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Mireille Mathieu se confie sur sa relation avec Vladimir Poutine

août 19, 2022

Pour la première fois depuis le début de la guerre en Ukraine, la chanteuse s’est exprimée sur le président russe, dans « Nice-Matin ».

Mireille Mathieu sort du silence. Ce jeudi 18 août, la chanteuse aux 200 millions d’albums vendus s’est exprimée dans les colonnes du quotidien Nice-Matin, notamment sur Vladimir Poutine, pour la première fois depuis le 24 février. Avant le conflit en Ukraine, elle n’avait pas hésité à dire qu’elle « admir[ait] Vladimir Poutine ». Si la chanteuse populaire dans le monde entier – et particulièrement en Russie – ne renie pas ses propos, elle les adapte.

Interrogée par nos confrères afin de savoir si elle « admire » toujours le chef du Kremlin, l’interprète de « La Paloma adieu » assure que cet avis « est personnel ». « Ma relation avec [Vladimir Poutine, NDLR] est différente de celle du simple chef d’État, puisqu’il m’a accueillie personnellement plusieurs fois lorsque je chantais [en Russie] », se défend-elle. Et de poursuivre, en déclarant qu’elle « aime beaucoup les peuples russe et ukrainien ».

« Il faut bannir le mot “guerre” »

« La Russie est un grand pays. Les Russes aiment la France, et c’est un peuple qui reste cher à mon cœur », confie Mireille Mathieu. Pour autant, elle n’élude pas le fait que le chef du Kremlin exerce un grand contrôle sur sa population. « Ils marchent à 100 % derrière [leur] président. C’est typiquement russe. Si l’on ne connaît pas bien le pays, on ne peut pas comprendre ça », juge-t-elle.

Habituellement invitée au Festival de la tour Spasskaya, l’artiste concède que le « contexte actuel » rend « compliqué » un tel déplacement. Durant l’ensemble de l’entretien, Mireille Mathieu n’utilise pas le terme « guerre ». Elle va même plus loin. « Il faut bannir du dictionnaire le mot “guerre” ». Elle appelle « de [ses] vœux » à « une rencontre entre le président Poutine et son homologue ukrainien ». Une telle entrevue paraît, à cette heure, improbable. Les tensions sont toujours au plus haut, notamment du fait des bombardements réguliers sur la centrale nucléaire de Zaporijia, dans le sud-est de l’Ukraine.

Autre célébrité proche de la Russie, Gérard Depardieu avait – dès la fin mars – dénoncé les « dérives inacceptables » du président Vladimir Poutine. Une déclaration d’autant plus remarquée que l’acteur français détient la nationalité russe depuis 2013.

Avec Le Point

Ukraine-Russie : le fils Yuweri Museveni soutient Vladimir Poutine

mars 3, 2022
© Damien Glez

Face au tsunami de condamnations de l’invasion de l’Ukraine, le rejeton du président ougandais, le lieutenant-général Muhoozi Kainerugaba, exprime son soutien à Vladimir Poutine.

L’esprit de contradiction géopolitique serait-il ougandais ? Peut-être n’est-il qu’un trait de caractère de la famille Museveni. En 2018, le père, Yoweri, ramait à contre-courant de la tendance africaine en saluant la « franchise » de Donald Trump qui venait de qualifier certains pays du continent de « pays de merde ». Quatre ans plus tard, c’est le fils qui fait dissonance en exprimant son soutien à Vladimir Poutine.

C’est sur Twitter, quelques jours après le début de l’offensive militaire russe contre l’Ukraine, que le lieutenant-général Muhoozi Kainerugaba jugeait que le chef du Kremlin avait « absolument raison », ajoutant que « la majorité de l’humanité (…) soutient la position de la Russie en Ukraine ». Et le commandant des forces terrestres de l’Uganda People’s Defence Force (UPDF) de préciser, entre parenthèses, que cette majorité « n’est pas blanche ».

