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Congo-RDC : le cardinal Fridolin Ambongo reçu par Denis Sassou N’Guesso

octobre 30, 2021

Le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso, a reçu en audience, le 29 octobre à Brazzaville, l’archevêque de Kinshassa, le cardinal Fridolin Ambongo. Les deux personnalités ont débattu des questions socio-politiques liées à la consolidation du vivre-ensemble et à la paix en République démocratique du Congo.

« En tant qu’archevêque de Kinshasa, je suis venu échanger avec le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, sur des questions socio-politiques concernant notre pays. J’ai voulu bénéficier de ses sages conseils qui pourront nous aider à consolider le vivre-ensemble et la paix sociale dans notre pays », a souligné le cardinal Fridolin Ambongo, à l’issue de l’audience.

En qualité d’archevêque de Kinshasa, le cardinal a profité de l’entrevue pour faire part au chef de l’Etat congolais de la nécessité d’un rapprochement et/ou d’une collaboration plus soutenue entre les missions catholiques des deux Congo. A cet effet, le prélat a confirmé la position de l’Eglise catholique sur le choix de Denis Kadima comme président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

« Notre position sur le choix de Denis Kadima, investi  par l’Assemblée nationale et confirmé par le président de la République comme président de la Céni est claire. Nous sommes contre. La population de Kinshasa étant constituée de 90% des chrétiens catholiques, nous avons dit au président Tshisekedi que sa nomination à la tête de la Céni n’était pas le bon choixCar nous tenons beaucoup à l’indépendance de cette institutionIl n’est pas bon que le président d’une telle institution soit proche du chef de l’Etat », a indiqué le cardinal Fridolin Ambongo.

L’archevêque dit avoir pris acte des déclarations publiées par toutes les parties prenantes de la marche organisée  à Kinshasa mais redoute une éventuelle contestation lors des prochaines élections.

Avec Adiac-Congo par Firmin Oyé

Visite du pape : un grand pas vers des excuses officielles du Vatican

octobre 27, 2021

L’annonce de la visite du pape au Canada par le Vatican, mercredi, ravive les espoirs des communautés autochtones qui continuent de demander des excuses officielles pour les exactions commises dans les pensionnats. Mais ce déplacement n’éteint pas pour autant le désir de justice des Autochtones, comme l’a souligné Rose Anne Archibald, cheffe nationale à l’Assemblée des Premières Nations.

Le souverain pontife lors d'une audience au Vatican

© Gregorio Borgia/Associated Press Le souverain pontife lors d’une audience au Vatican

Je continue à demander que l’Église catholique soit tenue responsable de son rôle dans l’assimilation forcée et du génocide de nos enfants, familles et nations, a-t-elle réagi sur Twitter. Quelqu’un doit être inculpé pénalement. Et que les réparations soient accordées aux Premières Nations.»

La venue du pape, dont les préparatifs s’échelonnent habituellement sur six mois, devrait avoir lieu en 2022 pendant les beaux jours ou à l’automne», indique Mgr Raymond Poisson, président de la Conférence des évêques catholiques du Canada.

La cheffe nationale RoseAnne Archibald se dit prête à accueillir le pape François pour des excuses attendues depuis longtemps aux survivants et à leurs descendants», à l’instar de celles prononcées en 2015, en Amérique du Sud, où le souverain pontife s’était excusé pour les péchés» et les blessures» infligées aux peuples autochtones lors de l’arrivée des colons européens.

Ces paroles doivent néanmoins s’accompagner d’actions concrètes, a déjà souligné la cheffe nationale, en indiquant que les Premières Nations n’accepteront plus les excuses vides d’Ottawa et de l’Église sur le passé des pensionnats».

Dans son message sur Twitter, RoseAnne Archibald a également exhorté le pape à renoncer et à révoquer officiellement la doctrine de la découverte», une politique émanant à l’origine des décrets délivrés par le pape au XVe siècle et qui autorisait les explorateurs chrétiens à revendiquer ce qu’on appelle la terra nullius (ou terres vacantes). Une notion qui octroyait aux Européens le sentiment qu’ils étaient racialement et religieusement supérieurs.

Sipi Flamand, jeune vice-chef des Atikamekw de Manawan, partage les mêmes attentes: recevoir une reconnaissance de la responsabilité de l’Église ne suffit pas, encore faut-il obtenir réparation. Le Vatican est très riche, pourquoi ne fournirait-il pas des services aux Autochtones?» se questionne M. Flamand.

