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France/États-Unis: Macron attendu à Washington pour une visite fastueuse et stratégique

novembre 29, 2022
Macron attendu a Washington pour une visite fastueuse et strategique
Macron attendu à Washington pour une visite fastueuse et stratégique© AFP/Ludovic MARIN

Emmanuel Macron est attendu mardi soir à Washington pour une visite d’Etat qui mêlera les fastes de la Maison Blanche aux discussions stratégiques avec Joe Biden sur la guerre en Ukraine et le protectionnisme commercial des Etats-Unis.

Le président français, qui s’est envolé pour la capitale fédérale peu avant 16H00 GMT, entend évoquer avec son homologue américain le plan massif de soutien à la transition énergétique, ou Inflation Reduction Act (IRA), qui accorde de généreuses subventions aux véhicules électriques, batteries ou énergies renouvelables à condition qu’ils soient « made in America ».

Concurrence déloyale, protectionnisme, peste-t-on à Paris, où l’on espère arracher des « exemptions » ciblées pour quelques industries européennes.

Juste avant de partir, Emmanuel Macron a déjeuné à l’Elysée avec le Conseil d’affaires franco-américain, qui réunit une quarantaine de grands patrons des deux pays, dont ceux de TotalEnergie, LVMH, IBM, McDonald’s ou encore Goldman Sachs.

Objectif: les « inviter à poursuivre » dans la voie des « investissements » en France, a expliqué la présidence française.

Car la France redoute plus que tout que l’IRA favorise des délocalisations vers les Etats-Unis et sape en conséquence les efforts de réindustrialisation entrepris.

« Opportunités »

Au-delà de ces très hypothétiques exemptions, le président Macron plaide donc auprès des autres Européens pour qu’ils se dotent d’armes commerciales comparables, avec un « Buy European Act » qui donnerait, aussi, la priorité aux produits fabriqués sur le Vieux Continent.

L’IRA « va créer des opportunités pour des entreprises européennes ou françaises, ce n’est pas un jeu à somme nulle », a tenté de rassurer un haut responsable américain, avant la visite.

Ces frictions ne devraient en effet pas gâcher la fête de cette visite d’Etat, la deuxième pour Emmanuel Macron qui fut déjà l’invité d’honneur de Donald Trump en 2018.

Mercredi, après avoir parlé de coopération spatiale avec la vice-présidente Kamala Harris en présence des astronautes français Thomas Pesquet et Sophie Adenot, d’environnement avec des parlementaires américains et de nucléaire civil avec des acteurs de la filière, le chef de l’Etat s’adressera à la communauté française puis retrouvera, en compagnie de son épouse Brigitte Macron, Joe et Jill Biden pour un « dîner privé ».

Ce sera l’occasion d’un premier échange dans un « cadre très informel, très franc et très amical », dit un conseiller français.

Jeudi, c’est ensuite dans un cadre beaucoup plus solennel, bien que festif, qu’Emmanuel Macron sera reçu à la Maison Blanche, fraîchement parée des riches décorations et illuminations mises en place pour les fêtes de fin d’année.

Coups de canon

Entre les sapins de Noël chargés de neige artificielle, les guirlandes et les figurines – dont celles représentant le chien et le chat des Biden -, il sera accueilli par le président américain lors d’une cérémonie scandée par vingt-et-un coups de canon, les hymnes et le passage en revue des troupes.

Après un entretien dans le huis clos du Bureau ovale, une conférence de presse conjointe et une réunion avec les dirigeants du Congrès américain, place au moment fastueux du dîner d’Etat.

Sous une tente dressée dans les jardins de la Maison Blanche, il sera animé par Jon Batiste, chanteur et compositeur, virtuose du melodica mais aussi personnalité engagée dans la défense des droits des Afro-Américains.

Ce jazzman qui navigue entre la pop et la soul est un pilier de la scène musicale de la Nouvelle-Orléans, la ville de Louisiane jadis française où Emmanuel Macron se rendra vendredi pour une visite dédiée à la francophonie, en présence du cinéaste Claude Lellouche et du danseur et chorégraphe Benjamin Millepied.

Au-delà des questions commerciales, le rendez-vous américain doit permettre aux présidents des deux pays alliés d’afficher leur unité dans le soutien à l’Ukraine et, peut-être, d’esquisser un message commun en faveur de l’idée de négociations, à terme, pour mettre fin à la guerre lancée par la Russie – un thème cher au chef de l’Etat français que certains, à Washington, commencent aussi à défendre.

La France veut enfin « resynchroniser les agendas de l’Union européenne et des Etats-Unis face aux crises » sur les « prix de l’énergie » et « la lutte contre l’inflation », a déclaré mardi le porte-parole du gouvernement français Olivier Véran.

Par Le Point avec AFP

Ukraine : Zelensky dans la ville de Kherson reprise aux Russes

novembre 14, 2022
Le président Zelensky est entouré de gardes de sécurité.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est adressé lundi aux médias à Kherson. Photo: AP/Bernat Armangue

Agence France-Presse

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est rendu lundi à Kherson, une ville d’importance majeure dans le sud de l’Ukraine reprise vendredi à l’armée russe à « un prix élevé » après des semaines de combats.

