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France: le voyage à 350.000 euros d’Édouard Philippe et de sa délégation

décembre 20, 2017

Rentrant d’un déplacement, le premier ministre a embarqué à Tokyo à bord d’un A340 de luxe. Afin de gagner du temps et en confort, selon Matignon.

Mais lors d’une escale technique à Tokyo, pour leur permettre de rentrer plus vite et leur éviter de terminer le voyage dans un avion de l’Etat jugé trop inconfortable, Matignon a affrété l’appareil d’un loueur privé pour 350 000 euros. Un autre gros-porteur, un A340 de luxe, avec cent sièges de type première classe, loué à l’entreprise spécialisée Aero Vision.

« Je reconnais que les sommes, dès qu’on parle des déplacements du premier ministre ou du président, sont toujours impressionnantes », s’est justifié Edouard Philippe sur RTL, mercredi 20 décembre. « C’est compliqué de déplacer le premier ministre, et c’est cher. Je comprends parfaitement à la fois la surprise et les interrogations que se posent les Français », a-t-il ajouté.

« Vingt-quatre heures d’avion aller, vingt-quatre heures d’avion retour, onze heures de décalage sur place, non pas du tout pour un voyage d’agrément mais pour un déplacement que l’ensemble des observateurs et des gens qui connaissent la Nouvelle-Calédonie savaient un déplacement compliqué. »

« Comportement modeste »

Finalement, cet avion de location aura permis à M. Philippe et à sa délégation de rentrer dans de meilleures conditions de confort et de gagner deux heures.

Celui de l’armée, initialement affrété, s’est toutefois posé à Roissy, quasi vide. Pour Matignon, cet avion assez ancien et sans sièges business « ne sert pas en temps normal à transporter ni des autorités militaires ni des membres du gouvernement en long-courrier et de nuit ».

En l’absence de l’A330 présidentiel, il a été utilisé « exceptionnellement » par le premier ministre entre Nouméa et Tokyo, « justement pour faire des économies », a plaidé Matignon mardi. Autre justification, les deux heures ainsi gagnées ont permis à M. Philippe de revenir « dans les temps impartis », alors qu’Emmanuel Macron s’apprêtait à décoller pour l’Algérie et qu’un conseil de défense était prévu à l’Elysée tôt ce matin-là.

L’association Anticor a publié, mercredi, un communiqué rappelant le premier ministre à l’ordre : « Il n’est pas inintéressant de rappeler l’existence de la circulaire du 24 mai 2017 “relative à une méthode de travail gouvernemental, exemplaire, collégiale et efficace” (…) signée par Edouard Philippe » qui demande « aux membres du Gouvernement d’“adopter un comportement modeste” et insiste sur “l’usage des deniers publics” pour le “strict accomplissement de la mission ministérielle” ».

« Ces sommes sont impressionnantes », a convenu le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, mercredi à l’issue du Conseil des ministres.

Mais selon lui, « il sera difficile de faire ce procès à ce gouvernement de ne pas avoir diminué drastiquement les coûts de fonctionnement en partie des cabinets, dont je rappelle que les effectifs ont été diminués dans des proportions très importantes, deux à trois fois moins de conseillers qu’auparavant, et que dans l’exercice quotidien des missions, chaque ministre, et le premier ministre à l’évidence, prend un soin particulier à avoir la gestion parcimonieuse des deniers publics. »

Lemonde.fr

Le vice-président américain reporte son voyage au Proche-Orient

décembre 18, 2017

Washington – Le vice-président des États-Unis Mike Pence a décidé de reporter son voyage controversé au Proche-Orient, a annoncé lundi la Maison Blanche sur fond de tensions dans la région et de vote crucial à venir au Congrès.

Le voyage de M. Pence au Caire puis à Jérusalem, qui devait débuter mardi, a été repoussé à mi-janvier pour lui permettre d’être présent pour un vote décisif au Sénat sur la réforme fiscale, a indiqué un responsable américain.

« Le vote sur la réforme fiscale se présente très bien mais nous ne voulons pas prendre le moindre risque », a-t-il indiqué.

Les républicains disposent d’une toute petite majorité au Sénat: 52 sièges sur 100. Or en cas d’égalité 50-50, le vice-président peut apporter la voix cruciale.

