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Le Canada rouvre ses frontières à tous les voyageurs pleinement vaccinés

septembre 6, 2021

L’étau se desserre un peu plus aux frontières canadiennes. Dès mardi 7 septembre, tous les voyageurs internationaux entièrement vaccinés pourront se rendre au Canada pour des raisons non essentielles comme le tourisme, y compris ceux provenant de pays où le virus se propage plus rapidement.

Les ressortissants étrangers seront admissibles à l'entrée au Canada pour des visites et du tourisme à compter du 7 septembre.

© Maud Cucchi/Radio-Canada Les ressortissants étrangers seront admissibles à l’entrée au Canada pour des visites et du tourisme à compter du 7 septembre.

Cette levée des restrictions est fondée sur les dernières données disponibles, les preuves scientifiques et la situation épidémiologique tant au Canada qu’à l’étranger,» justifie le gouvernement du Canada dans un communiqué.

Il précise aussi que même s’il y a actuellement une hausse des cas au Canada, la gravité de la maladie et les taux d’hospitalisation restent gérables, car les taux de vaccination au Canada continuent d’augmenter».

Des chercheurs et des experts remettent toutefois en question ce nouvel assouplissement fédéral qui ne tient pas compte du niveau de circulation du virus à l’étranger sauf avec l’Inde et le Maroc, pays dont les vols directs ont été temporairement suspendus par Ottawa.

À la différence de l’Europe, par exemple, où une classification des pays a été instaurée sur la base d’indicateurs sanitaires pour voyager, le Canada deviendra donc accessible sans contrôle géographique.

L’approche européenne du principe de précaution aurait dû mieux inspirer le Canada, avance la professeure Marie-Pascale Pomey, professeure titulaire à l’École de santé publique, département de gestion, d’évaluation et de politique de santé à l’Université de Montréal.

Je pense que c’est quelque chose d’excessivement important à prendre en considération», a-t-elle défendu au micro de l’émission Tout un matin, a fortiori quand le variant Delta fait repartir les contaminations à la hausse.

Mme Pomey préconise une évaluation de risque qui permettrait de mieux cerner la possibilité, pour un voyageur, d’être porteur du virus à son arrivée au Canada. Savoir quel est le parcours des personnes qui entrent au Canada, ça aurait été intéressant de prendre ça en considération, surtout en période d’ajustement où l’on doit constamment évaluer les risques,» a-t-elle suggéré.

Justification sanitaire

Ottawa fait valoir l’efficacité de ses politiques sanitaires pour justifier l’assouplissement des restrictions en citant notamment, comme preuve, le taux de positivité très bas des tests aléatoires effectués aux frontières.

Entre le 9 et le 26 août, par exemple, le taux de positivité des voyageurs entièrement vaccinés sélectionnés au hasard pour un test de dépistage à la frontière s’élevait à 0,19 % (soit 112 tests positifs sur 58 878 tests effectués).

Des travailleurs de la santé attendent le débarquement de passagers pour leur faire passer un test de dépistage de la COVID-19, à Toronto.

© Carlos Osorio/Reuters Des travailleurs de la santé attendent le débarquement de passagers pour leur faire passer un test de dépistage de la COVID-19, à Toronto.

Immunologiste à l’Institut de recherches cliniques de Montréal, André Veillette nuance toutefois l’efficacité de ces tests requis pour voyager : Même si les gens ont un test PCR négatif de trois jours avant de venir, qu’ils sont vaccinés, ils peuvent quand même attraper le virus dans cette période-là et donc ils pourraient l’amener avec eux au Canada», a-t-il expliqué en entrevue à RDI, conseillant plutôt des tests de moins de 48 h.

Le Dr Veillette évalue aussi qu’il y a potentiellement un problème» quand les voyageurs internationaux admis au Canada ont obtenu leur deuxième dose il y a six mois, faisant référence à la baisse de l’immunité avec le temps.

Ce qu’il faut savoir pour voyager

Dans les faits, ces nouvelles mesures signifient qu’il ne sera plus nécessaire de justifier d’un motif essentiel son voyage pour être admis au pays, à l’instar des Américains pour qui les restrictions ont été levées depuis le 9 août.

Les ressortissants étrangers devront fournir une preuve officielle de vaccination à la frontière. Les vaccins homologués au Canada demeurent les seuls autorisés par les agents des douanes, soit Johnson & Johnson, AstraZeneca, Moderna et Pfizer-BioNTech.

Les voyageurs devront également présenter un résultat négatif d’un test de dépistage de la COVID-19 effectué au plus tard 72 heures avant le vol prévu ou l’arrivée au poste frontalier terrestre, ou un résultat positif à un test effectué entre 14 et 180 jours avant leur départ pour le Canada.

Tous devront soumettre leurs preuves de vaccination au moyen de l’application ou du portail web ArriveCAN. La seconde preuve de vaccination devra être datée d’au moins 14 jours avant l’arrivée au Canada. Enfin, les passagers devront confirmer qu’ils ne souffrent pas de symptômes de la COVID-19.

Avec CBC/Radio-Canada

Covid-19 : l’île Maurice rouvre ses frontières aux vaccinés en manque de soleil

juillet 15, 2021

Presque totalement fermé aux voyageurs internationaux depuis mars 2020, l’Etat confetti de l’océan Indien permet, sous conditions, aux vacanciers de revenir.

