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Mela­nia et Donald Trump: leur couple loin d’être au beau fixe

novembre 21, 2016

 

Les époux prennent de plus en plus de distance

 

Dans quelques semaines, Donald Trump entrera en fonc­tion à Washing­ton. Si le futur président améri­cain ne boude pas son plai­sir d’in­ves­tir la Maison Blanche, son épouse, elle, préfé­re­rait rester à New York. Un nouveau signe d’éloi­gne­ment pour un couple en crise?

La malé­dic­tion prési­den­tielle qui a touché Nico­las Sarkozy et Céci­lia, serait-elle en train de s’abattre sur Donald Trump et Mela­nia? Lors de sa campagne élec­to­rale, le président français et son épouse vivaient déjà une période de crise qui s’est ache­vée par un divorce quelques semaines après leur entrée à l’Ely­sée. Aux États-Unis, la version offi­cielle veut que Donald Trump et Mela­nia forment un couple solide et amou­reux. Cepen­dant, plusieurs signes semblent indiquer que rien ne va plus plus entre le Répu­bli­cain et la mysté­rieuse slovéno-améri­caine.

Mela­nia Trump a d’ailleurs fait savoir qu’elle ne s’instal­le­rait pas (pour le moment) à la Maison Blanche. Offi­ciel­le­ment, la future First lady ne souhai­te­rait pas pertur­ber la scola­rité de son fiston, Barron, inscrit dans une école privée de New York. Or Il se murmure qu’en réalité,l’ex-mannequin ne voudrait en aucun cas aban­don­ner son triplex sur la pres­ti­gieuse Cinquième avenue. Inter­rogé sur l’ab­sence de sa femme et leur fils à ses côtés à Washing­ton, Donald Trump a répondu qu’ils arri­ve­raient: “très bien­tôt, quand il (Barron) aura fini les écoles”. Le succes­seur de Barack Obama n’a pas précisé cepen­dant s’il s’agis­sait de la fin de l’an­née scolaire en cours ou d’une autre échéance incon­nue…

Cette nouvelle distance annon­cée entre Donald et Mela­nia Trump serait-elle le signe avant coureur d’une rupture? La campagne prési­den­tielle a révélé au grand public la person­na­lité de l’an­cienne gamine pauvre de Slové­nie, deve­nue First lady-to-be, mais elle a égale­ment fait la lumière sur les problèmes du couple. En juillet, le plagiat d’un discours de Michelle Obama lu par Mela­nia lors d’un meeting de son mari avait bien failli lui causer l’échec de Donald. S’en sont suivis les mensonges déce­lés sur le CV offi­ciel de la préten­due diplô­mée en design et archi­tec­ture. Bien que dévouée à l’homme qui a changé sa vie, Mela­nia Trump a déclaré qu’elle “n’est pas toujours d’ac­cord avec ce qu’il raconte”. Elle a ainsi jugé “inac­cep­table et offen­santes” les décla­ra­tions miso­gynes de Donald Trump, rendues publiques pendant la campagne. Enfin, le malaise entre mari et femme a atteint son apogée quand, le soir de son élec­tion, Donald Trump n’a accordé à son épouse qu’une acco­lade peu chaleu­reuse. Pas de trai­te­ment de faveur et encore moins de baiser sur la bouche pour Mela­nia qui semblait pour­tant espé­rer un peu plus de tendresse de son homme.

Jugée défa­vo­rable à l’image de son mari par certains commen­ta­teurs, Mela­nia Trump pour­rait être écar­tée au fur et à mesure de la prési­dence de Donald. Une rupture inévi­table?

Gala.fr par Laure CosteyLaure Costey

États-Unis: Voici le futur manoir de la famille Obama

novembre 19, 2016

A l'adresse 2446 rue Belmont, à Washington, les nouveaux occupants s'appelleront Obama.

A l’adresse 2446 rue Belmont, à Washington, les nouveaux occupants s’appelleront Obama. MaxPPP/dpa/picture-alliance

Le 20 janvier 2017, Barack Obama, sa femme et ses deux filles quitteront la Maison Blanche pour s’installer dans un quartier résidentiel de Washington.

