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Centrafrique: à Bangassou, la population replonge dans la terreur

mai 29, 2017

Un hôpital de Médecins sans frontières à Bangassou, le 26 mai 2017 / © AFP / SABER JENDOUBI

Cible d’une des attaques les plus meurtrières en Centrafrique ces derniers mois, Bangassou, dans l’est du pays, a replongé dans la terreur des tueries menées par des bandes armées malgré la présence de Casques bleus.

Les assaillants « nous lançaient des mains et des pieds découpés », se remémore Djamil, réfugié dans un camp proche de la cathédrale, en évoquant l’attaque lancée le 13 mai par des centaines d’assaillants contre le quartier musulman de Bangassou, ville d’environ 35.000 habitants à majorité chrétienne, sur la rivière Mbomou, frontière avec la République démocratique du Congo.

Un bilan provisoire de la Croix-Rouge centrafricaine et du Bureau des Affaires humanitaires des Nations unies en Centrafrique (Ocha) a fait état de 108 morts et de 76 blessés.

Selon la force de l’ONU (Minusca, 12.500 hommes), les coupables sont des miliciens anti-balaka, se revendiquant défenseurs des chrétiens face aux ex-rebelles séléka, majoritairement musulmans.

Plusieurs centaines de personnes avaient trouvé refuge dans la mosquée après l’assaut. « La Minusca nous a dit de nous réfugier dans la mosquée, et c’est ce qu’on a fait… Puis les Casques bleus nous ont abandonnés »,accuse Djamil.

« Devant le nombre d’assaillants, les Casques bleus ont dû reculer », se souvient une source proche de la Minusca.

– Machettes et fusils –

« Dès le départ des Casques bleus, une vague d’anti-balaka a accouru vers la mosquée en hurlant, brandissant machettes et fusils artisanaux », a raconté l’AFP l’évêque de Bangassou, Mgr Juan José Aguirre: « J’ai tenté le dialogue, mais ils ont fini par tirer sur un ami qui voulait me protéger ».

« Ils ont vu l’imam sortir. Ils lui ont tiré dessus », continue l’évêque. « Il est tombé à genoux, blessé à mort. Quand je suis revenu, je l’ai trouvé comme ça, puis l’ai porté pour l’allonger dignement. Les anti-balaka m’ont hurlé dessus pour que je n’y touche pas ».

« Ils étaient drogués, alcoolisés, incontrôlables », se souvient un humanitaire.

Terrorisés par cette nouvelle flambée de violences, les habitants de Bangassou se terrent ou fuient. Seules quelques boutiques du marché central sont désormais ouvertes et les rues sont désertes.

Selon Ocha, le nombre de déplacés de Bangassou s’élève à près de 15.000 depuis le 13 mai et les attaques sporadiques continuent.

Dimanche encore, « des éléments armés présumés anti-balaka, ont interdit aux humanitaires de mener une mission dans la localité. Par ailleurs, des éléments armés ont enlevé une femme et cinq enfants avant de les tuer en brousse », a indiqué lundi la force de l’ONU (Minusca).

– Enterrée vivante –

Mercredi, ces mêmes anti-balaka avaient « enlevé deux femmes soignées à l’hôpital. Une des femmes a été abattue sur place tandis que l’autre a été enterrée vivante », selon la Minusca.

Face à cette spirale de violences, les humanitaires redoutent désormais de nouveaux « assauts de grande ampleur » dans la ville, a indiqué l’un d’entre eux à l’AFP sous couvert d’anonymat.

Les affrontements entre séléka et anti-balaka ont dégénéré en tueries intercommunautaires de masse en 2013, plongeant la Centrafrique dans le chaos.

L’intervention militaire française Sangaris, puis le déploiement de Casques bleus ont réduit le niveau des exactions, mais des bandes armées sévissent toujours dans plusieurs régions du pays.

« Cette chasse aux musulmans, les pillages de leurs boutiques, de leurs maisons, c’est une vengeance contre la séléka », selon l’évêque: « Dans la tête des gens, les musulmans de Bangassou sont alliés à l’ex-séléka ».