L’île Maurice, Etat confetti de l’océan Indien, rouvre ce jeudi 15 juillet ses frontières, presque totalement fermées depuis le début de la pandémie en mars 2020, aux voyageurs internationaux. Mais le bain de soleil a un prix. Non seulement les vacanciers doivent être vaccinés et porteurs d’un test PCR négatif, mais il leur faudra en plus se soumettre à une quarantaine de quatorze jours, dans une « bulle hôtelière ».about:

George Lepoigner, chauffeur de taxi dans la capitale mauricienne Port-Louis, a hâte de voir les touristes revenir vers les plages paradisiaques et les eaux turquoise de son île. « Sans les touristes dans le pays, nous n’avons pas de devises étrangères qui rentrent. Nous n’avons pas les fonds pour continuer à vivre », affirme M. Lepoigner, 55 ans et père de deux enfants.

La pandémie a durement touché l’île Maurice, dont une part importante de l’économie repose sur les revenus générés par le secteur du tourisme. Avant l’irruption de l’épidémie sur l’île en mars 2020, le tourisme et l’hôtellerie totalisaient environ 24 % du PIB et près d’un quart des emplois. Mais au cours de la dernière année fiscale, l’économie tout entière s’est contractée de 15 %. Et le pays s’impatiente de voir revenir ses précieux touristes.

En juin, le ministre des finances Renganaden Padayachy annonçait l’objectif « d’atteindre 650 000 touristes dans les douze prochains mois », précisant que le rétablissement serait « progressif et continu ». Il ajoutait que l’autorité en charge du tourisme allait être dotée de quelque 420 millions de roupies mauriciennes (8,3 millions d’euros) pour promouvoir le pays dans ses marchés clés, comme la Chine, l’Europe et l’Afrique du Sud.

« Un choc brutal et immense »

Mais les professionnels du tourisme devront cependant attendre avant de ressentir un rebond : la réouverture complète des frontières, sans les restrictions, n’est en effet prévue que le 1er octobre. En attendant, les touristes pourront jouir de leur complexe hôtelier et de la plage, mais ne pourront pas profiter du reste de l’île pendant leur quarantaine, pas plus que de certains services, comme les spas.

Selon Le Mauricien, l’un des principaux journaux locaux, 600 touristes étaient attendus jeudi, en provenance d’Europe et de Dubaï. Gilbert Espitalier-Noel, directeur général des hôtels New Mauritius, un acteur important du secteur, note avec morosité ne pas s’attendre à une reprise avant le dernier trimestre 2021.

Les revenus de ses hôtels ont plongé à 940 millions de roupies (18,6 millions d’euros) sur la période allant de juin 2020 à mars 2021, contre 7,6 milliards de roupies (150 millions d’euros) pour la période de juin 2019 à mars 2020. « Bien que nous ayons pris des mesures pour réduire les dépenses, à travers des réductions de salaire, des départs en retraite volontaires et en maintenant les dépenses opérationnelles à leur minimum, l’entretien des hôtels reste significatif », précise-t-il.

Les effets de la crise ne se sont pas limités au tourisme, mais se sont fait sentir dans les transports, l’agriculture ou encore la vente. Evoquant les effets d’entraînement au-delà du secteur touristique, l’économiste Rama Sithanen souligne que « Maurice n’est pas sorti de ce choc brutal et immense ».

Comme d’autres pays dans le monde, l’île, qui a enregistré quelque 2 190 cas d’infections et 20 décès pour une population totale de 1,2 million d’habitants, se bat désormais contre des variants plus virulents du virus, dont le Delta.

Mais pour M. Lepoigner, le retour des touristes ne peut plus attendre. « Même s’il y a un risque de contamination avec le nouveau variant, soit nous mourons de faim, soit nous mourons du Covid. Je choisirai le Covid puisque 99,9 % des Mauriciens ont survécu au virus depuis l’année dernière », lâche-t-il.

Avec Le Monde avec AFP

Mesures assouplies lundi pour les voyageurs pleinement vaccinés qui entrent au Canada

juillet 2, 2021

OTTAWA — L’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) rappelle aux voyageurs que s’ils ne sont pas admissibles actuellement à entrer au pays, ils ne le seront pas davantage lundi, lorsque certaines règles seront assouplies.

© Coica, Getty

À compter de 0h01 lundi, les citoyens canadiens et les résidents permanents entièrement vaccinés seront simplement exemptés de la quarantaine obligatoire et du test de dépistage de la COVID-19 au huitième jour suivant leur arrivée. De plus, les voyageurs entièrement vaccinés qui arrivent par avion ne seront pas tenus de séjourner dans un hôtel autorisé par le gouvernement, en attendant le résultat de leur test de dépistage à l’arrivée.

Cette nouvelle exemption ne s’applique toutefois qu’aux voyageurs déjà admissibles qui ont reçu au moins 14 jours avant leur arrivée la deuxième dose de l’un des quatre vaccins approuvés au Canada. Ces voyageurs devront aussi soumettre à compter du 5 juillet une preuve de vaccination numérique, en français ou en anglais, sur le site internet ou l’application ArriveCAN.

