Posts Tagged ‘Viol’

Italie 26 cadavres de Congolaises (RDC et Brazza) violés et assassinés retrouvés en mer

novembre 8, 2017

Les corps ont été retrouvés le dimanche passé dans la Méditerranée par le navire espagnole Cantabre de l’armée déployé dans le cadre de l’Opération Sofia pour lutter contre les réseaux de trafic des personnes. Vingt six filles du Congo d’entre quatorze et dix huit ans ont été retrouvées mortes. Une tragédie susceptible d’être encore majeure.

Les autorités italiennes travaillent selon l’idée qu’elles ont été victimes de viol, tortures et après assassinées durant la dangereuse traversée entre la Libye et l’Europe. Depuis le début de l’année, presque 3000 personnes sont mortes noyées sur le parcours de la Méditerranée centrale. Les réseaux mafieux qui introduisent les filles pour être exploitées sexuellement utilisent souvent des chemins plus sûrs, afin d’éviter « perdre leurs biens », selon l’information livrée par la préfecture de Police de Salerno Salvatore Malfi à la presse locale lors d’une conférence de presse.

Mais Malfi croit que ces morts peuvent avoir un lien avec la mafia spécialisée dans le proxénétisme. L’équipage du navire Cantabre qui transportait aussi à 402 personnes secourues en mer dont plus de cent filles, une dizaine enceinte les ont retrouvées flottant et les ont débarqué au port de Salerno. Des cadavres enfuis dans des sacs à plastiques noirs alignés sur le quai du port.

Des milliers de jeunes Congolais sans futur dans leur pays d’origine risquent chaque jour leur vie entre les côtes libyennes et italiennes à la recherche d’un avenir meilleur. Une catastrophe dont les autorités des deux Congo passent sous silence. Ces 26 filles Congolaises seront inhumées en Italie en attendant que leurs familles réclament un jour leurs corps.

Sacer-infos.com par Stany Franck

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Une actrice norvégienne accuse à son tour Weinstein de viol

octobre 25, 2017

New York – Une actrice norvégienne a affirmé mercredi avoir été violée par Harvey Weinstein, en 2008 à Londres, mais n’a pas encore décidé si elle allait porter plainte contre le producteur américain.

L’actrice Natassia Malthe, aujourd’hui âgée de 43 ans, a raconté lors d’une conférence de presse à New York avoir rencontré le magnat hollywoodien à la soirée de clôture des Bafta, les récompenses britanniques du cinéma.

Quelques heures plus tard, Harvey Weinstein se serait présenté à la porte de sa chambre d’hôtel. Alors qu’il tambourinait en criant, elle lui aurait ouvert, par peur du scandale.

Après qu’elle a refusé ses avances, le producteur se serait couché sur elle et l’aurait violée, a-t-elle expliqué.

Pour son avocate Gloria Allred, les faits, s’ils étaient avérés, relèveraient juridiquement d’un viol.

La loi britannique ne prévoit pas de prescription en matière de crimes sexuels.

L’avocate a indiqué que l’actrice « étudiait ses options » quant au dépôt éventuel d’une plainte et qu' »aucune décision » n’était prise à ce stade.

Une cinquantaine de femmes ont déjà fait état de faits de harcèlement, d’agression sexuelle ou de viol de la part du créateur du studio Miramax, mais aucun de leurs témoignages n’a donné lieu à des poursuites à ce stade.

Pour nombre d’entre elles, les faits sont prescrits au pénal comme au civil.

Natassia Malthe, qui a tourné dans une cinquantaine de films depuis le milieu des années 90, est à ce jour la septième femme à accuser publiquement Harvey Weinstein de viol. Avant elle, les actrices Rose McGowan et Asia Argento ont notamment rapporté des faits similaires.

L’actrice norvégienne a raconté mercredi que le co-fondateur de la Weinstein Company, débarqué mi-octobre après l’éclatement du scandale, l’avait de nouveau contactée après son retour à Los Angeles.

Il a organisé un rendez-vous sous le prétexte de parler d’un rôle qu’il entendait lui obtenir dans le film « Nine » (qu’elle n’a finalement jamais eu).

Conduite par une assistante du producteur dans une suite de l’hôtel Peninsula à Los Angeles, elle se serait alors retrouvée face à Harvey Weinstein en robe de chambre, accompagné d’une femme.

Le magnat aurait alors demandé à Natassia Malthe de se joindre à eux pour une relation à trois, qu’elle dit avoir refusée.

