Posts Tagged ‘Voiture’

France: Deux enfants retrouvés inconscients dans une voiture, les parents les jugeaient «insupportables»

juillet 19, 2020

 

En guise de punition, les enfants auraient été enfermés durant plus de deux heures en plein soleil.

L’alerte a été donnée vers 14h45 hier par le service de sécurité du centre commercial. Deux enfants âgés respectivement de 3 et 5 ans ont été repérés à l’arrière d’une voiture garée sur le parking en plein soleil, fenêtres fermées. Malgré l’insistance de l’agent de sécurité qui s’est cantonné à frapper sur les vitres, aucun des enfants assis dans le véhicule n’a réagi.

Une équipe de la brigade anticriminalité est alors intervenue et, grâce à un brise vitre, a réussi à faire évacuer les enfants, en état de déshydratation. «Les enfants respiraient mais ne réagissaient plus. Il faisait 35° dans l’habitacle», souffle une source proche de l’enquête au Parisien. Les pompiers ont finalement dû intervenir pour les accompagner à l’hôpital de Jossigny afin qu’ils soient réhydratés.

Les parents, appelés par le haut-parleur du centre, sont arrivés à leur véhicule un peu plus tard. Selon Le Parisien, le couple était en vacances chez leur belle-sœur et était venu avec ses enfants dès 10 heures du matin pour faire des courses. «Comme ils étaient insupportables, ils les ont enfermés dans leur voiture à 13 heures», lance au quotidien un proche de l’enquête. Les enfants auraient alors passé environ deux heures seuls, enfermés dans la voiture.

Une enquête a été ouverte par le commissariat de Chelles pour savoir notamment depuis combien de temps les enfants étaient dans le véhicule. Le dossier devrait être transmis au parquet de Meaux dès aujourd’hui. Présenté à un magistrat, le père aurait reconnu les faits et ne se serait «pas rendu compte du risque». Les parents pourraient maintenant, selon les conclusions du magistrat, faire face à des poursuites.

Avec Le Figaro par Margaux d’Adhémar

 

Une voiture fonce sur la foule en Allemagne, des blessés

février 24, 2020

Le conducteur a été arrêté. La police a confirmé le caractère intentionnel de l’acte. Les motivations du suspect restent pour l’heure inconnues.

L'intervention des pompiers lors du carnaval de Volkmarsen
L’intervention des pompiers lors du carnaval de Volkmarsen ELMAR SCHULTEN / REUTERS

Une voiture a foncé sur la foule lundi 24 février en Allemagne lors d’un défilé de carnaval, dans la ville de Volksmarsen, faisant plusieurs dizaines de blessés, annonce la police. Le conducteur, un Allemand de 29 ans, a été interpellé.

La police a confirmé le caractère intentionnel de l’acte. Les motivations du suspect restent pour l’heure inconnues, alors qu’une partie de l’Allemagne célèbre le «lundi des roses», le point culminant des festivités du carnaval.

Selon des témoins, le véhicule a percuté la foule vers 14h30 et donné un coup d’accélérateur.

L'intervention des forces de l'ordre et des pompiers lors du carnaval de Volkmarsen
L’intervention des forces de l’ordre et des pompiers lors du carnaval de Volkmarsen Elmar Schulten / via REUTERS

Selon des médias locaux, c’est un break Mercedes gris métallisé qui a été utilisé. Des enfants figure parmi les victimes. Selon des images, de nombreuses personnes étaient allongées au sol et ont été prises en charge par des équipes de secours déployées en masse dans ce village de 7000 habitants, situé dans l’Etat régional de Hesse.

La police de Hesse a réagi sur Twitter en annonçant l’annulation des autres défilés du «lundi des roses».