Le déménagement est proche pour les Obama. A compter de l’investiture de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, le 20 janvier 2017, l’ancien président Barack Obama, sa femme et ses deux filles devront faire leurs valises. Ils quitteront la Maison Blanche pour laisser la place au républicain et à sa famille, mais ils n’iront pas bien loin.

Comme le rapporte Business Insider, leur nouveau foyer se situe dans le quartier résidentiel de Kalorama à Washington. Il leur faudra environ 13 minutes en voiture pour rejoindre leur nouveau manoir depuis la Maison Blanche, selon l’itinéraire le plus rapide proposé par Google Maps.

 

La Maison Blanche est à seulement 13 minutes en voiture du futur manoir des Obama

La Maison Blanche est à seulement 13 minutes en voiture du futur manoir des Obama. Google Maps

Le couple Obama souhaitait en effet rester dans la capitale, le temps que leur fille cadette, Sasha, termine le lycée.

20 500 euros par mois

Construite en 1928, leur nouvelle maison de 2500 mètres carrés compte neuf chambres et autant de salles de bain. Une luxueuse cuisine, une grande salle à manger, un dressing, deux garages, une cour, un jardin… Ce n’est pas la Maison Blanche, mais ça devrait suffire.

La maison appartient à Joe Lockhart, ancien attaché de presse à la Maison Blanche de Bill Clinton, et sa femme Giovanna Gray. Ils l’avaient achetée en 2014 pour presque 5 millions d’euros. En mai 2016, Politicoavait déjà annoncé qu’elle deviendrait le nouveau foyer des Obama, qui devront s’acquitter d’un loyer mensuel de 20 500 euros.

Lexpress.fr

Congo : convoqué à Washington dans l’affaire Commisimpex, le ministre des Finances Calixte Ganongo ne fait pas le déplacement

octobre 27, 2016

Une affiche du président sortant candidat à sa propre succession, Denis Sassou Nguesso. © DR

Attendu au cabinet des avocats de Commisimpex à Washington mercredi pour témoigner, Calixte Ganongo, ministre congolais des Finances, n’a pas fait le déplacement. C’est le nouvel épisode d’un feuilleton judiciaire interminable entre Brazzaville et la société de Mohsen Hojeij.

Le contraire aurait surpris le cabinet White & Case à Washington. Les avocats de la société Commisimpex y attendaient, ce mercredi 26 octobre, Calixte Ganongo. Le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public du Congo-Brazzaville s’était vu en effet délivrer une convocation lors de son récent séjour dans la capitale américaine, il y a vingt jours.

Depuis près de 30 ans, un litige oppose l’État congolais et la société de l’homme d’affaires anglo-libanais Mohsen Hojeij. Celle-ci affirme avoir « conclu d’importants contrats d’infrastructures avec le gouvernement de la République du Congo dans les années 1980 pour lesquels elle n’a jamais été payée ».

Il s’agirait entre autres de travaux de réfection et d’assainissement des camps militaires, de construction de « villages pour travailleurs », de réhabilitation de palmeraies, notamment à Etoumbi (Cuvette-Ouest), dans le nord-ouest du pays.

« Calixte Ganongo n’est pas visé à titre personnel »

Pour tenter de recouvrer sa créance, estimée par le cabinet d’audit Mazart à 986 millions d’euros au 15 octobre 2016, Commisimpex s’est tourné vers plusieurs instances judiciaires. Avec son associé américain John Anton Grosso, Mohsen Hojeij a saisi deux tribunaux fédéraux de Washington qui lui ont donné raison en 2015. Des juridictions en France – décisions rendues sous l’égide de la Cour internationale d’arbitrage de la chambre de commerce internationale en 2000 et en 2013 -, au Royaume-Uni, en Belgique et en Suède ont également abondé dans ce sens.

« [Aujourd’hui] le but de notre démarche est d’obtenir la collaboration de tiers témoins afin de pouvoir identifier les actifs de l’État congolais », explique à Jeune Afrique Jacques-Alexandre Genet, l’un des avocats de Commisimpex qui suit le dossier en France. « Ce n’est donc pas le ministre Calixte Ganongo qui est visé à titre personnel, mais s’il ne défère pas à la convocation, il pourra éventuellement faire l’objet d’une sanction judiciaire, et le juge pourrait le contraindre à se présenter pour témoigner », avertit l’avocat.

