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Élection présidentielle Congo 2021 : Alain Mabankou appelle à un scrutin apaisé

mars 18, 2021

À quelques jours du 1er tour de l’élection présidentielle au Congo, l’écrivain congolais, Alain Mabankou, appelle ses compatriotes au calme et les invite à aller voter le 21 mars.

Capture d'écran, Alain Mabanckou à l'adresse de ses compatriotes à propos de l'élection présidentielle 2021 au Congo

Photo : Capture d’écran, Alain Mabanckou à l’adresse de ses compatriotes à propos de l’élection présidentielle 2021 au Congo

Par un message relayé par Ziana TV, Alain Mabankou, depuis l’étranger, s’est adressé aux Congolais. Contrairement à ses précédentes habilités rhétoriques contre le pouvoir en place, l’auteur de Black Bazar a tenu plutôt des paroles apaisantes à propos de l’élection présidentielle du 21 mars.

En substance, lélection présidentielle est un moment essentiel dans la vie d’une Nation. Il faudrait choisir un des candidats en son âme et conscience. Que ses compatriotes regardent tout autour d’eux. Ils pourront se dire qu’ils n’ont pas le choix face à des candidats tous pareils.

« Vous n’avez pas tort.  Mais il suffit de faire le jeu de la démocratie. Il faut aller voter. Il faut aller dire par l’expression de votre voix ce que vous ressentez« ,exhorte-t-il.

« En ce qui me concerne, j’ai toujours gardé une certaine indépendance et c’est peut-être cela qui pourrait faire notre attraction réciproque« ,confie l’écrivain.

« Je dirai que le constat que j’ai fait de la politique de mon pays est un constat malheureusement triste. Les mêmes personnes et les mêmes histoires qui tournent. La jeunesse qui est verrouillée. La liberté de presse qui n’existe pas. Tout cela constitue de vrais chantiers qui n’ont jamais été entamés. Mais de grâce, si vous allez voter, puisqu’il faut aller voter, faites-le dans le calme, faites-le dans la dignité; parce que le Congo est plus fort que les personnes qui  ne recherchent que le pouvoir. Le Congo restera. Les hommes passeront.« 

Et de conclure : « Merci chers compatriotes, de vous dire, que tout, mais tout sera toujours inférieur par rapport à l’honneur et à la valeur du Congo-Brazzaville.

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma

 

France-Présidentielle 2022 : le gouvernement veut autoriser le vote «par anticipation»

février 16, 2021

Le gouvernement a déposé un amendement pour permettre aux électeurs de voter de manière électronique la semaine précédant le scrutin dans un certain nombre de communes.

C’est une souplesse supplémentaire qui pourrait être ajoutée aux modalités de l’élection présidentielle. Si la possibilité d’un vote par correspondance a rapidement été balayée ces derniers mois concernant les régionales, les électeurs pourraient bien être autorisés à voter «par anticipation» pour la présidentielle 2022. Le gouvernement vient de déposer un amendement en ce sens au Sénat, alors que le projet de loi relatif à l’élection du président de la République y est cette semaine en discussion.

Un vote anticipé sur une machine à voter

Dans le détail, les Français qui le souhaitent auraient la possibilité de voter dans une autre commune de leur choix – ou une ville se trouvant à l’étranger – parmi une liste arrêtée par le ministre de l’Intérieur. Le vote s’effectuerait sur une machine à voter durant la semaine précédant le scrutin. Les votes seraient en revanche tous dépouillés en même temps, le dimanche soir.

Pour éviter un risque de «double-vote», tout électeur ayant voté par anticipation se verrait ajouter une mention sur la liste électorale pour l’empêcher de voter à nouveau dans sa commune. Les procurations seraient également interdites avec ce mode de vote. Cette réglementation pourrait entrer en vigueur au plus tard au 1er janvier 2022.

Alors que les discussions sur le projet de loi relatif à l’élection du président de la République doivent se poursuivre toute la semaine, le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau a déjà exprimé sa réticence à cet amendement. «Pourquoi vouloir compliquer les choses ?», s’est interrogé l’élu sur son compte Twitter. Avant d’affirmer : «Le Sénat s’opposera à toute manœuvre politicienne qui dénaturerait ce rendez-vous essentiel de notre démocratie.»

Avec Le Figaro par Dinah Cohen

Les Nigériens appelés aux urnes pour la présidentielle

décembre 27, 2020
Préparation du matériel électoral à Niamey, le 26 décembre 2020.

Les premiers électeurs nigériens ont commencé à voter dimanche pour la présidentielle qui doit déboucher sur une première transition démocratique entre deux présidents élus.

Au bureau de Dar-es-Salam, un quartier populaire de Niamey, les premiers électeurs ont commencé à voter vers 09H00 (08H00 GMT), soit avec environ une heure de retard sur l’horaire prévu. Les bureaux doivent fermer à 19H00, mais ont comme consigne de prolonger leur ouverture pour assurer 11 heures de vote en cas de retard.