Par Le Figaro avec Reuters et AFP

France: Une voiture plonge dans une rivière: un enfant retrouvé mort, deux autres grièvement blessés

janvier 15, 2020

Le corps d’un garçon de 10 ans a été retrouvé sans vie mercredi après-midi et deux autres ont été grièvement blessés après la chute d’une voiture dans une rivière à Lampaul-Guimiliau, près de Landivisiau (Finistère), selon une source proche de l’enquête.

L’accident, dont les causes restent inexpliquées, s’est produit en ligne droite peu avant midi. Le véhicule, conduit par une femme qui a pu s’extraire seule de l’habitacle, a plongé dans la rivière Quillivaron en franchissant un petit pont et s’est retrouvée sur le toit, a-t-on appris de même source.

En arrêt cardio-respiratoire, deux enfants âgés de quatre et six ans ont été transférés au CHU de la Cavale Blanche à Brest. Le corps du troisième enfant, porté disparu au moment de l’accident, a été retrouvé en cours d’après-midi.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Un mystérieux acheteur s’offre le 4X4 de Ceausescu

décembre 21, 2019

Un véhicule 4X4 fabriqué en Roumanie et ayant appartenu à Nicolae Ceausescu a été vendu aux enchères vendredi 20 décembre pour 40.000 euros, 30 ans après la chute de l’ancien dictateur communiste, a annoncé l’administration fiscale, sans dévoiler le nom de l’acquéreur.

C’est à bord de ce véhicule gris bleu doté d’un toit ouvrant que Ceausescu et l’ex-président de l’URSS Mikhaïl Gorbatchev avaient salué la foule massée le long des principales artères de Bucarest lors de la visite de ce dernier en Roumanie en 1987.

Le véhicule est visible dans la vidéo ci-dessous (à 1min20) :

Ce 4X4 construit en 1977 par l’usine ARO de Campulung Muscel (170 km au nord de Bucarest) et ayant 72.453 km au compteur a été acquis pour près de 40.000 euros, soit le double de sa mise à prix.

Seuls quatre véhicules de ce type ont été produits par l’usine roumaine, tous destinés à Ceausescu et aux agents de sécurité qui l’accompagnaient lors de ses déplacements, selon les médias locaux. L’usine a fait faillite dans les années 2000.

Cet ARO avait été une première fois vendu aux enchères en 2002, en même temps que les trois autres. Il avait cependant été confisqué par le fisc quelques années plus tard, son acquéreur, un richissime homme d’affaires, ayant été condamné à de la prison ferme pour fraude.

La Roumanie commémore cette semaine les trente ans du soulèvement anticommuniste qui avait renversé le régime de Ceausescu (1974-1989), dictateur entouré d’un intense culte de la personnalité.

Le 25 décembre, il fut exécuté par balles, à l’âge de 71 ans, aux côtés de son épouse et à l’issue d’un procès sommaire.

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis: Une personne arrêtée alors qu’elle tentait d’entrer en voiture à la Maison-Blanche

novembre 21, 2019

 

Un individu non identifié a été interpellé après avoir tenté de pénétrer dans l’enceinte de la Maison-Blanche en voiture, en suivant un véhicule autorisé, a indiqué jeudi le Secret Service américain.

«Le véhicule a été stoppé et l’individu a été immédiatement détenu par les agents du Secret Service», a dit sur Twitter la prestigieuse police d’élite chargée de la protection du président des Etats-Unis. Des rues aux abords de la Maison-Blanche ont par conséquent été fermées à Washington. Le Secret Service n’a pas fourni de détails sur l’identité de la personne. Il a seulement dit qu’elle avait tenté d’entrer dans «le complexe de la Maison-Blanche en suivant un autre véhicule qui entrait de manière légale».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Suède: À Oslo, la « guerre à la voiture » est lancée

septembre 24, 2018

Des transats plutôt que des 4×4… Bien décidée à prendre un tournant écolo, Oslo chasse l’automobile de son centre-ville lentement mais sûrement, ulcérant certains qui y voient une « guerre à la voiture » liberticide.

