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Ukraine : des frappes russes la nuit du Nouvel An font quatre morts

janvier 1, 2023

Le chef de la police de Kiev, Andriï Nebitov, affirme avoir trouvé des restes de drones avec « Bonne année » écrit dessus en russe.

Pas de trêve pour la Saint-Sylvestre en Ukraine. « Durant la nuit du 31 décembre 2022 au 1er janvier 2023, les envahisseurs russes ont attaqué l’Ukraine avec des drones kamikazes Shahed-131/136 de fabrication iranienne », a indiqué l’armée de l’air ukrainienne. Selon elle, 13 de ces drones ont été abattus avant minuit et 32 après minuit. Les autorités ukrainiennes ont fait part d’un bilan de 4 morts et 50 blessés. Ces attaques ont visé notamment la capitale, Kiev, et sept autres régions ukrainiennes.

Les journalistes de l’AFP présents à Kiev avaient entendu une dizaine d’explosions samedi en début d’après-midi et plusieurs autres quelques dizaines de minutes après le Nouvel An. Dans le centre de Kiev, un missile a notamment éventré la façade d’un hôtel. L’armée de l’air ukrainienne a également annoncé avoir abattu au cours de la nuit 45 drones explosifs Shahed, de fabrication iranienne, lancés par la Russie. Elle n’a pas précisé si des drones avaient atteint leurs cibles.

Le chef de la police de Kiev, Andriï Nebitov, a publié de son côté une photographie sur Facebook montrant ce qui semble être les restes d’un drone avec les mots « Bonne année » en russe. « C’est tout ce dont vous avez besoin de savoir sur l’État terroriste et son armée », a-t-il écrit.

L’Ukraine accuse la Russie de viser des zones résidentielles

L’armée russe a, elle, affirmé avoir mené samedi 31 décembre « une attaque aéroportée de précision à longue portée contre des installations de l’industrie de la défense ukrainienne impliquées dans la fabrication de drones d’attaque utilisés pour mener des attaques terroristes contre la Russie ». « Les plans du régime de Kiev visant à mener des attaques terroristes contre la Russie dans un avenir proche ont été déjoués », s’est félicité le ministère russe de la Défense dans son rapport quotidien.

Le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba avait, lui, accusé la Russie d’avoir délibérément visé samedi des zones résidentielles. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait réagi en assurant que son pays « ne pardonnera pas » à Moscou. Selon le détail du bilan des frappes russes du Nouvel An, trois personnes sont mortes, dont une jeune femme de 22 ans, dans la ville de Khmelnytsky dans l’ouest du pays. Parmi les 50 blessés figurent notamment un adolescent de 13 ans et sa sœur de 12 ans dans un village près de Kherson, dans le Sud, selon la présidence.

Zelensky et Poutine font des vœux de victoire pour le Nouvel An

Une personne a également été tuée dimanche et trois autres blessées dans une frappe russe à Orikhiv dans la région de Zaporijia, dans le Sud, selon les autorités régionales. Côté prorusse, les autorités des territoires séparatistes de l’est de l’Ukraine ont rapporté la mort d’un civil dans des bombardements ukrainiens dimanche à Iassynouvata dans la région de Donetsk. Selon elles, l’armée ukrainienne a aussi frappé Donetsk et la ville voisine de Makiïvka juste après minuit, faisant au moins 15 blessées.

Dans ses vœux de Nouvel An aux Ukrainiens, Volodymyr Zelensky a loué la résistance ukrainienne à l’invasion russe lancée en février, assurant que son pays allait se battre jusqu’à la « victoire » et le retour de tous les territoires occupés par la Russie. Le président russe Vladimir Poutine était lui apparu pour ses vœux de Nouvel An aux côtés de militaires ayant combattu en Ukraine. Il a assuré que la « justesse morale et historique » était du côté de son pays dans cette guerre, accusant les Occidentaux « d’utiliser cyniquement l’Ukraine et son peuple pour affaiblir et diviser la Russie ».

Moscou, qui a revendiqué en septembre l’annexion de quatre régions ukrainiennes qu’elle contrôle au moins partiellement, a connu des revers sur le terrain ces derniers mois, devant notamment se retirer de la région de Kharkiv dans le nord-est et de la ville de Kherson dans le Sud. En réaction à ces défaites et à des attaques ukrainiennes contre des sites civils et militaires en Russie et en Crimée annexée, l’armée russe a opté à partir d’octobre pour une tactique de bombardement des infrastructures d’Ukraine, provoquant régulièrement des coupures massives d’électricité et d’eau.

Par Le Point avec AFP

Zelensky devant le Congrès américain : l’Ukraine « ne se rendra jamais »

décembre 21, 2022
M. Zelensky est applaudi par la vice-présidente Kamala Harris et par la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.

Le président de l’Ukraine, Volodymyr Zelensky, s’est adressé aux membres du Congrès américain à l’occasion de sa visite aux États-Unis. Photo : Getty Images/Chip Somodevilla

L’Ukraine « tient ses positions et ne se rendra jamais », a lancé Volodymyr Zelensky mercredi sous les applaudissements du Congrès américain, auquel il a assuré que l’argent versé à l’Ukraine n’est pas de la « charité » mais un « investissement ».

Accueilli mercredi par une ovation de la part des membres de la Chambre des représentants et du Sénat, le président ukrainien, vêtu de sa traditionnelle tenue kaki, a dit, en anglais et avec la plus grande solennité : Contrairement aux prédictions les plus funestes, l’Ukraine n’est pas tombée. L’Ukraine est vivante et combative.

La tyrannie russe n’a plus d’emprise sur nous, a-t-il encore affirmé, acclamé à plusieurs reprises lors d’un discours vibrant d’une vingtaine de minutes qui a conclu son tout premier déplacement à l’étranger depuis l’invasion de l’Ukraine, le 24 février dernier.

Au-delà du lyrisme, le président ukrainien s’est efforcé de convaincre le Congrès, qui va basculer partiellement du côté des républicains en janvier, de poursuivre son aide massive.

Je voudrais vous remercier, vous remercier beaucoup pour les aides financières que vous nous avez accordées et pour celles que vous pourriez décider de nous donner, a déclaré le président ukrainien.

« Votre argent n’est pas de la charité, c’est un investissement dans la sécurité mondiale et dans la démocratie, que nous gérons de la façon la plus responsable. »— Une citation de  Volodymyr Zelensky, président de l’Ukraine

Il répondait ainsi indirectement aux préoccupations exprimées par certains responsables conservateurs qui ne veulent plus signer de chèque en blanc pour Kiev. Les élus américains doivent approuver une nouvelle enveloppe massive de près de 45 milliards de dollars d’assistance humanitaire et militaire pour l’Ukraine.

Volodymyr Zelensky livre un discours devant le Congrès américain

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a fait un premier voyage en dehors de son pays en guerre pour se rendre à Washington, où il a rencontré le président américain Joe Biden et s’est adressé au Congrès.

Soutien de Biden

Un peu plus tôt, le président américain Joe Biden avait promis à son homologue ukrainien, en visite historique à Washington, que les Ukrainiens ne seraient « jamais seuls » face à la Russie et que les États-Unis aideraient Kiev aussi longtemps qu’il le faudra.