Très proche du président Denis Sassou Nguesso, Calixte Ganongo est connu à Brazzaville comme un homme d’affaires influent. Il a également occupé quelques responsabilités au sein de la Société nationale des pétrole du Congo (SNPC).

Trois convocations, zéro comparution

Avant Calixte Ganongo, le cabinet White & Case avait déjà délivré des convocations similaires aux deux personnalités du Congo-Brazzaville de passage à Washington : d’abord à la première dame Antoinette Sassou Nguesso le 9 juin, puis le 19 septembre à Denis Christel Sassou Nguesso, fils du chef de l’État congolais. Comme le ministre des Finances, les deux proches du président Denis Sassou Nguesso ne s’étaient pas présentés le jour de la convocation.

Il est hors de question que les autorités congolaises répondent à des convocations d’un cabinet d’avocats

« Cette affaire ressemble de plus en plus à un harcèlement judiciaire », tonne une source gouvernementale à Brazzaville qui remet même en cause le montant du litige « qui ne fait que gonfler tous les ans ». À l’en croire, « Brazzaville continue à considérer que le règlement de ce litige doit être soumis à un tribunal : il est hors de question que les autorités congolaises répondent à des convocations d’un cabinet d’avocats ! »

En attendant, Commisimpex dit avoir demandé des « sanctions contre l’État congolais aux États-Unis et procède à des mesures d’exécution dans plusieurs pays étrangers ». Mais « la grande difficulté demeure l’identification des biens de la République du Congo à l’étranger pour les saisir », relève une source proche du dossier.

« Si nous avions connaissance d’un compte bancaire de l’État congolais avec un milliard de dollar, nous ne serions pas là en train d’envoyer ces citations à comparaître », confirme Me Jacques-Alexandre Genet. Une certitude : le feuilleton judiciaire Brazzaville-Commisimpex est encore loin son épilogue.

Jeuneafrique.com par Trésor Kibangula

Washington veut isoler l’EI à Raqa parallèlement à la bataille de Mossoul

octobre 23, 2016

Erbil (Irak) – Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter a plaidé dimanche pour une opération isolant le groupe Etat islamique (EI) dans son fief de Raqa en Syrie simultanément à l’offensive en cours contre Mossoul, dernier grand bastion de l’EI en Irak.

Nous voulons voir une opération d’isolement (de l’EI) à Raqa dès que possible, a déclaré M. Carter lors d’une visite dans la région autonome du Kurdistan irakien.

Nous travaillons avec nos partenaires là-bas (en Syrie) pour mettre en oeuvre une telle opération, a précisé M. Carter.

Il y aura une certaine simultanéité dans les deux opérations, a-t-il insisté, en faisant allusion à l’offensive de Mossoul.

Les Etats-Unis sont à la tête d’une coalition internationale regroupant une soixantaine de pays pour lutter contre les jihadistes de l’EI en Irak et en Syrie. Cette coalition mène des frappes aériennes dans ces deux pays et entraîne des forces engagées dans les combats contre l’EI.

Si le groupe extrémiste perdait Mossoul en Irak, il ne contrôlerait plus que Raqa dans le nord de la Syrie comme grande ville.

Le président français François Hollande et son chef de la diplomatie Jean-Marc Ayrault ont souligné à plusieurs reprises ces derniers jours la nécessité de préparer la bataille pour reprendre Raqa, d’où ont été planifiés certains des attentats ayant ensanglanté la France depuis un an.

Le chef du Pentagone a répondu à ces préoccupations, soulignant que la destruction des capacités de planification d’attentats de l’EI restaient la plus haute priorité de la coalition.

Nous réussissons de mieux en mieux dans ce domaine, a-t-il indiqué, en allusion aux éliminations récentes de plusieurs dirigeants de l’EI.

Et Mossoul va nous aider pour cela, a-t-il ajouté. Avec la conquête de la ville, nous aurons plus de renseignements, plus d’informations qui donneront de nouvelles opportunités pour attaquer les planificateurs d’attentats, a-t-il dit.

Et plus nous réduisons le territoire des jihadistes, et moins ils sont libres d’orchestrer une attaque complexe, a-t-il dit.

Après avoir conquis de manière éclair de vastes territoires ne Irak et en Syrie en 2014, l’EI a perdu du terrain et de nombreuses grandes villes comme Fallouja et Ramadi en Irak.

