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Moscou exige que Washington lui rende deux propriétés diplomatiques confisquées

juillet 17, 2017

Moscou – Washington doit rendre « sans conditions » à Moscou deux propriétés diplomatiques aux Etats-Unis, confisquées en décembre dans la foulée des accusations d’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine, a exigé lundi le Kremlin.

« Nous estimons inacceptable d’instaurer des conditions au retour de nos résidences diplomatiques. Nous considérons qu’elles doivent nous être rendues sans conditions ni discussions », a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

En décembre 2016, l’administration de Barack Obama avait expulsé 35 diplomates russes et leur famille et fait fermer deux complexes résidentiels russes dans le nord-est des Etats-Unis, que Washington estimait utilisés par des espions russes sur le sol américain.

Ce contentieux devait être au centre d’une rencontre lundi entre le numéro trois du département d’Etat américain Thomas Shannon et le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov. Ce dernier est arrivé dans l’après-midi au département d’Etat sans faire le moindre commentaire. Leur entrevue était programmée en juin à Saint-Pétersbourg mais Moscou l’avait annulée en raison de nouvelles sanctions américaines liées au conflit en Ukraine.

M. Shannon tentera de traiter avec M. Riabkov « certaines de ce qu’on appelle des sources d’irritation » entre Washington et Moscou, avait indiqué la semaine dernière la porte-parole de la diplomatie américaine Heather Nauert.

Les deux hommes devraient aussi discuter de l’Ukraine et de la Syrie, selon des diplomates américains

La question des propriétés diplomatiques avait été abordée « sans ambiguïtés » par le président russe Vladimir Poutine lors de sa rencontre avec son homologue américain Donald Trump en marge du G20 de Hambourg, le 7 juillet, a précisé Dmitri Peskov.

« Nous espérons encore que nos collègues américains feront preuve de sagesse et de volonté politique », a-t-il ajouté.

Moscou a déclaré la semaine dernière réfléchir à « des mesures concrètes » en représailles à l’expulsion des 35 diplomates russes et de leur famille.

Vladimir Poutine avait décidé à l’époque de ne pas répliquer en expulsant à son tour des diplomates américains, invitant au contraire leurs enfants à la fête traditionnelle organisée au Kremlin à l’occasion du Nouvel An et du Noël orthodoxe.

Romandie.com avec(©AFP / 17 juillet 2017 21h38)                                            

Expulsion de diplomates: Moscou réfléchit à des représailles contre Washington

juillet 11, 2017

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov parle avec son homologue autrichien Sebastian Kurz a Mauerbach, en Autriche, le 11 juillet 2017 / © AFP / ALEX HALADA

Moscou réfléchit à « des mesures concrètes » en représailles à l’expulsion fin 2016 par l’administration américaine de 35 diplomates russes, a déclaré mardi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

« Nous réfléchissons actuellement à des mesures concrètes, mais je ne pense pas que l’on doive en délibérer publiquement », a déclaré M. Lavrov à des journalistes russes à Mauerbach en Autriche où il participait à une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays de l’OSCE.

Le journal russe Izvestia a rapporté mardi, en citant une source diplomatique anonyme, que Moscou s’apprêtait à expulser près de 30 diplomates américains et à saisir des avoirs américains en Russie.

Cette mesure interviendrait en représailles à la décision de Barack Obama d’expulser des Etats-Unis 35 diplomates russes et leurs familles, accusés d’ingérence dans la présidentielle américaine.

Le président russe Vladimir Poutine avait alors décidé de ne pas répliquer en expulsant à son tour des diplomates américains, invitant au contraire leurs enfants à la fête traditionnelle organisée au Kremlin à l’occasion du Nouvel An et du Noël orthodoxe.

L’administration Obama « voulait envenimer le plus possible les relations russo-américaines et faire tout pour que l’administration Trump se retrouve dans un piège », a estimé M. Lavrov.

« Nous ferons bien entendu tout pour que la vérité triomphe et que le droit international et la justice soient rétablis », a-t-il ajouté.

Si Donald Trump avait dans un premier temps prôné un rapprochement avec Moscou, sa position s’est progressivement durcie, malgré une rencontre en marge du G20 avec Vladimir Poutine.

Le président américain a ainsi assuré dimanche que les sanctions mises en oeuvre contre la Russie ne seraient pas allégées tant que les conflits en Ukraine et en Syrie ne seraient pas résolus.