Denis Vinette, vice-président à la Direction générale des voyageurs au sein de l’ASFC, précise par ailleurs que les exigences de quarantaine ne seront pas levées pour les voyageurs qui arriveront au Canada en fin de semaine, avant l’assouplissement des règles dans la nuit de lundi. Même à 23 h 45 dimanche soir, prévient l’ASFC. Cela signifie aussi que les voyageurs qui sont récemment rentrés au Canada doivent poursuivre et terminer leur quarantaine de 14 jours et passer un test de dépistage au huitième jour.

Le premier ministre Justin Trudeau a précisé que le gouvernement évaluera ces assouplissements avant d’annoncer d’éventuelles mesures pour les voyageurs qui ne sont pas pleinement vaccinés. 

Les restrictions de voyages entre le Canada et les États-Unis interdisent tous les voyages non essentiels entre les deux pays, mais autorisent la circulation du commerce, des travailleurs essentiels et des étudiants internationaux. Ces restrictions doivent expirer le 21 juillet, comme à tous les mois depuis mars 2020. 

M. Trudeau a prévenu qu’il était trop tôt pour dire comment ces restrictions pourraient évoluer d’ici là. «Cela dépendra de la façon dont ça se passera lorsque nous commencerons à rouvrir pour que les Américains et les autres personnes entièrement vaccinées puissent entrer au Canada», a-t-il dit. Mais ce n’est pas le moment d’être téméraire, a-t-il ajouté: le Yukon fait face à son plus important bilan de nouveaux cas depuis le début de la pandémie, même si plus de 70 % de sa population est entièrement vacciné.

Avec La Presse canadienne

Canada: Bientôt la fin de la quarantaine pour les voyageurs vaccinés

juin 21, 2021

Pour être considéré comme entièrement vacciné, un voyageur doit avoir reçu, au moins 14 jours avant son arrivée au Canada, toutes les doses de l’un des quatre vaccins autorisés au Canada.© /La Presse canadienne 

Pour être considéré comme entièrement vacciné, un voyageur doit avoir reçu, au moins 14 jours avant son arrivée au Canada, toutes les doses de l’un des quatre vaccins autorisés au Canada.

À compter du 5 juillet, les voyageurs entièrement vaccinés n’auront plus à effectuer la quarantaine obligatoire et à passer un test de dépistage de la COVID-19 au huitième jour de leur arrivée. Jusqu’au 21 juillet, les voyages restent néanmoins toujours circonscrits aux déplacements essentiels.

Ces nouvelles mesures entreront en vigueur le lundi 5 juillet à 23 h 59. Les changements prudents annoncés aujourd’hui ne sont possibles que grâce aux efforts remarquables déployés par les Canadiens, et d’autres changements pourront être apportés seulement si nous continuons à nous protéger mutuellement», a déclaré par communiqué Patty Hajdu, ministre de la Santé du Canada, qui a appelé de nouveau les Canadiens à se faire vacciner.

Pour être considéré comme entièrement vacciné, un voyageur doit avoir reçu, au moins 14 jours avant son arrivée au Canada, toutes les doses de l’un des quatre vaccins autorisés au Canada (Pfizer, Moderna, AstraZeneca/COVISHIELD, ou Janssen de Johnson & Johnson).

Ottawa précise que ces vaccins peuvent avoir été administrés dans n’importe quel pays et que les voyageurs doivent fournir les documents justificatifs attestant qu’ils ont été vaccinés en anglais ou en français, ou au moyen d’une traduction certifiée conforme».

Malgré ces assouplissements, les voyageurs doivent néanmoins toujours effectuer un test moins de 72 heures avant leur vol, ainsi qu’à leur arrivée, fournir des renseignements via l’application ArriveCAN et avoir préparé un plan de quarantaine, dans le cas où leur test de dépistage à l’arrivée s’avérerait positif.

Les voyageurs devront aussi continuer de respecter les mesures de santé publique en place, comme le port d’un masque dans l’espace public, et conserver pendant les 14 jours qui suivent leur entrée au Canada une copie de leurs documents de vaccination et des résultats de leurs tests, ainsi qu’une liste de leurs contacts étroits, ajoute la santé publique.

Pour les voyageurs qui ne sont pas entièrement vaccinés, les règles de quarantaine restent les mêmes.

Autres mesures

  • Tous les nouveaux résidents permanents peuvent désormais entrer au Canada
  • Fin de la suspension des vols en provenance du Pakistan (mais pas ceux venant de l’Inde)
  • Files d’attente accélérées pour les voyageurs complètement vaccinés à l’aéroport

Impatience au Sud de la frontière

L’annonce vendredi de la prolongation de la fermeture de la frontière avec les États-Unis jusqu’au 21 juillet avait été mal reçue par certains élus américains.

Parmi eux, le chef de la majorité démocrate au Sénat Chuck Schumer a affirmé au journal Buffalo News avoir appelé l’ambassadrice du Canada aux États-Unis, Kirsten Hillman, pour lui dire que son gouvernement faisait une grave erreur.