Quand la liberté de l’Ukraine a été menacée, le peuple américain, comme des générations d’Américains avant lui, n’a pas hésité, a déclaré le président américain avant d’ajouter : Nous sommes conscients que le combat de l’Ukraine s’inscrit dans quelque chose de beaucoup plus grand.

Le peuple américain sait que si nous ne résistons pas à des attaques aussi flagrantes contre la liberté, la démocratie et les principes fondamentaux tels que la souveraineté et l’intégrité territoriale, le monde subira des conséquences bien pires, a souligné M. Biden.

Nous resterons à vos côtés aussi longtemps qu’il le faudra, a-t-il poursuivi, ne se disant pas du tout inquiet au sujet de la solidité de l’alliance occidentale.

« Je n’ai jamais vu l’OTAN ou l’UE aussi unies sur quoi que ce soit. »— Une citation de  Joe Biden, président des États-Unis

De son côté, Volodymyr Zelensky s’est félicité de l’envoi annoncé par les États-Unis d’un système de défense antiaérienne Patriot, le plus sophistiqué dont dispose l’armée américaine. C’est une étape très importante pour créer un espace aérien sécurisé pour l’Ukraine, a-t-il dit à la presse, selon la traduction d’un interprète.

Toutefois, la paix juste évoquée un peu plus tôt par M. Biden pour mettre fin à ce conflit n’implique aucun compromis quant à la souveraineté, la liberté et l’intégrité territoriale de mon pays, a insisté le président ukrainien.

Volodymyr Zelensky invité à Washington

Le président ukrainien est à Washington pour une première sortie à l’étranger depuis le début de la guerre. Volodymyr Zelensky a été invité à la Maison-Blanche par Joe Biden qui lui promet une aide militaire supplémentaire. Un reportage de Louis Blouin.

Aide bienvenue après 300 jours de guerre

Après 300 jours de guerre, Volodymyr Zelensky a réservé sa première visite au pays qui, de loin, est le premier fournisseur d’aide à l’Ukraine. Washington a annoncé pendant sa visite un nouveau volet conséquent d’assistance militaire qui comprend notamment un système de missiles sol-air Patriot.

C’est un système défensif, a souligné le président américain. Ce n’est pas une mesure d’escalade, c’est défensif, a-t-il insisté.

« La tranche d’aide d’aujourd’hui inclut pour la première fois le système de défense antiaérienne Patriot, capable d’abattre des missiles de croisière, des missiles balistiques de courte portée et des avions à une altitude nettement supérieure à celle des systèmes de défense qui avaient été fournis jusque-là. »— Une citation de  Antony Blinken, secrétaire d’État américain

Le 1er septembre 2021, Volodymyr Zelensky avait déjà été reçu à la Maison-Blanche par Joe Biden, qui lui avait alors promis de le soutenir face à la Russie.

Mercredi, les deux mêmes hommes étaient réunis au même endroit, mais avec une tout autre envergure historique : c’était leur première rencontre en chair et en os depuis que la Russie a attaqué l’Ukraine, faisant du président ukrainien un chef de guerre connu du monde entier et de Joe Biden le commandant en chef du camp occidental face à la Russie.

Lancement d'un missile Patriot.

Le système de missiles Patriot a longtemps été un élément phare pour les États-Unis et pour leurs alliés dans les régions contestées du monde en tant que bouclier convoité contre les missiles. Photo : AP/ Sebastien Apel

La Russie ne voit pas cette visite d’un bon œil

De son côté, le président russe Vladimir Poutine a promis mercredi de continuer à accroître les capacités et le potentiel nucléaire de son armée tout en se défaussant de toute responsabilité dans la tragédie commune ukrainienne.

S’exprimant au cours d’une grande réunion avec des officiers de haut rang, il a ainsi annoncé l’entrée en service début janvier des nouveaux missiles hypersoniques russes de croisière Zircon et envisagé d’augmenter les effectifs de l’armée russe à 1,5 million de soldats.

Son ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, a quant à lui assuré que les troupes russes combattent les forces combinées de l’Occident et révélé que Moscou entend créer des bases de soutien à sa flotte à Marioupol et à Berdiansk, deux villes occupées du sud de l’Ukraine.

À Moscou, le Kremlin a mis en garde mercredi contre de nouvelles livraisons d’armes américaines à l’Ukraine, qui n’auront pour effet que d’aggraver le conflit. Son porte-parole, Dmitri Peskov, a aussi dit ne pas s’attendre à un changement de position de M. Zelensky quant à son refus de négocier avec Vladimir Poutine.

De son côté, le ministre russe de la Défense, qui faisait le point mercredi devant quelque 15 000 responsables militaires par visioconférence, a assuré qu’une des priorités pour l’année 2023 consistera à continuer à mener l’opération spéciale [en Ukraine] jusqu’à ce que ses tâches aient toutes été remplies.

Sur le terrain, les combats se poursuivaient mercredi, l’état-major ukrainien signalant des attaques russes, notamment des bombardements, dans l’est et dans le nord-est. Au moins 5 personnes ont été tuées et 17 ont été blessées ces dernières 24 heures dans le pays, selon la présidence.

L’armée russe a de son côté affirmé avoir capturé de nouvelles hauteurs et lignes dominantes près de Donetsk, le bastion des séparatistes prorusses dans l’est de l’Ukraine.

Après une série de revers militaires russes dans le nord-est et le sud de l’Ukraine, l’essentiel des combats se concentre dans l’est.

La Russie bombarde massivement depuis octobre les infrastructures ukrainiennes, provoquant des coupures de courant et d’eau.

La livraison de systèmes Patriot vise à répliquer à ces attaques

Par Radio-Canada avec AFP

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky attendu à Washington

décembre 20, 2022
Volodymyr Zelensky devant le drapeau de l'Ukraine.

Le président de l’Ukraine, Volodymyr Zelensky Photo : Getty Images/John Moore

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky doit se rendre dans la capitale des États-Unis mercredi, selon de nombreux médias américains.

Si ce déplacement se confirme, il s’agirait de son premier voyage à l’étranger depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, à la fin du mois de février dernier.

M. Zelensky devrait s’adresser au Congrès au moment où les élus américains s’apprêtent à voter sur une nouvelle aide financière à accorder à son pays.

Une rencontre avec le président Joe Biden serait également dans les plans. Celui-ci a récemment autorisé l’envoi de missiles de défense antiaériens en l’Ukraine pour aider les troupes de Kiev à contrecarrer l’aviation russe, qui pilonne depuis plusieurs semaines des infrastructures énergétiques du pays, privant ainsi de nombreux foyers d’électricité.

Nouvelle aide de la Banque mondiale

Par ailleurs, la Banque mondiale a annoncé une nouvelle enveloppe de 610 millions de dollars américains destinée à combler des « besoins urgents » de l’Ukraine en matière de santé.

L’institution estime que depuis le début des affrontements, plus de 5,5 % des infrastructures de santé du pays ont été détruites ou endommagées.