Romandie.com avec(©AFP / 11 juillet 2017 15h01)                

États-Unis: Arrestation d’un homme lourdement armé à l’hôtel Trump de Washington

mai 31, 2017

Washington – La police américaine a arrêté mercredi un homme dans l’hôtel Trump de Washington qui transportait dans sa voiture des armes à feu dont un fusil d’assaut, empêchant « une catastrophe potentielle », ont rapporté les autorités.

Alertés par leurs homologues de l’Etat voisin de Pennsylvanie, les policiers de la capitale ont arrêté vers 1 heure du matin Brian Moles, 43 ans, originaire de cet Etat, dans le Trump International Hotel.

Le président Donald Trump se rend parfois en voisin dans l’établissement. La Maison Blanche ne se trouve qu’à quelques centaines de mètres de l’hôtel.

Les policiers ont retrouvé dans son véhicule, qui se trouvait dans le garage de l’établissement, un fusil d’assaut AR-15, une arme de poing de calibre 40, et des munitions, a précisé le chef de la police de Washington, Peter Newsham, lors d’une conférence de presse.

La maire de la ville, Muriel Bowser a évoqué dans la même conférence de presse un « incident troublant » qui a été cependant résolu « rapidement et pacifiquement ».

Le Secret Service, service de protection du président et des personnalités aux Etats-Unis, a confirmé dans un communiqué l’arrestation de M. Moles « pour détention illégale d’armes à feu ».

Le chef de la police a confié avoir été « très inquiet des circonstances très singulières » de l’incident et s’est félicité que « les policiers et leurs partenaires fédéraux (…) aient évité une catastrophe potentielle dans la capitale du pays ».

« Quand vous avez quelqu’un qui vient dans le District de Columbia armé avec ce genre d’armes (…) cela préoccupe gravement » la police, a-t-il souligné.

Il a précisé toutefois ne pas avoir « d’informations suffisantes pour inculper (le suspect) pour menaces ».

« Le meilleur moyen d’empêcher une catastrophe, c’est que lorsque vous voyez quelque chose, vous dites quelque chose », et cet incident « a montré que (cela) fonctionnait », a conclu M. Newsham.

Romandie.com avec(©AFP / 31 mai 2017 18h52)                                            

Un tunnel s’effondre près de la « poubelle » nucléaire des Etats-Unis

mai 9, 2017

Le site nucléaire le plus contaminé de l’hémisphère occidental à Hanford, Washington, le 21 mars 2017 / © AFP/Archives / MARK RALSTON

Aucun signe de fuite radioactive n’a été constaté après l’effondrement mardi d’un tunnel rempli de substances contaminées près d’un site considéré comme la « poubelle » nucléaire des Etats-Unis.

L’incident, qui s’est produit sur le site de déchets nucléaires de Hanford dans l’Etat de Washington (nord-ouest), a entraîné l’évacuation ou le confinement de centaines d’employés.

« Il y a des inquiétudes à propos d’un affaissement dans le sol couvrant un tunnel ferré près d’une ancienne installation de produits chimiques », a indiqué le département américain de l’Energie dans un communiqué. « Les tunnels contiennent des substances contaminées ».

Mais « il n’y a pas de signes de fuite pour le moment », a poursuivi le ministère. « Les secouristes sont en train de s’approcher près de la zone où le sol s’est affaissé pour de plus amples inspections visuelles ».

Les employés du complexe nucléaire de Hanford, situé à 275 kilomètres au sud-ouest de Seattle, ont été évacués et ceux travaillant dans des bâtiments un peu plus éloignés ont reçu une alerte de leurs responsables au petit matin leur demandant de s’assurer que les ventilations étaient fermées et de « s’abstenir de manger et de boire ».

Les autorités ont activé les opérations d’urgence mardi à 08H26 heure locale (15H26 GMT). Selon elles personne n’a été blessé.

Selon les autorités, les inspecteurs et secouristes sur place ont découvert un pan de terrain d’environ 6 mètres de côté affaissé au-dessus d’un tunnel. Celui-ci se trouve près de l’installation d’extraction de plutonium et d’uranium nommée « Purex ».

« L’affaissement dans le sol a été découvert lors d’une inspection de routine. Les tunnels font des dizaines de mètres de long et sont enfouis à environ 2,40 mètres sous le sol », ont précisé les autorités.

Fuites de cuves en 2013

Des travaux sur une route située près du tunnel ont pu provoquer des vibrations qui ont conduit à son effondrement, selon des médias locaux.

