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Congo: Refus de visa d’entrée en France à l’épouse de Maurice Nguesso

mai 17, 2016

 

La femme de Maurice Nguesso, de son vrai nom, Rosalie Brigitte Akoli, l’épouse de Maurice Nguesso, frère ainé du dictateur congolais, Denis Nguesso, s’est vu refusée le visa d’entrée en France, pour elle et son fils.
L’ambassade de France au Congo a encore frappé dur, en opposant son niet, comme réponse à la demande de visa, à la belle sœur de monsieur 8% qui veut aller se la couler douce, au bord de la Seine.

Cette fois-ci, la France, par le truchement de son ambassade au Congo, n’a pas baissé les yeux pour traiter le dossier des membres du clan Nguesso avec indulgence et une courtoise assurance. Pour des membres de famille qui brillent par arrogance et défiance envers tout le monde, après une victoire volée au peuple congolais, le signal est fort et significatif.

Va-t-on aussi demander le rappel de l’ambassadeur de France au Congo comme on le fait pour madame Saskia de Lang, la représentante de l’Union européenne  ?

 

Brazzanews.fr

Egypte: les voyageurs individuels devront obtenir un visa avant leur venue

mars 17, 2015

Le Caire – Les touristes, notamment occidentaux, se rendant en Egypte sans passer par une agence de voyages ne pourront plus à partir du 15 mai obtenir leur visa à l’arrivée aux frontières comme ils le faisaient autrefois, ont annoncé mardi des responsables à l’AFP.

Les voyageurs venant par le biais d’agences de tourisme pourront en revanche toujours acheter leur visa à l’arrivée. Tous ceux arrivant en individuel devront désormais faire la demande de visa auprès des consulats égyptiens à l’étranger, ont précisé à l’AFP des responsables des ministères du Tourisme et des Affaires étrangères.

Avant l’adoption de cette mesure, l’Egypte autorisait les touristes venant d’Europe, du continent américain et de la plupart des pays du Golfe à acheter leur visa à l’aéroport, tandis que les voyageurs originaires d’autres régions du monde devaient souvent obtenir leur visa avant leur voyage.

La mesure sera appliquée à partir du 15 mai, a déclaré à l’AFP la porte-parole du ministère du Tourisme, Racha al-Azayzi, en expliquant que cette décision avait été prise pour des raisons de sécurité.

Avant la révolte de 2011 qui chassa Hosni Moubarak du pouvoir, le tourisme était l’un des secteurs-clés de l’économie égyptienne, représentant 11% du PIB et employant près de 4 millions d’Egyptiens.

Depuis, les troubles incessants ont chassé les touristes et les autorités peinent à relancer l’activité du secteur.

D’après Mme Al-Azayzi, entre 5% et 7% des touristes arrivant en Egypte viennent sans passer par une agence de tourisme.

La mesure a déjà été annoncée sur les sites internet de plusieurs consulats égyptiens.

Un haut responsable de la sécurité a cependant affirmé que la décision pourrait être revue. Elle répond à l’objectif de sécurité, mais pour un pays qui attire les touristes, il y a une crainte que (cette mesure) ait un impact négatif, a-t-il affirmé, sous le couvert de l’anonymat.

Quelque 10 millions de touristes se sont rendus en Egypte en 2014, pour visiter les célèbres sites pharaoniques ou profiter des plages idylliques de la mer Rouge, contre près de 15 millions en 2010.

Depuis que l’armée a destitué l’islamiste Mohamed Morsi en juillet 2013, des attentats visent régulièrement la police et l’armée.

Mais trois Sud-Coréens ont également été tués en 2014 dans un attentat-suicide visant un bus de touristes dans la station balnéaire de Taba, près de la frontière avec Israël.

Romandie.com avec(©AFP / 17 mars 2015 20h12)

Macky Sall prêt à supprimer le visa d’entrée au Sénégal

mars 17, 2015

Le président sénégalais Macky Sall à Paris, le 6 février 2015.
Le président sénégalais Macky Sall à Paris, le 6 février 2015. © Bruno Levy pour JA

Si la décision n’est pas encore prise officiellement, Macky Sall a fait savoir mardi qu’il envisageait très sérieusement la « suppression pure et simple du visa d’entrée au Sénégal ».

