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France: Darmanin «s’étouffe» quand il entend le terme de «violences policières»

juillet 28, 2020

«La police exerce une violence certes mais une violence légitime. (…) Elle doit le faire de manière proportionnelle, elle doit le faire de manière encadrée», a précisé le ministre.

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a réfuté mardi 28 juillet, comme ses prédécesseurs, le terme de «violences policières», estimant devant la commission des lois de l’Assemblée nationale que la police exerce «une violence légitime». «Quand j’entends le mot « violences policières » personnellement je m’étouffe», a maladroitement déclaré le ministre de l’Intérieur.

«La police exerce une violence certes mais une violence légitime. (…) Elle doit le faire de manière proportionnelle, elle doit le faire de manière encadrée. Que quelques personnes le fassent en dehors des règles déontologique, la sanction doit être immédiate», a-t-il ajouté. «Mais il est normal que les policiers et gendarmes soient armés, interviennent par la force, pour que la force reste à la loi de la République et pas celle des bandes ou des communautés», selon lui.

Pour le ministre, le terme «violences policières» est «antinomique». «Il peut y avoir des dérives, qu’on doit sanctionner et je pense que le gouvernement les sanctionne et s’il ne le fait pas, la presse, les syndicats, les parlementaires rappellent à la hiérarchie policière, au ministre de l’Intérieur, ce qu’il doit faire et c’est bien légitime», a-t-il estimé.

La solution dans l’éducation

Jugeant que «la crise de l’autorité vient de loin», Gérald Darmanin pense que «les clés de la solution, (…) c’est le trousseau du ministre de l’Éducation nationale». «Quand on s’occupe des enfants de maternelle, je suis sûr qu’à la fin la police a un peu moins de travail. Je ne suis pas angélique, il y aura toujours des gens qui, malgré une bonne éducation, seront violents, seront trafiquants et il faudra les sanctionner. Mais il est évident que quand on a peu de mots de vocabulaire, quand on n’a pas connu l’autorité quand on était enfant, qu’on est excusé sur tout et à tout moment, on a une crise de l’autorité quand on a 15, 20, 25 ans», selon lui.

«Le ministre de l’Éducation nationale et les crédits très importants qu’on lui octroie et la politique que l’on mène permettra au ministre de l’Intérieur dans 15 ou dans 20 ans d’avoir un petit peu moins de travail».

Les violences policières au cœur de plusieurs polémiques

Les «violences policières» ont régulièrement été dénoncées lors des manifestations de «gilets jaunes» et plus récemment lors de marches en hommage à Adama Traoré ou Cédric Chouviat, décédés lors d’interventions des forces de l’ordre.

La mort de ce dernier, survenue le 5 janvier des suites d’une asphyxie «avec fracture du larynx», après s’être fait plaquer au sol par des policiers, a créé une vive polémique. Selon une expertise datée du 21 avril, révélée par Le Monde et Mediapart, la victime aurait crié «arrête», «Je m’arrête», puis «j’étouffe» à sept reprises durant les faits.

Sous le feu des critiques, Christophe Castaner, le prédécesseur de Gérald Darmanin à l’Intérieur, avait annoncé en juin dernier la fin de l’utilisation de la technique d’immobilisation dites de la «clé d’étranglement» par les forces de l’ordre. Jugée «dangereuse», elle devrait finalement être abandonnée dès l’adoption d’une technique de «substitution».

Par Le Figaro et AFP agence

RDC: Autre vidéo sur les violences à Bukavu après la condamnation de Vital Kamerhe

juin 21, 2020

 

LEO NJO LEO SUD-KIVU: INCENDIE A BUKAVU

Publiée le 20 juin 2020

France/Le Havre: décès d’une femme après des violences de son compagnon

mars 4, 2020

 

Un homme de 31 ans a été placé en garde à vue mardi au Havre «pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner» après le décès de sa compagne de 33 ans, a confirmé mercredi le procureur de la République.

À lire aussi : Faut-il parler de «féminicide» ou d’«uxoricide»?

«Les faits démarrent par un appel au 17 le 3 mars. L’individu dit en substance qu’il a fait une bêtise qu’il a frappé son amie qui ne se réveille pas». À leur arrivée, les secours découvrent «une femme de 33 ans inconsciente et qui présente des marques de violences», a expliqué à la presse le procureur du Havre, François Gosselin. Emmenée à l’hôpital du Havre puis transférée au CHU de Rouen, la victime «est décédée mardi après-midi», a précisé le magistrat.

