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Visite secrète de Netanyahu en Égypte télévision israélienne)

août 13, 2018

Jérusalem – Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a effectué le 22 mai une visite exceptionnelle et « secrète » en Egypte, où il a discuté avec le président Abdel Fattah al-Sissi d’une trêve dans la bande de Gaza, a indiqué lundi une télévision israélienne.

Aucune confirmation officielle israélienne n’a pu être obtenue dans l’immédiat au sujet de cette visite évoquée par la « 10 », une chaîne de télévision privée. La présidence égyptienne n’était pas joignable immédiatement lundi soir pour réagir aux informations de cette chaîne.

Selon la « 10 », l’entretien a duré plusieurs heures. Il s’est déroulé au moment où la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste du Hamas, connaissait une poussée de violences.

Depuis le 30 mars, les abords de la barrière qui sépare l’enclave palestinienne du territoire israélien sont le théâtre d’une mobilisation contre le blocus imposé par Israël depuis plus de 10 ans, mais aussi pour le droit au retour des Palestiniens, chassés ou ayant fui leur terre à la création de l’Etat Hébreu en 1948.

Selon des sources américaines citées par la « 10 », les conversations entre le Premier ministre israélien et le président égyptien ont porté sur la possibilité de conclure une trêve à long terme dans la bande de Gaza, un possible retour de l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas pour gérer cette enclave, l’allègement du blocus israélien et la réhabilitation des infrastructures vitales dans cette région, dévastée par trois guerres depuis 2008.

Le Hamas a pris le pouvoir depuis plus de dix ans dans la bande de Gaza à l’issue d’une quasi-guerre civile avec le Fatah, le parti de Mahmoud Abbas.

L’Egypte est, avec la Jordanie, le seul pays arabe à avoir conclu un traité de paix avec Israël. Le Caire a régulièrement été impliqué dans les pourparlers ayant permis de mettre fin aux guerres successives entre le Hamas et Israël.

Entre mercredi et jeudi soir, Gaza et ses pourtours israéliens avaient connu l’une de leurs plus graves confrontations depuis la guerre de 2014. Une trêve fragile avait finalement été instaurée jeudi soir, par l’entremise de l’Egypte et de l’ONU, selon une source proche des négociations.

Depuis le 30 mars, au moins 169 Gazaouis ont été tués par des tirs israéliens. Pour la première fois depuis 2014, un soldat israélien a été tué, le 20 juillet.

Romandie.com avec(©AFP / 13 août 2018 20h24)                                                        

RDC: Cyril Ramaphosa en visite « en visite de travail » à Kinshasa

août 11, 2018

Cyril Ramaphosa (à gauche) et Joseph Kabila à Kinshasa, le 10 août 2018. © DR.PresidencyZA

 

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a rencontré vendredi à Kinshasa son homologue congolais Joseph Kabila, deux jours après le retrait de ce dernier de la course à la présidence de la République démocratique du Congo, a indiqué la présidence congolaise.

Le chef d’État sud-africain a été accueilli par son homologue congolais à la cité de l’Union africaine pour une « visite de travail » à Kinshasa, selon un communiqué conjoint publié à l’issue de cette rencontre.

La télévision publique RTNC a diffusé des images de l’arrivée de Cyril Ramaphosa dans la capitale congolaise, suivie d’un échange d’accolades avec Joseph Kabila.

La visite du président sud-africain intervient 48 heures après que Joseph Kabila, qui ne pouvait pas selon la Constitution se représenter aux élections prévues le 23 décembre, a désigné un dauphin, une première dans l’histoire d’un pays qui n’a jamais connu d’alternance démocratique.

Les deux chefs d’État ont évoqué « l’évolution de la situation politique, électorale et sécuritaire en RDC ainsi que le renforcement des relations entre les deux pays et les questions d’intérêt régional », selon le communiqué.

Cyril Ramaphosa et Joseph Kabila ont pris note des « progrès importants accomplis dans le processus électoral » en cours en RDC.

Nomination du dauphin

Président en exercice de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), Cyril Ramaphosa a félicité le président Kabila d’avoir « honoré sa parole pour le respect de la Constitution » de la RDC, note le document.

Le dirigeant congolais a choisi son ancien ministre de l’Intérieur, Emmanuel Ramazani Shadary comme candidat de la majorité à la prochaine présidentielle.

L’ensemble des organisations et pays impliqués dans la crise congolaise se sont félicités que le président ait « tenu son engagement de respecter la Constitution ».