« J’attends du président nigérien en premier la sécurité, la santé, le progrès et la démocratie », a affirmé Aboubakar Saleh, un blanchisseur de 37 ans, sans vouloir dévoiler son vote.

Issaka Soumana, chauffeur routier, 52 ans, veut lui « que ça change. Le Niger ne va pas. Notre pays doit émerger », dit-il, brandissant son pouce taché d’encre, montrant qu’il a déposé son bulletin dans l’urne.

Quelque 7,4 millions d’électeurs sur 23 millions d’habitants de ce pays sahélien à la démographie galopante sont attendus pour cette présidentielle couplée à des législatives. Trente candidats sont en lice pour le scrutin, qui suscite « peu d’engouement » au sein de la population, selon un connaisseur de la politique nigérienne. Cette source souligne l’absence de renouvellement de la classe politique, avec deux anciens présidents (Mahamane Ousmane et Salou Djibo) et deux anciens Premiers ministres (Seini Oumarou et Albadé Abouba) parmi les candidats, pour une moyenne d’âge de plus de 60 ans, dans un pays où la population est très jeune.

Grand favori

« C’est un jour spécial pour le Niger qui va connaitre pour la première fois de son histoire une alternance démocratique », a souligné le président sortant Mahamadou Issoufou après avoir voté à l’hôtel de ville de Niamey.

Mahamadou Issoufou, 68 ans, ne se représente pas à l’issue de ses deux mandats constitutionnels. Ce sera la première fois que deux présidents élus se succèdent dans ce pays à l’histoire jalonnée de coups d’État depuis son indépendance en 1960.

Après dix ans au pouvoir, il espère passer le témoin à son bras droit Mohamed Bazoum, 60 ans, candidat du parti au pouvoir et grand favori du scrutin.

« C’est une grande fierté que cette date du 27 décembre ait été respectée », a déclaré de son côté Mohamed Bazoum après avoir voté.

« Je demande aux militants de sortir encore plus nombreux pour assurer notre victoire, comme (pour les élections municipales et régionales) le 13 décembre », a ajouté l’ancien ministre de l’Intérieur, qui vise un succès dès le premier tour à ce scrutin présidentiel couplé à des législatives.

Bazoum, qui bénéficie de la machine électorale de son parti et de l’État, a promis de mettre l’accent sur la sécurité et l’éducation, notamment pour les jeunes filles alors que le pays détient le record mondial de fécondité (7,6 enfants par femme).

Sur le plan sécuritaire, deux attaques meurtrières se sont produites à l’approche du scrutin, une dans l’Ouest (7 soldats tués le 21 décembre) où sévit régulièrement l’État islamique au Grand Sahara (EIGS), et une dans l’Est revendiquée par Boko Haram (34 morts le 12 décembre).

Par Jeune Afrique avec AFP

Présidentielle au Niger : Hama Amadou appelle à voter pour Mahamane Ousmane

décembre 23, 2020
Mahamane Ousmane et Hama Amadou lors d’une rencontre de l’opposition à Niamey, le 5 octobre 2014.

Privé de présidentielle, Hama Amadou n’avait pas donné de consigne de vote. C’est désormais chose faite. Mardi, le parti de l’opposant nigérien a appelé à voter pour l’ancien président Mahamane Ousmane le 27 décembre.

À quelques jours de la présidentielle nigérienne prévue le 27 décembre, cette décision changera-t-elle la donne ? Dans un communiqué rendu public le 22 décembre, le bureau politique du Moden Fa Lumana, parti de l’opposant Hama Amadou, annonce « son soutien au candidat du Renouveau démocratique et républicain RDE-Tchanji, Mahamane Ousmane » et appelle ses militants et sympathisants à « se mobiliser massivement pour voter en sa faveur ».

Le 13 novembre, la Cour constitutionnelle avait invalidé la candidature de Hama Amadou. L’ex-Premier ministre et ancien président de l’Assemblée nationale avait été condamné en 2017 à un an de prison dans une affaire de « supposition d’enfants « . S’il avait bénéficié, en mars dernier, d’une grâce présidentielle alors qu’il purgeait sa peine, il n’en restait pas moins, selon la Cour constitutionnelle, concerné par l’article 8 du code électoral qui stipule que toute personne condamnée à au moins un an de prison ne peut être autorisée à se présenter à une élection.

POSTED BY HAMA AMADOU POUR LA PRÉSIDENCE 2021 ON TUESDAY, DECEMBER 22, 2020

Hama Amadou a toujours qualifié cette condamnation de politique et l’invalidation de sa candidature a été un coup dur pour son parti, qui choisit donc de soutenir l’ancien président, Mahamane Ousmane.