Le sénateur John McCain, malade, est retourné dans l’Arizona pour se faire soigner et passer les fêtes de fin d’année, ce qui réduit le groupe majoritaire à 51, les procurations n’étant pas autorisées. Le vote devrait avoir lieu mardi soir tard ou mercredi matin.

M. Pence devait en particulier prononcer un discours devant la Knesset, le parlement israélien.

La Maison Blanche a assuré que ce report n’était pas liée aux violences et aux vives tensions diplomatiques nées de la décision unilatérale et controversée de Donald Trump de déclarer Jérusalem capitale d’Israël.

Annoncée le 6 décembre, la reconnaissance unilatérale de la ville comme capitale d’Israël, qui rompt des décennies de diplomatie américaine et internationale, continue à causer l’émoi avec des manifestations dans les Territoires palestiniens et plusieurs pays arabes et musulmans principalement.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a annulé une rencontre prévue avec M. Pence, affirmant que les Etats-Unis n’avaient plus de rôle à jouer dans le processus de paix israélo-palestinien. Le Fatah avait appelé à des manifestations dans et autour de Jérusalem mercredi pour protester contre sa visite.

Le grand imam d’Al-Azhar a également refusé de s’entretenir avec lui tout comme le pape des coptes d’Egypte Tawadros II qui a estimé que M. Trump avait « fait fi des sentiments de millions d’Arabes ».

Même si elle n’a pas déclenché la spirale de violence redoutée, la décision américaine et les violences qu’elle a suscitées ont causé la mort de huit Palestiniens, fait des centaines de blessés et conduit à des dizaines d’arrestations.

Romandie.com avec(©AFP / 18 décembre 2017 23h45)                                            

Le pape part pour la Birmanie et le Bengladesh

novembre 26, 2017

Rome – Le pape François a entamé dimanche soir son 21e voyage, qui doit le mener dans la Birmanie bouddhiste et le Bangladesh musulman, deux pays asiatiques marqués par de fortes tensions religieuses et sous les projecteurs avec l’exode forcé des Rohingyas.

L’avion transportant le souverain pontife âgé de 80 ans a décollé à 22H10 (21H10 GMT) de Rome et doit atterrir lundi vers 13H30 (7H30 GMT) à Rangoun, la capitale économique de la Birmanie.

« Je vous demande de m’accompagner par la prière, afin que ma présence soit pour ces populations un signe de proximité et d’espérance », a déclaré le pape dimanche midi devant 30.000 fidèles réunis place Saint-Pierre pour la prière de l’angélus.

Jorge Bergoglio a également exprimé dimanche sa « grande douleur » après l’attentat terroriste qui a fait 305 morts dans une mosquée en Egypte, pays où il s’était rendu en avril.

En Birmanie, le pape François est très attendu sur le drame vécu par la minorité musulmane des Rohingyas, victime d’un « nettoyage ethnique » selon l’ONU et Washington.

Quelque 900.000 Rohingyas de Birmanie sont entassés dans le plus grand camp de réfugiés de la planète, dans le sud du Bangladesh, dont 620.000 arrivés depuis fin août pour échapper à des violences de la part des militaires.

A quelques jours de la visite, la Birmanie et le Bangladesh ont annoncé un accord sur un retour des réfugiés rohingyas, qui facilite assurément la tâche diplomatique de Jorge Bergoglio.

Le pape doit rencontrer la lauréate du prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, qui dirige le gouvernement civil, et, plus discrètement, le chef de l’armée birmane, le général Min Aung Hlaing.

Evitera-t-il de prononcer le mot « Rohingya », tabou en Birmanie, comme le lui recommande l’Eglise locale, affolée à l’idée qu’il puisse attiser la colère d’extrémistes bouddhistes ?

François est le premier pape à se rendre en Birmanie, où quelque 200.000 personnes sont attendues à une messe en plein air à Rangoun, temps fort pour la toute petite minorité catholique (660.000 soit 1,2% de la population).

Le pape partira ensuite jeudi le Bangladesh qui a pour sa part déjà reçu Paul VI en 1970 et Jean-Paul II en 1986 mais où les catholiques sont encore moins nombreux (375.000 soit 0,24% de la population).

A Dacca, la capitale, François a glissé dans son emploi du temps une rencontre avec un groupe de réfugiés rohingyas.