15 mentions à son casier judiciaire

Le suspect a confirmé que le couple, qui entretenait une relation depuis la fin de l’été dernier, avait passé la journée ensemble. «Ils ont consommé de l’alcool. Il est parti puis revenu. Les violences ont commencé avec des coups de poing, des coups de pied, des coups portés avec un transat. Il reconnaît un épisode de violence», a développé M. Gosselin, indiquant qu’ont été retrouvés «des linges avec du sang sur les lieux». Le suspect, qui devait être présenté en soirée à un juge d’instruction puis au juge des libertés et de la détention (JLD), «a une quinzaine de mentions à son casier judiciaire, la plupart pour des faits de violences», a précisé M. Gosselin. Le parquet devait réclamer le placement en détention.

Avant cette affaire l’AFP avait décompté au moins dix féminicides présumés depuis le début de l’année. En 2019, l’AFP a recensé au moins 126 cas, soit une femme tous les trois jours en moyenne.

Par Le Figaro avec AFP

RDC: les violences en Ituri, possibles «crimes contre l’humanité» voire un «génocide» selon l’ONU

janvier 10, 2020

Ces violences sont perpétrées dans le nord-est du pays depuis fin 2017, principalement contre la communauté Hema.

Les violences en Ituri dans le nord-est de la République démocratique du Congo depuis décembre 2017, «pourraient présenter des éléments constitutifs de crimes contre l’humanité» voire de «crime de génocide», selon un rapport des Nations unies.

«Au moins 701 personnes ont été tuées», selon ce rapport du bureau conjoint des Nations unies et des droits de l’homme (BCNUDH). «La grande majorité des victimes des attaques semble avoir été visée en raison de leur appartenance à la communauté Hema (au moins 402 membres de cette communauté tués entre décembre 2017 et septembre 2019)».

«L’un des enjeux majeurs du conflit est en effet le contrôle des terres par les Lendu», ajoute ce rapport conjoint de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) et du bureau des droits de l’homme. Les violences entre lendu, majoritairement agriculteurs, et hema, éleveurs et commerçants, ont repris fin 2017 dans cette province frontalière de l’Ouganda par ailleurs convoitée pour son or et son pétrole sur les bords du lac Albert. Un précédent conflit entre 1999 et 2003 avait fait des dizaines de milliers de morts jusqu’à l’intervention d’une force européenne, Artémis, sous commandement français.

Ces nouvelles violences dans le territoire de Djugu au nord du chef-lieu Bunia, «ont causé le déplacement massif des habitants»: «près de 57.000 personnes se seraient réfugiées en Ouganda et plus de 556.356 autres se seraient déplacées vers les territoires voisins et à proximité de la ville de Bunia depuis février 2018». «La première vague de violence, de décembre 2017 à mai 2018, s’est manifestée par des affrontements intercommunautaires entre des membres des communautés Hema et Lendu», détaille le rapport.

Les forces de défense et de sécurité congolaise également touchées

«En septembre 2018, les violences ont repris sous la forme d’une série d’attaques contre les forces de défense et de sécurité congolaises par des assaillants Lendu, suivies d’opérations de riposte par les FARDC», les Forces armées de la RDC, ajoute-t-on. «A partir de juin 2019, une troisième phase de violence a été observée avec des attaques contre la communauté Hema commises également par des assaillants Lendu – sans générer de riposte de la part de la communauté Hema, et des opérations menées par les FARDC contre ces assaillants».

Ces violences ont fait «168 autres blessées et 142 personnes ont été victimes de violences sexuelles», là aussi majoritairement chez les Hema («79 blessés entre décembre 2017 et septembre 2019»).

Par Le Figaro avec AFP

Violences policières à Hongkong: les enquêteurs internationaux renoncent

décembre 10, 2019

 

Un groupe d’enquêteurs internationaux choisis par le gouvernement local de Hongkong pour assister l’enquête sur les violences policières contre les militants pro-démocratie, a annoncé mercredi qu’il renonçait à sa tâche. Ce cercle d’experts dits «indépendants» a décidé «de se désister formellement de ses fonctions», a-t-il indiqué dans un communiqué.

Selon lui, ses échanges avec l’autorité de surveillance de la police hongkongaise (IPCC) laissent penser que l’enquête ne pourra pas être menée dans des conditions satisfaisantes. «Nous avons finalement conclu que de graves lacunes étaient patentes dans les pouvoirs, les capacités et les possibilités d’enquêter de manière indépendante de l’IPCC», ont-ils écrit.

Un mois auparavant, ces experts avaient rédigé un communiqué dénonçant déjà ce même problème, qu’ils n’avaient pas publié, mais qui avait été divulgué dans les médias. Ils y suggéraient, pour obtenir une enquête crédible, qu’elle soit confiée à un organisme totalement indépendant de la police.

Une enquête de ce type est devenue l’une des principales revendications du mouvement pro-démocratie, qui manifeste depuis six mois dans le territoire semi-autonome chinois. Mais l’exécutif hongkongais dirigé par Carrie Lam a constamment rejeté cette demande.

Le groupe d’enquêteurs internationaux (Independent Expert Panel, IEP) a été formé en septembre. Présidé par Dennis O’Connor, ancien magistrat canadien spécialiste du droit du maintien de l’ordre, il compte des experts venus d’autres pays anglophones comme le Royaume-Uni, l’Australie ou la Nouvelle-Zélande. Début décembre, le directeur de l’IPCC avait critiqué ses membres dans les médias chinois, estimant qu’ils «ne comprennent pas la situation à Hong Kong».

Les dernières semaines ont vu les violences entre manifestants et policiers se calmer, après la victoire écrasante des pro-démocratie aux élections locales du 24 novembre. Dimanche, quelque 800.000 personnes selon les organisateurs (183.000 selon la police) avaient défilé, sans incident notable, pour protester contre l’autoritarisme des autorités hongkongaises fidèles à Pékin.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Colombie: couvre-feu à Bogota après violences et pillages

novembre 22, 2019

 

Les Colombiens se sont à nouveau mobilisés vendredi en tapant sur des casseroles et un couvre-feu a été décrété à Bogota après de nouvelles violences, au lendemain de manifestations massives contre le président de droite Ivan Duque, marquées par trois morts.

Le couvre-feu, d’abord décrété dans trois quartiers populaires du sud de Bogota, a été étendu à toute la capitale de sept millions d’habitants, en réponse à des troubles et pillages dans la journée. «A partir de huit heures du soir, couvre-feu dans les quartiers de Bosa, Ciudad Bolivar et Kennedy. A partir de neuf heures du soir, dans toute la ville. Les deux couvre-feu vont jusqu’à 06 heures» samedi, a annoncé le maire Enrique Peñalosa dans un message communiqué aux médias.

En milieu d’après-midi, quelques centaines de personnes s’étaient rassemblées pour des «cacerolazos» (concerts de casseroles) notamment place Bolivar, coeur historique de Bogota, proche de la présidence. Mais les rassemblements dans la capitale se sont ensuite dispersés, la police anti-émeute faisant usage de grenades assourdissantes et de gaz lacrymogènes. Dans le nord de Bogota, des habitants restaient sur les trottoirs de certains quartiers, pour faire résonner marmites et poêles.

En début de journée, les autorités avaient fait état d’un retour à la tranquillité sur l’ensemble du territoire. Mais peu après, de nouveaux incidents opposaient des habitants du sud de Bogota aux forces de l’ordre, près de stations de transport urbain, fermées en raison des dégâts la veille. Des supermarchés ont été pillés et des autobus attaqués dans ce même secteur, au lendemain de la plus importante mobilisation sociale de ces dernières années contre le gouvernement national.

Dès vendredi matin, Enrique Peñalosa avait annoncé l’instauration de la «loi sèche» (interdiction de vente d’alcool) jusqu’à samedi à la mi-journée, invoquant la crainte de «vandales» pouvant générer d’autres violences. Plus tard, devant la presse, il a précisé que «près de 20.000» policiers et militaires étaient déployés dans la capitale, et avaient procédé à environ 230 arrestations. «En aucune manière, nous n’allons permettre qu’une infime minorité de délinquants détruise notre ville», a-t-il affirmé. Le président Duque a indiqué sur Twitter avoir pris contact avec le maire pour une «évaluation et un suivi des récentes altérations à l’ordre public».

Des appels à de nouveaux «cacerolazos» avaient été lancés dès jeudi via les réseaux sociaux. Cette forme de protestation, qui consiste à taper sur des marmites chez soi ou dans la rue, était inusitée en Colombie jusqu’à la veille au soir, où certains ont alors résonné pendant environ de trois heures. Dénonçant des mesures économiques, sociales et sécuritaires du gouvernement, des centaines de milliers de personnes avaient manifesté jeudi dans tout le pays.

A la grève et aux marches, convoquées par des syndicats de travailleurs, s’étaient joints étudiants, indigènes, organisations de défense de l’environnement et d’opposition. Mais vendredi, les organisateurs du mouvement se sont désolidarisés des nouvelles mobilisations. «La grève est terminée (…) il faut revenir à la normalité», a déclaré Julio Roberto Gomez, président de la Confédération générale du travail.

Le ministre de la Défense, Carlos Holmes Trujillo, avait assuré vendredi matin que le pays était à nouveau «tranquille» après des incidents violents ayant suivi la veille la protestation majoritairement «pacifique». Trois civils sont morts, et 122 autres, ainsi que 151 membres des forces de l’ordre, ont été blessés, tandis que 98 personnes ont été arrêtées, cela dans diverses villes du pays, selon un bilan officiel.

Onze enquêtes préliminaires ont été ouvertes sur de «possibles agissements irréguliers» des forces de l’ordre envers des manifestants à Bogota, Cali (ouest), Manizales (centre) et Carthagène des Indes (nord), selon le ministre. L’ONG de défense des droits humains Amnesty International a indiqué sur Twitter avoir reçu des «témoignages, photos et vidéos extrêmement préoccupants» montrant un «usage excessif de la force» de la part de policiers anti-émeute.

Jeudi soir, le chef de l’Etat avait affirmé avoir entendu les manifestants, mais sans répondre à la demande de réunion, estimant que «le dialogue social» doit se tenir «avec tous les secteurs de cette société». Ivan Duque, au pouvoir depuis août 2018, pâtit d’un taux d’impopularité de 69% selon les sondages.

Outre une politique de sécurité focalisée sur le narcotrafic, les manifestants dénonçaient des velléités de flexibiliser le marché du travail, d’affaiblir le fonds public des retraites en faveur d’entités privées, et de reculer l’âge de la retraite. Certains réclamaient aussi des moyens pour l’enseignement public, la protection des indigènes et défenseurs des droits, victimes de menaces et d’assassinats, ainsi que le respect de l’accord de paix signé en 2016 avec l’ex-guérilla Farc, que Ivan Duque juge trop laxiste.

La mobilisation des Colombiens intervient dans un climat agité en Amérique latine, avec des crises socio-politiques, sans dénominateur commun, en Equateur, puis au Chili et en Bolivie.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Chili: recrudescence des violences, l’exécutif appelle au calme

novembre 22, 2019

Le gouvernement chilien a lancé vendredi un appel au calme devant la recrudescence des violences dans les manifestations de protestation sociale qui durent depuis cinq semaines et ont fait 23 morts et plus de 2.000 blessés.

«Je souhaite lancer un appel profond et sincère à toutes les forces politiques pour qu’elles appellent à la paix», a déclaré le ministre de l’Intérieur, Gonzalo Blumel. Parvenir à rétablir le calme «est la mission la plus importante que nous ayons aujourd’hui en tant que pays», a ajouté le ministre.

Les autorités ont annoncé vendredi que le nombre des personnes mortes dans le cadre des manifestations qui ont débuté le 18 octobre était passé à 23, avec le décès la veille d’un adolescent de 13 ans à Arica (nord). «La police a annoncé le décès d’un mineur de 13 ans renversé par une camionnette pendant une manifestation», a déclaré dans un communiqué le sous-secrétariat à l’Intérieur.

La victime se trouvait jeudi sur une barricade érigée avec des pneus sur la route qui relie Arica, à 2.800 kilomètres au nord de Santiago, près de la frontière péruvienne, au reste du pays. Un automobiliste a percuté les manifestants, tuant l’adolescent et blessant «grièvement» un adulte qui l’accompagnait, selon le parquet d’Arica. Le conducteur a été arrêté.

Un 23e décès

La protestation, déclenchée le 18 octobre par une augmentation du prix du ticket de métro à Santiago, s’est vite étendue à des revendications plus larges, débouchant sur la plus grave crise sociale que le Chili ait connue en trois décennies.

Bien que les manifestations antigouvernementales mobilisent moins qu’au début du mouvement, les pillages et incendies ne cessent pas et on observe dernièrement une recrudescence des actes de violence. Des troubles graves se sont ainsi produits jeudi à Santiago et dans d’autres villes comme Valparaiso, Viña del Mar, Arica, Antofagasta et Concepcion. Outre le 23e décès, le bilan des troubles de jeudi a été de 128 blessés (civils et membres des forces de l’ordre) et 767 arrestations, a annoncé vendredi le sous-secrétariat à l’Intérieur.

A Santiago, en particulier, et dans plusieurs quartiers périphériques de la capitale comme Puente Alto, Quilicura ou Maipu, la nuit de jeudi à vendredi avait été marquée par des attaques contre des commerces, un poste de police et une station-service. Des milliers de personnes se sont de nouveau rassemblées vendredi sur la plaza Italia, dans le centre de la capitale, pour la cinquième «plus grande marche du Chili», une manifestation convoquée chaque vendredi sur cette place depuis le début du mouvement.

«Nous ne pouvons pas baisser les bras», a déclaré à l’AFP une jeune manifestante, Claudia Ortolani. «Il faut continuer à manifester parce que nous n’avons rien obtenu, parce que la répression continue et parce que le gouvernement continue de signer des accords mensongers», a-t-elle dit. Dans les environs, des manifestants encagoulés affrontaient la police, qui dispersait la foule avec du gaz lacrymogène et des camions lanceurs d’eau, a constaté l’AFP.

Violence systématique

Commentant les troubles de la veille, le chef de la police, Enrique Basseletti, a dénoncé «une situation d’anormalité absolue». La police est critiquée par des habitants des quartiers touchés par les violences qui se plaignent de n’y voir personne pour les protéger. Pendant les neuf premiers jours du mouvement, le président chilien Sebastian Piñera avait déployé l’armée dans les rues et décrété un couvre-feu. Mais à présent la police est seule à tenter de rétablir l’ordre. Pour le gouvernement, les violences les plus graves sont le fait de «clubs de supporters d’équipes de football liés au trafic de drogue et à la délinquance la plus dure», a déclaré vendredi la porte-parole de l’exécutif, Karla Rubilar, sur la radio Cooperativa.

Amnesty International avait publié jeudi un rapport accusant les forces de l’ordre chiliennes d’appliquer une politique de violence systématique pour décourager les manifestants. Le gouvernement avait aussitôt rejeté ce rapport, même si le président Piñera avait admis que «dans certains cas» il était possible que les procédures de maintien de l’ordre n’aient pas été respectées. La police et les forces armées ont nié toute violence délibérée.

Sur les plus de 2.000 blessés enregistrés depuis le début de la crise, plus de 200 ont subi des lésions oculaires graves dues à des munitions spéciales employées par les forces de l’ordre. La police avait annoncé mardi qu’elle suspendait l’utilisation de ces munitions.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Afrique du Sud : au moins un mort dans de nouvelles violences xénophobes

septembre 8, 2019

 

Au moins une personne a été tuée et cinq blessées ce dimanche dans le centre-ville de Johannesburg, la plus grande ville sud-africaine, lors de nouvelles violences dirigées contre les étrangers, a-t-on appris auprès de la police locale.

En début de semaine, l’Afrique du Sud a connu une vague d’émeutes xénophobes, notamment à Johannesburg, qui s’est soldée par la mort d’au moins 10 personnes, plus de 400 arrestations et des dégâts considérables, selon le dernier bilan de ses autorités. Dimanche à nouveau, une foule de plusieurs centaines de personnes s’est formée dans un quartier défavorisé du centre de la capitale économique du pays et a attaqué des magasins en demandant, selon la presse locale, le départ des étrangers. La police a rapidement dispersé la foule par des tirs de balles en caoutchouc et de grenades paralysantes.

Les émeutes xénophobes des derniers jours ont causé émotion et colère dans toute l’Afrique. Dans certains pays comme le Nigeria, des manifestations ont visé en représailles les intérêts sud-africains. L’Afrique du Sud, première puissance industrielle du continent, est le théâtre régulier de violences xénophobes, nourries par le fort taux de chômage (29%) et la pauvreté qui frappent sa population.

Par Lefigaro.fr avec AFP

L’état d’urgence déclaré dans l’Est du Tchad après des violences intercommunautaires

août 18, 2019

 

Le président tchadien Idriss Déby a déclaré dimanche l’état d’urgence dans deux provinces de l’est du pays et réclamé le désarmement des civils après des affrontements meurtriers entre communautés qui ont fait des dizaines de morts en août.

L’état d’urgence est déclaré pour trois mois dans les provinces du Sila et du Ouaddaï, à la frontière entre le Tchad et le Soudan. Des affrontements entre cultivateurs et éleveurs y ont fait plus de 50 morts depuis le 9 août, selon la présidence qui ne dresse pas de bilan plus précis.

Depuis plusieurs dizaines d’années, la province du Ouaddaï, zone de transhumance, est en proie à des conflits entre éleveurs nomades arabes et cultivateurs autochtones ouaddaïens.

« Dès maintenant, nous allons déployer des forces militaires qui vont assurer la sécurité de la population dans la zone », a assuré dimanche le président Déby, en déplacement dans le Sila pour cette annonce. « Dès que je quitte la province de Sila, il faut désarmer tous les civils de la zone qui ont des armes entre les mains », a-t-il ordonné.

Depuis le début de l’année, ces violences intercommunautaires se sont multipliées et ont gagné d’autres régions du Tchad.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France: Menacé de ne «plus voir» ses enfants, il s’attaque aux yeux de son ex-compagne

juillet 1, 2019

 

Un homme de 35 ans a été mis en examen pour tentative d’assassinat et écroué après avoir tenté de crever avec un couteau les yeux de son ex-compagne, qui l’avait selon lui menacé de ne «plus voir» ses enfants, ont indiqué ce lundi les parquets de Mont-de-Marsan et Dax. Opérée en urgence à Bordeaux, la jeune femme de 27 ans, mère de leurs trois enfants, aurait perdu son œil droit, le pronostic restant réservé concernant son œil gauche, a expliqué à l’AFP le procureur de la République de Dax Jean-Luc Puyo.

Les faits ont eu lieu vendredi soir vers 22h30 dans la commune de Lit-et-Mixe dans les Landes, au domicile de la jeune femme, où l’homme a asséné une dizaine de coups de couteau à la victime. «Lors de ses auditions en garde à vue, a détaillé Jean-Luc Puyo, l’homme a expliqué que la jeune femme l’avait appelé pour l’injurier et lui dire qu’il ne verrait plus ses enfants. Il s’est rendu sur place et le ton est monté. Il a fait tomber la victime et il a expliqué que c’est à ce moment là qu’il a songé à lui crever les yeux, comme ça elle non plus ne pourrait plus voir ses enfants».

Au moment des faits, l’homme qui n’a pas pris la fuite et a été arrêté sur place par la gendarmerie à 2h30, était sous le coup d’un contrôle judiciaire après une altercation avec son ex-compagne quelques jours avant, qui lui avait valu une garde à vue. Écroué à Mont-de-Marsan, il encourt la réclusion criminelle à perpétuité s’il est renvoyé aux assises sur le chef d’accusation de tentative d’assassinat. La jeune femme, séparée de son ex-conjoint depuis quelques semaines, n’a pas encore pu donner sa version des faits en raison de son état de santé.

Selon Sud-Ouest , l’homme avait déjà été placé en garde à vue et sous contrôle judiciaire par un juge des libertés plus tôt dans la semaine après deux altercations houleuses. Il avait interdiction de rentrer en contact avec la mère de ses enfants âgés de 3, 5 et 7 ans.

Chaque année en France, près de 220.000 femmes subissent des violences de la part de leur conjoint ou ex-conjoint. En 2017, 109 femmes et 16 hommes sont morts victimes de la violence de leur partenaire ou de leur ex-partenaire, selon les derniers chiffres communiqués par le gouvernement. La page Facebook «Féminicides par compagnons ou ex» a recensé 70 décès de ce type depuis le début de l’année 2019. Un collectif de familles et proches de victimes de féminicides appelle à un rassemblement le 6 juillet à Paris pour «demander solennellement au président de la République d’être le premier homme politique français à mettre fin à ce massacre».

Par Le Figaro.fr avec AFP