Faire sauter le monde

Cet argument pouvant paraître incongru au regard du teint rosâtre de Vladimir Poutine, Muhoozi Kainerugaba convoquait, dans le même tweet, le souvenir du débarquement de la baie des Cochons, cette tentative d’invasion militaire de Cuba par des exilés soutenus par les États-Unis, en avril 1961, événement qui avait suscité une menace militaire soviétique à 500 kilomètres de Miami : « Lorsque l’URSS a stationné des missiles nucléaires à Cuba en 1962, l’Occident était prêt à faire sauter le monde au-dessus d’elle. Maintenant, quand l’OTAN fait la même chose, ils s’attendent à ce que la Russie fasse différemment ? »

LA MAJORITÉ DE L’HUMANITÉ QUI SOUTIENT LA RUSSIE N’EST PAS BLANCHE

Le chef adjoint de la délégation de l’Union européenne au Soudan du Sud, Dionyz Hochel, a qualifié ce commentaire « d’inacceptable », ajoutant que l’Ouganda pourrait subir des « conséquences inexpliquées » s’il soutenait officiellement l’invasion de l’Ukraine.

Couleur de peau

Si le parallèle avec les années 60 n’est pas une invention de Muhoozi Kainerugaba et si le non-alignement est une position qui peut être envisagée, l’Union africaine a condamné officiellement l’invasion russe et appelé à un cessez-le-feu immédiat.

Dissimulés derrière cette opprobre collective, beaucoup de chefs d’État africains brillent par un relatif silence. Certains de leurs compatriotes sont secrètement étreints par un sentiment de revanche, après le renversement du régime Kadhafi par l’OTAN, voire tentés par une coopération sécuritaire accrue avec les Russes, que ces derniers soient coopérants ou mercenaires. Par ailleurs, chaque pays du continent évalue les risques d’une indignation ou d’un soutien public, certains de ses ressortissants en Ukraine étant pris en étau entre les combats et des frontières trop peu poreuses. Les Africains y subiraient un traitement raciste, notamment entre l’Ukraine et la Pologne. Une affaire de couleur de peau, comme le sous-entend Muhoozi Kainerugaba ?

Damien Glez

Avec Jeune Afrique par Damien Glez

Dessinateur et éditorialiste franco-burkinabè.

Russie: Le prix à payer pour s’opposer à Vladimir Poutine

février 6, 2021

L’endroit ressemble à une colonie de travail.

Une cellule du centre de détention de Sakharov

© Mediazona Une cellule du centre de détention de Sakharov

Plusieurs immeubles en briques jaunes de deux ou trois étages hébergent en temps normal des immigrants illégaux.

Mais le centre de détention de Sakharov, à 70 kilomètres de Moscou, a été transformé en prison temporaire pour les milliers de manifestants arrêtés dans les rues de la capitale depuis le 23 janvier.

Quand nous nous y présentons vendredi matin, il fait moins 20 degrés.

Tout au long de la route qui mène à l’entrée, des dizaines et des dizaines de voitures sont garées, le moteur allumé pour garder au chaud ces familles et amis venus porter des vivres et des cadeaux aux détenus.

D’autres font la file dehors devant la réception, emmitouflés dans leur manteau, des sacs d’épicerie dans les bras.

Une jeune fille vient déposer des couvertures pour sa soeur incarcérée au centre Sakharov.

© Tamara Alteresco/Radio-Canada Une jeune fille vient déposer des couvertures pour sa soeur incarcérée au centre Sakharov.

Papier de toilette, chocolat, bouteilles d’eau, oreiller et couverture, il manque de tout, dit Alexey Karpov, 24 ans.

Il le sait parce qu’il vient d’y passer trois jours et qu’il a reçu un seul repas pendant toute sa détention.

Il revient ce matin, mais cette fois, c’est pour apporter à manger aux neuf autres hommes avec qui il a partagé une petite cellule.

«Regardez!», nous dit-il en tendant son téléphone pour montrer les photos qu’il a pu prendre avant de la quitter.

On y voit des lits en métal superposés, sans matelas ni couverture. Il y a une toilette souillée pour tout le groupe et pas de papier hygiénique.

Le plus jeune d’entre nous n’avait que 18 ans, dit-il.

La cellule d'Alexey Karpov

© Alexey Karpov La cellule d’Alexey Karpov

Alexey nous raconte qu’il a été arrêté alors qu’il chantait «liberté» en marchant, tranquille, sur une rue de Moscou près de la prison Matrosskaïa Tichina où Alexeï Navalny est incarcéré.