L’identité du groupe d’anti-balaka auteur de l’assaut reste floue. « Les gens qui nous ont massacrés sont des inconnus », assure Ali, un commerçant déplacé.

« Ils viennent de Bakouma, Niakari, Kitika et d’autres localités de la Mbomou », préfecture de l’est du pays, précise Mgr Aguirre, sans doute attirés par les richesses minières et forestières de la région de Bangassou.

Le contrôle de ces ressources (diamant, or, bois,…) provoque régulièrement des affrontements meurtriers entre bandes rivales dont les civils sont les premières victimes.

« Ces jeunes sont désoeuvrés (…) Je les ai rencontrés dès le mois de février, car c’est mon diocèse, pour leur demander de ne pas s’en prendre aux écoles, notamment », ajoute le prélat.

Au sein de l’évêché se trouve un autre camp de déplacés constitué, lui, de chrétiens. Entre les deux, un no man’s land, où sont assoupis quelques Casques bleus « épuisés », selon la Minusca, qui rappelle que six Casques bleus sont morts dans la région de Bangassou début mai.

Romandie.com avec(©AFP / 29 mai 2017 12h36)                

Incident Algérie/Maroc: Rabat exige des excuses, Alger convoque l’ambassadeur

mai 20, 2017

Rabat – Le Maroc a exigé samedi des « excuses » de l’Algérie après la « grave agression » de l’un de ses diplomates lors d’une réunion dans les Caraïbes, alors qu’Alger a dénoncé une « mise en scène » et convoqué l’ambassadeur marocain.

« Il s’agit d’un incident simplement intolérable, nous demandons des excuses de la partie algérienne », a déclaré à l’AFP le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita.

Photos à l’appui, Rabat avait dénoncé jeudi « l’agression physique » de l’un de ses diplomates par le numéro trois du ministère algérien des Affaires étrangères à Sainte-Lucie lors du séminaire régional d’un comité onusien, un « grave » incident qui va « contre tous les usages diplomatiques ».

Alger a rejeté ses accusations, dénonçant une « piètre mise en scène », et des « informations inventées, (…) mensongères et sans aucun lien avec la réalité ».

Samedi, les autorités algériennes ont convoqué l’ambassadeur marocain pour lui exprimer leurs « vives protestations » après des « provocations » et du « harcèlement de la part de membres de la délégation marocaine » contre « une jeune diplomate » algérienne, selon les Affaires étrangères algériennes, qui ont dit « attendre des excuses de la part du Maroc ».

De leur côté, les autorités marocaines ont transmis samedi à l’AFP une copie du rapport médical de l’hôpital de Sainte-Lucie où a été évacué leur diplomate, indiquant une « trace de coup à la face ».

Rabat a également rendu public une copie du rapport du chef de la police locale, faisant un récit circonstancié de l’incident et qui décrit comment le responsable algérien a « frappé avec sa main le visage » du Marocain.

« Contrairement a ce qui a été dit, l’agression est bien réelle, et elle est attestée par un rapport de police, qui n’est pas une plainte. Ce rapport émane du responsable de la sécurité de l’île et est adressé au Premier ministre. Cela confirme l’incident », a commenté M. Bourita.

« Nous attendons que la partie algérienne assume les conséquences de cet acte. Si c’est un cas isolé, il faut le traiter », a souligné le ministre.

« Nous sommes dans un contexte très tendu (entre les deux pays) sur beaucoup de points, il est important de régler cet incident », a insisté le chef de la diplomatie marocaine.

Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental est depuis 1975 en grande partie sous contrôle du royaume, qui le considère comme partie intégrante de son territoire. Le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, en réclame l’indépendance.

Avec le retour du Maroc au sein de l’Union africaine (UA) début 2017, la rivalité entre Rabat et Alger s’est exacerbée autour de cette question du Sahara, et donne lieu à une sourde lutte d’influence au sein des organisations et rencontres internationales.

