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Rohani: l’Iran n’est absolument pas une menace pour le monde

septembre 24, 2013

NEW YORK – Le président iranien Hassan Rohani a assuré mardi à la tribune de l’ONU que son pays ne représentait absolument pas une menace pour le monde, appelant Barack Obama à ignorer les va-t-en-guerre et à privilégier la négociation.

Si (les Etats-Unis) évitent de suivre les intérêts à court terme des groupes de pression pro-guerre, nous pouvons trouver un cadre dans lequel gérer nos différences, a-t-il déclaré lors de son discours devant l’assemblée générale de l’ONU, quelques heures après celui de son homologue américain.

La république islamique d’Iran agira de manière responsable concernant la sécurité régionale et internationale, a poursuivi M. Rohani dans ce qui constitue sa première grande sortie internationale depuis son élection le 14 juin.

Le nouveau président iranien a aussi dénoncé avec virulence les sanctions dont son pays fait l’objet.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a voté six résolutions, dont quatre assorties de sanctions, pour contraindre Téhéran à suspendre certaines activités nucléaires, l’Occident soupçonnant que le programme nucléaire civil iranien dissimule une volonté de se doter de l’arme atomique. Elles ont été renforcées par un embargo financier et pétrolier des Etats-Unis et de l’Union européenne.

L’Iran est prêt à coopérer (…) de manière bilatérale et multilatérale avec d’autres acteurs responsables, a poursuivi M. Rohani, qui a une nouvelle fois affirmé que son pays entendait utiliser l’énergie nucléaire à des fins exclusivement pacifiques.

Les armes nucléaires et les autres armes de destruction massive n’ont pas leur place dans la doctrine de défense iranienne et sont en contradiction avec nos convictions religieuses et éthiques fondamentales, a-t-il poursuivi.

Nous défendons la paix basée sur la démocratie et le bulletin de vote partout dans le monde, y compris en Syrie et au Bahreïn et dans d’autres pays de la région, a poursuivi M Rohani.

Il n’y a pas de solutions violentes aux crises du monde, a-t-il ajouté, dénonçant sans détours le recours aux drones dans la stratégie anti-terroriste américaine.

Qualifiant le terrorisme de fléau violent, il a estimé que l’utilisation de drones contre des innocents au nom de la lutte contre le terrorisme devrait aussi être condamnée.

Les Etats-Unis multiplient depuis 2004 les raids de drones dans les zones tribales semi-autonomes du Nord-Ouest du Pakistan, région frontalière de l’Afghanistan qui sert de sanctuaire aux talibans et à d’autres groupes islamistes armés comme Al-Qaïda.

Romandie.com avec (©AFP / 25 septembre 2013 00h13)

Les pieds de l’arbre

août 24, 2012

 

Les pieds de l’arbre

ne quittent jamais la route

attendant leur mort dans sa chute

mais ils traversent la route

en écartant la terre secrète

avec la racine de leur pointe

simulant de dormir en douce

sous la couverture de l’écorce.

Quand arrivent les inondations

ils sauvent l’arbre de l’immersion

dans la hauteur de sa croissance.

Ne pouvant plus fuir l’incendie

ils se résignent sous le lit

de la terre sacrifiant le végétal

sous la virulence du feu brutal.

Les pieds de l’arbre

portent la pointure de son existence

à la base élégante de sa robustesse

sans jamais se tordre.

