Posts Tagged ‘Violences’

France/Limoges: un élu mis en examen pour «violences» et «viols»

mai 22, 2019

 

Bruno Genest, 64 ans, vice-président de Limoges Métropole et maire de Condat-sur-Vienne (Haute-Vienne), a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire pour «violences» et «viols» sur sa compagne, des faits qu’il nie en bloc, a appris l’AFP mercredi auprès du parquet de Limoges.

L’élu qui avait été placé en garde à vue lundi par la police judiciaire de Limoges, est poursuivi pour «violences habituelles et viols par conjoint» avec une «ITT inférieure ou égale à 8 jours», sa compagne ayant étayé sa plainte par des certificats médicaux. Il est ressorti libre mais a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d’entrer en contact avec son ancienne compagne, a précisé son avocat Me Philippe Clerc.

Selon une source policière, sa compagne, avec qui il a un enfant en bas âge, s’est présentée au commissariat de Limoges, voici quelques jours, affirmant avoir été victime de «violences» et avoir été «violée» par l’élu. Des faits que ce dernier a contestés devant le juge. «Mon client nie farouchement la totalité de ces accusations. Il y a un conflit conjugal qui existe, sauf que les proportions données à ce conflit sur la base d’éléments faux et contestés a pris des proportions importantes, augmentées par sa qualité d’élu. On s’y intéresse justement parce qu’il est élu mais tout est faux», affirme Me Clerc. «Il est tombé de haut», a ajouté le conseil de Bruno Genest. Selon des sources concordantes, le maire de Condat-sur-Vienne, vivait depuis quelques temps une relation «difficile» avec sa compagne.

Bruno Genest, maire de Condat-sur-Vienne depuis 2001, vice-président de la communauté de communes Limoges Métropole, est également président de Limoges Habitat, bailleur social qui gère plus de 12.000 logements.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France: Condamné pour violences, il se taillade le bras à l’audience

mai 16, 2019

 

Un homme de 24 ans s’est tailladé le bras avec une lame de rasoir jeudi en pleine salle d’audience à Besançon juste après avoir été condamné à cinq ans de prison pour violences aggravées, a-t-on appris de source policière. Ce ressortissant tunisien qui venait d’être extrait de sa cellule avait dissimulé la petite lame sur lui, selon cette source, confirmant une information du quotidien L’Est Républicain . Il a été hospitalisé au CHU de Besançon, selon cette source policière.

Selon le quotidien, l’incident s’est produit juste après le prononcé de la peine, alors qu’il était jugé en appel pour l’agression en mars d’une avocate bisontine qu’il avait suivie jusqu’à son domicile. Il s’était ensuite introduit de force dans l’appartement de la victime, la menaçant avec une arme blanche. L’avocate était toutefois parvenue à s’enfuir par une fenêtre et l’agresseur, déjà connu pour vol à main armée, avait été interpellé.

Jugé en première instance pour ces faits, il avait été condamné le 25 mars à 4 ans de prison ferme assortie d’une interdiction définitive du territoire français.

L’enquête a été confiée au commissariat de police de Besançon qui devra déterminer comment il a pu se procurer la lame de rasoir alors qu’il était en détention provisoire.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Le rôle des multinationales dans les violences en Afrique

mai 10, 2019

Dans une mine de coltan, à Birambo, dans le Nord-Kivu en RDC, en décembre 2018. © REUTERS/Goran Tomasevic

 

Qui fait quoi dans les conflits miniers en Afrique ? Traquer l’origine des minerais n’est pas chose aisée pour les multinationales. Pourtant, face à l’ampleur des dégâts humains et sociaux, leur responsabilité est fortement engagée.

Cette tribune a initialement été publiée sur le site de The Conversation.

Par  Chercheur en économie, CNRS, Aix-Marseille School of Economics (AMSE), Aix-Marseille Université (AMU), coauteur, avec Mathieu Couttenier, Dominic Rohner, et Mathias Thoenig d’un article scientifique montrant que la présence de firmes étrangères en Afrique augmente la violence des territoires miniers.

En février 2019, Apple s’est engagé à améliorer la traçabilité de ses matières premières. Dès 2017, la firme avait été saluée par l’ONG Amnesty International pour avoir publié les noms de ses fournisseurs de cobalt afin d’éviter d’alimenter le travail des enfants en République démocratique du Congo (RDC). La firme est membre de l’initiative RMI(Responsible minerals initiative), un organisme visant à faire respecter les droits de l’Homme dans la chaîne d’approvisionnement.