Le ton s’est également durci ces deniers mois, avec des accusations de part et d’autre sur différents dossiers, dont le dernier en date est le sort d’une cinquantaine de réfugiés syriens coincés à la frontière algéro-marocaine et que les deux pays s’accusent mutuellement d’avoir expulsés.

La frontière terrestre entre les deux rivaux du Maghreb est fermée depuis 1994.

Romandie.com avec(©AFP / 20 mai 2017 18h21)                                            

Journée de colère d’étudiants tunisiens contre les « violences policières »

avril 14, 2017

Tunis – Une « journée de colère », marquée par un appel à une grève générale, a été observée vendredi par des étudiants tunisiens qui entendaient dénoncer des « violences policières » survenues trois jours plus tôt lors d’une manifestation à Tunis, a-t-on indiqué de source syndicale.

A cette occasion, 200 à 300 manifestants ont participé à partir de la mi-journée à un rassemblement sur l’avenue Habib Bourguiba, sous un important dispositif sécuritaire -une trentaine de cars de police au total y étaient stationnés-, a constaté un journaliste de l’AFP.

Après avoir scandé des slogans devant le théâtre municipal, ils ont tenté de rejoindre le ministère de l’Intérieur, situé à proximité, mais ont été bloqués par les forces de l’ordre, entraînant quelques bousculades, d’après la même source.

En milieu d’après-midi, manifestants et policiers se faisaient toujours face sur l’avenue en partie fermée à la circulation.

Un dirigeant de l’Union générale des étudiants de Tunisie (UGET), Nidhal Khadraoui, avait auparavant indiqué à l’AFP que la « journée de colère » décrétée par le syndicat visait à dénoncer les « violences policières » ayant émaillé un sit-in mardi devant la présidence du gouvernement.

Ce jour-là, « 42 étudiants » en droit ont été blessés, « dont cinq grièvement », a-t-il affirmé, soulignant disposer de « photos et vidéos » montrant ces blessures.

Ce sit-in étudiant était intervenu en réaction à un décret ministériel modifiant les conditions d’accès au concours d’entrée à l’Institut supérieur de la magistrature (ISM).

Dans une déclaration à la radio privée Mosaïque FM, le ministre de l’Intérieur Hédi Majdoub a démenti toute violence de la part des forces de l’ordre, affirmant que les heurts de mardi avaient opposé deux groupes d’étudiants.

« Aucune enquête n’a été ouverte sur ce sujet parce qu’il n’y a eu aucune agression sur les étudiants en droit de la part de l’institution sécuritaire », a-t-il dit.

Romandie.com avec(©AFP / 14 avril 2017 17h02)

Des migrants racontent leur odyssée de violence

mars 31, 2017

Des migrants rechargent leurs téléphones dans une gare routière de Belgrade, le 24 mars 2017 / © AFP / OLIVER BUNIC

Les matraques policières et les crocs des chiens pour les repousser, les coups des passeurs pour les dépouiller: des migrants racontent la violence de leur odyssée, une fois arrivés en Europe.

« Je ne pouvais imaginer que la police européenne puisse être si violente », dit Najim Khan, maçon pakistanais de 21 ans, rencontré dans un parc de Belgrade. Ils sont 8.000 piégés en Serbie par la fermeture en mars 2016 des frontières de l’Union européenne, et la coupure de la « route des Balkans ».

Mis en cause par les migrants et les ONG, les gouvernements croate, bulgare et hongrois réfutent ces accusations. Assurant n’avoir « aucune preuve » de dérapages, Zagreb a promis des sanctions s’ils étaient avérés. Budapest dit traiter « les migrants humainement et avec respect pour leur dignité humaine ». Sofia explique avoir vérifié « tous les cas rapportés », « jamais ils n’ont été confirmés ».