L’avocate Gloria Allred, dont quatre clientes ont déjà témoigné à visage découvert contre le producteur américain, a indiqué que d’autres victimes présumées d’Harvey Weinstein l’avaient engagée et pourraient se dévoiler prochainement.

Elle a expliqué qu’une rencontre était prévue mercredi avec les administrateurs de la Weinstein Company, mais que ceux-ci l’avaient annulé en dernière minute.

Ils lui ont proposé de rencontrer les avocats de la société, ce qu’elle a refusé.

L’avocate a redit mercredi qu’elle souhaitait que la Weinstein Company se dote d’un fonds d’indemnisation des victimes d’Harvey Weinstein.

Interrogée sur la possibilité pour les victimes présumées d’intenter une action de groupe (class action) contre la société de production, elle a estimé que les conditions n’étaient pas réunies.

Romandie.com avec(©AFP / 26 octobre 2017 00h54)                                            

Condamnation pour viol d’un gourou en Inde

août 25, 2017

Un adepte de Gurmeet Ram Rahim Singh face aux forces de l’ordre indiennes lors de heurts après la condamnation pour viol du gourou, le 25 août 2017 à Panchkula / © AFP / MONEY SHARMA

Au moins 22 personnes ont été tuées vendredi lors de violents heurts dans le nord de l’Inde après que la condamnation pour viol d’un gourou controversé eut déclenché la fureur de plus de 100.000 de ses soutiens rassemblés pour le verdict.

Selon le commissaire-adjoint de police Isham Singh, 22 personnes sont mortes et une centaine ont été blessées à Panchkula, une ville de plus d’un demi-million d’habitants dans l’Etat de Haryana. Un précédent bilan de l’hôpital local faisait état de 14 morts.

Les autorités ont déployé des centaines de soldats alors que plus de 100.000 personnes, selon les estimations, s’étaient réunies à Panchkula après qu’un tribunal spécial eut reconnu coupable le chef spirituel Gurmeet Ram Rahim Singh du viol de deux de ses adeptes.

La nouvelle a déclenché une flambée de violence dans la ville, où un couvre-feu a été imposé et où les connexions internet avaient été suspendues la veille par mesure de sécurité.

Selon un journaliste de l’AFP sur place, les policiers ont lancé des gaz lacrymogènes et utilisé des canons à eau face à une foule de manifestants lançant des pierres et qui s’en était prise notamment à deux camions de télévision, renversant l’un d’entre eux.

– ‘Gourou tape-à-l’oeil –

« La situation est tendue mais sous contrôle », a déclaré à l’AFP par téléphone Isham Singh après ces affrontements. « Les rassemblement ont été dispersés dans la plupart des endroits. Il avait été demandé à la foule devant le tribunal de quitter les lieux, mais elle est devenue violente, contraignant la police à intervenir ».

Les tensions se sont propagées dans le pays. « Deux gares ont été brûlées dans le Pendjab (Etat voisin du nord-ouest) et deux wagons ont été incendiées à la station Anand Vihar, à New Delhi », a détaillé Neeraj Sharma, un porte-parole pour la compagnie ferroviaire Indian Railways. Des centaines de trains qui circulaient entre l’Haryana et le Pendjab ont été annulés.

Connu sous le surnom de « Gourou tape-à-l’oeil », en raison de son penchant pour les vêtements criards et les bijoux, il a été placé en détention sous escorte policière. Sa peine sera connue le 28 août, d’après les médias locaux.

Ce chef spirituel de 50 ans, à la tête de la secte Dera Sacha Sauda, est suivi par de nombreux fidèles dans l’Etat de Haryana (nord) et il affirme avoir des millions d’adeptes de par le monde.

La veille du verdict, les autorités indiennes avaient renforcé la sécurité dans la région, déployant 15.000 hommes, en raison de l’afflux de milliers d’adeptes. Trois stades avaient également été mis à disposition pour détenir d’éventuels fauteurs de troubles.

– 400 disciples castrés –

En 2002, un courrier anonyme avait été envoyé à l’ancien Premier ministre indien Atal Bihari Vajpayee, dans lequel une femme accusait le gourou de viols.

Il a fallu des années au Bureau central d’enquête (CBI Central Bureau of Investigations) pour retrouver les victimes présumées. Ce n’est qu’en 2007 que deux femmes ont finalement déposé plainte.