Renversé par un coup d’État en janvier 1996, Mahamane Ousmane est l’un des opposants les plus expérimentés qui feront face à Mohammed Bazoum, le dauphin du président sortant, Mahamadou Issoufou, qui portera les couleurs du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS). Le Moden Fa Lumana présente en revanche des candidats aux législatives, organisées le même jour que la présidentielle, et appelle ses militants à voter pour ses listes du parti.

Raz-de-marée du PNDS aux municipales

L’autre scrutin auquel les Nigériens étaient invités à prendre part était les municipales. Repoussées à plusieurs reprises depuis 2011, celles-ci ont eu lieu le 13 décembre. D’après les résultats provisoires publiés mardi par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni),  le Moden Fa Lumana a obtenu 268 sièges de conseillers municipaux sur les 4 246 sièges qui étaient en jeu.

Le PNDS, lui, arrive largement en tête avec 1 799 sièges. Il est suivi par le Mouvement national pour la société de développement (MNSD, 358 sièges), le parti du défunt Mamadou Tandja aujourd’hui dirigé par Seini Oumarou, et par le Mouvement patriotique pour la République (MPR) d’Albadé Abouba, qui a remporté 356 sièges.

Avec Jeune Afrique

États-Unis: L’équipe de Donald Trump retire sa plainte dans le Michigan

novembre 19, 2020

L'ÉQUIPE DE DONALD TRUMP RETIRE SA PLAINTE DANS LE MICHIGAN© Reuters/EMILY ELCONIN L’ÉQUIPE DE DONALD TRUMP RETIRE SA PLAINTE DANS LE MICHIGAN

WASHINGTON (Reuters) – L’équipe de campagne du président sortant américain, Donald Trump, a annoncé jeudi avoir mis fin au recours engagé devant la justice de l’Etat de Michigan pour contester la certification des résultats de l’élection présidentielle du 3 novembre, remportée par Joe Biden.

Dans une plainte déposée le 11 novembre, l’équipe de Donald Trump souhaitait que les résultats ne soient pas certifiés tant que la légalité des votes ne serait pas vérifiée.

« Ce matin, nous retirons notre action en justice dans le Michigan, résultat direct de la réparation que nous souhaitions: empêcher que les élections dans le comté de Wayne ne soient prématurément certifiées avant que les habitants puissent être assurés que tout vote légal a été pris en compte et que tout vote illégal n’a pas été comptabilisé », a déclaré l’avocat de Donald Trump, Rudy Giuliani, cité dans un communiqué.

Une conférence de presse des avocats de l’actuel locataire de la Maison blanche est prévue à 17h00 GMT.

Le refus de Donald Trump d’admettre la victoire de Joe Biden empêche la mise en oeuvre d’une transition en douceur vers une nouvelle administration.

Avec Reuters par (Doina Chiacu; version française Claude Chendjou, édité par Jean-Michel Bélot)

Congo-Parlement : la nouvelle loi électorale votée sans les députés de l’opposition

août 13, 2020

 

L’Assemblée nationale a adopté, le 12 août, en séance plénière, avec amendements, le projet de loi modifiant et complétant certaines dispositions de la loi électorale n°9-2001 du 10 décembre 2001. Ce vote, assorti d’une recommandation, s’est tenu en absence des trois députés de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads).

 

Présentée par la commission des lois et affaires administratives de l’Assemblée nationale, cette loi initiée par le gouvernement est conforme et inclut, entre autres, le vote par anticipation des agents de la force publique ainsi que l’établissement d’une liste spéciale. Selon le gouvernement, les militaires, policiers et gendarmes constituent une partie non négligeable du corps électoral et ont droit d’exercer leur droit de vote, dans les mêmes conditions que tous les autres électeurs. Le but étant de leur permettre de se consacrer uniquement, le jour du vote général, aux opérations visant à assurer la sécurité des personnes et biens. « Pour assurer en mieux la sécurité des électeurs, des populations ainsi que de tout le processus électoral, la solution la plus idoine est de faire voter les agents de la force publique, dûment inscrits sur les listes électorales, quelques jours avant les autres électeurs inscrits », a justifié le gouvernement.

Ainsi, quelques alinéas ont été ajoutés à certains articles avec des amendements. Pour permettre une exploitation plus aisée de la loi électorale, la commission a recommandé au ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation de soumettre à la représentation nationale, dès la prochaine session, une transcription de cette loi ainsi que ses modifications dans un texte unique pour adoption. Une suggestion prise en compte par le ministre Raymond Zéphirin Mboulou.

Pascal Tsaty-Mabiala dénonce un affrontement politique

Après avoir pris part aux débats où ils ont été les principaux animateurs, les trois députés de l’opposition politique congolaise, représentée à cette plénière par Pascal Tsaty-Mabiala, Honoré Sayi et Alain Pascal Leyinda, ont boycotté le vote. Ils sont sortis malgré les assurances du ministre Mboulou qui a annoncé la tenue prochaine d’une concertation politique devant permettre d’évaluer le niveau d’exécution des recommandations de Ouesso de 2016.