Cette aide est octroyée sous forme de prêts de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), des prêts garantis par la Grande-Bretagne à hauteur de 500 millions de dollars.

La semaine dernière, la Banque mondiale a accordé deux milliards de dollars américains supplémentaires en aide au secteur privé ukrainien, une aide qui doit servir à la reconstruction du pays.

Ces montants portent à 18 milliards de dollars l’aide offerte par la Banque mondiale à l’Ukraine pour faire face à l’invasion russe. De ce nombre, 15 milliards ont déjà été versés au gouvernement de Volodymyr Zelensky.

Zelensky en visite près de la ligne de front

Mardi, le président ukrainien s’est rendu dans la ville de Bakhmout, dans le Donbass, une zone partiellement occupée par les forces de Vladimir Poutine.

Il s’agissait d’une visite surprise, passablement risquée puisque les Russes se trouvent aux portes de la ville et revendiquent la conquête de plusieurs de ses banlieues.

Sur des images diffusées sur les ondes de la télévision ukrainienne, on peut voir le président distribuer des médailles à des soldats qui défendent la ville.

Ici, dans le Donbass, vous protégez toute l’Ukraine. Ce n’est pas seulement Bakhmout, c’est la forteresse Bakhmout, a lancé M. Zelensky pour motiver ses troupes.

Après une série de défaites russe sur divers fronts, les combats se concentrent désormais dans l’est de l’Ukraine, y compris dans le Donbass.

Par Radio-Canada avec les informations de Agence France-Presse

Ukraine : Zelensky près du front, nouvelle attaque au drone sur une base russe

décembre 6, 2022
Ukraine : Zelensky pres du front, nouvelle attaque au drone sur une base russe
Ukraine : Zelensky près du front, nouvelle attaque au drone sur une base russe© Service de presse de la présidence ukrainienne/AFP/-

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est rendu mardi près du front, non loin de Bakhmout, le principal champ de bataille de l’est de l’Ukraine où l’armée ukrainienne résiste depuis des mois à une offensive russe.

Ce déplacement intervient également au moment où la Russie accuse son voisin de multiplier les attaques de drones contre des aérodromes sur son territoire.

Des frappes que Kiev ne revendique pas, mais qui illustrent les difficultés que rencontre l’invasion déclenchée le 24 février par Vladimir Poutine.

Les Ukrainiens continuent quant à eux de subir des coupures de courant, au lendemain d’une nouvelle série de bombardements russes sur les infrastructures énergétiques de leur pays.

Le président Volodymyr Zelensky a diffusé trois vidéos de lui dans le Donbass, une région dont Moscou a revendiqué l’annexion en septembre, sans pour autant la contrôler totalement.

« Le plus difficile »

« L’est de l’Ukraine est l’axe (du front) le plus difficile », a dit M. Zelensky à des militaires, à l’occasion de la journée des forces armées. « Merci pour votre résilience », a-t-il ajouté, avant de remettre des décorations à certains de ces hommes.

Dans une autre vidéo réalisée devant l’entrée de la ville de Sloviansk, le chef de l’Etat ukrainien a salué « tous ceux qui ont donné leur vie à l’Ukraine ».

Non loin de là, dans le bastion prorusse de Donetsk, six civils ont été tués dans des frappes ukrainiennes, selon les autorités locales.

Volodymyr Zelensky se rend régulièrement près du front, chose que le maître du Kremlin n’a jusqu’ici jamais faite, préférant les visio-conférences de son bureau ou de sa résidence.

Vladimir Poutine n’a effectué que de rares déplacements, comme lundi, en Crimée annexée, où des images l’ont montré en train de conduire un véhicule sur le pont reliant cette péninsule à la Russie, qui avait été partiellement détruit début octobre par une attaque attribuée par Moscou à Kiev.

Le président ukrainien n’était ainsi mardi qu’à 45 kilomètres de Bakhmout, que les forces russes tentent de conquérir depuis l’été au prix de destructions considérables, sans y parvenir pour le moment.

Moscou y a déployé non seulement des soldats, mais aussi le groupe paramilitaire Wagner qui a recruté des repris de justice.

La prise de Bakhmout constituerait enfin un succès pour les Russes, qui, depuis l’automne, essuient les revers, forcés à des retraites dans le nord-est et le sud.

Face à la multiplication de ces défaites, le Kremlin a décidé, depuis octobre, de concentrer les attaques sur les installations énergétiques ukrainiennes, privant la population d’électricité, voire d’eau et de chauffage, au moment où l’hiver arrive avec ses température négatives, sa neige et sa glace.

Mardi encore, le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a expliqué ces « frappes massives » par la nécessité de « réduire le potentiel militaire de l’Ukraine ».

Si le Kremlin ne cesse de jurer qu’il viendra à bout de la résistance ukrainienne, les derniers mois se sont avérés très difficiles pour les militaires russes, face à des Ukrainiens motivés et armés par leurs alliés occidentaux.

M. Poutine a dû déjà se résoudre à mobiliser 300.000 réservistes, des civils donc, pour renforcer ses lignes.

Echec stratégique

Moscou a en outre dénoncé ces deux derniers jours des attaques ukrainiennes sur des aérodromes militaires, dont deux, ciblés lundi, qui se situent à plusieurs centaines de kilomètres de la frontière. Kiev n’a pas admis officiellement une quelconque responsabilité dans ces actions.

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov les a pour sa part qualifiées de « facteur dangereux », ajoutant, sans fournir de précisions, que « des mesures nécessaires seront prises ».

Le journal russe Kommersant écrit que l’Ukraine a utilisé des drones soviétiques TU-141 pour frapper notamment, lundi, la base d’Engels, abritant des bombardiers stratégiques et située à 500 km de la frontière ukrainienne la plus proche.

Le ministère britannique de la Défense a estimé mardi que si Kiev avait pu mener une telle opération, Moscou doit la considérer comme « l’échec stratégique le plus significatif de protection de ses forces depuis l’invasion de l’Ukraine ».

De plus, mardi matin, une autre attaque au drone, dans la zone de l’aérodrome de Koursk, près de la frontière ukrainienne cette fois-ci, a mis le feu à un réservoir de carburant.

Le président Poutine a, de son côté, réuni son Conseil de sécurité pour parler de questions liées à la « sécurité intérieure », a dit sans plus de précisions M. Peskov.

Enfin, Kiev et Moscou ont procédé à un nouvel échange de prisonniers, a annoncé le ministère russe de la Défense, notant dans un communiqué que « 60 militaires russes » avaient dans ce cadre été libérés mardi.

Par Le Point avec AFP

Ukraine : Zelensky dans la ville de Kherson reprise aux Russes

novembre 14, 2022
Le président Zelensky est entouré de gardes de sécurité.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est adressé lundi aux médias à Kherson. Photo: AP/Bernat Armangue

Agence France-Presse

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est rendu lundi à Kherson, une ville d’importance majeure dans le sud de l’Ukraine reprise vendredi à l’armée russe à « un prix élevé » après des semaines de combats.