Mégabarrage d’Inga III

Le deuxième et dernier mandat de Joseph Kabila a pris fin le 20 décembre 2016. Depuis, le président tire sa légitimité d’un accord opposition-majorité parrainé par l’épiscopat congolais, qui acceptait son maintien en échange d’élections au plus tard fin 2017, finalement reportées au 23 décembre.

L’Afrique du Sud est un des principaux partenaires économiques de la RDC sur le continent. Pretoria a notamment signé une option préférentielle pour récupérer 2500 MW du futur mégabarrage congolais d’Inga III.

Les deux chefs d’État ont pris note des « avancées positives dans les négociations » en vue de la finalisation de ce projet, rapporte le communiqué.

Jeuneafrique.com

Barack Obama visite sa famille kényane et inaugure un centre de jeunesse

juillet 16, 2018

Kogelo (Kenya) – L’ancien président américain Barack Obama a raconté lundi des souvenirs de sa famille kényane, lors d’une visite dans l’ouest du pays, où il a inauguré un centre de jeunesse conçu par sa demi-soeur, a constaté un journaliste de l’AFP.

M. Obama effectuait son premier voyage dans le pays d’origine de son père depuis 2015. Alors président en exercice, il n’avait pas pu venir dans le village familial, car son avion était trop gros pour atterrir à Kisumu, sur les rives du lac Victoria, a-t-il rappelé avec humour.

« C’est une grande joie d’être de retour auprès de tant de gens qui sont de la famille pour moi, et autant qui prétendent être de la famille. Tout le monde est un cousin », a-t-il plaisanté, déclenchant les rires de l’assistance.

Lundi matin, M. Obama a rendu visite à la matriarche de la famille Obama au Kenya, Sarah, que l’ex-président appelle « Grand-mère », même s’ils n’ont pas de liens de sang, dans le village de Kogelo, où son père est né et est enterré.

Il s’est ensuite remémoré son premier voyage au Kenya, quand il avait 27 ans. Depuis Nairobi, il avait d’abord pris « un train très lent », puis un bus avec « des poulets sur (ses) genoux et des patates douces s’enfonçant dans (ses) côtes ».

Ensuite, il avait dû s’entasser dans un « matatu » (minibus), « encore plus bondé que le bus », avant de marcher jusqu’à la maison de Sarah. Il s’est souvenu avoir dû attraper un poulet pour le dîner qu’il n’avait pas eu le coeur de tuer lui-même, ou encore avoir visité la tombe de son père et pris des bains de soleil.

« Et j’ai regardé les étoiles et (…) cela m’a donné un sentiment de plénitude qu’aucun hôtel cinq étoiles ne m’a jamais donné », a-t-il ajouté.

M. Obama s’exprimait à l’occasion de l’inauguration du centre de jeunesse Sauti Kuu (« fortes voix », en swahili), fondé par sa demi-soeur Auma Obama. Il a expliqué qu’en se remémorant tous ces souvenirs, il ne pouvait pas être « plus fier de ce que (sa) soeur a construit ».

Celle-ci a expliqué que ce centre ultra-moderne permettrait aux jeunes de la région d’avoir accès aux livres, à Internet et à des activités sportives.

Ils pourront aussi recevoir des cours d’éducation civique, de finances, sur la défense de l’environnement ou encore l’éthique de travail.

Le centre comprendra un terrain de football aux standards internationaux parrainé par le ministère allemand de la Coopération et du Développement, un terrain de basket-ball financé par la fondation Giants of Africa, ainsi qu’un terrain de volley-ball/netball et d’autres installations, dont une bibliothèque et un laboratoire Internet.

« La raison pour laquelle j’ai monté ce centre, c’est pour que ma communauté réalise combien elle est est riche. Je ne veux pas que les gens de ma communauté se comportent en mendiants (…) Commençons à dépendre de nous-mêmes », a déclaré Auma Obama.

M. Obama a estimé que le centre permettrait de responsabiliser et éduquer la jeunesse locale pour qu’elle puisse demander des comptes à la classe politique et faire « des choses remarquables, qui changent le monde ».

L’ex-président américain était arrivé dimanche au Kenya et s’était entretenu dans l’après-midi avec le président Uhuru Kenyatta et avec le leader de l’opposition Raila Odinga.

A l’issue de son séjour kényan, M. Obama s’envolera pour l’Afrique du Sud, où il prononcera un discours très attendu à l’occasion du 100e anniversaire de la naissance de Nelson Mandela.

