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Sénégal : Ousmane Sonko interdit de se rendre à Lomé pour débattre de l’avenir du franc CFA

mai 22, 2021
Ousmane Sonko, lors d’une conférence de presse à Dakar, le 8 mars 2021.

Invité par l’économiste Kako Nubukpo à participer aux « États généraux de l’Eco », qui se tiendront les 26, 27 et 28 mai dans la capitale togolaise, l’opposant sénégalais Ousmane Sonko ne pourra finalement pas se rendre à Lomé. La justice lui a refusé l’autorisation de sortie du territoire qu’il sollicitait.

« Au final, Lomé ne verra donc pas l’enfant prodige si attendu, pour le moment du moins. Pas de début de débat sur l’Eco pour Sonko. » Dans le communiqué annonçant la décision de la justice sénégalaise, Me Khoureyssi Ba, son avocat, juge que « rien ne justifie » le refus prononcé vendredi 21 mai par le juge Abdoulaye Assane Thioune.

L’opposant sénégalais, sous contrôle judiciaire depuis sa remise en liberté le 8 mars dernier, avait en effet été invité à participer aux « états généraux de l’Eco » à Lomé. Le leader du Pastef avait fait de la critique du franc CFA l’un de ses principaux axes de campagne lors de la présidentielle de 2019, à l’issue de laquelle il était arrivé en troisième position.

Des « États généraux de l’Eco » sans Sonko

L’évènement, organisé à l’initiative de l’économiste togolais Kako Nubukpo, commissaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) chargé du département Agriculture, ressources en eau et environnement, doit réunir de nombreux économistes de renom.

Outre la Cap-Verdienne Cristina Duarte, conseillère spéciale pour l’Afrique du secrétaire général des Nations unies, le Bissau-Guinéen Carlos Lopesle Béninois Lionel Zinsou, ou encore le chef des économistes pays de la Banque africaine de développement (BAD), Emmanuel Pinto Moreira, Ousmane Sonko devait y retrouver également le Franco-Béninois Wilfrid Lauriano Do Rego, président du Conseil présidentiel pour l’Afrique (CPA, d’Emmanuel Macron), ou encore l’historien camerounais Achille Mbembe.

Les raisons du refus

Ousmane Sonko, toujours poursuivis dans le cadre de l’enquête ouverte suite à une plainte pour viol le visant, avait déposé une demande de sortie de territoire le 17 mai dernier. Le procureur de la République avait, jeudi 20 mai, fait savoir son opposition à ce que la demande soit acceptée. La balle était alors dans le camps du juge d’instruction Abdoulaye Assane Thione, qui a donc tranché en suivant l’avis du procureur.

Selon une communiqué de la défense d’Ousmane Sonko, le juge a motivé son refus par « l’absence de mainlevée du contrôle judiciaire » et par le fait qu’« Ousmane Sonko n’a pas encore été entendu au fond pour s’expliquer sur les accusations formellement portées à son encontre par la partie civile ».

« L’audition au fond de M. Sonko n’a aucun rapport avec la mesure de contrôle judiciaire », a regretté Me Bamba Cissé, un autre avocat de Sonko, cité par l’Agence France-Presse.

Avec Jeune Afrique par Mathieu Millecamps

Afrique : 15 000 de dollars de caution pour voyager vers les USA

novembre 27, 2020

Se rendre aux USA sera désormais conditionné au paiement d’une caution allant de 5000 à 15 000 de dollars. Il est imposé par le gouvernement Trump aux ressortissants de 15 pays africains, dont le taux de violation des délais de visa dépasse les 10%.

L’administration américaine, toujours dirigée par Donald Trump jusqu’au 20 janvier 2021, vient de prendre une décision qui rendra difficiles les voyages vers les Etats-Unis pour les ressortissants de 15 pays africains. Ceux-ci seront désormais contraints de déposer une caution qui peut aller de 5000 à 15 000 de dollars en plus des frais de visa.

Cette décision est déjà critiquée par plusieurs observateurs qui dénoncent une violation des règles de l’immigration. Mais le département d’Etat américain qui est compétent en matière de services des visas explique que cette décision s’impose à des pays, dont le taux de dépassement des délais de visa sur le sol américain dépasse les 10% des voyageurs.