Ces initiatives contrastent avec les pratiques actuelles de la plupart des entreprises. Souvent implantées en Afrique, là où les sous-sols regorgent de matières premières, elles contribuent à alimenter un terrain déjà très conflictuel. Leur rôle dans l’augmentation de la violence en Afrique a été détaillé par un article scientifique des économistes Nicolas Berman, Mathieu Couttenier, Dominic Rohner, et Mathias Thoenig.

Les auteurs s’appuient sur une étude géolocalisée mettant en parallèle la présence des firmes et l’occurrence des conflits miniers. Ils ont quadrillé l’Afrique par zones de 55 sur 55 kilomètres pour analyser l’impact de l’augmentation du prix de 14 minerais. Leurs résultats suggèrent qu’une hausse des prix des matières premières augmente la violence uniquement dans les zones exploitées par des firmes étrangères.

Des pratiques douteuses

Un militaire des Forces armées de la RDC (FARDC). © MONUSCO

Là où règne le non-droit, les multinationales s’adaptent

Pourquoi une telle différence entre les entreprises domestiques et étrangères ? Une des explications avancées est celle de leur vulnérabilité par rapport aux extorsions rebelles. Alors que les entreprises domestiques disposent généralement de la protection de l’armée ou de l’État, les multinationales étrangères doivent faire sans.

Si elles s’implantent dans des zones instables, comme c’est le cas dans beaucoup de territoires miniers, elles doivent composer avec les pratiques des groupes en place. Là où règne le non-droit, elles s’adaptent.

C’est exactement ce qui s’est passé pour la firme chinoise Kun Hou Mining, de 2013 à 2015, selon un rapport de l’ONG Global Witness. Pour extraire l’or de la rivière Ulindi, située au Sud-Kivu, en République démocratique du Congo, elle a su jouer du droit coutumier en place. Elle s’est appuyée sur la corruption des autorités locales et le soutien de milices opérant sur le territoire pour avoir accès aux mines.

En échange, elle leur a envoyé des liasses de billets, des armes et des rations alimentaires. Le butin récolté a pris le large vers Dubaï. Résultat : dans la province du Sud-Kivu, l’extraction de l’or n’a officiellement généré aucun revenu fiscal. Une histoire parmi tant d’autres pour ce pays de la région des Grands Lacs.

La richesse de son sous-sol et la faiblesse de ses institutions se conjuguent pour en faire un terrain d’affrontement où les droits de l’Homme sont bafoués. Depuis la Deuxième Guerre mondiale, la Seconde Guerre du Congo (1998-2003) a été le conflit le plus meurtrier et ses répercussions n’ont pas cessé de secouer le pays.

L’influence des entreprises étrangères sur le sol africain est loin d’être négligeable quand on sait qu’elles représentent 60 % du total des firmes. Si elles ne sont pas tenues de rendre des comptes, elles deviennent des facteurs d’instabilité majeurs pour le continent. Mais toutes n’ont pas le même profil. Pour les firmes implantées dans les ex-colonies, les comportements sont différents.

Qui paye un tribut aux milices sur place ?

Certaines multinationales jouissent de la protection des États africains grâce aux liens historiques qui les unissent. Ici, le passé colonial imprègne encore le tissu économique. De nombreuses recherches scientifiques ont souligné la proximité qui persiste entre les firmes des anciens colons et les gouvernements des anciennes colonies.

Les entreprises reçoivent une attention toute particulière de la part de l’État et sont plus facilement protégées par l’armée. Cela leur offre une marge de manœuvre plus importante dans l’exploitation des ressources.

Les quatre économistes rejoignent ce consensus. Leurs estimations suggèrent que ces multinationales n’ont pas d’incidence significative sur l’augmentation de la violence. Toutefois, comme elles ne représentent qu’un cinquième de l’échantillon de firmes étrangères qu’ils étudient, ils invitent à continuer les analyses.

Les entreprises nord-américaines ou chinoises par exemple, doivent généralement faire face à l’insécurité sans bénéficier de protection externe. Pour l’obtenir, elles sont prêtes à payer le prix. Bien souvent, la rançon qu’elles payent alimente les activités rebelles et les trafics illégaux. Cet argent permet aux milices de se maintenir en place et d’étendre leur zone d’influence.

Les mesures de transparence sont-elles efficaces en pratique ?

Des initiatives visant à modifier les pratiques des entreprises se sont peu à peu mises en place. Parmi elles, la section 1502 de la loi Dodd-Franck de 2010 qui visait principalement le commerce avec la République démocratique du Congo. Bien que menacée par l’administration Trump, elle impose aux entreprises américaines de révéler l’origine des minerais qu’elles utilisent.

De telles mesures de transparence sont-elles efficaces en pratique ? Les auteurs se sont penchés sur les multinationales qui ont signé l’ICMN(International Council on Mining and Metals), pour promouvoir la responsabilité sociale des entreprises.

Pour vérifier l’efficacité de telles mesures, les quatre économistes localisent les entreprises signataires et étudient leur correspondance avec les conflits. Le résultat semble encourageant puisque les signataires n’ont aucun effet sur la violence. Une bonne nouvelle pour ces régions où de nombreuses initiatives fleurissent depuis quelques années. Mais les entreprises ne sont pas les seuls leviers.

De nouvelles initiatives de la part des États

Le 9 avril, le gouvernement nigérian a décidé de bannir toute activité minière dans la région de Zamfara, pour restaurer la paix. Le ministre des Mines et du Développement sidérurgique, Abubakar Bwari, a précisé « Lorsque nous visons le développement d’activités économiques, nous devons aussi penser aux aspects humains et aux pertes humaines dont nous sommes témoins ».

Pour ce faire, le gouvernement a donné 48 heures aux étrangers impliqués dans les activités minières pour quitter son territoire.

Comme le Nigeria, les États africains ont un rôle de premier plan dans la stabilisation de leur territoire. Ils doivent lutter contre la corruption qui gangrène leurs institutions et sert de caution aux activités illégales. Une Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), s’est créée en 2003 avec l’objectif de créer une norme pour respecter la traçabilité en matière de ressources pétrolières, gazières et minérales.

Elle s’applique aujourd’hui à 52 pays à travers le monde. Selon l’étude des auteurs, la participation des États africains à cette ITIE a des répercussions positives sur l’incidence des conflits (même si leur adhésion est relativement récente et que les calculs nécessiteraient davantage de données). L’exacerbation de la violence due à une hausse des prix en est amoindrie.

À travers la traçabilité des minerais, les États reprennent aussi la main sur leurs ressources. Le Niger et le Nigeria ont signé le 26 mars 2019 un mémorandum d’entente afin de mutualiser leurs efforts dans le secteur minier et ainsi augmenter sa contribution au PIB. De nouveaux codes miniers ont éclos pour renégocier la position des compagnies étrangères dans l’industrie minière.

Le dernier en date est celui de la République démocratique du Congo qui a imposé de nouvelles taxes en mars 2018. Le nouveau Président Félix Tshisekedi pourrait désormais aller plus loin, toujours avec le même objectif : permettre au pays de générer plus de revenus grâce à ces ressources.

La RDC ne fait que suivre une dynamique entamée par bien d’autres pays depuis déjà une dizaine d’années (l’Afrique du Sud, le Maroc, le Mali, le Sénégal, le Niger, la Guinée ou encore le Burkina Faso par exemple).

L’effet de telles mesures de traçabilité et de transparence est complexe : certaines recherches montrent par exemple que le Dodd-Frank Act, au lieu de réduire l’insécurité, a notamment incité les groupes armés à réorienter leurs actions vers des actes plus violents, comme le pillage des populations locales. Selon le contexte et l’application qui est faite de la mesure, les effets peuvent varier.

Ces mécanismes sont récents et encore peu étudiés, c’est pourquoi les auteurs appellent à de nouvelles analyses. Toutefois, ces premiers résultats encouragent les États à mettre en place des mesures pour contrer ces pratiques illicites. Surtout, ils intiment aux entreprises d’assumer leurs responsabilités lorsqu’elles s’installent dans un territoire minier.

Jeuneafrique.com par Nicolas Berman, Chercheur en économie, CNRS, Aix-Marseille School of Economics (AMSE), Aix-Marseille Université (AMU)

Nouvelle flambée de violences entre Israël et Gaza

mai 5, 2019

Entre tirs de roquettes palestiniens et ripostes d’Israël, les hostilités se poursuivaient dimanche pour le deuxième jour consécutif entre I’État hébreu et les groupes armés de Gaza.

Au deuxième jour d’un accès de fièvre qui fait craindre un nouveau conflit entre les groupes armés terroristes de la bande de Gaza et Israël, les deux camps n’ont donné aucun signe de désarmer. De nouvelles roquettes se sont abattues sur Israël en provenance du territoire palestinien sous blocus coincé entre Israël, Egypte et Méditerranée, portant le nombre de roquettes et salves de mortier lancées depuis samedi à quelque 450. Et sur ordre du premier ministre Benjamin Netanyahou, l’armée israélienne a poursuivi ses frappes contre la bande de Gaza, visant le Hamas, qui contrôle l’enclave, et le Jihad islamique. Israël a aussi fermé les points de passage avec Gaza.

L’escalade entamée samedi a déjà coûté la vie à quatorze personnes. Côté israélien, samedi, trois personnes ont été tuées près d’Ahkelon. Côté palestinien, le ministère de la Santé à Gaza a affirmé samedi que les représailles israéliennes avaient causé la mort de quatre Palestiniens dont un bébé et une femme enceinte. Sept autres Palestiniens, dont trois combattants du Hamas et du Jihad islamique, ont été tués dans la confrontation.

 

Une photo prise depuis le village de Netiv Haasara, dans le sud d’Israël, montre des roquettes tirées depuis la bande de Gaza.
Une photo prise depuis le village de Netiv Haasara, dans le sud d’Israël, montre des roquettes tirées depuis la bande de Gaza. JACK GUEZ/AFP
Des habitants de Gaza inspectent les dégâts causés par les frappes israéliennes, ce dimanche.
Des habitants de Gaza inspectent les dégâts causés par les frappes israéliennes, ce dimanche. MAHMUD HAMS/AFP

L’UE appelle à la «désescalade»

L’UE a appelé à l’«arrêt immédiat» des tirs de roquettes palestiniennes tirées de la bande de Gaza vers Israël, dans un communiqué diffusé samedi. «Il est urgent de remédier à cette dangereuse situation pour protéger la vie des civils», a déclaré dans le communiqué la porte-parole de l’UE, Maja Kocijancic, en exhortant à une «désescalade». «Israéliens et Palestiniens ont le droit de vivre en paix, en sécurité et dans la dignité», a plaidé la porte-parole.

De son côté, la Turquie a condamné la destruction par un bombardement de l’aviation israélienne d’un immeuble à Gaza accueillant les locaux de l’agence de presse étatique turque Anadolu. «Israël a bombardé l’immeuble où se trouvait le bureau de l’agence Anadolu à Gaza, offrant un nouvel exemple de son agressivité. Nous condamnons fermement cette attaque», a déclaré sur Twitter le porte-parole du président Recep Tayyip Erdogan, Ibrahim Kalin.

L’Égypte et l’ONU tentent une médiation

Ces violences remettent en cause une trêve fragile observée depuis fin mars entre Israël et le Hamas et ses alliés, qui se sont livré trois guerres dans l’enclave depuis 2008. Le voisin égyptien, intercesseur historique entre Israël et Palestiniens, ainsi que les Nations unies s’emploient à une médiation pour faire retomber la tension, alors que le ramadan commence dans les jours à venir. Trois facteurs pourraient pousser Israël à tenter de calmer le jeu: les négociations en cours pour former une coalition gouvernementale après la victoire de Benjamin Netanyahou aux élections, l’Eurovision prévu à Tel-Aviv mi-mai et les célébrations de la création de l’État d’Israël jeudi.

Depuis mars 2018, des manifestations ont lieu à Gaza le long de la barrière séparant Gaza d’Israël contre le blocus imposé depuis plus d’une décennie par Israël et pour le retour des réfugiés palestiniens chassés ou ayant quitté leurs terres à la création d’Israël en 1948. Israël accuse le Hamas d’orchestrer ces manifestations et soutient que les soldats ne font que protéger la frontière. Au moins 276 Palestiniens, ainsi que deux soldats et un civil israélien, ont été tués au cours de ces violences.

Par Le Figaro.fr avec Agences

Gabon: la CPI n’ouvrira pas d’enquête sur les violences post-électorales de 2016

septembre 22, 2018

La police gabonaise sur les dents, le 1er septembre 2016 à Libreville, suite aux violences post-électorales. © Joel Bouopda/AP/SIPA

Le gouvernement gabonais s’est réjoui samedi de la décision de la Cour pénale internationale (CPI) de ne pas ouvrir d’enquête sur les violences post-électorales de 2016 au Gabon.

« Le gouvernement gabonais se réjouit de cette décision juste et courageuse de la CPI qui confirme la version des faits donnée par le gouvernement dans sa saisine de la CPI », a indiqué le samedi 22 septembre le porte-parole du gouvernement, Guy-Bertrand Mapangou dans un communiqué transmis à l’AFP, ajoutant que le Gabon « réitère sa croyance en l’institution, au moment où elle est bousculée » par l’administration américaine.
Vendredi, la CPI a décidé de ne pas ouvrir d’enquête sur les violences post-électorales qui ont éclaté dans le pays en 2016.

La présidentielle avait donné lieu à des violences meurtrières après l’annonce de la victoire du président sortant Ali Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 2009, un résultat contesté par son principal adversaire Jean Ping et mis en doute par des observateurs internationaux.

Fin septembre 2016, le gouvernement gabonais avait saisi la CPI pour des « faits relevant de l’incitation à commettre le crime de génocide » de la part de certains opposants.

L’opposition et la société civile avaient également saisi la Cour pour « crimes contre l’humanité », accusant les forces de l’ordre d’exactions lors de la manifestation du 31 août 2016, suivie d’un bombardement du QG de Jean Ping dans la nuit du 31 août au 1er septembre, et de plusieurs actes de répression par des milices armées en septembre.

Législatives et locales en ligne de mire

En juin 2017, la CPI avait achevé une mission préliminaire au Gabon, mandatant trois experts à Libreville afin d’examiner des plaintes déposées par le gouvernement, le camp de Jean Ping, et 15 ONG.

Par sa décision, la Cour vient aussi de « rejeter toutes ces accusations du gouvernement », note Marc Ona, porte-parole de la société civile gabonaise, joint par l’AFP.

La CPI a expliqué sa décision  de ne pas ouvrir d’enquête vendredi soir, par le fait que les « conditions juridiques » ne sont « pas remplies ».

Dans son communiqué, la CPI note que ses conclusions « ne sauraient en aucun cas masquer la gravité des actes de violence et des violations des droits de l’homme qui semblent avoir été commis au Gabon lors de la crise post-électorale ».

Les autorités gabonaises appellent par ailleurs à des élections « libres, apaisées et démocratiques » pour les législatives et les locales prévues en octobre.

Jeuneafrique.com  par AFP

Belgique: un animateur de télévision inculpé dans une affaire de vol avec violences

août 29, 2018

Bruxelles – L’animateur de télévision belge Stéphane Pauwels a été inculpé mercredi dans une affaire de vol à main armée avec violences, puis libéré sous contrôle judiciaire, a annoncé le parquet fédéral belge, compétent en matière de criminalité organisée.

Stéphane Pauwels, 50 ans, animateur sur la chaîne RTL-TVI, est un visage très connu du petit écran en Belgique, et intervient aussi dans plusieurs émissions de chaînes françaises (W9, M6, TF1) sur le football.

Présenté à un juge d’instruction de Mons (sud) mercredi, au lendemain de son interpellation par la police, « il a été inculpé et libéré sous conditions », a déclaré à l’AFP Wenke Roggen, porte-parole du parquet fédéral.

L’animateur est suspecté d »être « coauteur de vol à l’aide de violence, avec arme, la nuit et en bande ayant utilisé un véhicule », a précisé la magistrate.

Elle n’a pas voulu s’exprimer sur les conditions du contrôle judiciaire.

Les faits remontent à mars 2017. Un vol à main armée avait alors visé une habitation de Lasne, commune cossue située au sud de Bruxelles.

L’affaire, qualifiée dans les médias de « home invasion » (ce qui suppose des violences contre des occupants de la maison), a été jointe à une instruction portant au total sur une vingtaine de faits de vols à main armée, vols avec effraction et trafic de stupéfiants.

Cinq personnes sont actuellement en détention préventive dans le cadre de ce dossier, a souligné Mme Roggen.

M. Pauwels a choisi comme avocat Me Sven Mary, célèbre en Belgique pour avoir défendu Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos des attentats parisiens du 13 novembre 2015 (130 morts).

Contacté par l’agence de presse Belga, le groupe RTL Belgique n’a pas souhaité faire de commentaire sur une affaire « qui relève de la vie privée ».

En plus de ses multiples interventions sur les compétitions de football, Stéphane Pauwels anime sur RTL-TVI une émission baptisée « Orages de la vie », racontant les épreuves qu’ont pu traverser des personnalités plus ou moins connues.

« La vie est rarement un long fleuve tranquille. Pour certains, l’existence peut être particulièrement difficile, les faisant passer en un instant du bonheur à l’épreuve », est-il expliqué sur le site présentant l’émission.

Romandie.com avec(©AFP / 29 août 2018 19h42)                                                        

Congo: le flou après des décès imputés à des violences entre bandes à Brazzaville

juillet 24, 2018

Des violences entre bandes rivales à Brazzaville au Congo ont fait au moins 13 morts. Des violences attribuées aux « bébés noirs », une bande de jeunes adolescents livrés à eux-mêmes. Mais ces décès aurait eu lieu, pour certains, au commissariat. Et le flou qui entoure toute cette affaire inquiète l’organisation congolaise des droits de l’homme qui réclame une enquête.

Au Congo Brazzaville, le procureur a ouvert une enquête pour établir les circonstances dans lesquelles des personnes seraient décédées dans la nuit du dimanche 22 au lundi 23 juillet. Selon une source policière, 13 personnes auraient trouvé la mort suite à des affrontements entre deux bandes rivales dans le quartier populaire de Djiri, à Brazzaville.

Ces affrontements auraient impliqué deux groupes de ceux qu’on appelle sur place les « bébés noirs », selon Thierry Moungala, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement : « Il ne s’est pas passé quelque chose au commissariat. Mais d’abord en amont il y a eu, dans la nuit du 22 au 23 juillet, un incident grave dans un quartier situé dans l’arrondissement 9, Djiri: une rixe absolument épouvantable entre deux bandes rivales. Deux bandes communément appelées, pour ce qui concerne ces voyous, des ‘bébés noirs’, qui se sont affrontées de manière très violente sur la voie publique avec toutes sortes d’armes ; blanches, comme au moins une arme à feu qui a été retrouvée. Et cet affrontement a entrainé la mort de plusieurs hommes, hélas. Voilà les faits. Le temps que les services de police compétents viennent sur les lieux, mettent fin à la rixe, embarquent tous ceux qui étaient encore présents sur les lieux, il y a d’abord eu constat sur place, hélas, de quelques morts. Et ensuite, un transfert des individus qui étaient maîtrisés par les forces de police vers le commissariat de Chacona. Les services de police ont constaté au PSP qu’un certain nombre d’individus étaient très, très mal en point et ils les ont dirigés ensuite vers les services d’urgence qui sont compétents ».

Pour l’OCDH, l’Organisation congolaise des droits de l’homme, les faits se seraient plutôt déroulés dans le commissariat de police de Chacona Mpila, à Brazzaville. L’organisation affirme être en contact avec les familles des victimes, qui pour certaines, se sont rendues à la morgue de Makelele. Et elle émet des réserves sur les circonstances de la mort de ces personnes.

Suite aux témoignages, en effet, l’OCDH s’interroge sur les conditions des décès, comme l’explique Trésor Nzila, le directeur exécutif de l’organisation à Brazzaville : « Il y a eu un drame au commissariat de police de Chacona. Les sources varient entre 5 et 14 morts. Les circonstances ne sont pas encore établies. C’est trop prématuré pour définir les circonstances dans lesquelles ces personnes ont trouvé la mort. D’après les témoignages que nous avons des familles directement concernées, les enfants ont été interpelés, soit dans la rue, soit devant les parcelles et conduits au commissariat. Ils ont été surpris et les enfants ont trouvé la mort. Parmi les personnes qui ont trouvé la mort, il y en a un qui a passé le baccalauréat, qui était donc en attente des résultats. Il y avait, parmi ces personnes qui ont trouvé la mort, des étudiants. Donc, on ne peut pas de façon légère dire que ces personnes seraient des ‘bébés noirs’. Le phénomène de ‘bébés noirs’ devient une excuse pour commettre des exactions dans la ville de Brazzaville. Nous avons demandé qu’il y ait toute la transparence sur ce drame. Et effectivement, il faut bien qu’il y ait une expertise médicale. Il faut qu’il y ait une enquête judiciaire et administrative ».

D’après certains leaders de l’opposition, on compte parmi les victimes, des jeunes soupçonnés d’être des partisans farouches de l’opposition, et des soutiens du Général Ngatsé Nianga Mbouala, ancien commandant de la garde présidentielle accusé d’avoir préparé un coup d’état contre DSN.

Selon le gouvernement, l’Inspection générale de la police a également ouvert une enquête administrative.

Zenga-mambu.com by Laurent avec RFI

Nuit de violences en Haïti, le gouvernement appelle au calme

juillet 7, 2018

Des barricades installées par des manifestants à Port-au-Prince le 6 juillet 2018 / © AFP / HECTOR RETAMAL

Le gouvernement haïtien a appelé samedi au calme et à la « patience » après les violences qui ont paralysé la capitale et fait au moins un mort, suite à une importante hausse des prix des produits pétroliers dans ce pays où la majorité de la population vit dans une pauvreté extrême.

Beaucoup de rues à Port-au-Prince étaient encore obstruées samedi matin par les barricades dressées la veille. A plusieurs endroits dans la région de Port-au-Prince, des manifestants ont de nouveau mis le feu à des pneus, certains en appelant à la révolution.

Des tirs sporadiques se faisaient encore entendre dans certains quartiers alors que la présence des forces de police restait très limitée, a pu observer une journaliste de l’AFP.

Des mouvements similaires de colère ont été enregistrés au Cap-Haïtien, la deuxième ville du pays, ainsi que dans les communes des Cayes et de Jacmel et de Petit-Goave.

Vendredi soir, un policier assigné à la sécurité d’un dirigeant d’un parti politique d’opposition a été tué dans une altercation avec un groupe de manifestants au cœur de la capitale haïtienne. Il a été lynché alors qu’il cherchait à forcer le passage, et son corps a ensuite été brûlé sur la chaussée.

Plusieurs compagnies aériennes comme American Airlines et Air France ont annulé leurs vols jusqu’à la mi-journée pour l’instant, et au moins un avion a été redirigé vers Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe.

Face aux contestations, le Premier ministre Jack Guy Lafontant a appelé samedi la population à la « patience ».

« Je vous demande de la patience parce que notre administration a une vision, un programme clair », a déclaré le chef du gouvernement dans une allocution diffusée sur la télévision d’État.

« Ne détruisez pas car, à chaque fois, c’est Haïti qui devient plus pauvre (…). Le pays est en chantier mais si à chaque fois on détruit, on restera toujours à la traîne », a-t-il ajouté, alors que la majorité des vitrines des bâtiments et vitres de véhicules ont été brisées dans les quartiers aisés de l’aire métropolitaine.

Le directeur de la police nationale a de son côté lancé un appel au calme.

« On comprend votre droit (à) protester, (à) revendiquer mais on ne comprend pas la violence » a déclaré Michel-Ange Gédéon, en regrettant la mort du policier et en faisant état de l’incendie d’au moins deux commissariats et de plusieurs voitures de police.

– Hausse insupportable –

En début d’après-midi vendredi, les ministères de l’Économie, des Finances, du Commerce et de l’Industrie ont annoncé l’augmentation des prix de l’essence de 38%, celui du diesel de 47% et celui du kérosène de 51%, à compter du samedi 7 juillet à minuit.

Le nouveau cadre de référence entre le Fonds monétaire international (FMI) et Haïti, signé en février, impliquait la cessation de la subvention publique des produits pétroliers, source conséquente du déficit budgétaire de l’État.

Cette importante hausse est perçue comme insupportable par la majorité de la population qui fait face à une pauvreté extrême, un chômage de masse et une inflation supérieure à 13% pour la troisième année consécutive.

Le gouvernement tente de persuader les citoyens qu’il est obligé de réviser les prix des produits pétroliers, en prenant ses précautions dans le choix du vocabulaire.

« On ne parle pas d’augmentation mais plutôt de mettre les carburants aux prix auxquels ils doivent être », a souligné le Premier ministre dans son message télévisé samedi.

« De 2010 à 2018, Haïti a subventionné les carburants à hauteur de 50 milliards de gourdes, soit environ un milliard de dollars. Ce montant aurait pu nous permettre de construire beaucoup de kilomètres de route (…), beaucoup de salles de classe (…), beaucoup de centres de santé », a détaillé le chef du gouvernement pour justifier la mesure impopulaire.

Le gouvernement défend également la diminution de ces subventions publiques du fait qu’elles privilégiaient injustement selon lui l’économie de la République dominicaine voisine, où les tarifs à la pompe sont plus élevés.

Depuis l’annonce des nouveaux tarifs, les stations-service des principales villes du pays ont suspendu la distribution de carburants.

Romandie.com avec(©AFP / 07 juillet 2018 16h54)

Au moins 8 morts dans des violences au Nicaragua

juin 16, 2018

A l’intérieur de la maison incendiée d’une famille dont six membres ont péri à Managua, le 16 juin 2018 / © AFP / INTI OCON

Au moins huit personnes ont été tuées samedi à Managua, selon la police, portant à plus de 178 le nombre de morts depuis le début des protestations antigouvernementales il y a deux mois au Nicaragua.

Six des nouvelles victimes sont des membres de la même famille dont le domicile a été incendié par un groupe d’hommes cagoulés qui ont lancé un cocktail molotov, et deux autres ont été attaquées alors qu’elles dégageaient une barricade dressée sur une route, a indiqué la police dans un communiqué.

L’opposition exige depuis deux mois le départ du président Ortega, 72 ans, « héros » de la révolution sandiniste qui a dirigé le pays de 1979 à 1990 après avoir évincé le dictateur Anastasio Somoza et qui est revenu au pouvoir depuis 2007.

Vendredi, le gouvernement et l’opposition ont trouvé un accord autorisant des observateurs des droits de l’homme à venir enquêter sur les violences.

Les représentants de l’opposition ont de leur côté accepté une demande clef du pouvoir du président Daniel Ortega : un plan visant à lever les blocages qui entravent les routes pour empêcher les forces anti-émeutes de passer, selon la conférence épiscopale, médiateur dans le conflit.

Son président, le cardinal Leopoldo Brenes, a indiqué que l’Eglise catholique avait demandé à Daniel Ortega d’avancer les prochaines élections générales à 2019, deux ans avant l’échéance prévue.

Le président n’a pas accédé à la demande, se contentant de répondre: « Nous réitérons notre volonté totale d’écouter toutes les propositions entrant dans un cadre institutionnel et constitutionnel ».

Un cycliste passe devant un graffiti réalisé au cours des manifestations contre le président Daniel Ortega, à Diriamba, à 40 km de Managua, le 124 juin 2018. / © AFP / MARVIN RECINOS

Le Nicaragua a basculé dans le chaos après la répression le 18 avril des manifestations contre l’insécurité sociale.

Des opposants ont dressé des barricades sur plus des deux tiers des routes du pays afin d’empêcher les forces anti-émeutes de passer.

Ces barrages routiers perturbent la livraison de marchandises et minent la commerce régional.

Si la crise se prolonge, l’ardoise pour le pays pourrait dépasser les 900 millions de dollars, selon la Fondation nicaraguayenne pour le développement social et économique (Funides), qui calcule que le Nicaragua pourrait perdre jusqu’à 150.000 emplois d’ici la fin de l’année.

Romandie.com avec(©AFP / 16 juin 2018 23h14)

Croatie: défilé contre un traité sur les violences contre les femmes

mars 24, 2018

Des manifestants opposés à la ratification par la Croatie de la Convention d’Istanbul sur les violences contre les femmes défilent à Zagreb, le 24 mars 2018 / © AFP / STR

Des milliers de Croates ont manifesté samedi à Zagreb contre la Convention d’Istanbul sur les violences à l’égard des femmes, estimant qu’elle promeut une « théorie du genre » et que sa ratification menacerait les valeurs traditionnelles de leur pays.

« Je suis un père, pas un parent! », « Stop à la violence contre la Croatie! », pouvait-on lire sur des banderoles, lors de ce défilé soutenu par la puissante église catholique croate.

Dans les églises du pays, les prêtres avaient appelé les fidèles à s’élever contre cette Convention du Conseil de l’Europe qui, à leurs yeux, saperait les valeurs traditionnelles croates.

Cette manifestation s’est tenue deux jours après que le Premier ministre de centre droit, Andrej Plenkovic, a annoncé que la Convention d’Istanbul serait présentée au Parlement en vue de sa ratification.

Au son de chants patriotiques ou religieux, sous une forêt de drapeaux croates, les manifestants ont voulu expliquer qu’ils se sentaient « menacées dans (leur) propre pays », leur a lancé une des organisatrices, Gordana Turic. « La Convention d’Istanbul est contre le christianisme », a-t-elle poursuivi.

Quand le nom de Plenkovic était évoqué, la foule répondait « Trahison! Trahison! ». Le Premier ministre est en butte à l’opposition de la frange conservatrice de son parti, le HDZ.

Aux yeux de cette mouvance de la formation au pouvoir, la Convention d’Istanbul ferait la promotion d’une « théorie du genre ».

« Je veux que la famille et les valeurs de la famille soient protégées, alors que la Convention les attaque », a dit à l’AFP Ivana Horvat, une employée de bureau de 38 ans.

Pour tenter d’apaiser la situation, Andrej Plenkovic a fait savoir que la loi de ratification comprendrait un passage pour assurer que les programmes scolaires « n’introduiraient pas de théorie du genre » et qu’il n’y aurait pas d’amendement de la Constitution, laquelle définit le mariage comme l’union d’une femme et d’un homme.

Plusieurs organisations de défense des droits des femmes ont accusé les groupes conservateurs et l’Eglise « d’inventer une +théorie du genre+ pour protéger un système patriarcal ».

Presque 90% des 4,2 millions de Croates sont catholiques.

La Convention d’Istanbul a été ratifiée par 28 pays, dont 17 membres de l’Union européenne, rejointe en 2013 par la Croatie.

La Bulgarie a récemment renoncé à la ratifier, également en raison d’une référence supposée à une « théorie du genre ». En février, le Premier ministre slovaque avait pris une décision similaire.

Romandie.com avec(©AFP / 24 mars 2018 14h53)