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Le pape François viendra au Canada malgré ses douleurs au genou

juin 23, 2022
Le pape muni d'une canne est aidé par un cardinal.

Le pape François doit limiter ses déplacements en raison d’un problème de santé récurrent avec l’un de ses genoux. Photo : AP/Gregoria Borgia

Le Vatican a confirmé que le pape François viendra au Canada fin juillet malgré ses douleurs au genou. Son voyage prévu du dimanche 24 au vendredi 29 juillet l’amènera à Edmonton, Québec et Iqaluit.

Il s’agit d’une visite très attendue par les Premières Nations, les Métis et les Inuit qui avaient demandé au pape de venir s’excuser en sol canadien pour le rôle de l’Église catholique dans la gestion des pensionnats pour Autochtones et les mauvais traitements infligés par des religieux dans ces établissements.

De premières excuses ont été prononcées par le pape devant trois délégations autochtones au Vatican. Le pape n’a toutefois pas présenté d’excuses pour le rôle de l’Église dans l’entreprise globale des pensionnats pour Autochtones au Canada, des excuses toujours réclamées par bon nombre de Métis, d’Inuit et de membres des Premières Nations.

Le Vatican avait annoncé cette visite le mois dernier. La santé du pape inquiétait toutefois et laissait planer le doute sur le nombre d’événements publics qu’il pourrait y avoir.

L’itinéraire confirme bien le passage du Saint-Père dans les trois villes canadiennes avec des arrêts de plusieurs jours à Edmonton et Québec. La venue du pape au Nunavut ne durera que quelques heures.

Aucune mention n’est toutefois faite de ces excuses demandées et si elles se dérouleront en public ou en privé lors des nombreuses rencontres organisées avec des membres des Peuples Autochtones.

Premier arrêt en Alberta

Selon l’itinéraire publié jeudi sur le site du Vatican, le Saint-Père sera accueilli officiellement à l’aéroport d’Edmonton en matinée le dimanche 24 juillet. 

Sa première journée complète au Canada sera consacrée à des rencontres avec les peuples autochtones. Le pape, qui a des problèmes de mobilité, se rendra à Maskwacis, à une heure de route au sud d’Edmonton, une communauté qui abrite plusieurs Premières Nations cries.

Ce même jour, une rencontre aura lieu à l’Église Sacré-Coeur d’Edmonton avec des Autochtones et des membres de la communauté paroissiale.

Le grand public aura l’occasion de voir le pape lors d’une messe au stade Commonwealth de la capitale albertaine.

Le Saint-Père participera ensuite au pèlerinage de Lac Sainte-Anne, un endroit de grande importance à la fois pour les catholiques, les Premières Nations et les Métis de la province.

Deuxième arrêt : Québec

Le pape François quittera ensuite l’Alberta pour se rendre le mercredi 27 juillet à Québec, où il sera accueilli par la gouverneure générale du Canada à la Citadelle.

Il y rencontrera également le premier ministre Justin Trudeau ainsi que des représentants autochtones et du corps diplomatique.

Le jeudi 28 juillet sera consacré à des événements accessibles au grand public avec notamment une messe au Sanctuaire national de Sainte-Anne-de-Beaupré. Les vêpres seront ensuite célébrées à la Cathédrale Notre-Dame de Québec.

Quelques heures au Nunavut

Le pape conclura sa visite au Canada le vendredi 29 juillet en rencontrant le matin des membres de la compagnie de Jésus et une délégation d’Autochtones.

Il se rendra ensuite au Nunavut, mais sa visite à Iqaluit ne durera que quelques heures. Selon l’itinéraire, le pape François y rencontrera quelques anciens élèves des pensionnats pour autochtones.

Il s’agit de la seule mention dans l’itinéraire de cette page de l’histoire canadienne pour laquelle le pape a présenté ses excuses pour les sévices perpétrés dans ces établissements par des membres de l’Église catholique.

La dernière rencontre du pape en sol canadien sera avec des jeunes et des personnes âgées à l’école primaire d’Iqaluit avant son départ le soir même vers Rome.

Avec Radio-Canada

RDC-Bukavu : visite prioritaire du couple royal belge à Panzi chez le Dr Mukwege

juin 10, 2022

En séjour en République démocratique du Congo (RDC) depuis le 7 juin, le septième roi de Belgique, Philippe, et la reine Mathilde sont attendus, le 12 juin, à l’hôpital de Panzi, où ils rencontreront le Prix Nobel de la paix, le Dr Denis Mukwege, médecin directeur de cet établissement hospitalier dont la réputation a traversé les frontières congolaises.

 

Dr Denis Mukwege reçu le 5 mars 2022 à Bruxelles par le couple royal belge

La visite de l’hôpital de Panzi était inscrite en priorité dans l’agenda du couple royal belge en périple en RDC, en dépit de l’insécurité ambiante dans l’est du pays. C’est en fait l’expression de l’amitié forte qui lie le couple royal au Dr Denis Mukwege.