Romandie.com avec(©AFP / 16 juillet 2018 11h44)                                                        

Le président érythréen célèbre les retrouvailles avec l’Éthiopie lors d’une visite historique

juillet 14, 2018

Des habitants de la capitale éthiopienne Addis Abeba sortent sur leurs balcons pour accueillir le convoi du président érythréen Issaias Afeworki le 14 juillet 2018 / © AFP / STRINGER

Le président érythréen Issaias Afeworki a promis samedi de consolider le rapprochement avec l’Ethiopie, au début d’une visite historique à Addis Abeba après vingt ans d’hostilité entre les deux voisins de la corne de l’Afrique.

« Nous ne sommes plus les peuples de deux pays. Nous sommes un », a-t-il lancé devant les élites politiques et culturelles réunies dans un palais de la capitale éthiopienne construit à une époque où les deux voisins formaient une même nation.

« Nous irons de l’avant ensemble », a poursuivi le chef de l’Etat érythréen au premier d’une visite de trois jours qui doit notamment voir l’ouverture d’une ambassade d’Erythrée à Addis Abeba.

Garde militaire, danses traditionnelles et tapis rouge : le président érythréen avait auparavant été accueilli avec les honneurs à son arrivée par le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed.

Vêtus de châles blancs et agitant des palmes, de nombreux Ethiopiens s’étaient massés le long de la route reliant l’aéroport au centre de la capitale. Les rues étaient ornées de drapeaux des deux pays, de bannières et photos des deux dirigeants signant la paix pas plus tard que lundi, lors d’une visite de M. Abiy en Erythrée.

Le président érythréen Issaias Afeworki (g) est accueilli par le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed à l’aéroport d’Addis Abeba, le 14 juillet 2018 en Ethiopie / © AFP / MAHEDER HAILESELASSIE TADESE

Les deux dirigeants ont partagé rires et embrassades lors d’un déjeuner officiel où M. Abiy a assuré que le chef de l’Etat érythréen était « bien aimé et respecté par le peuple éthiopien à qui il avait manqué ». « Bienvenue à la maison, président Issaias!! », a renchéri le chef de cabinet de M. Abiy, Fitsum Arega, sur Twitter.

Après ce déjeuner, les deux dirigeants ont pris un vol pour Hawassa (sud) afin d’y visiter un important parc industriel.

Un dîner officiel est prévu dimanche et la réouverture de l’ambassade érythréenne est également au programme de la visite selon la radio-télévision éthiopienne Fana. Les vols directs entre les deux pays doivent quant à eux reprendre la semaine prochaine.

– Paix subite –

Un groupe de femmes brandit des drapeaux ethiopiens et erythréens le 14 juillet 2018 à Addis Abeban / © AFP / STRINGER

Cette visite inédite en Ethiopie survient une semaine après le déplacement de M. Abiy à Asmara qui a permis de concrétiser une initiative de paix lancée par le chef du gouvernement réformateur d’Addis Abeba, arrivé au pouvoir en avril dernier.

De 1998 à 2000, l’Éthiopie et l’Érythrée se sont livré une guerre conventionnelle qui a fait quelque 80.000 morts, notamment en raison d’un désaccord sur leur frontière commune.

Le refus éthiopien d’appliquer une décision en 2002 d’une commission soutenue par l’ONU sur le tracé de la frontière a ensuite entretenu une longue animosité entre les deux pays.

Mais le mois dernier, M. Abiy a annoncé la volonté de l’Éthiopie d’appliquer un accord de paix signé en 2000 à Alger avec l’Érythrée et les conclusions, deux ans plus tard, de la commission internationale indépendante sur la démarcation de la frontière.

L’Ethiopie et l’Erythrée en 5 indicateurs clés / © AFP /

« Quelqu’un peut-il trouver les mots justes pour décrire l’intensité du sentiment populaire dans les deux pays, la profondeur et la signification des changements prometteurs à l’oeuvre dans la région! », a tweeté le ministre érythréen de l’Information Yemane Gebremeskel.

– Des changements en Erythrée ? –

Autrefois façade maritime de l’Éthiopie avec les ports de Massawa et d’Assab, l’Érythrée a déclaré son indépendance en 1993 après avoir chassé les troupes éthiopiennes de son territoire en 1991 au terme de trois décennies de guerre.

L’indépendance de l’Érythrée a privé l’Éthiopie de tout accès à la mer et l’a forcée à s’appuyer presque exclusivement sur Djibouti pour son commerce maritime.

Le propriétaire éthiopien d’un hôtel, Taeme Lemlem (G), apprend la prochaine visite en Ethiopie du président érythréen Issaias Afeworki en regardant la télévision, le 13 juillet 2018. Son hotel avait été détruit par la guerre avec l’Erythrée, à Zalambesa (nord de l’Ethiopie) / © AFP / Maheder HAILESELASSIE TADESE

L’accès de l’Éthiopie, deuxième pays le plus peuplé d’Afrique, aux ports érythréens devrait stimuler l’économie des deux Etats.