« Il faut rendre la ville aux gens, que les enfants puissent jouer en sécurité, que les personnes âgées aient des bancs où s’asseoir », plaide Hanna Marcussen, assise sur la place pavée de la mairie, elle-même fermée depuis peu à la circulation.

« Et, pour ça, il faut supprimer la voiture qui prend une place disproportionnée », affirme la conseillère municipale écologiste en charge du développement urbain.

Certes, ce n’est pas l’interdiction totale de circuler dans le centre d’ici 2019 initialement envisagée — et préventivement dénoncée par une élue comme « un mur de Berlin contre les automobilistes ».

Mais Oslo a imaginé une série de mesures tout aussi dissuasives, à défaut d’être spectaculaires: suppression de 700 places de stationnement, zonage rendant impossible la traversée du centre en voiture, piétonnisation de rues, renchérissement des péages urbains…

Résultat: le trafic, y compris les très populaires voitures électriques, est réduit à sa portion congrue dans une zone de 1,9 km2 de l’hypercentre, où environ 5.500 personnes vivent et 120.000 travaillent.

« En 2020, on aura supprimé l’essentiel des voitures particulières du centre-ville. En dehors de celles pour handicapés, il n’y en aura plus », affirme Hanna Marcussen.

À la place commencent à bourgeonner les terrasses de café, du mobilier urbain, des pistes cyclables ou encore des stations à vélos.

Désignée « capitale verte de l’Europe » en 2019, Oslo compte purifier son air, gagner en convivialité avec davantage d’activités culturelles et limiter ses émissions de CO2, qu’elle entend réduire de 95% d’ici 2030.

Elle défriche ainsi un sentier qui voit de nombreuses grandes villes comme Paris, Madrid, Bruxelles et Helsinki s’éloigner de la logique du « tout-voiture ».

– « Un endroit très triste » –

Mais tout le monde n’est pas d’accord avec cette évolution.

« Ce qu’il y a de plus tragique dans cette guerre à la voiture, c’est que les responsables politiques s’en prennent à la liberté des personnes et à leur portefeuille », proteste Jarle Aabø.

Ce spécialiste de relations publiques anime la lettre d’information « Oui à la voiture à Oslo », qui regroupe près de 23.000 membres sur Facebook et où les commentaires sont parfois rugueux.

« Ce que les gens redoutent, c’est que le centre d’Oslo meure, qu’il devienne un endroit très triste », assure-t-il, à contrepied de l’argumentaire officiel.

« Je ne sais pas comment tout cela va finir mais je ne crois pas que des cyclistes béats vont venir faire du théâtre de rue et des danses en janvier à -20°C avec de la neige jusqu’aux genoux », souligne-t-il.

Les cyclistes, eux, se réjouissent.

« Ça va être très bien », confie Christopher Olssøn, un photographe qui se déplace à vélo. « La conflictualité est élevée entre automobilistes et cyclistes ».

« Mais si on supprime totalement la voiture, encore faut-il améliorer l’offre de transport collectif au niveau du prix et de la qualité », ajoute-t-il.

C’est là que le bât blesse. À près de six euros le ticket, le transport en commun reste cher et les usagers s’agacent des retards et dysfonctionnements, surtout quand il faut patienter dans un froid glacial.

– Commerçants inquiets –

Et si un peu plus de la moitié des habitants demeurent favorables à un centre-ville « avec le moins de voitures possible », certains commerçants font la grimace.

À deux pas de l’Hôtel de ville, aux abords fermés à la circulation depuis le 1er juin, un magasin de literie est désespérément vide.

« Nos clients se plaignent de ne pas pouvoir venir », explique le propriétaire, Terje Cosma. « On vend des marchandises qu’on ne peut pas porter sous le bras et beaucoup sont donc tributaires d’une voiture ».

Si la boutique était jusqu’en juin en avance par rapport à ses prévisions de chiffre d’affaires, cette avance s’est évaporée depuis.

