Posts Tagged ‘Violences conjugales’

Canada-Violence conjugale : les premiers bracelets antirapprochement déployés au Québec

mai 20, 2022
Gros plan d'une cheville portant le bracelet antirapprochement doté d'un dispositif électronique.

Le bracelet antirapprochement est porté à la cheville du contrevenant. Photo: Radio-Canada

Le Québec est devenu vendredi la première autorité au Canada et la septième dans le monde à déployer des bracelets antirapprochement, destinés à prévenir la violence conjugale et les féminicides.

Les 20 premiers bracelets ont été mis en service à partir de l’établissement de détention et du palais de justice de Québec.

Pour marquer le coup, le ministère de la Sécurité publique avait invité les représentants des médias à une démonstration du fonctionnement de l’appareil vendredi matin.

Deux parties

Le bracelet antirapprochement est un outil électronique de géolocalisation composé de deux parties : un bracelet que porte le contrevenant à la cheville et un dispositif connecté, remis à la victime.

Lorsque l’individu qui porte le bracelet s’approche de la personne protégée au-delà d’un périmètre prédéfini, un signal est émis pour alerter les autorités et, éventuellement, la victime.L'application ouverte sur l'écran montre l'état de la batterie et donne l'option d'appuyer sur une touche « panique » et une touche « support ».

La personne protégée installe une application sur son téléphone lui permettant d’être alertée en cas et de communiquer avec les policiers. Photo: Radio-Canada

Le déploiement des bracelets antirapprochement va se poursuivre jusqu’à l’automne. À la fin de l’opération, 500 appareils répartis dans les différentes régions du Québec auront été mis en service.

La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, est persuadée que l’utilisation des bracelets permettra de sauver des vies.

C’est révolutionnaire

Chaque féminicide est un drame de trop. On se demande à chaque fois si on aurait pu l’empêcher, mais je pense qu’une des meilleures façons de tirer quelque chose de constructif de ces drames-là, qui sont beaucoup trop nombreux depuis deux ans, c’est justement d’avoir des actions concrètes pour la sécurité des femmes et ce bracelet-là, je le répète, c’est révolutionnaire, a déclaré la ministre.

« Quand on regarde factuellement les statistiques ailleurs, il y a toutes les raisons de penser que ça va fonctionner ici et qu’on va enfin éviter des meurtres de femmes. »— Une citation de  Geneviève Guilbault, ministre québécoise de la Sécurité publique

Mme Guilbault espère maintenant que le gouvernement fédéral, qui gère les pénitenciers, va emboîter le pas au Québec.Geneviève Guilbault lors d'une mêlée de presse à l'Établissement de détention de Québec; elle est entourée d'agents des services correctionnels qui portent un couvre-visage.

Geneviève Guilbault a mentionné que le bracelet antirapprochement avait fait ses preuves là où il a été utilisé. Photo: Radio-Canada

Au Canada, les personnes devant purger une peine de prison de deux ans ou plus sont admises dans un pénitencier, un établissement de détention qui relève du fédéral.

Recommandation

Les contrevenants condamnés à une peine de moins de deux ans sont pour leur part incarcérés dans un établissement de détention administré par le provincial.

Au Québec, l’utilisation du bracelet anti-rapprochement faisait partie des recommandations formulées en décembre 2020 par le comité d’experts sur l’accompagnement des victimes d’agressions sexuelles et de violence conjugale dans son rapport intitulé Rebâtir la confiance.

Radio-Canada avec la collaboration de Pierre-Alexandre Bolduc et Camille Carpentier

France-Rennes: Un Congolais tue sa femme Congolaise par étranglement et se livre à la police

avril 13, 2022

Une femme de 45 ans a été retrouvé morte ce mardi 12 Avril 2022 dans un appartement du quartier de villejean à Rennes. Un peu plus tôt dans la matinée, son conjoint âgé de 48 ans originaire de la République démocratique du Congo s’est rendu au bureau de la police du quartier, indiquant avoir étranglé sa femme. Le suspect avait déjà été condamné en 2019 pour des faits de violences conjugales.

Alcoolisé, le suspect a été placé en garde à vue en attendant d’être entendu sur les circonstances des faits. Une autopsie de la victime à été ordonnée pour déterminer les causes de la mort de la femme, également de la nationalité congolaise.
Présentes dans l’appartement, les deux filles du couple âgées de 8 et 9 ans, ont été hospitalisées.

Le parquet précise que le couple s’était marié en 2012 en République démocratique du Congo avant de venir s’installer en France.
En 2013 , la victime avait déposé plainte pour violences conjugales mais le dossier avait été classé sans suite.
Deux ans plus tard, un juge des enfants avait été saisi à la suite de violences commises par le mis en cause sur l’un des enfants de la victime.