La liberté de mouvement de part et d’autre de la frontière doit permettre la réunion de deux peuples, liés par une histoire, une langue et une ethnicité communes, et de familles séparées depuis plus de 20 ans.

Samedi, Amnesty International a souhaité que la paix soit aussi un catalyseur de changements en Erythrée, où des milliers de gens « languissent en détention pour avoir simplement exprimé leur opinion ».

« La fin des hostilités avec l’Ethiopie est un moment de joie pour les Erythréens mais il doit être suivi par des réformes tangibles qui fassent une véritable différence dans la vie quotidienne des gens et mettent fin à des décennies de répression », a déclaré le directeur adjoint de l’ONG pour la région, Seif Magango.

Amnesty a aussi appelé à la fin du service militaire illimité, qui était justifié à Asmara par l’état de guerre avec l’Ethiopie. La mesure a provoqué l’émigration de centaines de milliers de jeunes Erythréens, notamment en Europe.

Romandie.com avec(©AFP / 14 juillet 2018 17h32)

Trump entame une visite au Royaume-Uni dans un climat polémique

juillet 12, 2018

Le président américain Donald Trump et son épouse Melania à leur arrivée à l’aéroport britannique de Stansted, le 12 juillet 2012 / © AFP / Tolga AKMEN

Donald Trump est arrivé jeudi au Royaume-Uni, accueilli par les huées de manifestants opposés à sa venue, et a déjà mis les pieds dans le plat en critiquant Theresa May au sujet du Brexit.

Interrogé à Bruxelles à l’issue d’un sommet de l’Otan, le président américain a dit douter que les propositions de la Première ministre britannique sur la future relation commerciale avec l’UE, exposées jeudi, correspondent au vote des Britanniques en faveur d’un départ de l’UE.

« Je ne sais pas si c’est ce pour quoi ils ont voté. Les gens ont voté pour rompre » les liens avec l’UE, a commenté le président américain. Theresa May a répliqué en disant que les propositions du gouvernement « répondent au vote des Britanniques ».

La visite de Donald Trump va porter en particulier sur les liens commerciaux avec Londres, qui souhaite ardemment signer un accord de libre-échange avec Washington après le Brexit prévu fin mars 2019.

Évoquant une « relation spéciale avec les États-Unis », malgré une série d’accrocs depuis l’arrivée au pouvoir du milliardaire, Mme May compte « entamer des discussions » sur la manière de façonner « un partenariat commercial renforcé, ambitieux et durable ».

Le président américain Donald Trump et la Première ministre britannique Theresa May, à Bruxelles le 11 juillet 2018 / © POOL/AFP/Archives / LUDOVIC MARIN

L’ambassadeur des Etats-Unis au Royaume-Uni, Woody Johnson, a assuré que M. Trump voulait « conclure un accord bilatéral », et « vite ».

Mais Nigel Farage, fervent partisan de la sortie du Royaume-Uni de l’UE, a prédit qu’il y aurait un « vrai clash » au sujet du Brexit, devant des parlementaires britanniques lors d’un rassemblement pro-Trump.

– Enfants « en cage » –

Une autre manifestation, cette fois hostile au président américain, a rassemblé quelques centaines de personnes dans la soirée devant Winfield House, résidence de l’ambassadeur des Etats-Unis dans Regent’s Park, à Londres, où Donald Trump passera sa première nuit au Royaume-Uni avec son épouse Melania.

Manifestants contre la visite de Donald Trump à Londres le 12 juillet 2018 / © AFP / Tolga AKMEN

Pendant plus d’une heure de demie, les manifestants ont fait le maximum de bruit possible pour dénoncer les politiques de M. Trump en matière migratoire, climatique ou d’armement, équipés de casseroles, sifflets, mégaphones ou crécelles.

« Combien d’enfants as-tu mis en cage aujourd’hui? » ont-ils crié, en référence aux enfants retenus par les autorités américaines après être arrivés illégalement aux Etats-Unis.

Ils ont hué à pleins poumons quand un hélicoptère a emmené le président américain vers Blenheim, imposante résidence de campagne près d’Oxford, où il participe à un dîner avec Mme May et des représentants du monde économique.

De nombreuses protestations anti-Trump ponctueront la visite du président américain, la plus massive devant rassembler des dizaines de milliers de personnes vendredi à Trafalgar Square, dans la capitale britannique.