«La police m’a accosté d’un coup et m’a poussé de force dans un camion avec d’autres, dont un médecin, un écrivain, des gens bien, calmes et éduqués», relate-t-il.

Ils ont tous été amenés ici sans aucune explication.

Alexey Karpov a passé trois jours en détention et il est revenu porter des vivres à ses amis.

© Tamara Alteresco/Radio-Canada Alexey Karpov a passé trois jours en détention et il est revenu porter des vivres à ses amis.

Au total plus de 11 000 personnes ont été arrêtées en Russie depuis l’appel aux manifestations lancé par l’opposant Alexeï Navalny le 23 janvier.

À ce jour, 5408 d’entre elles sont toujours détenues, dont la moitié dans plusieurs établissements de la région de Moscou.

«Je n’ai jamais rien vu de tel, et leurs droits sont bafoués dès leur arrivée au centre», dit Marina Litvinovich de la commission de surveillance publique de Moscou, la seule ONG qui a pu visiter les cellules et parler aux détenus pour évaluer les conditions de détention.

Elle affirme que le centre de détention de Sakharov n’a ni la capacité ni le personnel pour accueillir autant de détenus. Pourtant, il y en a plus de 800 encore aujourd’hui.

Puis elle répète, pour être sûre d’avoir été entendue, qu’elle n’a jamais vu un nombre si élevé d’arrestations simultanées en Russie depuis 20 ans.

Des policiers antiémeute en Russie procèdent à une arrestation musclée d'un jeune manifestant.

© NATALIA KOLESNIKOVA/afp via getty images Des policiers antiémeute en Russie procèdent à une arrestation musclée d’un jeune manifestant.

«La plupart sont des jeunes de 18 à 30 ans, et je fais mon possible pour alléger leur destin», dit Marina Litvinovich en se frottant les mains pour se réchauffer.

Elle est retenue à l’extérieur du centre par plusieurs familles désespérées de lui parler dans l’espoir d’avoir des nouvelles concrètes de leurs proches.

Car la durée des sentences varie de quelques jours à quelques semaines, selon ce dont ils sont accusés.

D’après le porte-parole du Kremlin, les délits qui leur sont reprochés vont du désordre public à la violation des règles sanitaires anti-COVID.

Des policiers patrouillent dans le centre de Moscou, mardi, après la condamnation de Navalny.

© Mediazona Des policiers patrouillent dans le centre de Moscou, mardi, après la condamnation de Navalny.

Mais les témoignages que nous recueillons au centre de détention confirment que plusieurs personnes ont bel et bien été arrêtées de façon complètement arbitraire alors que la police ratissait les rues du centre-ville mardi soir à la recherche de dissidents, arrêtant au passage toute personne qui se trouvait sur son chemin.

«Mon mari sortait d’un café du centre-ville avec un ami quand les forces spéciales l’ont pris par le bras», dit Olga. Nous la rencontrons pendant que, assise dans sa voiture, elle attend que ce soit son tour d’entrer pour déposer une trousse de survie à la réception.

«Il est un homme d’affaires qui n’exprime pas son opinion politique, jamais. Mais tout ce que je sais, dit-elle, c’est qu’il est ici depuis trois jours, enfermé, et je ne sais pas pourquoi ni pour combien de temps.»

Olga au volant de sa voiture. Sur le siège du passager se trouvent des vivres et des emballages.

© Tamara Alteresco/Radio-Canada Olga au volant de sa voiture. Sur le siège du passager se trouvent des vivres et des emballages.

Notre équipe peut suivre des familles à l’intérieur où deux gardiens en uniforme, assis devant une table de bois, font l’inventaire de la nourriture. Une liste écrite à la main sur laquelle figurent les noms de chaque détenu et les présents qui leur sont destinés. Il y a des sacs de pommes, du dentifrice, des craquelins, du salami et même des jeux de société pour passer le temps.

«Je n’ai aucune garantie que mon ami va recevoir la nourriture, mais je sais qu’il a faim», dit Artium qui est venu en taxi déposer deux gros sacs pour un collègue qui a été condamné à sept jours derrière les barreaux pour le simple fait d’avoir participé à la manifestation dimanche dernier.