En 2016, cette dernière avait encore dénoncé des nouveaux faits de violences et une composition pénale avait été ordonnée, « comportant un stage de sensibilisation aux violences conjugales », indique le parquet.
La même année, le suspect avait lui aussi déposé plainte contre sa femme pour des violences mais les procédures avait été classée sans suite.

Trois ans plus tard, il avait été condamnés à un an et demi de prison, dont huit mois assortis d’une saisi avec mise à l’épreuve pendant deux ans, pour des faits de violences par conjoint et avec arme.
Il avait également l’interdiction d’entrer en contact avec la victime.
Suite de cette condamnation, il avait été incarcéré au centre pénitentiaire de Rennes-vezin entre le 16 décembre 2019 et le 8 juillet 2020.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

France: Le rappeur Heuss l’Enfoiré en garde à vue pour violences conjugales

janvier 3, 2022

La compagne du musicien a appelé Police Secours le 1er janvier et a affirmé avoir reçu des coups et des gifles lors d’une dispute à leur domicile.

Photo d'illustration
Photo d’illustration© Richard Villalon / MAXPPP / BELPRESS/MAXPPP

Rendu célèbre en 2017 grâce au hit « Moulaga » chanté avec le Marseillais Jul, Heuss l’Enfoiré alias Karim Djeriou, 29 ans, a été placé en garde à vue le 1er janvier en fin d’après-midi. C’est un appel de sa compagne à Police Secours qui l’a conduit dans cette situation. La jeune femme de 26 ans qui vit avec le rappeur dans le 17e arrondissement s’est plainte aux policiers de coups et de gifles portés, selon elle, par l’artiste. Selon la police, elle reproche à son compagnon d’avoir diffusé une photo de ses fesses sur les réseaux sociaux sans son consentement.

Lors de la dispute, elle aurait été giflée puis elle s’est défendue. Selon les constatations médico-judiciaires établies lors de la garde à vue de Heuss l’Enfoiré, le médecin a validé deux jours d’incapacité totale de travail (ITT) pour le chanteur. Selon ses déclarations, c’est à l’aide de charbon à chicha que sa compagne l’a blessé au visage.

Sa compagne se défend

Si c’est bien la jeune femme qui a sollicité les forces de l’ordre, elle n’avait pas encore confirmé ses déclarations dans une plainte aux premières heures de la garde à vue du mis en cause, malgré les appels réitérés du commissariat du 17e arrondissement saisi par le parquet de Paris. De même qu’elle n’avait pas été non plus examinée par un médecin des UMJ pour faire constater les séquelles de coups donnés par son compagnon.

Contacté par Le Point, Me Steeve Ruben, l’avocat du rappeur, n’a pas souhaité commenter l’affaire à cette étape de l’enquête. Il devrait s’exprimer à l’issue de la garde à vue – imminente – de son client.

Avec Le Point par Aziz Zemouri

France-Violences conjugales: autant de bracelets et de « téléphones grave danger » que nécessaire dit Castex

septembre 3, 2021
Violences conjugales: autant de bracelets et de "telephones grave danger" que necessaire dit Castex
Violences conjugales: autant de bracelets et de « téléphones grave danger » que nécessaire dit Castex© AFP/JEAN-FRANCOIS MONIER

Le gouvernement déploiera autant de bracelets anti-rapprochement et de « téléphones grave danger » que nécessaire pour protéger les femmes de la violence de leurs ex-conjoints, a annoncé vendredi le Premier ministre Jean Castex.

« Il n’y a pas de problème de moyens » pour financer ces équipements, a souligné le chef du gouvernement lors d’un déplacement à Saint-Lô à l’occasion du deuxième anniversaire du lancement du Grenelle contre les violences conjugales.

Un millier de bracelets anti-rapprochement, imposés par la justice aux hommes violents pour les contraindre à rester à distance de leur victime, sont à disposition des magistrats et 245 sont « actifs », a précisé M. Castex, mais « nous en achèterons autant que nécessaire », a-t-il insisté.

De même, 2.310 « téléphones grave danger », qui permettent aux femmes d’appeler les secours en urgence et d’être géolocalisées, sont déployés, dont 1.652 « actifs ». L’objectif de 3.000 téléphones déployés d’ici novembre sera tenu, et « si fin novembre les besoins continuent d’augmenter, nous en mettrons autant que nécessaire à disposition des juridictions », a encore souligné le chef du gouvernement.

Accompagné de trois de ses ministres, Eric Dupond-Moretti (Justice), Elisabeth Moreno (Egalité femmes/hommes) et Marlène Schiappa (Citoyenneté), M. Castex était venu dans la Manche pour s’assurer de la bonne application sur le terrain des 46 mesures décidées à l’issue du Grenelle.