Des militants gonflent un ballon représentant Donald Trump en couche-culotte le 10 juillet 2018 en prévision d’une manifestation jeudi contre la venue du président américain à Londres. / © AFP / Isabel INFANTES

Un ballon géant représentant Trump en couche-culotte flottera aussi dans le ciel près du Parlement.

« Cette protestation n’est pas anti-américaine, loin de là. La plupart de ceux qui défileront vendredi aiment les Etats-Unis, comme moi », a indiqué le maire de Londres, Sadiq Khan, dans un communiqué.

« Mais avoir une relation spéciale signifie que nous attendons l’un de l’autre les valeurs les plus élevées, et cela implique aussi de dire quand les valeurs qui nous sont chères sont menacées », a ajouté l’élu travailliste, qui a eu des échanges envenimés avec M. Trump depuis l’arrivée au pouvoir de ce dernier.

Interrogé sur ces manifestations avant son départ à Londres, le président a rétorqué que les Britanniques « (l)’aiment beaucoup ». Mais selon un sondage YouGov publié jeudi, 77% des Britanniques ont une opinion défavorable du dirigeant et près de la moitié (49%) pensent que la reine Elizabeth II ne devrait pas le recevoir, vendredi après-midi au château de Windsor pour prendre le thé.

Trump en visite au Royaume-Uni / © AFP / Gillian HANDYSIDE

– Embarras –

Avant cela, le président visitera dans la matinée la prestigieuse académie royale militaire de Sandhurst avec Theresa May avant des discussions bilatérales à Chequers, la résidence de campagne des Premiers ministres britanniques, à 70 km au nord-ouest de Londres.

Outre le commerce, les échanges porteront sur le Brexit, la Russie et le Proche-Orient.

Mais la belle entente officiellement affichée a été plusieurs fois écornée par le président américain, encore mardi lorsqu’il a déclaré que le Royaume-Uni est « quelque peu dans la tourmente » après la démission de deux poids lourds du gouvernement, en désaccord avec Mme May sur le Brexit.

Il n’a pas exclu de rencontrer l’un d’eux, son « ami » Boris Johnson, ce qui pourrait mettre Theresa May dans l’embarras alors qu’elle tente de réaffirmer son autorité sur son parti conservateur très divisé.

Après cette visite officielle, le couple présidentiel passera le week-end en privé en Écosse, où M. Trump possède deux golfs.

Romandie.com avec(©AFP / 12 juillet 2018 21h16)

Bangladesh: le secrétaire général de l’ONU dans les camps rohingyas

juillet 2, 2018

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres (C) arrive au camp de Kutupalong au Bangladesh pour rencontrer des réfugiés rohingyas, le 2 juillet 2018 / © AFP / Suzauddin RUBEL

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a qualifié lundi « d’inimaginables » les récits d’atrocités entendus dans les camps rohingyas à l’occasion de sa visite dans le sud du Bangladesh, qui abrite un million de réfugiés.

« À Cox’s Bazar, Bangladesh, j’ai entendu à l’instant d’inimaginables récits de tueries et de viols de la part de réfugiés rohingyas qui ont récemment fui le Bangladesh. Ils veulent la justice et un retour chez eux dans des conditions sûres », a déclaré les chef des Nations unies sur son compte Twitter.

Accompagné par le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, M. Guterres avait présenté avant son arrivée ce déplacement comme une « mission de solidarité avec les réfugiés rohingyas et les communautés qui les soutiennent ».

Entre août et décembre 2017, plus de 700.000 musulmans rohingyas ont fui une offensive de l’armée birmane considérée par les Nations unies comme une « épuration ethnique ». Ils ont trouvé refuge au Bangladesh voisin où ils vivent depuis au sein d’immenses campements de fortune dans une misère noire.

« C’est probablement l’une des violations les plus tragiques, historiques, systématiques des droits de l’Homme », a déclaré M. Guterres à la presse à Kutupalong, plus grand camp de réfugiés du monde.

« Parfois les gens ont tendance à oublier qui est responsable pour ce qu’il s’est passé. Donc soyons clair sur qui porte le fardeau de la responsabilité: c’est la Birmanie », a-t-il dit, en concédant que la communauté internationale s’était montrée « incapable » d’empêcher les exactions.

La marée humaine qui a déferlé au Bangladesh l’année dernière est venue s’ajouter aux quelque 300.000 Rohingyas qui s’y trouvaient déjà, legs de vagues de violences précédentes.

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres (D) s’entretient avec un réfugié rohingya au camp de Kutupalong au Bangladesh, le 2 juillet 2018 / © AFP / Suzauddin RUBEL

La Birmanie et le Bangladesh sont convenus en novembre d’un cadre permettant théoriquement le retour du gros des réfugiés, mais le processus est bloqué au point mort.