Le Kremlin a de son côté continué d’affirmer que la ville ukrainienne, officiellement annexée en septembre au même titre que la région éponyme, appartenait à la Russie bien que ses troupes aient dû l’abandonner.

Il est impossible de tuer l’Ukraine, a lancé Volodymyr Zelensky lors d’une visite surprise à Kherson, libérée il y a trois jours par l’armée ukrainienne.

Le prix de cette guerre est élevé, a-t-il appuyé, cité par la présidence. Nous allons pas à pas dans tous les territoires temporairement occupés de notre pays. […] C’est un chemin long et difficile, a-t-il reconnu.

C’est important d’être ici […] pour que les gens sentent que ce ne sont pas que des paroles et des promesses, mais qu’on revient vraiment et qu’on brandit vraiment notre drapeau, a souligné le dirigeant ukrainien dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.

Des habitants se rassemblent lors d'une visite du président ukrainien Volodymyr Zelensky à Kherson, dans le sud de l'Ukraine, le lundi 14 novembre 2022.

Des habitants se rassemblent lors d’une visite du président ukrainien Volodymyr Zelensky à Kherson, dans le sud de l’Ukraine, le lundi 14 novembre 2022. Photo : AP/Bernat Armangue

Main sur le cœur, comme les autres responsables civils et militaires présents, il a chanté l’hymne national au moment de la montée du drapeau ukrainien devant le bâtiment de l’administration régionale dans le centre de Kherson.

Selon des photos publiées sur Telegram, le dirigeant ukrainien s’est également promené en tenue militaire dans les rues de la ville, entouré de gardes du corps lourdement armés, sans toutefois porter lui-même de casque ni de gilet pare-balles.

De nombreux habitants, certains drapés dans les couleurs ukrainiennes, étaient massés sur son passage.

Gloire à l’Ukraine!, lui ont crié des habitants depuis le balcon d’un immeuble. Gloire aux héros! ont répondu conformément à la tradition le chef de l’État et ceux qui l’accompagnaient, selon une vidéo abondamment relayée sur les réseaux sociaux.

Une femme dans les bras d'un soldat avec un bouquet de fleurs.

Valentyna Buhaiova, résidente de Kherson, enlace un soldat après que l’armée ukrainienne a repris le contrôle de la ville, annexée par la Russie en septembre. Photo: Reuters/Valentyn Ogirenko

Les forces russes ont été contraintes de se retirer la semaine dernière de Kherson après huit mois d’occupation, laissant le champ libre aux soldats ukrainiens pour entrer vendredi dans la ville.

Interrogé sur ce déplacement du président ukrainien à Kherson, le Kremlin a de son côté continué d’affirmer que la ville appartenait à la Russie.

Nous ne commenterons pas, vous savez bien que c’est le territoire de la Fédération de Russie, a déclaré à la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

Kherson avait été la première grande ville et le seul centre régional à tomber après l’invasion russe déclenchée fin février. Le retrait forcé des troupes de Moscou face à la pression de la contre-offensive ukrainienne a constitué un camouflet pour le président russe Vladimir Poutine qui a ordonné la mobilisation de 300 000 réservistes en septembre.

Les mois à venir seront difficiles pour l’Ukraine, a toutefois averti le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg lundi.

Nous ne devons pas commettre l’erreur de sous-estimer la Russie, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à La Haye, estimant que l’objectif de Poutine est de laisser l’Ukraine froide et sombre cet hiver.

L’armée russe, en difficulté sur le terrain, a mené ces dernières semaines plusieurs vagues de frappes massives de missiles et drones kamikazes sur les infrastructures civiles ukrainiennes, notamment sur les réseaux énergétiques.

Elle a affirmé lundi avoir conquis une localité de l’est de l’Ukraine, Pavlivka, un rare succès revendiqué par Moscou après des semaines de revers et de retraites.

Dans son allocution quotidienne, Volodymyr Zelensky a, lui, accusé dimanche soir les forces russes d’avoir commis des atrocités à Kherson comme dans les autres régions libérées précédemment.

Actes de résistance

Selon lui, 400 crimes de guerre  russes ont été documentés à ce stade, sans préciser s’ils concernaient uniquement la région de Kherson. La Russie n’a pas pour l’instant réagi à ces affirmations.

Interrogés par l’AFP, des habitants de Kherson ont raconté les mois d’occupation russe et pour certains, leurs actes de résistance pour aider la contre-offensive ukrainienne.

Volodymyr Timor, un jeune de 19 ans, dit avoir noté avec ses amis durant des mois les mouvements des soldats russes dans la ville pour informer l’armée ukrainienne.

On signalait tout : où se trouvaient leurs équipements et leurs lieux de stockage de munitions, où ils dormaient, où ils allaient boire des coups, a expliqué à l’AFP ce jeune homme qui voulait devenir musicien avant la guerre.

