Posts Tagged ‘Violences’

Brésil: 10 morts lors de violences dans une prison du nord-est

janvier 29, 2018

Sao Paulo – Dix détenus ont trouvé la mort lundi lors d’affrontements entre membres de factions rivales de narcotrafiquants dans la prison brésilienne d’Itapajé, à 125 km de Fortaleza (nord-est), ont annoncé les autorités locales.

« Un affrontement entre groupes rivaux de détenus a provoqué ces morts », a expliqué le Secrétariat à la Justice de l’État du Ceara, dont Fortaleza est la capitale, deux jours après une fusillade qui avait fait 14 morts dans cette ville.

Le président du syndicat des agents pénitentiaires du Ceara, Valdemiro Barbosa, a affirmé au site d’informations R7 que les deux épisodes étaient liés.

« Il s’agit de la même dispute qui a lieu ces derniers jours et a provoqué le pire massacre de l’histoire de notre État », a-t-il expliqué.

Les autorités ont indiqué que les agents pénitentiaires avaient repris le contrôle de la prison, mais n’étaient pas en mesure de confirmer s’il y avait des blessés ou si des prisonniers s’étaient évadés.

Selon le site G1, les barreaux de certaines cellules ont été sciés.

Dans la nuit de vendredi à samedi, un groupe d’hommes armés ont fait irruption dans un bal populaire et ont ouvert le feu.

Parmi les 14 personnes tuées, huit étaient des femmes et le massacre a été qualifié de « barbarie » par le gouverneur de Ceara, Camilo Santanta.

L’enquête est toujours en cours, les autorités ayant affirmé samedi ne « pas être en mesure de confirmer s’il s’agissait d’un affrontement entre factions ». Six personnes soupçonnées d’avoir pris part à la fusillade ont déjà été arrêtées.

Plusieurs médias locaux ont évoqué un règlement de comptes entre deux factions rivales de trafiquants de drogue: un gang local, les Guardioes do Estado (Gardiens de l’État), et le Comando Vermelho (Commando rouge) originaire de Rio, avec des ramifications dans tout le Brésil.

En 2017, l’État du Ceara a recensé un record de 5.114 homicides, 50% de plus qu’en 2016.

Le 1er janvier, une mutinerie dans une prison de Goias (centre-ouest) avait fait neuf morts, certains ayant été décapités ou brûlés vifs.

Ce massacre avait été perpétré un an jour pour jour après des émeutes sanglantes durant lesquelles 56 détenus avaient été sauvagement assassinés à Manaus (nord-ouest). Plus de 100 prisonniers avaient trouvé la mort lors d’affrontements de ce type en début d’année dernière.

Le Brésil compte la troisième population carcérale au monde, avec 726.712 détenus enregistrés en juin 2016, soit deux fois plus que la capacité officielle des prisons, selon les derniers chiffres du ministère de la Justice.

En plus d’être surpeuplées, les installations sont souvent vétustes et les autorités y ont retrouvé de grandes quantités d’armes, de drogues et de téléphones mobiles lors de fouilles effectuées tout au long de l’année dernière.

Romandie.com avec(©AFP / 29 janvier 2018 20h40)                                            

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Liban: manifestation devant le Parlement contre les violences faites aux femmes

janvier 27, 2018

Manifestation contre les violences faites aux femmes dans le centre de Beyrouth, le 27 janvier 2018 / © AFP / ANWAR AMRO

Des dizaines de personnes ont manifesté samedi à Beyrouth devant le Parlement libanais contre les violences faites aux femmes, dénonçant l’inaction des autorités alors que huit femmes ont été tuées depuis début décembre.

La manifestation était organisée par plusieurs organisations de la société civile, notamment l’association féministe Kafa, qui réclame l’adoption de réformes législatives pour protéger les femmes contre les violences conjugales.

Des mannequins en bois rouge, représentant des silhouettes de femmes et sur lesquels était inscrit le nom d’une femme et les circonstances de son meurtre, ont été dressés au milieu de la place de l’Etoile, devant le Parlement, a constaté un correspondant de l’AFP.

« La colère n’est pas une excuse », « Pas de funérailles avant la justice », pouvait-on lire sur certaines des pancartes brandies par des manifestantes.

Depuis début décembre, huit femmes sont mortes au Liban, notamment une épouse tuée par balle par son mari lundi à Beyrouth.