Le Kremlin a de son côté continué d’affirmer que la ville ukrainienne, officiellement annexée en septembre au même titre que la région éponyme, appartenait à la Russie bien que ses troupes aient dû l’abandonner.

Il est impossible de tuer l’Ukraine, a lancé Volodymyr Zelensky lors d’une visite surprise à Kherson, libérée il y a trois jours par l’armée ukrainienne.

Le prix de cette guerre est élevé, a-t-il appuyé, cité par la présidence. Nous allons pas à pas dans tous les territoires temporairement occupés de notre pays. […] C’est un chemin long et difficile, a-t-il reconnu.

C’est important d’être ici […] pour que les gens sentent que ce ne sont pas que des paroles et des promesses, mais qu’on revient vraiment et qu’on brandit vraiment notre drapeau, a souligné le dirigeant ukrainien dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.

Des habitants se rassemblent lors d'une visite du président ukrainien Volodymyr Zelensky à Kherson, dans le sud de l'Ukraine, le lundi 14 novembre 2022.

Des habitants se rassemblent lors d’une visite du président ukrainien Volodymyr Zelensky à Kherson, dans le sud de l’Ukraine, le lundi 14 novembre 2022. Photo : AP/Bernat Armangue

Main sur le cœur, comme les autres responsables civils et militaires présents, il a chanté l’hymne national au moment de la montée du drapeau ukrainien devant le bâtiment de l’administration régionale dans le centre de Kherson.

Selon des photos publiées sur Telegram, le dirigeant ukrainien s’est également promené en tenue militaire dans les rues de la ville, entouré de gardes du corps lourdement armés, sans toutefois porter lui-même de casque ni de gilet pare-balles.

De nombreux habitants, certains drapés dans les couleurs ukrainiennes, étaient massés sur son passage.

Gloire à l’Ukraine!, lui ont crié des habitants depuis le balcon d’un immeuble. Gloire aux héros! ont répondu conformément à la tradition le chef de l’État et ceux qui l’accompagnaient, selon une vidéo abondamment relayée sur les réseaux sociaux.

Une femme dans les bras d'un soldat avec un bouquet de fleurs.

Valentyna Buhaiova, résidente de Kherson, enlace un soldat après que l’armée ukrainienne a repris le contrôle de la ville, annexée par la Russie en septembre. Photo: Reuters/Valentyn Ogirenko

Les forces russes ont été contraintes de se retirer la semaine dernière de Kherson après huit mois d’occupation, laissant le champ libre aux soldats ukrainiens pour entrer vendredi dans la ville.

Interrogé sur ce déplacement du président ukrainien à Kherson, le Kremlin a de son côté continué d’affirmer que la ville appartenait à la Russie.

Nous ne commenterons pas, vous savez bien que c’est le territoire de la Fédération de Russie, a déclaré à la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

Kherson avait été la première grande ville et le seul centre régional à tomber après l’invasion russe déclenchée fin février. Le retrait forcé des troupes de Moscou face à la pression de la contre-offensive ukrainienne a constitué un camouflet pour le président russe Vladimir Poutine qui a ordonné la mobilisation de 300 000 réservistes en septembre.

Les mois à venir seront difficiles pour l’Ukraine, a toutefois averti le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg lundi.

Nous ne devons pas commettre l’erreur de sous-estimer la Russie, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à La Haye, estimant que l’objectif de Poutine est de laisser l’Ukraine froide et sombre cet hiver.

L’armée russe, en difficulté sur le terrain, a mené ces dernières semaines plusieurs vagues de frappes massives de missiles et drones kamikazes sur les infrastructures civiles ukrainiennes, notamment sur les réseaux énergétiques.

Elle a affirmé lundi avoir conquis une localité de l’est de l’Ukraine, Pavlivka, un rare succès revendiqué par Moscou après des semaines de revers et de retraites.

Dans son allocution quotidienne, Volodymyr Zelensky a, lui, accusé dimanche soir les forces russes d’avoir commis des atrocités à Kherson comme dans les autres régions libérées précédemment.

Actes de résistance

Selon lui, 400 crimes de guerre  russes ont été documentés à ce stade, sans préciser s’ils concernaient uniquement la région de Kherson. La Russie n’a pas pour l’instant réagi à ces affirmations.

Interrogés par l’AFP, des habitants de Kherson ont raconté les mois d’occupation russe et pour certains, leurs actes de résistance pour aider la contre-offensive ukrainienne.

Volodymyr Timor, un jeune de 19 ans, dit avoir noté avec ses amis durant des mois les mouvements des soldats russes dans la ville pour informer l’armée ukrainienne.

On signalait tout : où se trouvaient leurs équipements et leurs lieux de stockage de munitions, où ils dormaient, où ils allaient boire des coups, a expliqué à l’AFP ce jeune homme qui voulait devenir musicien avant la guerre.

Dans la région de Lougansk (Est) où se poursuivent des combats violents contre les forces russes, l’armée ukrainienne a repris le village de Makiivka, à 50 km au nord-est de la ville stratégique de Severodonetsk, contrôlée par les Russes, a affirmé lundi la présidence ukrainienne dans son bulletin quotidien.

Un étudiant zambien de 23 ans, qui purgeait une lourde peine de prison en Russie, a par ailleurs été tué le 22 septembre au combat en Ukraine, a annoncé le gouvernement zambien.

Avec Radio-Canada

L’Ukraine veut se battre « jusqu’au bout », Boris Johnson à Kiev

août 24, 2022
L'Ukraine veut se battre "jusqu'au bout", Boris Johnson a Kiev
L’Ukraine veut se battre « jusqu’au bout », Boris Johnson à Kiev© AFP/Dimitar DILKOFF

Six mois après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le président Volodymyr Zelensky a assuré mercredi que son pays se battrait « jusqu’au bout », fermement soutenu en cela par les Occidentaux, avec une nouvelle aide militaire des Etats-Unis et, plus symboliquement, la visite-surprise à Kiev pour le Jour de l’Indépendance du Premier ministre britannique Boris Johnson.

« Aujourd’hui, marque un jalon triste et tragique », a de son côté déclaré le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres en évoquant cette date anniversaire du déclenchement le 24 février des combats qui ont fait des dizaines de milliers de morts et de blessés.

Après avoir déploré les conséquences de cette « guerre absurde bien au-delà de l’Ukraine », il a notamment réitéré sa « profonde inquiétude » concernant les activités militaires sur le site de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, qui a subi des frappes dont les deux belligérants s’accusent mutuellement.

« Toute nouvelle escalade de la situation pourrait conduire à l’autodestruction », a-t-il averti, tandis que les directeurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi et de l’Agence atomique russe Rosatom Alexeï Likhatchev se sont rencontrés à Istanbul pour discuter d’une inspection de ces installations.

Autre illustration de la grande inquiétude de la communauté internationale à ce sujet, le pape François a exhorté le même jour à prendre des « mesures concrètes » pour « mettre fin à la guerre et écarter le risque d’un désastre » à Zaporijjia.

La Russie doit stopper sans conditions son « chantage nucléaire et simplement se retirer de la centrale » qu’elle occupe depuis début mars, a quant à lui martelé Volodymyr Zelensky dans un message vidéo diffusé au Conseil de sécurité des Nations unies.