Rappelons que l’administration américaine a, au cours des quatre dernières années, pris de nombreuses décisions limitant l’immigration de nombreux Africains. En septembre dernier, le département de la Sécurité intérieure a fait une proposition visant à limiter à deux ans la possibilité de séjour pour certains étudiants de 59 pays dans le monde, dont 36 en Afrique.

Au tout début de son mandat, Donald Trump avait décidé de limiter les voyages pour les ressortissants de certains pays africains ; décision qui avait été étendue plus tard aux ressortissants du Nigeria, la première économie du continent en termes de PIB.

Les pays africains concernés par la présente mesure sont : l’Angola, la République démocratique du Congo, le Liberia, le Burkina Faso, Djibouti, la Libye, le Burundi, l’Erythrée, la Mauritanie, le Cap-Vert, la Gambie, Sao Tomé-et-Principe, le Tchad, la Guinée-Bissau et le Soudan.

Compte tenu du motif invoqué, il n’est pas certain que le président élu, Joe Biden, va révoquer cette décision, une fois qu’il aura effectivement pris ses fonctions. Notons qu’elle fait figure de test de six mois éventuellement renouvelable.

Avec Adiac-Congo par Josiane Mambou Loukoula

Coronavirus: un quart des premiers cas hors de Chine lié à un voyage en Italie

juillet 31, 2020

Un quart des premiers cas de Covid-19 repérés hors de Chine continentale étaient des gens qui avaient voyagé en Italie, selon une étude publiée dans la revue médicale The Lancet Infectious Diseases, selon laquelle le début de la pandémie pourrait être lié à trois pays. Ces travaux publiés cette semaine prennent en compte le premier cas enregistré dans 99 pays hors de Chine continentale durant les 11 premières semaines de l’épidémie (entre le 31 décembre 2019 et le 10 mars 2020): ils montrent que près de deux tiers (60%) de ces personnes avaient voyagé en Italie (27%), en Chine (22%) ou en Iran (11%).

«Nos résultats suggèrent que les voyages dans un petit nombre de pays où la transmission du virus SARS-CoV-2 était importante pourraient être à l’origine d’épidémies un peu partout dans le monde, avant que la pandémie soit déclarée le 11 mars», a indiqué l’une des auteurs, la Dr Fatimah Dawood, des Centres américains de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), citée dans un communiqué de The Lancet Infectious Diseases.

Des limites importantes

Il existe toutefois des limites importantes à l’étude, soulignent les chercheurs: les premiers cas déclarés dans chaque pays n’étaient peut-être pas réellement les premiers à exister, puisque certains sont sans doute d’abord passés inaperçus. L’étude porte sur 99 pays hors de Chine continentale, où 32.000 cas ont été déclarés durant la période entre le 31 décembre 2019 et le 10 mars 2020.

Pour identifier les nouveaux cas enregistrés dans chaque pays durant la période étudiée, les auteurs se sont basés sur les données en ligne des autorités de chaque pays, les communiqués de presse quotidiens alors diffusés ou encore des éléments recueillis sur les réseaux sociaux.

L’influence des voyages dans tel ou tel pays sur les premiers cas diffère selon les régions du monde. Les voyages en Italie étaient liés à la moitié des premiers cas repérés en Afrique, et plus d’un tiers de ceux repérés en Europe (36%) et sur le continent américain (38%). Mais dans la zone Pacifique, 83% des premiers cas étaient liés à un voyage en Chine. Au total, trois quarts des premiers cas repérés dans chacun des 99 pays étaient des personnes qui avaient voyagé ailleurs auparavant.

Par Le Figaro avec AFP

Coronavirus : Paris déconseille les voyages en Chine «sauf raison impérative»

février 8, 2020

Cinq nouveaux cas ont été détectés en France. En Chine, plus de 700 personnes ont été tuées.

À Pékin, courant janvier.

À Pékin, courant janvier. AFP

La France déconseille à ses ressortissants les voyages en Chine «sauf raison impérative» compte tenu de l’évolution de l’épidémie de coronavirus qui y sévit depuis décembre, a annoncé samedi 8 février le ministère des Affaires étrangères à l’issue d’une réunion interministérielle à Matignon.

«Compte tenu du contexte évolutif de l’épidémie de nCoV, des restrictions décidées par les autorités chinoises, des fermetures d’établissements scolaires et universitaires et de la réduction des liaisons aériennes, il a été décidé de modifier les conseils aux voyageurs et de passer en orange la carte de Chine (déconseillé sauf raison impérative)», peut-on lire dans un communiqué.