« L’homme qui répare les femmes » est, par ailleurs, détenteur du Prix roi Baudouin en 2011 pour avoir dénoncé haut et fort le silence total face aux atrocités perpétrées contre les femmes dans l’est de la RDC. A l’époque, il avait obtenu un immense soutien du roi Albert II, père de l’actuel monarque belge, au Conseil de sécurité des Nations unies, afin que l’injustice contre les femmes soit prise en compte, et que celles-ci bénéficient d’une protection assurée.

Après avoir obtenu ce prix, Denis Mukwege avait initié un fonds spécial en vue d’octroyer des bourses d’études « Roi Baudouin » aux écoliers et étudiants congolais. Créé en 2011, ce fonds spécial offre aussi des bourses d’études aux médecins spécialistes, généralistes et aux enfants des victimes des violences sexuelles. Depuis son lancement en 2013, ce fonds a déjà été bénéfique à cinquante-neuf jeunes boursiers. Et en cette année 2022, vingt-deux jeunes, dont onze garçons et onze filles, sont bénéficiaires des bourses.

Active dans la lutte contre les violences sexuelles, la reine Mathilde a vivement appuyé les efforts académiques du Dr Mukwege, étant à la première loge lors de l’inauguration de la chaire Mukwege à Liège. L’épouse du roi Philippe a également assisté à plusieurs conférences du réputé médecin congolais en Belgique où il a été reçu, le 5 mars dernier, par le couple royal. Aussi, la présence de la reine Mathilde à l’Hôpital de Panzi fera partie des efforts qu’elle déploie pour la lutte contre les violences sexuelles, avec l’important soutien de son mari, le roi Philippe.

Disposant ainsi de bonnes raisons de le faire, le couple royal belge ne pouvait donc pas ne pas visiter la Fondation Panzi, afin de communier avec les victimes et survivantes des violences sexuelles qui sévissent dans la partie est de la RDC en proie à de l’insécurité quasi chronique.

Avec Adiac-Congo par Martin Enyimo

RDC : le pape François annule sa visite à Kinshasa et Goma

juin 10, 2022

Ce devait être une première après trente-sept ans. Pour des raisons de santé, le souverain pontife vient d’annuler sa venue en RDC, prévue du 2 au 5 juillet. L’hypothèse de sa démission est évoquée avec de plus en plus de sérieux.

La bannière annonçant la venue du pape François, à Goma, est devenue caduque ce vendredi 10 juin. © Moses Sawasawa/AP/SIPA

« Je suis triste », confie Mgr Donatien Nshole, le secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), quelques heures après avoir appris que le pape François annulait sa visite en RDC, qui devait se dérouler du 2 au 5 juillet. Peu avant que la nouvelle soit rendue publique, l’épiscopat congolais avait été averti par le Saint-Siège.

Dans un communiqué, le directeur du service de presse du Vatican annonce qu’à « la demande de ses médecins et afin de ne pas compromettre les résultats des thérapies du genou encore en cours, le Saint-Père, à son grand regret, est contraint de reporter son voyage ». Des termes repris par le gouvernement congolais.

Problèmes de santé

Le pape souffre de douleurs au genou droit et se déplace dans un fauteuil roulant depuis un mois. « Cela fait un moment que je suis dans cet état, je n’arrive plus à marcher », avait-il confié en mai dans une interview au quotidien italien Il Corriere della sera. Il a également des douleurs à la hanche et a dû être opéré du colon en juillet 2021.

En juin, il avait déjà annulé sa visite au Liban, et ne se rendra pas non plus à Juba, au Soudan du Sud, où il devait aller juste après avoir quitté la RDC.

La visite du pape François devait être un évènement. C’était la première fois depuis trente-sept ans et la venue de Jean-Paul II que le patron de l’Église catholique faisait le déplacement dans ce pays. Le souverain pontife devait célébrer des offices à Kinshasa mais aussi à Goma, dans l’est, chef-lieu d’une région meurtrie par la guerre et au cœur d’une récente recrudescence des tensions entre la RDC et son voisin rwandais.

« Nous attendons énormément de cette visite. Nous voulons qu’elle nous permette de nous regarder en face et de nous réconcilier, notamment avec notre voisin, confiait il y a encore quelques jours à Jeune Afrique le cardinal Fridolin Ambongo, chef de l’Église catholique dans le pays. Qui sait si l’Église ne peut pas réussir là où la politique échoue ? »

Malgré la déception, Mgr Nshole reste optimiste. « Ce n’est qu’un report. Si cela permet que le pape vienne dans des conditions meilleures, alors cela nous sera bénéfique », affirme-t-il.

Une démission prochaine ?

François en aura-t-il le temps ? Parmi les spécialistes du Vatican, l’hypothèse d’une démission du pape argentin, âgé de 85 ans, est évoquée avec de plus en plus de vigueur. Certains pronostiquent même un abandon de ses charges dès la fin août. Il suivrait alors l’exemple de son prédécesseur, Benoît XVI, qui avait annoncé sa démission en 2013, alors qu’il avait lui aussi 85 ans. Il était le premier souverain pontife à le faire depuis 600 ans.

Si jamais le pape François démissionne, les 133 cardinaux électeurs participeraient à un conclave pour choisir son successeur. Parmi eux siègerait Fridolin Ambongo, régulièrement cité comme l’un des prétendants sérieux à la tête de l’Église catholique.

Avec Jeune Afrique par Anna Sylvestre-Treiner

Le pape visitera Edmonton, Québec et Iqaluit en juillet

mai 13, 2022
Le pape François.

Le pape François lors de la célébration de la messe de Pâques, sur la place Saint-Pierre, au Vatican. Photo : Getty Images/Tiziana Fabi

Le pape François s’arrêtera à Edmonton, Québec et Iqaluit lors d’une visite au Canada qui aura lieu du 24 au 30 juillet, a confirmé le Vatican.

Le voyage apostolique du souverain pontife a été dévoilé dans un communiqué du directeur du service de presse du Saint-Siège, Matteo Bruni.

L’archevêque Richard Smith d’Edmonton, coordinateur général du voyage pour la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC), dit que ce sera une autre étape importante pour la guérison et la réconciliation.

Pour sa part, le président de la CECCConférence des évêques catholiques du Canada, Mgr Raymond Poisson, a affirmé dans un communiqué que les évêques sont ravis que le Saint-Père ait accepté l’invitation à poursuivre le chemin de la guérison et de la réconciliation avec les peuples autochtones du Canada.

Une visite applaudie

Il a souligné en entrevue que ce voyage ne devait pas être une répétition de la visite de la délégation autochtone à Rome. Cette étape-là est faite. Elle a permis à l’audience finale un message fort du Saint-Père qui s’est uni aux évêques du Canada pour des excuses. En revenant ici, c’est le même processus qui se continue, a conclu Mgr Raymond Poisson sur les ondes de RDI.

« Nous voulons être axés sur aujourd’hui et demain. »— Une citation de  Mgr Raymond Poisson, président de la CECC

Dans un communiqué, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a salué l’annonce de cette visite et le courage des communautés autochtones qui l’ont rendue possible. Sans le courage et la détermination des Survivants, des dirigeants autochtones et des jeunes qui ont raconté leur histoire, la visite prochaine de Sa Sainteté ne serait pas possible, a-t-il déclaré.

Justin Trudeau a insisté sur la nécessité que des excuses de l’Église catholique se déroulent au Canada comme la Commission de vérité et réconciliation du Canada l’a recommandé. Le communiqué ne précise pas si le premier ministre rencontrera le pape François.

C’est une très bonne nouvelle, s’est aussi félicité Jean-Charles Piétacho, chef de la communauté d’Ekuanitshit, sur la Côte-Nord, et ancien pensionnaire à Mani-utenam. Cela vient raviver l’espoir dans notre processus de guérison.L'homme et la femme de la nation innue.

Le chef Jean-Charles Piétacho du Conseil des Innus de Ekuanitshit et son épouse, Béatrice Michel Photo : Radio-Canada/Maria-Louise Nanipou

Il a indiqué sur les ondes de RDI que sa communauté s’organisait déjà pour aller voir le pape lors de son passage à Québec.

« C’est un événement historique qui va rester dans la mémoire de nos membres. »— Une citation de  Jean-Charles Piétacho, chef de la communauté d’Ekuanitshit

Une visite en collaboration avec les peuples autochtones

Les lieux de visite du pape François ont été choisis par le Vatican, et le CECCConférence des évêques catholiques du Canada signale que les problèmes de mobilité et de santé du chef de l’Église catholique ont dû être pris en compte. Le souverain pontife, qui a 85 ans, est apparu en fauteuil roulant la semaine dernière.

L’itinéraire spécifique n’a pas été dévoilé, mais les endroits visités seront choisis en collaboration avec les partenaires autochtones. Il pourrait s’arrêter au lieu historique du Pèlerinage-au-Lac-Ste. Anne, situé à 75 km au nord-ouest d’Edmonton, et visiter la Première Nation crie d’Ermineskin, à 100 km au sud de la capitale albertaine.

Edmonton compte le deuxième plus grand nombre d’Autochtones vivant dans les centres urbains au Canada. La province a par ailleurs hébergé 25 pensionnats autochtones, soit le plus grand nombre parmi les provinces et les territoires du Canada.

Iqaluit regroupe pour sa part le plus grand nombre d’Inuit au Canada. Le pape François a été personnellement invité par les délégués inuit à visiter le Nord lors de leur rencontre à la fin du mois de mars au Vatican.

La CECCConférence des évêques catholiques du Canada a ajouté que l’arrêt à Québec permettra aux Autochtones de l’est du Canada de pouvoir se déplacer plus facilement. La ville de Sainte-Anne-de-Beaupré, à une trentaine de kilomètres de Québec, est aussi un lieu de pèlerinage très populaire.

On va couvrir ainsi dans les deux sites à Sainte-Anne les rencontres possibles entre des pèlerins qui sont autochtones et non autochtones. C’est ce qu’on vise dans la réconciliation, être ensemble, a indiqué Mgr Poisson en entrevue à RDI.

Le président de la CECCConférence des évêques catholiques du Canada a évoqué le fait que la visite pourrait se dérouler dans l’ordre annoncé dans le communiqué, à savoir Edmonton en premier, puis Québec et Iqaluit en dernier. Le souverain pontife partira du Canada le 29 juillet et arrivera à Rome le 30.

Des excuses demandées en terre canadienne

Le pape avait évoqué cette visite le 1er avril durant des rencontres avec la délégation autochtone au Vatican. Il s’était alors excusé pour les gestes commis par certains membres de l’Église catholique romaine dans les pensionnats autochtones du Canada.Le pape tient dans une main un écrin contenant une sculpture et serre de l'autre main celle d'une femme.

Le pape François a remis un cadeau à la déléguée inuk Rosemary Lundrigan lors du voyage de la délégation autochtone au Vatican. Photo : Vatican via Reuters

Le pape avait également exprimé sa volonté de se rendre au Canada aux alentours de la Sainte-Anne, célébrée le 26 juillet et qui occupe une place importante dans les cultures autochtones. Il souhaitait ainsi exprimer sa proximité avec ces peuples.

Les délégués autochtones avaient, eux, rappelé qu’ils souhaitaient que le pape s’excuse lors de sa venue au Canada. C’est un premier pas historique, mais ce n’est qu’un premier pas. Le prochain est qu’il s’excuse à nos familles sur leurs terres, avait alors demandé Gerald Antoine, le chef de la délégation des Premières Nations.

Radio-Canada par Tiphanie Roquette

En visite surprise en Ukraine, Trudeau accuse Poutine de crimes de guerre « odieux »

mai 8, 2022

Ottawa fournira une aide militaire supplémentaire de 50 millions de dollars à l’Ukraine, relancera les activités diplomatiques de l’ambassade canadienne à Kiev et lèvera les tarifs douaniers sur les importations ukrainiennes.

Justin Trudeau et Volodymyr Zelensky lors d'un point de presse commun en Ukraine.

Justin Trudeau a notamment annoncé la réouverture de l’ambassade du Canada en Ukraine. Photo : Getty Images/Sergei Supinsky

Au tour du premier ministre du Canada d’effectuer une visite surprise en Ukraine. Justin Trudeau a réitéré le soutien « inébranlable » du Canada au peuple ukrainien devant l’agression russe et a salué l’« extraordinaire leadership » de son homologue Volodymyr Zelensky, qu’il rencontrait pour la première fois depuis le début du conflit.

Lors d’un point de presse conjoint, le premier ministre canadien a rapidement tourné son attention vers Vladimir Poutine, le tenant une fois de plus responsable de crimes de guerre.

« Il est clair que Vladimir Poutine est responsable de crimes de guerre odieux.  »— Une citation de  Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Le Canada, a-t-il ajouté, appuiera l’Ukraine dans sa quête de justice et d’imputabilité.

Évoquant une forme de reconnaissance de la bravoure et des capacités du peuple ukrainien, le premier ministre a annoncé la réouverture progressive de l’ambassade canadienne à Kiev.

Plus tôt dans la journée, il a accueilli l’ambassadrice Larisa Galadza à son arrivée et a assisté à la levée du drapeau unifolié au-dessus de l’ambassade canadienne.Le premier ministre Justin Trudeau.

Le premier ministre Justin Trudeau hisse le drapeau canadien à l’ambassade du Canada à Kiev. Le drapeau a été levé à côté de l’immeuble, car le premier mât choisi était brisé. Photo : Radio-Canada

Accompagné au cours de cette visite inopinée par la ministre des Finances, Chrystia Freeland, et de la ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, le premier ministre en a aussi profité pour annoncer une bonification de l’aide canadienne à l’Ukraine.

Sur le plan militaire, le Canada fournira 50 millions de dollars en aide supplémentaire, une aide qui comprendra l’envoi de caméras pour drone, des technologies d’images satellites, des munitions et un soutien financier pour les opérations de déminage.

Justin Trudeau a aussi annoncé la levée des tarifs douaniers sur les importations ukrainiennes et le versement de 25 millions de dollars au Programme alimentaire mondial pour contrer l’insécurité alimentaire au pays.

Interrogé à savoir si cette aide arrivait sur le tard, le chef ukrainien s’est contenté de dire que du temps avait été perdu à négocier.

Volodymyr Zelensky a tout de même témoigné sa reconnaissance pour l’aide de 1,5 milliard de dollars du Canada, la plus importante après celle des États-Unis.

Le premier ministre Justin Trudeau à Kiev avec le président  Volodymyr Zelensky et un de ses collaborateurs.

À Kiev, Justin Trudeau a réaffirmé le soutien du Canada à l’Ukraine. Photo via AFP : Getty Images/Sergei Supinsky

Outre ces mesures d’aide, Ottawa imposera des sanctions contre 40 autres individus et cinq entités russes. Selon le premier ministre, il s’agit d’oligarques, des proches associés du régime et du secteur de la défense, tous complices de la guerre de Vladimir Poutine.Justin Trudeau et Oleksandr Markouchine.

Le premier ministre Justin Trudeau marche avec le maire d’Irpin, Oleksandr Markouchine, lors d’une visite surprise en Ukraine. Photo: AP

D’autres sanctions économiques ont également été télégraphiées par Ottawa et ses alliés du G7. Les dirigeants des sept pays, qui se sont réunis en visioconférence dimanche, ont annoncé qu’ils interdiraient ou réduiraient progressivement leurs importations de pétrole russe.

Cette réunion, tenue alors que le monde commémore la victoire des alliés sur l’Allemagne nazie, le 8 mai 1945, était particulièrement symbolique aux yeux de Justin Trudeau.

Ce dernier estime qu’il est plus important que jamais de se tenir debout contre la guerre illégale de Poutine, de défendre la démocratie, les droits de la personne et le droit international.

« En cette journée d’anniversaire de la victoire en Europe, Vladimir Poutine fait honte à la mémoire des millions de Russes qui ont lutté et fait des sacrifices pour vaincre le fascisme et assurer la liberté pour l’Europe et le monde. »— Une citation de  Justin Trudeau, premier ministre du CanadaJustin Trudeau en Ukraine.

Cette image fournie par le bureau du maire d’Irpin montre le premier ministre canadien, Justin Trudeau, en train de discuter avec le maire Oleksandr Markouchine lors d’une visite surprise dimanche. Photo : AP

Le premier ministre a affirmé avoir été témoin de toute la brutalité de l’agression russe lors d’une visite effectuée plus tôt à Irpin, en banlieue de Kiev. La ville avait été le théâtre de combats particulièrement violents en mars, au moment où les forces russes tentaient de prendre d’assaut la capitale.

Il est aussi allé à Boutcha, théâtre d’un autre massacre attribué aux forces russes.

Une visite secrète

Pour des raisons de sécurité, le plus grand secret a entouré la préparation de cette visite. Les médias n’ont pas eux accès à certains lieux où se sont rendus M. Trudeau et son entourage. Toutefois, des photos de la visite du premier ministre à Irpin ont été publiées sur Twitter par le maire de la ville.

Cette visite s’est déroulée le jour même où des missiles russes ont pilonné la ville portuaire d’Odessa, dans le sud du pays, et où de violents combats ont eu lieu dans l’est du pays, notamment autour de Kharkiv, la deuxième plus grande ville d’Ukraine.

En mars, M. Trudeau s’est rendu à Varsovie, en Pologne, où il a annoncé l’application de sanctions contre des oligarques russes dans la foulée des mesures punitives adoptées après l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe.

Plusieurs autres chefs de gouvernement sont allés en Ukraine en signe de solidarité depuis le début du conflit, dont le premier ministre britannique, Boris Johnson. Le chancelier fédéral d’Autriche, Karl Nehammer, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, se sont également rendus dans ce pays.

La première dame des États-Unis, Jill Biden, s’est elle aussi rendue en Ukraine à l’improviste, dimanche, disant vouloir venir à l’occasion de la fête des Mères. Elle a rencontré son homologue ukrainienne Olena Zelenska près de la frontière slovaque.

Avec Radio-Canada

Possibles crimes de guerre en Ukraine : Guterres appelle Moscou à coopérer avec la CPI

avril 28, 2022
Antonio Guterres dans la rue entouré de plusieurs gardes de sécurité.

Le secrétaire général de l’ONU visite l’Ukraine pour la première fois depuis le début de l’invasion. Photo: AFP via Getty Images/Sergei Supinsky

Le secrétaire général de l’ONUOrganisation des Nations unies Antonio Guterres a appelé jeudi Moscou à coopérer avec l’enquête de la Cour pénale internationale sur de possibles crimes de guerre, lors d’une visite dans des banlieues de Kiev théâtres d’exactions imputées par les Ukrainiens aux forces russes.

Quand nous voyons ce site horrible, je vois combien il est important d’avoir une enquête complète et d’établir les responsabilités, a déclaré M. Guterres à Boutcha. J’appelle la Russie à accepter de coopérer avec la CPICPI, a-t-il ajouté.

Le 2 avril, à Boutcha, des journalistes de l’AFP ont découvert une rue jonchée de cadavres. Et l’ONUOrganisation des Nations unies a documenté le meurtre, y compris certains par exécution sommaire, de 50 civils, après une mission dans la ville le 9 avril.

À Borodianka, autre commune proche de Kiev, M. Guterres a qualifié la guerre d’absurdité au XXIe siècle, devant des habitations en ruines.

J’imagine ma famille dans une de ces maisons aujourd’hui détruites et noircies, je vois mes petites-filles courir en panique, a-t-il lancé, avant d’ajouter: aucune guerre n’est acceptable au XXIe siècle.

M. Guterres effectue sa première visite en Ukraine depuis le début du conflit, et devait rencontrer le président Volodymyr Zelensky dans l’après-midi.

Cette visite intervient deux jours après sa visite à Moscou, où il a rencontré le président Vladimir Poutine et demandé à la Russie de collaborer avec l’ONUOrganisation des Nations unies pour permettre l’évacuation des civils des zones bombardées.

Ces régions, le sud et l’est, où se concentre à présent l’offensive russe, subissaient jeudi un feu nourri de bombes.

L’ennemi intensifie son offensive. Les occupants effectuent des frappes pratiquement dans toutes les directions, avec une activité particulièrement intense dans les régions de Kharkiv et le Donbass, a indiqué l’état-major ukrainien dans sa note matinale.

Selon lui, l’armée russe tente d’empêcher le transfert de forces ukrainiennes du nord vers l’est.

Le ministère russe de la Défense a de son côté indiqué avoir détruit dans la nuit avec des missiles de haute précision deux dépôts d’armements et de munitions dans la région de Kharkiv, et effectué des frappes aériennes sur 67 sites militaires ukrainiens.

Il a accusé les forces ukrainiennes d’avoir mercredi soir frappé avec des missiles balistiques Totchka-U et des roquettes (…) des quartiers d’habitation du centre de Kherson, dans le sud de l’Ukraine.

L’administration locale russe a dit jeudi vouloir introduire dans cette ville côtière – la seule dont les Russes aient pris le contrôle complet – le rouble à la place de la hryvnia ukrainienne à partir du 1er mai.

Dans les villes bombardées, les pompiers ukrainiens foncent d’un incendie à l’autre, comme à Kharkiv où plus de 2000 bâtiments ont été endommagés ou détruits par le feu, selon Ievguen Vassylenko, porte-parole régional des services d’urgence ukrainiens.

Et ça continue comme ça tous les jours. Les gars n’ont pas assez de temps pour se reposer, c’est le plus difficile. C’est épuisant, explique à l’AFP Roman Katchanov à la tête de la caserne numéro 11 de la deuxième ville d’Ukraine.

Jeudi, le commandant des forces aériennes ukrainiennes a estimé que les lance-missiles fournis par les Occidentaux avaient une portée insuffisante pour atteindre les avions de l’occupant, qui larguent des bombes sur nos villes à 8 km d’altitude et plus.

Il nous faut des systèmes antiaériens de moyenne et longue portée et des chasseurs modernes, a déclaré Mykola Olechtchouk sur Telegram.

Le Royaume-Uni avait appelé mercredi les alliés de l’Ukraine à faire preuve de courage en augmentant leur aide militaire, arguant que la guerre en Ukraine était notre guerre et la victoire de Kiev un impératif stratégique pour nous tous.

Armes lourdes, chars, avions – creuser dans nos stocks, accélérer la production, nous devons faire tout ça, a lancé mercredi soir dans un discours à Londres la cheffe de la diplomatie britannique Liz Truss.

Les livraisons d’armes à l’Ukraine menacent la sécurité européenne, a estimé jeudi le Kremlin. La veille, Vladimir Poutine avait à nouveau mis en garde contre toute intervention extérieure dans le conflit, promettant une riposte rapide et foudroyante.

Un conseiller de la présidence ukrainienne a laissé entendre que Kiev pourrait attaquer des cibles militaires en Russie.

La Russie attaque l’Ukraine et tue les civils. L’Ukraine se défendra par tous les moyens, y compris avec des frappes sur des entrepôts et des bases des assassins russes. Le monde reconnaît ce droit, a écrit jeudi sur son compte Twitter Mykhaïlo Podoliak.

Sur le terrain économique, le groupe russe Gazprom a annoncé mercredi avoir suspendu toutes ses livraisons de gaz à la Bulgarie et à la Pologne, assurant que ces deux pays n’avaient pas payé en roubles, comme l’exige depuis mars Vladimir Poutine.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a dénoncé un « chantage au gaz » et affirmé que ces deux pays membres de l’UEUnion européenne et de l’OTANOrganisation du traité de l’Atlantique nord, très dépendants du gaz russe, étaient désormais approvisionnés par leurs voisins de l’Union européenne.

Les ministres européens chargés de l’énergie se réuniront le 2 mai en session extraordinaire, selon la présidence française de l’Union européenne.

Pour soutenir l’économie ukrainienne, la Commission européenne a proposé mercredi de suspendre pendant un an tous les droits de douane sur les produits importés de ce pays dans l’UEUnion européenne. La proposition doit encore être approuvée par le Parlement européen et les 27 États membres.

Le président Volodymyr Zelensky a salué la proposition, accusant la Russie de tenter de provoquer une crise mondiale des prix et le chaos sur le marché alimentaire mondial.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

La reine Élisabeth reçoit Trudeau pour son premier engagement depuis un test positif

mars 7, 2022
Le bouquet jaune et bleu est visible derrière le premier ministre et la reine.

La reine Élisabeth a connu Justin Trudeau alors qu’il était enfant. Photo : AP/Steve Parsons

La reine Élisabeth II a rencontré lundi le premier ministre Justin Trudeau, souriante devant un grand bouquet de fleurs bleues et jaunes, les couleurs du drapeau ukrainien.

Il s’agissait alors du premier engagement en personne de la reine depuis qu’elle a été déclarée positive à la COVID-19 il y a deux semaines, le 20 février dernier.

Le palais de Buckingham a refusé de commenter l’arrangement floral, mais les observateurs de la scène royale britannique rappellent que bien peu de choses sont laissées au hasard lors des apparitions publiques de la souveraine.

M. Trudeau était au Royaume-Uni pour des entretiens sur la guerre en Ukraine avec le premier ministre, Boris Johnson, et leur homologue néerlandais, Mark Rutte. La reine Élisabeth a rencontré M. Trudeau au château de Windsor, où elle a passé le plus clair de son temps depuis le début de la pandémie.