Selon M. Carter, l’idée d’un parallélisme entre des opérations à Mossoul et à Raqa fait partie de nos plans depuis un bon moment.

Pour Mossoul, l’opération est menée en collaboration avec l’armée irakienne et les troupes de la région autonome kurde du nord du pays.

En Syrie, déterminer quelles forces au sol pourraient mener une telle opération risque en revanche d’être un casse-tête.

Washington a jusque là soutenu des forces kurdes et des groupes rebelles face à l’EI. Mais le régime du président syrien Bachar al-Assad, appuyé par la Russie et décrié par Washington, revendique aussi un rôle dans la lutte contre les jihadistes.

Romandie.com avec(©AFP / 23 octobre 2016 20h36)

Paix dans la Région des Grands Lacs : Comment Washington entend coincer Sassou-Nguesso

août 2, 2016

 

Les Américains veulent-ils utiliser le dictateur comme un kleenex avant de le jeter quand il sera hors d’usage ? La question mérite d’être posée car les relations entre Brazzaville et Washington sont, toujours et encore, exécrables au point où, l’année dernière, le dictateur avait tenté (essayé) de déclarer l’ambassadrice des Etats-Unis au Congo, Stéphanie S. Sullivan, persona non grata, avant de très vite se raviser, après avoir constaté qu’il n’était pas dans son intérêt (d’homme tout court) de défier John Kerry. Après son maintien au forceps à la tête de l’Etat, Sassou se sait en danger (permanent), et n’est guère à l’abri d’une (désagréable) surprise, qui peut, aussi, être une révolution du palais.

En recevant Thomas Perello, lundi, 1er août, le dictateur a pu revoir sa bête noire, l’ambassadrice Sullivan, qui était bien présente dans la délégation qui accompagnait son compatriote. Mais, manquait, curieusement, à l’appel, le ministre congolais des Affaires étrangères, Jean Claude Gakosso, celui-là même qui avait voulu se mesurer à plus fort que lui : Gakosso avait, finalement, ramassé, coup sur coup, deux gamelles (diplomatiques) en demandant (sans succès) le rappel des deux femmes les plus puissantes du Congo : l’ambassadrice des Etats-Unis et sa consoeur de l’Union européenne, Saskia de Lang. Depuis cette déconfiture, le bien piètre chef de la diplomatie congolaise a disparu de l’espace visuel de ces deux diplomates occidentales. Il lui appartient, maintenant, de reprendre son courage à deux mains, pour normaliser leurs relations. Mais pour le moment, son (petit) ego ne le lui permet pas encore.

Envoyé spécial de Barack Obama dans la Région des Grands Lacs, Thomas Perello aurait été mandaté auprès du dictateur, par le gouvernement américain pour solliciter ses bons offices dans les crises, qui secouent la région des Grands Lacs. Mais pourquoi solliciter Sassou quand les Américains savent, pertinemment, qu’il fait partie de ceux qui ont pesé pour que le président du Burundi, Pierre Nkurunziza, s’octroie un troisième mandat (anticonstitutionnel), et qu’il est en train de prodiguer le même type de conseils à Joseph Kabila ? Selon nos informations, la réponse se trouve dans la question. C’est justement parce que Sassou constitue le facteur bloquant (dans la sous-région) que Washington entend l’associer au processus en le responsabilisant. Au regard de sa très fragile position actuelle sur le plan international où sa réélection avait été fortement condamnée par le département d’Etat, il appartiendra au dictateur de bien manoeuvrer, sachant que le dossier RDC qui fait faire un deuxième voyage à Thomas Perello, auprès de Sassou, après celui du 11 juillet dernier, est, directement, piloté par John Kerry lui-même. Ce dernier avait, d’ailleurs, effectué le déplacement de Kinshasa, le 4 mai 2014, pour rencontrer Joseph Kabila (notre photo), et lui demander, publiquement, de respecter la constitution.

Contrairement à ce que dit un communiqué de Mpila, qui grandit, énormément, le rôle de Sassou dans la sous-région, alors qu’il n’en est rien de tout cela, le dictateur est, toujours, aussi mal aimé par Oncle Sam qu’avant. Pour être complet dans l’état de leurs relations, il faut préciser que Washington attend de lui qu’il favorise, rapidement, l’organisation d’un dialogue inclusif, franc et sincère avec l’opposition et la société civile.