Le site de Hanford, situé le long de la rivière Columbia, avait été à l’origine utilisé pour produire le plutonium utilisé dans les deux bombes nucléaires larguées sur le Japon en 1945, qui ont mis fin à la Seconde Guerre mondiale.

Par la suite la production nucléaire du site avait été augmentée durant la Guerre froide, mais le dernier réacteur a été fermé en 1987.

Le site, vaste comme quinze fois Paris, est considéré comme la plus grande poubelle nucléaire du continent américain. En février 2013, des fuites y avaient été détectées sur au moins six cuves de stockage souterraines contenant des déchets nucléaires.

Jusque dans les années 1960, Hanford relâchait directement ses déchets dans la nature: les pouvoirs publics ont reconnu que plus de 3,8 millions de litres de boues radioactives avaient fui, une partie entrant dans le sol.

Les autorités fédérales et de l’Etat avaient conclu un accord en 1989 pour nettoyer le site et ses 177 cuves. Le groupe français Areva, associé à la gestion du site depuis 2008, a un décompte un peu différent et parle de 170 cuves contenant 200.000 mètres cubes de déchets chimiques et radioactifs.

« Nous avons recensé tous les employés, il n’y a pas de blessé et aucun signe de contamination radioactive », a repris le porte-parole des services d’urgences de Handford, Destry Henderson.

Cet incident montre la dangerosité du site, a estimé l’organisation antinucléaire Beyond Nuclear.

« La crise en cours à Hanford (montre) que la gestion des déchets nucléaires n’est pas contrôlée », a déclaré un porte-parole du mouvement, Kevin Kamps, citant d’autres incidents similaires dans le pays.

Romandie.com avec(©AFP / 09 mai 2017 23h01)                

Syrie: Washington « espère » le départ d’Assad

avril 11, 2017

Le Secrétaire d’État américain Rex Tillerson, lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères du G7 à Lucques, en Italie, le 11 avril 2017 / © AFP / Vincenzo PINTO

Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson a dit, mardi à Lucques (centre), « espérer » le départ du président syrien Bachar al-Assad afin de permettre une solution politique à la guerre qui ravage son pays.

« Notre espoir est que Bachar al-Assad ne fasse pas partie de cet avenir », a indiqué M. Tillerson, cité dans un communiqué, après avoir insisté sur la nécessité pour le peuple syrien de déterminer son avenir politique.

Après les frappes lancées par l’aviation américaine dans la nuit du 6 au 7 avril contre une base aérienne syrienne, en représailles à une attaque chimique imputée à la Syrie, « les Etats-Unis vont continuer à évaluer leurs options stratégiques et les opportunités afin de diminuer la violence en Syrie », a précisé M. Tillerson devant ses collègues du G7, réunis lundi et mardi en Toscane.

« Pour être clair, notre action militaire était une réponse directe à la barbarie du régime d’Assad », a-t-il assuré.

Evoquant alors le processus de paix lancé à Genève et soutenu par « plusieurs pays » pour tenter de rapprocher les différentes parties au conflit syrien, M. Tillerson a précisé qu’il ne pourrait être efficace qu’à condition d’être précédé par un cessez-le-feu sur le terrain.

Malheureusement, a-t-il ajouté, les négociations entamées à Astana au Kazakhastan en vue d’un tel cessez-le-feu, n’ont pas produit « beaucoup d’effet ». Le chef de la diplomatie américaine a également accusé la Russie de ne pas avoir respecté les accords de 2013, pourtant soutenus par des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, en ce qui concerne la destruction des stocks d’armes chimiques en Syrie.

« On ne voit pas clairement si la Russie n’a pas pris au sérieux ses responsabilités » ou si elle a « simplement été incompétente » pour respecter l’accord conclu en 2013 sur la destruction de l’arsenal syrien d’armes chimiques en Syrie, a-t-il affirmé.

Romandie.com avec(©AFP / 11 avril 2017 14h07)

USA: un suspect arrêté pour avoir foncé sur une voiture de police près du Capitole

mars 29, 2017

Washington – Un suspect a foncé mercredi sur une voiture de police près du Capitole à Washington puis a tenté de renverser plusieurs autres policiers à pied avant d’être interpellé, a annoncé la police.

Des coups de feu « ont apparemment été tirés » par la police du Capitole, siège du Congrès américain, « mais personne n’a été touché », a précisé la police de Washington. « L’individu a été interpellé », a précisé une porte-parole.