Selon le chef de file de l’opposition congolaise, le peuple congolais attend la transparence et la fiabilité de la prochaine élection présidentielle et non le vote par anticipation des agents de la force publique. «S’il y a une concertation en vue, pourquoi ne pas attendre ce rendez-vous pour élaborer un seul texte accepté de tous ? Pour cette réforme, nous ne voyons pas l’opportunité. Le groupe de l’opposition ne participe pas à ce vote, nous attendons la concertation annoncée », a déclaré Pascal Tsaty-Mabiala avant de quitter la salle. Défendant le rapport de sa commission, le président de la commission des lois et affaires administratives, Fernand Sabaye, a, quant à lui, qualifié de simple ajustement technique qui vise l’efficacité de la loi en termes d’application.

Notons que l’article 110 alinéa 3 a été modifié dans le sens de restreindre le droit de contester les résultats électoraux qui ne peut être l’œuvre que du candidat lui-même à l’exclusion de la formation politique qui l’a présenté et ses représentants. Outre la nouvelle loi électorale, les députés ont accepté, au cours de cette plénière présidée par Isidore Mvouba, la prorogation de l’état d’urgence sanitaire pour la septième  fois consécutive et bien d’autres textes.

 

Avec Adiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama

RDC/Succession de Kabund au bureau de l’Assemblée : l’UDPS s’en remet à l’arbitrage du président Tshisekedi

juin 6, 2020

 

Pour le groupe parlementaire de cette formation politique, l’autorité de référence de leur parti doit s’imposer afin de ne pas perdre ce poste « stratégique ».

 

Jean-Marc Kabund, lors du vote qui l’avait porté au bureau de l’Assemblée nationale/DR

 

Les députés devront élire le remplaçant de Jean-Marc Kabund à la première vice-présidence de l’Assemblée nationale, le 12 juin 2020. « L’élection du premier vice-président aura lieu au cours de la séance plénière du 12 juin 2020 à partir de 12 heures », a annoncé la présidente de la Chambre basse du Parlement, Jeannine Mabunda, aux députés.

Au sein de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le remplacement de son président par intérim au bureau de l’Assemblée nationale n’a pas fait l’unanimité. Le choix de son successeur continue à diviser. Le secrétaire général du parti au pouvoir en RDC, Augustin Kabuya, a officiellement instruit les députés membres de leur formation politique à ne pas postuler à ce poste laissé vacant par l’éviction de l’un de leurs et qui reviendrait de droit à l’UDPS.

Pour décanter la situation, le groupe parlementaire UDPS en appelle à l’intervention personnelle du chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi. Les députés membres de cette formation politique, par le président de leur groupe, Léon Mubikayi intervenu sur les antennes de Top Congo, disent, en effet, s’en référer à leur autorité de référence pour décanter la situation afin que leur parti ne perde pas ce poste stratégique. « On est arrivé à un niveau où on ne peut compter que sur le chef de l’Etat. C’est lui qui doit déterminer qui est son candidat pour ce poste, qui est très important pour l’UDPS. Le parti a décidé qu’on ne pouvait pas chercher à briguer ce poste mais, moi, je pense qu’il était temps que le président s’impose pour ne pas perdre ce poste », a-t-il déclaré. A en croire ce député de l’UDPS, des conseils ont été donnés mais, comme il est toujours difficile de trouver un compromis au sein, la référence est faite au président Tshisekedi pour mettre fin à cette polémique.

Le programme déjà établi

Dans ce communiqué émis pour l’annonce de la date du scrutin pour combler le vide laissé par la déchéance, le 25 mai dernier, du Jean-Marc Kabund du poste du premier vice-président de la Chambre basse du Parlement congolais, la présidente Jeannine Mabunda a également étalé tout le programme conçu pour le remplacement de ce membre du bureau de cette institution. Selon ce canevas, le dépôt des candidatures ira du samedi 6 au lundi 8 juin à 17 heures ; alors que leur examen et affichage des listes des candidats sont prévus pour le 9 juin. La compagne électorale est programmée du 9 au 10 juin à minuit. Puis, l’audition des messages des candidats, le vote et l’installation du premier vice-président de l’Assemblée nationale interviennent le jeudi 12 juin à parti de 12 heures dans la salle de plénières.

Jean-Marc Kabund, rappelle-t-on, a été évincé de ce poste de premier vice-président de la Chambre basse du Parlement à la suite d’une pétition initiée par le député Jean-Jacques Mamba, qui l’avait accusé d’affirmer sans preuve que le congrès allait coûter sept millions de dollars américains. Une vive tension avait été observée dans la salle de plénières, le 25 mai, avant le vote qui avait conduit à l’éviction de Kabund de son poste. Les députés UDPS, mécotents avaient, par la suite, quitté la salle, laissant le vote se tenir sans eux.

Dans ses premières déclarations, le premier-vice président déchu avait accepté cette décision de ses collègues députés, avant de se retracter. De son côté, son parti, l’UDPS n’a jamais accepté cette déchéance. Ce qui l’avait conduit à instruire les députés membres de son groupe parlementaire à ne pas postuler à ce poste pour succéder à Jean-Marc Kabund. Devant ce risque de voir ce poste leur échapper, les députés UDPS ont eu recours à Félix-Antoine Tshisekedi de qui ils disent attendre de trancher en « s’imposant« .

 

Avec Adiac-congo par Lucien Dianzenza

Royaume-Uni : le président du Parlement refuse un nouveau vote sur l’accord de Brexit

octobre 21, 2019

 

Le «speaker» de la Chambre des communes, John Bercow, a refusé de soumettre au vote des députés, ce lundi, l’accord de Brexit conclu entre Londres et l’Union européenne, expliquant que la motion avait déjà été examinée samedi.

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Un accord a finalement été trouvé entre Londres et Bruxelles ce jeudi 17 octobre. HENRY NICHOLLS/REUTERS

L’histoire se répète. Comme Theresa May avant lui, le premier ministre Boris Johnson a trouvé un «deal» avec Bruxelles, mais la Chambre des communes, où il a de facto perdu sa majorité depuis septembre, ne l’a pas approuvé, samedi, préférant le repousser tant que la législation nécessaire à son application n’aura pas été votée au Parlement.

Malgré ce vote qui a permis à l’opposition de gagner du temps, le gouvernement britannique a demandé, ce lundi 21 octobre, à ce que le texte du «deal» soit de nouveau examiné par les «MP» (members of parliamant). Mais le «speaker» de la Chambre, John Bercow, s’y est opposé, estimant que les députés se sont déjà prononcé sur le texte, il y a «moins de 49 heures». Ce serait «répétitif» et «désordonné», a jugé l’europhile John Bercow, qui a en revanche invité le gouvernement de Boris Johnson à soumettre les projets de loi d’application du Brexit à l’examen du Parlement dès ce lundi s’il le souhaite.

Sans l’aval des députés britanniques, le Brexit avec accord ne peut pas avoir lieu tandis que l’heure tourne, la date-butoir étant toujours fixée au 31 octobre. En sait-on plus sur ce qui va se passer ?

Le bref espoir d’une sortie de crise

Jeudi 17 octobre 2019, quelques heures avant l’ouverture d’un sommet européen très attendu, le premier ministre Boris Johnson et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, ont affirmé qu’ils étaient parvenus à un «accord de Brexit» qualifié de «juste et équilibré à la fois pour l’UE et la Royaume-Uni» par le Luxembourgeois et d’«excellent» par le Britannique. Le plus difficile restait à obtenir : l’aval des députés britanniques.

Le samedi 19 octobre 2019, Boris Johnson a convoqué la Chambre des communes pour obtenir ce précieux sésame. Un événement : la chambre n’avait pas siégé un samedi – «Big saturday» – depuis la guerre des Malouines en 1982. Las, les députés d’opposition ont voté en faveur d’un report du vote sur l’accord.

Nouveau vote ?

Aussitôt le même jour, le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Jacob Rees-Mogg a déclaré que le gouvernement soumettrait derechef l’accord de Brexit à un débat et à un vote dès ce lundi 21 octobre. Mais c’est au «speaker» (président, NDLR) de la Chambre des communes, John Bercow, de décider de l’ordre du jour. Ce personnage haut en couleur, notoirement défavorable au Brexit et régulièrement critiqué pour le choix des amendements qu’il met en avant, a annoncé, ce lundi après-midi, qu’il refusait un nouveau débat.

Plusieurs parlementaires lui avaient auparavant rappelé qu’il avait lui-même exhumé sous le gouvernement de Theresa May, en mars dernier, une disposition remontant à 1604 et interdisant qu’une même question soit soumise deux fois à un vote lors d’une même session parlementaire. «J’ai été surpris par cette affaire, comme d’autres l’ont été, a commenté Bercow après l’annonce de Rees-Mogg. Le gouvernement n’est pas l’arbitre de ce qui est régulier.»

Nouveau délai ?

Une majorité de députés d’opposition sont opposés tant à l’accord négocié par Boris Johnson qu’à la solution d’un «Brexit sans accord» qui, faute de «deal», se déclencherait automatiquement le 31 octobre, à moins que Londres ne demande à Bruxelles un nouveau report et que l’ensemble des 27 Etats membres l’accepte.

C’est dans cette optique que l’opposition à la Chambre des communes, qui contrôle depuis le début du mois de septembre l’agenda parlementaire, a fait voter la loi Benn dite «anti-no deal», qui force Boris Johnson à demander un report à Bruxelles s’il n’a pas obtenu de nouvel accord ou s’il n’a pas de majorité à la Chambre en faveur d’un Brexit sans accord. Tentant de la contourner, le premier ministre a en réalité envoyé trois lettres au président du Conseil européen, Donald Tusk : une première, non signée, dans laquelle il demande un report ; une deuxième dans laquelle il indique que ce report serait une erreur ; une troisième dans laquelle l’ambassadeur du Royaume-Uni auprès de l’Union européenne précise que cette demande de report est une obligation légale.