Parmi les huit cas figurent notamment une adolescente de 15 ans qui s’est suicidée après un mariage précoce, ou encore la Britannique Rebecca Dykes, travaillant pour l’ambassade de son pays au Liban, étranglée par un chauffeur de taxi qui a tenté de la violer.

Pour l’année 2017, 17 cas au total ont été rapportés.

« L’une après l’autre, les femmes tombent, à cause de l’inaction des pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires qui ne considèrent pas cette question comme une priorité », selon un communiqué signé par plusieurs ONG participant à la manifestation.

En 2014, le Liban a adopté une loi qui, pour la première fois, punissait les violences domestiques grâce à une campagne sans précédent de la société civile après le meurtre de plusieurs femmes sous les coups de leurs maris.

Mais l’association Kafa réclame l’adoption d’une réforme de cette loi pour imposer des peines plus lourdes contre les violences conjugales et accélérer les procédures judiciaires dans ces affaires.

« On veut la justice. La justice pour Zahraa et toutes les filles. On veut que les criminels soient punis », lâche Ali al-Qabbout, 50 ans, dont la fille a été tuée il y a plus d’un an par son ex-mari.

Romandie.com avec(©AFP / 27 janvier 2018 15h09)                

Violences en RDC: Guterres demande à Kinshasa des « enquêtes »

janvier 22, 2018

Kinshasa – Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a demandé lundi aux autorités congolaises des « enquêtes crédibles » après la mort dimanche d’au moins six personnes, selon l’ONU, dans la dispersion de marches contre le pouvoir en République démocratique du Congo.

Le secrétaire général appelle à « traduire les responsables en justice », dans une déclaration de son porte-parole à New York diffusée par la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) à Kinshasa.

M. Guterres « exhorte les forces de sécurité congolaises à faire preuve de retenue » et en « appelle également au plein respect des lieux de culte ».

Au moins six personnes ont été tuées dimanche à Kinshasa lors de la dispersion par les forces de sécurité de marches à l’appel d’un collectif catholique, selon un bilan provisoire de la Monusco.

Les autorités congolaises, qui avaient interdit ces marches, parlent de deux morts par « balles perdues ».

Présents dimanche sur le terrain, les observateurs de l’ONU ont enquêté lundi à Kinshasa sur les victimes.

Les marches étaient organisées à la sortie des églises après la messe contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila et l’application d’un accord politique du 31 décembre 2016.

Les organisateurs, un « comité laïc de coordination » proche de l’église, parlent d’un bilan « très lourd, une dizaine de morts ».

Ils demandent « au peuple de Dieu de rester mobilisé pour répondre à son prochain appel », dans un communiqué, sans avancer encore de date.

Tout comme les Nations unies, la nonciature apostolique à Kinshasa et la conférence épiscopale donnent un « bilan provisoire » de six morts.

Dans une « note technique », la nonciature affirme avoir répertorié des « tirs à balles réelles » dans six villes: Kinshasa, Kisangani (nord-est), Goma et Bukavu (région du Kivu, est), Lubumbashi (sud-est) et Mbuji-Mayi (centre).

La nonciature fait état de 60 blessés, les Nations unies de 63, et l’épiscopat de 127, « dont certains par balles ».

Il y a eu 210 personnes interpellées « dont la plupart ont été libérées quelques heures après », selon la conférence épiscopale.

Dans toute la RDC, 61 paroisses ont été visées, selon la nonciature, dont 40 à Mbuji-Mayi et 13 dans la capitale, Kinshasa, qui en compte environ 160.

L’épiscopat affirme qu' »il y a eu 12 marches encadrées de manière professionnelle par la police », ce qu’un porte-parole du gouvernement joint par l’AFP a démenti.

Romandie.com avec(©AFP / 22 janvier 2018 20h16)                                            

Kenya: HRW dénonce des viols, notamment par la police, pendant les violences électorales

décembre 14, 2017

Nairobi – L’ONG Human Rights Watch a dénoncé jeudi de « nombreux » viols commis au Kenya, notamment par les forces de sécurité, durant un feuilleton électoral de près de quatre mois émaillé de violences et marqué par l’invalidation en justice d’un scrutin présidentiel.

« Environ la moitié des femmes interrogées ont dit avoir été violées par des policiers ou des hommes en uniforme », a indiqué HRW dans un rapport, précisant avoir mené des entretiens avec 65 femmes, trois mineures et trois hommes ayant subi des agressions sexuelles de diverses natures.