La police du Capitole, qui assure la sécurité du Congrès et de ses alentours, n’avait pas encore livré sa version des faits.

L’incident s’est produit sur l’avenue Independence, qui borde le périmètre du Capitole et un grand bâtiment annexe où les parlementaires ont leurs bureaux. La présence policière est constante dans cette zone, avec de nombreux agents à pied, en voiture ou à bicyclette.

Mercredi dernier, un attentat à la voiture-bélier a fait quatre morts et plus de 50 blessés à Londres près du Parlement britannique.

Romandie.com avec(©AFP / 29 mars 2017 16h19)

États-Unis: Trump n’assistera pas au dîner des correspondants de la Maison Blanche (tweet)

février 25, 2017

Washington – Donald Trump a annoncé samedi qu’il ne participerait pas au dîner annuel des correspondants de la Maison Blanche, le 29 avril, une décision qui rompt avec une tradition placée sous le signe de l’humour et un nouvel épisode dans ses relations houleuses avec la presse.

« Je n’assisterai pas au dîner de l’Association des correspondants de la Maison Blanche cette année », a écrit le président américain dans un tweet. « Meilleurs vœux à tous et passez une bonne soirée! ».

Ce dîner de gala se déroule chaque année dans un hôtel de Washington et réunit le gratin de la presse, du monde politique américain ainsi que des célébrités. Cette soirée, instituée en 1921, permet au président américain de prononcer un discours teinté d’autodérision et de se moquer de ses adversaires politiques.

En 2011, Donald Trump avait participé au dîner et avait été la cible de moqueries de la part de Barack Obama. Un épisode que des analystes jugent crucial dans la décision du magnat de l’immobilier de se présenter à la présidence.

Et depuis son accession au pouvoir il y a un mois, Donald Trump entretient des relations houleuses avec la presse. Il ne cesse d’attaquer les « médias malhonnêtes » et a même qualifié certains d’entre eux d' »ennemis du peuple ». Vendredi, son administration a privé le New York Times et CNN, entre autres, d’accès au briefing quotidien de la Maison Blanche.

Certains s’interrogent d’ailleurs sur l’opportunité de participer eux-mêmes au dîner des correspondants, voire de le maintenir. Cette année, les magazines New Yorker et le Vanity Fair ont chacun annulé leurs fêtes organisées en marge du dîner des correspondants, des événements dans l’agenda mondain de Washington.

Romandie.com avec(©AFP / 25 février 2017 23h48)             

Une « journée sans immigrés » à Washington

février 16, 2017

Donald Trump va-t-il jeûner ce jeudi ? L’opération « journée sans immigrés » touche particulièrement le secteur de la restauration à Washington.

Le mandat à peine entamé de Donald Trump n’est pas un long fleuve tranquille. Les observateurs ont tout à la fois du mal à réaliser qu’il est président et la sensation qu’il est à la Maison-Blanche depuis une année entière, tant il sature l’actualité de ses décisions politiques boiteuses.

Comme prévu, l’immigration est l’un des sujets phare de son reality-show présidentiel. Par des murs physiques ou administratifs – notamment son décret réduisant l’accès des États-Unis aux ressortissants irakiens, iraniens, libyens, somaliens, soudanais, syriens et yéménites –, le locataire du bureau ovale entend rétrécir le chemin sur lequel circulent les nouveaux immigrés légaux ou clandestins.

Si Trump n’a manifestement pas conscience des apports démographique et économique de cette population à son cher pays, il le réalisera peut-être à l’issue de ce jeudi 16 février.

Les défenseurs des droits des migrants tentent une sorte de simulation. Dans le cadre d’une « journée sans immigrés », un mot d’ordre invite les immigrés à ne pas se rendre au travail, de Boston à Philadelphie, en passant par Houston, Chicago et New York.

 

Une affichette virale infuse son slogan sur les réseaux sociaux : « Sans-papiers, résidents, citoyens, immigrés du monde entier. Unissons-nous ». Le tract apostrophe directement Donald Trump : « Monsieur le président, sans nous et sans notre soutien, ce pays est paralysé ».

Le secteur de la restauration, et tout particulièrement dans la capitale administrative, Washington, confirment cette affirmation. Dans les restaurants de DC, un grand nombre d’employés n’aurait pas de papiers. En décidant de mettre en veille cinq de ses établissements, le chef américano-espagnol José Andrés en profite pour alimenter un petit contentieux personnel.

