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Canada-Quarantaine obligatoire : un atterrissage en douceur

février 24, 2021

Tout juste revenue de Floride, notre envoyée spéciale Fannie Bussières McNicoll a entamé le processus de quarantaine obligatoire à l’hôtel, dans l’attente du résultat du test de dépistage de COVID-19 subi à l’aéroport. Elle témoigne, étape par étape, du déroulement de la première partie de son périple de retour, de son départ de Miami, jusqu’à son arrivée à la chambre d’hôtel à Montréal où elle sera isolée pour les prochains jours. Si le retour au pays a été parsemé d’embûches, l’accompagnement jusqu’au lieu de quarantaine s’est déroulé rondement.

Les douanes étaient presque vides au moment de notre passage.

© Fannie Bussières McNicoll/Radio-Canada Les douanes étaient presque vides au moment de notre passage.

L’aventure du retour au Canada avait pourtant bien débuté. J’avais obtenu à temps le résultat, heureusement négatif, d’un test de dépistage de la COVID-19 effectué samedi matin. C’est d’ailleurs une obligation, depuis le 14 février, pour tous les voyageurs qui entrent au Canada, de présenter le résultat d’un test effectué moins de 72 heures avant son arrivée au pays.

Puis, comme l’avion approche de Newark, où je dois prendre mon deuxième vol, le pilote nous annonce que nous sommes déroutés vers un autre aéroport en raison d’importantes chutes de neige. Le détour prend plus de quatre heures, ce qui m’empêche d’attraper mon vol vers Montréal. Manquer un vol de correspondance, ça arrive, me suis-je dit pour me consoler. Mais j’étais loin de me douter à quel point un imprévu de ce genre, somme toute commun, compliquerait mon retour au Canada dans le contexte des nouvelles restrictions imposées aux frontières aériennes.

À la recherche d’un autre plan pour revenir au pays, je remarque qu’un vol vers Toronto décolle peu après. Je me rassure en me disant qu’un simple vol Toronto-Montréal me permettra d’arriver à Montréal le soir même. Mais je déchante vite. Un agent d’Air Canada m’avise que si je choisis ce trajet, je devrai effectuer ma quarantaine obligatoire à l’hôtel à Toronto, mon premier arrêt au Canada. Alors que ma chambre d’hôtel de quarantaine, réservée au prix de nombreuses heures de patience, m’attend à Montréal. En effet, les nouvelles règles exigent que les voyageurs fassent cette quarantaine à leur premier point d’entrée au Canada.

J’opte donc pour le vol direct vers Montréal du lendemain. Et je repousse facilement ma réservation d’hôtel de quarantaine en contactant cette fois directement l’hôtel qui m’accueillera.

En sursaut, je réalise, un peu paniquée, que mon test de dépistage, effectué il y a maintenant plus de 72 heures, n’est plus valide. Je fais une recherche rapide et apprends que le test rapide de dépistage est offert au prix de 200 $ à l’aéroport de Newark. Je crois avoir trouvé la solution à mon problème, mais non! Une préposée d’Air Canada m’indique que le gouvernement canadien ne reconnaît pas, contrairement aux États-Unis, le test antigénique. Elle ajoute des notes à mon dossier et me dit qu’une exception sera faite pour les voyageurs dans ma situation, et que mon test devrait être accepté. Je me croise les doigts pour qu’elle ait raison.

Heureusement, il n’y a pas d’anicroche à l’enregistrement, malgré mon test échu. Les passagers du vol sont peu nombreux, une quinzaine peut-être. Certains sont des travailleurs essentiels et sont convaincus qu’ils éviteront la quarantaine obligatoire. Deux passagers ont réussi à réserver une chambre, après avoir passé de nombreuses heures en attente sur la ligne officielle de prise de réservation. Un autre a négligé de réserver sa chambre à temps et est un peu inquiet. Enfin, c’est le décollage vers Montréal. Je me demande quelles autres surprises m’attendent, après cette première partie de voyage mouvementée.

Nous atterrissons à Montréal avec une vingtaine minutes d’avance sur l’horaire initial. Les quelques passagers descendent de l’avion et suivent les directives des nombreux employés de l’aéroport qui guident leur parcours.

Le terminal est presque vide. Aucune attente aux douanes. L’agent des services frontalier demande de présenter le résultat du test de dépistage effectué avant l’entrée au pays, ainsi qu’une preuve de réservation de l’hôtel de quarantaine. J’explique ma mésaventure et mon retour retardé, ce qui ne semble pas poser problème. Il applique un collant vert à l’endos de mon passeport. Cela signifie que je dois faire le test et la quarantaine obligatoire à l’hôtel. Le collant est jaune si le voyageur est exempté de ces mesures.

Le douanier appose un collant vert à l'endos du passeport lorsque le voyageur n'est pas exempté des nouvelles restrictions aux frontières aériennes.

© Fannie Bussières McNicoll/Radio-Canada Le douanier appose un collant vert à l’endos du passeport lorsque le voyageur n’est pas exempté des nouvelles restrictions aux frontières aériennes.

Un des voyageurs aboutit comme moi avec un collant vert sur son passeport. Et il en est très mécontent. Il explique avoir dû voyager pour son travail, dans un secteur d’activité jugé essentiel. Mais le douanier lui apprend à son grand désarroi qu’il n’est pas exempté des restrictions.

Le voyageur, qui préfère ne pas révéler son nom publiquement, ne reçoit pas d’amende pour ne pas avoir réservé de chambre d’hôtel. Il est toutefois dirigé vers un endroit où il tente de contacter la ligne officielle de réservation. Il ne réussira pas à parler à un préposé, donc un employé du gouvernement présent lui permettra exceptionnellement d’appeler directement l’un des hôtels approuvés et de réserver une chambre. Il est excédé par la situation :

S’il doit changer d’emploi pour éviter une nouvelle mauvaise surprise du genre, ajoute-t-il, il le fera.

Puis, c’est le moment du test de dépistage. Une quinzaine de stations de prélèvement sont installées dans la zone habituellement prévue pour l’arrivée des voyageurs. Encore là, aucune attente. Il y a davantage d’employés que de voyageurs. L’infirmière complète le prélèvement en quelques secondes. On me promet un résultat, transmis par courriel, dans les 72 heures. Et on me donne un petit carton, un passeport de prélèvement, que je dois conserver avec moi et qui prouve que j’ai bien effectué ce test obligatoire à la sortie de l’avion.

De nombreux panneaux de ce genre parsèment le trajet vers la sortie de l'aéroport afin de guider les démarches des voyageurs.

© Fannie Bussières McNicoll/Radio-Canada De nombreux panneaux de ce genre parsèment le trajet vers la sortie de l’aéroport afin de guider les démarches des voyageurs.

Avant de quitter l’aire de dépistage, on remet aux voyageurs une petite trousse bleue de prélèvement à domicile qu’il faudra effectuer au jour 10 de la quarantaine. Toutes les directives se trouvent à l’intérieur de la boîte, nous dit-on.

Une trousse de prélèvement à domicile est distribuée à tous les voyageurs qui devront suivre les instructions qui se trouvent à l'intérieur de celle-ci pour effectuer eux-mêmes le test de dépistage au jour 10 de leur quarantaine.

© Fannie Bussières McNicoll/Radio-Canada Une trousse de prélèvement à domicile est distribuée à tous les voyageurs qui devront suivre les instructions qui se trouvent à l’intérieur de celle-ci pour effectuer eux-mêmes le test de dépistage au jour 10 de leur quarantaine.

Je peux maintenant quitter l’aéroport. On me fait confiance pour me diriger directement vers mon premier lieu de quarantaine, l’hôtel. Certains prennent une navette, d’autres un taxi. Mon trajet en taxi sera remboursé à mon arrivée à mon lieu d’hébergement, m’assure-t-on.

Il est possible de se rendre à son lieu de quarantaine en taxi ou en navette, selon l'hôtel sélectionné.

© Fannie Bussières McNicoll/Radio-Canada Il est possible de se rendre à son lieu de quarantaine en taxi ou en navette, selon l’hôtel sélectionné.  

J’arrive à l’hôtel presque en même temps que trois nouveaux arrivants, tout droit débarqués de Madagascar, visiblement un peu déstabilisés par le froid.

Trois nouveaux arrivant malgaches passent à travers le même processus que les autres voyageurs internationaux.

© Fannie Bussières McNicoll/Radio-Canada Trois nouveaux arrivant malgaches passent à travers le même processus que les autres voyageurs internationaux.

Nous devons utiliser une entrée réservée aux voyageurs en quarantaine pour entrer dans l’hôtel. Une salle d’accueil et un formulaire nous attendent dans une grande salle. Le gérant de l’établissement me guide jusqu’à l’entrée. Il m’apprend que deux étages de l’hôtel, donc environ 150 chambres, sont réservés pour les voyageurs en quarantaine. Une quinzaine de ce type de clients ont été accueillis lundi et une autre quinzaine est arrivée mardi, me dit-il. Mais le processus de réservation ayant connu des ratées, il me confie que plusieurs personnes ont fait des réservations sans passer par la ligne officielle, parfois en passant par des sites externes.

L'ascenseur de gauche est réservé aux voyageurs en quarantaine. Celui de droite peut être utilisé par les autres clients.

© Fannie Bussières McNicoll/Radio-Canada L’ascenseur de gauche est réservé aux voyageurs en quarantaine. Celui de droite peut être utilisé par les autres clients.

L’employé au bureau d’accueil m’aide à compléter mon enregistrement. Il m’explique que je dois rester dans ma chambre en tout temps, qu’il sera possible d’aller se délier les jambes à l’extérieur, une fois le matin et une fois l’après-midi, à condition d’aviser la réception. Les repas seront livrés à la chambre.

Un garde de sécurité doit faire des rondes afin de s’assurer que les voyageurs en quarantaine demeurent dans leur chambre, selon le gérant.

Le parcours entre l’atterrissage et l’arrivée à la chambre d’hôtel n’aura pas pris plus d’une heure. J’appelle quelques personnes qui ont vécu ce processus. L’une d’elle, qui est encore amère de son expérience avec le système de réservation des chambres d’hôtel, a toutefois été ravie par l’accueil à l’aéroport.

La chambre d'hôtel où je devrai demeurer jusqu'à ce que je reçoive le résultat de mon test de dépistage effectué à l'aéroport.

© Fannie Bussières McNicoll/Radio-Canada La chambre d’hôtel où je devrai demeurer jusqu’à ce que je reçoive le résultat de mon test de dépistage effectué à l’aéroport.

Ne reste maintenant qu’à voir si le service dans les hôtels sera à la même hauteur. Et à attendre le résultat du test de dépistage…

Avec Fannie Bussières McNicoll

Guide de passage de la frontière canadienne en temps de pandémie

février 15, 2021

À partir d’aujourd’hui et de la semaine prochaine, les règles changent (encore) aux frontières. Pas facile de s’y retrouver, alors voici un petit guide pour vous aider à y voir plus clair.

L'Agence des services frontaliers du Canada.

© Jeff McIntosh/La Presse canadienne L’Agence des services frontaliers du Canada.

Qu’est-ce qui change à partir du 15 février?

Les règles aux frontières terrestres changent et s’alignent sur celles en place aux aéroports. Tous les voyageurs, à quelques exceptions près, devront fournir une preuve de test à la COVID-19 effectué aux États-Unis au cours des 72 heures précédant leur arrivée au Canada, sous peine de recevoir une amende allant jusqu’à 3000 $.

Ils peuvent aussi présenter un résultat positif obtenu de 14 à 90 jours avant l’arrivée, s’ils ont déjà contracté la COVID-19.

Il n’y a pas d’exemption pour ceux qui ont déjà été vaccinés.

Y a-t-il des exemptions?

Pour l’instant, les camionneurs et les travailleurs essentiels, qui représentent la grande majorité des quelque 23 000 passages frontaliers quotidiens, ne sont pas visés.

Mais le Canada travaille avec les États-Unis pour adapter des mesures symétriques afin que ceux-ci soient testés sur une base régulière, a indiqué en entrevue à Tout un matin, le ministre Jean-Yves Duclos vice-président du Comité de réponse à la COVID-19.

Qu’est-ce qui change à partir du 22 février?

Deux autres tests vont venir s’ajouter pour TOUS les voyageurs, qu’ils arrivent par voie terrestre ou aérienne. En plus du test effectué au cours des 72 heures précédant leur arrivée et de la présentation de leur plan de quarantaine, ils devront en effet se soumettre à :

  • un test à leur arrivée au pays
  • un autre test à la fin de leur quarantaine

Dans les quatre aéroports internationaux et dans cinq postes frontaliers (dont celui de Lacolle au Québec), des lieux ont déjà été prévus à cet effet. «On n’est pas obligé de passer par là, mais si on passe par là, le test se fait directement», a souligné le ministre Duclos.

Onze autres postes frontaliers terrestres s’ajouteront à la liste, le 4 mars. Au Québec, il s’agit des postes de Saint-Armand et de Stanstead. Les 117 points d’entrées ne seront pas tous équipés, puisque tous ne disposent pas des infrastructures adéquates.

Les voyageurs devront aussi se soumettre à un troisième test, à la fin de leur quarantaine. «On va leur remettre un petit kit et ils vont pouvoir se tester à la maison et faire parvenir le tout à Santé Canada», a expliqué en entrevue à RDI Matin, Jean-Pierre Fortin, président national du Syndicat des douanes et de l’immigration.

«À partir de la semaine prochaine, peu importe que l’on passe par les aéroports ou par la frontière terrestre, il va y avoir trois tests d’administrés : un avant l’entrée, un à l’entrée et un à la fin de la quarantaine», a résumé le ministre Duclos.

Qui devra rester trois jours à l’hôtel?

Ce sont les passagers arrivant par avion qui seront soumis à un début de quarantaine à l’hôtel, le temps d’obtenir les résultats de leur test. Ils seront dirigés vers l’hôtel supervisé qu’ils auront au préalable choisi. L’attente devrait durer entre deux à trois jours et coûter 2000 $.

Même si ce test est négatif, les voyageurs devront terminer leur quarantaine à la maison.

Cette mesure ne s’applique pas aux arrivées par voie terrestre. «La frontière terrestre compte 117 postes dont plusieurs très éloignés, en région rurale, très loin des hôtels, très loin de la capacité pour eux de se rendre à un hôtel supervisé», a mentionné M. Duclos. Il a en outre souligné que les voyages non essentiels ne représentent actuellement que 5 % des passages aux frontières terrestres

Avec CBC/Radio-Canada

Canada: Ottawa va serrer la vis aux voyageurs

janvier 22, 2021

Ottawa va bel et bien serrer la vis aux voyageurs qui entrent au Canada, a confirmé vendredi le ministre des Affaires intergouvernementales Dominic LeBlanc. Une annonce à ce sujet est imminente.

Les voyageurs doivent se préparer à des mesures fédérales plus sévères à leur retour au pays.

© Paul Chiasson/La Presse canadienne Les voyageurs doivent se préparer à des mesures fédérales plus sévères à leur retour au pays.

«Il n’y a pas de doute qu’on va renforcer et de beaucoup les mesures de quarantaine et la question par exemple des tests de dépistage à l’arrivée», a-t-il déclaré vendredi en entrevue à l’émission Tout un matin.

«On peut centraliser où les avions arrivent, éviter que les charters arrivent à Québec ou Halifax», a-t-il ajouté.

Selon M. LeBlanc, l’enjeu a été abordé jeudi soir lors de la conférence téléphonique hebdomadaire des premiers ministres fédéral et provinciaux et lors d’une réunion du comité du Cabinet chargé de la réponse fédérale à la COVID-19, qu’il préside.

«Je pense qu’on sera en mesure, au début de la semaine prochaine, d’arriver au Conseil des ministres, avec des précisions», a-t-il dit. «On va avoir des mesures accrues, je pense, au début de la semaine prochaine, au plus tard.»

Le ministre LeBlanc n’a pu dire si le premier ministre Justin Trudeau pourrait confirmer l’information lors d’un point de presse sur l’évolution de la CVID-19 au pays qu’il donnera à 11 h 30 (HNE) vendredi.

«Mon instinct me dit qu’il ne va peut-être pas l’annoncer ce matin, mais on ne sait jamais», a-t-il laissé tomber.

Les voyageurs de retour au Canada doivent effectuer une quarantaine de 14 jours.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Les voyageurs de retour au Canada doivent effectuer une quarantaine de 14 jours.

Une pression constante

Le gouvernement fédéral est sous pression depuis des semaines pour accroître les mesures encadrant le retour de voyageurs au pays.

Cette situation est alimentée par la crainte que des variants du coronavirus apparus au Royaume-Uni, au Brésil et en Afrique du Sud ne viennent empirer la situation déjà difficile vécue dans plusieurs provinces.

Jeudi, le premier ministre du Québec, François Legault, a réitéré son souhait qu’Ottawa interdise les vols internationaux non essentiels. À défaut de le faire, il propose qu’Ottawa contraigne les voyageurs à effectuer une quarantaine de 14 jours dans des hôtels vacants, à leurs frais, et sous supervision.

De telles mesures, en vigueur dans des pays comme l’Australie et la Nouvelle-Zélande, n’empêchent pas les voyages à proprement dit, mais gonflent considérablement la facture pour ceux qui choisissent de le faire.

Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, a aussi fustigé le gouvernement fédéral pour ne pas agir assez vite dans la mise en place des tests de dépistage rapide de la COVID-19 dans les aéroports internationaux du pays.

Pendant la période des fêtes, Ottawa a décidé de répondre à la colère suscitée par des voyages d’agrément en imposant aux voyageurs qu’ils présentent une preuve de test négatif à la COVID-19 avant leur embarquement.

Les voyageurs entrant au Canada doivent répondre à plusieurs questions liées à la COVID-19 avant de franchir les douanes.

© COLE BURSTON/Getty Images Les voyageurs entrant au Canada doivent répondre à plusieurs questions liées à la COVID-19 avant de franchir les douanes.

Mardi, le premier ministre Trudeau s’est contenté de prévenir que son gouvernement « pourrait imposer de nouvelles mesures sans préavis », mais sans donner plus de détails.

Il a plaidé qu’Ottawa ne peut interdire aux Canadiens de voyager en vertu de la Constitution. Ce droit n’est cependant pas absolu et des restrictions peuvent être adoptées à certaines conditions.

Le premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan, a indiqué jeudi que sa province était prête à soutenir des mesures supplémentaires qu’adopterait Ottawa.

À l’heure actuelle, les voyageurs qui arrivent au Canada doivent obligatoirement se placer en quarantaine pour 14 jours, sous peine de recevoir des amendes. Seuls ceux qui ne s’y conforment pas peuvent être dirigés vers des hôtels situés près des aéroports.

Ottawa plaide sans relâche qu’il s’agit d’une des mesures les plus contraignantes au monde, mais l’efficacité des vérifications faites par les autorités soulève des doutes, y compris de la part de voyageurs.

Selon le gouvernement, des agents de l’Agence des services frontaliers font des milliers d’appels chaque jour, et des appels automatisés sont aussi effectués.

Toute personne qui ne peut être jointe ou qui est suspectée de ne pas s’isoler est référée aux corps policiers responsables pour de plus amples vérifications, et les contrevenants s’exposent à des amendes.

Selon Ottawa, 1,4 % des cas de COVID-19 au Canada ont été recensés chez des voyageurs arrivant au pays. Ces données portent sur un peu plus de 450 000 cas dont l’historique d’exposition a été identifié.

Avec Radio-Canada par François Messier

Les voyageurs devront présenter un test de dépistage négatif pour entrer au Canada

décembre 30, 2020

Le Canada obligera les voyageurs à passer un test de dépistage de la COVID-19 trois jours ou moins avant d’entrer ou de revenir au pays.

Les voyageurs de retour au Canada doivent effectuer une quarantaine de 14 jours.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Les voyageurs de retour au Canada doivent effectuer une quarantaine de 14 jours.

C’est ce qu’a annoncé le ministre des Affaires intergouvernementales, Dominic Leblanc, en conférence de presse mercredi midi.

Ce test devra être négatif pour que ces voyageurs puissent prendre leur vol ou passer la frontière, dans le cas où ils arriveraient au pays par la route ou par la mer.

Cette nouvelle mesure sera implantée rapidement, a mentionné le ministre, sans donner d’échéancier.

Mardi, le ministre de la Santé québécois Christian Dubé avait déclaré que Québec voulait que la mesure soit en vigueur cette semaine alors qu’Ottawa misait plutôt sur la semaine prochaine.

«Les règles ne nous protègent que si nous les suivons tous», a souligné M. Leblanc avant d’ajouter qu’un contrôle accru serait effectué aux frontières.

Avec CBC/Radio-Canada 

Covid-19 : les voyageurs du Canada, de Tunisie et de Géorgie ne seront plus admis dans l’UE

octobre 21, 2020

Le Canada, la Tunisie et la Géorgie ont été retirés de la liste des pays dont les voyageurs sont autorisés sur le territoire de l’Union européenne, en raison de leur situation épidémiologique, a appris l’AFP de sources européennes mercredi 21 octobre. Les représentants des 27 membres de l’UE ont décidé en revanche d’ajouter Singapour à cette liste, qui n’avait pas été modifiée depuis août et passe ainsi de 11 à 9 pays. La procédure devrait être formellement entérinée d’ici vendredi.

«En raison d’une forte hausse des cas d’infection au Covid-19, la Géorgie, le Canada et la Tunisie ont été retirés de la liste», a-t-on indiqué de source diplomatique européenne, ajoutant que «Singapour va être ajouté à la liste en raison d’une amélioration des taux d’infection».

Pour lutter contre la propagation de la pandémie, l’UE a décidé à la mi-mars d’interdire les voyages «non essentiels» sur son territoire en provenance de pays tiers. Les 27 se sont ensuite entendus en juin sur une liste de 15 pays faisant exception à cette règle. La liste a été réduite à 11 pays en août. Elle comporte désormais l’Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande, le Rwanda, la Corée du Sud, la Thaïlande, l’Uruguay et Singapour, ainsi que la Chine, mais sous réserve de confirmation de la réciprocité pour ce dernier pays.

Par Le Figaro avec AFP

Coronavirus : tour du monde des restrictions qui reprennent de la vigueur

juillet 25, 2020

 

Un exemple parmi d’autres : les quelque 10 millions d’habitants de Tokyo sont invités à rester chez eux depuis jeudi.

Contrôles de voyageurs en Europe, restrictions pour les étudiants étrangers aux Etats-Unis, ports de masques obligatoires : les mesures sanitaires contre l’épidémie de coronavirus reprennent de la vigueur à travers le monde.

Aux Etats-Unis, pays le plus endeuillé avec 145.000 décès liés au Covid-19, plus de 70.000 nouveaux cas ont encore été dénombrés vendredi 24 juillet, ainsi que 1150 morts, selon le comptage de l’université Johns Hopkins. Le nombre total d’infections diagnostiquées sur le sol américain est de 4,1 millions.

Le gouvernement Donald Trump a ciblé vendredi les étudiants étrangers. Ceux-ci ne pourront plus entrer aux Etats-Unis si leurs cours sont en ligne, ce qui risque d’être le cas dans de multiples universités. Le pays compte près d’un million d’étudiants étrangers.

Dans ce pays, l’imposition du port de masques gagne aussi du terrain: le géant des fast-food McDonalds va obliger tous ses clients à en porter à partir du 1er août.

En Europe, l’épidémie a tué 207.118 personnes pour plus de 3 millions de cas, selon un comptage de l’AFP.

«La récente résurgence de cas de Covid-19 dans certains pays après l’assouplissement des mesures de distanciation est certainement une cause d’inquiétude», a déclaré à l’AFP une porte-parole de la branche européenne de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L’organisation a appelé les pays européens à rester réactifs et à lever les restrictions «avec attention» voire à les réintroduire si besoin.

Plusieurs pays de la région ont renforcé les contrôles des voyageurs.

L’Allemagne propose des tests gratuits aux voyageurs de retour dans le pays. Et la France, où la circulation virale est en «nette augmentation» selon les autorités sanitaires, a rendu obligatoires les tests pour les voyageurs arrivant de 16 pays, dont les Etats-Unis et l’Algérie.

En Catalogne, dans le nord-est de l’Espagne, le gouvernement a ordonné vendredi la fermeture des discothèques et bars de nuit face à l’augmentation des infections.

La Norvège a, elle, de nouveau imposé des restrictions sur les voyages avec l’Espagne, où l’épidémie repart à la hausse.

La Belgique a battu vendredi un triste record: une fillette de trois ans est morte des suites du Covid-19 il y a quelques jours, ont annoncé les autorités sanitaires, faisant d’elle la plus jeune victime du virus dans ce pays qui connaît une hausse des contaminations, avec 64.847 cas.

En Angleterre, l’obligation de porter le masque dans les magasins et les supermarchés est entrée en vigueur alors que piscines et salles de sport sont appelées à réouvrir samedi.

En Amérique latine et aux Caraïbes, le seuil des quatre millions de cas a également été franchi. Le Brésil à lui seul compte désormais plus de 2,2 millions de cas.

Sao Paulo a décidé de reporter son carnaval, et Rio de Janeiro réfléchit à cette option.

La Colombie a enregistré jeudi 315 décès, le nombre le plus élevé en une seule journée.

La situation est particulièrement dramatique au Pérou, où le système sanitaire de la deuxième ville du pays, Arequipa, est totalement saturé. Des personnes infectées dorment dans des tentes devant les hôpitaux ou dans leurs voitures, dans l’espoir d’obtenir une place.

Au Nicaragua, les masques seront aussi pour les reines de beauté alors que la compétition pour la couronne de Miss Nicaragua 2020 est maintenue mais à huis clos.

Le Panama a quant à lui annoncé qu’il renonçait à organiser la Coupe du monde féminine de football des moins de 20 ans, qui devait avoir lieu début 2021, ainsi que les Jeux sportifs d’Amérique centrale et des Caraïbes de 2022.

En Inde, 740 nouveaux décès attribués au Covid-19 ont été recensés en 24 heures, selon un bilan officiel vendredi. Avec 30.000 décès, le pays devient le sixième comptant le plus de morts, derrière les Etats-Unis, le Brésil, la Grande-Bretagne, le Mexique et l’Italie.

Plusieurs pays ont eux choisi d’imposer à nouveau des mesures de confinement partiel. Les quelque 10 millions d’habitants de Tokyo ont ainsi été invités à rester chez eux depuis jeudi, premier jour d’un long week-end férié. A Anvers, en Belgique, les réunions de plus de 10 personnes sont interdites à partir de samedi.

Selon la Croix-Rouge, le bilan économique dévastateur de la pandémie risque par ailleurs de déclencher de nouvelles vagues de migrations une fois les frontières rouvertes.

Par Le Figaro avec AFP

Coronavirus : les 16 pays classés en en zone «rouge» par la France

juillet 25, 2020

 

La France renforce son dispositif de dépistage du Covid-19, avec des tests obligatoires au plus tard le 1er août, pour les voyageurs provenant de plusieurs pays.

La France renforce son dispositif de dépistage du Covid-19, avec des tests obligatoires au plus tard le 1er août, pour les voyageurs provenant de 16 pays classés «rouge».

Les voyageurs venant en France de 16 pays «où la circulation virale est particulièrement forte», dont les Etats-Unis, le Brésil et l’Algérie, «seront tenus de disposer d’un test attestant qu’ils ne sont pas porteurs du virus», a annoncé le premier ministre Jean Castex. Les cas positifs seront placés en quatorzaine.

Les pays concernés par les tests obligatoires sont les Etats-Unis, les Emirats arabes unis, Bahreïn, Panama, Afrique du Sud, Kowëit, Qatar, Israël, Brésil, Pérou, Serbie, Algérie, Turquie, Madagascar, Inde et Oman, selon Matignon.

Le Maroc, initialement cité dans la liste de source gouvernementale, n’y figure pas «pour l’instant» selon Matignon, qui précise que «c’est en discussion».

Cette mesure «était indispensable compte tenu de la reprise de la circulation virale dans notre pays», a argumenté le premier ministre. Des «dispositifs comparables» seront mis en place dans les ports, a-t-il précisé.

Par Le Figaro avec AFP

France-Coronavirus: tests «systématisés» dans les aéroports pour les voyageurs de pays à risque

juillet 12, 2020

 

Ces tests rapides de diagnostic de l’infection sont encore en cours de validation par les autorités de santé.

Les tests virologiques pour détecter le Covid-19 seront «systématisés» dans les prochains jours dans les aéroports de France pour les voyageurs provenant de pays classés «rouge», a annoncé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, dimanche sur BFMTV.

«On va systématiser les tests à l’aéroport pour les voyageurs qui viennent de pays dits  »rouge », c’est-à-dire des pays où le virus circule le plus», a déclaré le nouveau porte-parole du gouvernement, annonçant jusqu’à «2.000 tests PCR par jour».

«Ceux qui auront pu faire un test depuis le pays d’origine n’auront pas à le refaire en arrivant à Paris, en France. Il faudra qu’ils puissent produire la preuve qu’ils ont fait un test», a-t-il ajouté, précisant que «ça va être mis en place dans les jours qui viennent», sans donner de date précise.

Le ministre de la Santé Olivier Véran avait indiqué vendredi travailler à la mise en place dans les aéroports «où ce sera possible» de tests salivaires pour les voyageurs arrivant de pays à risque. Ils leur seront «proposés», «on ne peut pas contraindre quelqu’un à avoir un test», avait-il précisé.

Ces tests rapides de diagnostic de l’infection sont encore en cours de validation par les autorités de santé. Interrogé par ailleurs sur la possibilité de rendre le port du masque obligatoire dans les lieux publics clos, M. Attal a jugé que «les Français sont responsables, et quand on leur donne des recommandations, ils les respectent très massivement». Mais le gouvernement «réfléchit en permanence, et on s’adapte en permanence à la situation».

Par Le Figaro avec AFP

Les voyageurs venus des États-Unis, du Brésil et de Russie pas admis dans l’UE à ce stade

juin 26, 2020

 

Les pays européens doivent se prononcer sur une proposition de liste d’une quinzaine d’États dont les voyageurs seront admis dans l’Union au 1er juillet, qui exclut les États-Unis et qui inclut la Chine sous condition, a-t-on appris vendredi de sources diplomatiques. Cette liste a été élaborée lors d’une réunion des ambassadeurs des pays de l’UE et de l’espace Schengen vendredi soir. Certains d’entre eux ne se sont pas prononcés, et les capitales ont samedi jusqu’à 18 heures pour donner une réponse, selon plusieurs sources européennes, après quoi la présidence croate de l’UE décidera de la marche à suivre.

La liste proposée contient quatorze pays: Algérie, Australie, Canada, Géorgie, Japon, Monténégro, Maroc, Nouvelle-Zélande, Rwanda, Serbie, Corée du Sud, Thaïlande, Tunisie, Uruguay. S’y ajoute la Chine, sous condition de réciprocité, c’est-à-dire à condition qu’elle accueille sur son sol les voyageurs venant de l’UE, selon une source diplomatique. Sont aussi admis les voyageurs d’Andorre, Monaco, du Vatican et Saint-Marin.

La liste ne comprend donc pas les États-Unis, pays le plus touché par la pandémie de coronavirus, tant en nombre de morts que de cas, avec 124.732 décès pour 2,4 millions de cas. Pas plus que le Brésil ou la Russie. Elle devrait être révisée toutes les deux semaines, selon une source européenne.

Si le contrôle des frontières reste une compétence de chaque État, l’UE s’efforce de se coordonner le plus possible sur la question des voyageurs à autoriser sur son sol, en raison de la libre circulation qui reprend dans l’espace Schengen, avec la levée des restrictions décidées pour lutter contre le coronavirus. Les voyages non essentiels vers l’UE sont interdits depuis la mi-mars. Cette mesure doit être levée progressivement à partir du 1er juillet, en privilégiant les visiteurs venus de pays dont la situation épidémiologique est semblable à celle de l’UE, où la pandémie a reflué, voire meilleure.

Certains pays touristiques se montrent désireux de rouvrir sans tarder. La Grèce a pour sa part commencé dès le 15 juin à rouvrir ses aéroports à plusieurs pays hors UE, dont la Chine, la Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud. «Nous demandons instamment qu’un accord soit conclu rapidement», avait déclaré dans la journée la porte-parole du gouvernement espagnol, Maria Jesus Montero.

La proposition européenne fixe plusieurs critères épidémiologiques pour qu’un pays soit sur la liste des admis, notamment un taux de nouveaux cas de Covid-19 proche ou en-dessous de 16 pour 100.000 habitants (moyenne dans l’UE) sur les 14 derniers jours. Mais également une tendance à la stabilité ou à la baisse des nouveaux cas, ainsi que les mesures mises en place par un pays pour lutter contre la pandémie, dont la pratique de tests. Plusieurs Etats membres ont toutefois jugé «problématique» la fiabilité des données épidémiologiques fournies par des pays tiers, notamment la Chine

Par Le Figaro avec AFP

Royaume-Uni : la quatorzaine imposée aux voyageurs débute ce lundi

juin 7, 2020

La mesure, qui pourrait être assouplie dans les prochaines semaines, prend effet à minuit, et concerne également les ressortissants français. Les contrevenants s’exposent à une amende.

À compter de ce lundi 8 juin, à minuit, les voyageurs arrivant en Grande-Bretagne doivent s’astreindre à deux semaines d’isolement, afin de tenter de lutter contre la pandémie de coronavirus, qui a déjà fait plus de 40.000 morts de l’autre côté de la Manche. La ministre de l’Intérieur, Priti Patel, en avait fait l’annonce le 22 mai dernier. «Alors que le monde commence à émerger de ce que nous espérons être le pire de la pandémie de coronavirus, nous devons regarder vers l’avenir et protéger le public britannique en réduisant le risque que des cas traversent notre frontière», avait déclaré la ministre. «Les passagers arrivant au Royaume-Uni devront s’auto-isoler pendant 14 jours et pourront être contactés régulièrement tout au long de cette période pour garantir le respect de cette mesure», précisait un communiqué du Home Office.

Les voyageurs soumis à la quarantaine pourront tout de même sortir acheter de la nourriture ou des médicaments, emprunter les transports publics et changer de lieu d’hébergement si nécessaire, croit savoir le Guardian. S’ils n’ont nulle part ou observer la quarantaine, le gouvernement les aidera à trouver une solution à leurs propres frais. Les contrevenants s’exposeront en revanche à une amende de 1.000 livres (1.118 euros). Des contrôles aléatoires seront mis en œuvre et l’expulsion des étrangers pourra être envisagée «en dernier ressort» en cas de non-respect des règles, selon le gouvernement. Les non-résidents pourront se voir refuser l’entrée dans le pays s’ils ne s’y soumettent pas.

Des exceptions sont toutefois prévues pour les transporteurs routiers et des personnels médicaux, ainsi que pour l’Irlande, mais pas pour les voyageurs arrivant de France, comme Londres et Paris l’avaient récemment laissé entendre. Initialement dispensée de ce dispositif de quarantaine, la France y a finalement été intégrée et annoncé son intention d’instaurer une mesure réciproque de quarantaine pour les visiteurs en provenance de Grande-Bretagne.

Mais comme l’ont annoncé plusieurs journaux, plusieurs assouplissements de cette mesure sont envisagés. Le gouvernement britannique, qui a annoncé qu’il réévaluerait cette mesure toutes les trois semaines, envisage d’autoriser des ponts aériens ou des corridors internationaux avec les pays qui ont un «faible taux de transmission». Les pays avec lesquels le Royaume-Uni pourrait nouer des ponts aériens seront sélectionnés en fonction de leur importance économique pour le Royaume-Uni, du niveau de risque de transmission du virus, du nombre de passagers concernés, et des mesures en place dans les aéroports, selon le Times.

Cri d’alarme

Ainsi, les voyageurs arrivant de Grèce, Australie et Portugal pourraient éviter la quarantaine, selon le Daily Telegraph. Le quotidien conservateur rapporte que le Premier ministre Boris Johnson est «personnellement favorable» à des ponts aériens après les critiques dans les rangs conservateurs et les cris d’alarme de plus de 300 patrons de l’aviation et du tourisme.

Les propriétaires et directeurs généraux des entreprises de voyages et d’hôtellerie pensent licencier jusqu’à 60% de leur personnel si des mesures de quarantaine sont introduites par le gouvernement lundi, indique une étude menée par le cabinet Survey Monkey entre le 31 mai et le 1er juin auprès de 124 responsables d’entreprises et publiée mardi. «En poursuivant ses projets de quarantaine sans tenir compte des conséquences économiques, le gouvernement choisit d’ignorer les dégâts qu’il causera aux entreprises, à l’emploi et à la vie de tous ceux dont l’emploi sera perdu», a déclaré George Morgan-Grenville, PDG du voyagiste Red Savannah, fer de lance de la campagne anti-quarantaine. Le groupe IAG, propriétaire de British Airways et d’Iberia, a annoncé de son côté qu’il envisageait d’engager un recours judiciaire contre la décision du gouvernement britannique.

Certains pays européens seraient prêts à mettre en place ces «bulles de voyages» ou «couloirs touristiques» dès le mois de juillet, pour pouvoir accueillir des touristes britanniques qui seraient dispensés de quarantaine à leur retour, expliquait vendredi le Financial Times. Selon le quotidien économique britannique, qui cite des responsables gouvernementaux dans différentes capitales, Londres et Ankara seraient proches d’un accord pour une reprise des liaisons le 15 juillet et le Portugal pourrait conclure un tel accord avant la fin juin.

En Espagne, la ministre du Tourisme Reyes Maroto a évoqué jeudi l’expérimentation de «bulles touristiques» dans la deuxième quinzaine de juin dans certaines provinces, avec notamment la venue de 6.000 touristes allemands dans l’archipel des Baléares avec l’opérateur TUI. Jusqu’ici réticente à la perspective d’accueillir des voyageurs en provenance de zones connaissant un fort taux d’infection, Reyes Maroto a cependant précisé que l’Espagne espérait bientôt pouvoir recevoir des voyageurs de Grande-Bretagne, son «principal (marché) touristique», explique le FT.

La Grèce a quant à elle décidé de rouvrir ses aéroports à l’ensemble des vols internationaux – y compris britanniques – à compter du 1er juillet, avec des tests réalisés de façon aléatoire sur les arrivants, rapporte le FT.

Par Le Figaro avec AFP, Reuters