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John McCain est mort, hommage national aux États-Unis

août 26, 2018

John McCain le 5 septembre 2008 dans le Michigan, alors qu’il était le candidat républicain à la Maison Blanche / © AFP/Archives / Robyn BECK

Les drapeaux étaient en berne dans la capitale américaine dimanche, au lendemain de la mort du sénateur républicain John McCain, ancien pilote pendant la guerre du Vietnam et candidat à la Maison Blanche au parcours politique tumultueux, mais aujourd’hui célébré quasi-universellement.

Le sénateur républicain de l’Arizona est mort samedi après treize mois de lutte contre un cancer du cerveau, et au lendemain de la cessation de son traitement. Il avait 81 ans, et sept enfants, dont trois d’un premier mariage.

Comme pour John F. Kennedy, Ronald Reagan ou Rosa Parks, son cercueil sera exposé dans la rotonde du Capitole à Washington, un honneur réservé à ceux qui ont marqué l’histoire des Etats-Unis.

Selon le New York Times, il sera également présenté au capitole de l’Arizona, cet Etat désertique du sud-ouest qu’il a représenté plus de 35 ans au Congrès.

Les obsèques devraient avoir lieu à la Cathédrale nationale de Washington.

Le drapeau américain en berne sur la Maison Blanche, dimanche 26 août 2018, au lendemain de la mort de John McCain / © AFP / Brendan Smialowski

Les anciens présidents Barack Obama et George W. Bush, un démocrate et un républicain, devraient prononcer des éloges funèbres, à sa demande, selon le Times. Plusieurs médias avaient rapporté il y a plusieurs mois que le sénateur avait expressément demandé à ce que Donald Trump ne participe pas, le vice-président Mike Pence étant prévu à la place.

Il devrait être enterré au cimetière de l’Académie navale d’Annapolis, sur la côte est, où il suivit sa formation militaire initiale.

Ce programme n’a pas été confirmé par le bureau du sénateur.

Il avait lui-même révélé en 2015 l’épitaphe qu’il voulait sur sa pierre tombale: « Il a servi son pays ».

John McCain à Hanoï le 19 octobre 1992 / © AFP/Archives / HOANG DINH Nam

« Patriote », « héros », « combattant », « non conformiste »: les mots des hommages rendus par l’ensemble de la classe politique du pays avaient pour point commun la carrière de l’homme au service de la nation.

« C’est un patriote. Quel que soit le parti, c’est un patriote », a dit Hillary Clinton, dans une interview émue sur CNN.

Un hommage, pourtant, manque à l’appel: celui du président actuel des Etats-Unis.

Donald Trump –John McCain avait dit en 2016 qu’il ne voterait pas pour lui et envers lequel il ne cachait pas son mépris– a tweeté un bref message de condoléances à la famille McCain, mais sans évoquer le parcours de l’homme.

Les dates clés de la vie du sénateur américain John McCain / © AFP / Gal ROMA

« Mes condoléances et mon respect le plus sincère pour la famille du sénateur John McCain. Nos coeurs et nos prières sont avec vous! », a-t-il écrit.

Son épouse Melania, sa fille Ivanka et son vice-président Mike Pence ont, au contraire, salué son service à la nation.

– Réactions internationales –

John McCain était un habitué des capitales étrangères, où il se rendait régulièrement dans le cadre de délégations parlementaires. On l’a vu beaucoup à Bagdad, au Moyen-Orient ou encore à Kiev, où il avait soutenu la « Révolution orange ».

John McCain le 28 octobre 2008 en Pennsylvanie avec sa candidate choisie pour la vice-présidence, Sarah Palin, alors la gouverneure peu connue de l’Alaska / © AFP/Archives / Robyn BECK

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et d’autres dirigeants étrangers ont salué sa mémoire. La chancelière allemande Angela Merkel a rendu hommage à « un défenseur infatigable d’une alliance transatlantique forte ».

Il a « toujours été un excellent interlocuteur pour la France », a dit Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères, qui a souligné que McCain s’était rendu au Mali dès les premières semaines de l’opération militaire Serval en 2013 pour rencontrer les forces françaises.

De l’autre côté du Pacifique, le quotidien China Daily l’a qualifié de « titan de la politique américaine » et de « conscience du parti républicain ».

De son vivant, John McCain n’a pas toujours été une figure consensuelle.

Aux primaires présidentielles de 2000, il cultiva une image de républicain centriste au fort franc parler, mais il échoua face à George W. Bush, plus en phase avec l’orthodoxie conservatrice.

Au Sénat, il fut partisan farouche de la guerre d’Irak et regretta le départ des troupes américaines, sous Barack Obama. Sa défense d’une hausse permanente des dépenses militaires était critiquée à droite comme à gauche comme irresponsable budgétairement.