Ce n’est pas la première fois qu’il se retrouve au cœur d’une polémique. En 2015, il avait été accusé d’avoir encouragé 400 de ses disciples à se faire castrer pour se rapprocher de dieu. Il a par ailleurs été poursuivi dans le cadre du meurtre d’un journaliste en 2002.

S’exprimant avant le verdict, les fidèles rassemblés à Panchkula lui ont manifesté leur soutien, certains estimant que sa secte les avaient aidés à sortir de leur dépendance à l’alcool.

Gurmeet Ram Rahim Singh s’est rendu de sa ville d’origine jusqu’au tribunal dans un important convoi de plus de 100 véhicules. Des images de télévision montraient des fidèles rassemblés le long des rues, la plupart d’entre eux sanglotant sans pouvoir se contrôler.

Romandie.com avec(©AFP / 25 août 2017 19h14)                

Salma Hayek accuse Donald Trump d’avoir violé une fillette de 13 ans en 1994

août 24, 2017

Le Président Trump attaqué par l’actrice mexi­caine

Plus que jamais déter­mi­née, Salma Hayek a relancé l’inté­rêt sur une plainte clas­sée sans suite dans laquelle une jeune femme accuse Donald Trump de l’avoir violée en 1994 alors qu’elle n’avait que 13 ans.

 

Les accu­sa­tions sont graves. Ce n’est pas la première fois que Salma Hayek s’en prend à Donald Trump, elle qui avait déjà fustigé l’inten­tion du Président améri­cain de bâtir un mur infran­chis­sable entre les États-Unis et le Mexique pour endi­guer l’immi­gra­tion. L’épouse de François-Henri Pinault, élue femme la plus torride de la décen­nie en 2015, avait égale­ment dû repous­ser les avances du futur chef de l’État qui s’était montré lour­de­ment insis­tant pour obte­nir un rendez-vous avec celle qui n’était pas encore célèbre. Un cas proche du harcè­le­ment. Cette fois, Salma Hayek remet le couvert et accuse l’homme d’affaires de viol.

L’actrice de 52 ans est en effet reve­nue sur un sombre épisode de la vie de Donald Trump. « Selon un procès au civil, Trump aurait violé une fillette de 13 ans » a-t-elle assuré à nos confrères du maga­zine Numéro. Salma Hayek a égale­ment précisé que cette affaire avait vite été « étouf­fée avant de dispa­raître complè­te­ment des radars » lorsque Donald Trump est devenu Président des États-Unis. « Je vous laisse mener l’enquête » a conclu la star d’origine mexi­caine aux jour­na­listes.

En réalité, cette affaire de viol avait d’ores et déjà été révé­lée en juin 2013. Une jeune femme avait alors avoué qu’elle s’était faite violer en 1994 par Donald Trump et le milliar­daire Jeffrey Epstein (inscrit sur la liste améri­caine des délinquants sexuels et condamné en 2008 pour pros­ti­tu­tion impliquant une mineure). La suppo­sée victime n’était âgée que de 13 ans aux moment des faits. Malgré la gravité des insi­nua­tions, l’avocate de la plai­gnante avait reti­rée sa plainte, prétex­tant que cette dernière aurait reçu « de nombreuses menaces » et qu’elle était « trop effrayée pour appa­raître visage décou­vert ». Salma Hayek n’a visi­ble­ment pas peur d’être inti­mi­dée par Donald Trump et tente de relan­cer l’inté­rêt média­tique pour ce dossier classé sans suite.

Gala.fr par Nicolas Schiavi

Viol sur ordonnance dans un tribunal du Pakistan

août 6, 2017

Vue sur la chambre où une adolescente pakistanaise a été violée sur ordonnance des anciens du village à Raja Ram, au Pakistan, le 26 juillet 2017 / © AFP / SS MIRZA

L’adolescente a été violée sur autorisation du conseil des anciens du village pour venger le crime commis par son frère: dans cette région reculée du Pakistan, la sentence a conduit les habitants à s’interroger sur la validité de la justice traditionnelle.

L’assemblée de vieux « sages », également connue comme le panchayat, ou la jirga, a ordonné à la mi-juillet à un homme de violer cette jeune fille de 16 ans pour réparer l’outrage infligé à sa soeur, âgée de 12 ans.

« Que Dieu la prenne en pitié, quelle étrange journée et quelle énorme injustice », résume Amina Bibi, une habitante de Raja Jam, en écho au trouble qui s’est emparé de cette petite localité de 3.000 âmes depuis le double viol.