Je lui ai dit qu’on devait travailler ensemble, que les États-Unis et le Canada devaient rouvrir la frontière immédiatement. Je lui ai dit qu’il fallait un plan permettant aux Canadiens et aux Américains vaccinés de traverser», a-t-il affirmé.

Un avis partagé par Brian Higgins, élu démocrate de l’État de New York à la chambre des représentants. Selon lui, la décision canadienne est arbitraire. Ça ne se base ni sur la science, ni sur les faits, ni sur les données».

Ce dernier a rappelé que le gouvernement continue de conseiller vivement aux Canadiens d’éviter les voyages non essentiels».

Le gouvernement du Canada continue de travailler à l’échelle mondiale par l’entremise de l’Organisation mondiale de la Santé et en étroite collaboration avec les provinces, les territoires, les partenaires autochtones et les autorités américaines vers une réouverture sécuritaire pour les deux pays», a ajouté dans le même communiqué de presse, Dominic LeBlanc, ministre des Affaires intergouvernementales.

Les représentants de la Maison-Blanche ont jusqu’ici refusé de commenter la décision du Canada annoncée vendredi de prolonger la fermeture jusqu’au 21 juillet. Ils assurent cependant que des groupes de travail discutent présentement de la réouverture des frontières avec, entre autres, le Canada.

Avec  CBC/Radio-Canada

5000 $ d’amende aux voyageurs qui refusent la quarantaine obligée à l’hôtel

juin 3, 2021

OTTAWA — À partir de vendredi, c’est 5000 $ plutôt que 3000 $ que devront payer les voyageurs qui refusent la quarantaine obligée à l’hôtel.

© Fournis par La Presse Canadienne

Ce séjour à l’hôtel est imposé par le gouvernement canadien à tout voyageur qui arrive par avion au pays. Après avoir reçu un résultat négatif de test pour la COVID-19, normalement livré en trois jours, le voyageur continue son isolement chez lui, jusqu’à 14 jours.

Sans tambour ni trompette, le site web du gouvernement canadien sur les règles de voyage a été modifié jeudi pour annoncer l’augmentation du montant de la contravention, à partir du lendemain.

La semaine dernière, un comité d’experts a recommandé au gouvernement fédéral de mettre fin à cette quarantaine à l’hôtel qui était, selon le comité, mal surveillée.

On ignore le nombre exact de contraventions qui ont été distribuées pour non-respect de cette quarantaine. Quelques voyageurs, de manière anecdotique, ont raconté avoir refusé d’aller à l’hôtel à l’atterrissage sans subir aucune conséquence.

Alors que les campagnes de vaccination vont bon train, plusieurs voix, dont celle de la communauté des affaires, réclament la fin de la quarantaine obligée à l’hôtel. 

La mesure a également été critiquée parce qu’elle peut facilement être contournée; les voyageurs qui entrent au Canada par une frontière terrestre peuvent faire la totalité de leur quarantaine de 14 jours chez eux.

Avec Lina Dib, La Presse Canadienne

Covid-19 : l’UE ouvre ses portes aux voyageurs entièrement vaccinés

mai 19, 2021

Les États membres de l’UE sont parvenus à un accord concernant la circulation de voyageurs étrangers en Europe : cela concerne les personnes vaccinées.

Les représentants des États membres se sont mis d’accord mercredi pour permettre l’entrée dans l’Union européenne aux voyageurs de pays tiers ayant reçu les doses nécessaires de vaccins anti-Covid autorisés au niveau européen. À l’approche de la saison touristique estivale, les ambassadeurs des 27 ont approuvé cette recommandation proposée par la Commission européenne, qui n’est toutefois pas d’application contraignante pour les États. Mais l’UE tente de coordonner ses mesures aux frontières extérieures, étant donné leurs conséquences sur la libre circulation au sein du bloc.

L’UE a fermé ses frontières extérieures en mars 2020 pour les voyages dits non essentiels et établi à partir de juin une liste restreinte, révisée régulièrement, de pays tiers dont les résidents – vaccinés ou non – peuvent entrer dans l’Union. Les représentants des États membres ont aussi accepté mercredi d’assouplir le critère du taux d’incidence du virus pris en compte pour élaborer cette liste. Le taux est relevé de 25 à 75 cas (pour 100 000 habitants sur les 14 derniers jours).

La liste, qui compte actuellement sept pays (AustralieIsraëlNouvelle-ZélandeRwandaSingapour, Corée du Sud, Thaïlande, plus la Chine en attente de réciprocité), devrait significativement s’allonger en conséquence. Parallèlement, les États membres se sont mis d’accord pour mettre en place un mécanisme d’urgence coordonné pour suspendre rapidement les arrivées d’un pays tiers en cas de détérioration de la situation sanitaire due à l’apparition de variants.

Avec Le Point

Canada-Quarantaine obligatoire : un atterrissage en douceur

février 24, 2021

Tout juste revenue de Floride, notre envoyée spéciale Fannie Bussières McNicoll a entamé le processus de quarantaine obligatoire à l’hôtel, dans l’attente du résultat du test de dépistage de COVID-19 subi à l’aéroport. Elle témoigne, étape par étape, du déroulement de la première partie de son périple de retour, de son départ de Miami, jusqu’à son arrivée à la chambre d’hôtel à Montréal où elle sera isolée pour les prochains jours. Si le retour au pays a été parsemé d’embûches, l’accompagnement jusqu’au lieu de quarantaine s’est déroulé rondement.