Il en va de la confiance à restaurer» entre l’institution religieuse et les catholiques des communautés – beaucoup de nos membres sont croyants», précise le vice-chef – et du chemin vers la guérison que tout le monde appelle de ses vœux.

L’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL), qui plaide depuis plusieurs années pour des excuses officielles du pape, ne s’est pas encore prononcée sur la venue du souverain pontife en 2022.

Rencontre préparatoire en décembre

Pour la cheffe nationale de l’Assemblée des Premières Nations, l’Église et les communautés autochtones doivent continuer à marcher ensemble sur le sentier de la guérison», ce que souhaite également Mgr Raymond Poisson, à la tête de la Conférence des Évêques catholiques du Canada.

Dans le contexte de l’année présente, avec les écoles résidentielles, la découverte des cimetières, l’émotion est devenue plus vive, observe Mgr Poisson. On a cheminé avec eux, on a fait des cercles d’écoute, on est présents dans les communautés autochtones […].»

La parole des Autochtones se transportera directement au Vatican, en décembre, à l’occasion de trois demi-journées d’audience que le pape accorde à une délégation canadienne. Il s’en inspirera sûrement pour prononcer des excuses officielles, selon Mgr Poisson.

C’est très généreux de sa part, souligne-t-il, pour savoir quel est cet héritage, comment on vit ça, et surtout quelle est la situation présente de nos frères et de nos sœurs autochtones au Canada, comment on vit ensemble et quels sont les chemins de la réconciliation.»

En juin, le premier ministre Justin Trudeau avait demandé à l’Église que tous les dossiers en sa possession soient remis aux autorités, insistant pour une approche plus ouverte et responsable» quant au rôle qu’elle a joué dans les pensionnats autochtones.

Avant d’avoir fait le ménage, si je puis dire, dans tous les tiroirs, de toutes les institutions impliquées – il reste peut-être encore des choses – il y a une volonté évidente de la part des institutions ou de la part de l’Église, au niveau diocésain, d’offrir toutes la documentation possible et impossible», assure, de son côté, le président de la Conférence des Évêques catholiques du Canada.

Quelque 150 000 enfants membres des Premières Nations, Métis et Inuit ont été enrôlés de force dans 139 pensionnats semblables à travers le pays, où ils ont été coupés de leurs familles, de leur langue et de leur culture.

Nombre d’entre eux ont été soumis à de mauvais traitements ou à des abus sexuels, et plus de 4000 y ont trouvé la mort, selon la Commission de vérité et réconciliation qui avait conclu à un véritable génocide culturel.

Avec Associated Press par Maud Cucchi 

RDC-Turquie (Diplomatie): Félix-Antoine Tshisekedi en visite d’Etat à Ankara

septembre 7, 2021

Le président de la République démocratique du Congo (RDC) et président en exercice de l’Union africaine, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, est arrivé le 6 septembre dans la capitale de la Turquie, dans le cadre d’une visite officielle de trois jours.

Arrivée de Félix Tshisekedi à Ankara, en Turquie

Le président de la République a été accueilli à sa descente d’avion par  le ministre turc des Transports, Karaoswanjelus; le gouverneur d’Ankara, Vastp Sahin; et le général de brigade, Hakan Buyekcula. Du côté congolais, l’on a noté la présence du ministre des Affaires étrangères, Christophe Lutundula; du Tourisme, Modero Nsimba; sans oublier le conseiller principal et diplomatique, Christian Bushiri. Il y a eu également la présence du doyen des ambassadeurs africains en poste à Ankara, le Djiboutien Aden Addillahi, et trois de ses collègues de la Mauritanie, du Gabon et du Sud-Soudan.

Le chef de l’État congolais est accompagné par son épouse, Denise Nyakeru Tshisekedi. Juste après son arrivée, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo est allé déposer une gerbe de fleurs au mausolée Ataturk de la ville d’Ankara. Cet immense bâtiment au style pyramidal qui attire des milliers des visiteurs chaque jour a reçu un visiteur pas comme les autres. C’est, en effet, la première fois dans l’histoire récente de la RDC qu’un président en fonction se déplace pour Ankara, et surtout visite le mausolée construit en hommage à Ataturk, le père de la Turquie moderne.