Dans la région de Lougansk (Est) où se poursuivent des combats violents contre les forces russes, l’armée ukrainienne a repris le village de Makiivka, à 50 km au nord-est de la ville stratégique de Severodonetsk, contrôlée par les Russes, a affirmé lundi la présidence ukrainienne dans son bulletin quotidien.

Un étudiant zambien de 23 ans, qui purgeait une lourde peine de prison en Russie, a par ailleurs été tué le 22 septembre au combat en Ukraine, a annoncé le gouvernement zambien.

Avec Radio-Canada

Burkina Faso-Mali : Ibrahim Traoré à Bamako pour rencontrer Assimi Goïta

novembre 2, 2022

Le président burkinabè a réservé son premier voyage à l’étranger au Mali. Avec son homologue, il doit échanger sur la lutte contre les groupes jihadistes et les partenariats avec l’étranger.

Le capitaine Ibrahim Traoré, chef de la junte burkinabè, à Ouagadougou, le 15 octobre 2022, lors du 35e anniversaire de l’assassinat de Thomas Sankara. © Olympia de Maismont / AFP.

Le chef de la junte malienne, le capitaine Ibrahim Traoré, se rend ce 2 novembre à Bamako, son premier déplacement à l’étranger depuis sa prise de pouvoir il y a un mois. Un communiqué du ministère malien des Affaires étrangères précise que cette « visite d’amitié et de travail » durera deux heures quarante (de 15 h locales à 17 h 40).

Le capitaine Traoré va s’entretenir avec son homologue, le Malien Assimi Goïta. « Il sera principalement question de la lutte contre le terrorisme », précise une source officielle burkinabè.

Outre leur proximité géographique, leur frontière commune, les deux pays sont en effet dans des situations similaires. Tous deux sont dirigés par des soldats putschistes, qui ont pris le pouvoir en promettant de battre les groupes jihadistes.

Russie ou France

Pour y parvenir, les méthodes diffèrent pour l’instant. Bamako a rompu avec la France, dont les derniers soldats, opérant au sein de l’opération Barkhane, ont quitté le pays, s’est tourné et s’est tourné vers la Russie, notamment vers le groupe de mercenaires russes Wagner, pour l’aider à combattre les groupes terroristes.

Depuis le coup d’État du 24 janvier du lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, renversé huit mois plus tard par le capitaine Ibrahim Traoré, le Burkina Faso, lui, n’a pas coupé les liens avec l’armée française qui a continué à participer aux côtés de l’armée burkinabè à la lutte anti-jihadiste. Néanmoins, les interrogations sur la politique future du nouveau président de la transition en la matière sont nombreuses.

À plusieurs reprises à Ouagadougou, des soutiens de la junte militaire ont manifesté en brandissant des drapeaux russes, s’en prenant à des intérêts français et réclamant le départ des quelque 400 soldats des forces spéciales françaises présents dans le pays.

« Peut-être qu’avec la nouvelle donne [sécuritaire] nous réexaminerons nos rapports avec la Russie pour voir s’il faut la renforcer dans un secteur ou pas, s’il faut la réorienter dans l’intérêt du Burkina Faso et dans le respect de sa souveraineté », a déclaré le 30 octobre le nouveau Premier ministre burkinabè, Apollinaire Kyélem de Tembèla. Mais, a-t-il averti, « ce n’est pas à la rue de nous dire de faire ceci ou cela ».

Par Jeune Afrique (avec AFP)

Emmanuel Macron en visite à Rome pour voir le pape… et Giorgia Meloni ?

octobre 22, 2022

Le chef de l’État est attendu dimanche à Rome où il pourrait s’entretenir avec la nouvelle Première ministre italienne, s’il juge que c’est « utile ».

Emmanuel Macron est attendu a Rome dimanche et lundi pour rencontrer le pape Francois et peut-etre la nouvelle Premiere ministre italienne Giorgia Meloni.
Emmanuel Macron est attendu à Rome dimanche et lundi pour rencontrer le pape François et peut-être la nouvelle Première ministre italienne Giorgia Meloni.© MOHAMMED BADRA / POOL / AFP

Le président français Emmanuel Macron se rend dimanche 23 et lundi 24 octobre à Rome pour voir le pape François et prononcer un discours sur la paix, sur fond de conflit en Ukraine. Le chef de l’État pourrait également devenir le premier dirigeant étranger à rencontrer la nouvelle Première ministre italienne, Giorgia Meloni.

Emmanuel Macron a été invité à s’exprimer à l’ouverture, dimanche, du forum international pour la paix organisé par la communauté catholique italienne Sant’Egidio, l’un des canaux de la diplomatie de l’ombre du Vatican. Selon l’Élysée, il devrait s’inscrire dans la lignée de son discours à l’Assemblée générale de l’ONU, en septembre, lorsqu’il avait dénoncé « un retour de l’âge des impérialismes et des colonies » imposé par l’invasion russe de l’Ukraine.

À Rome, Emmanuel Macron insistera sur le multilatéralisme pour affronter les « crises qui parcourent notre planète » climat, inégalités et guerre en Ukraine ainsi que « sur l’importance d’éviter la création de fractures artificielles » entre le Nord et le Sud, a expliqué la présidence française.