« Nous allons nous battre pour (notre terre) jusqu’au bout », avait auparavant proclamé le chef de l’État ukrainien, précisant qu’il s’agissait de « l’Ukraine toute entière (…) sans aucune concession ni compromis », englobant le bassin du Donbass (est), en partie aux mains des séparatistes soutenus par Moscou depuis 2014, et la Crimée, annexée par la Russie la même année.

Joe Biden a pour sa part confirmé l’octroi d’une aide militaire de près de trois milliards de dollars à Kiev, la plus importante des Américains depuis le début du conflit. Et ce, a expliqué le président américain, pour permettre aux Ukrainiens d' »acquérir des systèmes de défense aérienne, des systèmes d’artillerie et des munitions (…) ainsi que des radars ».

Sirènes et couvre-feu

Après un semestre de guerre, cet anniversaire de l’indépendance acquise en 1991 vis-à-vis de l’URSS ne devait pas donner lieu à des festivités.

Volodymyr Zelensky et son épouse ont rendu hommage aux soldats ukrainiens tués en observant une minute de silence et en déposant des bouquets jaune et bleu – aux couleurs du drapeau national – devant un mémorial du centre de la capitale, avant d’assister à un rassemblement dans la cathédrale Sainte Sophie, auquel les chefs des principales confessions religieuses ont participé.

Les autorités de Kiev, où des sirènes d’alerte ont retenti dans la matinée, y ont interdit tout rassemblement public de lundi à jeudi et, dans le nord-est, le gouverneur de la région de Kharkiv a ordonné un couvre-feu de mardi soir à jeudi matin.

Dans les premières heures de ce 24 août, des explosions ont retenti dans plusieurs villes, comme Kharkiv, Zaporijjia et Dnipro (centre), selon les autorités locales.

« C’est triste à dire mais les gens ont commencé à s’habituer, ils essaient de continuer à vivre de la même façon », a raconté Mykola, un soldat de 33 ans rencontré à Mykolaïv, une cité méridionale sur laquelle les missiles pleuvent quotidiennement.

Depuis le retrait des forces russes des environs de Kiev fin mars, l’essentiel des combats s’est concentré dans l’est, où les Russes ont lentement gagné du terrain avant que le front ne se fige, et dans le sud, où les troupes ukrainiennes disent mener une contre-offensive, également très lente.

« Résistance exceptionnelle »

Allié de Moscou, le président bélarusse Alexandre Loukachenko, qui a ouvert le territoire de son pays aux troupes russes pour qu’elles lancent l’assaut sur l’Ukraine en février, a néanmoins félicité le peuple ukrainien pour sa fête nationale, lui souhaitant « un ciel pacifique ».

Un conseiller de la présidence ukrainienne, Mikhaïlo Podoliak, a qualifié cette démarche de « cynique » et de « bouffonnerie », évoquant « la participation active aux crimes contre l’Ukraine » de M. Loukachenko.

De leur côté, les Européens avaient réaffirmé leur soutien à Kiev mardi pendant le sommet de la « plateforme de Crimée », pré-existante à l’offensive russe et réunissant les principaux alliés de l’Ukraine.

Le président français Emmanuel Macron a adressé mercredi un nouveau message de soutien aux Ukrainiens, disant qu’ils pouvaient « être fiers » de leurs 31 années d’indépendance et de leur « résistance exceptionnelle » face à l’armée russe depuis six mois.

« Nous nous mobilisons aujourd’hui et nous nous mobiliserons demain pour aider à la résistance militaire de l’Ukraine et des Ukrainiens, et aussi pour aider demain à reconstruire », a-t-il assuré.

Par Le Point avec AFP

Les ports ukrainiens fonctionnent à nouveau, un pont clef frappé par l’armée de Kiev dans le sud

juillet 27, 2022
Les ports ukrainiens fonctionnent a nouveau, un pont clef frappe par l'armee de Kiev dans le sud
Les ports ukrainiens fonctionnent à nouveau, un pont clef frappé par l’armée de Kiev dans le sud© UKRAINIAN EMERGENCY SERVICE/AFP/STR

Les trois ports ukrainiens désignés pour les exportations de céréales ont recommencé mercredi à fonctionner, tandis que l’armée ukrainienne a en partie détruit un pont d’importance stratégique dans la région méridionale de Kherson occupée par les Russes et que les forces de Kiev cherchent à reprendre.

Le gouvernement ukrainien s’attend à ce que les premiers chargements puissent quitter « dès cette semaine » les ports de la mer Noire où ils étaient bloqués depuis le début de l’invasion russe le 24 février, sur fond de flambée des prix des denrées alimentaires à travers le monde.

En application là aussi des accords signés pour quatre mois le 22 juillet à Istanbul, le Centre de coordination conjointe (CCC) chargé du contrôle du transport via la mer Noire des grains ukrainiens a été officiellement inauguré le même jour dans cette métropole turque.

Autre conséquence de l’offensive russe, le gazoduc Nord Stream 1 entre la Russie et l’Allemagne n’est désormais plus en service, comme cela était prévu, qu’à environ un cinquième de sa capacité, renforçant les risques de pénuries cet hiver en Europe.

Des convois pour transporter les céréales

« Les ports d’Odessa, de Tchornomorsk et de Ioujny (Pivdenny, ndlr) ont repris le travail », a annoncé mercredi la marine ukrainienne.

« La sortie et l’entrée des navires dans les ports maritimes se feront par la formation d’un convoi qui accompagnera le navire de tête », a-t-elle poursuivi.

Kiev et Moscou se sont mis d’accord à Istanbul, via une médiation de la Turquie et sous l’égide de l’ONU, pour permettre la livraison à l’étranger des quelque 25 millions de tonnes de céréales coincées dans les ports ukrainiens.

Les responsables ukrainiens ont toutefois dit à plusieurs reprises ne pas faire confiance à Moscou pour assurer la sécurité des convois et rappellent les tirs de missiles russes samedi sur le port d’Odessa.

Le Kremlin a pour sa part déclaré ne pas voir d’obstacles à la reprise des exportations, également entravées par la présence de mines marines déposées par les forces ukrainiennes pour se prémunir d’un assaut amphibie russe.

Le déminage n’aura lieu que « dans le couloir nécessaire aux exportations », a souligné Kiev.

Pont « très endommagé »

Enjambant le Dniepr en banlieue de Kherson, le pont Antonovski, clef pour le ravitaillement, a été partiellement mis hors d’état mercredi par une attaque ukrainienne.

Cet ouvrage « est très endommagé » et « les Russes n’ont pas les spécialistes et l’équipement pour le réparer à court terme », a commenté le chef adjoint du conseil régional, Iouri Sobolevski, affirmant que « le pont ne pourra pas être utilisé pour faire traverser des équipements militaires lourds ».

« Ceux qui ont tiré sur le pont ont juste rendu la vie un peu plus difficile à la population », a relativisé Kirill Stremooussov, un haut représentant des autorités d’occupation russes.