Artium nous confie, en toute humilité, qu’il n’avait pas osé se joindre à la foule ce jour-là par crainte de la répression.

Un gardien fait l'inventaire de la nourriture déposée à l'entrée du centre de détention.

© Tamara Alteresco/Radio-Canada Un gardien fait l’inventaire de la nourriture déposée à l’entrée du centre de détention.

D’ailleurs, notre équipe voit et filme depuis deux semaines des arrestations violentes au centre-ville. Des escadrons de policiers qui foncent sur la foule pour en sortir à coup de bâton des citoyens sous le choc.

Des épisodes violents à l’image d’un régime nerveux qui a décidé qu’il ne tolérera plus la dissidence. Point.

Le régime a un nouveau message et il est à sens unique : c’est d’imposer la peur, dit le stratège et analyste Konstantin Kalatchev.

Le leader de l'opposition russe Alexeï Navalny lors d’une audience au tribunal de Moscou, le mardi 2 février 2021.

© /Getty Images Le leader de l’opposition russe Alexeï Navalny lors d’une audience au tribunal de Moscou, le mardi 2 février 2021.

À son avis, Alexeï Navalny, avec son courage de revenir au pays en tant que prisonnier politique, n’est qu’un élément déclencheur, mais pas une fin en soi.

Konstantin Kalatchev connaît bien la machine politique en Russie pour y avoir conseillé de nombreux politiciens, y compris des députés du parti au pouvoir Russie Unie de Vladimir Poutine.

Il a beau se dire «neutre» politiquement, il ne peut s’empêcher de déplorer la répression qui a marqué les dernières semaines en Russie.

Il se dit aussi troublé du fait que, parmi les détenus, on compte de nombreux journalistes qui couvraient les manifestations, bien identifiés, revêtus de gilets orange ou jaunes que portent les membres de la presse pour se distinguer lors des grands rassemblements.

L’intimidation de la presse indépendante ne s’arrête pas là.

Sergei Smirnov, l’éditeur en chef du site indépendant Media Zona, a écopé pour sa part d’une sentence de 25 jours en prison parce qu’il a partagé une blague sur Twitter qui, selon les autorités, incitait à participer aux manifestations.

Mais c’est aussi le signe que la propagande de l’État n’est plus efficace, dit Konstantin Kalatchev, et le régime en est conscient.

Un manifestant arrêté au centre-ville de Moscou.

© Tamara Alteresco/Radio-Canada Un manifestant arrêté au centre-ville de Moscou.

Navalny a beau être en prison pour au moins 2 ans et 8 mois, l’impact de son action politique ne s’arrête pas avec son incarcération. Son équipe a décidé, du moins pour le moment, de suspendre les manifestations à grande échelle pour revenir en force au printemps.

Reste que Navalny aura réussi au cours des dernières semaines à réveiller la colère aux quatre coins de la Russie et qu’il mise désormais sur les élections législatives de septembre pour mesurer l’ampleur du désir de changement en Russie.

Alexeï Navalny a d’ailleurs profité de sa dernière tribune publique à la cour, cette semaine, pour dénoncer un régime sans scrupule.

Au moment de quitter Alexey Karpov au centre de détention de Sakharov, il nous dit qu’il n’a plus peur. «J’ai même dit au gardien de prison dans le couloir que ce n’est qu’un au revoir, que je reviendrai s’il le faut.»

Avec La Presse canadienne

Poutine remercie Trump pour des informations ayant permis de déjouer des attentats

décembre 29, 2019

Deux citoyens russes ont été arrêtés grâce à ces renseignements selon les services secrets russes.

Les renseignements américains ont permis de déjouer des attentats en Russie selon le Kremlin.
Les renseignements américains ont permis de déjouer des attentats en Russie selon le Kremlin. REUTERS/Carlos Barria/File Photo

Une fois n’est pas coutume, le président russe a remercié dimanche 29 décembre son homologue américain pour des renseignements américains ayant permis à la Russie de déjouer des attentats sur son territoire, a indiqué le Kremlin.

«Vladimir Poutine a remercié Donald Trump pour le transfert, via les services spéciaux, d’informations ayant permis d’empêcher la réalisation d’actes terroristes en Russie», a annoncé la présidence russe dans un communiqué, sans préciser la nature des ces informations.