Deux boutiques voisines ont déjà mis la clé sous la porte. Les clients vont désormais faire leurs achats dans des centres commerciaux en périphérie.

« Restaurants, cafés et bars y gagnent sans doute mais pas les magasins spécialisés. On perd en diversité », regrette M. Cosma.

Mme Marcussen, la conseillère municipale écologiste, se veut elle confiante.

« Voiture ou pas voiture, la morphologie d’un centre-ville changera toujours avec le temps », assure-t-elle. « S’il y a un endroit où je pense vraiment que le commerce continuera de prospérer, c’est dans les centre-villes, où on pourra combiner shopping et sorties culturelles ou au restaurant ».

Romandie.com avec(©AFP / (24 septembre 2018 12h47)                                                        

Une voiture fonce dans la foule en Chine: 11 morts, 44 blessés

septembre 13, 2018

 

Pékin – Un véhicule 4X4 a délibérément foncé mercredi soir dans la foule qui se trouvait sur une place publique dans une ville du centre de la Chine, tuant 11 personnes et faisant 44 blessés, selon les autorités locales.

Le drame s’est produit à 19h35 (11h35 GMT) sur la place centrale de la ville de Hengdong, dans la province du Hunan. La police a arrêté le chauffeur du véhicule, ont rapporté les autorités du district.

Il s’agit d’un « vengeur récidiviste », a expliqué jeudi la police locale dans un communiqué. « Il a foncé seul dans la foule hier soir. Il avait emporté des pelles et des poignards pour attaquer la foule, avec l’intention de provoquer de graves dommages ».

L’homme, du nom de Yang, avait par le passé été condamné pour différents chefs, y compris vol, drogue, et blessures intentionnelles, selon la même source.

Des photos circulant sur les réseaux sociaux montrent un véhicule de type 4X4 avec le pare-choc enfoncé. Des vidéos de la scène ont été promptement censurées.

Un attentat à la voiture bélier avait eu lieu en 2013 à Pékin, sous le célèbre portrait de Mao Tsé-toung qui donne sur la place Tiananmen. Deux touristes avaient trouvé la mort lors de cette action, mise par les autorités sur le compte de séparatistes ouïghours, une ethnie musulmane de la région du Xinjiang (nord-ouest). Les trois personnes à bord du véhicule, qui avait explosé, avaient perdu la vie.

(©AFP / 13 septembre 2018 13h13)                                                                                                        

France: un célèbre braqueur en cavale vu dans une voiture transportant des explosifs

juillet 25, 2018

Pontoise (France) – Trois semaines après sa spectaculaire évasion en hélicoptère de sa prison près de Paris, le braqueur Redoine Faïd a été repéré mardi non loin de la capitale à bord d’une voiture transportant des explosifs et a échappé de peu à la police.

« Un important dispositif de recherche » a été mis en place mercredi, a affirmé à l’AFP une source proche de l’enquête, selon laquelle cet homme de 46 ans en fuite depuis le 1er juillet a été identifié sur la base d' »images » et de « témoignages ».

Mardi, peu après 16H30 (14H30 GMT), des gendarmes repèrent un véhicule à proximité d’une station-service d’une localité au nord de Paris, Piscop. Quand ils veulent contrôler ses deux occupants, ces derniers prennent la fuite. S’engage alors une course-poursuite avec les forces de l’ordre qui se termine quelques kilomètres plus loin, dans le parking couvert d’un centre commercial de la ville de Sarcelles où les deux hommes abandonnent la voiture, ont raconté à l’AFP des sources concordantes.

« Ils leur ont échappé de peu. Ca s’est joué à quelques secondes », a affirmé une source policière.

« Six pains de plastic » ont été retrouvés dans le coffre, ainsi qu’un « jeu de fausses plaques d’immatriculation », a dit cette source, et le centre commercial a été évacué afin de permettre des opérations de déminage.