Les douanes étaient presque vides au moment de notre passage.

© Fannie Bussières McNicoll/Radio-Canada Les douanes étaient presque vides au moment de notre passage.

L’aventure du retour au Canada avait pourtant bien débuté. J’avais obtenu à temps le résultat, heureusement négatif, d’un test de dépistage de la COVID-19 effectué samedi matin. C’est d’ailleurs une obligation, depuis le 14 février, pour tous les voyageurs qui entrent au Canada, de présenter le résultat d’un test effectué moins de 72 heures avant son arrivée au pays.

Puis, comme l’avion approche de Newark, où je dois prendre mon deuxième vol, le pilote nous annonce que nous sommes déroutés vers un autre aéroport en raison d’importantes chutes de neige. Le détour prend plus de quatre heures, ce qui m’empêche d’attraper mon vol vers Montréal. Manquer un vol de correspondance, ça arrive, me suis-je dit pour me consoler. Mais j’étais loin de me douter à quel point un imprévu de ce genre, somme toute commun, compliquerait mon retour au Canada dans le contexte des nouvelles restrictions imposées aux frontières aériennes.

À la recherche d’un autre plan pour revenir au pays, je remarque qu’un vol vers Toronto décolle peu après. Je me rassure en me disant qu’un simple vol Toronto-Montréal me permettra d’arriver à Montréal le soir même. Mais je déchante vite. Un agent d’Air Canada m’avise que si je choisis ce trajet, je devrai effectuer ma quarantaine obligatoire à l’hôtel à Toronto, mon premier arrêt au Canada. Alors que ma chambre d’hôtel de quarantaine, réservée au prix de nombreuses heures de patience, m’attend à Montréal. En effet, les nouvelles règles exigent que les voyageurs fassent cette quarantaine à leur premier point d’entrée au Canada.

J’opte donc pour le vol direct vers Montréal du lendemain. Et je repousse facilement ma réservation d’hôtel de quarantaine en contactant cette fois directement l’hôtel qui m’accueillera.

En sursaut, je réalise, un peu paniquée, que mon test de dépistage, effectué il y a maintenant plus de 72 heures, n’est plus valide. Je fais une recherche rapide et apprends que le test rapide de dépistage est offert au prix de 200 $ à l’aéroport de Newark. Je crois avoir trouvé la solution à mon problème, mais non! Une préposée d’Air Canada m’indique que le gouvernement canadien ne reconnaît pas, contrairement aux États-Unis, le test antigénique. Elle ajoute des notes à mon dossier et me dit qu’une exception sera faite pour les voyageurs dans ma situation, et que mon test devrait être accepté. Je me croise les doigts pour qu’elle ait raison.

Heureusement, il n’y a pas d’anicroche à l’enregistrement, malgré mon test échu. Les passagers du vol sont peu nombreux, une quinzaine peut-être. Certains sont des travailleurs essentiels et sont convaincus qu’ils éviteront la quarantaine obligatoire. Deux passagers ont réussi à réserver une chambre, après avoir passé de nombreuses heures en attente sur la ligne officielle de prise de réservation. Un autre a négligé de réserver sa chambre à temps et est un peu inquiet. Enfin, c’est le décollage vers Montréal. Je me demande quelles autres surprises m’attendent, après cette première partie de voyage mouvementée.

Nous atterrissons à Montréal avec une vingtaine minutes d’avance sur l’horaire initial. Les quelques passagers descendent de l’avion et suivent les directives des nombreux employés de l’aéroport qui guident leur parcours.

Le terminal est presque vide. Aucune attente aux douanes. L’agent des services frontalier demande de présenter le résultat du test de dépistage effectué avant l’entrée au pays, ainsi qu’une preuve de réservation de l’hôtel de quarantaine. J’explique ma mésaventure et mon retour retardé, ce qui ne semble pas poser problème. Il applique un collant vert à l’endos de mon passeport. Cela signifie que je dois faire le test et la quarantaine obligatoire à l’hôtel. Le collant est jaune si le voyageur est exempté de ces mesures.

Le douanier appose un collant vert à l'endos du passeport lorsque le voyageur n'est pas exempté des nouvelles restrictions aux frontières aériennes.

© Fannie Bussières McNicoll/Radio-Canada Le douanier appose un collant vert à l’endos du passeport lorsque le voyageur n’est pas exempté des nouvelles restrictions aux frontières aériennes.

Un des voyageurs aboutit comme moi avec un collant vert sur son passeport. Et il en est très mécontent. Il explique avoir dû voyager pour son travail, dans un secteur d’activité jugé essentiel. Mais le douanier lui apprend à son grand désarroi qu’il n’est pas exempté des restrictions.

Le voyageur, qui préfère ne pas révéler son nom publiquement, ne reçoit pas d’amende pour ne pas avoir réservé de chambre d’hôtel. Il est toutefois dirigé vers un endroit où il tente de contacter la ligne officielle de réservation. Il ne réussira pas à parler à un préposé, donc un employé du gouvernement présent lui permettra exceptionnellement d’appeler directement l’un des hôtels approuvés et de réserver une chambre. Il est excédé par la situation :

S’il doit changer d’emploi pour éviter une nouvelle mauvaise surprise du genre, ajoute-t-il, il le fera.