Dans la foulée de cet entretien, les services de sécurité russes (FSB), cités par les agences russes, ont indiqué avoir arrêté vendredi 27 décembre deux citoyens russes suspectés d’avoir voulu commettre un attentat à Saint-Pétersbourg, dans «des endroits très fréquentés» lors des célébrations du Nouvel an.

Le FSB a précisé que ces arrestations avait été réalisées «sur la base de renseignements reçus précédemment de nos partenaires américains».

«Les personnes arrêtées détenaient des preuves attestant de la préparation d’un acte terroriste», ont ajouté les services russes, qui précisent qu’une enquête a été ouverte.

Bien qu’opposés farouchement sur de nombreux dossiers internationaux, Moscou et Washington pointent régulièrement leur volonté réciproque de lutter contre le terrorisme.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Russie: Poutine accueille l’Afrique à Sotchi

octobre 23, 2019

 

Le sommet symbolise les ambitions grandissantes de Moscou dans une région où Chinois et Occidentaux ont plusieurs longueurs d’avance.

RUSSIA-EGYPT-DIPLOMACY-POLITICS

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et Vladimir Poutine, le 17 octobre 2018. Pavel Golovkin / POOL / AFP

Vladimir Poutine ouvre mercredi le «sommet Russie-Afrique», premier du genre et symbole des ambitions grandissantes de Moscou dans une région où Chinois et Occidentaux ont plusieurs longueurs d’avance. Devant plusieurs dizaines de chefs d’État et de gouvernement africains, le président russe ouvrira ce sommet à 8h GMT dans la station balnéaire de Sotchi avec son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, qui préside l’Union africaine. Au programme du sommet, réplique des «forums sur la coopération sino-africaine» qui ont permis à Pékin de devenir le premier partenaire du continent, deux jours de discussions sur des thèmes allant des «technologies nucléaires au service du développement de l’Afrique» aux «minerais africains au profit des peuples d’Afrique».

Comme son équivalent chinois, la rencontre a vocation à être organisée tous les trois ans. Pour cette première, Moscou a mis les petits plats dans les grands. «Quarante-trois pays seront représentés par leurs dirigeants. Et onze autres par des vice-présidents, chefs de la diplomatie ou ambassadeurs», a dit aux journalistes le conseiller du Kremlin, Iouri Ouchakov. Soit les 54 États africains. Des poids lourd seront là, du Sud-Africain Cyril Ramaphosa au Nigérian Muhammadu Buhari, tout comme des partenaires historiques tel l’Angolais Joao Lourenço ou plus récents comme le Centrafricain Faustin-Archange Touadéra. Des pays où la Russie est quasi absente seront aussi représentés, à l’instar de la Côte d’Ivoire avec son président Alassane Ouattara, qui aura en tête l’éventuelle conclusion d’un accord de coopération militaire.

Pas d’ingérence politique

Pour le président russe, qui a programmé 13 rencontres bilatérales, le forum sera l’occasion de démontrer qu’il a les intérêts africains à cœur, lui qui en 20 ans ne s’est déplacé que trois fois en Afrique subsaharienne, toujours en Afrique du Sud. «Nous sommes en train de préparer et de réaliser des projets d’investissements avec des participations russes qui se comptent en milliards de dollars», a-t-il souligné dans un entretien diffusé lundi par l’agence Tass. Car Moscou, après cinq années de sanctions économiques occidentales, a un besoin crucial de partenaires et de débouchés pour conjurer sa croissance atone. Dans un contexte de tensions exacerbées avec les pays occidentaux, le sommet de Sotchi sera aussi l’occasion pour la Russie, après son grand retour au Moyen-Orient à la faveur de ses succès syriens, de montrer qu’elle est une puissance d’influence mondiale.