« D’autres survivants disent avoir été violés par des civils », a assuré HRW, soulignant que le but de son rapport n’est pas d’établir une liste exhaustive des cas de violences sexuelles mais d’illustrer cette triste tendance par quelques exemples documentés en détail.

La moitié des viols recensés dans ce rapport sont des viols collectifs, a ajouté l’ONG, selon laquelle « de nombreuses attaques ont été accompagnées d’actes de torture et de violences physiques, alors que certains assaillants ont soumis leurs victimes par des menaces verbales ou en pointant vers elles leurs fusils ou leurs couteaux ».

« Les assaillants ont également violenté les enfants ou les époux des femmes durant certaines attaques », a précisé la même source, soulignant que « les récentes élections kényanes ont été marquées par des violences et de graves violations des droits de l’homme, surtout dans des bastions de l’opposition », dans l’ouest du pays, dans les bidonvilles de Nairobi et sur la côte kényane.

Dans son rapport, l’ONG dénonce de manière plus générale le comportement de la police durant la longue période électorale kényane, notamment « l’usage excessif de la force contre des manifestants, les meurtres, passages à tabac et membres coupés d’individus, ainsi que le pillage et la destruction de biens ».

Le chef de la police kényane Joseph Boinnet a réagi en qualifiant les accusations de viols de « tissu de mensonges ».

Au moins 58 personnes ont été tuées entre le 8 août et fin novembre dans les violences ayant accompagné le processus électoral, en grande majorité dans la répression de manifestations de l’opposition par la police, selon un comptage de l’AFP.

HRW a regretté jeudi l’impunité dont bénéficient les forces de police et le refus de nombreux agents d’enregistrer les plaintes contre leurs collègues.

Regrettant que de très nombreuses violations des droits de l’Homme par la police lors des violences ayant suivi la présidentielle de 2007 (1.100 morts) soient restées impunies, HRW a appelé le gouvernement à enquêter sérieusement, cette fois-ci, sur les crimes commis par ses forces de l’ordre.

Le Kenya est sorti extrêmement polarisé du dernier processus électoral présidentiel, qui lui a rappelé ses profondes divisions ethniques, géographiques et sociales et a notamment été marqué par l’invalidation en justice de la réélection du président Uhuru Kenyatta à l’élection du 8 août.

L’opposant Raila Odinga a ensuite boycotté le nouveau scrutin, organisé le 26 octobre et dont M. Kenyatta est sorti vainqueur avec 98% des voix. Une victoire toutefois ternie par la faible participation (39%), principalement en raison du boycottage de l’opposition.

Romandie.com avec(©AFP / 14 décembre 2017 15h26)                                            

Birmanie: 6.700 Rohingyas tués en Birmanie le premier mois des violences

décembre 14, 2017

Des réfugiés rohingyas au camp de Naybara, le 3 décembre 2017 à Cox’s Bazar, au Bangladesh / © AFP/Archives / Ed JONES

Au moins 6.700 Rohingyas ont été tués entre fin août et fin septembre au cours d’une opération de l’armée birmane, selon une estimation publiée jeudi par Médecins sans frontières (MSF), qui estime que le bilan réel pourrait être encore plus lourd.

Les chiffres de MSF ne couvrent que le premier mois des violences, mais l’exode se poursuit encore aujourd’hui. Et les personnes qui fuient « disent avoir subi des violences ces dernières semaines », a souligné MSF.

Les Nations unies n’ont jusqu’ici jamais publié de chiffres sur le nombre de tués.

« Les études montrent qu’au moins 71,7% des décès sont dus à la violence, y compris parmi les enfants de moins de cinq ans. Cela représente au moins 6.700 personnes, dont 730 enfants », a écrit MSF, qui a interrogé plus de 11.000 réfugiés au Bangladesh pour parvenir à cette estimation.

Et pour le Dr Sidney Wong de MSF, « le nombre de décès est vraisemblablement sous-estimé », car « l’ampleur et la nature des violences mises au jour sont effroyables ».

« Nous avons entendu des personnes raconter que des familles entières avaient péri après que les forces armées les ont enfermées dans leurs maisons avant d’y mettre le feu », a-t-il affirmé.

Selon les milliers d’entretiens menés par MSF pour tenter d’évaluer l’ampleur du drame, 69% des victimes ont été tuées par balles, 9% ont péri de brûlures et 5% de passages à tabac.

« Presque chaque famille rohingya a eu un ou plusieurs de ses membres tués dans les violences », a indiqué à l’AFP Mohammad Zubir, enseignant rohingya réfugié depuis 25 ans au Bangladesh, qui joue un rôle de dirigeant dans la communauté locale.

Les violences ont poussé environ 647.000 Rohingyas à fuir au Bangladesh voisin soit plus de la moitié de cette communauté musulmane vivant principalement dans l’Etat Rakhine, dans l’ouest de la Birmanie, pays très majoritairement bouddhiste.

« Je ne vois pas 600.000 personnes fuir leurs maisons et leurs rizières sans bonnes raisons », a argumenté Karline Kleijen, de MSF.

L’ONG, comme la plupart des acteurs humanitaires et des journalistes, n’a pas accès à la zone de conflit, tenue par l’armée. Ses programmes y sont au point mort.

Comme le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, MSF réclame l’ouverture d’une enquête internationale et la réouverture de la zone.

Le même jour que la publication du rapport de MSF, hasard du calendrier, le Parlement européen a approuvé une résolution sur la Birmanie appelant les pays de l’Union européenne à imposer « de toute urgence des sanctions punitives ciblées à l’encontre d’individus dans l’armée ».

– ‘Apartheid’ –

Jusqu’ici, l’armée birmane, qui nie toute représailles contre les civils, avait évoqué un bilan de moins de 400 morts, tous des « terroristes » rohingyas.

Des attaques rebelles contre des postes de police en août avaient déclenché la répression de l’armée, accusée d’incendier des villages et de s’en prendre aux civils.

Les chiffres de MSF contredisent en tout point l’armée birmane, qui a rendu mi-novembre les conclusions de son enquête interne.

« Les soldats n’ont pas commis de violences sexuelles ni tué des civils. Ils n’ont pas arrêté, battu ou tué de villageois », affirmait le rapport sur la base de plus de 2.800 témoignages de villageois musulmans.

L’armée a seulement confirmé avoir tiré sur une foule de Rohingyas qui les attaquaient, affirmant avoir agi en état de légitime défense.

Pour Richard Horsey, analyste indépendant basé en Birmanie, le bilan de MSF est « choquant » et devrait « inévitablement pousser la communauté internationale à s’intéresser de nouveau à la question des responsabilités ».

Les violences dans l’Etat Rakhine ont débuté par des attaques de postes de police par la rébellion rohingya de l’ARSA, qui dénonce les mauvais traitements subis par cette minorité.

Ils représentent la plus grande population apatride du monde depuis que la nationalité birmane leur a été retirée en 1982, sous le régime militaire.

Victimes de discriminations, ils n’ont pas de papiers d’identité, ne peuvent pas voyager ou se marier sans autorisation. Et ils n’ont accès ni au marché du travail ni aux services publics comme les écoles et hôpitaux. Amnesty international a récemment évoqué une situation d' »apartheid ».

Dans ces circonstances, MSF estime que le récent accord entre les gouvernements du Bangladesh et de la Birmanie sur le rapatriement des Rohingyas « apparaît prématuré ».

Côté Bangladesh, dans les immenses camps insalubres de réfugiés, les autorités et les ONG parviennent difficilement à nourrir et soigner tout le monde. Mardi, le Bangladesh a lancé une campagne de vaccination contre la diphtérie, maladie qui aurait causé la mort de neuf réfugiés et en aurait infecté 700 autres.

Romandie.com avec(©AFP / 14 décembre 2017 14h31)                

Violences lors de la présidentielle au Kenya: le bilan monte à trois morts

octobre 26, 2017

Affrontements entre la police et des manifestants de l’opposition kényane à Kibera, à Nairobi, le 26 octobre 2017 / © AFP / Patrick Meinhardt

Le bilan des violences en marge de l’élection présidentielle jeudi au Kenya s’élève désormais à trois morts, après le décès de deux hommes dans un bidonville de Nairobi et à Homa Bay (ouest), a-t-on appris de sources hospitalière et policière.

Un jeune homme a succombé à une blessure par balle à la tête dans le bidonville de Mathare dans la capitale Nairobi, a déclaré à l’AFP le directeur d’un hôpital, Dickens Osimba. Par ailleurs, un communiqué de la police a annoncé la mort par balle d’un homme à Homa Bay dans des affrontements avec la police. Un précédent bilan faisait état de la mort d’un partisan de l’opposition, également tué dans des heurts avec la police à Kisumu, bastion de l’opposition qui a appelé à boycotter le scrutin.

Romandie.com avec(©AFP / 26 octobre 2017 15h13)                

Près de 300 réfugiés togolais fuient vers le Ghana

septembre 27, 2017

Accra – Près de 300 Togolais ont fui vers le Ghana depuis la semaine dernière, fuyant la répression des manifestations populaires contre le pouvoir en place, a révélé mercredi une source officielle ghanéenne.

Ces refugiés sont arrivés dans le district de Chereponi (nord-est du Ghana), à la frontière entre les deux pays, a expliqué à l’AFP Tetteh Paddy, directeur du Conseil ghanéen pour les réfugiés. « Les premiers sont arrivés dans la nuit de mercredi à jeudi la semaine dernière, mais ils continuaient aujourd’hui (mercredi) à franchir la frontière, même si c’est en moins grand nombre ».

Tahiru Abdul Razak, le chef du district de Chereponi, a déclaré à la presse avoir distribué de « la nourriture, des nattes de sol, des couvertures et des moustiquaires » aux réfugiés. « A cause des manifestations à Mango (Togo), ils ont été frappés, et ils ont eu peur d’être tués. Hier (mardi), la pression était trop forte, car ils ont entendu dire que d’autres manifestations étaient prévues ».

La semaine dernière, des dizaines de milliers de Togolais avaient manifesté à l’appel de l’opposition à travers le pays les 20 et 21 septembre, pour demander le départ du président Faure Gnassingbé, héritier d’une famille au pouvoir depuis 50 ans.

A Mango (extrême nord du Togo), la répression a été particulièrement violente, faisant un mort par balles (un enfant de 10 ans) et plus de 20 blessés, selon les chiffres officiels, trois morts selon l’opposition.

Deux corps ont été retrouvés dans le fleuve qui traverse la ville, les 22 et 23 septembre, victimes de la répression des forces de l’ordre, selon Eric Dupuy, porte-parole de l’Alliance nationale pour le changement.

« Les militaires ont mené des expéditions punitives toute la nuit (de mercredi à jeudi) à Mango », avait alors déclaré l’opposante Brigitte Adjamagbo-Johnson.

La présidence togolaise affirme que les violences sont dues aux manifestants et qu’elle n’a pas donné son feu vert pour que des manifestations aient lieu dans cette localité.

Concernant les deux corps retrouvés dans le fleuve, un responsable de la gendarmerie a affirmé qu’ils « n’étaient pas liés aux événements survenus le 20 septembre. »

« Ce n’est pas la première fois que des corps sont repêchés dans ce fleuve. En plus, aucune lésion n’a été retrouvée sur ces corps », a-t-il ajouté.

Depuis le début de la crise, en août dernier, les événements ont fait au moins 4 morts dans le pays, 6 selon l’opposition. Les manifestations de la semaine dernière ont été particulièrement réprimées et l’opposition et la société civile ont dénombré des dizaines de blessés dans le nord du Togo.

L’opposition togolaise s’est rassemblée ces dernières semaines pour demander le départ du président Faure Gnassingbé, qui a succédé à son père, le général Gnassingbé Eyadéma, décédé en 2005 après avoir dirigé le Togo d’une main de fer pendant 38 ans.

La société civile a décidé de participer au mouvement la semaine dernière, en lançant « un front citoyen dénommé Togo Debout ». « La crise socio-politique que traverse notre pays le Togo depuis quelques semaines déjà ne cesse de prendre, de jour en jour des proportions grandissantes et très inquiétantes », ont mis en garde les associations de la société civile togolaise.

Romandie.com avec (©AFP / 27 septembre 2017 19h37)                                            

Éthiopie: « des centaines » de morts dans de violences interethniques

septembre 25, 2017

Addis Abeba – Le gouvernement éthiopien a annoncé lundi à la presse que « des centaines » de personnes avaient péri dans des affrontements liés à un conflit territorial entre deux groupes ethniques dans le sud du pays, depuis début septembre.

« Nous pouvons dire que des centaines de membres de l’ethnie oromo ont été tués (…) et il y a eu aussi des morts côté somali. Nous ne savons pas exactement combien sont morts, cela fait l’objet d’une enquête », a déclaré le porte-parole du gouvernement, Negeri Lencho.