Il est aussi accusé d’avoir mis le pied à l’étrier aux précurseurs de la mouvance conservatrice populiste du Tea Party en choisissant comme colistière Sarah Palin, lorsqu’il fut candidat républicain à la Maison Blanche en 2008 –une décision qu’il finira par regretter.

Mais son engagement contre la torture, pour une réforme de l’immigration favorable aux sans-papiers et pour défendre une tradition politique de civilité l’ont au contraire vu transcender les divisions partisanes habituelles pour s’allier avec des démocrates.

Romandie.com avec(©AFP / (26 août 2018 15h37)

Tensions Washington-Ankara: la livre turque bat de nouveaux records à la baisse

août 6, 2018

Employée d’un bureau de change d’Ankara, la capitale turque, le 25 mai 2018 / © AFP/Archives / ADEM ALTAN

La livre turque a battu lundi un nouveau record à la baisse face au dollar et à l’euro alors qu’Ankara a répliqué pendant le week-end à des sanctions prises par Washington en lien avec l’arrestation en Turquie d’un pasteur américain.

Un dollar s’échangeait contre 5,19 livres turques en fin d’après-midi, perdant plus de 2% de sa valeur sur la journée. Elle s’échangeait par ailleurs à 5,99 TRY contre un euro.

La livre, déjà fortement affaiblie, s’échangeait à plus de 5 TRY contre un dollar depuis l’annonce mercredi par Washington de sanctions imposées contre Ankara.

Les Etats-Unis ont pris des sanctions contre les ministres turcs de l’Intérieur et de la Justice, visés pour leur rôle présumé dans le procès qui vise Andrew Brunson, un pasteur américain accusé en Turquie d’activités « terroristes » et d’espionnage.

M. Brunson, qui nie fermement ces accusations, a été placé en résidence surveillée fin juillet après plus d’un an et demi de détention.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a répliqué samedi en appelant à ce que les avoirs en Turquie des « ministres américains de la Justice et de l’Intérieur » soient gelés.

Il n’était toutefois pas clair si le président turc faisait référence au ministre de l’Intérieur, Ryan Zinke, ou à la ministre de la Sécurité intérieure, Kirstjen Nielsen.

Les deux ministres turcs ont néanmoins assuré n’avoir aucun bien aux Etats-Unis, tout comme il est peu probable que les ministres américains visés par M. Erdogan en aient en Turquie, ce qui rend ces sanctions très symboliques.

Billets de banque turcs et américains à Istanboul, le 23 mai 2018 / © AFP/Archives / OZAN KOSE

De plus, la pression sur la livre turque a été accrue par l’annonce du bureau du représentant américain au Commerce selon laquelle il est en train de réévaluer l’éligibilité de la Turquie pour un programme d’exportation sans taxes vers les Etats-Unis.

Par ailleurs, de nombreux économistes appellent à une hausse des taux d’intérêt de la banque centrale afin d’enrayer une inflation galopante (+15,85% en rythme annuel en juillet).

Mais la banque centrale turque est sous pression de M. Erdogan qui prône exactement l’inverse, dénonçant les « lobbies des taux d’intérêt ».

« Le niveau actuel du taux d’intérêt réel est insuffisant pour compenser la prime de risque géopolitique accrue après les sanctions américaines », estime dans une note Inan Demir, économiste chez Nomura International, estimant que la livre reste « vulnérable à une nouvelle escalade de tensions géopolitiques ».

Selon lui, la banque centrale « n’est pas en position de hausser ses taux ».

Romandie.com avec(©AFP / (06 août 2018 16h32)

Pédophile: arrestation au Vatican d’un prêtre ex-diplomate à Washington

avril 7, 2018

Cité du Vatican – Le Vatican a annoncé samedi l’arrestation, sur son territoire, de Carlo Alberto Capella, ex-conseiller de l’ambassade du Saint-Siège à Washington, soupçonné d’avoir consulté des images pédopornographiques.

Ce prêtre, en poste jusqu’à l’an dernier auprès de la nonciature (ambassade) du Vatican, avait été rappelé en septembre au Saint-Siège où une enquête avait alors été ouverte.

Les autorités judiciaires du petit Etat ont émis un mandat d’arrêt contre cet ecclésiastique, aussitôt mis en oeuvre par la gendarmerie vaticane, selon un communiqué du Saint-Siège. Mgr Capella a été incarcéré dans une cellule de la caserne de la gendarmerie du Vatican.

Le 21 août, le département d’Etat américain avait fait état, par voie diplomatique, d’une possible violation des lois sur les images pédopornographiques de la part d’un membre du corps diplomatique du Saint-Siège accrédité à Washington, avait indiqué en septembre le service de presse du Vatican.

Le Saint-Siège a par conséquent rappelé ce prêtre, sans donner suite à une demande de levée d’immunité diplomatique, avait alors indiqué une source du département d’Etat.