Reste que l’époque où l’influence soviétique s’exerçait un peu partout sur le continent se fait lointaine. A l’époque, Moscou s’était taillé une place de choix par son soutien aux luttes pour la décolonisation, mais la chute de l’URSS a provoqué un spectaculaire reflux. En 2018, les échanges commerciaux entre la Russie et l’Afrique s’élevaient à 20 milliards de dollars, moins de la moitié de ceux de la France et dix fois moins que la Chine. Et la majorité du commerce concerne les armes, rare domaine dans lequel la Russie reste en tête. Pour retourner la tendance, Vladimir Poutine vante une coopération sans ingérence «politique ou autre», à l’heure où certains acteurs africains, inquiets de leur dépendance financière, commencent à ressentir une forme de lassitude face à la Chine.

«Il est normal et naturel que la Russie veuille approfondir ses relations avec l’Afrique, de la même manière que la Chine, le Japon, les États-Unis et les pays de l’UE», avait expliqué à l’AFP quelques semaines avant le sommet le ministre des Affaires étrangères de Cap-Vert, Luis Filipe Tavares. Mais Moscou a encore du chemin pour concurrencer la Chine ou les Occidentaux. «La Russie n’est pas l’Union soviétique. Elle manque des ressources, de l’idéologie et de l’attrait de son prédécesseur», note Paul Stronski, du Centre Carnegie à Moscou.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Russie: Poutine décore un astronaute américain rescapé de l’accident d’un Soyouz

octobre 8, 2019

 

Le président russe Vladimir Poutine a décerné l’Ordre du courage, l’une des plus hautes distinctions du pays, à un astronaute américain qui avait survécu il y a un an au décollage raté d’une fusée Soyouz.

Selon un décret présidentiel publié mardi, l’Américain Nick Hague, 44 ans, est récompensé pour «son courage et son haut degré de professionnalisme» dans des conditions périlleuses lors du lancement au cosmodrome russe de Baïkounour, situé au Kazakhstan.

Le 11 octobre 2018, la fusée Soyouz dans laquelle avaient pris place Nick Hague et le Russe Alexeï Ovtchinine s’était désagrégée quelques minutes après son décollage pour la Station spatiale internationale (ISS), un accident inédit pour le programme spatial russe depuis la fin de l’URSS.

Après avoir été éjectés avec succès par le système de sauvetage automatique, les deux hommes s’en étaient été sortis indemnes malgré la très forte pression subie. En mars, ils étaient repartis avec succès vers l’ISS, d’où ils sont rentrés la semaine dernière après une mission de six mois. Considérée comme l’une des plus hautes distinctions russes, l’Ordre du Courage est souvent remis à titre posthume. La Station spatiale internationale est un des derniers exemples de coopération active entre la Russie et les Etats-Unis, dans un contexte de tensions sans précédent depuis la Guerre froide.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Cohn-Bendit: l’extrême droite est «le cheval de Troie de Poutine» en Europe

mai 19, 2019

 

L’extrême droite européenne, dont le Rassemblement national de Marine Le Pen, est «le cheval de Troie» en Europe du président russe Vladimir Poutine, a accusé ce dimanche l’ancien dirigeant écologiste Daniel Cohn-Bendit, soutien de la liste LREM-MoDem.

«L’extrême droite est le cheval de Troie à plusieurs têtes de Poutine en Europe», a affirmé ce proche d’Emmanuel Macron lors d’une session Facebook Live organisée par la liste Renaissance, au lendemain du scandale qui a provoqué la chute de la coalition entre la droite et l’extrême droite en Autriche.

«Marine Le Pen, l’extrême droite autrichienne, l’extrême droite allemande sont fortement liés au parti de Poutine et à Poutine», a souligné Daniel Cohn-Bendit, soulignant que «l’extrême droite autrichienne est l’alliée privilégiée du Rassemblement national». Voter pour ces listes aux élections européennes dimanche prochain reviendrait donc à élire «des gens qui pensent déconstruire l’Europe avec les Américains pour Trump, ou avec les Russes pour Poutine».

Le FPÖ avait signé, avant son arrivée au pouvoir à Vienne, un accord de coopération avec Russie Unie, le parti de Vladimir Poutine, qui lui vaut des accusations récurrentes de liens troubles avec Moscou. Daniel Cohn-Bendit a ainsi expliqué ce dimanche que «les services de renseignement allemands ont dit qu’ils ne voulaient plus travailler avec l’Autriche parce que le ministre de l’Intérieur autrichien (…) donnait aux Russes des informations que les services européens échangeaient».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Poutine fait l’éloge du renseignement militaire russe, au coeur d’un scandale d’empoisonnement

novembre 2, 2018

Moscou – Vladimir Poutine a fait l’éloge vendredi du « professionnalisme » et du « courage » du renseignement militaire russe (GRU), participant à une cérémonie pour le centenaire de ce service au moment où il est notamment accusé de l’empoisonnement d’un ex-agent en Angleterre et de cyberattaques à travers le monde.