La majorité des Rohinygas abrités au Bangladesh refuse en l’état de rentrer en Birmanie, pays à majorité bouddhiste où ils sont considérés comme des étrangers. Ils demandent des garanties de sécurité pour leur retour ainsi que de voir leur nationalité birmane reconnue par Naypyidaw.

Une centaine de Rohingyas ont manifesté juste avant la visite de Guterres contre les termes d’un récent accord de l’ONU avec la Birmanie pour permettre aux Nations unies d’évaluer la situation dans l’État Rakhine (ouest birman), dont ils sont originaires.

Responsable communautaire rohingya, Mohibullah exprimé ses inquiétudes quant à l’absence du mot « Rohingyas » de ce texte – terme que réfute la Birmanie, nation où la minorité paria est péjorativement appelée « bengalie ».

Selon le chef de l’ONU, cet accord préliminaire ne constitue qu’une « première étape sur le chemin de la reconnaissance progressive des droits de ces gens ».

Romandie.com avec(©AFP / 02 juillet 2018 15h45)

Kim Jong Un reçu Xi Jinping à Pékin, après son sommet avec Trump

juin 19, 2018

Photo fournie le 13 juin 2018 par l’agence nord-coréenne Kcna du leader nord-coréen Kim Jong Un à son arrivée à l’aéroport de Pyongyang après le sommet avec le président américain Donald Trump à Singapour / © KCNA VIA KNS/AFP/Archives / KCNA VIA KNS

Kim Jong a été reçu mardi à Pékin par le président chinois Xi Jinping, une semaine après la rencontre historique entre le dirigeant nord-coréen et le président américain Donald Trump.

La télévision chinoise a diffusé des images de la rencontre entre les deux dirigeants accompagnés de leurs épouses lors d’une cérémonie d’accueil au rituel immuable dans le cadre solennel du Palais du peuple.

Cette visite non annoncée à l’avance survient alors que Pékin est engagé dans une vive escalade avec le même Donald Trump à propos du différend commercial sino-américain, escalade qui a fait baisser mardi les places boursières mondiales.

Alors que le gouvernement chinois attendait habituellement que M. Kim soit rentré dans son pays pour officialiser sa visite, Pékin a cette fois annoncé sa présence mardi — sans pour autant en révéler le programme.

Il s’agit de la troisième visite en Chine du dirigeant nord-coréen en moins de trois mois. Fin mars, il avait effectué dans la capitale chinoise son premier déplacement à l’étranger depuis son arrivée au pouvoir fin 2011, avant un deuxième voyage en mai dans la ville portuaire de Dalian, dans le nord-est de la Chine.

Les voyages de Kim Jong Un en Chine / © AFP / Gal ROMA

Il s’était à cette occasion entretenu avec Xi Jinping. Les deux hommes ne s’étaient auparavant jamais rencontrés depuis leurs arrivées au pouvoir respectives au début de la décennie. Pyongyang reprochait à son allié d’appliquer les sanctions internationales destinées à convaincre la Corée du Nord d’abandonner son programme nucléaire.

L’homme fort de Pyongyang cherche à obtenir un assouplissement des sanctions économiques en échange de ses promesses de dénucléarisation et espère le soutien de la Chine dans cette démarche.

– ‘Le moment venu’ –

La diplomatie chinoise, à l’instar de la Russie, avait suggéré la semaine dernière que les Nations unies pourraient envisager d’alléger les sanctions si Pyongyang se conformait à ses obligations.

Photo fournie le 9 mai 2018 par l’agence nord-coréenne Kcna du leader nord-coréen Kim Jong Un (g) et du président chinois Xi Jinping, lors d’une rencontre à Dalian le 8 mai 2018, en Chine / © KCNA VIA KNS/AFP/Archives / KCNA VIA KNS

La Chine, principale alliée de la Corée du Nord depuis la guerre de Corée (1950-53), a fait clairement savoir qu’elle voulait un rôle prépondérant dans les négociations, présentant avec insistance ses offres de services diplomatiques. Comme un symbole de l’influence de Pékin, M. Kim est même arrivé au sommet de Singapour à bord d’un avion d’Air China.

Cette rencontre historique entre Donald Trump et Kim Jong Un a débouché sur une déclaration dans laquelle le dirigeant nord-coréen réaffirmait « son engagement ferme et inébranlable envers la dénucléarisation de la péninsule » coréenne.

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a exclu cependant qu’en échange les sanctions économiques drastiques imposées au Nord au fil de ses essais nucléaires et balistiques soient levées avant une dénucléarisation complète.