Le ministère précise aussi que «tout déplacement à Wuhan et dans toute la province de Hubei», épicentre de l’épidémie, «est formellement déconseillé (en rouge sur la carte sécuritaire)».

En Chine, plus de 700 personnes ont été tuées et 34.000 cas recensés.

Cinq nouveaux cas en France ont été détectés en France. Des enquêtes sont en cours pour déterminer les personnes ayant été en contact avec ces nouveaux cas confirmés en Haute-Savoie. Leur état de santé ne présente pas d’inquiétude, selon les autorités.

Par Le Figaro avec Reuters

Voyages, bateaux: nouvelles sanctions américaines contre Cuba

juin 4, 2019

 

Les États-Unis ont imposé mardi de nouvelles sanctions contre Cuba en interdisant les voyages de groupes, un secteur essentiel pour l’économie cubaine et le principal moyen pour les citoyens américains de se rendre dans l’île.

Washington, qui accuse La Havane de jouer un «rôle déstabilisateur» en Amérique latine, a également interdit l’exportation de bateaux et d’avions, selon un communiqué du ministère du Trésor.

«Ces actes aideront à garder les dollars américains hors de portée de l’armée, des services de renseignement et de sécurité cubains», a expliqué dans un communiqué le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin.

Ces mesures s’attaquent au secteur du tourisme, déjà visé par de précédentes sanctions, alors que le nombre de touristes américains dans l’île a presque doublé entre janvier et avril par rapport à la même période en 2018.

En théorie, les touristes américains ont interdiction de se rendre à Cuba. Seuls sont autorisés des déplacements en relation avec la culture et l’éducation, selon des catégories spécifiques définies par Washington.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Melania Trump arrive au Ghana pour son premier voyage en Afrique

octobre 2, 2018

Arrivée de la Première dame américaine Melania Trump à Accra, au Ghana le 2 octobre 2018 / © AFP / SAUL LOEB

Souriante et détendue, la Première dame des Etats-Unis Melania Trump est arrivée mardi au Ghana où elle a entamé sa première tournée en Afrique, un voyage qui est l’occasion pour cette femme discrète de se faire une place sur la scène internationale.

Mme Trump est arrivée à Accra en milieu de matinée et foulé le tapis rouge de l’aéroport international de Kotoka devant des enfants en uniforme jaune et brun agitant le drapeau du Ghana et des groupes de musiciens traditionnels.

« Un grand merci », a-t-elle lancé dans un grand sourire, tenant le bouquet qu’une petite fille lui avait offert, et alors qu’elle était reçue par la Première dame du Ghana, Rebecca Akufo-Addo.

Arrivée de la Première dame des Etats-Unis Melania Trump au Ghana où elle a entamé sa première tournée en Afrique, le 2 octobre 2018 / © AFP / SAUL LOEB

L’ancienne top modèle est partie la veille de la base militaire d’Andrews, proche de Washington, vêtue d’un imperméable couleur sable et portant des talons aiguilles à motifs léopard. A son arrivée, elle a finalement opté pour une robe légère rouge et blanche à rayures sobre.

– discrétion –

La première dame américaine, Melania Trump, avant son départ pour le Ghana, le 1er octobre 2018 / © AFP / SAUL LOEB

La Première dame, qui a organisé ce voyage de sa propre initiative selon son entourage, a indiqué qu’il s’agissait d’une « visite diplomatique et humanitaire », et qu’elle souhaite mettre l’accent sur les enfants et leur « bien-être », à travers sa campagne ‘Be Best’ (« sois le meilleur »).

C’est la première fois qu’elle se rend sur le continent africain et bien que son époux l’ait récemment qualifié de « plus bel endroit du monde à de nombreux égards », il n’a jamais montré un quelconque intérêt pour l’Afrique depuis son arrivée à la Maison Blanche.

Des enfants saluent la Première dame des Etats-Unis Melania Trump à son arrivée à Accra, au Ghana, le 2 octobre 2018 / © AFP / SAUL LOEB

A Accra, Melania Trump doit se rendre à la résidence présidentielle pour prendre le thé avec l’épouse du président ghanéen et visiter ensuite une maternité.

Au-delà de ses rencontres avec d’autres Premières dames, cette femme, connue pour sa grande discrétion, entend mettre en lumière le travail de l’USAID, l’agence américaine pour le développement, alors que son mari a annoncé qu’il réduirait considérablement l’aide américaine dans les pays en développement, et notamment en Afrique.

Melania Trump s’est rarement exprimé sur la politique de son époux et cette tournée qui la mènera dans quatre pays (Ghana, Malawi, Kenya, Egypte) en solo, est une première.

Donald Trump s’est rarement exprimé sur l’Afrique sauf pour créer la polémique, en montrant du doigt « les pays de merde » d’où venaient les migrants, ou dénonçant les « meurtres de grande ampleur » contre les fermiers blancs en Afrique du Sud, alors que le pays est engagé dans une réforme agraire laborieuse depuis la fin de l’apartheid.

Romandie.com avec(©AFP / (02 octobre 2018 14h58)

Melania Trump part pour l’Afrique en solo

octobre 1, 2018

La Première dame des Etats-Unis Melania Trump sur le tarmac de la base militaire d’Andrews (Maryland) avant de s’envoler pour l’Afrique le 1er octobre 2018 / © AFP / SAUL LOEB

La Première dame des Etats-Unis Melania Trump s’est envolée lundi, sans son mari, pour un voyage d’une semaine qui la mènera au Ghana, au Malawi, au Kenya et en Egypte.

Une « First Lady » qui se rend à l’étranger sans le président n’a, en soi, rien d’extraordinaire: Michelle Obama l’avait fait à plusieurs reprises, de l’Afrique du Sud à la Chine.

Mais l’entêtant parfum de mystère qui entoure toujours la discrète Melania, près de deux ans après l’élection de Donald Trump, et les propos incendiaires de ce dernier concernant le continent africain donnent à ce périple un relief particulier.

L’ex-mannequin d’origine slovène, chaussée de talons aiguilles à motif léopard, a quitté la base militaire d’Andrews, proche de Washington, peu après 18H00 (22H00 GMT).

La troisième épouse du président des Etats-Unis posera le pied sur le continent africain pour la première fois de sa vie.

Brisera-t-elle un peu la glace? S’aventurera-t-elle, même de manière allusive, sur le terrain politique?

Pour cette visite « diplomatique et humanitaire », selon les termes de sa porte-parole Stephanie Grisham, elle entend mettre l’accent sur les enfants.

« Que ce soit pour l’éducation, la dépendance aux drogues, la faim, la sécurité sur internet, les intimidations, la pauvreté ou les maladies, ce sont trop souvent les enfants qui sont les premières victimes dans le monde », expliquait-elle il y a quelques jours depuis New York.

Au-delà de rencontres avec d’autres Premières dames, elle entend mettre en lumière le travail de l’USAID, l’agence américaine pour le développement.

Mais, insiste Stephanie Grisham, elle ne part pas en voyage commandé. « C’est son voyage, son initiative », explique-t-elle à l’AFP.

De fait, aux Etats-Unis comme sur la scène internationale, la Première dame s’est jusqu’ici tenue à distance, dans une forme de neutralité, des initiatives de son mari, dans un contraste marqué avec la plupart de celles qui l’ont précédée à cette fonction.

A ce jour, « elle n’a pas été l’avocate ou la porte-voix de ses politiques », explique à l’AFP Anita McBride, ancienne « Chief of staff » de Laura Bush, épouse de George W. Bush, qui enseigne aujourd’hui à l’American University de Washington.

« Nombre de Premières dames ont été des atouts politiques pour leur mari, même quand ces derniers étaient très impopulaires », rappelle-t-elle, citant entre autres le cas de Lady Bird Johnson, épouse de Lyndon Johnson, qui avait sillonné le sud des Etats-Unis lors de la campagne présidentielle de 1964.

Melania Trump, « femme de peu de mots », est « très indépendante, elle l’a signifié dès le début, juste après l’élection, lorsqu’elle a indiqué qu’elle ne déménagerait pas tout de suite à Washington », ajoute Anita McBride.

La Première dame des Etats-Unis Melania Trump prête à s’envoler pour l’Afrique avec des chaussures à talon de circonstance, le 1er octobre 2018, sur la base militaire d’Andrews (Maryland) / © AFP / SAUL LOEB

– « Nous adorons l’Afrique » –

Reste que le déplacement pourrait s’avérer délicat.

« Nous adorons tous les deux l’Afrique », lançait Donald Trump à l’ONU il y a quelques jours. « Le plus bel endroit du monde à de nombreux égards ».

Au-delà de cette formule de la part d’un président friand de superlatifs, Donald Trump n’a, depuis son arrivé au pouvoir en janvier 2017, jamais montré d’intérêt pour ce continent.

Et les rares fois où il l’a évoqué, la polémique fut violente.

En janvier, lors d’une réunion à la Maison Blanche, il s’était indigné, parlant de Haïti et des pays africains, de l’immigration en provenance de « pays de merde ». Il n’a pas explicitement contesté ces propos, tenus lors d’une réunion à huis clos avec des élus et qui ont laissé des traces.

Nouvelle controverse de taille en août, lorsque il dénoncé le sort réservé aux fermiers blancs an Afrique du Sud, victimes selon lui de « meurtres de grande ampleur ».

Dans un pays engagé dans un réforme agraire visant à réparer, plus de 20 ans après la chute de l’apartheid, les injustices criantes héritées du régime ségrégationniste, les propos sont mal passés. « Qu’il s’occupe de son Amérique, nous nous occuperons de l’Afrique du Sud », avait rétorqué, cinglant, le président sud-africain Cyril Ramaphosa.

Fait notable: Melania Trump quitte Washington en pleine ébullition, à l’approche d’élections parlementaires cruciales pour la deuxième partie du mandat de Donald Trump. Elle est, jusqu’ici, restée totalement à l’écart des débats.

Le contraste est saisissant avec les dernières élections de mi-mandat, en 2014.

A l’époque, Michelle Obama avait multiplié les déplacements, du Wisconsin à l’Iowa, pour défendre le bilan de « Barack » et mettre en garde les électeurs démocrates contre le risque de l’apathie. « C’est mon homme! », lançait-elle tout sourire sur les estrades, mettant en avant le chemin parcouru depuis l’arrivée de son mari au pouvoir.

Romandie.com avec(©AFP / (02 octobre 2018 00h36)

Congo: Paulin Makaya tout juste libéré et interdit de voyager en France

septembre 30, 2018

 

L’opposant congolais Paulin Makaya, tout juste libéré après trois ans de détention, a été empêché vendredi soir d’embarquer dans un vol régulier d’Air France à destination de Paris, selon sa famille.

« Mon père Paulin Makaya a été interdit par la police des frontières de prendre l’avion d’Air France parce qu’il ne disposerait pas d’une autorisation de sortir hors du Congo », a indiqué à l’AFP son fils Russel Makaya.

« La même police lui a demandé d’aller voir le procureur de la République, le même qui lui a délivré le billet de sortie de la maison d’arrêt », le 17 septembre, a-t-il ajouté.

Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent Paulin Makaya, de bleu vêtu, posant avec sa famille dans le hall de l’aéroport de Maya-Maya puis à son domicile, tard dans la nuit, où il est revenu avec ses bagages.

Une source à la direction départementale de la police de Brazzaville n’a pas souhaité commenter l’affaire, arguant qu’elle relevait de la justice. Une autre source judiciaire proche du procureur a indiqué à l’AFP qu’elle « n’est pas chargée de la gestion des frontières du pays ».

Leader de Unis pour le Congo (UPC, une jeune formation d’opposition sans élus), proche de l’ancien Premier ministre Bernard Kolélas, M. Makaya avait été condamné à deux ans de prison pour avoir organisé en octobre 2015 une manifestation non autorisée contre le référendum ayant permis au président Sassou Nguesso de se présenter à nouveau à la présidentielle de mars 2016.

Sassou Nguesso cumule plus de 34 ans au pouvoir au Congo, petit pays pétrolier d’Afrique centrale (environ cinq millions d’habitants).

AFP avec Zenga-mambu.com by Laurent

États-Unis: Melania Trump prévoit une tournée en Afrique

août 21, 2018

La Première dame américaine, Melania Trump, à Rockville, le 20 août 2018. © Pablo Martinez Monsivais/AP/SIPA

L’épouse du président américain a annoncé, ce lundi 20 août, son intention de se rendre, seule, en tournée sur le continent africain.