« Je connais vos – sans rien exagérer – capacités uniques, y compris dans le domaine des opérations spéciales », a déclaré M. Poutine s’adressant à l’assemblée lors de la cérémonie qui se tenait dans le Théâtre de l’armée russe à Moscou.

« Je suis convaincu de votre professionnalisme, de votre courage personnel et de votre résolution, convaincu que chacun de vous fera tout pour la Russie et notre peuple », a-t-il souligné.

Créée par les bolchéviques en 1918 et considérée comme une structure rivale du KGB pendant l’époque soviétique, la Direction générale des renseignements de l’état-major des forces armées (GRU, renommé officiellement GU en 2010) a la réputation d’être la plus puissante et la plus audacieuse agence d’espionnage russe, tout en étant peu connue du grand public.

Dans son discours, M. Poutine, qui est lui-même un ancien officier du KGB, a d’ailleurs proposé de rajouter de nouveau au nom du service la lettre « R » désignant « renseignement » et de rétablir ainsi le nom GRU.

Ces derniers mois plusieurs pays occidentaux ont accusé le GRU d’être impliqué dans des cyberattaques et piratages dans le monde entier, alors que Londres a mis en cause le service de renseignement militaire russe dans l’empoisonnement en mars en Angleterre d’un ex-agent double russe, Sergueï Skripal.

Les autorités britanniques ont émis des mandats d’arrêt contre deux agents présumés du GRU, soupçonnés d’avoir perpétré l’attaque au Novitchok, un puissant agent innervant, contre l’ex-espion russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia le 4 mars à Salisbury, en Angleterre.

Aux Etats-Unis, le GRU a notamment été accusé d’être à l’origine du piratage des ordinateurs du parti démocrate américain, prélude au scandale de l’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine de 2016. Dans cette affaire, 12 Russes présentés comme des agents du GRU ont été inculpés en juillet.

Ces accusations sont rejetées par la Russie.

Romandie.com avec(©AFP / 02 novembre 2018 15h48)                                                        

Russie: la confiance en Vladimir Poutine chute fortement (sondage)

octobre 8, 2018

Le président russe Vladimir Poutine lors d’une rencontre avec le chancelier autrichien, à Saint-Pétersbourg le 3 octobre 2018 / © POOL/AFP/Archives / Dmitri Lovetsky

La confiance envers le président russe Vladimir Poutine est passée sous la barre des 40%, une première depuis l’annexion de la Crimée dans un contexte de grogne sociale contre une impopulaire réforme des retraites, selon un sondage publié lundi.

Seuls 39% des Russes interrogés en septembre ont affirmé avoir confiance en Vladimir Poutine, une baisse de 9 points par rapport au mois de juin, selon un sondage du centre indépendant Levada.

C’est le plus faible résultat de Vladimir Poutine depuis février 2014, lorsque sa cote de confiance avait atteint 36%. Cette dernière avait ensuite bondi à 51% après l’annexion de la Crimée en mars 2014.

La semaine dernière, le président russe a promulgué une réforme prévoyant le relèvement de 5 ans de l’âge de la retraite. Cette mesure a provoqué un vif mécontentement en Russie, poussé des milliers de personnes à protester dans la rue et provoqué des revers électoraux inattendus du parti au pouvoir en septembre lors d’élections régionales.

La nouvelle loi fait passer l’âge de départ à la retraite à 65 ans contre 60 aujourd’hui pour les hommes et à 60 ans contre 55 actuellement pour les femmes. Ces seuils de départ à la retraite avaient été fixés en 1932, à l’époque soviétique, et n’avaient pas été touchés depuis.

Confronté à une fronde inhabituelle, M. Poutine avait proposé lors d’une rare adresse télévisée à la nation en août d’assouplir la réforme, ce que les députés n’avaient pas tardé à faire en amendant le projet.