« Dans notre région, on n’a ni école ni hôpital, la pauvreté et l’ignorance règnent en maîtres… Cette incident porte la marque de l’ignorance », renchérit Imtiaz Matila, 46 ans.

« C’est une tache sur le nom de ce panchayat, » affirme un sexagénaire, Manzoor Hussain.

Depuis, les deux filles ont été emmenées dans un foyer pour femmes ouvert cette année grâce à une législation progressiste adoptée en 2016 par la province, qui garantit de nouveaux droits et une meilleure protection aux femmes.

Le foyer est situé à Multan, la cinquième ville du Pakistan, à quelques kilomètres seulement de Raja Ram. Mais cette nouvelle loi et la ville paraissent à mille lieues du village.

A Raja Jam, les hommes sont assis sur les charpoy, ces banquettes traditionnelles de bois et de cordes tressées, cherchant à s’abriter de la chaleur. Les femmes sont gommées du paysage, abritées des regards par les murs de pierres qui enserrent chaque maison.

– ‘Rien de plus déshonorant’ –

Dans les villages comme Raja Ram, les panchayat sont toujours considérés comme le système de justice authentique alors que les cours pakistanaises, largement calquées sur le système britannique, sont perçues comme un ensemble exogène.

« Du temps de nos ancêtres déjà nous avions des conseils de villages », remarque Manzoor Hussain.

Les cours pakistanaises peuvent mettre des années à juger une affaire criminelle, quand les conseils villageois règlent l’affaire immédiatement.

Mais ils sont récemment devenus l’objet de critiques en raison de leurs décisions controversées concernant les femmes en particulier.

« Tout repose sur l’honneur dans ce système, or il n’y a rien de plus déshonorant pour une famille que le viol d’une fille », explique une militante féministe, Aisha Sarwari.

« Les hommes de la famille de l’agresseur doivent donc subir le même déshonneur que celui des proches de la victime ».

« C’est l’idée d’équité (ente victimes et bourreaux) dans ces communautés, qui fait que les femmes se retrouvent à servir de caution en quelque sorte », ajoute-t-elle.

Une jirga est restée dans les annales de l’infamie pour avoir ordonné en 2002 le viol collectif d’une femme nommée Mukhtar Mai dont le frère avait été, à tort, été accusé de viol.

Mukhtar Mai, qui vit dans le Pendjab (centre) à quelques heures au nord de Multan avait alors, de façon très inhabituelle, décidé de poursuivre ses violeurs en justice.

Mais ces derniers avaient été exonérés et le recours aux panchayats a continué dans la région, même si Mukhtar Mai est devenue une championne du droit des femmes.

– La loi des Jirga –

La Cour Suprême a essayé d’en finir avec ces assemblées traditionnelles, déclarées illégales en 2006.

Mais pour tenter d’accélérer le rythme de la justice, le gouvernement est revenu sur cette décision par une loi qui autorise de nouveau les jirga pour régler des conflits de villages.

La « loi des jirga » comme l’appellent les féministes, a évidemment suscité l’inquiétude compte tenu de leur passif.

« Les décisions des jirgas ont toujours un impact négatif sur la vie des femmes », estime une militante du droit des femmes, Samar Minallah, qui s’était mobilisée devant la Cour suprême en 2006 pour la loi anti-jirga.

Au moins, l’émoi suscité par la décision de Raja Ram a convaincu la justice de demander une enquête sur l’affaire.

Malgré son inquiétude, Samar Minallah compte sur cette affaire pour « rappeler à l’Etat que ces jirgas vont à l’encontre de la Constitution et de l’humanité ».

Et quoi qu’il advienne, la confiance populaire dans le système traditionnel a été ébranlée, tout au moins à Raja Ram.

« Autrefois les anciens savaient prendre de bonnes décisions », se souvient Matila. « Ils connaissaient les réalités du village. Mais maintenant, avec ces panchayat… »

Romandie.com avec(©AFP / 06 août 2017 12h27)                

Somalie: elles fuient la faim, et sont violées dans les camps de déplacés

juin 2, 2017

Des familles déplacées somaliennes près de leur cabane dans un camp de fortune à la périphérie de Baidoa, dans le sud-ouest du pays, le 14 mars 2017 / © AFP/Archives / TONY KARUMBA

C’était une nuit du mois de mars. Le soldat était mince, mais fort. Son uniforme et ses bottes étaient neufs. Après s’être introduit dans le misérable abri de fortune de Hawo, il a pointé une arme sur la gorge de cette Somalienne et l’a violée. Deux fois.