Une troisième rencontre avec le pape François

Le chef de l’État français assume depuis le début du conflit ukrainien en février de continuer à parler à son homologue russe Vladimir Poutine, à la différence d’autres dirigeants occidentaux, notamment du président américain, Joe Biden. Il a encore plaidé, vendredi à Bruxelles, pour que Kiev et Moscou reviennent « autour de la table » lorsque ce sera « acceptable » pour le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, mais aussi « le plus tôt possible ».

Ce sommet interreligieux de trois jours intitulé « Le Cri de la paix » se clôturera mardi en présence du pape. Le souverain pontife recevra Emmanuel Macron lundi matin en audience au Vatican, pour la troisième fois depuis qu’il est président, la précédente rencontre remonte à il y a moins d’un an, en novembre 2021.

Il devrait aussi être question d’Ukraine, d’autres sujets internationaux, ainsi que des débats de société qui agitent la France, comme l’accueil des réfugiés et peut-être la fin de vie. Le pape François s’est élevé vendredi contre l’euthanasie lors d’un discours devant des élus français, au moment même où Paris s’apprête à lancer une convention citoyenne sur cette question délicate pour aboutir à un éventuel changement de la loi.

Des tensions diplomatiques entre la France et l’Italie

La visite à Rome n’a donc, initialement, aucune dimension bilatérale publique avec l’Italie. Mais elle s’inscrit dans un contexte politique qu’Emmanuel Macron peut difficilement ignorer : l’entrée en fonction ce week-end du gouvernement de Giorgia Meloni, dont le parti postfasciste Fratelli d’Italia a remporté les élections législatives à la tête d’une coalition dominée par l’extrême droite.

Le président français peut-il venir à Rome sans la rencontrer ? Cela pourrait être perçu comme un affront, alors même que les relations franco-italiennes, au beau fixe tant que Mario Draghi dirigeait la péninsule, risquent de traverser une zone de turbulences avec l’eurosceptique et souverainiste Meloni.

Un avant-goût de ces tensions a eu lieu avant même sa nomination, lorsque la secrétaire d’État française aux Affaires européennes, Laurence Boone, a prévenu début octobre que la France serait « très vigilante sur le respect des valeurs et des règles de l’État de droit » en Italie. « Menace inacceptable d’ingérence », s’était aussitôt insurgée celle qui est depuis devenue la première femme Première ministre dans son pays. Emmanuel Macron a tenté de calmer le jeu en assurant être « tout à fait prêt à travailler avec elle ».

Et Giorgia Meloni a donné des gages à ses partenaires européens en martelant son attachement à l’Otan et sa détermination à soutenir l’Ukraine, tout en nommant des personnalités qu’ils peuvent juger rassurantes aux postes clés des Affaires étrangères et de l’Économie. Le chef de l’État français, qui s’entretiendra avec le président de la République italienne, Sergio Mattarella, lundi lors d’un déjeuner privé, a expliqué qu’il prendrait le pouls de ce garant des subtils équilibres institutionnels italiens avant de décider d’un éventuel tête-à-tête avec Giorgia Meloni, si c’est « utile » et « respectueux « des » usages diplomatiques ».

Par Le Point avec AFP

Côte d’Ivoire-France : Gérald Darmanin en visite à Abidjan, avec la sécurité au programme

septembre 27, 2022

Le ministre français doit notamment rencontrer son homologue ivoirien, Vagondo Diomandé. Et rendra une « visite de courtoisie » à Alassane Ouattara.

Gérald Darmanin, ministre français de l’Intérieur, et Vagondo Diomandé, ministre ivoirien de l’Intérieur et de la Sécurité. © Stephane de Sakutin/AP/SIPA ; Issam Zeljy pour JA

Le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, est en déplacement ce 27 septembre à Abidjan pour discuter avec le gouvernement ivoirien de sujets liés à la coopération sécuritaire entre les deux pays. Il visitera notamment l’Académie internationale de lutte contre le terrorisme (AILCT).

Arrivé la veille dans la capitale économique, le Français doit notamment s’entretenir avec les ministres ivoiriens de l’Intérieur et de la Sécurité, Vagondo Diomandé, et de la Défense, Téné Birahima Ouattara, sur les thématiques sécuritaires, selon son entourage. Lors de sa venue, le ministre rencontrera également Alassane Ouattara pour une « visite de courtoisie », a ajouté la présidence ivoirienne.

CAN 2023, terrorisme et migration

Ce déplacement vise, a-t-on ajouté, à apporter le soutien de la France à la Côte d’Ivoire dans tout ce qui a trait à la sécurité et à la coopération entre les deux pays dans ce domaine. Il en va ainsi de la sécurisation de la Coupe d’Afrique des Nations 2023, dont la phase finale se déroulera en janvier 2024 en Côte d’Ivoire, et du plan français alerte enlèvement, dont la Côte d’Ivoire souhaite s’inspirer.