« Les Etats-Unis ont adressé une demande officielle à la nonciature pour que l’immunité diplomatique de cette personne soit levée, mais la nonciature a refusé de le faire », avait déclaré ce responsable sous couvert d’anonymat.

« Les Etats-Unis encouragent le Saint-Siège à faire en sorte que ses réformes et sa politique de protection des mineurs soient pleinement mises en oeuvre, et que justice soit rendue concernant ces accusations », avait ajouté cette source.

Les informations fournies par les Etats-Unis avaient été transmises au procureur du tribunal du Vatican, qui avait alors ouvert une enquête et entamé une collaboration internationale pour obtenir des éléments sur cette affaire.

Un mandat d’arrêt avait également été émis l’an dernier au Canada à l’encontre de Mgr Castella, un Italien âgé de plus de 50 ans, pour consultation, possession et distribution de pornographie juvénile.

Le prélat aurait effectué fin décembre 2016 des téléchargements de pornographie infantile depuis l’intérieur d’une église de la ville de Windsor (Ontario).

En 2013, le pape François a mis en vigueur une nouvelle législation concernant les abus sexuels sur mineurs et également la pornographie. Un prêtre reconnu coupable encourt 12 ans de prison.

Si un procès pour ces chefs d’accusation devait s’ouvrir au Vatican, ce serait le premier du genre, après le décès de Josef Wesolowski. Ce nonce polonais accusé de pédophilie avait été rappelé d’urgence de République dominicaine en 2013 par le Vatican, après des informations de presse qui l’accusaient d’avoir eu des relations sexuelles tarifées avec des mineurs.

Le Vatican avait refusé de l’extrader vers la Pologne. Il avait été jugé et sanctionné en juin 2014 par la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui l’avait réduit à l’état laïque, la peine maximale pour un prélat.

Le pape François avait également ordonné des poursuites pénales pour abus sexuels sur mineurs, une première historique au Vatican. Le prélat avait été arrêté et assigné à résidence, mais était décédé à 67 ans, en août 2015, à la veille de l’ouverture de son procès pénal.

Romandie.com avec(©AFP / 07 avril 2018 16h08)                                            

Washington sanctionne des « oligarques russes » proches de Poutine

avril 6, 2018

Vladimir Poutine le 17 décembre 2015 à Moscou et Donald Trump le 23 mars 2018 à Washington / © AFP/Archives / NATALIA KOLESNIKOVA, Nicholas Kamm

Accusée de faiblesse face à la Russie, l’administration américaine de Donald Trump a annoncé vendredi pour la première fois des sanctions contre des « oligarques » proches du Kremlin, notamment pour les « attaques » de Moscou contre « les démocraties occidentales ».

Ces nouvelles mesures punitives sont parmi les plus sévères depuis l’arrivée à la Maison Blanche début 2017 du président républicain, incapable de réconcilier Américains et Russes malgré ses promesses mais qui s’abstient toujours de critiquer frontalement son homologue Vladimir Poutine.

Elles ont été prises sur la base d’une loi voulue par le Congrès pour punir la Russie notamment pour son ingérence dans les élections américaines de 2016 et son attitude en Ukraine, promulguée l’été dernier à contre-coeur par Donald Trump.

Les nouvelles sanctions visent en tout 38 personnes et entités qui s’ajoutent aux 19 personnes et cinq entités déjà ciblées mi-mars en réponse à ces accusations d’ingérence électorale et à plusieurs cyberattaques. A l’époque, la décision américaine avait été jugée trop timorée par les démocrates.

Sept « oligarques » ainsi que douze entreprises qu’ils possèdent ou contrôlent font partie de la nouvelle liste. Parmi eux figurent Oleg Deripaska, propriétaire du géant de l’aluminium Rusal, Igor Rotenberg et Viktor Vekselberg, acteurs importants du secteur énergétique tout comme Kirill Chamalov, présenté comme le gendre du président Poutine.

Dix-sept « hauts responsables gouvernementaux » russes sont aussi visés, dont le patron de l’entreprise publique Gazprom Alexeï Miller, et Andreï Kostine, celui de la deuxième banque russe, VTB, également détenue par l’Etat. Le ministre de l’Intérieur Vladimir Kolokoltsev, Viktor Zolotov qui dirige la Garde nationale et le secrétaire général du Conseil de sécurité russe Nikolaï Patrouchev figurent sur la liste.

Plusieurs entreprises sont enfin sanctionnées, dont Rusal et Rosoboronoexport, chargée des exportations d’armements.

« Les Etats-Unis prennent ces mesures en réponse à l’ensemble des attitudes éhontées et des activités néfastes du gouvernement russe, qui se poursuivent à travers le monde », a déclaré un haut responsable de l’administration Trump à la presse.