Puis, c’est le moment du test de dépistage. Une quinzaine de stations de prélèvement sont installées dans la zone habituellement prévue pour l’arrivée des voyageurs. Encore là, aucune attente. Il y a davantage d’employés que de voyageurs. L’infirmière complète le prélèvement en quelques secondes. On me promet un résultat, transmis par courriel, dans les 72 heures. Et on me donne un petit carton, un passeport de prélèvement, que je dois conserver avec moi et qui prouve que j’ai bien effectué ce test obligatoire à la sortie de l’avion.

De nombreux panneaux de ce genre parsèment le trajet vers la sortie de l'aéroport afin de guider les démarches des voyageurs.

© Fannie Bussières McNicoll/Radio-Canada De nombreux panneaux de ce genre parsèment le trajet vers la sortie de l’aéroport afin de guider les démarches des voyageurs.

Avant de quitter l’aire de dépistage, on remet aux voyageurs une petite trousse bleue de prélèvement à domicile qu’il faudra effectuer au jour 10 de la quarantaine. Toutes les directives se trouvent à l’intérieur de la boîte, nous dit-on.

Une trousse de prélèvement à domicile est distribuée à tous les voyageurs qui devront suivre les instructions qui se trouvent à l'intérieur de celle-ci pour effectuer eux-mêmes le test de dépistage au jour 10 de leur quarantaine.

© Fannie Bussières McNicoll/Radio-Canada Une trousse de prélèvement à domicile est distribuée à tous les voyageurs qui devront suivre les instructions qui se trouvent à l’intérieur de celle-ci pour effectuer eux-mêmes le test de dépistage au jour 10 de leur quarantaine.

Je peux maintenant quitter l’aéroport. On me fait confiance pour me diriger directement vers mon premier lieu de quarantaine, l’hôtel. Certains prennent une navette, d’autres un taxi. Mon trajet en taxi sera remboursé à mon arrivée à mon lieu d’hébergement, m’assure-t-on.

Il est possible de se rendre à son lieu de quarantaine en taxi ou en navette, selon l'hôtel sélectionné.

© Fannie Bussières McNicoll/Radio-Canada Il est possible de se rendre à son lieu de quarantaine en taxi ou en navette, selon l’hôtel sélectionné.  

J’arrive à l’hôtel presque en même temps que trois nouveaux arrivants, tout droit débarqués de Madagascar, visiblement un peu déstabilisés par le froid.

Trois nouveaux arrivant malgaches passent à travers le même processus que les autres voyageurs internationaux.

© Fannie Bussières McNicoll/Radio-Canada Trois nouveaux arrivant malgaches passent à travers le même processus que les autres voyageurs internationaux.

Nous devons utiliser une entrée réservée aux voyageurs en quarantaine pour entrer dans l’hôtel. Une salle d’accueil et un formulaire nous attendent dans une grande salle. Le gérant de l’établissement me guide jusqu’à l’entrée. Il m’apprend que deux étages de l’hôtel, donc environ 150 chambres, sont réservés pour les voyageurs en quarantaine. Une quinzaine de ce type de clients ont été accueillis lundi et une autre quinzaine est arrivée mardi, me dit-il. Mais le processus de réservation ayant connu des ratées, il me confie que plusieurs personnes ont fait des réservations sans passer par la ligne officielle, parfois en passant par des sites externes.

L'ascenseur de gauche est réservé aux voyageurs en quarantaine. Celui de droite peut être utilisé par les autres clients.

© Fannie Bussières McNicoll/Radio-Canada L’ascenseur de gauche est réservé aux voyageurs en quarantaine. Celui de droite peut être utilisé par les autres clients.

L’employé au bureau d’accueil m’aide à compléter mon enregistrement. Il m’explique que je dois rester dans ma chambre en tout temps, qu’il sera possible d’aller se délier les jambes à l’extérieur, une fois le matin et une fois l’après-midi, à condition d’aviser la réception. Les repas seront livrés à la chambre.

Un garde de sécurité doit faire des rondes afin de s’assurer que les voyageurs en quarantaine demeurent dans leur chambre, selon le gérant.

Le parcours entre l’atterrissage et l’arrivée à la chambre d’hôtel n’aura pas pris plus d’une heure. J’appelle quelques personnes qui ont vécu ce processus. L’une d’elle, qui est encore amère de son expérience avec le système de réservation des chambres d’hôtel, a toutefois été ravie par l’accueil à l’aéroport.

La chambre d'hôtel où je devrai demeurer jusqu'à ce que je reçoive le résultat de mon test de dépistage effectué à l'aéroport.

© Fannie Bussières McNicoll/Radio-Canada La chambre d’hôtel où je devrai demeurer jusqu’à ce que je reçoive le résultat de mon test de dépistage effectué à l’aéroport.