Selon l’enquête de l’institut Levada, les cotes de confiance du ministre de la Défense Sergueï Choïgou et des Affaires étrangères Sergueï Lavrov chutent également, passant respectivement de 19 à 15 points et de 14 à 10 points.

Romandie.com avec(©AFP / (08 octobre 2018 13h12)

Poutine appelle l’UE à participer à la reconstruction en Syrie

août 18, 2018

Le président russe Vladimir Poutine le 18 août 2018 au château de Meseberg près de Berlin / © AFP / Tobias SCHWARZ

Le président russe Vladimir Poutine a appelé samedi les Européens à participer financièrement à la reconstruction de la Syrie pour permettre le retour chez eux de millions de réfugiés, lors d’une visite en Allemagne.

« Il faut renforcer la dimension humanitaire dans le conflit syrien et je veux dire par là avant tout l’aide humanitaire à la population syrienne, et aider les régions où les réfugiés se trouvant à l’étranger peuvent retourner », a-t-il déclaré avant un entretien avec la chancelière Angela Merkel.

Il y en a un million en Jordanie, autant au Liban, et 3 millions en Turquie, a-t-il énuméré.

L’Allemagne en a accueilli aussi plusieurs centaines de milliers depuis 2015, au plus fort de la crise migratoire, qui a ébranlé la cohésion de l’Union européenne et affaibli politiquement Angela Merkel.

« C’est potentiellement un énorme poids pour l’Europe », a-t-il mis en garde.

« C’est pourquoi il faut tout faire pour que ces gens rentrent chez eux », ce qui veut dire concrètement rétablir les services de base comme l’approvisionnement en eau ou les infrastructures médicales.

La chancelière allemande Angela Merkel et le président russe Vladimir Poutine au château de Meseberg près de Berlin le 18 août 2018 / © AFP / Tobias SCHWARZ

La chancelière a estimé de son côté que la priorité en Syrie était « d’éviter une catastrophe humanitaire », sans rentrer dans les détails.

Les deux dirigeants veulent également évoquer le règlement la crise ukrainienne, qui « malheureusement n’avance pas du tout », a jugé M. Poutine.

Le processus de paix des accords de Minsk, parrainé par l’Allemagne et la France, est au point mort, a également constaté la chancelière, soulignant l’absence « de cessez le feu stable » dans l’est de l’Ukraine. Une mission des Nations unies sur place, au menu des discussions avec M. Poutine, « pourrait peut-être jouer un rôle de pacification » dans la région, a-t-elle dit.

La Russie est accusée par Kiev et les Occidentaux de soutenir militairement les séparatistes de l’Est ukrainien, ce qu’elle nie.

La coopération économique, en particulier dans le domaine de l’énergie, doit aussi être un thème central des discussions.

Le président russe arrive pour rencontrer Angela Merkel / © AFP / Marion Payet

La Russie et l’Allemagne sont partenaires dans le projet de gazoduc Nord Stream 2, très critiqué par le président américain Donald Trump, qui doit doubler les capacités de livraison par la route de transit via la mer Baltique tout en évitant un transport via l’Ukraine.

« L’Ukraine doit à mon avis jouer un rôle dans le transit de gaz vers l’Europe », même après l’entrée en fonction de Nord Stream 2 prévue en 2019, a déclaré la chancelière.

M. Poutine a de nouveau défendu le projet, « qui répond à la demande croissante de l’économie européenne pour les ressources énergétiques ».

« Je veux souligner ici que Nord Stream 2 est uniquement un projet économique et il ne ferme pas la porte à la continuation du transit de gaz à travers le territoire de l’Ukraine », a-t-il réaffirmé.

En juillet, il avait déjà assuré que la Russie était disposée à maintenir le transit de gaz russe par l’Ukraine après la mise en service du gazoduc, mais sans en dire plus sur les volumes ou les tarifs.

Les deux responsables mènent leurs consultations au château de Meseberg, la résidence du gouvernement à 70 km au nord de Berlin. Aucune communication n’est prévue à l’issue de la rencontre.

Romandie.com avec(©AFP / (18 août 2018 21h18)