– « Bonne relation » –

Cela inclut « leur occupation de la Crimée, l’incitation à la violence dans l’est de l’Ukraine, le soutien au régime de Bachar al-Assad en Syrie » et « les cyberactivités malveillantes ».

« Mais, avant tout, c’est une réponse aux attaques continues de la Russie pour subvertir les démocraties occidentales », a-t-il ajouté. Moscou « a choisi d’interférer de manière répétée dans les processus démocratiques », a renchéri un autre responsable américain, assurant que les personnes sanctionnées « soutiennent » cette stratégie.

Les relations, déjà glaciales, se sont de fait encore tendues entre les deux grandes puissances rivales après l’empoisonnement début mars au Royaume-Uni de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal, imputé par Londres à Moscou.

Par solidarité avec les Britanniques, Washington a expulsé 60 diplomates russes accusés d’être des « espions », en coordination avec les alliés européens qui en ont déclaré plusieurs autres persona non grata. La Russie a aussitôt riposté par des expulsions similaires.

Selon les services de renseignement américains, le pouvoir russe a mené une opération concertée et planifiée pour influencer l’élection présidentielle en faveur du milliardaire républicain, notamment à travers l’utilisation des réseaux sociaux et la diffusion de « fausses nouvelles », ce que Moscou a toujours contesté. Et les responsables du renseignement américain préviennent déjà que la Russie va réutiliser les mêmes méthodes pour tenter d’influencer les élections parlementaires de novembre.

La loi adoptée l’été dernier par le Congrès était une réponse à ces accusations: un grand nombre de parlementaires américains réclamaient des mesures punitives notamment contre les oligarques. Mais le Trésor américain s’était borné, fin janvier, à publier une liste de 210 hommes d’affaires et responsables politiques russes, sans prendre de sanctions immédiates.

Face au mécontentement de plusieurs élus, l’administration Trump avait dû promettre que les sanctions viendraient dans un second temps.

« Personne n’a été aussi ferme face à la Russie que moi », a même tonné cette semaine Donald Trump, tout en réaffirmant qu’il aimerait avoir une « bonne relation » avec Vladimir Poutine.

« La porte du dialogue reste ouverte », a assuré vendredi un haut responsable américain. « Nous voulons avoir de meilleures relations avec la Russie », mais cela ne peut arriver que « si elle change d’attitude ».

Juste avant de quitter ses fonctions, le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump a estimé cette semaine que les Etats-Unis n’avaient « pas réussi », jusqu’ici, à « imposer des coûts suffisants » à Moscou. « M. Poutine pense sûrement qu’il est en train de gagner ce nouveau type de guerre », a ajouté H.R. McMaster, qui sera remplacé lundi par John Bolton, considéré comme un « faucon » face à la Russie.

Romandie.com avec(©AFP / 06 avril 2018 15h49)                

Moscou accuse Londres et Washington de l’empoisonnement de Skirpal

avril 4, 2018

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov le 14 mars 2018 / © AFP / Kirill KUDRYAVTSEV

La Russie a accusé mercredi les services spéciaux britanniques et américains de l’empoisonnement de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal et sommé les Occidentaux de dialoguer, plutôt que de la punir, pour éviter une nouvelle crise des missiles de Cuba.

Mise en cause par des Occidentaux en rang serré, Moscou a convoqué une réunion de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) à la Haye mercredi pour exiger des réponses sur les accusations la visant.

Le président Vladimir Poutine, qui a dénoncé une « campagne antirusse », a dit espérer que cette rencontre mettra « le point final »à cette affaire qui a porté la confrontation Est-Ouest à son pire niveau depuis la Guerre froide et abouti à une vague historique d’expulsions réciproques de diplomates.

La Russie, qui clame son innocence depuis le début, s’estime renforcée par les déclarations du laboratoire britannique ayant analysé la substance utilisée contre l’ex-espion, empoisonné avec sa fille Ioulia à l’aide d’un agent innervant le 4 mars en Angleterre. Ce dernier a reconnu ne pas avoir de preuve qu’elle provenait de Russie, poussant le Kremlin à sommer Londres de lui « présenter des excuses ».

Haussant le ton, le chef du renseignement extérieur russe, Sergueï Narychkine, a affirmé mercredi que l’affaire Skripal avait été « grossièrement fabriquée par les services spéciaux de Grande-Bretagne et des Etats-Unis ». Il a appelé à renoncer à recourir à la force dans les relations internationales, afin de ne pas amener la situation jusqu’à une nouvelle crise de Cuba, qui avait placé les États-Unis et l’URSS au bord d’une confrontation nucléaire en 1962.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov avait déjà affirmé lundi que l’empoisonnement « pouvait être dans l’intérêt du gouvernement britannique » pour détourner l’attention du Brexit au sein de la population du pays.

– ‘Tactique de diversion’ –

Faute d’excuses, Moscou espère des éclaircissements sur les accusations britanniques lors de la réunion des 41 membres de l’OIAC, qui se tient dans un bâtiment sous haute protection.

« Cette initiative russe est une nouvelle tactique de diversion, destinée à saper le travail de l’OIAC » dans son enquête, a réagi le ministère britannique des Affaires étrangères dans un communiqué.

L’OIAC avait été sollicitée par Londres pour « vérifier l’analyse du gouvernement » britannique. Ses experts se sont rendus au Royaume-Uni pour obtenir des échantillons de la substance utilisée lors de l’empoisonnement, qui doivent être analysés dans des laboratoires internationaux indépendants.

L’ambassadeur russe aux Pays-Bas, Alexandre Choulguine, est arrivé peu avant le début de la réunion dans les locaux de l’OIAC.

Une source diplomatique occidentale interrogée par l’AFP a qualifié la réunion de manière pour Moscou de « poser plein de questions pour détourner l’attention », prévoyant « un étalage de mauvaise foi ».

A la veille de cette réunion, le laboratoire britannique qui a analysé la substance utilisée contre Sergueï Skripal et sa fille a reconnu mardi ne pas être en mesure de déterminer sa provenance, qu’elle a cependant identifié comme du Novitchok, un agent innervant de type militaire dont l’origine serait un laboratoire soviétique.

Le laboratoire a relevé que la fabrication de la substance nécessitait « des méthodes extrêmement complexes » qui ne pouvait être à disposition que d’un « acteur étatique ».

Vladimir Poutine a relevé qu’une substance comme celle utilisée à Salisbury contre Sergueï Skripal pouvait être fabriquée « dans une vingtaine de pays du monde ».

Le gouvernement britannique a rapidement réagi en déclarant que les recherches menées à Porton Down ne constituaient « qu’une partie du renseignement » à sa disposition.

Sergueï Skripal, 66 ans, et sa fille Ioulia, 33 ans, étaient toujours hospitalisés mardi. L’état de santé de cette dernière « s’améliore rapidement », elle « n’est plus dans un état critique », contrairement à son père, qui est dans un état « stable », selon l’hôpital.

Ancien colonel du service de renseignement de l’armée russe (GRU), Sergueï Skripal avait été condamné par Moscou pour « haute trahison » en 2006 avant de faire l’objet d’un échange d’espions en 2010. Il s’était alors installé en Angleterre.

Romandie.com avec(©AFP / 04 avril 2018 13h39)                

Washington dénonce le discours de Poutine sur ses armes « invincibles »

mars 1, 2018

Le président russe Vladimir Poutine s’adresse au Parlement, le 1er mars 2018 à Moscou / © SPUTNIK/AFP / Mikhail KLIMENTYEV

Washington a accusé jeudi la Russie de se soustraire à ses obligations internationales après un discours très ferme de Vladimir Poutine qui a vanté les nouvelles armes « invincibles », hypersoniques ou sous-marines, développées par son pays.

L’adresse annuelle du président russe devant le Parlement devait poser les bases, surtout économiques et sociales, de ses priorités à deux semaines d’une présidentielle qu’il est sûr de remporter faute d’opposition réelle et qui doit l’emmener aux commandes du pays jusqu’en 2024.

Mais M. Poutine a énuméré pendant près d’une heure les dernières armes de haute technologie de la Russie avec images de synthèse, infographies et vidéos à l’appui. Il a ainsi présenté des nouveaux types de missiles de croisière avec une « portée illimitée » ou hypersoniques, des mini-submersibles à propulsion nucléaire ou encore une arme laser « dont il est trop tôt pour évoquer les détails ».

« Personne ne voulait nous parler, personne ne voulait nous écouter. Écoutez-nous maintenant! », a-t-il lancé, provoquant une ovation debout des parlementaires réunis dans un bâtiment historique proche du Kremlin.

Ces nouvelles armes, a-t-il expliqué, répondent à l’activité militaire des Etats-Unis, qui veulent déployer leurs boucliers antimissiles en Europe de l’Est et Corée du Sud et viennent d’adopter une nouvelle doctrine militaire visant à doter les Etats-Unis de nouvelles armes nucléaires de faible puissance.

Si Vladimir Poutine a assuré ne « menacer personne » et ne pas prévoir d' »utiliser ce potentiel de façon offensive », la diplomatie américaine a jugé que le président russe n’avait pas eu « une attitude digne d’un acteur mondial majeur ».

« Le président Poutine a confirmé ce que le gouvernement américain savait depuis longtemps », a déclaré la porte-parole du département d’Etat, Hearther Nauert.

« La Russie développe des systèmes d’armes déstabilisateurs depuis plus de 10 ans, en violation directe des obligations découlant des traités » qu’elle a signés, a-t-elle ajouté, citant le traité INF sur les armes nucléaires à portée intermédiaire, paraphé par Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev en 1987.