« Dans ma tête, je peux encore le voir », confie cette jeune femme vivant à Dusta, un camp installé dans la ville de Baidoa, dans le sud-ouest de la Somalie, où sont rassemblés des Somaliens déplacés par la faim et la sécheresse.

Hawo ne souhaite pas révéler som nom complet. Son nouveau-né pleurait pendant qu’elle subissait ce viol, terrifiée. Ses deux autres enfants, un peu plus âgés, dormaient eux à poings fermés.

Dusta, véritable océan de bicoques faites de bâtons, bâches en plastiques et vieux tissus, s’étend jusqu’à un camp où sont stationnés des soldats de la mission de l’Union africaine en Somalie (Amisom), qui combattent les islamistes shebab affiliés à Al-Qaïda et ayant juré la perte du gouvernement somalien.

Pourtant, les résidents de Dusta interrogés par l’AFP assurent être livrés à eux-mêmes. Personne ne les protège, disent-ils, que ce soit l’Amisom, l’armée, les milices locales ou l’ONU.

La plupart des habitants de Dusta sont des femmes et enfants issus de régions contrôlées par les shebab et venus dans la capitale régionale à la recherche de nourriture, d’eau et de soins médicaux.

Selon un décompte de l’AFP basé sur les chiffres de deux ONG locales – Isha et le Somali Children Welfare and Rights Watch (SCWRW) -, au moins 54 femmes ont été violées ou agressées sexuellement dans les 168 camps, qui abritent plus de 155.000 personnes et se sont multipliés autour de Baidoa alors que le pays est au bord de la famine.

La majorité de ces attaques sont commises par des soldats, explique Muhudin Daud Isack, qui travaille pour Isha. « Quand ils ont l’opportunité de le faire, ils commettent un viol ».

– Viols collectifs –

Farhiyo Ahmed Mohamed, une policière à la tête d’une unité spéciale chargée de combattre les violences envers les femmes, reconnaît que des hommes en uniforme ont été impliqués dans de telles attaques et évoque une affaire de viol dans la ville de Goof Gaduud, à l’extérieur de Baidoa, pour laquelle un soldat a été condamné et emprisonné.

Elle accuse cependant les ONG d’exagérer le nombre de viols dans les camps afin d’obtenir plus de subsides.

La Somalie est plongée dans le chaos et la violence depuis plus de 25 ans, et si la communauté internationale l’aide à rebâtir des institutions telles que l’armée et la police, le processus met du temps à porter ses fruits.

Selon l’ONG Isha, neuf femmes du camp de « Buur fuule 2 » ont été violées une nuit de janvier par un groupe de civils armés de pistolets et de couteaux. Elles ont été extraites de leurs abris et violées par plusieurs hommes.

Cinq de ces femmes ont été interrogées par l’AFP. Deux d’entre elles ont raconté que leurs maris étaient tenus en joue pendant les viols. Une victime de 37 ans a, elle, assuré que si les viols sont monnaie courante dans ces camps, les viols collectifs ne le sont pas.

Les organisations humanitaires reconnaissent l’existence du problème croissant des viols, mais expliquent que la crise somalienne comporte de multiples facettes et que la priorité est accordée à d’autres maux. « Les programmes visant à améliorer la protection des femmes sont souvent sous-financés (…), ce même si les violences faites aux femmes augmentent lors des situations d’urgence », souligne Evelyn Aero, du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC).

– Dignité –

De retour à Dusta, Hawo explique que malgré son viol par un soldat, elle souhaite davantage de personnes armées dans le camp. Après ce traumatisme, elle a rapproché son abri de la base de l’Amisom et dit se sentir ainsi plus en sécurité.

D’autres ne souhaitent pas voir plus d’hommes armés dans le camp et estiment que la solution passe par la construction d’abris solides, en pierre et en tôle.

« Au-delà de la survie, l’abri est nécessaire (…) pour s’assurer que chaque personne soit en sécurité, et assurer le droit à la vie privée et la dignité, particulièrement pour les femmes et enfants », estime Gavin Lim, un spécialiste de la protection pour le Haut-commissariat de l’ONU aux réfugiés (UNHCR).

Mais alors que la sécheresse se prolonge et que la menace de la famine se rapproche chaque jour un peu plus, le nombre de déplacés augmente, rendant encore plus épineuse la question de la sécurité des femmes dans les camps.