Najim Khan est passé par la Bulgarie. Il y a quelques semaines, un soir, la police a fait irruption dans son squat de Sofia, dit-il. « Ils nous ont battus, nous ont amenés dans un commissariat, puis dans un centre fermé. Sur les trajets, ils nous battaient encore », assure-t-il.

Passé en Serbie, il pense entrer dans l’UE une nuit de fin février, malgré une sécurité renforcée à la frontière avec la Hongrie. Son groupe est repéré par des policiers hongrois. « Ils nous ont mis à plat ventre, en ligne. Ils nous couraient sur le dos en riant », « ils jetaient de la bière aux visages », affirme le jeune homme. « Ils ont pris nos portables, les ont cassés. Ils ne nous ont pas pris notre argent », poursuit-il.

Un groupe de migrants afghans, le 24 mars 2017 près de la gare routière centrale de Belgrade / © AFP / OLIVER BUNIC

Médecins sans frontière (MSF) a dénoncé début mars « quelque chose de systématique, d’organisé, de routinier », « un rituel de brutalité (…), conçu pour empêcher les personnes de tenter à nouveau leur chance ».

– Polices de l’UE –

« La militarisation des frontières de l’Union européenne a entraîné un accroissement choquant de la violence » et « plus de la moitié de nos patients ont eu à subir des épisodes de violence durant leur voyage », dit Andrea Contenta, de MSF à Belgrade, où l’ONG a installé une clinique.

« Les migrants se plaignent surtout de violences subies en Hongrie où ils ont été mordus par des chiens, violemment frappés, avec pour conséquence des fractures. Récemment, ils se sont également plaints du comportement de la police croate », renchérit Rados Djurovic du Centre pour l’aide au demandeurs d’asile en Serbie. Dans ce pays, la situation semble meilleure, la police ayant reçu des consignes, explique un humanitaire.

Photo diffusée par MSF le 8 mars 2017 d’un migrant soigné à Belgrade pour des blessures infligées par des policiers à la frontière entre la Hongrie et la Serbie deux semaines plus tôt / © MSF/AFP/Archives / Handout

« Si les passeurs ont une part de responsabilité (…), les accusations de la grande majorité de nos patients concernent une violence commise par des autorités, principalement d’Etats membres de l’UE comme la Hongrie, la Bulgarie et la Croatie », selon Andrea Contenta.

Attal Shafihullah, garçon fluet de 16 ans, explique avoir subi les deux. Un soir qu’il avait échoué avec trois compagnons à passer la frontière serbe, des policiers bulgares les interceptent. « Parfois, ils vous laissent partir. D’autres non ». Cette fois, ils sont frappés, dit-il. « Peut-être qu’ils voulaient de l’argent », suppose le garçon.

La motivation financière est à ses yeux certaine dans les coups portés cette fois par des passeurs quelques semaines plus tard: ils voulaient se faire transférer des fonds et « montrer que c’est une affaire sérieuse », raconte le jeune homme au visage défiguré, séquelles de brûlures lors de l’incendie de sa maison en Afghanistan.

– Des risques accrus –

Rencontré dans un centre d’accueil de Belgrade, Qayum Mohammadi, Afghan joufflu de 14 ans à la moustache naissante, se souvient avoir vomi quand il a été aspergé de gaz lacrymogène dans un bus de migrants qui avait achevé sa course contre un mur après avoir été pris en chasse par une patrouille bulgare. Lui aussi raconte avoir été mis sur le ventre par la police hongroise, plus tard: « Ils m’ont demandé de mettre mes mains au sol et ont marché dessus », « ils m’ont frappé les cuisses avec une matraque ».

La fermeture des frontières accroît les risques sur une « route des Balkans » plus dangereuse car clandestine. Selon Andrea Contenta, MSF a, depuis septembre 2016, recensé plus de 70 décès entre la Grèce et la Hongrie. Des hypothermies, des noyades, des accidents de la circulation. Mais aussi des suicides.