Ne reste maintenant qu’à voir si le service dans les hôtels sera à la même hauteur. Et à attendre le résultat du test de dépistage…

Avec Fannie Bussières McNicoll

Guide de passage de la frontière canadienne en temps de pandémie

février 15, 2021

À partir d’aujourd’hui et de la semaine prochaine, les règles changent (encore) aux frontières. Pas facile de s’y retrouver, alors voici un petit guide pour vous aider à y voir plus clair.

L'Agence des services frontaliers du Canada.

© Jeff McIntosh/La Presse canadienne L’Agence des services frontaliers du Canada.

Qu’est-ce qui change à partir du 15 février?

Les règles aux frontières terrestres changent et s’alignent sur celles en place aux aéroports. Tous les voyageurs, à quelques exceptions près, devront fournir une preuve de test à la COVID-19 effectué aux États-Unis au cours des 72 heures précédant leur arrivée au Canada, sous peine de recevoir une amende allant jusqu’à 3000 $.

Ils peuvent aussi présenter un résultat positif obtenu de 14 à 90 jours avant l’arrivée, s’ils ont déjà contracté la COVID-19.

Il n’y a pas d’exemption pour ceux qui ont déjà été vaccinés.

Y a-t-il des exemptions?

Pour l’instant, les camionneurs et les travailleurs essentiels, qui représentent la grande majorité des quelque 23 000 passages frontaliers quotidiens, ne sont pas visés.

Mais le Canada travaille avec les États-Unis pour adapter des mesures symétriques afin que ceux-ci soient testés sur une base régulière, a indiqué en entrevue à Tout un matin, le ministre Jean-Yves Duclos vice-président du Comité de réponse à la COVID-19.

Qu’est-ce qui change à partir du 22 février?

Deux autres tests vont venir s’ajouter pour TOUS les voyageurs, qu’ils arrivent par voie terrestre ou aérienne. En plus du test effectué au cours des 72 heures précédant leur arrivée et de la présentation de leur plan de quarantaine, ils devront en effet se soumettre à :

  • un test à leur arrivée au pays
  • un autre test à la fin de leur quarantaine

Dans les quatre aéroports internationaux et dans cinq postes frontaliers (dont celui de Lacolle au Québec), des lieux ont déjà été prévus à cet effet. «On n’est pas obligé de passer par là, mais si on passe par là, le test se fait directement», a souligné le ministre Duclos.

Onze autres postes frontaliers terrestres s’ajouteront à la liste, le 4 mars. Au Québec, il s’agit des postes de Saint-Armand et de Stanstead. Les 117 points d’entrées ne seront pas tous équipés, puisque tous ne disposent pas des infrastructures adéquates.

Les voyageurs devront aussi se soumettre à un troisième test, à la fin de leur quarantaine. «On va leur remettre un petit kit et ils vont pouvoir se tester à la maison et faire parvenir le tout à Santé Canada», a expliqué en entrevue à RDI Matin, Jean-Pierre Fortin, président national du Syndicat des douanes et de l’immigration.

«À partir de la semaine prochaine, peu importe que l’on passe par les aéroports ou par la frontière terrestre, il va y avoir trois tests d’administrés : un avant l’entrée, un à l’entrée et un à la fin de la quarantaine», a résumé le ministre Duclos.

Qui devra rester trois jours à l’hôtel?

Ce sont les passagers arrivant par avion qui seront soumis à un début de quarantaine à l’hôtel, le temps d’obtenir les résultats de leur test. Ils seront dirigés vers l’hôtel supervisé qu’ils auront au préalable choisi. L’attente devrait durer entre deux à trois jours et coûter 2000 $.

Même si ce test est négatif, les voyageurs devront terminer leur quarantaine à la maison.

Cette mesure ne s’applique pas aux arrivées par voie terrestre. «La frontière terrestre compte 117 postes dont plusieurs très éloignés, en région rurale, très loin des hôtels, très loin de la capacité pour eux de se rendre à un hôtel supervisé», a mentionné M. Duclos. Il a en outre souligné que les voyages non essentiels ne représentent actuellement que 5 % des passages aux frontières terrestres

Avec CBC/Radio-Canada

Canada: Ottawa va serrer la vis aux voyageurs

janvier 22, 2021

Ottawa va bel et bien serrer la vis aux voyageurs qui entrent au Canada, a confirmé vendredi le ministre des Affaires intergouvernementales Dominic LeBlanc. Une annonce à ce sujet est imminente.

Les voyageurs doivent se préparer à des mesures fédérales plus sévères à leur retour au pays.

© Paul Chiasson/La Presse canadienne Les voyageurs doivent se préparer à des mesures fédérales plus sévères à leur retour au pays.

«Il n’y a pas de doute qu’on va renforcer et de beaucoup les mesures de quarantaine et la question par exemple des tests de dépistage à l’arrivée», a-t-il déclaré vendredi en entrevue à l’émission Tout un matin.

«On peut centraliser où les avions arrivent, éviter que les charters arrivent à Québec ou Halifax», a-t-il ajouté.

Selon M. LeBlanc, l’enjeu a été abordé jeudi soir lors de la conférence téléphonique hebdomadaire des premiers ministres fédéral et provinciaux et lors d’une réunion du comité du Cabinet chargé de la réponse fédérale à la COVID-19, qu’il préside.