Kherson est située à quelques kilomètres du front sud où les forces ukrainiennes ont déclenché une contre-offensive afin de reconquérir ces territoires perdus dans les premiers jours de l’assaut russe contre l’Ukraine.

Essentielle pour l’agriculture ukrainienne, la région est aussi stratégique car limitrophe de la péninsule de Crimée, annexée par Moscou en 2014.

Dans l’est de l’Ukraine, le bassin minier du Donbass a été le théâtre d’intenses combats.

Deux personnes ont été tuées et cinq blessées dans le bombardement d’un hôtel à Bakhmout, ont annoncé les services d’urgence ukrainiens.

Des journalistes de l’AFP présents dans cette cité, l’une des dernières du Donbass à rester sous contrôle ukrainien, ont entendu des tirs d’artillerie sporadiques et vu une maison touchée par un obus russe.

« J’étais dans la grange et j’allais sortir. J’ai entendu un sifflement. Et je ne me souviens plus de rien. Ça a explosé et j’ai été projeté dans la grange » par le souffle, a raconté à l’AFP Roman, 51 ans.

Moins de gaz russe livré à l’Europe

Dans le contexte du bras de fer énergétique entre Moscou et les Occidentaux depuis le début du conflit, l’arrivée de gaz en provenance de Russie en Allemagne était mercredi de quelque 14,4 gigawattheures (GWh), contre près de 29 GWh en moyenne ces derniers jours, a déploré l’opérateur allemand Gascade, qui gère le réseau sur le territoire allemand.

L’approvisionnement de l’Allemagne – particulièrement dépendante du gaz russe – mais aussi d’autres pays européens via ce tuyau installé au fond de la mer Baltique avait déjà été réduit à 40 % de la normale mi-juin, avant un arrêt complet pour une maintenance annuelle entre les 11 et 21 juillet.

Lundi, Gazprom a fait savoir qu’il allait encore diviser par deux ses livraisons quotidiennes via Nord Stream, invoquant une opération d’entretien sur une turbine.

Un porte-parole du Kremlin a affirmé mardi que la réduction de débit s’expliquait par les sanctions occidentales prises contre la Russie.

Mais les Européens accusent Moscou d’utiliser le gaz en tant qu’arme économique et politique.

Face à des risques de pénurie, les prix du gaz ont continué à monter. Mercredi matin le TTF néerlandais, la référence du gaz naturel en Europe, avait progressé de plus de 9 %. Depuis le début de la semaine, le TTF a bondi de 35 %.

Mercredi soir, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a par ailleurs assuré que son pays s’apprêtait à augmenter ses exportations d’électricité vers l’Union européenne pour aider l’Europe à « résister à la pression énergétique » de Moscou.

« Nous allons augmenter nos exportations d’électricité aux consommateurs de l’Union européenne », a déclaré M. Zelensky dans son adresse vidéo quotidienne.

« Nos exportations nous permettent non seulement d’augmenter nos revenus en devises, mais aussi d’aider nos partenaires à résister à la pression énergétique russe. Nous allons progressivement faire de l’Ukraine un pays garant de la sécurité énergétique de l’Europe », a-t-il dit.

Par Le Point avec AFP

Olena Zelenska, première dame d’Ukraine sortie de l’ombre

juillet 22, 2022
Olena Zelenska, premiere dame d'Ukraine sortie de l'ombre
Olena Zelenska, première dame d’Ukraine sortie de l’ombre© POOL/AFP/SAUL LOEB

Scénariste de profession, la première dame d’Ukraine, Olena Zelenska, était réticente à passer des coulisses au devant de la scène politique, mais depuis l’invasion russe, elle ne cesse de faire entendre sa voix pour plaider en faveur de son peuple.

Contrairement à Volodymyr Zelensky, un des comédiens les plus connus du pays avant son élection à la présidence en 2019, son épouse, 44 ans, a été peu disposée aux prises de position publiques.

Au début de l’offensive russe, elle a passé plusieurs semaines cachée, bougeant d’un abri à l’autre alors que les troupes de Moscou s’approchaient de Kiev.

Cette blonde svelte aux cheveux longs et au style réservé, proche du classique, est depuis revenue en force avec une offensive de charme internationale, s’adressant au Congrès américain cette semaine pour demander un plus grand soutien occidental à l’Ukraine.

« Aidez-nous à mettre fin à cette terreur contre les Ukrainiens », a-t-elle imploré, aux bout de larmes, les représentants américains en leur montrant en personne des images d’enfants estropiés, quatre mois après l’intervention par visioconférence de son mari.

Mme Zelenska a souligné qu’elle était la première épouse d’un dirigeant étranger à s’adresser devant le Congrès, ce qui lui a valu une ovation.

L’art de la diplomatie ne lui vient pourtant pas de manière naturelle.

« J’ai toujours été une personnalité non-publique et je n’aime pas l’attention supplémentaire qui m’est portée », a-t-elle dit au magazine Elle quelques mois avant l’invasion.

« En deux ans et demi en tant que première dame, beaucoup de choses ont changé pour moi (…) J’ai conscience que le destin m’a donné une chance unique de communiquer avec les gens », a-t-elle ajouté.

Diplômée d’architecture, Olena Kiachko de son nom de jeune fille, a grandi à Kryvy Rig, dans le centre de l’Ukraine, d’où est également originaire son mari.

Le couple s’est rencontré à l’âge de 17 ans et leur amitié s’est transformée en romance au moment où ils ont commencé leur carrière dans l’industrie du divertissement, lui en tant que comédien et elle en écrivant ses blagues.

« Je ne vais pas paniquer »

Ils se sont mariés en 2003 avant de déménager à Kiev, donnant naissance à Oleksandra, aujourd’hui âgée de 17 ans, et à son petit frère Kyrylo, 9 ans.

Inconnue du public avec l’élection de son mari en 2019 et très heureuse ainsi, Olena Zelenska a assuré lors d’interviews que son mari ne l’a pas prévenue lorsqu’il a décidé de se porter candidat à la présidentielle.

Elle a appris la nouvelle comme tous les autres: sur les réseaux sociaux et semblait mal à l’aise pendant des événements officiels au début de son mandat.

« C’est une personne de devoir », analyse Anna Tchaplyguina, spécialiste de l’étiquette. « Ce n’est pas Michelle Obama », bien plus à l’aise sous le feu de projecteurs, mais plutôt « Kate Middleton à ses débuts » dans la famille royale.

« Elle n’a jamais rêvé et n’a jamais aspiré à devenir première dame et elle s’est retrouvée là par hasard — et au milieu d’une crise planétaire », a résumé Mme Tchapliguina à l’AFP.

Lorsqu’elle est allée se coucher le 23 février, la veille de l’invasion, Mme Zelenska ne se doutait pas qu’elle ne dormirait plus aux côtés de son mari pour plusieurs mois.

Si Volodymyr Zelensky était bien décidé à ne pas fuir les forces russes, sa femme est partie se cacher avec les enfants, suspendant ses campagnes en faveur de l’amélioration des repas scolaires et la promotion de la langue et de la culture ukrainienne à l’étranger.