Selon le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, les armes russes sont désormais capables de « surpasser tous les systèmes antimissiles existants ». « Ce +parapluie+ de défense antimissile se révèle ainsi +troué+ », a-t-il affirmé dans un communiqué.

– Pauvreté ‘inacceptable’ –

Mais au-delà de la condamnation diplomatique, les militaires américains ont affecté l’indifférence à l’égard de ces assertions du président russe.

« Ces armes sont en développement depuis très longtemps », a déclaré à la presse la porte-parole du Pentagone, Dana White. « Nous ne sommes pas surpris par cette déclaration et les Américains peuvent être sûrs que nous sommes pleinement préparés ».

D’ailleurs, la nouvelle stratégie nucléaire des Etats-Unis, publiée début février, « tenait compte » de ces armes russes, a-t-elle ajouté.

Le discours aux accents militaires de Vladimir Poutine « est avant tout destiné à un public intérieur » deux semaines avant la présidentielle, estime le politologue russe Alexeï Makarkine.

Un avis partagé par l’expert américain Hans Kristensen, de la Federation of American Scientists. Les « fanfaronnades » de M. Poutine « révèlent une personne obsédée par le système de défense anti-missile des Etats-Unis (…) et consciente de l’approche de l’élection présidentielle », a-t-il tweeté.

Vladimir Poutine, aux commandes de la Russie depuis plus de 18 ans, est candidat pour un quatrième mandat de six ans à l’élection présidentielle du 18 mars, qu’il devrait remporter largement en l’absence remarquée de son principal opposant Alexeï Navalny.

Malgré les promesses de campagne lors de son retour au Kremlin en 2012 après quatre ans au poste de Premier ministre, son dernier mandat a été marqué par une chute du niveau de vie et une progression de la pauvreté, conséquence de la flambée des prix causée entre 2014 et 2016 par la chute des cours du pétrole et les sanctions occidentales.

M. Poutine a ainsi également promis d’améliorer le niveau de vie des Russes et diviser par deux le niveau de pauvreté « inacceptable » lors des six prochaines années.

Le président a notamment insisté sur la nécessité d’améliorer « le bien être » de la population et d’investir dans les infrastructures et la santé pour éviter à la Russie de prendre du « retard », ce qui constitue selon lui son « principal ennemi ».

Romandie.com avec(©AFP / 01 mars 2018 23h31)                

Trois morts dans un accident de train spectaculaire aux États-Unis

décembre 18, 2017

Vue du train qui a déraillé le 18 décembre 2017 près du pont, dans le nord-ouest des Etats-Unis / © AFP / Kathryn ELSESSER

Trois personnes sont mortes et une centaine d’autres ont été blessées lundi dans l’accident spectaculaire d’un train de passagers qui a terminé sa course sur une portion d’autoroute dans le nord-ouest des Etats-Unis.

Le train 501, qui assurait la liaison entre Seattle et Portland, a déraillé vers 07H40 locales (15H40 GMT) juste avant de passer sur un pont ferroviaire surplombant l’autoroute, au nord d’Olympia, la capitale de l’Etat de Washington.

Les images spectaculaires des rames froissées et couchées en plein milieu de l’autoroute tandis que le reste du train tenait encore miraculeusement sur les rails surplombant l' »interstate 5″ ont choqué l’Amérique et réveillé les douloureux souvenirs de précédents tragiques dans un passé encore récent.

« On nous a informé qu’il y a trois victimes à ce stade » après l’accident, a déclaré Brooke Bova, porte-parole de la police de l’Etat de Washington lors d’une conférence de presse. « Environ 100 » autres personnes ont été transportées à l’hôpital, a-t-elle ajouté.

A l’arrivée des secours sur la scène « vraiment horrible » de l’accident, « il était évident qu’il y avait des morts et des blessés et que des gens ont pu s’extraire du train », avait assuré plus tôt Ed Troyer, du bureau du shérif du comté de Pierce.

– Infrastructures ‘en ruine’ –

Au total, 77 passagers et sept membres d’équipage se trouvaient à bord du train, selon le nouveau décompte des autorités locales.

Le convoi de 12 voitures et deux locomotives s’est désagrégé sous l’impact et plusieurs compartiments sont tombés de part et d’autre du pont, tandis que d’autres ont terminé leur course en travers des rails.

Les médias locaux ont diffusé le message audio d’alerte du conducteur: « on arrivait au virage pour passer le pont sur la I5 et juste au nord de Nisqually on est allés à terre ».

Cinq véhicules et deux camions qui roulaient sur l’autoroute ont également été endommagés. Les secouristes ont « fouillé toutes les voitures » et certaines personnes étaient « très grièvement blessées », a ajouté Brooke Bova, laissant entendre que le bilan pouvait encore évoluer.