Dans le livre d’or, le chef de l’Etat congolais, dans ses écrits, a loué les qualités de Grazi Musthapha Kemal Ataturk, fondateur de la Turquie moderne, dont la vision, appuyée par le peuple turc et les peuples amis, aura placé le pays sur la voie du progrès socio- économique tout en lui conférant une grandeur reconnue à travers le monde. « Mon souhait est que cette première visite d’un président de la République démocratique du Congo constitue la base d’une solide amitié et d’une coopération fructueuse, mutuellement bénéfique pour nos deux pays », a écrit Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo rend visite à Henri Konan Bédié

juillet 11, 2021
Laurent Gbagbo rend visite, samedi 10 juillet 2021, à son ancien rival Henri Konan Bédié.

L’ex-président Laurent Gbagbo, de retour en Côte d’Ivoire depuis la mi-juin, a été chaleureusement accueilli samedi à Daoukro par son ancien rival et prédécesseur, Henri Konan Bédié.

Devant plusieurs centaines de militants et cadres de leur parti, les deux anciens chefs d’État se sont donné une franche accolade avant de faire quelques dizaines de mètres main dans la main, saluant la foule, et de s’asseoir côte à côte pour assister à plusieurs spectacles et discours.

Laurent Gbagbo a ensuite pris la parole, dans un discours d’une trentaine de minutes où il a épinglé le président ivoirien Alassane Ouattara, réélu en 2020 pour un troisième mandat au cours d’une présidentielle boycottée par l’opposition, qui jugeait ce nouveau mandat inconstitutionnel.

« Assumons de faire de la politique ! »

« On peut décider que nous n’avons aucune Constitution et vivre comme ça. Mais si nous avons une Constitution, il faut se battre pour être du côté de la Constitution. Respectez les textes ! » a-t-il lancé. « Est-ce que Laurent Gbagbo peut rencontrer Henri Konan Bédié sans que ça soit de la politique ? Assumons de faire de la politique ! », a également déclaré Laurent Gbagbo à la tribune, sous des applaudissements nourris.

Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié ont longtemps été des rivaux politiques : au moment de l’élection présidentielle de 2010, Henri Konan Bédié avait apporté son soutien à Alassane Ouattara. Laurent Gbagbo avait ensuite été poursuivi par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité au cours des violences post-électorales de 2010-2011. « Il était le véritable donneur d’ordres, à ce titre il devra rendre des comptes », avait alors déclaré Henri Konan Bédié dans un entretien avec Jeune Afrique.

Alliance et réconciliation

Mais depuis, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) d’Henri Konan Bédié est devenu la principale formation d’opposition en 2018. Ce dernier avait rendu visite à Laurent Gbagbo fin juillet 2019 à Bruxelles, où il résidait en liberté conditionnelle en attendant la confirmation de son acquittement devant la CPI. Désormais libre, Laurent Gbagbo est rentré en Côte d’Ivoire le 17 juin dernier et c’est la première fois qu’il rencontre Henri Konan Bédié depuis son retour. « Une marque de réconciliation », a-t-il affirmé.

« Bédié-Gbagbo, unis pour une opposition plus forte » : dix ans plus tard, le mot d’ordre est donc à l’union, à l’image des nombreux t-shirts, pagnes et banderoles des militants présents à Daoukro. Et la perspective d’une alliance entre le PDCI et le Front Populaire Ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo n’est pas à exclure en vue des prochains scrutins nationaux. Ces deux partis s’étaient déjà associés dans de nombreuses circonscriptions aux législatives de mars dernier.

« On ne peut pas l’exclure. C’est une alliance pour le bien de la Côte d’Ivoire, pas contre quelqu’un », assure Antoni Garou, le député-maire pro-Gbagbo d’Ouragahio, qui englobe la circonscription du village de naissance de Laurent Gbagbo, Mama. « Tous les Ivoiriens doivent se parler », a-t-il encore dit, espérant que le président Ouattara recevrait prochainement Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié.

Par Jeune Afrique avec AFP

Le chef de l’Etat tchadien reçu à l’Elysée

juillet 5, 2021

Mahamat Idriss Déby Itno a quitté N’Djamena dimanche pour une visite d’amitié et de travail en France.