« Aujourd’hui, je ne vais pas paniquer et pleurer. Je serai calme et confiante », a-t-elle déclaré à ses compatriotes dans un message publié sur Facebook ce jour-là. « Mes enfants me regardent. »

« Plus de vies sauvées »

Au cours des semaines qui ont suivi, la famille n’a pu voir Volodymyr Zelensky que lors de ses apparitions sur les réseaux sociaux et dans les médias.

Le retour sur le devant de la scène de Mme Zelenska s’est fait, lui, lors d’une rencontre avec la première dame américaine Jill Biden dans l’ouest de l’Ukraine le 8 mai.

Depuis, l’Ukrainienne a rempli son emploi du temps de contacts avec les épouses des dirigeants français, israélien, polonais et lituanien ou encore en prononçant des discours et donnant des entretiens.

Aux Etats-Unis, elle a ému les législateurs avec des images de Liza Dmitrieva, une fillette de qautre ans qu’elle avait rencontrée et qui a été tuée par une frappe russe la semaine dernière à Vinnytsia dans le centre de l’Ukraine.

Pour Aliona Guetmantchouk, directrice du New Europe Center, un groupe de réflexion à Kiev, la touche personnelle de Mme Zelenska a contribué à « renforcer le message » sur la situation critique dans laquelle se trouve son pays.

« Elle a parlé des besoins humanitaires, ce qui est un sujet habituel pour la première dame, mais elle a également montré que dans le cas de l’Ukraine, plus d’aide militaire signifie plus de vies sauvées. »

Par Le Point avec AFP

L’armée russe contrôle « environ 20 % » de l’Ukraine, admet Zelensky

juin 2, 2022
Deux jeunes garçons ukrainiens jouent aux soldats portant un casque et un fusil.

Deux garçons ukrainiens – Andrii, 12 ans, et Valentyn, 6 ans – s’imaginent en combattants ukrainiens à un point de contrôle de fortune dans leur village de Stoyanka, en banlieue de Kiev. Photo: Getty Images/Christopher Furlong

À la veille du 100e jour du début de la guerre, l’armée russe contrôle « environ 20 % » du territoire ukrainien, a annoncé jeudi le président ukrainien Volodymyr Zelensky lors d’un discours devant le Parlement du Luxembourg.

La superficie occupée fait presque 125 000 kilomètres carrés , a-t-il dit, un territoire beaucoup plus grand que les territoires combinés du Benelux, constitué par la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg.

Au terme de la guerre de 2014, qui s’est soldée par la perte de la Crimée et d’une partie des territoires des régions de Donetsk et Louhansk, l’Ukraine avait été amputée de 43 000 km carrés, a-t-il observé.

À l’heure actuelle, la ligne de front, qui s’étend de Kharkiv à Mykolaïv, en passant par les régions de Louhansk, Donetsk, Zaporijia et Kherson, s’étend sur plus de 1000 kilomètres, a estimé M. Zelensky.

Selon lui, les troupes russes ont placé des mines sur des territoires totalisant 300 000 kilomètres carrés et ont réussi à entrer dans 3620 villes et villages du pays, dont 1017 ont été libérées par l’armée ukrainienne.

« Pourquoi nous battons-nous? Pour ce que nous sommes. Et pour rester ce que nous sommes : libres, indépendants, ouverts et unis avec tous les Européens. »— Une citation de  Volodymyr Zelensky, président de l’Ukraine

Le président ukrainien a affirmé que 30 000 soldats russes ont été tués depuis le début de l’invasion, un chiffre invérifiable, mais nettement plus élevé que celui avancé par les services de renseignement occidentaux.Un enfant se balance devant un immeuble éventré et en partie calciné.

Un enfant se balance devant un immeuble détruit par une frappe russe en banlieue de Kiev. Photo : Getty Images/Pierre Crom

M. Zelensky a estimé qu’au moins des dizaines de milliers de civils ukrainiens ont été tués dans l’offensive russe, mais est demeuré muet sur les pertes subies par son armée.

Dans une entrevue accordée mercredi au réseau américain Newsmax, le président ukrainien avait cependant avancé qu’entre 60 et 100 combattants ukrainiens sont tués chaque jour et qu’environ 500 autres sont blessés.

Il a aussi rappelé que 17 millions d’Ukrainiens ont été chassés de leur domicile depuis le début du conflit, dont 5 millions, essentiellement des femmes et des enfants, ont quitté le pays.

Plus d’armes, implore Zelensky

Fidèle à son habitude, M. Zelensky a plaidé devant le Parlement luxembourgeois pour que les pays occidentaux envoient plus d’armes à l’Ukraine, et pour qu’ils continuent d’imposer plus de sanctions à la Russie.

Il demande notamment aux Européens de ne pas se contenter de geler des avoirs russes, mais de les confisquer au profit de la reconstruction de l’Ukraine.

« Nous devons trouver un moyen juridique de les confisquer pour compenser les dommages que la Russie a faits aux victimes de la guerre. Ce sera juste, et instructif pour l’agresseur.  »— Une citation de  Volodymyr Zelensky, président de l’Ukraine

Le discours du président Zelensky a été prononcé alors que l’armée russe continue de resserrer son étau sur Sievierodonetsk, dernier pré carré ukrainien dans la région de Louhansk, avec sa ville jumelle de Lyssytchansk.

La ville est désormais « occupée à 80 % » par les forces russes et des combats de rue y font toujours rage, a indiqué le gouverneur de la région, Serguiï Gaïdaï, dans un message publié sur Telegram.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, les forces russes ont aussi bombardé plusieurs lignes de chemin de fer dans la région de Lviv, dans l’ouest, où arrivent notamment les armes livrées à l’Ukraine par les pays occidentaux.

Les combats et bombardements se poursuivent également dans la région de Kherson, en partie conquise par les Russes, mais où les Ukrainiens ont lancé une contre-offensive en fin de semaine.

Radio-Canada par François Messier avec les informations de Agence France-Presse

Ukraine: « C’est l’enfer » dans le Donbass, déplore Zelensky

mai 20, 2022
Une femme, Klaudia Pushnir, 88 ans, prend sa tête dans ses mains, en pleurant, dans un sous-sol.

Les autorités ukrainiennes estiment que quelque 15 000 civils vivent encore à Sievierodonetsk, où ils se réfugient dans des sous-sols et des souterrains. Photo : Getty Images/AFP/Yasuyoshi Chiba

« C’est l’enfer » dans le Donbass, qui est « complètement détruit », a déploré dans un message vidéo diffusé dans la nuit de jeudi à vendredi le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Les troupes russes y ont de nouveau intensifié leurs efforts vendredi, surtout à Sievierodonetsk, où plusieurs civils seraient morts.

Les Russes ont continué leur assaut sur Sievierodonetsk vendredi, au point où il serait devenu impossible de connaître le nombre exact de victimes. « L’armée russe a entamé une destruction de grande ampleur de Sievierodonetsk, a déclaré le gouverneur de la région de Louhansk, Sergueiï Gaïdaï, sur Telegram. « L’intensité des bombardements a doublé, [les Russes] pilonnent les quartiers résidentielles pour les détruire maison par maison. »

Jeudi, les autorités ukrainiennes avait déclaré que douze civils avaient été tués à Sievierodonetsk et 40 autres blessés par les forces russes, qui y ont multiplié les bombardements dans les derniers jours.