Sur Twitter, le président américain Donald Trump a évoqué l’accident qui montre selon lui la nécessité pour le Congrès d’approuver un plan national de modernisation des infrastructures. « Nos routes, nos ponts, nos tunnels, nos chemins de fer (et d’autres) tombent en ruine! Plus pour longtemps! », a-t-il écrit.

Cette voie avait été en partie rénovée pour augmenter la fréquence des trains et c’était le voyage inaugural de ce convoi parti à 06H00 de Seattle. Le département des transports de l’Etat (WSDOT) a assuré dans un communiqué que les voies avaient subi « des semaines d’inspection et d’essais ».

Le train était équipé de la technologie pendulaire, qui permet d’atteindre une plus grande vitesse. Selon Amtrak, le train était aussi équipé du Positive Train Control (PTC), un système de limitation de vitesse ou d’arrêt automatique en cas de situation dangereuse. Mais celui-ci ne fonctionne pas encore sur tout le tronçon.

Plusieurs responsables locaux s’étaient inquiétés de la vitesse de ces trains dans des zones d’habitations denses.

– ‘Les gens hurlaient’ –

« Nous venions de passer la ville de DuPont et je pense qu’on arrivait dans une courbe », a témoigné Chris Karnes à la télévision locale KIRO-TV. « Tout d’un coup, on a entendu des grincements et on s’est sentis descendre une colline. Puis on a été propulsés sur le siège devant nous, les fenêtres ont explosé, on s’est arrêtés, de l’eau coulait du train et les gens hurlaient ».

« Les voies sur cette ligne devaient être modernisées pour supporter les grandes vitesses », a-t-il ajouté.

Le bureau d’enquête fédéral NTSB a envoyé une équipe sur les lieux de l’accident, a indiqué une porte-parole.

Le dernier accident ferroviaire grave aux Etats-Unis remonte au 12 mai 2015 quand huit passagers avaient été tués et plus de 200 blessés dans le déraillement d’un train lancé à grande vitesse entre Washington et New York.

Selon les experts, le déraillement aurait pu être évité très simplement si le système PTC avait été installé sur ce tronçon.

Ce système de contrôle permet de surveiller où se trouve le train et la vitesse à laquelle il circule, grâce à des capteurs GPS placés à la fois dans les trains et le long des voies.

Romandie.com avec(©AFP / 19 décembre 2017 03h52)                

Venezuela: « profonde inquiétude » de Washington après l’arrestation d’opposants

août 1, 2017

Washington – Les Etats-Unis ont exprimé mardi leur « profonde inquiétude » après l’incarcération de deux chefs de l’opposition au Venezuela, considérée comme une « nouvelle preuve de l’autoritarisme du régime » de Nicolas Maduro.

L’arrestation de Leopoldo Lopez, fondateur du parti Voluntad Popular (Volonté populaire, droite), et du maire de Caracas Antonio Ledezma, qui étaient assignés à résidence après avoir déjà été emprisonnés, est « un autre pas dans la mauvaise direction pour le Venezuela », a déclaré sur Twitter un haut responsable du département d’Etat américain, Francisco Palmieri.

La Cour suprême a accusé les deux opposants d’avoir cherché à s’enfuir et de ne pas avoir respecté leurs « conditions de détention » à domicile leur interdisant tout « prosélytisme politique ».

Tous deux avaient appelé à ne pas participer à l’élection dimanche dernier d’une toute puissante Assemblée constituante, un scrutin marqué par des violences qui ont fait dix morts.

Washington avait déjà traité lundi Nicolas Maduro de « dictateur », lui imposant personellement des sanctions au lendemain de l’élection jugée « illégitime » de cette Constituante à la main du régime. Ces sanctions comportent un « gel » de « tous les avoirs » que possèderait le président vénézuélien aux Etats-Unis.

L’administration américaine a souligné que le président socialiste était seulement le quatrième chef d’Etat étranger en exercice à être ainsi sanctionné par Washington, après le Syrien Bachar al-Assad, le Nord-Coréen Kim Jong-Un et le Zimbabwéen Robert Mugabe.

Romandie.com avec(©AFP / 01 août 2017 16h57)                   

États-Unis: New York-Washigton en 29 minutes en train? Elon Musk dit avoir l’accord gouvernemental

juillet 20, 2017

L’entrepreneur Elon Musk, patron de SpaceX et Tesla, le 19 juillet 2017 à Washington / © AFP / Brendan Smialowski

L’entrepreneur Elon Musk a annoncé jeudi que le projet de train à très grande vitesse qui relierait New York à Washington en 29 minutes seulement a reçu l’accord verbal du gouvernement, se disant « optimiste » quant à un accord formel qui pourrait intervenir « rapidement ».

L’homme d’affaires, fondateur du groupe automobile Tesla et de la société aéronautique SpaceX, a indiqué, dans un tweet, que l’accord avait été donné à la Boring Company, entreprise spécialisée dans le creusement de tunnel, qu’il a également créée.