Ce lundi, saisie d’une plainte sur le sujet, la plus haute juridiction d’Ecosse, la Court of Session, doit justement se pencher sur la question de savoir si, par ce stratagème des trois lettres, Boris Johnson enfreint la loi Benn, ce que les juristes du gouvernement contestent.

Une majorité pour Boris Johnson ?

Dans la foulée de la décision des députés, samedi, de repousser le vote sur l’accord de Brexit tant que la législation nécessaire à son application n’aura pas été votée, Boris Johnson a déclaré aux parlementaires que son gouvernement soumettrait cette semaine les actes législatifs nécessaires. On s’attend à ce que ce processus parlementaire débute ce mardi 22 octobre. Le ministre des Affaires étrangères, Dominic Raab, a estimé que le gouvernement pensait disposer du nombre de voix nécessaire pour faire passer ces législations. Les 21 conservateurs frondeurs, exclus le mois dernier pour s’être opposés à Boris Johsnon, pourraient cette fois-ci soutenir le gouvernement. «Il dispose d’une coalition fragile mais sincère», a résumé l’ancienne ministre Amber Rudd, démissionnaire il y a quelques semaines, mais qui devrait aussi s’associer au vote.

Reste que la situation est difficile pour Boris Johnson : vu les équilibres politiques mouvants au sein de la Chambre des communes, l’opposition travailliste pourrait profiter du vote de ces actes législatifs pour tenter de faire passer des amendements, visant, par exemple, à maintenir le Royaume-Uni au sein de l’union douanière européenne voire à introduire un référendum de confirmation de l’accord, ce qui ferait resurgir dans le débat outre-Manche l’hypothèse d’une annulation du Brexit.

Des élections anticipées ?

Si, finalement, l’accord de Brexit n’était pas approuvé avant le 31 octobre, les Européens pourraient décider de se résigner à accorder un nouveau délai au Royaume-Uni, qu’il s’agisse d’un «report technique» de quelques jours (pour achever le travail législatif en cours au sein de la Chambre des communes) ou d’un report plus politique qui pourrait courir jusqu’au 31 janvier 2020 (délai évoqué par Boris Johnson dans sa lettre numéro une). Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a annoncé samedi en fin de soirée qu’il allait entamer des consultations avec les dirigeants des Vingt-Sept.

Les Européens pourraient somme toute se satisfaire d’un report de durée raisonnable pour laisser le temps aux Britanniques d’organiser des élections anticipées. Si Boris Johnson les remporte, l’actuel premier ministre disposera d’une nouvelle Chambre des communes, où il disposera d’une majorité pour mettre en oeuvre, finalement, l’accord de Brexit. Un scénario qui pourrait apparaître comme la meilleure solution du point de vue de Londres et Bruxelles, vu le blocage à Westminster qui a déjà causé la chute du gouvernement de Theresa May.

Tant les conservateurs de Boris Johnson que l’opposition travailliste disent vouloir de nouvelles élections. Mais le chef de file du Labour, Jeremy Corbyn, refuse de bouger sur ce front tant que le risque d’un Brexit sans accord ne sera pas écarté. Il sait aussi que les sondages ne lui sont pas favorables. Au contraire, Johnson, dont le parti est en tête dans les études d’opinion, pourrait profiter de l’exaspération des Britanniques envers l’actuelle chambre, une majorité d’entre eux souhaitant en finir avec l’incertitude.

Par Le Figaro.fr par Alexis Feertchak

Roumanie: premier jour de vote pour un référendum anti-mariage gay controversé

octobre 6, 2018

Une affiche appelant à « défendre les enfants de Roumanie » et à voter « oui » au référendum sur l’interdiction du mariage gay, le 2 octobre 2018 dans une rue de Bucarest / © AFP / Daniel MIHAILESCU

L’affluence était modérée samedi dans les bureaux de vote de Roumanie au premier jour d’un référendum controversé visant à graver dans la Constitution l’interdiction du mariage gay, avec l’espoir, pour la gauche au pouvoir, de remobiliser son électorat.

Les 19 millions d’électeurs du pays ont jusqu’à dimanche soir pour approuver un changement de la définition du mariage afin que seuls « un homme et une femme » puissent s’unir et non plus des « époux », comme le stipule actuellement la loi fondamentale.

Seuls 2,54% d’entre eux s’étaient déplacés à la mi-journée, selon les premiers chiffres officiels, alors que la principale inconnue du scrutin est la participation: le seuil de 30% des inscrits doit être atteint pour valider le résultat.

D’un point de vue légal rien ne changera à l’issue du référendum, puisque la législation roumaine n’autorise actuellement ni le mariage entre personnes de même sexe ni l’union civile. Les adversaires du scrutin fustigent un vote dont le seul effet a été de laisser libre cours aux discours homophobes et dont l’enjeu serait de faire oublier les déboires de la gauche au pouvoir.