« Nous ne savons pas combien il y a de victimes car il est tout simplement impossible d’aller vérifier dans chaque appartement. »— Une citation de  Sergueiï Gaïdaï, gouverneur de la région du Louhansk Un bâtiment détruit à Sievierodonetsk.

Les Russes auraient détruit 70 % des résidences de Sievierodonetsk, selon le gouverneur régional. Photo : Getty Images/AFP/Yasuyoshi Chiba

Des troupes russes auraient ouvert le feu vendredi sur une école de Sievierodonetsk, où plus de 200 personnes se réfugient, dont des enfants, selon Sergeiï Gaïdaï. Trois adultes seraient morts, a-t-il ajouté. Aucun média n’a cependant été en mesure de confirmer ces informations pour l’instant.

Il resterait environ 15 000 civils dans cette ville qui comptait plus de 100 000 habitants avant la guerre, estime son chef de l’administration militaire, Oleksandr Striuk. Ils vivent dans des abris et des sous-sols et, depuis une semaine, seraient sans électricité, sans Internet, sans moyens de communication.

« Environ 70 % du parc immobilier de la ville a été détruit », a estimé Sergueiï Gaïdaï sur Telegram. Cela représente 11 000 maisons, dont 3000 sont des immeubles à logements, a-t-il ajouté.

La destruction méthodique des villes, qui vise à priver leurs défenseurs d’abris jusqu’à ce qu’ils soient contraints à s’en retirer, est la tactique utilisée par la Russie depuis le début de la bataille du Donbass.Une femme prépare un feu à l'extérieur pour se faire à manger.

Sans électricité, les derniers civils de Sievierodonetsk doivent se débrouiller avec ce qu’ils ont pour se faire à manger et se réchauffer. Photo : Getty Images/AFP/Yasuyoshi Chiba

Plus tôt, le ministre russe de la Défense déclarait que la Russie avait presque terminé la libération de la République autoproclamée de Louhansk, à une soixantaine de kilomètres de la frontière.

Si l’Ukraine admet que les Russes avancent dans l’est, elle assure que les troupes ukrainiennes tiennent le coup. L’attaque sur Sievierodonetsk a échoué. Les Russes ont subi des pertes de personnel et se sont repliés, a déclaré Sergueiï Gaïdaï.

Une vidéo publiée par la Garde nationale ukrainienne la montre d’ailleurs faisant exploser un pont, qui serait celui reliant Sievierodonetsk à Rubizhne, voulant ainsi ralentir l’avancée des troupes russes dans la région. Aucun média n’a toutefois pu vérifier l’origine et l’authenticité de la vidéo.Une capture d'écran d'une vidéo montrant le pont qui explose d'une vue aérienne.

Les autorités ukrainiennes assurent avoir fait exploser ce pont qui lie Severodonetsk à Rubizhne pour freiner l’avancée des Russes dans le Donbass. Photo : Reuters/Ukraine National Guard

La ville de Sievierodonetsk est stratégiquement importante pour la Russie parce que la contrôler lui permettrait de se diriger vers l’ouest et de rejoindre les troupes russes au sud-est d’Izyum.

Elle est également une des dernières poches de résistance de la région, avec Lyssytchansk, à une dizaine de kilomètres, aussi le théâtre de combats intenses depuis jeudi. La prise de ces deux villes permettrait donc à Moscou de revendiquer le contrôle total de la province et de la placer sous l’autorité de la république populaire de Louhansk.Le missile, le nez dans le sol.

Un missile a atterri sans exploser devant une garderie de Lyssytchansk où sept personnes se réfugient dans le sous-sol depuis deux mois. Photo : Getty Images/AFP/Yasuyoshi Chiba

Cette intensification des attaques russes n’a aucune explication militaire, a réagi dans son allocution quotidienne Volodymyr Zelensky.

« C’est une tentative délibérée et criminelle de tuer le plus d’Ukrainiens possible. De détruire le plus de maisons, d’installations sociales et d’entreprises possible. »— Une citation de  Volodymyr Zelensky, président ukrainien.

Vendredi après-midi, à Lozova, à 150 km au sud de Kharkiv, au moins sept personnes, dont un enfant de 11 ans, ont été blessés dans une puissante frappe de missile russe sur un centre culturel fraîchement reconstruit, a annoncé Zelensky sur Telegram.

Le président ukrainien a accompagné son message d’une vidéo montrant une puissante explosion pulvérisant le bâtiment dans un panache de fumée, tandis que deux voitures passaient à proximité, l’une tentant ensuite de fuir la zone.Selon le porte-parole du ministère ukrainien de la Défense, Oleksandre Motouzianyk, la situation sur le front reste tendue vendredi et montre des signes d’aggravation.

« Les forces d’occupation russes mènent des tirs intenses tout le long de la ligne de contact et tentent de frapper à l’artillerie profondément dans les défenses des troupes ukrainiennes. »— Une citation de  Oleksandre Motouzianyk, porte-parole du ministère ukrainien de la DéfenseUne capture d'écran d'une vidéo montrant le moment où le missile frappe le centre culturel de Lozova.

La Russie aurait bombardé le centre culturel de Lozova, où des civils se réfugiaient. Photo : Reuters/State Emergency Service of Ukrai

Les derniers défenseurs d’Azovstal cessent de combattre

Vendredi matin à Marioupol, les derniers combattants retranchés dans l’usine d’Azovstal ont reçu l’ordre de Kiev d’arrêter de se battre, a déclaré Denys Prokopenko, commandant du régiment d’Azov, dans une vidéo publiée sur Telegram.

Les autorités militaires ont donné l’ordre de sauver des vies, de préserver le bien-être des militaires et de cesser de défendre la ville.

Selon la Russie, environ 2000 combattants se seraient rendus dans les derniers jours.Des combattants, dans les souterrains d'Azovstal, devant un drapeau ukrainien.

Les derniers combattants retranchés dans l’usine d’Azovstal ont cessé les combats vendredi, à la demande de Kiev, qui désire « sauver des vies ». Photo : Reuters/Dmytro Orest Kozatskyi/Azov Regi

Selon Kiev, 90 % de la ville de Marioupol aurait été détruit et au moins 20 000 personnes y auraient péri depuis le début des combats.

La fin des combats à Marioupol pourrait permettre à plusieurs troupes russes de rejoindre celles qui combattent dans le Donbass et d’y intensifier encore les offensives.

Une fois que la Russie aura sécurisé Marioupol, il est probable qu’elle déplacera ses forces pour renforcer les opérations dans le Donbass, a déclaré le gouvernement britannique.

Mais ces unités doivent être rééquipées et remises en état avant de pouvoir être redéployées efficacement, alors même que le commandement russe est sous pression pour des résultats, analyse la même source. La Russie va probablement redéployer ses forces rapidement sans préparation adéquate, ce qui risque d’encore augmenter leur usure.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, BBC et CNN