« Viens de recevoir l’assentiment verbal du gouvernement pour la Boring Company afin de construire un Hyperloop souterrain NY-Phil-Balt-DC. NY-DC en 29 minutes », a tweeté le milliardaire sur son compte Twitter, utilisant les abréviations pour New York, Philadelphie, Baltimore et Washington, la capitale fédérale.

Environ 500 kilomètres séparent New York de Washington.

Sollicité, le ministère américain des Transports a renvoyé vers un porte-parole de la Maison Blanche, qui n’a pas confirmé cet accord.

« Nous avons eu des discussions prometteuses jusqu’ici », a indiqué le porte-parole, « et sommes résolus à mener des projets d’infrastructures transformants et nous croyons que les meilleures solutions sont souvent venues de l’ingéniosité et de l’énergie du secteur privé. »

Contactée par l’AFP, la société The Boring Company n’a pas immédiatement donné suite.

Elon Musk n’est directement impliqué que dans la réalisation des tunnels, par le biais de sa société The Boring Company.

Les trains, eux, sont développés par d’autres sociétés, sans lien capitalistique avec lui.

Dans ses tweets, jeudi, Elon Musk n’a pas expliqué quel était le partenaire du projet de train entre New York et Washington.

Plusieurs sociétés se sont positionnées sur ce marché. En avril, The Northeast Maglev, une société américaine, a présenté un projet similaire à celui évoqué jeudi par Elon Musk.

Elle collabore avec la compagnie ferroviaire japonaise JR Central, qui a développé la technologie dite « Scmaglev », pour Superconducting Magnetic Levitation, et teste actuellement un nouveau train à sustentation électromagnétique devant relier Tokyo à Osaka à une vitesse de 500 km/heure.

Contacté par l’AFP, The Northeast Maglev n’a pas immédiatement donné suite.

Cette société n’utilise pas le nom d’Hyperloop, à la différence d’Hyperloop One et Hyperloop Transportation Technologies (HTT), qui développent également leurs propres projet de train à sustentation magnétique.

Dans d’autres tweets postés jeudi, Elon Musk évoque la création d’une liaison à très grande vitesse entre Los Angeles et San Francisco ainsi que d’une ligne reliant plusieurs villes du Texas.

Il cite aussi le tunnel actuellement en construction pour désengorger Los Angeles.

Romandie.com avec(©AFP / 20 juillet 2017 23h57)

Moscou exige que Washington lui rende deux propriétés diplomatiques confisquées

juillet 17, 2017

Moscou – Washington doit rendre « sans conditions » à Moscou deux propriétés diplomatiques aux Etats-Unis, confisquées en décembre dans la foulée des accusations d’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine, a exigé lundi le Kremlin.

« Nous estimons inacceptable d’instaurer des conditions au retour de nos résidences diplomatiques. Nous considérons qu’elles doivent nous être rendues sans conditions ni discussions », a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

En décembre 2016, l’administration de Barack Obama avait expulsé 35 diplomates russes et leur famille et fait fermer deux complexes résidentiels russes dans le nord-est des Etats-Unis, que Washington estimait utilisés par des espions russes sur le sol américain.

Ce contentieux devait être au centre d’une rencontre lundi entre le numéro trois du département d’Etat américain Thomas Shannon et le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov. Ce dernier est arrivé dans l’après-midi au département d’Etat sans faire le moindre commentaire. Leur entrevue était programmée en juin à Saint-Pétersbourg mais Moscou l’avait annulée en raison de nouvelles sanctions américaines liées au conflit en Ukraine.

M. Shannon tentera de traiter avec M. Riabkov « certaines de ce qu’on appelle des sources d’irritation » entre Washington et Moscou, avait indiqué la semaine dernière la porte-parole de la diplomatie américaine Heather Nauert.

Les deux hommes devraient aussi discuter de l’Ukraine et de la Syrie, selon des diplomates américains

La question des propriétés diplomatiques avait été abordée « sans ambiguïtés » par le président russe Vladimir Poutine lors de sa rencontre avec son homologue américain Donald Trump en marge du G20 de Hambourg, le 7 juillet, a précisé Dmitri Peskov.

« Nous espérons encore que nos collègues américains feront preuve de sagesse et de volonté politique », a-t-il ajouté.

Moscou a déclaré la semaine dernière réfléchir à « des mesures concrètes » en représailles à l’expulsion des 35 diplomates russes et de leur famille.

Vladimir Poutine avait décidé à l’époque de ne pas répliquer en expulsant à son tour des diplomates américains, invitant au contraire leurs enfants à la fête traditionnelle organisée au Kremlin à l’occasion du Nouvel An et du Noël orthodoxe.

Romandie.com avec(©AFP / 17 juillet 2017 21h38)