La lutte contre le terrorisme sera également abordée, Gérald Darmanin ayant prévu de se rendre dans la matinée à Jacqueville (Sud) où est basée l’AILCT. Au cours des discussions, le ministre évoquera aussi la question migratoire dans tous ses aspects, selon son entourage.

Il rencontrera enfin, comme il est de coutume, la communauté française à Abidjan. Et avant son retour en France, Gérald Darmanin se fera présenter, à l’aéroport d’Abidjan, le système de lutte contre la fraude documentaire, fruit d’un travail de coopération entre les deux pays.

Par Jeune Afrique (Avec AFP)

Guinée : Mamadi Doumbouya en visite au Mali avant un sommet de la Cedeao

septembre 22, 2022
Mamadi Doumbouya. © JOHN WESSELS / AFP

Le colonel Mamadi Doumbouya a atterri le 21 septembre en fin d’après-midi, à l’aéroport de Bamako, dans un contexte international particulier, puisque des sanctions pourraient être prises contre les autorités de Conakry lors de la session extraordinaire de la Cedeao prévue ce 22 septembre, à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.

Le colonel Doumbouya « a été accueilli, avec tous les honneurs, à sa descente de l’avion présidentiel de la République du Mali, par le président Goïta », chef de la junte malienne, ont indiqué les autorités maliennes qui parlent d’une « visite d’amitié et de travail ».

« Je suis à Bamako à côté de mon frère, le président Assimi Goïta, pour fêter l’indépendance du Mali et accompagner le peuple malien, qui est un peuple frère », a déclaré de son côté le chef de la junte guinéenne. Le 22 septembre, le Mali célèbre le 62ème anniversaire de son indépendance. Le même jour doit se tenir un sommet extraordinaire de l’organisation des États ouest-africains (Cedeao) qui devrait être principalement consacré à la Guinée et au Mali. Le Mali, à deux reprises, et la Guinée font partie avec le Burkina Faso des pays de la Cedeao où les militaires se sont emparés du pouvoir au cours des deux dernières années.

Le sommet devrait examiner la réponse à apporter au plan des militaires guinéens de se maintenir pendant trois ans à la tête du pays avant de céder la place à des civils élus. Le président en exercice de la Cedeao, le Bissau-Guinéen Umaro Sissoco Embalo, a prévenu que la Guinée allait au devant « de lourdes sanctions » si la junte persistait dans ce dessein.

Fin janvier, la Cedeao a infligé un sévère embargo commercial et financier au Mali, pour sanctionner le projet des militaires de rester au pouvoir jusqu’à cinq années supplémentaires. La junte dirigée par le colonel Assimi Goïta s’est depuis engagée sous la pression à organiser des élections en février 2024, et l’embargo a été levé.

Les autorités guinéennes avaient été parmi les rares à rester solidaires du Mali face aux sanctions, et avait maintenu les frontières ouvertes.

Par Jeune Afrique (avec AFP)

Au Kazakhstan, le pape défend le multilatéralisme face à la logique de « blocs »

septembre 13, 2022
Au Kazakhstan, le pape defend le multilateralisme face a la logique de "blocs"
Au Kazakhstan, le pape défend le multilatéralisme face à la logique de « blocs »© AFP/Filippo MONTEFORTE

Le pape François s’est livré mardi à un éloge du multilatéralisme face à la logique de « blocs » accentuant le risque de nouveaux conflits, au premier jour de son voyage au Kazakhstan, sur fond de tensions liées à la guerre en Ukraine.

Arrivé mardi après-midi pour une visite de trois jours, Jorge Bergoglio, 85 ans, qui se déplace en fauteuil roulant en raison de douleurs au genou, a appelé à « éviter d’accentuer les rivalités et de renforcer les blocs opposés ».

« Nous avons besoin de dirigeants qui, au niveau international, permettent aux peuples de se comprendre et de dialoguer, et engendrent un nouvel +esprit d’Helsinki+ », a-t-il déclaré devant les autorités et le corps diplomatique, en référence aux accords de 1975 ayant consacré la détente entre Occidentaux et Soviétiques.

Quelques minutes plus tôt, le pape avait reçu les honneurs militaires et s’était entretenu avec le président Kassym-Jomart Tokaïev, qui s’est dit « honoré » de le recevoir.

Pour son 38e voyage à l’étranger depuis son élection en 2013, François prendra part mercredi à un sommet inter-religieux à Nur-Sultan, en présence d’une centaine de délégations d’environ 50 pays.

Interrogé lors du vol sur une éventuelle rencontre avec le président chinois Xi Jinping, qui sera au même moment à Nur-Sultan, le pape a répondu n’avoir « aucune information ». « Je suis toujours prêt à aller en Chine », a-t-il toutefois ajouté.

Hasard du calendrier, la présence de M. Xi – qui doit rencontrer le lendemain le président russe Vladimir Poutine en Ouzbékistan – a nourri les spéculations quant à une possible action de la diplomatie vaticane sur le conflit en Ukraine.

