Posts Tagged ‘Violences policières’

Nigeria: Nouvelle manifestation contre les violences policières à Lagos

octobre 17, 2020

Des milliers de Nigérians sont à nouveau descendus dans la rue samedi à Lagos, alors que le mouvement contre les violences policières ne cesse de prendre de l’ampleur, a constaté une journaliste de l’AFP.

Plus de 10.000 personnes ont envahi les rues du centre-ville de la capitale économique du pays, la plupart brandissant des drapeaux vert et blanc du Nigeria, bloquant les principaux axes de circulation.

Cette mobilisation inédite de la jeunesse nigériane est née mi-octobre sur les réseaux sociaux, après la diffusion d’une vidéo montrant un homme tué par des agents présumés de la SARS. Cette unité de police est accusée depuis des années de racketter la population, d’arrestations illégales, de torture et même de meurtre.

Face à la pression de la rue, le gouvernement a annoncé dimanche dernier le démantèlement immédiat de cette unité spéciale et promis de réformer la police.

Mais ces annonces n’ont pas suffi à apaiser la jeunesse, qui demande désormais au gouvernement de rendre des comptes, de lutter contre la corruption et d’accorder plus de libertés.

Les premières marches ont d’abord été dispersées violemment par les forces de l’ordre. Au moins dix personnes ont été tuées et des centaines d’autres blessées, selon Amnesty International.

Vendredi soir, une foule considérable s’était rassemblée devant un péage de Lagos, devenu l’épicentre de la contestation, pour une veillée funèbre en hommage aux victimes des violences policières.

Par Le Figaro avec AFP

Violences policières : 145 000 euros versés par la France à la famille d’une victime

juin 16, 2020

Une pancarte indiquant "BLM", "Black Lives Matter", lors d'une manifestation contre les violences policières en France, le 13 juin 2020.

Une pancarte indiquant « BLM », « Black Lives Matter », lors d’une manifestation contre les violences policières en France, le 13 juin 2020. © AP Photo/Thibault Camus)/PDJ119/20165484565838//2006131532

 

Les proches de Lamine Dieng, un Franco-Sénégalais de 25 ans décédé en 2007 après une arrestation musclée à Paris, évoquent une « victoire » contre « un déni de justice ».

La justice française avait débouté les proches du jeune homme et ceux-ci avaient introduit une requête devant la CEDH en décembre 2017.

Mais la cour de Strasbourg n’a pas eu à se pencher sur le fond de l’affaire: les parties ont en effet trouvé entre-temps un accord amiable, entériné le 14 mai, qui solde toute poursuite dans cette affaire.

« La Cour a reçu la déclaration de règlement amiable en vertu de laquelle les requérants acceptaient de renoncer à toute autre prétention à l’encontre de la France à propos des faits à l’origine de cette requête, le Gouvernement s’étant engagé à leur verser la somme reproduite dans le tableau joint en annexe », soit 145.000 euros, note la CEDH.

« La Cour prend acte de l’accord intervenu entre les parties. Elle considère que cet accord repose sur le respect des droits de l’homme garantis par la Convention et ses protocoles et ne voit pas de raison qui exigerait qu’elle poursuive l’examen de la requête concernée », poursuit l’instance européenne.

Appel à manifester à Paris ce samedi

La famille de Lamine Dieng se réjouit de ce règlement, qui constitue pour elle « une victoire ». « Nous avons vécu treize années de combat contre le déni de justice, face à une institution qui nous a systématiquement refusé un procès pour les responsables de la mort de notre fils, frère, oncle », souligne dans un communiqué la famille de la victime, par la voix de sa sœur Ramata Dieng.

Celle-ci, déçue par la position du Président Emmanuel Macron sur le sujet des violences policières, a appelé à manifester samedi après-midi à Paris, « place de la République, à 13H12, pour une marche autour du quartier de Ménilmontant où habite notre famille ».

Lamine Dieng est décédé le 17 juin 2007 au petit matin dans un car de police après avoir été immobilisé et pressé au sol alors qu’il résistait à son arrestation dans le quartier populaire parisien de Ménilmontant.

Depuis plusieurs années, le comité « Vérité et justice pour Lamine Dieng » et le collectif « Vies volées » réclament également l’interdiction de la « clé d’étranglement », une technique policière décriée.

Par Jeune Afrique avec AFP

Les pays africains demandent un débat sur le racisme à l’ONU

juin 14, 2020

Des manifestants demandSuite à la mort de George Floyd aux mains de la police, des manifestants réclament justice dans le Kansas, aux États-Unis, le 13 juin 2020.

Suite à la mort de George Floyd aux mains de la police, des manifestants réclament justice dans le Kansas, aux États-Unis, le 13 juin 2020. © Charlie Riedel/AP/Sipa 

Les pays africains ont appelé vendredi le Conseil des droits de l’homme de l’ONU à organiser un débat urgent sur le racisme et les violences policières, dans le contexte de la mobilisation mondiale après la mort de George Floyd.

Dans une lettre écrite au nom des 54 pays du Groupe africain dont il est coordonnateur pour les questions des droits humains, l’ambassadeur du Burkina Faso auprès des Nations Unies à Genève (Suisse), Dieudonné Désiré Sougouri, a demandé à l’organe de l’ONU d’organiser un « débat urgent sur les violations actuelles des droits de l’homme d’inspiration raciale, le racisme systémique, la brutalité policière contre les personnes d’ascendance africaine et la violence contre les manifestations pacifiques. »

« Les événements tragiques du 25 mai 2020 à Minneapolis aux États-Unis, qui ont entraîné la mort de George Floyd, ont déclenché des protestations dans le monde entier contre l’injustice et la brutalité auxquelles les personnes d’ascendance africaine sont confrontées quotidiennement dans de nombreuses régions du monde », écrit l’ambassadeur.

Racisme et impunité

« La mort de George Floyd n’est malheureusement pas un incident isolé », ajoute-t-il, précisant s’exprimer au nom des représentants et ambassadeurs du Groupe africain.

La lettre, adressée à la présidente du Conseil des droits de l’homme, l’Autrichienne Elisabeth Tichy-Fisslberger, demande que ce débat ait lieu la semaine prochaine, à la reprise de la 43e session du Conseil, interrompue en mars en raison de l’épidémie de Covid-19.

Cet appel intervient après que la famille de George Floyd, les familles d’autres victimes de violences policières et plus de 600 ONG eurent appelé le Conseil des droits de l’homme à se saisir d’urgence du problème du racisme et de l’impunité dont bénéficie la police aux États-Unis

Par Jeune Afrique avec AFP

Canada: Manifestations au Québec contre le racisme et les violences policières

juin 7, 2020

 

Des milliers de personnes ont manifesté dimanche à Montréal et dans d’autres villes du Québec contre le racisme et les violences policières, dénonçant aussi les discriminations raciales dans la province francophone. Une foule importante – plus de 10.000 personnes selon des estimations non-officielles – a défilé dans le centre de Montréal, en scandant «Black Lives Matter» (les vies noires comptent), «No justice, No peace» (pas de justice, pas de paix), «je ne peux pas respirer», ou «il faut que ça cesse».

La manifestation, la deuxième à Montréal en une semaine, s’inscrivait dans le cadre du vaste mouvement de protestation provoqué par la mort de l’Afro-Américain George Floyd, étouffé sous le genou d’un policier blanc lors d’une interpellation.

Mais des organisateurs, lors d’allocutions avant le départ du cortège, ainsi que des manifestants, ont aussi reproché au premier ministre du Québec François Legault d’avoir estimé il y a quelques jours qu’il n’y avait pas de «racisme systémique» dans la province. «Il y a du racisme systémique qui existe au Québec (…) toutes les preuves ont été faites», a affirmé un des organisateurs, l’ex-boxeur Ali Nestor.

«Au-delà de la manifestation d’aujourd’hui, au-delà des “plus jamais ça”, il faut qu’il y ait des gestes concrets et cela prend de la volonté politique», a pour sa part lancé Dominique Anglade, nouvelle cheffe du parti libéral du Québec (opposition), dont la famille est d’origine haïtienne.

Les manifestants ont été invités à s’arrêter à plusieurs reprises pour mettre un genou à terre en mémoire de George Floyd et le défilé s’est déroulé dans le calme, alors que la manifestation de dimanche dernier à Montréal avait dégénéré en affrontements dans la soirée.

De nombreux manifestants portaient des masques, mais n’ont guère pu respecter la distanciation physique de deux mètres, en particulier lors du rassemblement qui a précédé le départ du cortège.

Par Le Figaro avec AFP

France/Violences policières : le préfet de police interdit plusieurs rassemblements à Paris

juin 6, 2020

 

Des manifestations sont annoncées ce samedi dans plusieurs villes du pays.

Le préfet de police de Paris Didier Lallement a interdit des rassemblements organisés samedi 6 juin contre les violences policières sur l’esplanade du Champ de Mars, après avoir proscrit d’autres actions prévues ailleurs dans la capitale en raison de la crise sanitaire.

«Des appels à manifester à 17h00 sur l’Esplanade du Champ de Mars à Paris, le samedi 6 juin 2020, ont été lancés sur les réseaux sociaux sur le thème des ‘violences policières’, sans aucune déclaration préalable auprès de la préfecture de Police» (PP), écrit le préfet dans un communiqué.

«Ces rassemblements, pouvant rallier de nombreuses personnes, ne sont pas autorisés par le décret du 31 mai 2020 relatif à l’état d’urgence sanitaire, qui proscrit tout rassemblement, dans l’espace public, de plus de dix personnes», poursuit le communiqué.

Des familles de victimes de violences policières réunies en collectif ont invité à «se promener sur le Champ-de-Mars, dans le respect des gestes barrières, pour y prendre une photo devant la Tour Eiffel» avec les hashtags #LaissezNousRespirer, #JusticePourToutesLesVictimes et #PasDeJusticePasDePaix. Les organisateurs appellent à «amplifier le mouvement international de solidarité contre l’impunité des forces de l’ordre», alors que les rassemblements se multiplient après la mort aux Etats-Unis de George Floyd, un Noir de 46 ans asphyxié par un policier.

Le préfet de police avait déjà interdit vendredi matin deux rassemblements prévus samedi à partir de 15h00 devant l’ambassade des Etats-Unis en hommage à George Floyd, et qui ont été maintenus par leurs organisateurs.

Des appels à manifester samedi contre les «violences policières» ont également été lancés dans plusieurs villes de France, comme à Bordeaux, Nantes, Limoges, Poitiers, Marseille ou Lille, en dépit de l’interdiction des rassemblements de plus de dix personnes pour cause de crise sanitaire. Vendredi soir, de nouvelles manifestations ont eu lieu à Strasbourg, Clermont-Ferrand, Caen et Rouen.

Mardi, une manifestation interdite par le préfet de police a rassemblé à Paris au moins 20.000 personnes à l’appel du comité de soutien à la famille d’Adama Traoré, un jeune homme noir mort en 2016 après une interpellation par des gendarmes.

Par Le Figaro avec AFP

France/Violences policières: Cyril Dion refuse l’ordre du mérite

juin 30, 2019

 

Le documentariste, écrivain et militant écologiste Cyril Dion a refusé d’être décoré de l’ordre du mérite pour protester contre l’intervention violente des forces de l’ordre vendredi, lors de l’évacuation de manifestants d’Extinction Rebellion qui bloquaient vendredi 28 juin le pont de Sully à Paris.

«Je n’ai à ce jour toujours pas procédé aux démarches administratives pour obtenir cette décoration. Je ne savais pas quoi en faire. Aujourd’hui je sais: j’y renonce, je la refuse», a écrit samedi Cyril Dion dans un post Facebook, adressé au président Emmanuel Macron. Il a ajouté avoir été nommé au grade de chevalier dans l’ordre du mérite en 2017, sur proposition de la secrétaire d’État à la Transition écologique, Brune Poirson. «Comment accepter d’être décoré par un gouvernement qui fait usage d’une telle violence à l’encontre d’une partie de sa population?», a-t-il ajouté.

Le réalisateur du documentaire Demain, a réagit à la manifestation de samedi qui se voulait festive et non violente, organisée par les militants pacifiques du mouvement Extinction Rebellion. Mais à peine installés sur le pont, les manifestants se sont violemment fait dégager par des CRS, comme le montrent des vidéos circulant sur les réseaux sociaux. Cyril Dion a condamné l’usage de gaz lacrymogènes et les violences policières qui «sont la suite d’une déjà trop longue liste».

«Il faut lire @cdion qui refuse l’ordre du mérite et dit les choses avec force et simplicité. Et s’interroger sur l’absence de « bruit » sur ce qui s’est passé sur le pont Sully vendredi dernier», a réagi Cécile Duflot à la décision de Cyril Dion.

Par Figaro.fr