Depuis son arrivée au pouvoir début 2017, Donald Trump a appelé la Chine à appliquer les sanctions de l’ONU pour faire plier Pyongyang, mais les deux pays sont à présent au bord de la guerre commerciale, Pékin ayant dénoncé mardi le « chantage » de Washington, qui a menacé de taxer des dizaines de milliards de dollars d’importations chinoises.

Installation de barrières à Pékin pour réserver une voie d’autoroute en prévision de la visite en Chine du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, le 19 juin 2018 / © AFP / FRED DUFOUR

– Marche à suivre –

La priorité de Xi Jinping et de Kim Jong Un est désormais de décider de la marche à suivre, estime Hua Po, un analyste politique indépendant basé dans la capitale chinoise.

« Il peut y avoir des divergences entre la Corée du Nord et les États-Unis sur le processus de dénucléarisation, car les États-Unis veulent une dénucléarisation irréversible et vérifiable. Il est difficile pour Kim Jong Un d’accepter cela », a déclaré M. Hua à l’AFP.

« Par conséquent, la Chine et la Corée du Nord veulent renforcer leur communication et élaborer une stratégie globale dans leur relation avec les États-Unis », a-t-il ajouté.

Si la Chine a constamment appelé son petit voisin à abandonner ses projets nucléaires et balistiques, elle a aussi appelé au dialogue à l’époque où Nord-Coréens et Américains échangeaient des menaces d’anéantissement mutuelles.

Pékin avait proposé l’an dernier la suspension du programme nucléaire nord-coréen en échange de la fin des manœuvres militaires conjointes américano-sud-coréennes, une concession que Donald Trump a finalement accordée la semaine dernière, ajoutant même que les troupes américaines présentes en Corée du Sud pourraient à terme quitter le pays.

Romandie.com avec(©AFP / 19 juin 2018 13h29)

RDC: projet de visite conjointe des patrons de l’ONU et l’UA

février 28, 2018

Le président congolais Joseph Kabila a donné son accord pour une visite conjointe dans son pays du patron de l’ONU, Antonio Guterres, et du président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a-t-on appris mardi auprès des Nations unies.

 

« Une lettre a été envoyée » pour proposer cette visite dans la perspective des élections présidentielle et législatives prévue en fin d’année en République démocratique du Congo « et une réponse a été reçue indiquant qu’ils seraient accueillis à Kinshasa dès qu’ils le souhaitent », a indiqué à l’AFP le porte-parole de l’ONU, Stephane Dujarric.

Aucune date précise n’a encoré été arrêtée pour cette visite. A l’automne 2017, l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, s’était rendue en RDCongo pour faire pression sur le président Kabila afin que des élections soient fixées au plus vite dans son pays. La date retenue pour les scrutins est le 23 décembre mais l’incertitude demeure sur ce que décidera le président Kabila. L’opposition lui réclame d’annoncer formellement qu’il ne sera pas candidat à un nouveau mandat.

Le climat politique reste très tendu en République démocratique du Congo où la tenue d’une élection présidentielle a déjà été reportée à plusieurs reprises.

Les Nations unies enquêtent sur le meurtre de deux de leurs experts en mars 2017 dans la région du Kasai alors qu’ils réunissaient des éléments relatifs à des charniers. Peu de progrès ont été faits pour identifier les responsables des meurtres de l’Américain Michael Sharp et de la Suédoise Zaida Catalan, malgré des informations transmises par Washington à Kinshasa.

Une enquête de l’ONU est aussi en cours sur une attaque meurtrière en décembre contre des Casques bleus dans le Nord Kivu. Quinze d’entre eux ont été tués et plusieurs dizaines blessés.

La République démocratique du Congo accueille la plus grosse mission de paix de l’ONU, avec quelque 17.500 militaires et policiers.

Sacer-infos.com avec AFP

Pape François: messe géante dans un Pérou fervent, après la douche froide au Chili

janvier 21, 2018

Le pape François bénit une femme à la cathédrale de Lima, le 21 janvier 2018 / © AFP / Vincenzo PINTO

Le pape François termine dimanche sa tournée en Amérique latine par une messe géante à Lima, où les Péruviens l’ont accueilli avec une ferveur qui contraste avec l’accueil plutôt froid lors de son étape au Chili, pays secoué par la polémique sur les scandales de pédophilie.

Les traits tirés par un voyage d’une semaine dans six villes, le pape âgé de 81 ans a salué au réveil les nombreux Péruviens qui l’attendaient devant la nonciature apostolique où il réside, dont beaucoup avaient dormi sur place, avant de traverser la capitale en papamobile, accompagné par une foule enthousiaste.