Ces combats ont opposé des membres des ethnies oromo et somali le long de la longue frontière entre leurs régions respectives. Le président de la région oromo, Lemma Megersa, avait assuré mi-septembre qu’ils avaient donné lieu à des « tueries brutales » et poussé 50.000 personnes à fuir la zone.

M. Lencho a précisé lundi qu’une cellule d’urgence avait été mise sur pied pour répondre aux besoins des déplacés et que des efforts de médiation avaient été entrepris par le gouvernement avec les autorités locales.

Le porte-parole a ajouté que des unités de la police et de l’armée fédérales avaient été déployées et avaient restauré l’ordre.

Oromo (sud et ouest) et Somali (sud-est) se disputent depuis des années le contrôle de certaines zones arables situées le long de leur frontière commune.

Romandie.com avec(©AFP / 25 septembre 2017 17h56)                                            

États-Unis: La Maison Blanche tente d’éteindre la polémique née des silences de Trump

août 13, 2017

Donald Trump, le 12 août 2017 à Bedminster / © AFP / JIM WATSON

La Maison Blanche tentait dimanche d’apaiser la controverse née des propos – et plus encore des silences – de Donald Trump, accusé de complaisance à l’égard des militants d’extrême droite ayant endeuillé Charlottesville.

Une femme de 32 ans est morte samedi quand une voiture a foncé sur la foule de contre-manifestants venus dénoncer dans cette petite ville de Virginie la présence de groupuscules identitaires et néo-nazis, dont des membres du Ku Klux Klan (KKK).

Le président américain, en vacances dans son golf du New Jersey, a fini par faire savoir dimanche, par la voix d’un porte-parole, qu’il condamnait « bien sûr » toutes les formes de violence, y compris celles des suprémacistes blancs.

Samedi, les Américains qui attendaient de leur président une condamnation claire, forte et rapide de ces mouvements radicaux prônant la suprématie de la race blanche avaient été déçus: M. Trump s’était contenté de renvoyer les deux camps dos à dos, en pointant une « violence venant de diverses parties ».

Environ 19 heures plus tard et la polémique enflant, la Maison Blanche a tenté de rectifier le tir.

« Le président a dit avec force hier qu’il condamnait toutes les formes de violence, de sectarisme et de haine », a dit un porte-parole de l’exécutif américain. « Cela inclut, bien sûr, les suprémacistes blancs, le KKK, les néo-nazis et tous les groupes extrémistes ».

La fille et conseillère du président, Ivanka Trump, avait elle auparavant dénoncé sans ambages « le racisme, la suprématie blanche et les néo-nazis », estimant qu’il n’y avait « pas de place dans la société » américaine pour de telles idées.

– Critiques chez les républicains –

Les critiques du milliardaire républicain avaient dès samedi effectué des rapprochements entre sa tiédeur après les violences de Charlottesville et l’ambiguïté qu’il cultive vis-à-vis de l’extrême droite depuis sa campagne.

Une bonne partie de la droite alternative, ou « Alt Right », avait en effet soutenu Donald Trump dans sa course à la Maison Blanche, et celui-ci a plusieurs fois refusé de prendre clairement ses distances avec certains de ses groupes ou de ses leaders.

M. Trump a été vivement critiqué dans son propre camp républicain, à l’image du sénateur de Floride Marco Rubio, qui a notamment souhaité « entendre le président décrire les événements de Charlottesville pour ce qu’ils sont, une attaque terroriste menée par des suprématistes blancs ».

« Si j’étais président des Etats-Unis et que ces personnes témoignaient leur sympathie vis-à-vis de ma personne et de mon programme, cela me poserait problème », a commenté de son côté Lindsey Graham, un sénateur qui s’inscrit de plus en plus dans l’opposition interne à Donald Trump au sein de la famille républicaine.

A Charlottesville, la journée de samedi a été encore été alourdie par la mort de deux policiers, qui se sont écrasés en hélicoptère.

L’enquête de la police fédérale devrait rapidement établir les motivations de James Fields, interpellé au volant de la voiture qui a percuté les militants antiracistes. Cet homme de 20 ans a été photographié plus tôt samedi porteur d’un bouclier aux côtés de miliciens néo-nazis.

– Climat ‘d’intimidation’ –

Le suspect, originaire de l’Ohio, a été inculpé de meurtre, de violences volontaires ayant causé des blessures et de délit de fuite. Il devrait être présenté à un juge lundi.

Les événements de Charlottesville vont être étudiés à l’aune d’une question centrale: par sa rhétorique, ses mesures ciblant les étrangers et ses appels répétés à donner la priorité à l’Amérique, le président Trump a-t-il enhardi de façon dangereuse les extrémistes de droite ?

Le maire de démocrate de Charlottesville, Michael Signer, a clairement répondu par l’affirmative, jugeant qu’il avait contribué à créer un climat de « vulgarité, de cynisme et d’intimidation ».

« Il a fait le choix durant sa campagne présidentielle (…) de jouer sur nos pires préjugés », a-t-il déclaré sur CBS. « Je pense que ce que ce qui s’est passé ce week-end a un lien direct avec ces choix ».

Cette affaire de Charlottesville évoque le long délai pris pendant la campagne par Donald Trump pour désavouer le soutien que lui avait apporté publiquement David Duke, un ancien leader du Ku Klux Klan.

Romandie.com avec(©AFP / 13 août 2017 20h59

Kenya: violents affrontements entre groupes Kikuyu et luo à Nairobi

août 13, 2017

De violents affrontements ont opposé dans le bidonville de Mathare à Nairobi des membres de l’ethnie kikuyu du président Uhuru Kenyatta et des partisans luo de l’opposant Raila Odinga, le 13 août 2017 / © AFP / MARCO LONGARI

De violents affrontements ont opposé dimanche dans le bidonville de Mathare à Nairobi des membres de l’ethnie kikuyu du président Uhuru Kenyatta et des partisans luo de l’opposant Raila Odinga, a constaté un photographe de l’AFP.

Les violences ont éclaté quand des Luo ont brûlé des échoppes situées dans le quartier kikuyu du bidonville, entraînant une bataille rangée entre les deux groupes, comprenant plusieurs centaines de personnes, à coups de pierres, de bâtons et de flèches.

Un homme, vraisemblablement kikuyu, a été très sévèrement frappé à coups de bâtons et de pierres, et son corps gisait inerte, le visage ensanglanté, sur la chaussée, selon ce photographe qui a observé la scène.

Des personnels de la Croix-Rouge présents à proximité n’ont pas réussi à accéder immédiatement au corps, les deux groupes continuant à se faire face et la situation restant extrêmement tendue.

La décision des Luo d’incendier les commerces kikuyu aurait été déclenchée par des rumeurs sur la mort de deux membres de leur communauté.

Un autre photographe de l’AFP a vu l’un de ces deux hommes, gisant sur le dos, recouvert de sang mais respirant encore. Il n’a cependant pas pu confirmer la présence d’un autre corps.

Cet incident a fait suite à la visite à Mathare de M. Odinga, venu voir la famille d’une fille de neuf ans tuée par balle samedi matin dans le bidonville, alors qu’elle se trouvait sur un balcon au quatrième étage d’un immeuble.

M. Odinga s’était auparavant rendu dans le bidonville de Kibera, où devant des milliers de partisans enthousiastes, il avait affirmé qu’il n’accepterait pas les résultats de l’élection présidentielle, « volée » selon lui par M. Kenyatta, le chef de l’État sortant.

« Nous n’avons pas encore perdu. Nous n’abandonnerons pas. Attendez que j’annonce la marche à suivre après-demain (mardi) », avait-il ajouté, demandant à ses supporteurs de ne pas aller travailler lundi en raison de la présence massive des forces sécurité.

M. Kenyatta a été réélu vendredi soir pour un second mandat de cinq ans avec 54,27% des voix, contre 44,74% à M. Odinga, selon les résultats officiels. Mais l’opposition conteste ces résultats et dénonce une « mascarade » électorale.

Des scènes de violence et de pillage circonscrites à quelques bastions de l’opposition, dans l’ouest du pays et les bidonvilles de Nairobi, ont éclaté dès la proclamation de la victoire de M. Kenyatta.

Ces violences ont fait au moins 16 morts entre vendredi soir et samedi soir – neuf dans les bidonvilles de Nairobi, dont la fillette, et sept dans l’ouest du pays – selon un bilan établi par l’AFP de sources policières et hospitalières.

Romandie.com avec(©AFP / 13 août 2017 18h46)