« Dialoguer avec tous »

Les habitants de Nur-Sultan interrogés par l’AFP mardi se félicitaient qu’une telle visite mette le Kazakhstan sur le devant de la scène internationale.

« L’autorité du Kazakhstan grandira, il s’agit de faire savoir aux autres pays qu’il existe un tel Etat », a déclaré Joumach, entrepreneur de 58 ans.

Le principal absent au congrès inter-religieux auquel doit prendre part le pape François sera le patriarche orthodoxe russe Kirill, proche soutien de Vladimir Poutine, qui a annulé sa participation sans en préciser la raison.

Si le pape a dénoncé l’invasion de l’Ukraine comme une « guerre cruelle et insensée », Kirill, lui, a défendu « l’opération militaire » de M. Poutine et la lutte contre les « ennemis extérieurs et intérieurs » de la Russie.

Redoutée par Kiev, sa possible participation avait d’abord nourri l’attente d’une nouvelle rencontre avec François, six ans après une entrevue historique à Cuba, la première depuis le schisme de 1054 entre Eglises d’Orient et d’Occident.

La guerre en Ukraine devrait rester un enjeu majeur de cette visite au Kazakhstan, traditionnel allié de Moscou mais qui a refusé de soutenir l’invasion de l’Ukraine.

Mardi, François a insisté sur la nécessité de dialoguer « avec tous » afin de « renforcer le multilatéralisme », dans une allusion implicite à la Russie alors que le Saint-Siège s’efforce depuis février de maintenir un contact diplomatique avec Moscou.

« Processus de démocratisation »

Mercredi matin, le souverain pontife – qui apparaît de plus en plus marqué physiquement – s’exprimera lors de l’ouverture de la session plénière du septième Congrès des religions mondiales et traditionnelles avant de célébrer une messe dans l’après-midi.

En marge du Congrès, François rencontrera également des responsables religieux en tête à tête, a annoncé le Vatican sans donner plus de détails.

Plus grand pays d’Asie centrale riche en ressources naturelles, le Kazakhstan compte 18,7 millions d’habitants dont 70 % de musulmans sunnites et 26 % de chrétiens mais moins de 1 % de catholiques.

Après son arrivée au pouvoir, M. Tokaïev a entamé une série de réformes, mais le pays a été secoué début 2022 par des émeutes meurtrières qui ont brisé son image de stabilité. Les ONG de défense des droits humains continuent d’y dénoncer la répression de toute opposition.

Le pape a toutefois salué le « processus de démocratisation » en cours dans ce « pays de la rencontre » entre de nombreux groupes ethniques, au « carrefour d’importants noeuds géopolitiques ».

Le jésuite argentin est le deuxième pape à se rendre au Kazakhstan après la visite de Jean Paul II en septembre 2001.

Le Point avec AFP

L’Ukraine veut se battre « jusqu’au bout », Boris Johnson à Kiev

août 24, 2022
L'Ukraine veut se battre "jusqu'au bout", Boris Johnson a Kiev
L’Ukraine veut se battre « jusqu’au bout », Boris Johnson à Kiev© AFP/Dimitar DILKOFF

Six mois après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le président Volodymyr Zelensky a assuré mercredi que son pays se battrait « jusqu’au bout », fermement soutenu en cela par les Occidentaux, avec une nouvelle aide militaire des Etats-Unis et, plus symboliquement, la visite-surprise à Kiev pour le Jour de l’Indépendance du Premier ministre britannique Boris Johnson.

« Aujourd’hui, marque un jalon triste et tragique », a de son côté déclaré le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres en évoquant cette date anniversaire du déclenchement le 24 février des combats qui ont fait des dizaines de milliers de morts et de blessés.

Après avoir déploré les conséquences de cette « guerre absurde bien au-delà de l’Ukraine », il a notamment réitéré sa « profonde inquiétude » concernant les activités militaires sur le site de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, qui a subi des frappes dont les deux belligérants s’accusent mutuellement.

« Toute nouvelle escalade de la situation pourrait conduire à l’autodestruction », a-t-il averti, tandis que les directeurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi et de l’Agence atomique russe Rosatom Alexeï Likhatchev se sont rencontrés à Istanbul pour discuter d’une inspection de ces installations.

Autre illustration de la grande inquiétude de la communauté internationale à ce sujet, le pape François a exhorté le même jour à prendre des « mesures concrètes » pour « mettre fin à la guerre et écarter le risque d’un désastre » à Zaporijjia.

La Russie doit stopper sans conditions son « chantage nucléaire et simplement se retirer de la centrale » qu’elle occupe depuis début mars, a quant à lui martelé Volodymyr Zelensky dans un message vidéo diffusé au Conseil de sécurité des Nations unies.

« Nous allons nous battre pour (notre terre) jusqu’au bout », avait auparavant proclamé le chef de l’État ukrainien, précisant qu’il s’agissait de « l’Ukraine toute entière (…) sans aucune concession ni compromis », englobant le bassin du Donbass (est), en partie aux mains des séparatistes soutenus par Moscou depuis 2014, et la Crimée, annexée par la Russie la même année.

Joe Biden a pour sa part confirmé l’octroi d’une aide militaire de près de trois milliards de dollars à Kiev, la plus importante des Américains depuis le début du conflit. Et ce, a expliqué le président américain, pour permettre aux Ukrainiens d' »acquérir des systèmes de défense aérienne, des systèmes d’artillerie et des munitions (…) ainsi que des radars ».

Sirènes et couvre-feu

Après un semestre de guerre, cet anniversaire de l’indépendance acquise en 1991 vis-à-vis de l’URSS ne devait pas donner lieu à des festivités.

Volodymyr Zelensky et son épouse ont rendu hommage aux soldats ukrainiens tués en observant une minute de silence et en déposant des bouquets jaune et bleu – aux couleurs du drapeau national – devant un mémorial du centre de la capitale, avant d’assister à un rassemblement dans la cathédrale Sainte Sophie, auquel les chefs des principales confessions religieuses ont participé.

Les autorités de Kiev, où des sirènes d’alerte ont retenti dans la matinée, y ont interdit tout rassemblement public de lundi à jeudi et, dans le nord-est, le gouverneur de la région de Kharkiv a ordonné un couvre-feu de mardi soir à jeudi matin.

Dans les premières heures de ce 24 août, des explosions ont retenti dans plusieurs villes, comme Kharkiv, Zaporijjia et Dnipro (centre), selon les autorités locales.

« C’est triste à dire mais les gens ont commencé à s’habituer, ils essaient de continuer à vivre de la même façon », a raconté Mykola, un soldat de 33 ans rencontré à Mykolaïv, une cité méridionale sur laquelle les missiles pleuvent quotidiennement.

Depuis le retrait des forces russes des environs de Kiev fin mars, l’essentiel des combats s’est concentré dans l’est, où les Russes ont lentement gagné du terrain avant que le front ne se fige, et dans le sud, où les troupes ukrainiennes disent mener une contre-offensive, également très lente.

« Résistance exceptionnelle »

Allié de Moscou, le président bélarusse Alexandre Loukachenko, qui a ouvert le territoire de son pays aux troupes russes pour qu’elles lancent l’assaut sur l’Ukraine en février, a néanmoins félicité le peuple ukrainien pour sa fête nationale, lui souhaitant « un ciel pacifique ».

Un conseiller de la présidence ukrainienne, Mikhaïlo Podoliak, a qualifié cette démarche de « cynique » et de « bouffonnerie », évoquant « la participation active aux crimes contre l’Ukraine » de M. Loukachenko.

De leur côté, les Européens avaient réaffirmé leur soutien à Kiev mardi pendant le sommet de la « plateforme de Crimée », pré-existante à l’offensive russe et réunissant les principaux alliés de l’Ukraine.

Le président français Emmanuel Macron a adressé mercredi un nouveau message de soutien aux Ukrainiens, disant qu’ils pouvaient « être fiers » de leurs 31 années d’indépendance et de leur « résistance exceptionnelle » face à l’armée russe depuis six mois.

« Nous nous mobilisons aujourd’hui et nous nous mobiliserons demain pour aider à la résistance militaire de l’Ukraine et des Ukrainiens, et aussi pour aider demain à reconstruire », a-t-il assuré.

Par Le Point avec AFP

Mali : Macky Sall à Bamako pour rencontrer Assimi Goïta

août 15, 2022

Le président en exercice de l’Union africaine est attendu ce lundi matin dans la capitale malienne où il doit s’entretenir avec le chef de la junte. Une visite « d’amitié et de travail » qui intervient au lendemain de l’inculpation de 49 soldats ivoiriens par la justice malienne.

Macky Sall, président de la République du Sénégal et président en exercice de l’Union africaine. © Romain Gaillard/REA

Macky Sall, qui est attendu ce lundi matin à Bamako, y sera accueilli par Assimi Goïta. Les deux hommes doivent ensuite s’entretenir au cours d’un échange à huis clos au palais présidentiel, avant un déjeuner officiel. Le président en exercice de l’Union africaine et le président de la transition malienne ont par ailleurs prévu de tenir une conférence de presse commune à l’issue de leur rencontre.

Soldats ivoiriens

Cette « visite d’amitié et de travail », la première du président de l’Union africaine au Mali depuis la chute d’Ibrahim Boubacar Keïta en août 2020, intervient dans un contexte tendu entre les autorités maliennes et l’organisation panafricaine. Parmi les nombreux sujets à l’ordre du jour, le cas des 49 soldats ivoiriens arrêtés le 10 juillet sera au cœur des discussions.

Le vendredi 12 août, les soldats ivoiriens, détenus depuis plus d’un mois à Bamako, ont été inculpés pour « tentative d’atteinte à la sûreté de l’État » et placés sous mandat de dépôt. Abidjan assure qu’ils étaient en mission pour l’ONU dans le cadre d’opérations de soutien logistique à la Mission des Nations unies au Mali (Minusma) et exige leur libération.