« Ce sera mon premier voyage en Afrique et je suis enthousiaste à l’idée de m’instruire sur les questions concernant les enfants sur le continent tout en m’informant sur sa riche histoire et sa culture », a déclaré la First lady dans un communiqué.

Melania Trump n’a pas précisé en revanche les pays où elle se rendrait. Mais, selon sa directrice de communication Stéphanie Grisham, la Maison Blanche « fournira des détails dans les semaines à venir ».

« Mettre en lumière le travail humanitaire »

Réputé pour sa discrétion, Melania Trump s’est déjà rendue seule au Canada. « J’ai hâte de mettre en lumière le travail humanitaire et les projets de développement réussis menés dans plusieurs pays » africains, a-t-elle ajouté dans le communiqué.

Pour sa part, le président américain Donald Trump ne s’est pas encore rendu en Afrique depuis sa prise de fonctions. Il avait créé la controverse en dénonçant l’immigration en provenance de « pays de merde », en faisant référence à des pays africains. Des propos que l’intéressé avait ensuite démentis.

Melania Trump a elle affirmé croire « que c’est par le biais du dialogue et de l’échange d’idées que nous avons une vraie opportunité d’apprendre les uns des autres ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Cameroun: Paul Biya aurait dépensé 182 millions de dollars en voyages privés

février 22, 2018

biy

Paul Biya, président à vie du Cameroun

 

Alors que le président camerounais Paul Biya déclare gagner 271 dollars par mois, il aurait dépensé plus de 182 millions de dollars en voyages privés sur ces 35 dernières années. C’est ce que dénonce un consortium de journalistes.

Selon une enquête menée par le consortium de journalistes OCCRP, le président camerounais a passé trois fois plus de temps à partir en voyages privés plutôt qu’officiels.

Le salaire mensuel officiel de Biya est modeste avec seulement 271 $, plus les primes, mais il voyage et vit à l’étranger dans le luxe.

Selon le politologue camerounais Achille Mbembe, personne ne sait vraiment ce qu’il fait lors de ses fréquents voyages à Genève, bien que les spéculations varient entre traitements hospitaliers et virées shopping.

Alors que son palais à Yaoundé est considéré comme luxueux, Paul Biya préfèrerait passer une grande partie de ses « voyages privés » dans un hôtel cinq étoiles Intercontinental de Genève, qui offre une piscine et une vue imprenable sur le lac Léman et le Mont Blanc.

Il ne voyage pas seul. Son épouse Chantal, réputée pour ses coiffures extravagantes, l’accompagne dans presque tous les voyages, avec une cour pouvant compter jusqu’à 50 personnes, dont des ministres, des gardes du corps, des majordomes et divers autres membres du personnel.

Selon les calculs des journalistes qui ont mené l’enquête – calculs basés sur les prix des chambres d’hôtel disponibles publiquement et une compilation des voyages – la facture totale du président pour un séjour à l’hôtel Intercontinental s’élève à environ 40 000 $ par jour.

À ce rythme, le coût de tous les voyages privés du président (1.645 jours au total) s’élèverait à environ 65 millions de dollars depuis son arrivée au pouvoir, sans compter la nourriture, les divertissements et la location d’un avion privé.

Voyage en avion affrété n’est pas bon marché. Les factures de 2010, apparemment envoyées par une compagnie appelée CS Aviation au directeur du cabinet civil du président Biya et revues par l’OCCRP, facturent au Cabinet civil près de 855 000 $ pour un aller-retour de 50 passagers de Yaoundé à Genève. D’autres factures montrent qu’en 2013, l’avion a été maintenu en attente pendant deux semaines à un coût quotidien de près de 157 000 $.

À ces taux, le coût des vols de Biya depuis son arrivée au pouvoir pourrait s’élever à au moins 117 millions de dollars.

Selon le Fonds monétaire international, plus de 300 millions de dollars de recettes de la compagnie pétrolière nationale du Cameroun en 2017 n’ont pas été comptabilisés.

Le Président contrôle l’entreprise, dont les ventes de pétrole, selon un mémo diplomatique américain divulgué par WikiLeaks.

Selon Transparency International, le Cameroun est l’un des pays les plus corrompus du monde, se classant au 153e rang sur 180 pays en 2018.

AvecSacer-infos.com