Au sanctuaire du Seigneur des miracles – patron de Lima -, le pape a prononcé une homélie devant 500 soeurs contemplatives cloîtrées et s’est recueilli devant une icône révérée du Christ peinte au 17e siècle et qui fait l’objet de récits miraculeux.

« Les ragots dans le couvent sont comme des terroristes: ils lancent une bombe et ils s’en vont », a-t-il lancé aux religieuses, suscitant rires et réactions embarrassées dans le public. « Sœurs terroristes, non, mordez-vous la langue » avant de parler, leur a-t-il dit.

Le souverain pontife, qui avait reçu à la nonciature dans la matinée quatre détenus ainsi qu’une fillette avec un appareil respiratoire, transportée en ambulance, a ensuite rencontré les évêques péruviens à qui il a lancé une autre mise en garde: « Chers frères, travaillez pour l’unité, ne restez pas prisonniers des divisions qui fractionnent et limitent la vocation ».

Point d’orgue de son étape péruvienne, François célèbrera dans l’après-midi une messe géante sur une base aérienne au sud de Lima où sont attendues près d’un million de personnes.

Le souverain pontife avait déjà célébré samedi à Trujillo, à 560 kilomètres au nord de Lima, une messe devant 200.000 fidèles face à la mer, se livrant à d’impressionnants bains de foule à bord de sa papamobile.

Très attendu en début de semaine au Chili sur la question des scandales d’abus sexuels perpétrés par des prêtres, le pape avait d’abord marqué des points en rencontrant des victimes et en exprimant « sa honte ».

– Message brouillé –

Mais François a ensuite brouillé son message et choqué bon nombre de Chiliens au tout dernier jour de sa visite, en donnant une accolade publique à Mgr Juan Barros, soupçonné d’avoir gardé sous silence les agissements d’un vieux prêtre pédophile défroqué par le Vatican.

Il avait tenu juste auparavant des propos très peu apaisants pour les victimes d’abus sexuels.

« Le jour où vous m’apportez une preuve contre l’évêque Barros, je vous parlerai. Il n’y a pas une seule preuve contre lui. Tout est calomnie. C’est clair? », avait lancé jeudi le pape, interpellé par des journalistes chiliens.

Le cardinal Sean Patrick O’Malley, qui dirige une commission anti-pédophilie au sein du Vatican, a jugé « compréhensible » samedi que les propos du pape aient pu provoquer « une grande douleur » chez les victimes. Mais il a mis en avant la grande sincérité du pape lorsqu’il prône la tolérance zéro contre les actes pédophiles au sein de l’Eglise.

Pour autant, cette polémique ne suffit pas à expliquer le moindre engouement des Chiliens envers la visite papale.

Ceux ci, marqués par la dictature d’Augusto Pinochet, manifestent de la défiance envers toutes les formes de pouvoir, y compris celui de l’Eglise, explique un observateur.

Pays le plus critique de l’Eglise catholique en Amérique latine, il connaît en outre une révolution sociétale qui cadre peu avec une église réputée conservatrice et quelque peu hautaine.

Le pays a approuvé l’avortement thérapeutique et le Parlement examine la légalisation du mariage homosexuel, après avoir adopté les unions civiles entre personnes du même sexe. Lundi, une commission parlementaire a approuvé un projet de loi visant à reconnaître les personnes transsexuelles.

Le temps fort du 22e voyage du pape – grand défenseur du climat et des peuples indigènes – reste sa première visite en Amazonie, à Puerto Maldonado (sud-est), face à des milliers d’indigènes péruviens, brésiliens et boliviens.

Romandie.com avec(©AFP / 21 janvier 2018 17h48)

Chili: attaque contre des églises à Temuco avant la visite du pape

janvier 17, 2018

Des policiers dans une rue de Temuco avant l’arrivée du pape François, le 17 janvier 2018 au Chili / © AFP / GUILLERMO SALGADO SANCHEZ

Plusieurs églises catholiques ont été attaquées mercredi avec des engins incendiaires dans la région de Temuco, dans le sud du Chili, avant la visite du pape François dans cette ville, a annoncé la police.

Les attaques ont été menées par des inconnus qui s’en sont pris aussi à trois hélicoptères d’entreprises forestières et ont tendu une embuscade à des policiers dans la région d’Araucania, dont Temuco est la capitale. Elles avaient pour but de « provoquer du désordre » à l’occasion de la visite papale, a déclaré le directeur de la police chilienne, Bruno Villalobos.

Romandie.com avec(©AFP / 17 janvier 2018 13h50)