La reine connaît M. Trudeau depuis déjà un certain temps. Enfant déjà, le petit Justin avait rencontré la souveraine à plusieurs reprises lorsque son père, Pierre Elliott Trudeau, était premier ministre.

Aussi perspicace et éclairée que jamais

Sur les photos de la rencontre de lundi, on voit M. Trudeau serrant chaleureusement la main de la reine, avec le vase de fleurs bleues et jaunes directement en arrière-plan.

M. Trudeau a déclaré qu’il avait eu le privilège de connaître la reine depuis environ 45 ans, et je peux vous dire que, dans ma conversation avec elle ce matin, elle était aussi perspicace et éclairée que jamais.

L’annonce de son résultat positif à un test de dépistage avait suscité des inquiétudes au sujet de la santé de la reine, âgée de 95 ans. Le palais a refusé de fournir des mises à jour quotidiennes, invoquant son droit à la vie privée. Mais les responsables du palais avaient précisé que la reine Élisabeth était pleinement vaccinée et qu’elle avait reçu la dose de rappel.

Avec La Presse canadienne

Congo-RDC : le cardinal Fridolin Ambongo reçu par Denis Sassou N’Guesso

octobre 30, 2021

Le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso, a reçu en audience, le 29 octobre à Brazzaville, l’archevêque de Kinshassa, le cardinal Fridolin Ambongo. Les deux personnalités ont débattu des questions socio-politiques liées à la consolidation du vivre-ensemble et à la paix en République démocratique du Congo.

« En tant qu’archevêque de Kinshasa, je suis venu échanger avec le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, sur des questions socio-politiques concernant notre pays. J’ai voulu bénéficier de ses sages conseils qui pourront nous aider à consolider le vivre-ensemble et la paix sociale dans notre pays », a souligné le cardinal Fridolin Ambongo, à l’issue de l’audience.

En qualité d’archevêque de Kinshasa, le cardinal a profité de l’entrevue pour faire part au chef de l’Etat congolais de la nécessité d’un rapprochement et/ou d’une collaboration plus soutenue entre les missions catholiques des deux Congo. A cet effet, le prélat a confirmé la position de l’Eglise catholique sur le choix de Denis Kadima comme président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

« Notre position sur le choix de Denis Kadima, investi  par l’Assemblée nationale et confirmé par le président de la République comme président de la Céni est claire. Nous sommes contre. La population de Kinshasa étant constituée de 90% des chrétiens catholiques, nous avons dit au président Tshisekedi que sa nomination à la tête de la Céni n’était pas le bon choixCar nous tenons beaucoup à l’indépendance de cette institutionIl n’est pas bon que le président d’une telle institution soit proche du chef de l’Etat », a indiqué le cardinal Fridolin Ambongo.

L’archevêque dit avoir pris acte des déclarations publiées par toutes les parties prenantes de la marche organisée  à Kinshasa mais redoute une éventuelle contestation lors des prochaines élections.

Avec Adiac-Congo par Firmin Oyé

Visite du pape : un grand pas vers des excuses officielles du Vatican

octobre 27, 2021

L’annonce de la visite du pape au Canada par le Vatican, mercredi, ravive les espoirs des communautés autochtones qui continuent de demander des excuses officielles pour les exactions commises dans les pensionnats. Mais ce déplacement n’éteint pas pour autant le désir de justice des Autochtones, comme l’a souligné Rose Anne Archibald, cheffe nationale à l’Assemblée des Premières Nations.

Le souverain pontife lors d'une audience au Vatican

© Gregorio Borgia/Associated Press Le souverain pontife lors d’une audience au Vatican

Je continue à demander que l’Église catholique soit tenue responsable de son rôle dans l’assimilation forcée et du génocide de nos enfants, familles et nations, a-t-elle réagi sur Twitter. Quelqu’un doit être inculpé pénalement. Et que les réparations soient accordées aux Premières Nations.»

La venue du pape, dont les préparatifs s’échelonnent habituellement sur six mois, devrait avoir lieu en 2022 pendant les beaux jours ou à l’automne», indique Mgr Raymond Poisson, président de la Conférence des évêques catholiques du Canada.

La cheffe nationale RoseAnne Archibald se dit prête à accueillir le pape François pour des excuses attendues depuis longtemps aux survivants et à leurs descendants», à l’instar de celles prononcées en 2015, en Amérique du Sud, où le souverain pontife s’était excusé pour les péchés» et les blessures» infligées aux peuples autochtones lors de l’arrivée des colons européens.

Ces paroles doivent néanmoins s’accompagner d’actions concrètes, a déjà souligné la cheffe nationale, en indiquant que les Premières Nations n’accepteront plus les excuses vides d’Ottawa et de l’Église sur le passé des pensionnats».

Dans son message sur Twitter, RoseAnne Archibald a également exhorté le pape à renoncer et à révoquer officiellement la doctrine de la découverte», une politique émanant à l’origine des décrets délivrés par le pape au XVe siècle et qui autorisait les explorateurs chrétiens à revendiquer ce qu’on appelle la terra nullius (ou terres vacantes). Une notion qui octroyait aux Européens le sentiment qu’ils étaient racialement et religieusement supérieurs.

Sipi Flamand, jeune vice-chef des Atikamekw de Manawan, partage les mêmes attentes: recevoir une reconnaissance de la responsabilité de l’Église ne suffit pas, encore faut-il obtenir réparation. Le Vatican est très riche, pourquoi ne fournirait-il pas des services aux Autochtones?» se questionne M. Flamand.

Il en va de la confiance à restaurer» entre l’institution religieuse et les catholiques des communautés – beaucoup de nos membres sont croyants», précise le vice-chef – et du chemin vers la guérison que tout le monde appelle de ses vœux.

L’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL), qui plaide depuis plusieurs années pour des excuses officielles du pape, ne s’est pas encore prononcée sur la venue du souverain pontife en 2022.

Rencontre préparatoire en décembre

Pour la cheffe nationale de l’Assemblée des Premières Nations, l’Église et les communautés autochtones doivent continuer à marcher ensemble sur le sentier de la guérison», ce que souhaite également Mgr Raymond Poisson, à la tête de la Conférence des Évêques catholiques du Canada.

Dans le contexte de l’année présente, avec les écoles résidentielles, la découverte des cimetières, l’émotion est devenue plus vive, observe Mgr Poisson. On a cheminé avec eux, on a fait des cercles d’écoute, on est présents dans les communautés autochtones […].»

La parole des Autochtones se transportera directement au Vatican, en décembre, à l’occasion de trois demi-journées d’audience que le pape accorde à une délégation canadienne. Il s’en inspirera sûrement pour prononcer des excuses officielles, selon Mgr Poisson.

C’est très généreux de sa part, souligne-t-il, pour savoir quel est cet héritage, comment on vit ça, et surtout quelle est la situation présente de nos frères et de nos sœurs autochtones au Canada, comment on vit ensemble et quels sont les chemins de la réconciliation.»

En juin, le premier ministre Justin Trudeau avait demandé à l’Église que tous les dossiers en sa possession soient remis aux autorités, insistant pour une approche plus ouverte et responsable» quant au rôle qu’elle a joué dans les pensionnats autochtones.

Avant d’avoir fait le ménage, si je puis dire, dans tous les tiroirs, de toutes les institutions impliquées – il reste peut-être encore des choses – il y a une volonté évidente de la part des institutions ou de la part de l’Église, au niveau diocésain, d’offrir toutes la documentation possible et impossible», assure, de son côté, le président de la Conférence des Évêques catholiques du Canada.

Quelque 150 000 enfants membres des Premières Nations, Métis et Inuit ont été enrôlés de force dans 139 pensionnats semblables à travers le pays, où ils ont été coupés de leurs familles, de leur langue et de leur culture.

Nombre d’entre eux ont été soumis à de mauvais traitements ou à des abus sexuels, et plus de 4000 y ont trouvé la mort, selon la Commission de vérité et réconciliation qui avait conclu à un véritable génocide culturel.

Avec Associated Press par Maud Cucchi 

RDC-Turquie (Diplomatie): Félix-Antoine Tshisekedi en visite d’Etat à Ankara

septembre 7, 2021

Le président de la République démocratique du Congo (RDC) et président en exercice de l’Union africaine, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, est arrivé le 6 septembre dans la capitale de la Turquie, dans le cadre d’une visite officielle de trois jours.

Arrivée de Félix Tshisekedi à Ankara, en Turquie

Le président de la République a été accueilli à sa descente d’avion par  le ministre turc des Transports, Karaoswanjelus; le gouverneur d’Ankara, Vastp Sahin; et le général de brigade, Hakan Buyekcula. Du côté congolais, l’on a noté la présence du ministre des Affaires étrangères, Christophe Lutundula; du Tourisme, Modero Nsimba; sans oublier le conseiller principal et diplomatique, Christian Bushiri. Il y a eu également la présence du doyen des ambassadeurs africains en poste à Ankara, le Djiboutien Aden Addillahi, et trois de ses collègues de la Mauritanie, du Gabon et du Sud-Soudan.

Le chef de l’État congolais est accompagné par son épouse, Denise Nyakeru Tshisekedi. Juste après son arrivée, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo est allé déposer une gerbe de fleurs au mausolée Ataturk de la ville d’Ankara. Cet immense bâtiment au style pyramidal qui attire des milliers des visiteurs chaque jour a reçu un visiteur pas comme les autres. C’est, en effet, la première fois dans l’histoire récente de la RDC qu’un président en fonction se déplace pour Ankara, et surtout visite le mausolée construit en hommage à Ataturk, le père de la Turquie moderne.

Dans le livre d’or, le chef de l’Etat congolais, dans ses écrits, a loué les qualités de Grazi Musthapha Kemal Ataturk, fondateur de la Turquie moderne, dont la vision, appuyée par le peuple turc et les peuples amis, aura placé le pays sur la voie du progrès socio- économique tout en lui conférant une grandeur reconnue à travers le monde. « Mon souhait est que cette première visite d’un président de la République démocratique du Congo constitue la base d’une solide amitié et d’une coopération fructueuse, mutuellement bénéfique pour nos deux pays », a écrit Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso