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États-Unis : fini, les tests Covid-19 pour les voyageurs arrivant en avion

juin 10, 2022

Dès dimanche, les tests de dépistage contre le Covid-19 ne seront plus nécessaires pour se rendre aux États-Unis, a annoncé Washington.

L'O'Hare International Airport, a Chicago, aux Etats-Unis
L’O’Hare International Airport, à Chicago, aux États-Unis© KAMIL KRZACZYNSKI / AFP

La Maison-Blanche a annoncé, ce vendredi, la levée de l’obligation de test de dépistage du Covid-19 pour les voyageurs arrivant dans le pays par avion. En décembre 2021, alors que le pays était confronté à l’arrivée du variant Omicron, les autorités sanitaires avaient durci les procédures de test pour entrer aux États-Unis. Tous les voyageurs âgés de plus de 2 ans, embarquant dans un vol depuis l’étranger à destination des États-Unis, devaient présenter un test négatif de moins d’un jour avant le décollage, et ce, quel que soit leur statut vaccinal.

Selon un porte-parole de la présidence, Kevin Munoz, qui a annoncé sur Twitter la levée de cette exigence, les autorités sanitaires vont continuer « à évaluer les besoins en fonction de la science et du contexte de la circulation des variants ». La fin de l’obligation entrera en vigueur dimanche, selon des médias américains.

Plusieurs autres pays, notamment en Europe, avaient déjà cessé d’exiger un test pré-embarquement de la part des voyageurs internationaux. À la suite d’une décision de justice, le port obligatoire du masque a aussi été levé aux États-Unis en avril dans les transports publics, et notamment dans les avions.

100 000 nouveaux cas quotidiens

Les États-Unis enregistrent actuellement plus de 100 000 nouveaux cas de Covid-19 par jour, un chiffre par ailleurs largement sous-estimé selon les experts. La hausse récente a été liée aux sous-variants d’Omicron.

Environ 300 personnes meurent toujours de la maladie dans le pays quotidiennement, mais les autorités sanitaires soulignent désormais les nombreux remèdes disponibles, dont les vaccins, mais aussi l’antiviral Paxlovid en cas d’infection.

Par Le Point avec AFP

Des jours d’isolement pour les voyageurs de retour au Canada

janvier 13, 2022

Même adéquatement vaccinées, les personnes de retour au pays doivent parfois patienter près d’une semaine avant de recevoir le résultat de leur test de dépistage à l’aéroport.

Des voyageurs attendent près d'une clinique de dépistage à l'aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal.

Les voyageurs doivent, aléatoirement, subir un test de dépistage à leur arrivée au Canada. Photo: Radio-Canada/Ivanoh Demers

Les jours passent, l’attente s’éternise et l’impatience augmente.

Dans son appartement montréalais, Loïc Layssac tourne en rond. Doublement vacciné, il est pourtant en isolement depuis maintenant six jours. La faute au résultat d’un test de dépistage qui tarde à lui être envoyé.

Après avoir passé les fêtes de Noël en France, afin de revoir sa famille après plusieurs mois loin des siens, ce travailleur temporaire de 25 ans a obtenu un test PCR négatif pour embarquer à nouveau vers le Canada.

De retour dans la métropole québécoise, il a été contraint, à l’instar de milliers d’autres voyageurs, de faire un nouveau test de dépistage dans les locaux de l’aéroport.

On m’a annoncé que le résultat serait accessible en environ trois jours. Me retrouver confiné après six jours, je ne m’y attendais pas du tout, regrette-t-il.

« C’est ultra frustrant. C’est même aberrant qu’un laboratoire payé par le gouvernement prenne autant de temps pour envoyer un résultat de test. »— Une citation de  Loïc Layssac

Loïc Layssac est loin d’être le seul voyageur dans cette situation. Au cours des derniers jours, Radio-Canada a obtenu de nombreux témoignages similaires. Des messages identiques pullulent également sur les réseaux sociaux.

Plusieurs déplorent notamment des difficultés pour joindre Dynacare, l’entreprise responsable de ces tests à l’aéroport de Montréal.

Le comble du ridicule, c’est que je suis un travailleur de la santé. Dès que j’aurai mon résultat négatif, je pourrai aller aider à l’effort collectif pour lutter contre la pandémie. Au lieu de ça, je suis emprisonné à la maison, nous a confié un autre voyageur, qui patiente depuis cinq jours.

D’autres attendent depuis une semaine et parlent d’une galère, d’une catastrophe ou d’abus de pouvoir.

Un personnel débordé, selon Ottawa

Le laboratoire Dynacare a refusé de répondre aux questions de Radio-Canada, nous invitant à contacter le gouvernement fédéral.

Ce dernier, qui assure sur son site Internet que le résultat est normalement communiqué dans les 72 heures, dit être au fait du problème.

[On] sait que des voyageurs ne reçoivent pas le résultat de leur test de dépistage à l’arrivée dans un délai raisonnable, souligne André Gagnon, porte-parole de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC).

« Le personnel des laboratoires qui analyse ces tests continue d’être débordé compte tenu du nombre croissant de personnes qui subissent des tests dans les collectivités et de la hausse du nombre de voyageurs. »— Une citation de  André Gagnon, porte-parole de l’ASPC

Les voyageurs n’ayant eu aucun résultat après 14 jours de quarantaine […] peuvent mettre fin à leur quarantaine à condition qu’ils ne présentent pas de symptômes liés à la COVID‑19, précise-t-il.

Différents fournisseurs dans le pays

Le gouvernement fédéral a conclu plusieurs ententes avec différents fournisseurs pour réaliser ces tests de dépistage dans les aéroports. Dynacare est présent à Montréal et à Winnipeg. L’entreprise Switch Health, qui avait connu des problèmes similaires l’an passé, est présente notamment à Calgary, Edmonton, Ottawa et Toronto. Le groupe Biron est quant à lui responsable des tests à l’aéroport de Québec et pourrait bientôt venir à Montréal. Nous sommes en voie d’amorcer nos démarches pour effectuer le mandat qui nous a été confié à l’aéroport Montréal-Trudeau, confie une porte-parole.

Près de 1 % de tests positifs

À la fin du mois de novembre, le gouvernement de Justin Trudeau a pris la décision de resserrer les règles à la frontière canadienne.

Des tests de dépistageobligatoires ont été annoncés pour tous les voyageurs aériens arrivant au Canada, qu’importe leur statut vaccinal, à l’exception de ceux en provenance des États-Unis.

En réalité, ces tests ne sont pas systématiques et sont réalisés de manière aléatoire. Cependant, le volume a considérablement augmenté au fil des semaines.

Plus de 111 200 tests ont été menés dans l’ensemble des aéroports canadiens entre le 19 et le 25 décembre, contre environ 72 000 entre le 5 et le 11 décembre.

Depuis la mise en en place de cette mesure, près de 1 % des tests réalisés dans les aéroports canadiens auprès de voyageurs entièrement vaccinés se sont révélés positifs. Ce chiffre est en augmentation. Début décembre, il oscillait autour de 0,2 %. Il a ensuite grimpé à plus de 2 % durant la semaine de Noël.

Malgré ces données, la chercheuse Roxane Borgès Da Silva n’est pas convaincue de l’utilité de tels tests.

En présentant un test négatif [avant l’embarquement], on a déjà une baisse du niveau de risque, souligne la professeure de l’École de santé publique de l’Université de Montréal.

« Dans un contexte où on a déjà une forte circulation du virus, c’est une mesure qu’on peut mettre en question. »— Une citation de  Roxane Borgès Da Silva, professeure à l’École de santé publique

Selon cette experte, l’utilisation de tests rapides antigéniques à l’arrivée au Canada serait plus utile. On pourrait ensuite investir [les sommes versées aux laboratoires pour les tests PCR] dans nos centres de dépistage, lance-t-elle.

Un avis partagé par l’épidémiologiste Nimâ Machouf. Ce serait une bonne idée, affirme-t-elle.

La prudence est cependant nécessaire, ajoute-t-elle. Ces voyageurs, s’ils ont vu de la famille, sont susceptibles d’avoir eu plusieurs contacts entre leur test PCR [pour avoir le droit d’embarquer vers le Canada] et leur arrivée dans l’avion.

Cependant, clame Mme Machouf en évoquant le contexte épidémiologique au sud de la frontière, ne pas tester les voyageurs provenant des États-Unis est épouvantable.

Des non-vaccinés peuvent toujours venir au Canada

De nouvelles exigences vont également entrer en vigueur à partir du 15 janvier. Celles-ci visent notamment les étudiants étrangers, qui devront être adéquatement vaccinés pour venir au Canada.

De telles dispositions concernaient déjà les touristes depuis cet été.

Cependant, contrairement à plusieurs annonces gouvernementales, la vaccination obligatoire n’est pas exigée pour toutes les personnes arrivant au pays.

Par exemple, les nouveaux résidents permanents, les travailleurs des secteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire, les réfugiés ou encore les membres d’équipage étrangers peuvent toujours entrer au Canada sans être vaccinés.

Radio-Canada par

Romain Schué

Romain Schué avec la collaboration d’Aude Garachon et de Marie Isabelle Rochon

États-Unis : les voyageurs aériens devront avoir été testés dans les 24 heures

décembre 3, 2021
Des personnes regardent l'horaire de départ des vols sur un écran dans un aéroport.

Les voyageurs aériens étrangers qui voudront se rendre aux États-Unis devront subir un test de dépistage dans les 24 heures précédant leur départ. Photo : Reuters / Lindsey Wasson

À compter du début de la semaine prochaine, les voyageurs étrangers, y compris les Canadiens, qui voudront se rendre aux États-Unis par avion devront avoir subi un test de dépistage pas plus de 24 heures avant leur embarquement.

L’actuel délai imposé aux personnes adéquatement vaccinées est de 72 heures, mais le président Joe Biden le réduit à 24 heures, dans le cadre d’un train de mesures de santé publique visant à ralentir la propagation du préoccupant variant Omicron.

Des sources ont indiqué à l’agence Reuters et à CNN que la mesure entrerait en vigueur lundi, dès minuit une, heure normale de l’Est. L’heure fixée correspond à l’heure du décollage des avions, précise CNN.

Nous mettons tout en œuvre pour assurer aux gens une protection maximale contre cette pandémie, a expliqué jeudi la porte-parole de la Maison-Blanche Jen Psaki, lors d’un point de presse avant l’annonce du président Biden en après-midi. Nous mettons en œuvre un plan solide qui s’appuie sur toutes les mesures que nous avons prises à ce jour – nous ne partons pas de zéro.

Une note explicative de la Maison-Blanche ne fait aucune mention toutefois des frontières terrestres, ni si les Canadiens entièrement vaccinés qui roulent vers le sud seraient tenus de montrer un résultat de test négatif. Aucun test de ce type n’est requis actuellement pour entrer aux États-Unis par voie terrestre.

Certains voyageurs canadiens soulignent que de tels tests abordables sont difficiles à trouver en pharmacie, surtout si l’on veut avoir un résultat en moins de 24 heures. Au privé, un test rapide peut coûter jusqu’à 350 $, plaident des voyageurs.

Interpellée là-dessus jeudi, Mme Psaki a déclaré que la Maison-Blanche prenait la question en considération, mais ne pouvait pas dire immédiatement s’il y aurait des exceptions.

Elle a par ailleurs souligné qu’il y avait encore plus de questions que de réponses sur les dangers du variant Omicron, ce qui rend difficile de prévoir des changements futurs des restrictions de voyage pour les étrangers. Je ne m’attendrais pas à une levée des restrictions avant d’en savoir plus sur ce variant, a déclaré Mme Psaki.

L’apparition du nouveau variant préoccupant ne constitue que le plus récent tournant du long chemin vers un semblant de normalité pour les personnes qui voyagent régulièrement entre les deux pays.

Cela fait moins d’un mois seulement que les États-Unis ont levé leurs restrictions sur les voyageurs non essentiels entièrement vaccinés qui arrivent par voie terrestre depuis le Canada et le Mexique.

Le Canada, quant à lui, a pour l’instant exempté les visiteurs américains de ses nouvelles règles plus strictes, qui obligent tous les autres voyageurs aériens étrangers, qu’ils soient vaccinés ou non, à se faire tester à leur arrivée et à s’isoler en attendant les résultats.

Ottawa n’a pas encore décidé si cette exemption accordée aux voyageurs américains allait rester en place la semaine prochaine. Le ministre de la Santé, Jean-Yves Duclos, entend consulter les provinces et les territoires à cet effet, mais son collègue des Transports, Omar Alghabra, a refusé mercredi d’indiquer si une décision était imminente.

Le Canada, qui a commencé à autoriser les citoyens américains entièrement vaccinés à entrer au pays en septembre, continue d’exiger que toute personne pleinement vaccinée, y compris les Canadiens, fournisse également la preuve d’un récent test négatif.

Voici quelques autres éléments de la stratégie américaine en 9 points, décrits mercredi par la Maison-Blanche avant l’annonce de M. Biden :

  • un plan pour étendre l’admissibilité à la troisième dose, avec un vaste effort de sensibilisation pour convaincre près de 100 millions d’Américains;
  • de nouvelles cliniques de vaccination familiale, offrant un guichet unique pour toute la maisonnée;
  • des efforts accrus pour vacciner en toute sécurité les enfants de moins de cinq ans;
  • une plus grande disponibilité des trousses de dépistage à domicile;
  • des équipes d’intervention rapide pour faire face aux éclosions du variant Omicron;
  • 200 millions de nouvelles doses de vaccin données à l’échelle internationale dans les 100 prochains jours.

Avec La Presse canadienne

La France veut retrouver ses touristes et augmenter ses recettes financières

novembre 5, 2021
La France veut retrouver ses touristes et augmenter ses recettes financieres
La France veut retrouver ses touristes et augmenter ses recettes financières© AFP/Archives/Ludovic MARIN

Première destination touristique mondiale en terme de visiteurs, la France veut « mettre l’accent sur les recettes » financières pour lesquelles elle est moins bien classée, a expliqué vendredi le secrétaire d’Etat au Tourisme Jean-Baptiste Lemoyne, au lendemain du « sommet destination France ».

Le pays a reçu 90 millions de voyageurs étrangers en 2019 avant la pandémie de Covid-19, confirmant sa place de leader en terme d’arrivées.

« On vise le 50 millions cette année. Retrouver les niveaux d’avant crise va prendre un peu de temps », a déclaré Jean-Baptiste Lemoyne lors d’une conférence téléphonique avec la presse. « Aujourd’hui on veut mettre l’accent sur les recettes où on est moins bons dans les classements internationaux », a-t-il dit.

Les voyageurs étrangers ont rapporté 63,5 milliards de dollars en 2019, plaçant la France sur la troisième marche du podium derrière les Etats-Unis (193 milliards de dollars) et l’Espagne (80 milliards de dollars), selon des chiffres de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT).

« On est passé deuxième au niveau des recettes pendant la crise », a souligné le secrétaire d’Etat au tourisme. « En 2019 on était à 170 milliards d’euros de recettes dont 60 milliards au niveau international. L’objectif est d’augmenter les recettes et notamment les recettes internationales », a-t-il précisé.

Jeudi, une cinquantaine de patrons français et internationaux du secteur du tourisme ont été accueillis par Emmanuel Macron avant une après-midi de tables rondes et rencontres, alors qu’un « plan de relance du tourisme » doit être annoncé par le Premier ministre Jean Castex mi-novembre.

M. Lemoyne réfléchit à annualiser le rendez-vous qu’il a qualifié d' »évènement très réussi ». Quelques annonces ont notamment été faites par les participants de ce premier sommet.

La plateforme de voyage Tripadvisor a annoncé avoir signé avec Atout France, agence de développement touristique de la France dépendant de l’Etat, un accord comprenant un investissement de deux millions d’euros de « publicités ciblées » visant à attirer les voyageurs internationaux dans l’Hexagone.

Atout France a aussi signé un partenariat avec Expedia, agence de voyage en ligne, pour « développer un tourisme plus durable et accélérer la visibilité de la destination France et de ses régions » via une campagne de publicité.

Le groupe hôtelier Accor avait déjà annoncé jeudi devenir partenaire officiel des Jeux Olympiques 2024 alors que Airbnb a communiqué sur une donation de 5,6 millions d’euros au programme « Patrimoine et Tourisme local » de la Fondation du patrimoine.

Par Le Point ave AFP

Le Canada rouvre ses frontières à tous les voyageurs pleinement vaccinés

septembre 6, 2021

L’étau se desserre un peu plus aux frontières canadiennes. Dès mardi 7 septembre, tous les voyageurs internationaux entièrement vaccinés pourront se rendre au Canada pour des raisons non essentielles comme le tourisme, y compris ceux provenant de pays où le virus se propage plus rapidement.

Les ressortissants étrangers seront admissibles à l'entrée au Canada pour des visites et du tourisme à compter du 7 septembre.

© Maud Cucchi/Radio-Canada Les ressortissants étrangers seront admissibles à l’entrée au Canada pour des visites et du tourisme à compter du 7 septembre.

Cette levée des restrictions est fondée sur les dernières données disponibles, les preuves scientifiques et la situation épidémiologique tant au Canada qu’à l’étranger,» justifie le gouvernement du Canada dans un communiqué.

Il précise aussi que même s’il y a actuellement une hausse des cas au Canada, la gravité de la maladie et les taux d’hospitalisation restent gérables, car les taux de vaccination au Canada continuent d’augmenter».

Des chercheurs et des experts remettent toutefois en question ce nouvel assouplissement fédéral qui ne tient pas compte du niveau de circulation du virus à l’étranger sauf avec l’Inde et le Maroc, pays dont les vols directs ont été temporairement suspendus par Ottawa.

À la différence de l’Europe, par exemple, où une classification des pays a été instaurée sur la base d’indicateurs sanitaires pour voyager, le Canada deviendra donc accessible sans contrôle géographique.

L’approche européenne du principe de précaution aurait dû mieux inspirer le Canada, avance la professeure Marie-Pascale Pomey, professeure titulaire à l’École de santé publique, département de gestion, d’évaluation et de politique de santé à l’Université de Montréal.

Je pense que c’est quelque chose d’excessivement important à prendre en considération», a-t-elle défendu au micro de l’émission Tout un matin, a fortiori quand le variant Delta fait repartir les contaminations à la hausse.

Mme Pomey préconise une évaluation de risque qui permettrait de mieux cerner la possibilité, pour un voyageur, d’être porteur du virus à son arrivée au Canada. Savoir quel est le parcours des personnes qui entrent au Canada, ça aurait été intéressant de prendre ça en considération, surtout en période d’ajustement où l’on doit constamment évaluer les risques,» a-t-elle suggéré.

Justification sanitaire

Ottawa fait valoir l’efficacité de ses politiques sanitaires pour justifier l’assouplissement des restrictions en citant notamment, comme preuve, le taux de positivité très bas des tests aléatoires effectués aux frontières.

Entre le 9 et le 26 août, par exemple, le taux de positivité des voyageurs entièrement vaccinés sélectionnés au hasard pour un test de dépistage à la frontière s’élevait à 0,19 % (soit 112 tests positifs sur 58 878 tests effectués).

Des travailleurs de la santé attendent le débarquement de passagers pour leur faire passer un test de dépistage de la COVID-19, à Toronto.

© Carlos Osorio/Reuters Des travailleurs de la santé attendent le débarquement de passagers pour leur faire passer un test de dépistage de la COVID-19, à Toronto.

Immunologiste à l’Institut de recherches cliniques de Montréal, André Veillette nuance toutefois l’efficacité de ces tests requis pour voyager : Même si les gens ont un test PCR négatif de trois jours avant de venir, qu’ils sont vaccinés, ils peuvent quand même attraper le virus dans cette période-là et donc ils pourraient l’amener avec eux au Canada», a-t-il expliqué en entrevue à RDI, conseillant plutôt des tests de moins de 48 h.

Le Dr Veillette évalue aussi qu’il y a potentiellement un problème» quand les voyageurs internationaux admis au Canada ont obtenu leur deuxième dose il y a six mois, faisant référence à la baisse de l’immunité avec le temps.

Ce qu’il faut savoir pour voyager

Dans les faits, ces nouvelles mesures signifient qu’il ne sera plus nécessaire de justifier d’un motif essentiel son voyage pour être admis au pays, à l’instar des Américains pour qui les restrictions ont été levées depuis le 9 août.

Les ressortissants étrangers devront fournir une preuve officielle de vaccination à la frontière. Les vaccins homologués au Canada demeurent les seuls autorisés par les agents des douanes, soit Johnson & Johnson, AstraZeneca, Moderna et Pfizer-BioNTech.

Les voyageurs devront également présenter un résultat négatif d’un test de dépistage de la COVID-19 effectué au plus tard 72 heures avant le vol prévu ou l’arrivée au poste frontalier terrestre, ou un résultat positif à un test effectué entre 14 et 180 jours avant leur départ pour le Canada.

Tous devront soumettre leurs preuves de vaccination au moyen de l’application ou du portail web ArriveCAN. La seconde preuve de vaccination devra être datée d’au moins 14 jours avant l’arrivée au Canada. Enfin, les passagers devront confirmer qu’ils ne souffrent pas de symptômes de la COVID-19.

Avec CBC/Radio-Canada

Covid-19 : l’île Maurice rouvre ses frontières aux vaccinés en manque de soleil

juillet 15, 2021

Presque totalement fermé aux voyageurs internationaux depuis mars 2020, l’Etat confetti de l’océan Indien permet, sous conditions, aux vacanciers de revenir.

L’île Maurice, Etat confetti de l’océan Indien, rouvre ce jeudi 15 juillet ses frontières, presque totalement fermées depuis le début de la pandémie en mars 2020, aux voyageurs internationaux. Mais le bain de soleil a un prix. Non seulement les vacanciers doivent être vaccinés et porteurs d’un test PCR négatif, mais il leur faudra en plus se soumettre à une quarantaine de quatorze jours, dans une « bulle hôtelière ».about:

George Lepoigner, chauffeur de taxi dans la capitale mauricienne Port-Louis, a hâte de voir les touristes revenir vers les plages paradisiaques et les eaux turquoise de son île. « Sans les touristes dans le pays, nous n’avons pas de devises étrangères qui rentrent. Nous n’avons pas les fonds pour continuer à vivre », affirme M. Lepoigner, 55 ans et père de deux enfants.

La pandémie a durement touché l’île Maurice, dont une part importante de l’économie repose sur les revenus générés par le secteur du tourisme. Avant l’irruption de l’épidémie sur l’île en mars 2020, le tourisme et l’hôtellerie totalisaient environ 24 % du PIB et près d’un quart des emplois. Mais au cours de la dernière année fiscale, l’économie tout entière s’est contractée de 15 %. Et le pays s’impatiente de voir revenir ses précieux touristes.

En juin, le ministre des finances Renganaden Padayachy annonçait l’objectif « d’atteindre 650 000 touristes dans les douze prochains mois », précisant que le rétablissement serait « progressif et continu ». Il ajoutait que l’autorité en charge du tourisme allait être dotée de quelque 420 millions de roupies mauriciennes (8,3 millions d’euros) pour promouvoir le pays dans ses marchés clés, comme la Chine, l’Europe et l’Afrique du Sud.

« Un choc brutal et immense »

Mais les professionnels du tourisme devront cependant attendre avant de ressentir un rebond : la réouverture complète des frontières, sans les restrictions, n’est en effet prévue que le 1er octobre. En attendant, les touristes pourront jouir de leur complexe hôtelier et de la plage, mais ne pourront pas profiter du reste de l’île pendant leur quarantaine, pas plus que de certains services, comme les spas.

Selon Le Mauricien, l’un des principaux journaux locaux, 600 touristes étaient attendus jeudi, en provenance d’Europe et de Dubaï. Gilbert Espitalier-Noel, directeur général des hôtels New Mauritius, un acteur important du secteur, note avec morosité ne pas s’attendre à une reprise avant le dernier trimestre 2021.

Les revenus de ses hôtels ont plongé à 940 millions de roupies (18,6 millions d’euros) sur la période allant de juin 2020 à mars 2021, contre 7,6 milliards de roupies (150 millions d’euros) pour la période de juin 2019 à mars 2020. « Bien que nous ayons pris des mesures pour réduire les dépenses, à travers des réductions de salaire, des départs en retraite volontaires et en maintenant les dépenses opérationnelles à leur minimum, l’entretien des hôtels reste significatif », précise-t-il.

Les effets de la crise ne se sont pas limités au tourisme, mais se sont fait sentir dans les transports, l’agriculture ou encore la vente. Evoquant les effets d’entraînement au-delà du secteur touristique, l’économiste Rama Sithanen souligne que « Maurice n’est pas sorti de ce choc brutal et immense ».

Comme d’autres pays dans le monde, l’île, qui a enregistré quelque 2 190 cas d’infections et 20 décès pour une population totale de 1,2 million d’habitants, se bat désormais contre des variants plus virulents du virus, dont le Delta.

Mais pour M. Lepoigner, le retour des touristes ne peut plus attendre. « Même s’il y a un risque de contamination avec le nouveau variant, soit nous mourons de faim, soit nous mourons du Covid. Je choisirai le Covid puisque 99,9 % des Mauriciens ont survécu au virus depuis l’année dernière », lâche-t-il.

Avec Le Monde avec AFP

Mesures assouplies lundi pour les voyageurs pleinement vaccinés qui entrent au Canada

juillet 2, 2021

OTTAWA — L’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) rappelle aux voyageurs que s’ils ne sont pas admissibles actuellement à entrer au pays, ils ne le seront pas davantage lundi, lorsque certaines règles seront assouplies.

© Coica, Getty

À compter de 0h01 lundi, les citoyens canadiens et les résidents permanents entièrement vaccinés seront simplement exemptés de la quarantaine obligatoire et du test de dépistage de la COVID-19 au huitième jour suivant leur arrivée. De plus, les voyageurs entièrement vaccinés qui arrivent par avion ne seront pas tenus de séjourner dans un hôtel autorisé par le gouvernement, en attendant le résultat de leur test de dépistage à l’arrivée.

Cette nouvelle exemption ne s’applique toutefois qu’aux voyageurs déjà admissibles qui ont reçu au moins 14 jours avant leur arrivée la deuxième dose de l’un des quatre vaccins approuvés au Canada. Ces voyageurs devront aussi soumettre à compter du 5 juillet une preuve de vaccination numérique, en français ou en anglais, sur le site internet ou l’application ArriveCAN.

Denis Vinette, vice-président à la Direction générale des voyageurs au sein de l’ASFC, précise par ailleurs que les exigences de quarantaine ne seront pas levées pour les voyageurs qui arriveront au Canada en fin de semaine, avant l’assouplissement des règles dans la nuit de lundi. Même à 23 h 45 dimanche soir, prévient l’ASFC. Cela signifie aussi que les voyageurs qui sont récemment rentrés au Canada doivent poursuivre et terminer leur quarantaine de 14 jours et passer un test de dépistage au huitième jour.

Le premier ministre Justin Trudeau a précisé que le gouvernement évaluera ces assouplissements avant d’annoncer d’éventuelles mesures pour les voyageurs qui ne sont pas pleinement vaccinés. 

Les restrictions de voyages entre le Canada et les États-Unis interdisent tous les voyages non essentiels entre les deux pays, mais autorisent la circulation du commerce, des travailleurs essentiels et des étudiants internationaux. Ces restrictions doivent expirer le 21 juillet, comme à tous les mois depuis mars 2020. 

M. Trudeau a prévenu qu’il était trop tôt pour dire comment ces restrictions pourraient évoluer d’ici là. «Cela dépendra de la façon dont ça se passera lorsque nous commencerons à rouvrir pour que les Américains et les autres personnes entièrement vaccinées puissent entrer au Canada», a-t-il dit. Mais ce n’est pas le moment d’être téméraire, a-t-il ajouté: le Yukon fait face à son plus important bilan de nouveaux cas depuis le début de la pandémie, même si plus de 70 % de sa population est entièrement vacciné.

Avec La Presse canadienne

Canada: Bientôt la fin de la quarantaine pour les voyageurs vaccinés

juin 21, 2021

Pour être considéré comme entièrement vacciné, un voyageur doit avoir reçu, au moins 14 jours avant son arrivée au Canada, toutes les doses de l’un des quatre vaccins autorisés au Canada.© /La Presse canadienne 

Pour être considéré comme entièrement vacciné, un voyageur doit avoir reçu, au moins 14 jours avant son arrivée au Canada, toutes les doses de l’un des quatre vaccins autorisés au Canada.

À compter du 5 juillet, les voyageurs entièrement vaccinés n’auront plus à effectuer la quarantaine obligatoire et à passer un test de dépistage de la COVID-19 au huitième jour de leur arrivée. Jusqu’au 21 juillet, les voyages restent néanmoins toujours circonscrits aux déplacements essentiels.

Ces nouvelles mesures entreront en vigueur le lundi 5 juillet à 23 h 59. Les changements prudents annoncés aujourd’hui ne sont possibles que grâce aux efforts remarquables déployés par les Canadiens, et d’autres changements pourront être apportés seulement si nous continuons à nous protéger mutuellement», a déclaré par communiqué Patty Hajdu, ministre de la Santé du Canada, qui a appelé de nouveau les Canadiens à se faire vacciner.

Pour être considéré comme entièrement vacciné, un voyageur doit avoir reçu, au moins 14 jours avant son arrivée au Canada, toutes les doses de l’un des quatre vaccins autorisés au Canada (Pfizer, Moderna, AstraZeneca/COVISHIELD, ou Janssen de Johnson & Johnson).

Ottawa précise que ces vaccins peuvent avoir été administrés dans n’importe quel pays et que les voyageurs doivent fournir les documents justificatifs attestant qu’ils ont été vaccinés en anglais ou en français, ou au moyen d’une traduction certifiée conforme».

Malgré ces assouplissements, les voyageurs doivent néanmoins toujours effectuer un test moins de 72 heures avant leur vol, ainsi qu’à leur arrivée, fournir des renseignements via l’application ArriveCAN et avoir préparé un plan de quarantaine, dans le cas où leur test de dépistage à l’arrivée s’avérerait positif.

Les voyageurs devront aussi continuer de respecter les mesures de santé publique en place, comme le port d’un masque dans l’espace public, et conserver pendant les 14 jours qui suivent leur entrée au Canada une copie de leurs documents de vaccination et des résultats de leurs tests, ainsi qu’une liste de leurs contacts étroits, ajoute la santé publique.

Pour les voyageurs qui ne sont pas entièrement vaccinés, les règles de quarantaine restent les mêmes.

Autres mesures

  • Tous les nouveaux résidents permanents peuvent désormais entrer au Canada
  • Fin de la suspension des vols en provenance du Pakistan (mais pas ceux venant de l’Inde)
  • Files d’attente accélérées pour les voyageurs complètement vaccinés à l’aéroport

Impatience au Sud de la frontière

L’annonce vendredi de la prolongation de la fermeture de la frontière avec les États-Unis jusqu’au 21 juillet avait été mal reçue par certains élus américains.

Parmi eux, le chef de la majorité démocrate au Sénat Chuck Schumer a affirmé au journal Buffalo News avoir appelé l’ambassadrice du Canada aux États-Unis, Kirsten Hillman, pour lui dire que son gouvernement faisait une grave erreur.

Je lui ai dit qu’on devait travailler ensemble, que les États-Unis et le Canada devaient rouvrir la frontière immédiatement. Je lui ai dit qu’il fallait un plan permettant aux Canadiens et aux Américains vaccinés de traverser», a-t-il affirmé.

Un avis partagé par Brian Higgins, élu démocrate de l’État de New York à la chambre des représentants. Selon lui, la décision canadienne est arbitraire. Ça ne se base ni sur la science, ni sur les faits, ni sur les données».

Ce dernier a rappelé que le gouvernement continue de conseiller vivement aux Canadiens d’éviter les voyages non essentiels».

Le gouvernement du Canada continue de travailler à l’échelle mondiale par l’entremise de l’Organisation mondiale de la Santé et en étroite collaboration avec les provinces, les territoires, les partenaires autochtones et les autorités américaines vers une réouverture sécuritaire pour les deux pays», a ajouté dans le même communiqué de presse, Dominic LeBlanc, ministre des Affaires intergouvernementales.

Les représentants de la Maison-Blanche ont jusqu’ici refusé de commenter la décision du Canada annoncée vendredi de prolonger la fermeture jusqu’au 21 juillet. Ils assurent cependant que des groupes de travail discutent présentement de la réouverture des frontières avec, entre autres, le Canada.

Avec  CBC/Radio-Canada

5000 $ d’amende aux voyageurs qui refusent la quarantaine obligée à l’hôtel

juin 3, 2021

OTTAWA — À partir de vendredi, c’est 5000 $ plutôt que 3000 $ que devront payer les voyageurs qui refusent la quarantaine obligée à l’hôtel.

© Fournis par La Presse Canadienne

Ce séjour à l’hôtel est imposé par le gouvernement canadien à tout voyageur qui arrive par avion au pays. Après avoir reçu un résultat négatif de test pour la COVID-19, normalement livré en trois jours, le voyageur continue son isolement chez lui, jusqu’à 14 jours.

Sans tambour ni trompette, le site web du gouvernement canadien sur les règles de voyage a été modifié jeudi pour annoncer l’augmentation du montant de la contravention, à partir du lendemain.

La semaine dernière, un comité d’experts a recommandé au gouvernement fédéral de mettre fin à cette quarantaine à l’hôtel qui était, selon le comité, mal surveillée.

On ignore le nombre exact de contraventions qui ont été distribuées pour non-respect de cette quarantaine. Quelques voyageurs, de manière anecdotique, ont raconté avoir refusé d’aller à l’hôtel à l’atterrissage sans subir aucune conséquence.

Alors que les campagnes de vaccination vont bon train, plusieurs voix, dont celle de la communauté des affaires, réclament la fin de la quarantaine obligée à l’hôtel. 

La mesure a également été critiquée parce qu’elle peut facilement être contournée; les voyageurs qui entrent au Canada par une frontière terrestre peuvent faire la totalité de leur quarantaine de 14 jours chez eux.

Avec Lina Dib, La Presse Canadienne

Covid-19 : l’UE ouvre ses portes aux voyageurs entièrement vaccinés

mai 19, 2021

Les États membres de l’UE sont parvenus à un accord concernant la circulation de voyageurs étrangers en Europe : cela concerne les personnes vaccinées.

Les représentants des États membres se sont mis d’accord mercredi pour permettre l’entrée dans l’Union européenne aux voyageurs de pays tiers ayant reçu les doses nécessaires de vaccins anti-Covid autorisés au niveau européen. À l’approche de la saison touristique estivale, les ambassadeurs des 27 ont approuvé cette recommandation proposée par la Commission européenne, qui n’est toutefois pas d’application contraignante pour les États. Mais l’UE tente de coordonner ses mesures aux frontières extérieures, étant donné leurs conséquences sur la libre circulation au sein du bloc.

L’UE a fermé ses frontières extérieures en mars 2020 pour les voyages dits non essentiels et établi à partir de juin une liste restreinte, révisée régulièrement, de pays tiers dont les résidents – vaccinés ou non – peuvent entrer dans l’Union. Les représentants des États membres ont aussi accepté mercredi d’assouplir le critère du taux d’incidence du virus pris en compte pour élaborer cette liste. Le taux est relevé de 25 à 75 cas (pour 100 000 habitants sur les 14 derniers jours).

La liste, qui compte actuellement sept pays (AustralieIsraëlNouvelle-ZélandeRwandaSingapour, Corée du Sud, Thaïlande, plus la Chine en attente de réciprocité), devrait significativement s’allonger en conséquence. Parallèlement, les États membres se sont mis d’accord pour mettre en place un mécanisme d’urgence coordonné pour suspendre rapidement les arrivées d’un pays tiers en cas de détérioration de la situation sanitaire due à l’apparition de variants.

Avec Le Point