« En politique, il faut savoir revenir sur une décision. » Mardi 17 mars, devant les correspondants de la presse étrangère au Sénégal, le président Macky Sall n’a pas fait dans la langue de bois concernant cette mesure controversée entrée en vigueur le 1er juillet 2013. Depuis cette date, les ressortissants des pays qui exigent des Sénégalais un visa ont en effet l’obligation, pour pouvoir pénétrer au Sénégal, de s’acquitter d’un visa biométrique d’un coût de 52 euros par personne. « Je ne suis plus très loin de proposer la suppression pure et simple du visa vers le Sénégal », a fait savoir mardi matin le chef de l’État.

À l’origine, l’instauration de la réciprocité en matière de visa avait deux objectifs principaux : rehausser la dignité des Sénégalais, dont l’accès à l’espace Schengen ou à l’Amérique du Nord est devenu, au cours des deux dernières décennies, un véritable parcours du combattant ; mais également offrir aux caisses de l’État une manne financière bienvenue. Seul problème : adoptée sans véritable concertation avec les représentants de l’industrie touristique au Sénégal, la mesure avait alors suscité un immense scepticisme dans un secteur déjà passablement sinistré depuis la crise financière de 2008, qui souffre par ailleurs du surcoût de la destination Sénégal, dans un pays où les taxes aéroportuaires sont les plus élevées du continent.

Destination onéreuse

Contradictoire avec l’ambition affichée par Macky Sall de développer le tourisme – principal apport de devises avec la pêche – dans le cadre du Plan Sénégal émergent (PSE), l’instauration des visas a eu deux répercussions néfastes, dont le pouvoir semble finalement avoir tiré les leçons. Combinée à l’effet désastreux de l’épidémie d’Ebola sur le tourisme, qui s’est révélé en 2014, elle aboutissait à faire du Sénégal une destination onéreuse – pour une famille de deux adultes et deux enfants, le budget visa est actuellement de 208 euros.

Du côté du tourisme d’affaires, là aussi, la mesure a entraîné des complications bureaucratiques qui rendaient les formalités de passage à la police de l’air et des frontières encore plus laborieuses qu’auparavant. Sur l’insistance des syndicats hôteliers, une exonération d’un an pour les tour-opérateurs avait été adoptée in extremis, avant d’être reconduite.

« Vues les contraintes posées par cette mesure et la mauvaise perception qu’elle a reçue, une évaluation très ferme est en cours », a indiqué Macky Sall ce matin. Si ses conclusions ne sont pas encore connues, le chef de l’État, qui avait déjà annoncé lors de sa tournée récente en Casamance la suppression d’une partie des taxes aéroportuaires, n’a pas fait mystère de son sentiment personnel. « Il ne faudrait pas que la destination Sénégal se retrouve handicapée par des contraintes bureaucratiques. »

Jeuneafrique.com par Mehdi Ba, à Dakar

Sénégal : elle refuse un visa pour la France plutôt que d’être « traitée comme une moins que rien »

juin 21, 2013
Bousso

Bousso Dramé, lauréate du concours d’orthographe de l’Institut français de Dakar. © DR

Bousso Dramé, lauréate du concours d’orthographe organisé par l’Institut français de Dakar, a refusé de participer à un voyage en France pour suivre une formation à laquelle son prix lui donnait droit. Indignée, elle explique son geste et les raisons de sa colère.

C’est le geste symbolique d’une Africaine indignée. En avril, Bousso Dramé remportait le concours d’orthographe organisé par l’Institut français de Dakar dans le cadre de la semaine de la Francophonie. Le 27 juin, en guise de récompense, la lauréate devait se rendre en France pour y suivre une formation en réalisation de films documentaires. Mais au lendemain de l’obtention de son visa, la jeune consultante a décidé de renoncer à séjour en signe de protestation.