La voiture a été retirée de ce parking de 100 places, où des pancartes avertissent d’une surveillance vidéo, a constaté mercredi une journaliste de l’AFP. Il compte une seule sortie pour les piétons, qui débouche sur le parking en plein air d’un magasin d’électronique.

« Habitué à la cavale », Redoine Faïd est présenté par la police comme un « individu dangereux ». Depuis son évasion, une centaine de policiers spécialisés se concentrent sur la traque de ce multirécidiviste qui s’était déjà échappé, en 2013, d’une prison du nord de la France avant d’être repris, six semaines plus tard, en banlieue parisienne.

– Hélicoptère et disqueuses –

Des analyses d’empreintes et d’ADN trouvés dans la voiture étaient en cours mercredi afin d’identifier formellement le braqueur, a déclaré une source proche de l’enquête.

Redoine Faïd a été condamné en avril à 25 ans de prison pour son rôle d' »organisateur » dans un braquage raté en 2010, qui avait coûté la vie à une policière municipale.

Le 1er juillet, en quelques minutes à peine, il s’était évadé, aidé par un commando armé qui avait auparavant pris en otage un pilote d’hélicoptère.

Deux hommes portant des cagoules et des brassards de police, équipés de fusils d’assaut de type kalachnikov et de disqueuses, avaient sauté de l’appareil qui survolait la cour d’honneur du centre pénitentiaire de Réau, près de Melun. Après avoir scié plusieurs portes et lâché des fumigènes, ils avaient récupéré leur complice au parloir.

Le 10 juillet, les enquêteurs ont mis la main au nord de Paris sur un sac contenant notamment des armes, des cagoules et une disqueuse qu’ils soupçonnent d’avoir appartenu au commando ayant participé à son évasion.

Une semaine auparavant, le dernier véhicule connu à bord duquel le fuyard pourrait avoir pris place avait été également retrouvé dans cette région qu' »il connaît bien », avait fait valoir une source proche de l’enquête, puisque le braqueur en est originaire.

Romandie.com avec(©AFP / 25 juillet 2018 14h35)                                                        

France: un homme fonce sur des militaires sans faire de blessés

mars 29, 2018

Varces-Allières-et-Risset (France) – Un homme a été interpellé jeudi après avoir foncé avec sa voiture sur des militaires d’une caserne proche des Alpes françaises, sans faire de blessés, moins d’une semaine après l’attentat jihadiste dans le sud-ouest dont les victimes étaient inhumées le même jour.

En début de matinée à proximité de la caserne de Varces-Allières-et-Risset, près de Grenoble, un homme accompagné d’une femme a insulté puis tenté de renverser des membres de la 27e Brigade d’infanterie de montagne (BIM), en tenue de sport mais clairement identifiables comme militaires, avant de prendre la fuite, selon des sources proches du dossier.

L’homme a été interpellé quelques heures plus tard non loin de là, à Grenoble, a-t-on appris de sources proches du dossier.

Ses motivations restent inconnues, mais « il semble qu’il y avait manifestement une vive rancœur envers les militaires », a indiqué le parquet de Grenoble.

« Aux alentours de 8H15, il a menacé verbalement six ou sept militaires qui faisaient un footing. Il a insulté un deuxième groupe de militaires qui sortaient faire un footing et qui l’ont perdu de vue », a précisé le colonel Benoît Brulon, porte-parole de l’Armée de Terre.

L’homme a ensuite « foncé » sur les militaires, qui « ont réussi à remonter sur le trottoir sans être écrasés ».

La voiture, une Peugeot 208 selon l’armée, était vraisemblablement équipée de fausses plaques d’immatriculation, les numéros ne correspondant pas au modèle du véhicule, selon le parquet.