Après les sorties du milliardaire sur les immigrés mexicains, pendant la campagne électorale, le fameux cuisinier avait renoncé à ouvrir un restaurant dans le Trump Hotel de Washington. Le milliardaire lui réclame plusieurs millions de dollars de dommages…

On sert quoi, ce jeudi, à la cantine de la Maison-Blanche ?

Jeuneafrique.com par Damien Glez

« Virons Trump » : les anti-trump crient leur colère dans plusieurs pays

janvier 21, 2017

Londres – « Virons Trump » : en écho à la « Marche des femmes » de Washington, des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées samedi dans plusieurs villes du monde, dont Sydney, Londres ou Paris, contre l’arrivée de Donald Trump la veille à la Maison Blanche.

Comme aux Etats-Unis, où quelque 200.000 personnes étaient attendues notamment à Washington, une grande manifestation a eu lieu à Londres sur l’emblématique Trafalgar Square. Les rues environnantes étaient noires de monde, les organisateurs revendiquant 100.000 participants.

Parmi eux et comme de nombreux autres ailleurs dans le monde, Hannah Bryant, une employée de musée, portait un « pussy hat », un bonnet rose à oreilles de chats spécialement tricoté pour l’occasion et devenu le symbole de l’opposition à Donald Trump.

Le terme « pussy » désigne en anglais un chat ou un sexe féminin. C’est ce mot que Donald Trump avait utilisé dans une vidéo qui avait fait scandale en octobre, où le milliardaire se vantait de pouvoir se payer les femmes qu’il voulait et de les « attraper par la chatte ».

« Je veux que la majorité des Américains qui n’ont pas voté pour lui sachent qu’on les soutient dans le monde entier », a déclaré à l’AFP Oliver Powell, un acteur de 31 ans.

D’autres espéraient un sursaut. « Pour moi cette manifestation porte un message d’espoir », a ainsi estimé Sarah Macdonald, une cheffe d’entreprise de 51 ans. « Ca va galvaniser les partis progressistes, démocrates et les partis de gauche qui dans ce pays ont connu l’échec dans les urnes. Qu’est-ce qu’il nous reste ? Manifester ».

Les « pussy hats » étaient de mise aussi à Amsterdam, où quelque 4.000 personnes ont chanté ou échangé des câlins gratuits (« free hugs ») devant le consulat américain.

Certains ont brandi des banderoles clamant en anglais « +Pussies+ contre la haine, le racisme, le sexisme et la peur », « Make America sane again » (« Rendre à l’Amérique sa raison », en référence au slogan de Trump durant la campagne électorale) ou encore « Femmes, pas objets », selon la page Facebook de l’événement.

A Paris, ils étaient environ 2.000 sur le parvis du Trocadéro pour protester contre « tout ce que Trump représente » et défendre les droits des femmes, au milieu de drapeaux américains et de « pussy hats ».

« Les droits de l’Homme sont aussi ceux des femmes », « respect », « liberté, égalité, sororité », « capitalisme, sexisme, assassins », proclamaient des pancartes en anglais et en français,

– ‘Menteur en chef’ –

Brésilienne de 39 ans, Andreia Rossi, est venue protester « contre tout ce que Trump représente, contre le fascisme, l’extrême droite. C’est très dangereux, il a menti à ceux qui l’ont élu et ça peut arriver en France ».

« Trump, Liar in chief » (« Trump, menteur en chef »), proclamait aussi une pancarte d’une autre manifestation en France, à Marseille (sud-est).

Emanant au départ d’un simple appel sur Facebook d’une retraitée américaine, la marche a trouvé écho un peu partout en Europe.

A Genève, quelque 2.500 hommes et femmes de tous âges ont bravé le froid aussi pour clamer en anglais « Des ponts pas des murs », « Désobéissance », « La résistance est un devoir quand l’injustice devient la loi » ou encore « Le changement climatique est réel » sur des pancartes.

A Berlin, environ 700 personnes se sont retrouvées devant la porte de Brandebourg, en face de l’ambassade des Etats-Unis, pour chanter notamment « The people united will not be defeated » (le peuple uni ne sera pas vaincu).

A Rome, entre 400 et 500 femmes se sont rassemblées devant le Panthéon et quelque 700 à Barcelone, où certaines portaient des pancartes avec des slogans en anglais comme « He is not my president » (Il n’est pas mon président).

« Trump est une honte pour l’Amérique », « Non à la violence contre les femmes », proclamaient à Lisbonne des pancartes agitées par plusieurs centaines d’Américains et Portugais devant l’ambassade des Etats-Unis.