– Le vote comme « bénédiction » –

Les responsables politiques au pouvoir ont d’ailleurs été parmi les premiers à se rendre aux urnes, comme la cheffe du gouvernement social-démocrate Viorica Dancila ou le puissant patron des sociaux-démocrates Liviu Dragnea.

« Le moment est venu de décider nous-mêmes comment nous voulons vivre dans notre pays », a-t-il déclaré, assurant qu’il ne s’agissait « absolument pas d’un vote contre une minorité ».

Les sociaux-démocrates du PSD au pouvoir comptent sur ce scrutin pour mobiliser la Roumanie rurale et conservatrice, le coeur de leur électorat alors que le parti est en perte de vitesse, accusé de vouloir affaiblir la lutte contre la corruption et de contrôler la justice qui a épinglé nombre de ses élus.

Les résultats définitifs du référendum sont attendus lundi et le même jour, Liviu Dragnea doit comparaître pour son procès en appel dans une affaire d’emplois fictifs qui lui a valu trois ans et demi de prison ferme en première instance.

« Participer au vote est un droit, un honneur et une bénédiction », a exhorté samedi Daniel, le patriarche de la puissante Eglise orthodoxe.

« Nous n’avons rien contre les minorités ou contre les homosexuels, car nous ne sommes pas racistes, au contraire nous sommes un peuple chaleureux et pacifique », assure à l’AFP Viorel Zburau, un agent immobilier favorable au changement de la constitution.

Un militant distribue des tracts appelant à voter « oui » au référendum sur l’interdiction du mariage gay, le 3 octobre 2018 à Bucarest, en Roumanie / © AFP / Daniel MIHAILESCU

Les opposants au vote faisant le pari du boycott, la victoire du « oui » à une modification constitutionnelle est assurée, avec un score qui pourrait atteindre 90% des suffrages et une participation de 34%, selon un sondage de l’Institut CURS publié vendredi.

« On ne vote pas sur l’amour. Le gouvernement ferait mieux d’utiliser cet argent pour construire des hôpitaux », tranchait samedi Mihai, 28 ans, vendeur dans un supermarché, à l’instar de nombreux Roumains sceptiques à l’égard du scrutin.

Le référendum émane d’une « initiative citoyenne », proche de l’Eglise, qui a présenté les signatures de trois millions de personnes ayant conduit à l’organisation de la consultation pour défendre « la famille traditionnelle ».

– « Nourrir la haine » –

Une interdiction gravée dans la Constitution rendrait plus difficile, voire impossible, tout changement futur de la loi en faveur des couples homosexuels, s’inquiètent les adversaires de la consultation. Ils craignent que d’autres initiatives soient lancées remettant en cause le cadre de l’avortement ou de l’éducation sexuelle.

Le référendum a suscité de vives critiques au sein des institutions européennes qui ont rappelé Bucarest à ses engagements en matière de droits de l’Homme.

« Je ne veux pas que les valeurs de la famille soient transformées en arguments pour (…) nourrir les démons les plus noirs, la haine contre les minorités sexuelles », a lancé le vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans.

Selon le sociologue Marius Pieleanu de l’Institut Avangarde, de telles mises en garde de l’étranger risquent toutefois d’avoir l’effet inverse, alors que les discours souverainistes et méfiants envers l’Europe gagnent du terrain en Roumanie.

« Une partie des indécis pourraient justement se mobiliser en raison de cette attitude qu’ils perçoivent comme hostile envers la Roumanie », a-t-il déclaré à l’AFP.

Romandie.com avec(©AFP / (06 octobre 2018 16h11)

Nom de la Macédoine: large victoire du « oui », forte abstention

septembre 30, 2018

Un bureau de vote vide pendant le le référendum du 30 septembre 2018, dans le village macédonien de Dabilje. / © AFP / DIMITAR DILKOFF

Le « oui » l’a très largement emporté dimanche au référendum marqué par une forte abstention organisé pour que les Macédoniens se prononcent sur le changement de nom de leur pays afin de se réconcilier avec la Grèce et de s’arrimer à l’Europe.

90,72% des électeurs qui ont pris part à ce scrutin consultatif ont approuvé la nouvelle appellation de « République de Macédoine du Nord » pour leur petit Etat des Balkans, selon les résultats de la commission électorale portant sur près de la moitié (43,57%) des suffrages. 6,26% ont voté contre.

« Je pense que l’immense majorité des citoyens qui ont voté ont choisi la voie européenne », avait auparavant déclaré le Premier ministre social-démocrate Zoran Zaev au cours d’une conférence de presse.

Il n’a toutefois pas évoqué la forte abstention, les deux tiers des électeurs n’étant pas allés voter, une demi-heure avant la fermeture des bureaux, selon le dernier chiffre fourni par la commission électorale.