Afriqueeducation.com

Premier pas de Trump et des républicains vers la « réunification »

mai 12, 2016

Le candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump a commencé à rencontrer jeudi à Washington les chefs de son parti. Certains d’entre eux traînent des pieds pour le soutenir à la présidentielle, au terme de primaires dont les plaies restent béantes.

La rencontre a été « excellente », s’est félicité le président du parti républicain Reince Priebus, qui soutient M. Trump, après avoir discuté avec lui. « Ce fut un pas en avant très positif vers l’unité du parti », a tweeté M. Priebus, à la tête d’une formation politique très divisée sur son désormais unique prétendant à la présidentielle.

Le cortège du milliardaire est arrivé en avance, peu avant 09h00 (15h00 en Suisse), au siège du parti républicain, immeuble à deux pas du Capitole qui était cerné de dizaines de caméras et de journalistes. Il y a rencontré Paul Ryan, le président de la Chambre des représentants.

M. Trump a salué la presse, sans faire de déclaration. Profitant de cet événement politico-médiatique, une douzaine de manifestants ont arpenté les alentours de l’immeuble, agitant des pancartes telles que « Trump est raciste ».

Divergences profondes
M .Trump ne cherche pas simplement à obtenir une jolie photo de famille. Les divergences sont profondes et les enjeux immenses, à la fois financiers, le parti devant lever des centaines de millions de dollars, et politiques, les républicains craignant de perdre leur majorité au Congrès en novembre.

M. Ryan, un quadragénaire conservateur qui a entrepris en octobre de moderniser l’image du parti républicain, a surpris le monde politique en déclarant la semaine dernière qu’il n’était pas prêt en l’état à soutenir M. Trump. Cette annonce est d’autant plus fracassante qu’il présidera la convention d’investiture de Cleveland, du 18 au 21 juillet.

Gagner à l’ancienne
A ce stade, la perspective d’un candidat dissident à la présidentielle pour sauver l’honneur conservateur s’estompe. Les chefs républicains estiment qu’il y aurait plus à perdre en continuant à diviser le parti qu’en s’accommodant de M. Trump, quitte à le faire seulement pour la forme.

Le problème de responsables comme Mitch McConnell est urgent: comment sauver les meubles et conserver la courte majorité républicaine au Sénat’ Depuis des mois, l’homme fort du Sénat disait espérer que le candidat présidentiel serait consensuel afin de produire un effet d’entraînement sur les candidats sénatoriaux, qui apparaîtront sur les mêmes bulletins de vote le 8 novembre.

Clairement déçu par la victoire de Donald Trump, M. McConnell fait contre mauvaise fortune bon coeur. « La plupart de mes collègues estiment qu’il a gagné à l’ancienne », a dit le cacique mardi. « Nous savons que Hillary Clinton représenterait quatre années supplémentaires de Barack Obama. Cela suffira à unifier les républicains ».

Romandie.com

États-Unis: Barack Obama espère laisser en héritage le souci de la sûreté nucléaire

avril 2, 2016

Un débat lors du sommet sur la sûreté nucléaire à Washington le 1 avril 2016.
Un débat lors du sommet sur la sûreté nucléaire à Washington le 1 avril 2016. ALEX WONG / AFP
A l’instant de conclure le quatrième sommet de sa présidence consacré à la sûreté nucléaire, vendredi 1er avril, à Washington, Barack Obama a souhaité la poursuite d’un effort mondial exigeant. « Le travail pour éviter une attaque nucléaire est loin d’être achevé », a-t-il assuré. Le président des Etats-Unis a d’ailleurs répété ce qu’il avait dit en esquissant l’objectif d’un monde débarrassé de ses armes nucléaires lors d’un discours prononcé à Prague, le 5 mars 2009, convaincu qu’il ne verra peut-être pas sa concrétisation « de [son] vivant ». « Nous avons commencé », s’est-il félicité.

M. Obama a souhaité que la personne qui lui succédera à la Maison-Blanche, le 20 janvier, prolonge son initiative compte tenu de la permanence de cette menace. Il a assuré, vendredi, que les quatre sommets avaient permis de mettre sur pied « une architecture » pérenne reposant notamment sur les Nations unies, l’Agence internationale de l’énergie nucléaire et Interpol.