«Je pense qu’on sera en mesure, au début de la semaine prochaine, d’arriver au Conseil des ministres, avec des précisions», a-t-il dit. «On va avoir des mesures accrues, je pense, au début de la semaine prochaine, au plus tard.»

Le ministre LeBlanc n’a pu dire si le premier ministre Justin Trudeau pourrait confirmer l’information lors d’un point de presse sur l’évolution de la CVID-19 au pays qu’il donnera à 11 h 30 (HNE) vendredi.

«Mon instinct me dit qu’il ne va peut-être pas l’annoncer ce matin, mais on ne sait jamais», a-t-il laissé tomber.

Les voyageurs de retour au Canada doivent effectuer une quarantaine de 14 jours.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Les voyageurs de retour au Canada doivent effectuer une quarantaine de 14 jours.

Une pression constante

Le gouvernement fédéral est sous pression depuis des semaines pour accroître les mesures encadrant le retour de voyageurs au pays.

Cette situation est alimentée par la crainte que des variants du coronavirus apparus au Royaume-Uni, au Brésil et en Afrique du Sud ne viennent empirer la situation déjà difficile vécue dans plusieurs provinces.

Jeudi, le premier ministre du Québec, François Legault, a réitéré son souhait qu’Ottawa interdise les vols internationaux non essentiels. À défaut de le faire, il propose qu’Ottawa contraigne les voyageurs à effectuer une quarantaine de 14 jours dans des hôtels vacants, à leurs frais, et sous supervision.

De telles mesures, en vigueur dans des pays comme l’Australie et la Nouvelle-Zélande, n’empêchent pas les voyages à proprement dit, mais gonflent considérablement la facture pour ceux qui choisissent de le faire.

Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, a aussi fustigé le gouvernement fédéral pour ne pas agir assez vite dans la mise en place des tests de dépistage rapide de la COVID-19 dans les aéroports internationaux du pays.

Pendant la période des fêtes, Ottawa a décidé de répondre à la colère suscitée par des voyages d’agrément en imposant aux voyageurs qu’ils présentent une preuve de test négatif à la COVID-19 avant leur embarquement.

Les voyageurs entrant au Canada doivent répondre à plusieurs questions liées à la COVID-19 avant de franchir les douanes.

© COLE BURSTON/Getty Images Les voyageurs entrant au Canada doivent répondre à plusieurs questions liées à la COVID-19 avant de franchir les douanes.

Mardi, le premier ministre Trudeau s’est contenté de prévenir que son gouvernement « pourrait imposer de nouvelles mesures sans préavis », mais sans donner plus de détails.

Il a plaidé qu’Ottawa ne peut interdire aux Canadiens de voyager en vertu de la Constitution. Ce droit n’est cependant pas absolu et des restrictions peuvent être adoptées à certaines conditions.

Le premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan, a indiqué jeudi que sa province était prête à soutenir des mesures supplémentaires qu’adopterait Ottawa.

À l’heure actuelle, les voyageurs qui arrivent au Canada doivent obligatoirement se placer en quarantaine pour 14 jours, sous peine de recevoir des amendes. Seuls ceux qui ne s’y conforment pas peuvent être dirigés vers des hôtels situés près des aéroports.

Ottawa plaide sans relâche qu’il s’agit d’une des mesures les plus contraignantes au monde, mais l’efficacité des vérifications faites par les autorités soulève des doutes, y compris de la part de voyageurs.

Selon le gouvernement, des agents de l’Agence des services frontaliers font des milliers d’appels chaque jour, et des appels automatisés sont aussi effectués.

Toute personne qui ne peut être jointe ou qui est suspectée de ne pas s’isoler est référée aux corps policiers responsables pour de plus amples vérifications, et les contrevenants s’exposent à des amendes.

Selon Ottawa, 1,4 % des cas de COVID-19 au Canada ont été recensés chez des voyageurs arrivant au pays. Ces données portent sur un peu plus de 450 000 cas dont l’historique d’exposition a été identifié.

Avec Radio-Canada par François Messier

Les voyageurs devront présenter un test de dépistage négatif pour entrer au Canada

décembre 30, 2020

Le Canada obligera les voyageurs à passer un test de dépistage de la COVID-19 trois jours ou moins avant d’entrer ou de revenir au pays.

Les voyageurs de retour au Canada doivent effectuer une quarantaine de 14 jours.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Les voyageurs de retour au Canada doivent effectuer une quarantaine de 14 jours.

C’est ce qu’a annoncé le ministre des Affaires intergouvernementales, Dominic Leblanc, en conférence de presse mercredi midi.

Ce test devra être négatif pour que ces voyageurs puissent prendre leur vol ou passer la frontière, dans le cas où ils arriveraient au pays par la route ou par la mer.

Cette nouvelle mesure sera implantée rapidement, a mentionné le ministre, sans donner d’échéancier.

Mardi, le ministre de la Santé québécois Christian Dubé avait déclaré que Québec voulait que la mesure soit en vigueur cette semaine alors qu’Ottawa misait plutôt sur la semaine prochaine.

«Les règles ne nous protègent que si nous les suivons tous», a souligné M. Leblanc avant d’ajouter qu’un contrôle accru serait effectué aux frontières.

Avec CBC/Radio-Canada