Plus de 377.000 Somaliens ont été déplacés lors des trois premiers mois de 2017, portant à plus d’un million le nombre total de personnes déplacées par le conflit et la sécheresse en Somalie. Et l’UNHCR table sur trois millions d’ici la fin de l’année.

Romandie.com avec(©AFP / 02 juin 2017 19h18)                

La Suède renonce aux poursuites contre Julian Assange pour viol

mai 19, 2017

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange, réfugié à l’ambassade d’Equateur, le 5 février 2016 à Londres / © AFP/Archives / BEN STANSALL

Il criait au complot: la justice suédoise a classé vendredi l’enquête pour viol visant Julian Assange, qui devra pourtant patienter avant de sortir de l’ambassade d’Equateur à Londres où il s’est réfugié en 2012.

Si le mandat d’arrêt européen est levé, la police britannique a prévenu qu’elle serait « obligée » d’arrêter Julian Assange s’il sortait de l’ambassade, au motif qu’il avait enfreint en 2012 les conditions de sa liberté sous caution au Royaume-Uni.

Pour ce qui concerne le volet suédois, « l’affaire Assange » se conclut sur un fiasco judiciaire et valide la stratégie de l’obstruction systématique mise en oeuvre par ses nombreux avocats pour lui éviter de comparaître devant un tribunal.

À trois ans de la prescription, la procureure suédoise Marianne Ny a donc annoncé avoir classé l’enquête et requis la levée du mandat d’arrêt européen que Julian Assange tentait de faire annuler depuis 2010.

« Toutes les possibilités de faire avancer l’enquête ont été épuisées (…) et il n’apparaît plus proportionné de maintenir la demande de placement en détention provisoire par défaut de Julian Assange ni le mandat d’arrêt européen », a-t-elle fait valoir.

L’abandon des poursuites « ne résulte pas d’un examen complet des éléments de preuve » et la justice suédoise « ne se prononce pas sur la question de la culpabilité », a remarqué la procureure.

Génie persécuté pour les uns, manipulateur paranoïaque pour les autres, Julian Assange a toujours récusé les accusations de viol. Sauf coup de théâtre, il restera à jamais présumé innocent.

Victoire totale

Malgré son soulagement manifeste, l’Australien a lancé sur Twitter qu’il « n’oublie pas et ne pardonne pas » d’avoir été « détenu pendant sept ans », dont cinq dans des conditions spartiates à l’ambassade d’Équateur à Londres.

« Détenu pendant sept ans sans charges pendant que mes enfants grandissaient et que mon nom était traîné dans la boue. Je ne pardonne pas et n’oublie pas », a-t-il tweeté.

Julian Assange dénonce une manœuvre pour le faire extrader vers les Etats-Unis, où il risque d’être poursuivi pour la publication de documents militaires et diplomatiques confidentiels.

L’administration de Donald Trump a affirmé en avril que son arrestation était une « priorité » et selon des médias locaux, les États-Unis sont en train de monter un dossier d’accusation.

En février 2016 déjà, un groupe de travail de l’ONU critiquait la lenteur de l’enquête et appelait la Suède et le Royaume-Uni à indemniser l’ex-hacker pour « détention arbitraire ».

« C’est une victoire totale pour Julian Assange », s’est pour sa part réjoui son avocat suédois, Per Samuelsson. Son client, a-t-il indiqué à l’AFP, souhaite recevoir l’asile en Equateur. « C’est le seul endroit où il est en sécurité ».

Quito a salué la décision de la justice suédoise et appelé le Royaume-Uni à laisser Julian Assange quitter son territoire sans être inquiété.

« Le mandat d’arrêt européen n’est plus valide. Le Royaume-Uni doit fournir une sortie sûre à M. Julian Assange », a affirmé sur Twitter le ministre équatorien des Affaires étrangères, Guillaume Long.

Prescription

Mais la menace d’une arrestation a tempéré les ardeurs de son entourage. « La Grande-Bretagne annonce qu’elle arrêtera Assange quoi qu’il arrive et refuse de confirmer ou de démentir qu’elle a déjà reçu une demande d’extradition des Etats-Unis », a tweeté WikiLeaks.

A Stockholm, l’accusatrice de l’Australien, « choquée », a dénoncé un « scandale » et maintenu sa version.

« Aucune décision pour classer l’affaire ne peut changer le fait qu’Assange a commis sur elle un viol », a déclaré son avocate, Elisabeth Fritz, dans un mail à l’AFP.