Négociations difficiles

La négociation semblait pour l’instant la voie privilégiée pour obtenir la libération de ces soldats, arrêtés à leur arrivée à l’aéroport de Bamako. Le Togo joue le rôle de médiateur entre la Côte d’Ivoire et le Mali, mais les premières négociations, le 28 juillet à Lomé, n’ont pas permis d’enregistrer de progrès.À LIRECôte d’Ivoire-Mali : la difficile médiation de l’ONU pour la libération des soldats ivoiriens

Selon une source proche des discussions engagées sous l’égide du Togo, citée par l’Agence France-Presse, « les discussions pourtant avancées ont buté sur certains points, ce qui peut expliquer ce retour judiciaire en force dans le dossier ». « La justice va continuer son travail, mais les négociations vont continuer aussi », a-t-elle ajouté.

Par Jeune Afrique avec AFP

États-Unis: Donald Trump affirme avoir reçu la visite du FBI

août 8, 2022
Les bâtiments principaux du club Mar-a-Lago, entourés de palmiers.

Les bâtiments principaux de Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, résidence de Donald Trump Photo : Radio-Canada/Ivanoh Demers

L’ancien président américain Donald Trump a annoncé lundi que sa célèbre résidence de Floride, Mar-a-Lago, avait été « perquisitionnée » par la police fédérale (FBI).

Notre nation vit des jours sombres, ma belle demeure, Mar-a-Lago à Palm Beach, en Floride, est assiégée et a été perquisitionnée et occupée par de nombreux agents du FBI, a-t-il déclaré dans un communiqué, se disant victime d’une persécution politique.

Après avoir travaillé et coopéré avec les agences gouvernementales concernées, [je trouve que] cette perquisition non annoncée de mon domicile n’était ni nécessaire ni appropriée, a-t-il affirmé.

« Ils ont même forcé mon coffre-fort. »

Contacté par l’AFP, le FBI, qui n’a pas encore confirmé la perquisition, n’a pas souhaité faire de commentaire.

Le républicain n’a pas indiqué les raisons de cette opération policière. Il est lié, de près ou de loin, à plusieurs dossiers judiciaires en cours.

Parti avec 15 boîtes d’archives

L’intervention concernerait la potentielle mauvaise gestion de documents classifiés, qui avaient été envoyés à Mar-a-Lago, a déclaré une source proche du dossier au Washington Post.

La façon dont le milliardaire gérait ses documents officiels lorsqu’il se trouvait à la Maison-Blanche est au cœur de plusieurs enquêtes. L’ancien président est accusé d’avoir délibérément négligé certains de ses dossiers avant leur transmission pourtant obligatoire aux Archives nationales américaines.

Cette agence fédérale avait demandé à la justice américaine d’ouvrir une enquête sur ces faits, selon plusieurs médias américains. Elle avait dû récupérer en Floride 15 cartons de documents que Donald Trump avait emportés avec lui lors de son départ de Washington en janvier 2021.

Dans ces boîtes, des lettres de Barack Obama et du leader nord-coréen Kim Jong-un, une carte des États-Unis qui avait fait l’objet d’échanges houleux avec le service météo américain, mais aussi, selon le Washington Post, plusieurs documents marqués secret défense.

Les Archives nationales assurent que le républicain n’avait en aucun cas le droit de partir avec ces cartons. En vertu d’une loi de 1978, tout président américain doit transmettre l’ensemble de ses courriels, lettres et autres documents de travail à cette agence, chargée de les conserver.

Le personnel de la Maison-Blanche découvrait aussi régulièrement des liasses de papiers bouchant les toilettes, et soupçonnait le président de vouloir se débarrasser de documents, selon un livre à paraître d’une journaliste vedette du New York Times.

L’assaut du Capitole

Les sympathisants de l'ancien président voulaient empêcher la certification des résultats de l'élection présidentielle.

Les partisans de Donald Trump à l’assaut du Capitole le 6 janvier 2021. Photo : AFP via Getty Images/Alex Edelman

Une commission parlementaire cherche également à faire la lumière sur le rôle que le milliardaire a joué dans l’assaut contre le Capitole le 6 janvier 2021. Ce jour-là, des centaines de ses partisans avaient semé la violence et le chaos à l’intérieur du siège du Congrès, retardant la certification de la victoire de Joe Biden à la présidentielle.

Le département de la Justice enquête sur cette attaque, mais n’a pour l’heure pas engagé de poursuites contre l’ancien président. À la fin de juillet, le secrétaire à la Justice Merrick Garland n’avait toutefois pas écarté cette possibilité.

« Nous avons l’intention de faire rendre des comptes à quiconque est responsable pénalement pour [son rôle dans] les événements autour du 6 janvier, dans une quelconque tentative d’interférer avec le transfert légal du pouvoir d’une administration à l’autre. »

Enfin, deux enquêtes, l’une civile et l’autre pénale, sont menées à New York sur des soupçons de fraudes financières au sein de la Trump Organization.

Donald Trump, toujours très populaire parmi les républicains, flirte de plus en plus ouvertement avec l’idée de se présenter à l’élection présidentielle de 2024.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse