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Libération des deux Britanniques enlevés vendredi en RDC

mai 13, 2018

Un des accès au parc national des Virunga, le 17 juin 2014 / © AFP/Archives / Junior D. Kannah

Le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, a annoncé dimanche la libération des deux touristes britanniques qui avaient été enlevés vendredi dans le parc national des Virunga, dans l’est de la République démocratique du Congo.

« Je suis ravi d’annoncer que les deux ressortissants britanniques qui étaient retenus otages en République démocratique du Congo ont été libérés », a écrit Boris Johnson dans un communiqué, sans préciser si leur chauffeur congolais avait également été libéré.

« Je rends hommage aux autorités congolaises et à l’Institut congolais pour la conservation de la nature pour leur soutien infatigable », a-t-il souligné.

Boris Johnson a également adressé un message de soutien à la famille de Rachel Makissa Baraka, une garde du parc, de nationalité congolaise, tuée au moment de l’enlèvement.

Les deux touristes britanniques et leur chauffeur avaient été victimes vendredi d’une attaque de leur véhicule par des hommes armés non identifiés dans les Virunga, un parc naturel situé dans la province du Nord Kivu, fief de multiples groupes armés.

Selon la presse locale, l’armée congolaise avait rapidement pris des mesures pour retrouver les trois disparus.

Avec ses gorilles de montagne, ses chimpanzés et ses volcans, le parc des Virunga, classé par l’Unesco au patrimoine mondial, attire les touristes. Mais la zone est également occupée par les rebelles présumés ougandais musulmans (ADF), qui sèment la terreur dans la ville de Beni, et des milices maï maï communautaires hutu, nande ou hunde.

Le 9 avril, cinq gardes et un chauffeur avaient été tués par des assaillants non identifiés. En 2014, le directeur du parc, le Belge Emmanuel de Mérode, avait survécu à une attaque.

Romandie.com avec(©AFP / 13 mai 2018 16h39)                  

RDC: aucune nouvelle des deux touristes britanniques enlevés près de Goma

mai 12, 2018

 

Un soldat congolais chargé d’escorter le convoi qui passe à travers le parc des Virunga, dans l’est de la RDC, le 14 février 2017. © Trésor Kibangula/J.A

Aucune nouvelle ne filtrait samedi matin au sujet des deux touristes britanniques et de leur chauffeur congolais, enlevés la veille par des assaillants armés qui ont tué une garde du parc national des Virunga dans l’est de la République démocratique du Congo.

Sollicités par l’AFP, ni les autorités congolaises, ni le parc, ni sa tutelle de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), ni l’ambassade britannique n’ont répondu aux questions sur l’état des recherches.

« Moins on communique, plus on a la chance que l’affaire se dénoue », a souligné un observateur de la vie congolaise.

Dans un communiqué vendredi soir, l’ONG locale Centre d’études pour la paix, la démocratie et les droits de l’homme (Cepadho) a encouragé l’armée « et l’ensemble des autorités congolaises à se mobiliser pour retrouver les deux touristes pris en otages ».

Une attaque meurtrière en avril

Ils ont été kidnappés vendredi par des assaillants inconnus qui ont tué en donnant l’assaut une garde congolaise près de Goma dans le parc des Virunga, réserve naturelle d’espèces protégées classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

Dans ce même parc, cinq gardes et un chauffeur avaient été tués dans une attaque conduite par des assaillants non identifiés le 9 avril.

Jeuneafrique.com avec AFP

Mutinerie en RDC : le gouverneent de Kinshasa met en cause le Rwanda

juin 10, 2012

La République démocratique du Congo, en proie à une mutinerie dans l’armée dans l’est depuis mai, a affirmé samedi que 200 à 300 mutins ont été recrutés au Rwanda qui « a servi à la préparation d’une conspiration », en accusant son voisin de « passivité ».

« Le territoire du Rwanda a servi à la préparation et à la perpétration d’une conspiration qui, après avoir commencé comme une simple mutinerie, évolue dangereusement vers un schéma de rupture de la paix entre deux pays de la région des Grands lacs », a déclaré le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende lors d’une conférence de presse à Goma, la capitale du Nord-Kivu.