Cette agression survient moins d’une semaine après l’attaque jihadiste dans le sud-ouest de la France qui a fait quatre morts, dont Arnaud Beltrame, un officier de gendarmerie qui s’était livré à la place d’une otage. Les derniers hommages aux victimes et leurs obsèques ont lieu jeudi.

L’auteur de l’attaque, Radouane Lakdim, 25 ans, qui était fiché pour radicalisation islamiste par les services de renseignement, a été abattu dans le supermarché où il s’était retranché.

Des tags hostiles au colonel Beltrame et glorifiant l’auteur de l’attaque ont été découverts à Grenoble.

En août dernier, une voiture avait foncé sur des militaires de l’opération de surveillance des lieux publics Sentinelle, mise en place après les attentats de janvier 2015, à Levallois-Perret en banlieue parisienne, faisant six blessés. Le parquet antiterroriste avait été saisi et le suspect interpellé quelques jours plus tard dans le nord de la France.

En 2017, d’autres policiers et militaires ont été pris pour cible à plusieurs reprises à Paris. Le 20 avril sur les Champs-Élysées, une attaque revendiquée par le groupe Etat islamique avait coûté la vie à un membre des forces de l’ordre.

Après les tueries de Mohamed Merah en 2012, la France, particulièrement visée pour sa participation à la coalition militaire internationale contre le groupe État Islamique (EI) en Irak et en Syrie, a été frappée depuis 2015 par une série d’attentats sans précédent qui ont fait 245 morts au total, dont 130 à Paris en novembre 2015 et 86 à Nice (sud-est) en juillet 2016.

Romandie.com avec (©AFP / 29 mars 2018 11h39)                                            

Burkina Faso: une trentaine de morts dans des attaques coordonnées à Ouagadougou

mars 2, 2018

Un épais nuage de fumée noire pendant des attaques armées dans le centre de Ouagadougou, le 2 mars 2018 au Burkina / © AFP / Ahmed OUOBA

Une trentaine de personnes ont été tuées vendredi dans des attaques coordonnées associant voiture piégée et tirs nourris qui ont visé simultanément l’état-major des forces armées du Burkina Faso et l’ambassade de France, à Ouagadougou.

L’opération menée dans la matinée par au moins deux groupes d’hommes armés dans le centre-ville n’avait pas encore été revendiquée en début de soirée, mais le Burkina Faso est depuis 2015 la cible d’attaques jihadistes, qui ont déjà frappé sa capitale, sans jamais toutefois atteindre un tel niveau d’organisation.

« Notre pays a été de nouveau la cible ce vendredi de forces obscurantistes », a dénoncé vendredi soir le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré dans un communiqué.

Plus tôt dans la journée, son gouvernement avait évoqué une « attaque terroriste perpétrée (…) par des hommes lourdement armés non identifiés ».

Huit membres des forces de l’ordre ont été tués, et plus de 80 blessés, selon un bilan dans la soirée du ministre burkinabè de la Sécurité Clément Sawadogo, qui a précisé que huit assaillants avaient été abattus.

Mais selon plusieurs sources sécuritaires interrogées par l’AFP, au moins 28 personnes ont été tuées dans l’attaque contre l’état-major. Aucun Français n’a été tué ou blessé dans l’attaque contre l’ambassade de France, a-t-on appris de source diplomatique française.

Le président français Emmanuel Macron a réaffirmé « la détermination et le plein engagement de la France, aux côtés de ses partenaires du G5 Sahel, dans la lutte contre les mouvements terroristes ».

Le président du Niger et président en exercice de la force régionale antijihadiste G5-Sahel, Mahamadou Issoufou, lui a fait écho en assurant que les attaques « ne feront que renforcer la détermination du G5-Sahel et de ses alliés dans la lutte contre le terrorisme ».

« Plus que jamais l’Afrique et la communauté internationale doivent se mobiliser pour faire front commun contre cette barbarie qu’il faut définitivement neutraliser », a renchéri le président guinéen Alpha Condé dans un communiqué.