« Le président du Conseil militaire de transition, président de la République, chef de l’Etat, le général de corps d’Armée Mahamat Idriss Déby Itno, a quitté N’Djamena ce matin, à destination de Paris », pour y effectuer « une visite d’amitié et de travail », indiquait dimanche un communiqué du service de communication de la présidence tchadienne, sans livrer de détails sur le programme.

Selon Jeune Afrique, la rencontre entre Emmanuel Macron et Mahamat Idriss Déby Itno s’est tenue lundi matin en toute discrétion dans le cadre de la préparation du G5 Sahel. La date de ce nouveau sommet n’est pas encore complètement arrêtée mais la date du 9 juillet est avancée.

La France est le troisième pays visité par le chef de la junte militaire depuis qu’il a pris le pouvoir, après le Niger et le Nigeria.

Général quatre étoiles de 37 ans, Mahamat Idriss Déby Itno dirige un Conseil militaire de transition (CMT) de 15 généraux depuis l’annonce de la mort de son père, Idriss Déby Itno. Dès le 20 avril, le CMT a proclamé son chef président de la République, dissous le Parlement et le gouvernement et abrogé la Constitution. Il a promis des élections libres et transparentes après une période de transition de 18 mois renouvelable une fois. La communauté internationale, l’Union africaine (UA) et la France en tête, ont exigé que cette période n’excède pas 18 mois.

L’armée tchadienne est l’un des principaux piliers de la lutte contre les groupes jihadistes dans le Sahel. Lors des obsèques d’Idriss Déby, Emmanuel Macron était le seul chef d’Etat occidental à être allé à N’Djamena rendre un hommage appuyé au défunt et à rencontrer son fils et successeur.

Rappelons que le président français a récemment annoncé un prochain désengagement militaire progressif de la France au Sahel. La force antijihadiste française Barkhane (5.100 hommes actuellement) va disparaître au profit d’un dispositif resserré, focalisé sur la lutte antiterroriste et l’accompagnement au combat des armées locales. 

Par Julia Ndeko avec AFP

Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo accueilli en Roi à Mama, son village natal

juin 28, 2021

Avec Ivoir TVNet

Le Président de l’UA uaFélix Tshisekedi en visite de travail dans trois pays

mai 10, 2021

Avec Voc info TV

Irak: arrivée vendredi à Bagdad du pape François pour une visite historique

mars 5, 2021

Le pape François est arrivé vendredi après-midi en Irak pour une visite historique notamment destinée à soutenir la communauté chrétienne du pays déchiré par de nombreuses années de conflits et de violences, et plus récemment éprouvé par la pandémie de COVID-19.

 © Fournis par La Presse Canadienne

L’avion de la compagnie Alitalia transportant le souverain pontife s’est posé vers 14h00, heure locale, sur une piste de l’Aéroport de Bagdad, la capitale.   

La visite de François prévoit des allocutions et des messes à Bagdad, mais aussi dans la ville sainte de Nadjaf, à Mossoul et à Erbil.

Des centaines de personnes étaient déjà massées le long du parcours que devait emprunter le pape, dans l’espoir de pouvoir le saluerLa communauté chrétienne d’Irak était constituée d’environ 1,5 million de personnes avant l’invasion des États-Unis en 2003 qui a chassé du pouvoir le dictateur Saddam Hussein. Un grand nombre de chrétiens ont fui le pays, au point où il n’en resterait désormais que quelques centaines de milliers.

Avec La Presse Canadienne

Le pape plaide « la réconciliation » à la veille de sa visite en Irak

mars 4, 2021

A la veille d’un voyage historique en Irak, le pape François a adressé jeudi un message vibrant et très personnel aux Irakiens, évoquant leurs « années de guerre et de terrorisme » et appelant à « la réconciliation »

.Une Irakienne passe devant une fresque murale représentant le Pape François, à Bagdad, le 22 février 2021

© AHMAD AL-RUBAYE Une Irakienne passe devant une fresque murale représentant le Pape François, à Bagdad, le 22 février 2021

« Je désire tant vous rencontrer, voir vos visages, visiter votre terre, berceau antique et extraordinaire de la civilisation », a lancé dans un message vidéo le pape argentin, qui visitera les quatre coins de l’Irak –la Mésopotamie antique– pendant trois jours, à la rencontre tout particulièrement d’une communauté chrétienne fortement réduite par l’exil.

SONORES Le pape François assure dans un message au peuple irakien qu'il vient en visite dans leur pays en "pèlerin de paix (...) après des années de guerre et de terrorisme".

© Fournis par AFP SONORES Le pape François assure dans un message au peuple irakien qu’il vient en visite dans leur pays en « pèlerin de paix (…) après des années de guerre et de terrorisme ».

La visite sera néanmoins tout aussi virtuelle pour une grande partie des Irakiens, qui devront se contenter de regarder cette star planétaire à la télévision, le pays étant placé à partir de jeudi minuit en confinement strict avec plus de 5.000 contaminations au Covid-19 chaque jour désormais.

 Carte des principales étapes de la visite historique du pape François en Irak du 5 au 8 mars

© Gal ROMA Carte des principales étapes de la visite historique du pape François en Irak du 5 au 8 mars

– « Réconciliation après le terrorisme » –

En arrivant vendredi à Bagdad, c’est sans aucun doute dans une voiture blindée que le pape découvrira une capitale aux rues vides mais ornée de posters à son effigie et même d’un immense arbre lumineux aux couleurs du Vatican sur l’emblématique place Tahrir où fin 2019 une révolte avait éclaté.

A l’époque le pape François avait évoqué les manifestants et condamné la répression sanglante qui s’abattait sur eux.

« Je viens comme pèlerin, comme pèlerin pénitent pour implorer du Seigneur pardon et réconciliation après tant d’années de guerre et de terrorisme », a dit le pape, qui place son déplacement sous le signe de « la paix » et de « la fraternité ».

Des forces de sécurité irakiennes patrouillent à Bagdad avant la visite du pape, le 3 mars 2021

© Sabah ARAR Des forces de sécurité irakiennes patrouillent à Bagdad avant la visite du pape, le 3 mars 2021

« Vous êtes tous frères et sœurs », a insisté un souverain pontife, qui n’a de cesse de marteler ces mots, au point d’y avoir consacré récemment une longue encyclique intitulée « Fratelli tutti » (« Tous frères »).  

Le pape se rend d’ailleurs très symboliquement sur la terre natale d’Abraham, personnage de l’ancien Testament, « qui réunit en une seule famille musulmans, juifs et chrétiens », rappelle-t-il. Là, il priera avec des dignitaires sunnites, chiites, yazidis et sabéens.

Cet appel à la fraternité a pris depuis un an une résonance particulière en plein désastre sanitaire et économique dû au Covid. « En ces temps difficiles de pandémie, aidons-nous les uns les autres à renforcer la fraternité, à construire ensemble un avenir de paix », a ainsi souligné l’Argentin Jorge Bergoglio. 

Avec AFP

Congo-Mouyondzi : Claudine Munari frustre les rêves de Lydia Mikolo

décembre 17, 2020


Profitant de l’absence de Claudine Munari sur la scène politique suite aux restrictions imposées par le pouvoir de Brazzaville, l’actuelle ministre de la santé, Lydia Mikolo tentait de se faire vendre à Mouyondzi à travers des actions philanthropiques de tout genre. L’on se rappelle encore du détournement des dons du Covid-19 en faveur de l’hôpital de Mouyondzi via son association. Mais, la récente visite de celle qu’on appelle Ngur’Bala, semble anéantir toute forme d’escroquerie politique sur son terrain.

BIENVENUE A MOUYONDZI

Le grand Mouyondzi compte 4 PCA (Poste de Contrôle Administratif) : le district de Yamba, le district de Tsiaki, le district de Mabombo et celui de Kingoué. Avec l’évolution des règles et des lois, ces districts sont devenus des districts autonomes au même titre que Mouyondzi-centre.

Le district de Mouyondzi compte 61 villages et 17 quartiers de la communauté urbaine. Avec une population d’environ quarante mille habitants d’après le dernier recensement qui remonte à plus de vingt ans, le district de Mouyondzi s’étale sur une superficie de 950 Km2.

Les activités principales du district sont l’agriculture, l’élevage et le maraichage. Le barrage de Moukoukoulou situé à 25 Km fait partie de la circonscription de Mouyondzi. Le Barrage hydroélectrique de Moukoukoulou offre peu d’emploi aux habitants de la bourgade du fait de son recrutement très spécifique. Il possède un camp (base vie) dans lequel il loge tous ses employés quel que soit leurs provenances. Du fait de cette proximité, Mouyondzi bénéficie de l’électricité quasi gratuitement (chaque village verse un forfait symbolique de 5000 Fcfa quel que soit le nombre de case ou de maison connecté au réseau électrique, il n’est pas rare de voir éclairé toute la journée même quand le soleil tape très fort..

Il n’y a quasiment jamais de délestage d’électricité à Mouyondzi contrairement au reste du pays et il n’est pas rare voir des petites cases en terre cuite entièrement connectées au reste du monde avec antenne parabolique pour capter canal et ses centaines de chaines.

La Radio locale entièrement financée par la Reine des pays de Mouyondzi Madame Claudine Munari se nomme CMRTV (Claudine Munari Radio-Télévision), elle émet jusqu’à Mindouli dans le Pool et elle relaye quotidiennement quelques programmes de Radio-Congo et de Rfi la Radio Mondiale.

Mouyondzi compte un Député pour 40 000 mille habitants et 18 000 votants alors que la règle du pays est de 15 000 habitants pour un Député.

Mouyondzi dépend de Madingou le chef-lieu de la région de la Bouenza. Mouyondzi abrite un hôpital de référence, un lycée, un stade, une trentaine d’école primaire, cinq collèges d’enseignement générale et 2 collèges d’enseignements techniques dont quatre établissements scolaires entièrement construites et financées par Claudine Munari la Reine qui ne ménage pas ses efforts pour prendre en charge ou abonder les maigres salaires des enseignants vacataires en lieu et place des parents d’élèves. Mouyondzi à un administrateur Maire nommé depuis Brazzaville la capitale politique du pays.

Mouyondzi abrite une grande activité de transport composée essentiellement de gros véhicule de transport de marchandises destinées aux grandes villes de Brazzaville et de Pointe Noire et aussi en direction de l’exportation, les grandes industries de la région de la Bouenza sont la Saris qui exporte le sucre, la cimenterie de Loutété et de Dangoté qui exporte le ciment ainsi que quelques industries d’extraction de mines.

La position centrale de la région de la Bouenza en fait de facto un lieu de brassage de toutes les populations du Congo. La création du centre de formation des enseignants en lieu et place du Lycée normal de Mouyondzi avec son internat moderne fait du district la plaque tournante du développement du pays car comme chacun le sait, il n’y a de développement sans l’éducation.

Juste à quelques mètres de la résidence de la Reine, il y a MTR, une moyenne entreprise ambitieuse créer et dirigée par un entrepreneur congolais très dynamique nommé Vérone Mankou (VMK pour les intimes). MTR fabrique et conditionne du foufou, le produit alimentaire de base des congolais et au-delà, l’aliment de base de toute l’Afrique centrale.
MTR a commencé à produire au cours du troisième trimestre de l’année 2020 et ses produits sont déjà très demandés dans les supermarchés de Pointe-Noire et de Brazzaville.
Malgré des équipes très dynamique qui se relayent matin midi et soir autour de la seule machine de la société, MTR est déjà victime de son succès.

Le chef de l’usine nous a assuré qu’un agrandissement est inéluctable pour satisfaire les clients, d’ailleurs le grand patron de MTR aurait déjà repérer des machines plus performantes pour augmenter les capacités de production de l’usine.
Le foufou de Mouyondzi sera donc prêt à affronter le monde de l’exportation car la demande est aussi très forte auprès des congolais de la diaspora.

La Reine de Madingou Claudine Munari qui ambition de construire d’autres écoles, d’autres lycées et d’autres centre de formation envisage aussi de reprendre ses activités agropastorales à Mouyoundzi et au-delà dans toute la région de la Bouenza.

Claudine Munari la Reine est née à Mouyondzi fortuitement lors des vacances de ses parents Bembé qui travaillaient à Loudima.

Son parcours politique très dense a été forgé par celui qu’elle appelle affectueusement « son Mentor » le Président Pascal Lissouba. Claudine Munari la Reine avait été successivement Maire et Député de Mouyondzi, ses ouvres sont innombrables et immortelle dans la ville et au delà dans toute la région. Elle ne souffre d’aucune sorte de concurrence dans la ville et dans la région.

D’ailleurs tous les natif de la Bouenza qui sont éparpillés à travers le pays et même le monde peuvent en témoigner.
Crée en 2007 son parti politique le MUST y compte plusieurs membres, quasiment toute la région est soumise à sa Reine.

Avec Stany Franck (Sacer-infos) par Patrick Éric Mampouya