Selon M. Mende, parmi les mutins dirigés par le général Bosco Ntaganda et le colonel Sultani Makenga « se sont trouvés quelque 200 à 300 éléments recrutés sur le territoire du Rwanda par un réseau actif dans ce pays voisin ». « Plusieurs combattants ainsi recrutés sont des ressortissants rwandais. Infiltrés en RDC, ils ont subi un entraînement sommaire avant d’être déployés contre les Forces armées de la RDC (FARDC) », dans le parc national des Virunga, au Nord-Kivu, frontalier avec l’Ouganda et le Rwanda, où les mutins sont retranchés, a-t-il précisé.

« Le gouvernement congolais dénonce la passivité des autorités rwandaises face à des atteintes graves à la paix et à la sécurité de la RDC, ourdies à partir de leur territoire », a ajouté M. Mende. Il s’agit d’un « problème sérieux à résoudre d’urgence dans la synergie entre états de la région des Grands lacs dans leur lutte contre les force négatives », a-t-il déclaré. « Ce déplorable développement a été au centre de toutes les réunions bilatérales entre experts congolais et rwandais qui se tiennent depuis quelques jours », a précisé M. Mende.

Kigali nie

Ces informations sur la présence de Rwandais recrutés au Rwanda étaient connues depuis la fuite récente d’un rapport interne de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco), qui avait recueilli et interrogé 11 mutins déserteurs. Elles avaient été confirmées en détail dans un rapport de l’ONG Human Rights Watch (HRW). L’ONG affirmait que le général mutin Bosco Ntaganda avait reçu le soutien de responsables militaires rwandais qui l’avaient approvisionné en armes et munitions et lui avaient fourni 200 à 300 recrues venues du Rwanda, dont des civils enrôlés de force et des mineurs.

Kigali avait réagi avant même la publication officielle du rapport de HRW, estimant que « les mots irresponsables de lobbies comme Human Rights Watch ne sont pas moins dangereux que des balles ou des machettes. » « Qui bénéficie de l’instabilité continue dans l’est de la RDC? Pas le peuple rwandais, pas le peuple congolais, » écrivait dans un communiqué la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo. « Les premiers bénéficiaires sont les terroristes du FDLR qui se nourrissent de l’insécurité », avait ajouté la ministre. Les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) sont actifs dans l’est de la RDC.

Le M23 nie tout lien avec Ntaganda

Le général Ntaganda et le colonel Makenga étaient, comme la majorité des mutins, des ex-combattants du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), une rébellion tutsi-congolaise intégrée dans les FARDC après un accord de paix le 23 mars 2009 avec Kinshasa. Différents rapports, notamment d’experts de l’ONU, avaient accusé le Rwanda de soutenir le CNDP.

Les mutins se réclament du M23 (Mouvement du 23 mars), crée par le colonel Sultani début mai après les défections, et revendiquent la pleine application des accords de 2009, notamment en ce qui concerne leur intégration. Ils dénoncent des problèmes de salaires, de nourriture, de santé, d’obtention de grades et de fonctions. Le M23 a toujours nié farouchement tout lien avec Ntaganda, recherché depuis 2006 par la Cour pénale internationale (CPI) pour enrôlement d’enfants soldats au début des années 2000 quand il était dans une autre milice. Il nie également être soutenu par le Rwanda.

Pas de négociations

Depuis mi-mai, les mutins résistent aux attaques fréquentes des FARDC contre leurs positions dans le parc des Virunga. M. Mende à déclaré que le gouvernement n’envisait pas de négociations avec les mutins ni avec aucun des groupes armés, locaux ou étrangers comme les FDLR, présents dans le Nord et le sud-Kivu.

Les violences déclenchées par la mutinerie et le regain d’activité des groupes armés dans la région ces dernières semaines ont forcé plus de 100.000 personnes à fuir leur foyer, et plus de 20.000 autres à se réfugier au Rwanda et en Ouganda.

Jeuneafrique.com