages [.. ], de fausses déclarations […] dans l’intention de nuire à Peter Nygard ».

Peter Nygard dit que les allégations contenues dans la poursuite déposée jeudi sont une réponse à celle qu’il a intentée en novembre contre Louis Bacon, alléguant que les plaignantes ont été « payées pour faire de fausses déclarations ».

Des sauteries hebdomadaires

Les plaignantes allèguent que les viols se sont produits dans la villa des Bahamas de Peter Nygard pendant ou après ce que celui-ci appelait des « pampers parties ».

Son personnel avait pour instruction de recruter des jeunes femmes pour ces sauteries hebdomadaires, selon la poursuite. Une fois dans le domaine, elles auraient été fichées et photographiées. Peter Nygard aurait utilisé ces informations pour choisir ses victimes potentielles. Selon la poursuite, Peter Nygard posséderait une base de données de plus de 7500 femmes et filles mineures.

La poursuite détaille les agressions alléguées subies par les 10 plaignantes : viol vaginal, viol anal, sexe oral. Peter Nygard aurait aussi demandé aux femmes d’uriner ou de déféquer dans sa bouche.

Une des victimes alléguées qui avait 14 ans au moment des faits selon la poursuite, dit que Peter Nygard a commencé par lui montrer des images pornographiques et lui a demandé d’employer un jouet sexuel sur lui avant de la violer, « lui causant une douleur et un traumatisme extraordinaires ».

La poursuite indique que Peter Nygard aurait payé ses victimes des dizaines de milliers de dollars après chaque viol.

La société de Nygard aurait financé toutes les « pamper parties » en transférant de l’argent du compte de banque canadien de la compagnie vers les Bahamas en la faisant transiter par New York, selon la poursuite.

« Quand Peter Nygard a appris qu’il y avait une enquête sur son réseau de trafic humain, il s’est tourné vers des tactiques de violence, d’intimidation, de corruption et de pots-de-vin pour tenter de faire taire ses victimes et de maintenir sa combine », lit-on dans la poursuite.

Étant donné qu’il y a une prescription de dix ans sur des causes de ce genre dans l’état de New York, les plaignantes demandent qu’on leur permette de procéder même s’il s’est passé plus de dix ans depuis les faits allégués, citant les facteurs qui les ont empêchés de porter plainte jusqu’ici, comme les menaces, l’usage de la force, la honte, la peur, ainsi que la faiblesse des lois qui protègent mal les victimes.

Un juge doit autoriser le recours collectif pour qu’il puisse aller de l’avant.

Aucune des allégations dans cette poursuite n’a été prouvée devant un tribunal.

Par CBC/Radio-Canada avec des informations de Timothy Sawa

Une fillette violée dans une ambassade américaine en Inde

février 6, 2020

Les autorités indiennes ont arrêté et inculpé un homme suspecté du viol d’une fillette de cinq ans dans l’enceinte de l’ambassade américaine à New Delhi en Inde. «Le suspect a été arrêté dimanche, immédiatement après la plainte des parents» de la victime, déclare l’enquêteur Yogesh Kumar. Les premiers examens médicaux semblent confirmer qu’elle a bien été violée. Le suspect a été mis en examen en vertu des lois sur les violences sexuelles contre les mineurs, qui vont jusqu’à la peine de mort.

Les faits se sont déroulés samedi dans les quartiers du personnel indien de la représentation diplomatique des États-Unis dans l’ambassade américaine qui est l’un des lieux les plus sécurisés de la capitale indienne, y rentrer nécessite de passer de nombreux contrôles.

L’accusé de 25 ans et la petite fille, tous deux enfants d’agents d’entretien de l’ambassade, habitaient à l’intérieur du complexe. Selon l’enquêteur, la petite fille jouait dehors lorsque le suspect l’a attiré jusque chez lui à la suite de quoi la victime s’est plainte auprès de ses parents.

Quelque 34.000 viols ont été signalés aux autorités indiennes en 2018, un chiffre sous-estimé selon les experts qui estiment que ce nombre ne constitue que la partie émergée de l’iceberg, en raison de la loi du silence qui prévaut encore souvent dans cette société patriarcale. Les violences contre les femmes sont sur le devant de la scène en Inde depuis le viol collectif d’une jeune fille dans un bus de Delhi en 2012, qui avait choqué le pays et le monde.

Par Le Figaro avec AFP

France: Un prêtre octogénaire mis en examen pour le viol présumé d’une fillette en 1998

janvier 25, 2020

 

Un prêtre de 87 ans, soupçonné d’un viol sur une fillette de 8 ans en 1998, a été mis en examen à Clermont-Ferrand et placé sous contrôle judiciaire, a indiqué samedi le parquet de la ville.

Visé par une plainte en 2018 de sa victime présumée, il a été déféré vendredi à l’issue de son placement en garde à vue, intervenu la veille, pour une présentation au juge d’instruction, a-t-il ajouté à l’AFP, confirmant une information de La Montagne. Selon le quotidien régional, les faits, que le suspect aurait niés «en bloc», se seraient déroulés à son domicile à Saint-Saturnin (Puy-de-Dôme) en l’absence de la grand-mère de la victime, avec qui le suspect aurait entretenu à l’époque une relation amoureuse.

L’information judiciaire ouverte «vise notamment à établir s’il existerait d’autres victimes dans ce dossier», selon la même source. «Nous pensons d’abord à la personne victime de ces faits. Nous exprimons la tristesse et la honte de l’Église diocésaine», a réagi l’archevêque de Clermont-Ferrand, Mgr François Kalist, dans un communiqué. «Le prêtre incriminé bénéficie de la présomption d’innocence. Par mesure conservatoire, il est relevé de tout ministère», a-t-il souligné.

Par Le Figaro avec AFP