Le chef spirituel des 1,3 milliard de catholiques souhaite encourager deux petites Eglises des « périphéries », un exercice qu’il affectionne, au risque d’irriter des pays majoritairement catholiques attendant en vain sa visite.

François accorde une grande importance au développement en Asie du catholicisme, qui ne rassemble que 3% de la population mais connaît une belle croissance (+9% entre 2010 et 2015). Il s’est déjà rendu en Corée du Sud, au Sri Lanka et aux Philippines.

Et le Vatican, qui vient de nouer des relations diplomatiques avec la Birmanie, négocie aussi à petits pas un rapprochement avec le Vietnam et la Chine communistes.

Romandie.com avec(©AFP / 26 novembre 2017 22h41)                                           

Birmanie: Suu Kyi annule un déplacement à l’ONU en pleine crise des Rohingyas

septembre 13, 2017

Des réfugiés rohingyas de Birmanie arrivent en bateau à Teknaf, le 12 septembre 201 au Bangladesh / © AFP / MUNIR UZ ZAMAN

La dirigeante birmane Aung San Suu Kyi a annulé un déplacement à l’Assemblée générale des Nations unies alors que l’ONU a récemment affirmé que la minorité rohingya de Birmanie était victime d’un « nettoyage ethnique » et réunit son Conseil de sécurité mercredi sur ce dossier.

L’ex-dissidente et prix Nobel de la paix est sous le feu des critiques de la communauté internationale pour son silence sur le sort de cette minorité musulmane du pays, qui fuit à nouveau en masse la Birmanie.

D’après les derniers chiffres des Nations unies mercredi, plus de 379.000 Rohingyas se sont réfugiés au Bangladesh depuis fin août, pour fuir une campagne de répression de l’armée birmane, consécutive à des attaques de rebelles rohingyas. Quelque 60% d’entre eux sont des enfants.

Et des milliers d’autres seraient toujours sur les routes.

Les réfugiés arrivent au Bangladesh épuisés, démunis, affamés, après des jours de marche sous la pluie. Autorités locales et organisations internationales peinent à prendre en charge cette marée humaine, d’une ampleur sans précédent pour ce conflit.

Le fleuve Naf, qui marque une frontière naturelle entre les deux pays, continue de charrier des cadavres: sept nouveaux corps, dont des enfants, ont été retrouvés échoués sur la rive mercredi par les autorités bangladaises. Certaines dépouilles portaient des traces de balles.

Depuis le début des troubles, près de 100 personnes ont péri noyées en tentant de passer au Bangladesh.

Bien que sous le feu des critiques internationales, Aung San Suu Kyi reste très peu loquace sur la crise et continue d’afficher son soutien à l’armée dans son opération contre les « terroristes ».

L’ancienne icône de la démocratie, qui semble s’enfoncer dans son silence, « n’assistera pas à l’Assemblée générale de l’ONU » fin septembre, a annoncé à l’AFP Zaw Htay, son porte-parole.

L’an dernier, à la tribune de cette Assemblée générale, la prix Nobel de la paix, qui dirige de facto le gouvernement birman depuis avril 2016, s’était engagée à soutenir les droits de la minorité musulmane.

Elle avait promis de « s’opposer fermement aux préjugés et à l’intolérance » et de promouvoir les droits de l’homme, tout en demandant à la communauté internationale de se montrer « compréhensive et constructive ».

Suu Kyi « nous avait promis la paix mais nous ne l’aurons jamais. Nous avons été et continueront sans cesse à être persécutés », a déploré un réfugié Rohingya qui vit depuis 25 ans au Bangladesh.

Impératif moral –

Mais cette nouvelle crise est au contraire « un exemple classique de nettoyage ethnique », caractérisé par « exécutions », des « tirs sur des civils en fuite » et des incendies de villages, d’après le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme.

La réunion, à huis clos, du Conseil de sécurité prévue à 15H00 GMT s’annonce divisée: la Chine, qui est le premier investisseur étranger en Birmanie, a réitéré son « soutien » à Naypyidaw et loué « ses efforts pour préserver la stabilité de son développement national ».

« Nous espérons que le Conseil de sécurité va proposer des décisions substantielles et notamment un embargo sur les armes », a déclaré Phil Robertson de Human Rights Watch.

Traités comme des étrangers dans ce pays à plus de 90% bouddhiste d’Asie du Sud-Est, les Rohingyas sont apatrides, même si certains vivent là depuis des générations.

Ils sont victimes de multiples discriminations: travail forcé, extorsion, restrictions à la liberté de mouvement, règles de mariage injustes et confiscation des terres.

Plusieurs prix Nobel de la paix, Malala Yousafzai et l’archevêque sud-africain Desmond Tutu puis le dalaï lama, admiré par Aung San Suu Kyi, l’ont appelée à intervenir.

Mais la tâche d’Aung San Suu Kyi est compliquée par la montée des bouddhistes extrémistes ces dernières années. Et surtout par la grande autonomie de l’armée birmane, qui reste toute puissante dans cette zone de conflit et tient les rênes de trois ministères importants: l’Intérieur, les Frontières et la Défense.

« Aung San Suu Kyi doit parler, c’est un impératif moral pour elle », a estimé Phil Robertson, ajoutant que « ce n’est pas seulement sa réputation internationale qui est en jeu, mais aussi son statut vis-à-vis de l’armée ».

La cause des Rohingyas a trouvé ces derniers jours un écho particulier dans le monde musulman, où les images présentées comme des exactions de l’armée birmane sont largement partagées sur les réseaux sociaux. Mardi, le guide suprême iranien Ali Khamenei a estimé que leur sort marquait « la mort du prix Nobel de la paix ».

Romandie.com avec(©AFP / 13 septembre 2017 12h27)

Scandale dans l’armée allemande: la ministre de la Défense annule une visite aux Etats-Unis

mai 2, 2017

La ministre allemande de la Défense Ursula von der Leyen, à Altenstadt en Allemagne, le 3 février 2017 / © AFP/Archives / Christof STACHE

La ministre allemande de la Défense a annulé un déplacement aux Etats-Unis mercredi et jeudi en raison du scandale autour d’un officier soupçonné de préparer un attentat et qui se faisait passer pour un réfugié syrien.

La ministre conservatrice Ursula von der Leyen, proche de la chancelière Angela Merkel, se rendra à la place mercredi sur la base franco-allemande d’Illkirch, près de Strasbourg (est de la France) où ce militaire de 28 ans était stationné.

De son côté, le Parquet fédéral allemand a annoncé mardi avoir été saisi de l’enquête sur cette affaire rocambolesque qui vaut de vives critiques à Mme von der Leyen pour ses commentaires acerbes sur la Bundeswehr.

« Pour la ministre, la priorité est de faire la lumière sur les événements actuels autour du lieutenant A. de Illkirch », a expliqué son porte-parole.

La ministre de la Défense recevra en outre jeudi à Berlin une centaine de hauts gradés pour tirer les conséquences de ce scandale.

Ursula von der Leyen n’a pas mâché ses mots après l’interpellation mercredi dernier du lieutenant présenté par la presse sous l’identité de Franco A. et qui se faisait aussi passer pour un demandeur d’asile syrien et avait même réussi à obtenir un permis de séjour en Allemagne.

Elle a notamment dénoncé « l’esprit de corps mal placé » et des « faiblesses de direction » dans l’armée allemande. Selon des informations de la presse allemande, le lieutenant avait clairement exprimé des positions d’extrême droite dans un travail universitaire en 2014 mais aucune mesure disciplinaire n’avait été engagée contre lui.

L’officier est soupçonné, peut-être avec l’aide d’un autre homme de 24 ans, d’avoir préparé un attentat à l’arme à feu après avoir mené cette double vie pendant plus d’un an.

Les médias évoquent un possible attentat contre des réfugiés ou une autre cible en faisant porter la responsabilité à des migrants.

Les sociaux-démocrates, partenaires minoritaires de la coalition gouvernementale, se sont vivement émus que cet homme, qui ne parlait quasiment pas arabe, ait pu se faire passer pour un Syrien alors que l’administration chargée des demandes d’asile est censée vérifier strictement l’identité des requérants.

Romandie.com avec(©AFP / 02 mai 2017 17h46)                

Le président Obama s’envole pour son dernier voyage officiel à l’étranger

novembre 14, 2016

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Washington – Le président américain Barack Obama s’est envolé lundi pour son dernier voyage officiel avant son départ de la Maison Blanche en janvier, au cours duquel il doit se rendre en Europe et au Pérou pour le Forum de coopération économique Asie-Pacifique (Apec).

Lors de ce voyage, il va notamment tenter de rassurer les alliés des Etats-Unis qui s’inquiètent après l’élection du républicain Donald Trump, qui va lui succéder le 20 janvier prochain.

Il doit d’abord se poser en Grèce, le berceau de la démocratie où il doit visiter le Parthénon et s’entretenir avec des dirigeants du pays notamment de la crise migratoire mais aussi d’économie, en particulier de la dette publique qui plombe le pays.

Plusieurs milliers de policiers ont été mobilisés à Athènes et la circulation va être coupée par endroits pendant des heures. Des fonctionnaires, communistes, groupes d’extrême-droite et anarchistes ont prévu de manifester pendant la visite de M. Obama.

Ensuite, le président américain va se rendre en Allemagne où il doit rencontrer la chancelière Angela Merkel. Lors de cette escale à Berlin, il doit également voir le président français François Hollande, la Première ministre britannique Theresa May ainsi que le Premier ministre italien Matteo Renzi.

Ils devraient surtout discuter des crises en Syrie et en Ukraine, et de la lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Le voyage de M. Obama doit s’achever au Pérou, pour participer au sommet de l’Apec, où il compte notamment s’entretenir avec le président chinois Xi Jinping.

Lors d’une conférence de presse lundi, la première depuis l’élection de son successeur en janvier, il a assuré que M. Trump était favorable à la solidité de l’Otan et de l’alliance transatlantique, malgré des déclarations de campagne du milliardaire qui avaient semé la consternation en Europe.

Face aux inquiétudes exprimées par des alliés des Etats-Unis devant la possible réorientation de la diplomatie américaine, le président Obama a également affirmé qu’il y aurait une immense continuité de la politique étrangère et que son pays devait rester un phare de l’espérance et la nation indispensable pour le monde.

Romandie.com avec(©AFP / 15 novembre 2016 01h18)

Pour voyager au Canada, il faut désormais une autorisation pour les Français

octobre 26, 2016

L'étonnante beauté de Montréal en Hiver.

L’étonnante beauté de Montréal en Hiver. Crédits photo : THIERRY SUZAN/Le Figaro Magazine

A compter du 10 novembre, les Français qui veulent simplement visiter le Canada devront présenter une autorisation de voyage électronique (AVE). Explication.

Le Canada aligne sa politique de contrôle des étrangers arrivant dans le pays sur celle des États-Unis. Elle va devenir obligatoire pour les citoyens français, quelles que soient la durée et le motif de leur séjour, enfants compris. Alors qu’actuellement, la simple présentation de leur passeport suffisait pour se voir tamponner une permission de séjour. A compter du 10 novembre (la procédure devait entrer en vigueur en mars dernier, elle a été repoussée jusqu’à la semaine prochaine), ils devront présenter une AVE, une autorisation de voyage électronique.

Cette formalité s’accomplit uniquement sur Internet après connexion au site officiel du Gouvernement du Canada. Les renseignements demandés sont classiques: déclinaison de l’identité, passeport, caractéristiques du voyage, transporteur, adresse sur place, etc. Normalement, la procédure est complétée en une dizaine de minutes. Reste à s’acquitter d’un peu moins de 5 euros (7 dollars du Canada). L’autorisation est alors valable durant 5 années. Il faudra toutefois la refaire en cas de changement de passeport.

Le modèle américain

Le Canada s’aligne ainsi sur la procédure mise en place depuis plusieurs années par les États-Unis d’Amérique qui réclament aux voyageurs français la présentation d’un formulaire (ESTA), une demande d’autorisation d’entrée, lors de leur arrivée Outre-Atlantique.

Il faut noter qu’à l’inverse, les citoyens canadiens, pas plus que les ressortissants des États-Unis ne sont soumis au moindre agrément pour entrer en France.

Notez surtout que cette nouvelle étape administrative génère de nombreuses offres purement commerciales sur Internet. Il est donc important de cliquer sur le site officiel du gouvernement canadien. Sinon, c’est un site marchand qui sera en ligne. Certes, il se chargera de la formalité, mais contre rétribution (entre 30 et 50 € par dossier). Pour ce qui concerne les voyages organisés par les tour-opérateurs, ces derniers se chargent généralement de la procédure pour leurs clients.

Lefigaro.fr par Jean-Pierre Chanial

Congo: Saskia et Stéphanie bientôt au panthéon de la démocratie et de la défense des libertés ?

mai 20, 2016

Alors qu’il ne laissait rien apparaître, le dictateur a fait savoir, tard, hier dans la nuit, sa décision de quitter Brazzaville, ce vendredi, 20 mai, matin, pour assister, à Malabo, à l’investiture de son homologue équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. Il y a un an, il s’y serait rendu la veille, et aurait passé la nuit du réveillon à festoyer, comme jamais, avant de rentrer, deux jours, plus tard, à Brazzaville. Aujourd’hui, c’est trop dangereux, pour lui, de dormir à l’étranger : « quelqu’un » pourrait lui intimer l’ordre de rester là où il est, et de ne plus mettre les pieds au Congo. Conséquence : il était prévu que le dictateur et sa suite reviennent, avant la tombée de la nuit, à Brazzaville. Autre petit détail qui a son importance : contrairement à ses habitudes, la première dame, Antoinette, n’a pas fait le déplacement de Malabo. Tout comme, elle était restée, à Oyo, lors de l’aller et retour effectué par son mari de dictateur, à l’occasion de l’investiture du président du Niger, Mahamadou Issoufou, le 2 avril, à Niamey.

A Malabo, alors que les autres chefs d’Etat présents (Idriss Déby Itno du Tchad et Madame, Bongo Ondimba Ali du Gabon, Faustin Archange Touadera du Centrafrique, Mahamadou Issoufou du Niger, Ibrahim Boubacar Keita du Mali et Madame, et Alpha Condé de Guinée) avaient la tête aux réjouissances, Sassou, lui, a passé son temps à les « sensibiliser» afin qu’ils soient avec lui, dans les durs combats futurs qu’il est appelé à mener. Il s’agit du dialogue politique que réclament l’opposition congolaise et la communauté internationale, et qu’il redoute beaucoup.

Le dictateur encaisse mal de ne pas être considéré comme le « vainqueur » de la présidentielle du 20 mars. Perçu, dans le monde entier, comme un vulgaire petit tricheur, il est, aussi, convaincu d’être à l’étroit aux côtés des ambassadrices de l’Union européenne, Saskia de Lang (notre photo) et des Etats-Unis, Stéphanie S. Sullivan, auprès de qui il n’a jamais été à l’aise, car, absolument, pas manipulables. Ayant vu qu’elles sont, fermement et solidement, soutenues par leurs capitales respectives, à savoir, Bruxelles et Washington, il va devoir changer sa stratégie à leur égard, en évitant la confrontation.

Dans le bras de fer qui a opposé ces derniers jours, Brazzaville et Bruxelles sur le rappel de l’ambassadrice de l’UE, l’opposition à travers la voix de son coordinateur de l’IDC-FROCAD, le professeur de philosophie, Charles Zacharie Bowao, a apporté son soutien ferme à l’ambassadrice de l’UE et rappelé, dans une déclaration parvenue à afriqueeducation.com que « seul un dialogue politique inclusif sous l’égide de la communauté internationale est nécessaire pour sortir de l’impasse ». Saskia de Lang et Stéphanie Sullivan, ne demandent pas autre chose. Ce dialogue que le secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-moon a, lui aussi, réclamé au dictateur, mercredi, 18 mai, lors de leur conversation téléphonique, après que sa lettre à ce sujet remise par son représentant en Afrique centrale, le professeur, Abdoulaye Bathily, soit restée sans réponse de Sassou jusqu’à aujourd’hui.

Pour l’opposition et la très grande majorité du peuple congolais (qui n’a voté le dictateur qu’à 8%), le satisfecit à l’endroit des deux ambassadrices est total. En choeur, elle leur dit en un seul mot : « Continuez ! ».

Afriqueeducation.com

Congo: Rigobert Ngouolali, président de l’A.r.c «Cette manière de faire des autorités congolaises frise l’humiliation»

août 17, 2015

Rigobert Ngouolali.

Le président de l’A.r.c (Action pour la renaissance du Congo), parti situé à l’opposition, l’ancien ministre Rigobert Ngouolali, a animé, lundi 10 août 2015, au siège de son parti, à Brazzaville, un point de presse consacré à son interdiction de sortir du territoire national qui lui a été opposé à l’aéroport international Maya-Maya, alors qu’il voulait se rendre à Paris (France). Il proteste contre cette mesure et estime que «cette manière de faire des autorités congolaises frise l’humiliation et viole allégrement les dispositions constitutionnelles sur la libre circulation et la libre sortie des citoyens congolais».

Rigobert Ngouolali fait partie des personnalités politiques victimes de ce qui apparaît, désormais, comme la nouvelle méthode du gouvernement de restreindre les libertés citoyennes à certains. «Notre pays a des lois et des règlements qui nous guident et que nous devons scrupuleusement respecter. Notre salut, le salut du peuple congolais, est dans la loi. Les acteurs politiques que nous sommes devons être les premiers à montrer le bon exemple», a-t-il dit comme pour déplorer la façon de faire du gouvernement.

Le président de l’A.r.c a fait le récit de la façon dont il a été débarqué. «Le 6 juillet 2015, alors que j’attendais au salon V.i.p, que l’agent du protocole d’Etat, chargé d’effectuer les formalités de police, me ramène les documents devant me permettre de prendre le vol AF896 de la compagnie Air France, un agent en civil est venu me délivrer le message verbal suivant: «Vous ne pouvez pas voyager avant la fin du dialogue de Sibiti». Pour m’assurer que le message verbal de l’agent en civil n’était pas un canular, j’ai demandé à la police en tenue, qui, apparemment, n’était pas au courant de cette disposition, d’aller prendre des renseignements auprès de l’agent en civil. L’agent en tenue venu me remettre mon passeport sans carte d’embarquement m’a fait comprendre que l’ordre venait d’en haut et que pour le reste, il fallait que j’aille à l’escale d’Air France».

Rigobert Ngouolali a rappelé qu’à la fin du dialogue de Sibiti, il est reparti à l’Agence Air France pour son départ prévu le 7 août 2015. Pour le changement de la date de voyage, les pénalités se sont élevées à 447.000 F Cfa. Malheureusement, il n’a pu voyager, parce qu’on lui a signifié qu’il était sur une liste noire des personnes interdites de sortir du territoire national, pour des motifs qu’il ignore. Pour lui, cette mesure «cynique et frustrante» est à dénoncer, car elle déshonore et décrédibilise le Congo. Il estime que le gouvernement devrait retirer, dans les meilleurs délais cette mesure «anti-démocratique».

Lasemaineafricaine.net par Pascal-Azad DOKO

Les Cubains profitent de voyager davantage à l’étranger

août 16, 2015

Les citoyens cubains voyagent davantage à l’étranger. La hausse représente 23,7% durant 2014 par rapport à 2013, année où le gouvernement de Raul Castro a mis fin à un demi-siècle de restrictions sur les sorties de l’île, a annoncé dimanche la presse cubaine.

L’an dernier, les Cubains ont effectué 355’000 voyages à l’étranger, contre 287’000 l’année précédente, selon l’Office national des statistiques, cité par le quotidien Juventud Rebelde. Le nombre de voyages effectués pour des raisons « non professionnelles » a augmenté de 66,7% depuis 2012, selon le journal.

Les Cubains ont le droit de voyager à l’étranger depuis janvier 2013 en vertu d’une réforme de la loi migratoire mise en place par le président Raul Castro. Les coûteux et autrefois indispensables permis de sortie et invitations de l’étranger sont devenus de mauvais souvenirs.

L’Office gouvernemental n’a pas publié de statistiques sur les destinations préférées des Cubains. Le visa reste une condition préalable pour les Cubains dans nombre de pays, sauf dans une quinzaine d’Etats comme la Russie, la Mongolie et plusieurs îles des Caraïbes.

Le nombre de migrants cubains aux Etats-Unis a également bondi depuis l’annonce du dégel entre les deux pays fin 2014. Selon le département des douanes américain, 9371 migrants cubains sont entrés en territoire américain entre janvier et mars, soit un bond de 118% par rapport à la même période en 2014.

Romandie.com