Elle s’en explique dans une lettre ouverte adressée au consul général de France et au directeur de l’Institut français, qu’elle vient de publier sur Internet : « Durant mes nombreuses interactions avec, d’une part, certains membres du personnel de l’Institut Français, et, d’autre part, des agents du Consulat de France, j’ai eu à faire face à des attitudes et propos condescendants, insidieux, sournois et vexatoires. »

Le consul général de France à Dakar, Alain Jouret, se dit quant à lui « désolé » d’apprendre la mésaventure de Bousso Dramé, non sans préciser qu’il lui eût semblé préférable de prendre contact avec ses services afin de tirer la situation au clair avant de prendre sa décision.

Jeune Afrique : comment s’est passée la rencontre visant à préparer le voyage ?

On nous a expliqué comment allaient se dérouler le séjour et la formation. Ce qui m’a frappée, c’est que notre interlocutrice formulait avec insistance des recommandations infantilisantes : nous devions bien nous comporter et veiller à véhiculer une bonne image, car nous étions en quelque sorte les représentants de l’Institut français du Sénégal… En substance, elle nous demandait de bien nous tenir pendant ce séjour. Je n’ai pas apprécié cette attitude paternaliste.

L’objet de ce voyage c’est de suivre une formation, pas de faire du tourisme et de profiter de la France.

Y a-t-il eu d’autres réflexions qui vous aient choquée ?

Oui. On nous a précisé que nous allions recevoir un per diem extrêmement généreux, tout en nous mettant en garde : « Faites attention, vous allez être tentés par le shopping, il y a beaucoup de choses à acheter à Paris. Et surtout, gardez-vous de tout dépenser et de laisser une note impayée à l’auberge de jeunesse sinon vous empêcheriez les futurs candidats de bénéficier de cette opportunité ! »

Ensuite, on nous a expliqué que la formation prendrait fin le 11 juillet et que nous rentrerions à Dakar dès le lendemain, sans même une journée de battement. Étant donné que j’ai de la famille et des amis en France, j’ai souhaité étendre mon séjour de trois jours, en prenant tous les frais à ma charge. Je les ai senties très frileuses, prétextant que ce serait impossible, que l’ambassade soupçonnerait que je compte rester en France illégalement. Là aussi, on m’a rétorqué : « Vous savez, personne n’a le profil-type d’un immigré clandestin », ce que j’ai trouvé insultant. « Mademoiselle, l’objet de ce voyage c’est de suivre une formation, pas de faire du tourisme et de profiter de la France », m’a-t-on rétorqué. Il m’a fallu énoncer par écrit que j’étais prête à renoncer au voyage pour obtenir gain de cause.

Pourquoi, dans ce cas, avez-vous annulé votre séjour ?

Lorsque je me suis rendue au consulat de France pour déposer mon dossier de demande de visa, et une autre fois pour récupérer mon passeport, j’ai été reçue par une guichetière extrêmement désagréable. Quand j’ai fini par lui faire remarquer qu’elle ne respectait pas la plus élémentaire courtoisie, elle m’a répondu qu’elle n’était pas payée pour être courtoise ni pour distribuer des sourires. Je lui alors expliqué qu’aujourd’hui, à cause de ce genre d’attitudes, l’image de la France se trouvait écornée en Afrique, particulièrement chez nous. « Que vous me trouviez désagréable ou pas, cela importe très peu », m’a-t-elle répondu. J’étais très en colère et le ton est monté au point qu’un garde sénégalais est même venu m’extirper de la cabine. En quittant l’ambassade, j’ai décidé, le cœur lourd, de renoncer à ce voyage.

Quel message entendez-vous faire passer en prenant cette décision ?

Si le prix à payer pour bénéficier de cette formation est d’être traitée comme une moins que rien, je préfère renoncer à ce privilège dans sa totalité. Subir une telle attitude dans mon propre pays est quelque chose que je ne peux accepter sans réagir. J’ai aussi voulu poser un acte symbolique pour mes frères et soeurs sénégalais qui, tous les jours, se font écraser dans les ambassades de la zone Schengen.

Je veux espérer que ma décision fera réfléchir les autorités consulaires des différents pays qui adoptent ce type d’attitude à l’égard des Sénégalais, nous traitant comme des voleurs ou des clandestins en puissance.

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Jeuneafrique.com propos recueillis à Dakar par Mehdi Ba