Le gouvernement Ivoirien a adressé « au peuple frère du Burkina Faso toute sa solidarité et sa compassion », selon un communiqué de son ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Sidiki Diakite.

– Première voiture piégée –

« Aux environs de 10h, des assaillants ont commencé à tirer sur l’ambassade de France et presqu’au même moment un autre groupe, de manière coordonnée s’attaquait à l’état-major général des armées », a détaillé lors d’un point de presse le ministre de la Sécurité.

Une voiture piégée a ensuite explosé près de l’état-major burkinabè, un mode opératoire inédit au Burkina. « Les assaillants ont fait usage d’un véhicule bourré d’explosifs dont la charge était énorme », a souligné Clément Sawadogo.

Des photos postées par des habitants de la capitale sur Twitter montraient d’épaisses colonnes de fumée noire s’élevant de plusieurs bâtiments, dont celui de l’état-major.

La situation n’a été maîtrisée que vers 15h, selon les autorités burkinabè, qui ont laissé entendre que le bilan aurait pu être beaucoup plus lourd: une réunion entre le chef d’état-major et des officiers à propos de la force antijihadiste G5 Sahel, qui devait se tenir dans une salle, a été déplacée.

« La salle initialement désignée (…), qui était peut-être ciblée, a été littéralement détruite par l’explosion », selon Clément Sawadogo.

A environ un kilomètre de là, cinq hommes armés sont sortis d’une voiture et ont ouvert le feu sur des passants avant de se diriger vers l’ambassade de France où ils échangé des coups de feux avec les gendarmes et policiers français qui gardaient l’ambassade, selon des témoins.

Ils ont été « neutralisés », selon les autorités bukinabè.

« Les forces françaises au Burkina sont intervenues en soutien à l’action de l’armée burkinabé, elles n’ont pas pris part directement à l’action », a affirmé à l’AFP le porte-parole de l’état-major de l’armée française, le colonel Patrick Steiger. La France dispose de forces spéciales sur une base militaire à Ouagadougou.

Le parquet de Paris a de son côté ouvert une enquête pour tentative d’assassinats terroriste.

– ‘Cibles dures, symboles forts’ –

L’un de témoins interrogé par l’AFP a raconté avoir vu les assaillants armés de fusils d’assaut Kalachnikov qui, « ont commencé à ouvrir le feu sur les gendarmes qui étaient dans la guérite » devant l’ambassade. Ils étaient « habillés en civil, même pas cagoulés, à visage découvert ».

A l’inverse, le commando qui a attaqué l’état-major portait l’uniforme de l’armée de terre bukinabè, selon une source sécuritaire.

Les établissements scolaires français et l’Institut français de Ouagadougou seront fermés jusqu’à mercredi inclus.

« Le mode opératoire des attaques évolue crescendo. Après des cibles molles, comme des hôtels et restaurants, cette attaque a visé des cibles dures, des symboles forts », a jugé un consultant burkinabè en sécurité, Paul Koalaga.

La capitale du Burkina a été ces dernières années à plusieurs reprises la cible d’attaques jihadistes visant des cibles fréquentées par les Occidentaux.

Le 13 août 2017, deux assaillants avaient ouvert le feu sur un café-restaurant, le Aziz Istanbul, situé sur la principale avenue de la capitale, faisant 19 morts et 21 blessés. L’attaque n’avait pas été revendiquée.

Le 15 janvier 2016, trente personnes, dont six Canadiens et cinq Européens, avaient été tuées lors d’un raid contre l’hôtel le Splendid et le restaurant Cappuccino dans le centre de Ouagadougou. L’attaque avait été revendiquée par le groupe jihadiste Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Le nord du Burkina Faso, frontalier du Mali, est aussi le théâtre d’attaques jihadistes depuis 2015, qui ont fait 133 morts, selon un bilan officiel.

Romandie.com avec(©AFP / 02 mars 2018 23h20)