Âgée d’une trentaine d’années à l’époque des faits, elle a porté plainte le 20 août 2010 contre Julian Assange, qu’elle avait rencontré au cours d’une conférence de WikiLeaks à Stockholm quelques jours auparavant. Elle l’accuse d’avoir engagé un rapport sexuel non protégé pendant qu’elle dormait dans la nuit du 16 au 17 août.

Julian Assange soutient qu’elle était consentante et avait accepté de ne pas utiliser de préservatif. C’est ce qu’il a redit à un procureur équatorien, en présence d’une magistrate suédoise, lors de son audition à l’ambassade d’Equateur en novembre.

Cet interrogatoire, négocié des mois durant par les deux parties, n’aura finalement pas changé la donne.

L’instruction suédoise, notamment retardée par le refus de M. Assange d’être entendu en Suède, aura pris près de sept ans. La plainte d’une autre jeune Suédoise pour une agression sexuelle à la même époque à Stockholm a été frappée par la prescription en 2015.

Romandie.com avec(©AFP / 19 mai 2017 16h27)                

Inde: acquittement d’un diplomate français accusé de viol sur sa fille

avril 19, 2017

New Delhi – Un diplomate français jugé en Inde pour des accusations de viol sur sa fille a été acquitté mercredi par la justice indienne, ont rapporté à l’AFP plusieurs sources proches du dossier.

« Nous confirmons que (Pascal Mazurier) a été acquitté en première instance par le tribunal de Bangalore », dans le sud du pays, a déclaré une source diplomatique à l’ambassade de France à New Delhi.

Numéro trois du consulat français de Bangalore, Pascal Mazurier avait été arrêté en juin 2012 après que son épouse d’origine indienne, Suja Jones, l’eut accusé d’avoir violé leur fille de trois ans.

Le prévenu avait toujours nié ces accusations et plaidé non coupable. Il s’est dit être victime d’une manipulation sur fond de séparation difficile avec son épouse.

Cet acquittement, après presque cinq ans de procédure, est « un soulagement énorme car ce type d’accusation équivaut à une condamnation à mort, au moins sur le plan social », a confirmé à l’AFP M. Mazurier, joint au téléphone depuis New Delhi.

Depuis son arrestation, l’agent consulaire est interdit de sortie du territoire et suspendu de ses fonctions.

Interrogée par la télévision indienne CNN-News 18, Mme Jones a elle qualifié ce jugement de « déni de justice pour (s)a fille » et indiqué son intention de faire appel de la décision.

L’affaire avait fait grand bruit en Inde, la partie civile et des médias ayant à plusieurs reprises accusé la France de protéger son ressortissant.

Le procès de M. Mazurier durait depuis 2014, dans ce pays connu pour le lenteur de son système judiciaire.

« C’est la fin d’un cauchemar, c’est la victoire de la vérité sur la calomnie », ont estimé ses avocats Clémence Witt et Pierre-Olivier Sur.

Étant donné l’encombrement des tribunaux indiens, un appel prolongerait cependant la procédure de plusieurs mois ou années.

Romandie.com avec(©AFP / 19 avril 2017 16h08)

Burundi: l’ONU dénonce les chants appelant au viol d’opposantes

avril 18, 2017

Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, le 13 juin 2016 à Genève / © AFP/Archives / FABRICE COFFRINI

Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme a dénoncé la multiplication d’incidents dans lesquels les Imbonerakure, la ligue de jeunesse du parti au pouvoir au Burundi, appellent au « viol » d’opposantes.

« Les slogans choquants appelant au viol repris par de jeunes hommes appartenant aux Imbonerakure dans plusieurs provinces du Burundi sont profondément inquiétants », car ils sont une preuve supplémentaire de « la campagne de terreur » menée par ces derniers, a estimé M. Zeid Ra’ad Al Hussein, dans un communiqué.
M. Zeid fait référence à une vidéo, diffusée sur les réseaux sociaux début avril, montrant des centaines de jeunes Imbonerakure dans une pose martiale, en rangs, qui chantent en kirundi – la langue nationale: « Engrossez les opposantes, (pour) qu’elles enfantent des Imbonerakure ».

Cette vidéo tournée à Ntega, dans la province de Kirundo (nord) au début de l’année, avait fait scandale et contraint le CNDD-FDD, le parti au pouvoir dont les Imbonerakure forment la ligue de jeunesse, à s’en démarquer.