Des partisans du boycottage du référendum, qui a été marqué par une forte abstention des Macédoniens, le 30 septembre 2018 devant le parlement à Skopje. / © AFP / Armend NIMANI

Mais Zoran Zaev a semblé vouloir couper l’herbe sous le pied à son opposition qui pourrait attaquer la légitimité du scrutin en insistant sur ce point.

Il a dit espérer que les députés de l’opposition de droite (VMRO-DPMNE) « respecteront la volonté démocratique des citoyens » en ratifiant au parlement l’accord. Faute de quoi, il a annoncé qu’il organiserait des « élections parlementaires anticipées ».

Pour cette ratification à la majorité des deux tiers, Zoran Zaev et ses alliés des partis de la minorité albanaise (20 à 25% des 2,1 millions d’habitants de ce pays majoritairement slave) ont besoin de la défection d’une dizaine de députés de droite.

Une affiche électorale avec le slogan « Pour une Macédoine européenne! » à Skopje le 29 septembre 2018. / © AFP / Robert ATANASOVSKI

– Nom imposé –

Les promoteurs d’une campagne d’appel au boycottage orchestrée sur les réseaux sociaux, ont organisé un rassemblement dans la soirée devant le parlement. Ils étaient environ 300, une heure et demie après la fermeture des bureaux de vote.

La forte abstention ne peut uniquement s’expliquer par le beau temps et les électeurs de la seule diaspora, qui seraient 3 à 400.000 (sur 1,8 million), selon les estimations.

Macédoine / © AFP / Kun TIAN

« Nous n’avons pas de problèmes de nom ou d’identité ici… Nous avons un problème sur le fait que quelqu’un d’autre nous l’impose », dit Ana Bobinkova Mijakovska, une professeure de philosophie de 47 ans, favorable au boycottage. Cet appel a été relayé par le président Gjorge Ivanov, proche de la droite nationaliste, dont le rôle est honorifique.

La décision des électeurs qui ont glissé un bulletin « oui » a souvent été emportée par le pragmatisme plus que par l’enthousiasme.

Le référendum « changera les choses si cela nous ouvre la porte de l’Europe et de l’Otan », a ainsi expliqué Olivera Argirovska, une ancienne infirmière de 74 ans de Skopje, la capitale.

Le Premier ministre macédonien Zoran Zaev à Prilep (centre) le 26 septembre 2018. / © AFP / Robert ATANASOVSKI

Pays pauvre qui a payé son isolement d’un marasme économique persistant, la Macédoine entend intégrer ces organisations, promesse de stabilité et de prospérité pour beaucoup.

Cette quête est entravée par le veto de la Grèce, pour laquelle le nom de Macédoine est exclusivement celui de sa province septentrionale, autour de Thessalonique.

Depuis l’indépendance de cette ex-république yougoslave en 1991, les Grecs crient à l’usurpation d’identité, à la spoliation d’héritage, notamment de celui d’Alexandre Le Grand. Ils soupçonnent leurs voisins de dissimuler des ambitions territoriales.

Référendum sur le nom de la Macédoine / © AFP / Sally Mairs, Farid Addala

Achevées en 2017, les années au pouvoir du VMRO-DPMNE ont encore tendu les relations. Le pays s’est alors couvert de statues et de références à Alexandre Le Grand et à son père Philippe de Macédoine.

Mais en juin, Zoran Zaev a signé un accord avec son homologue grec Alexis Tsipras : si le nom de « République de Macédoine du Nord » devait être adopté, Athènes cesserait de faire barrage à l’adhésion à l’Otan et à l’UE.

– « C’est du chantage » –

Pendant la campagne, c’est sur cet enjeu qu’a insisté le pouvoir, recevant le soutien de responsables occidentaux. Sur les murs de Skopje, les « oui à une Macédoine européenne » ont été affichés en lettres rouges.

Mais les mots de « Macédoine du Nord » n’apparaissaient pas plus que dans la question du référendum : « Êtes-vous pour l’adhésion à l’UE et à l’Otan, en acceptant l’accord » avec la Grèce ? ».

« Je comprends ce que ressentent les Macédoniens (…), c’est du chantage », réagit Abedin Memeti, un membre de la minorité albanaise. « Mais l’UE et l’Otan sont plus importantes pour nous tous », déclare le jeune homme qui a voté « oui ».

Pour Borjan Jovanovski, un journaliste spécialiste des questions européennes, l’UE « est la seule force cohérente pouvant préserver la paix entre religions et communautés ethniques dans un pays aussi mélangé que la Macédoine ».

Epargné par les guerres des années 1990 dans l’ex-Yougoslavie, elle a failli basculer en 2001 quand des affrontements ont éclaté entre une guérilla albanaise et les forces macédoniennes. Un accord de paix a octroyé des droits plus importants aux Albanais.

Romandie.com avec(©AFP / (30 septembre 2018 21h45)