A Prague, le jeune chanteur Adam Misik, idole des teenagers tchèques, a entonné la chanson « Let It Be » des Beatles, reprise en choeur par les quelque 300 manifestants qui brandissaient des caricatures de Trump et du président russe Vladimir Poutine.

En Afrique du Sud, une centaine de personnes s’est mobilisée à Durban, scandant notamment « dans notre Amérique, nous sommes tous égaux ».

Auparavant, l’Australie et la Nouvelle-Zélande avaient ouvert le bal avec des milliers de personnes à Sydney et Melbourne, ainsi qu’à Wellington et Auckland, pour protester contre le mépris montré selon elles régulièrement par Trump envers les femmes.

Romandie.com avec(©AFP / 21 janvier 2017 18h15)  

Mela­nia et Donald Trump: leur couple loin d’être au beau fixe

novembre 21, 2016

 

Les époux prennent de plus en plus de distance

 

Dans quelques semaines, Donald Trump entrera en fonc­tion à Washing­ton. Si le futur président améri­cain ne boude pas son plai­sir d’in­ves­tir la Maison Blanche, son épouse, elle, préfé­re­rait rester à New York. Un nouveau signe d’éloi­gne­ment pour un couple en crise?

La malé­dic­tion prési­den­tielle qui a touché Nico­las Sarkozy et Céci­lia, serait-elle en train de s’abattre sur Donald Trump et Mela­nia? Lors de sa campagne élec­to­rale, le président français et son épouse vivaient déjà une période de crise qui s’est ache­vée par un divorce quelques semaines après leur entrée à l’Ely­sée. Aux États-Unis, la version offi­cielle veut que Donald Trump et Mela­nia forment un couple solide et amou­reux. Cepen­dant, plusieurs signes semblent indiquer que rien ne va plus plus entre le Répu­bli­cain et la mysté­rieuse slovéno-améri­caine.

Mela­nia Trump a d’ailleurs fait savoir qu’elle ne s’instal­le­rait pas (pour le moment) à la Maison Blanche. Offi­ciel­le­ment, la future First lady ne souhai­te­rait pas pertur­ber la scola­rité de son fiston, Barron, inscrit dans une école privée de New York. Or Il se murmure qu’en réalité,l’ex-mannequin ne voudrait en aucun cas aban­don­ner son triplex sur la pres­ti­gieuse Cinquième avenue. Inter­rogé sur l’ab­sence de sa femme et leur fils à ses côtés à Washing­ton, Donald Trump a répondu qu’ils arri­ve­raient: “très bien­tôt, quand il (Barron) aura fini les écoles”. Le succes­seur de Barack Obama n’a pas précisé cepen­dant s’il s’agis­sait de la fin de l’an­née scolaire en cours ou d’une autre échéance incon­nue…

Cette nouvelle distance annon­cée entre Donald et Mela­nia Trump serait-elle le signe avant coureur d’une rupture? La campagne prési­den­tielle a révélé au grand public la person­na­lité de l’an­cienne gamine pauvre de Slové­nie, deve­nue First lady-to-be, mais elle a égale­ment fait la lumière sur les problèmes du couple. En juillet, le plagiat d’un discours de Michelle Obama lu par Mela­nia lors d’un meeting de son mari avait bien failli lui causer l’échec de Donald. S’en sont suivis les mensonges déce­lés sur le CV offi­ciel de la préten­due diplô­mée en design et archi­tec­ture. Bien que dévouée à l’homme qui a changé sa vie, Mela­nia Trump a déclaré qu’elle “n’est pas toujours d’ac­cord avec ce qu’il raconte”. Elle a ainsi jugé “inac­cep­table et offen­santes” les décla­ra­tions miso­gynes de Donald Trump, rendues publiques pendant la campagne. Enfin, le malaise entre mari et femme a atteint son apogée quand, le soir de son élec­tion, Donald Trump n’a accordé à son épouse qu’une acco­lade peu chaleu­reuse. Pas de trai­te­ment de faveur et encore moins de baiser sur la bouche pour Mela­nia qui semblait pour­tant espé­rer un peu plus de tendresse de son homme.

Jugée défa­vo­rable à l’image de son mari par certains commen­ta­teurs, Mela­nia Trump pour­rait être écar­tée au fur et à mesure de la prési­dence de Donald. Une rupture inévi­table?

Gala.fr par Laure CosteyLaure Costey