Les ministres ont visité un « centre d’hébergement et de réinsertion sociale » pour femmes victimes de violence, à Saint-Lô, où M. Castex s’est entretenu en privé avec deux des résidentes.

Les femmes victimes de ce « fléau » ne doivent pas attendre « le 2e, 3e ou 4e épisode de violences » pour être mises à l’abri, a insisté M. Castex, qui a signé une circulaire visant à améliorer la coordination et l’échange d’informations entre policiers, magistrats, associations…

« Bouts de ficelle »

Pour « améliorer la détection des signaux faibles », le gouvernement a prévu de créer un fichier des auteurs de violences conjugales, mais la création de ce nouvel outil prend du retard, a-t-il reconnu.

La conformité du projet avec la loi « informatique et libertés » doit être vérifiée, « et cela prend du temps, un peu trop à mon goût, puisqu’on nous dit que ça prendra 18 mois », a regretté M. Castex, qui « serait heureux » si « on pouvait accélérer ces délais ».

Depuis le début de l’année, 76 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint, selon le Premier ministre. L’an dernier, le bilan avait atteint 102 victimes, après 146 en 2019.

Pour la Fondation des femmes, la « persistance des violences » montre qu’il faut compléter l’arsenal des mesures, et que les moyens financiers dédiés à cette cause sont toujours « largement insuffisants ».

« J’aimerais entendre le gouvernement dire qu’il met les moyens +quoi qu’il en coûte+ pour défendre les femmes », a dit à l’AFP Anne-Cécile Mailfert, la présidente de cette fondation. Annoncée comme une priorité du quinquennat, cette lutte est menée « avec des bouts de ficelle », a-t-elle regretté.

Selon elle, il faudrait par ailleurs multiplier par 10 le nombre d’ordonnances de protection accordées aux femmes qui se disent en danger, en attendant qu’elles réunissent les éléments pour étayer leur plainte. Mais les magistrats sont encore trop « réticents » à utiliser cet outil, a-t-elle estimé.

Enfin, plaide la fondation, il faudrait développer des « stages de responsabilisation » des agresseurs, et améliorer leur suivi par les services de probation et d’insertion pénitentiaires.

Avec Le Point par clc-mas-ab-cac/cel/cal

Journée contre les violences conjugales : Macron exhorte les femmes à «ne pas rester seules»

novembre 25, 2020

Emmanuel Macron a exhorté les femmes victimes de violences à «ne pas rester seules» et à utiliser les dispositifs d’alerte ou d’hébergement existants, mercredi 25 novembre à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. «L’essentiel, c’est que vous ne restiez pas seules», a assuré le chef de l’État dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, assurant qu’endiguer les violences faites aux femmes était «la grande cause de (son) quinquennat».

«Nous ne lâcherons rien, je vous le promets», a-t-il ajouté, avant un Conseil des ministres consacré à ces violences mercredi. Assurant que «oui, les violences domestiques augmentent pendant les périodes de confinement», il a estimé que cela ne devait «jamais être une fatalité».

«La première chose à faire c’est alerter, dénoncer», a-t-il dit, que ce soit sur le numéro de téléphone 39 19, par SMS au 114 ou encore sur la plateforme arretonslesviolences.gouv.fr. «N’hésitez jamais» à contacter les policiers ou les gendarmes, a-t-il ajouté, soulignant la mise en place de points d’alerte dans les pharmacies ou les grandes surfaces.

«À toutes celles qui ont encore peur de quitter leur foyer, je veux qu’elles sachent qu’elles ne se retrouveront pas seules», a promis le chef de l’État, en rappelant qu’en 2021 «mille nouvelles places» d’hébergement seraient créées, comme en

De son côté le député LR Aurélien Pradié, à l’origine d’une loi sur le bracelet anti-rapprochement pour les conjoints violents, a affirmé sur twitter qu’«il faudra tellement plus que des symboles, des pin’s et des slogans pour être à la hauteur de ce combat», tandis que l’eurodéputé EELV Yannick Jadot appelait : «Donnons-nous les moyens de stopper l’inacceptable».

Chaque année, quelque 220.000 femmes subissent des violences conjugales et 93.000 sont victimes de viol ou tentative de viol. Paroxysme de ces violences, 146 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex en 2019, soit 25 de plus que l’année précédente.

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis: La Maison Blanche secouée par une affaire de violences conjugales

février 9, 2018

Rob Porter (gauche), ici au côté du secrétaire général de l’exécutif, John Kelly (droite), a démissionné mercredi 7 février de la Maison Blanche / © AFP/Archives / SAUL LOEB

Donald Trump a souhaité vendredi le « meilleur » à son ancien conseiller forcé de prendre la porte dans un scandale qui vient désormais éclabousser l’entourage immédiat du président américain.