Romandie.avec(©AFP / 31 mars 2017 12h53)

RDC/Violence au Kasaï : des élus mettent en cause les autorités

février 19, 2017

Des soldats congolais parlent à des villageois après un massacre par des rebelles hutus de civils de l’ethnie nande, le 7 janvier 2016 à Mirki, au nord de Goma. © AFP/Kudra Maliro

Plusieurs élus du Kasaï mettent en cause la responsabilité des autorités dans les violences qui secouent cette région du centre de la République démocratique du Congo, leur reprochant une mauvaise gestion de la crise et une réponse purement militaire.

« Il revient aux autorités à tous les niveaux, provincial et national, de trouver une solution à ce problème né de leur gestion du pouvoir coutumier », déclare à l’AFP le député de la majorité Ibrahim Ikulu.

« La solution à ce problème est politique et non militaire », estime son collègue de l’opposition Corneille Masuasua, ajoutant que « c’est très dangereux de s’appuyer sur le volet militaire » pour penser résoudre cette crise.

Partie du Kasaï-central en septembre 2016, les violences entre les forces de l’ordre et la milice de Kamwina Nsapu – chef coutumier tué le mois précédent dans une opération militaire après s’être révolté contre le pouvoir de Kinshasa – ont progressivement gagné le Kasaï-oriental et le Kasaï-occidental. Ces violences ont fait au moins 200 morts.

Pour le député d’opposition Claudel Lubaya, « le gouvernement est responsable de cette violence aveugle », les autorités ont « fait une erreur d’appréciation en tuant Kamwina Nsapu, ils ont fait imploser la région ».

Samedi, Kinshasa a reconnu que des soldats congolais avaient pu commettre des « excès » en réprimant cette rébellion après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo mettant en cause l’armée dans un massacre de civils.

Abondamment commentée, le gouvernement congolais a qualifié de « montage » destiné à salir les autorités et l’armée cette vidéo de sept minutes tournée en un plan séquence unique.

Barbarie

« Tous les excès et abus signalés (imputés à) des éléments des FARDC dans cette opération » ont été « pris en charge conformément au code pénal militaire dès la fin de cette opération l’année dernière », et un officier et un sous-officier « en répondent d’ores et déjà devant la justice militaire », affirme le gouvernement sans préciser la juridiction devant laquelle comparaissent les deux hommes, ni les charges retenues contre eux.

Kinshasa, qui n’avait jusque-là jamais communiqué sur ces poursuites, estime « tardive, inutile et malveillante » la « dénonciation par les réseaux sociaux » des crimes qu’elles visent à juger.

L’extension du conflit né de la mort de Kamwina Nsapu a été facilitée par un fort ressentiment de la population locale contre le pouvoir central et les autorités provinciales après une succession de nominations de personnes réputées proche de la majorité politique en remplacement de chefs décédés, au détriment de leur héritier naturel.

Enterré par les autorités sans respecter le rite traditionnel, Kamwina Nsapu est considéré comme toujours vivant par ses partisans. Plusieurs autres chefs coutumiers s’inquiètent d’une désacralisation des charges coutumières qui pourrait remettre en cause leur succession, les pouvoirs mystiques des chefs étant censés se transmettre à l’héritier au moment de l’enterrement.

Que les autorités « remettent le corps de Kamwina Nsapu » pour « des obsèques dignes » d’un chef coutumier et « que le président de la République demande la démission du gouverneur Alex Kande (et) ça va régler l’affaire qui est en train de pourrir pour rien », assure le député Masuasua.

M. Kande est le gouverneur de la province du Kasaï-central. Les partisans de Kamwina Nsapu le tiennent pour responsable de l’élimination de leur chef et exigent sa démission.

Après la diffusion de la vidéo, le député Lubaya « rend l’État congolais entièrement responsable de ces actes de barbarie » sur « un peuple dont le seul tort est son rejet du régime en place ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Des Maliens expulsés d’Algérie dénoncent des violences policières

décembre 12, 2016

Bamako – Plus de 260 Maliens, expulsés d’Algérie lors d’une vaste opération visant des migrants africains, sont arrivés à Bamako dans la nuit de dimanche à lundi, et un grand nombre ont accusé les forces de sécurité algériennes de violences, faisant état de blessés, voire de morts.