Ce chant « ne concorde ni avec les m?urs ni avec l’idéologie du parti CNDD-FDD », avait-il fait savoir, disant condamner « avec la dernière énergie cet écart de langage » et promettant des sanctions.

Mais dans son communiqué, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme cite plusieurs incidents similaires, plus récents. Ainsi, le 1er avril, dans la province de Kayanza (nord), près de 2.500 Imbonerakure ont défilé le long de la route centrale en incitant « au viol et à la violence » contre les opposants.

Des « slogans similaires seraient également scandés chaque fin de semaine » lors de réunions d’Imbonerakure dans la province de Makamba (sud), selon la même source.

Enfin, le 8 avril, dans la province de Ruyigi (est), environ 200 personnes, dont des Imbonerakure, auraient aussi appelé à « mettre enceintes les opposantes », selon le communiqué.

M. Zeid a appelé le gouvernement burundais à reconnaître « que la manifestation de Ntega n?était pas un incident isolé, mais la partie émergée de l’iceberg ».

« De tels discours éhontés de haine manifeste et d’incitation à la violence ne doivent être ni tolérés, ni encouragés », a-t-il ajouté.

Les Imbonerakure sont sur la sellette depuis le début de la grave crise que traverse le Burundi, déclenchée par l’annonce en avril 2015 de la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé et sa réélection en juillet de la même année.

Ce groupe, qualifié de milice par l’ONU, malgré les dénégations de Bujumbura, est accusé par les ONG locales, internationales et l’ONU d’être responsable, aux côtés de la police, des services secrets et de l’armée, des graves violations des droits de l’homme commises depuis avril 2015, dont de nombreux cas de viols.

Ces violences ont fait 500 morts selon l’ONU, et 2.000 selon les ONG. Des centaines de cas de torture et de personnes disparues ont également été recensés, et quelque 400.000 personnes ont quitté le pays.

Romandie.com avec(©AFP / 18 avril 2017 15h49)

Les évêques de Madagascar condamnent l’attaque d’un couvent

avril 11, 2017

 Jésus-Christ transportant la croix. /  Mbolina. / Fotolia

Jésus-Christ transportant la croix. / Mbolina. / Fotolia

Les condamnations des « actes odieux » perpétrés le 1er avril contre le couvent des sœurs de Notre Dame de la Salette à Antsahatanteraka Antsirabe, à Madagascar, continuent. En début de semaine, la Conférence des évêques de Madagascar (CEM) avait dénoncé « un acte inhumain ».

« Nous condamnons avec vigueur ce qui s’est passé », avaient déclaré les évêques malgaches, demandant aux autorités de « prendre leur responsabilité pour que la lumière soit faite dans cette affaire ». La commission Justice et Paix, de son côté, qualifie l’attaque de « crime contre l’humanité ».

Des ordinateurs et des téléphones portables

Cette nuit-là, le couvent a été attaqué par une dizaine d’hommes armés. Après avoir roué de coups un employé qui avait essayé de les repousser, les assaillants ont violé une religieuse malgache, une jeune bénévole allemande et trois pensionnaires. Avant de prendre la fuite, ils ont dérobé plus de 6 000 €, des ordinateurs et des téléphones portables.

« Aucune revendication n’a été faite ; il s’agit sans doute d’un acte de banditisme », estime Falihéry Razafindrakoto, interrogé par La Croix. Chargé de liaison et d’appui à Madagascar pour le Secours catholique Caritas France, ce dernier rappelle que l’enquête se poursuit et que la police locale annonce avoir arrêté six personnes dans le cadre de cette affaire.

Cette attaque est à mettre en relation avec Cri d’alarme des évêques de Madagascar face à l’augmentation des violences et de la pauvreté dans leur pays.

« La société sombre dans un climat de vols et de violences. La population se trouve livrée à elle-même », déclarait l’an dernier la CEM réunie en Assemblée plénière à Antanimena. Les évêques avaient aussi abordé le problème de la corruption, qui occupe une grande place dans la gestion des affaires nationales. « Les richesses naturelles sont galvaudées, surtout en ce qui concerne l’exploitation illicite de bois de rose, de l’or et des pierres précieuses. Aucune loi précise n’a été mise en place, et la gestion des ressources naturelles reste floue », avaient regretté les évêques.

La CEM poursuivait : « Ce n’est pas seulement les ressources naturelles, mais le droit et les valeurs de la société malgache qui se trouvent aussi bafoués et échangés contre de l’argent. En somme, on nourrit la population par des mensonges. »

Lacroix.com par Claire Lesegretain