En particulier, le secrétaire général de la Maison Blanche John Kelly et la directrice de la communication de l’exécutif Hope Hicks sont pris dans la tourmente depuis la démission mercredi de Rob Porter, accusé par deux ex-épouses d’agressions physiques et d’abus psychologiques.

On reproche notamment à John Kelly d’avoir été au courant du passé sulfureux de M. Porter, secrétaire du personnel de la Maison Blanche, mais de l’avoir toutefois laissé naviguer au plus proche de Donald Trump bien que son passif ne lui eut pas permis d’obtenir un feu vert complet à l’issue de la vérification de sécurité à laquelle se soumettent les employés du 1600 Pennsylvania Avenue.

Hope Hicks se voit elle pointée du doigt pour la gestion de la communication autour de cette affaire, à savoir un long silence jusqu’à ce que les accusations –que M. Porter nie– ne soient rendues publiques, d’autant qu’elle entretenait une relation avec l’intéressé.

Autant de zones grises qui soulèvent depuis quelques jours les interrogations sur le climat éthique et le recrutement au sein de la Maison Blanche.

Interrogé vendredi sur le départ de Rob Porter, Donald Trump a affirmé avoir été « surpris » lorsqu’il a appris la situation « récemment ». « Mais nous lui souhaitons le meilleur. (…) C’est évidemment un moment difficile pour lui. Il a fait du très bon travail pendant qu’il était à la Maison Blanche », a souligné dans le Bureau ovale le milliardaire républicain, rappelant que son ancien conseiller « dit qu’il est innocent, et je pense qu’il faut s’en souvenir ».

« J’étais atterré quand j’ai appris les accusations à l’encontre de Rob Porter. J’ai appris les allégations d’abus conjugaux au moment où il a démissionné », a assuré pour sa part le vice-président Mike Pence, lors d’un entretien à NBC en Corée du Sud.

« Il n’y a pas de tolérance au sein de cette Maison Blanche ni de place en Amérique pour les abus conjugaux », a-t-il martelé.

– Oeil au beurre noir –

Du côté de l’opposition démocrate, on déplore que la Maison Blanche ait attendu d’être dos au mur pour se décider à réagir.

« C’est alarmant que Rob Porter soit resté à un poste d’influence alors même que les révélations sur ses abus conjugaux étaient apparemment connus des proches collaborateurs de Donald Trump », a ainsi dénoncé la parlementaire démocrate du New Hampshire Ann McLane Kuster.

« Les photos de son ex-femme battue sont profondément troublantes », a-t-elle ajouté, en référence aux deux clichés rendus publics de l’une de ses anciennes épouses, la montrant avec un oeil au beurre noir. « Nous devons savoir qui savait quoi, et quand ».

C’est exactement le genre de « détails » sur lesquels la Maison Blanche n’entend pas communiquer, a affirmé jeudi le porte-parole adjoint de l’exécutif, Raj Shah. Il a simplement souligné que John Kelly « n’a pas eu pleinement connaissance des accusations » avant le jour de la démission de M. Porter.

« Beaucoup d’entre nous auraient pu faire mieux », a-t-il reconnu, rare remise en question dans la Maison Blanche de M. Trump.

La parlementaire démocrate Nydia Velazquez a dénoncé une « culture misogyne » au sein de la Maison Blanche.

Quelques heures encore avant que l’ex-conseiller de 40 ans ne quitte son poste, l’exécutif chantait pourtant ses louanges professionnelles et son intégrité.

Pour Jennifer Willoughby, une ex-femme de Rob Porter qui se confiait à la chaîne CNN, l’accent mis justement sur les qualités professionnelles de son ex-mari fait partie de la problématique.

« Peut-on séparer le travail d’un homme de sa vie privée », a demandé Mme Willoughby, qui raconte avoir vécu dans un état de « terreur permanente » pendant sa vie commune avec Rob Porter.

Il est « inquiétant » que la préoccupation centrale devienne « quel était son travail ». La vraie question, dit-elle, est qu’il s’agit « d’un homme dérangé qui a des problèmes qui requièrent de l’aide ».

Pour Corey Lewandowski, proche et ancien chef de la campagne Trump, M. Kelly est responsable de la situation: « Le général est là pour instaurer les politiques et les processus et les procédures. Et dans ce cas, ceux-ci n’ont pas fonctionné et nous devons savoir pourquoi », a-t-il dit sur Fox News.

La Maison Blanche a démenti des rumeurs d’une démission de John Kelly.

Romandie.com avec(©AFP / 10 février 2018 01h10)