 

Bernard NKOUNKOU

RDC : le cardinal Monsengwo, l’indigné de la République

janvier 27, 2012

http://platform.twitter.com/widgets/hub.1326407570.htmlDepuis qu’il a contesté les résultats de la présidentielle en  République démocratique du Congo, déclenchant l’ire du pouvoir, l’archevêque de  Kinshasa est victime de lynchage dans les médias officiels congolais. Mais le  cardinal Laurent Monsengwo en a vu d’autres…

Le 12 janvier, au terme d’une assemblée plénière de trois jours, la  Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a publié à Kinshasa un « message aux  fidèles catholiques et à l’ensemble du peuple congolais ». Elle y conteste la crédibilité des résultats de la  présidentielle du 28 novembre dernier et apporte tout son soutien au  cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, critiqué avec virulence par le pouvoir  depuis sa déclaration similaire, le 12 décembre. En novembre 2010,  quelques jours avant qu’il ne soit créé cardinal par Benoît XVI, il déclarait à  des confrères : « Je n’aurai pas peur d’annoncer l’Évangile. Je n’aurai pas  peur de dénoncer, bien qu’en des termes courtois, mais des termes fermes,  suffisamment clairs. »

Après sa sortie remarquée du 12 décembre, le prélat prenait le chemin de  Rome. Certains y ont vu une convocation du pape pour lui remonter les bretelles. « Ce n’est pas vrai, confie l’un de ses proches. Benoît XVI savait déjà que  le cardinal allait prendre cette position. Radio Vatican a réservé un large écho  à ses propos. Ensuite, il a été nommé, au cours de ce déplacement, membre du  Conseil pontifical de la culture et de la communication. » Revenu à  Kinshasa, l’archevêque a suivi, « d’abord sereinement », le lynchage  médiatique orchestré par le pouvoir. Puis « il a été peiné de voir  certaines personnalités pour lesquelles il avait du respect passer à la  télévision nationale pour débiter des inepties », selon un membre de son  entourage. La contre-offensive est arrivée le 7 janvier. Dans l’avant-midi  de ce jour-là, une messe est célébrée à la paroisse Saint-Joseph, à Matonge.

Jusqu’où peut aller Monsengwo en  RDC

L’abbé Pierre Bosangia lit une homélie au ton ferme : « S’il est vrai  que « toute autorité vient de Dieu » […], il n’en est pas moins vrai que tout  exercice de l’autorité ne vient pas de Dieu. Car, on le sait, l’on ne peut obéir  qu’à une autorité légitime et à des lois justes, et non, par exemple, à une  prescription issue de la tricherie. » Cette homélie a-t-elle été inspirée  par le cardinal ? « Non, répond l’un des concepteurs du texte. C’est le  fruit d’une concertation au niveau de l’archevêché, à laquelle des laïcs ont  également participé. » Jusqu’où le primat peut-il aller ? « Pas plus  loin que la dénonciation de l’imposture et de la tricherie. Le dernier mot  appartient au peuple », souligne notre interlocuteur.

Dans les années 1990, en sa qualité de président de la Conférence épiscopale  du Zaïre, l’actuel cardinal avait présidé les travaux de la Conférence nationale  souveraine, jusqu’à devenir président du Haut Conseil de la République-Parlement  de transition. Il dut essuyer de nombreuses critiques. On l’accusait de  rechercher une troisième voie, un troisième homme qui ne devait être ni Mobutu  ni Tshisekedi, mais Kengo wa Dondo (la même accusation a été  reprise par les kabilistes). Pourtant, affirme l’ancien ministre des Affaires  étrangères Kamanda wa Kamanda, « il voulait simplement trouver une voie  médiane entre le radicalisme de Tshisekedi et l’intransigeance des faucons  mobutistes ».

Ses relations avec Laurent-Désiré Kabila n’ont pas été des meilleures. À  l’époque archevêque de Kisangani, il se vit plus d’une fois confisquer son  passeport. Avec l’actuel président, c’est un autre type de relations, mi-figue,  mi-raisin. Les moments les plus critiques restent la dénonciation par le  cardinal, en février 2011, de la révision constitutionnelle. Et  son absence remarquée aux cérémonies marquant le 10e anniversaire de  l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila. À bientôt 73 ans, le cardinal, féru  de musicologie et polyglotte (il parle quatorze langues), est plus que jamais  combatif.

Jeuneafrique.com par Tsitenge Lubabu