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Kenya: funérailles nationales dans un grand parc pour Wangari Maathai

octobre 8, 2011

Le Kenya a organisé samedi des funérailles nationales dans un grand parc du centre de Nairobi en hommage au prix Nobel de la Paix kényan Wangari Maathai, décédée le 25 septembre, a constaté l’AFP.

Cette cérémonie a lieu dans un parc du centre de la capitale, Uhuru Park, que Wangari Maathai, célèbre pour son combat contre la déforestation et décédée à 71 ans des suites d’un cancer, avait contribué à sauver de la destruction.

Sa dépouille, contenue dans un cercueil confectionné en bambou et fibres de jacinthe, devait être incinérée à la fin de la cérémonie.

Elle avait fait savoir, selon sa famille, qu’elle refusait que l’on coupe un arbre pour son cercueil.

« En plus d’être une femme de grands courage et ténacité, la regrettée professeur Maathai a démontré, par l’exemple, ses vertus pour servir la nation », a déclaré le président Mwai Kibaki.

Des centaines de personnes entouraient dans Uhuru Park (Parc de la liberté en kiswahili) le cercueil recouvert du drapeau national.

Ses enfants et petits-enfants ont planté un arbre dans ce parc que le régime autoritaire de l’ancien président Daniel arap Moi voulait remplacer par un gigantesque gratte-ciel.

« La meilleure façon de l’honorer est de poursuivre le grand chantier qu’elle a ouvert, dans les domaines de l’environnement, de la justice sociale, des droits humains et de la démocratie », a ajouté Kibaki.

Figure du combat écologiste dans son pays dès les années 70, Wangari Maathai a accédé à la notoriété internationale en 2004 avec son prix Nobel pour la paix. Le jury avait alors motivé son choix en louant « l’approche holistique (de Mme Maathai) envers le développement durable, qui englobe la démocratie, les droits humains et en particulier ceux de la Femme ».

Née le 1er avril 1940 à Ihithe, dans le centre fertile du Kenya, Wangari Maathai, dotée d’une forte personnalité et d’une grande énergie, a été une des rares jeunes kényanes de l’époque à pouvoir bénéficier d’une éducation, grâce à la ténacité de son frère aîné Nderitu qui l’a inscrite dans une école de soeurs catholiques.

Elle a bénéficié dans les années 60 d’une bourse américaine qui lui a permis d’étudier la biologie à Atchison (Kansas) puis à Pittsburgh. Elle est ensuite revenue au Kenya tout nouvellement indépendant, où elle est devenue en 1971 la première femme lauréate d’un doctorat en Afrique centrale et de l’Est.

Jeuneafrique.com avec AFP

Kenya : décès de Wangari Maathai, femme courage de l’environnement et Prix Nobel

septembre 26, 2011

La militante « verte » Wangari Maathai est décédée dimanche 25 septembre à la suite d’un cancer. Elle avait remporté le prix Nobel de la paix en 2004 avec son organisation « Greenbelt Movement ».

C’est une grande africaine qui a rendu son dernier souffle le 25 septembre, « après un long et courageux combat contre le cancer », a annoncé lundi matin le « Greenbelt Movement » sur son site internet. Prix Nobel de la paix en 2004 pour son engagement en faveur de l’environnement en Afrique, en particulier dans le cadre de la fondation « Mouvement de la ceinture verte », qu’elle a créée en 1977, Wangari Maathai avait 71 ans.

La militante kényane était la première femme à avoir reçu un prix Nobel. Avec son mouvement, elle a planté depuis 1977 près de 40 millions d’arbres sur le continent. Mais promouvoir la biodiversité n’était pas son seul but. Elle œuvrait aussi à créer des emplois pour les femmes en valorisant leur image dans la société. Et n’hésitait pas à l’occasion à s’exprimer sur des sujets de politique intérieure, comme dans une interview accordée à Jeune Afrique en 2008.

Insoumise

Wangari Maathai avait été aussi la première lauréate d’un doctorat en Afrique centrale et de l’Est. Elle avait dirigé la Croix Rouge kényane dans les années 70, puis avait été secrétaire d’État à l’Environnement entre 2003 et fin 2005.

Auteure d’une autobiographie publiée en 2006 intitulée « Insoumise: l’histoire d’une femme », elle racontait comment elle s’était heurtée à la corruption et à la répression policière, ce qui l’avait conduit plusieurs fois en prison. Elle avait été mariée un temps à un politicien, qui a divorcé d’elle, et l’avait laissé avec trois enfants — Waweru, Wanjira et Muta — et une petite-fille, Ruth Wangari.

Jeuneafrique.com avec AFP