Les informations sur des décès n’ont pas été confirmées de source officielle et les autorités algériennes, sollicitées par l’AFP, n’ont fourni aucun commentaire sur cette vaste opération lancée au début du mois.

Nous avons été battus, au moins trois Maliens ont été tués, a déclaré à l’AFP Ousmane Coulibaly, un de ces migrants accueillis dans les locaux de la Protection civile, accusant les forces de l’ordre algériennes d’être racistes.

Parqués après leur arrestation à Alger dans une grande cour, certains Maliens, en voulant échapper aux coups de matraque, se sont fracassé la tête contre un mur ou une barre de fer, a affirmé M. Coulibaly.

D’autres ont été blessés et un est mort, lors du transfert d’Alger vers Tamanrasset et vers la frontière nigérienne, a-t-il poursuivi, en référence à la dernière ville d’importance du sud algérien avant le Mali et le Niger.

Confirmant ces déclarations, Moussa Kanté, un autre expulsé, a dénoncé de son côté le manque d’eau et de nourriture. Quand on nous expulsait vers le Niger, on donnait un pain (une baguette, NDLR) pour 40 personnes, a-t-il dit.

L’acheminement des expulsés d’Alger à la frontière nigérienne s’est effectué en bus, puis jusqu’à la capitale nigérienne, Niamey, dans des camions qui généralement ramassent du sable, a témoigné Oumar, 22 ans.

D’autres ont affirmé avoir été expulsés bien que leurs papiers aient été en règle.

On nous a arrêtés le 1er décembre, a raconté de son côté Youssouf Doumbia. Ce dernier a expliqué avoir alors demandé aux gens, à l’armée pourquoi ils étaient arrêtés, et qu’on lui avait répondu qu’ils allaient être vaccinés.

Certains de ces Maliens expulsés ont affirmé avoir été dépouillés de leur argent ou de leur téléphone portable lors de leur expulsion.

Nous demandons une enquête au sujet des cas de décès annoncés pour avoir confirmation ou infirmation de cette information, a déclaré à l’AFP le délégué général des Maliens de l’extérieur, Issa Togo. On déplore effectivement le traitement qui a été infligé à nos compatriotes, a-t-il ajouté.

Le directeur exécutif de la section locale d’Amnesty International, Saloum Traoré, a de son côté réclamé l’ouverture immédiate d’une enquête sur les cas de décès et de mauvais traitements physiques rapportés par les Maliens revenus.

L’ONG condamne les expulsions de tous les ressortissants africains d’Algérie, a-t-il martelé.

L’Association malienne des droits de l’Homme (AMDH) a également condamné ces expulsions faites dans des conditions qui violent les droits élémentaires de l’homme.

Les rapatriements forcés de migrants africains arrivés par milliers en Algérie sont fréquents depuis que la Libye voisine – jusqu’alors base de départ privilégiée pour traverser clandestinement la Méditerranée – est en proie au chaos.

Ils sont généralement arrêtés dans les grandes villes méditerranéennes du Nord, puis convoyés par bus jusqu’à un centre d’accueil à Tamanrasset avant d’être aiguillés vers leurs pays respectifs. Ces opérations sont supervisées par le Croissant-Rouge algérien.

Romandie.com avec(©AFP / 12 décembre 2016 19h33)             

RDC: Réactions de Justine Kasa Vubu sur l’affaire Koffi Olomidé

juillet 29, 2016

 

Justine Kasa Vubu: Koffi Olomidé a fait montre d’un déficit d’éducation et de mépris du Droit des femmes.

 

RDC: La danseuse agressée par Koffi Olomide sort de son silence

juillet 29, 2016

 

Congo/Pointe-Noire: Le fils du Docteur Mouamba Zola violemment tabassé

mai 27, 2016
Les miliciens de Sassou Nguesso sèment toujours la terreur.

Hier aux environs de 19h au quartier Foucks, dans le troisième arrondissement, un policier de Sassou à Pointe-Noire au nom de Stany a frappé avec blessures graves, le fils du docteur MOUAMBA Zola sans raison par refus de présentation de pièce d’identité.

Le docteur MOUAMBA Zola est le propriétaire de la clinique MOUAMBA située à Foucks avant la société de chambre froide Copreco.

Ref-Image : MOUAMBA Zola , visage tuméfié, ensanglanté par les coups d’une gravité intolérable et inacceptable

Photo de BrazzaNews.
-Image: @BrazzaNews Pointe-Noire -Jeudi 26/05/16

Des policiers kényans filmés en train de frapper un manifestant à terre

mai 17, 2016

 Un policier kényan frappe un manifestant à terre, le 16 mai 2016, à Nairobi, la capitale du Kenya.

Un policier kényan frappe un manifestant à terre, le 16 mai 2016, à Nairobi, la capitale du Kenya. Crédits : Ben Curtis / AP
Le chef de la police kényane a ordonné, mardi 17 mai, l’ouverture d’une enquête interne après que des policiers ont été filmés en train de battre un manifestant étendu au sol au cours de la violente répression d’un rassemblement de l’opposition. La police antiémeute avait dispersé lundi, notamment à l’aide de gaz lacrymogènes, plusieurs centaines de manifestants marchant vers l’Independent Electoral and Boundaries Commission (IEBC – la « Commission électorale indépendante »), dans le centre de Nairobi ; une institution qu’ils jugent partisane et dont ils demandent la dissolution avant la présidentielle du 8 août 2017.

Plusieurs manifestations contre l’IEBC ont été organisées par l’opposition depuis le 25 avril. Lundi, certains manifestants ont lancé des pierres sur les policiers après que ceux-ci ont commencé à disperser le rassemblement. « Une enquête interne est en cours pour déterminer si des officiers de police ont violé la loi en réprimant les émeutes », a déclaré à la presse Joseph Boinnet, le chef de la police kényane, tout en condamnant « l’anarchie que les émeutiers ont imposé hier [lundi 16 mai] au public ».

Matraquage d’un homme inconscient

Un policier kényan frappe un manifestant à terre, à Nairobi, la capitale du Kenya, le 16 mai 2016.

Un policier kényan frappe un manifestant à terre, à Nairobi, la capitale du Kenya, le 16 mai 2016. Crédits : BEN CURTIS / AP

Une vidéo, relayée par la presse, montre un homme tomber au sol en tentant d’échapper à la police. Trois policiers se relayent alors pour rouer de coups de pied et de bâton son corps inanimé étendu sur le trottoir. « Les officiers qui ont violé par leur brutalité les droits des citoyens doivent faire l’objet d’une procédure disciplinaire et de poursuites pénales », a pour sa part soutenu Isaac Okero, président de l’ordre des avocats du Kenya, condamnant « le matraquage d’un homme semblant inconscient et non armé ».

L’organisation non gouvernementale Amnesty International a, elle, déploré, dans un communiqué, une « violation flagrante des droits humains » et un « usage arbitraire et abusif de la force, illégal en vertu des droits kényan, régional et international ». Elle a en outre appelé à une enquête « impartiale » et des « procédures équitables » contre les policiers responsables.

La coalition d’opposition emmenée par Raila Odinga et plusieurs organisations de la société civile réclament la dissolution de l’actuelle Commission électorale, qui avait organisé la présidentielle de 2013 remportée par Uhuru Kenyatta. Le résultat avait été contesté par M. Odinga. Ancien premier ministre dans le gouvernement d’unité nationale formé après les violences postélectorales de 2007-2008 (plus de 1 100 morts), M. Odinga estime que l’IEBC est favorable au camp présidentiel et n’est pas en mesure de garantir l’équité de la prochaine présidentielle, prévue le 8 août 2017.

Lemonde.fr avec AFP