Barack Obama a rencontré le président chinois, Xi Jinping, pour lui demander une nouvelle fois de faire pression sur Pyongyang

Jeudi, les réunions tenues par le président avec ses homologues de Chine, de Corée du Sud et le premier ministre du Japon avaient rappelé que le spectre atomique, en l’occurrence en Corée du Nord, restait bien présent. Barack Obama a promis « l’unité » à ses alliés sud-coréen et japonais afin de « [se] défendre contre les provocations nord-coréennes ». Et c’est dans le même esprit que M. Obama a rencontré le président chinois, Xi Jinping, pour lui demander une nouvelle fois de faire pression sur Pyongyang.

Le lendemain, c’est une autre menace qui a été évoquée avec les représentants d’une cinquantaine de pays. Cette menace, M. Obama l’avait sans doute moins à l’esprit en 2009 : celle de groupes terroristes cherchant à se procurer des matériaux radioactifs pour fabriquer des « bombes sales ». « Il n’y a pas de doute que si ces fous avaient l’occasion de mettre la main sur une bombe nucléaire ou sur des matériaux radioactifs, ils les utiliseraient pour tuer autant d’innocents que possible », a mis en garde le président des Etats-Unis en faisant allusion à l’organisation Etat islamique (EI), dont une cellule belge avait espionné un expert nucléaire du pays. M. Obama s’est félicité qu’« heureusement, grâce à nos efforts coordonnés, aucun groupe terroriste n’a réussi jusqu’à présent à acquérir une arme nucléaire » ou un tel engin.

Moscou a boudé la réunion

Barack Obama répond à la presse, lors du sommet sur la sûreté nucléaire, vendredi 1er avril, à Washington.
Barack Obama répond à la presse, lors du sommet sur la sûreté nucléaire, vendredi 1er avril, à Washington. Alex Brandon/AP

La permanence de ces deux menaces a relativisé, à Washington, le résultat obtenu en matière de prolifération grâce à l’accord conclu avec l’Iran le 14 juillet 2015, qui doit mettre fin au programme controversé de Téhéran. D’autant que le projet de réduction des deux plus importants arsenaux, américain et russe, piétine. Moscou a d’ailleurs choisi de bouder la réunion de Washington. Optimiste, M. Obama a cependant voulu mettre en avant les progrès opiniâtres qui, a-t-il regretté, font rarement les unes des journaux, énumérant les zones géographiques désormais vierges de toutes formes de matériaux radioactifs.

Il a rappelé également que le sommet de Washington avait entraîné de nouvelles ratifications d’une convention sur la protection physique des matières et des installations nucléaires amendée pour obliger les Etats à protéger ces sites et ce type de matériaux. Ces ratifications devraient permettre l’entrée en vigueur prochaine du dispositif.

Quelques jours avant le sommet, le favori à la primaire républicaine, Donald Trump, s’était signalé par des prises de position iconoclastes sur le nucléaire. Le milliardaire s’était, en effet, dit favorable, lors d’une rencontre avec le New York Times le 25 mars, à ce que la Corée du Sud et le Japon développent leur propre arsenal pour se défendre contre la Corée du Nord. Interrogé à ce propos, M. Obama s’est montré vendredi particulièrement cinglant. « Les déclarations auxquelles vous faites référence, que nous disent-elles ? Elles nous disent que la personne qui les a prononcées ne connaît pas grand-chose à la politique étrangère ou à la politique nucléaire ou à la péninsule coréenne, ou au monde en général », a-t-il assuré. « Notre alliance avec le Japon et la Corée du Sud est au cœur de notre politique de défense et un élément central de notre politique en Asie. Vous ne jouez pas avec ça », a-t-il insisté.

Lemonde.fr par Gilles Paris (Washington, correspondant)
Journaliste au Monde

Centrafrique: si les faits étaient confirmés, l’honneur de la France serait engagé

avril 1, 2016

Washington – Le président français François Hollande a déclaré vendredi à Washington que si les allégations d’abus sexuels innommables visant des soldats français engagés en Centrafrique étaient confirmées, c’est l’honneur de la France qui serait engagé.

On ne peut pas et je ne peux pas accepter qu’il y ait la moindre tache sur la réputation de nos armées, c’est-à-dire de la France, a insisté le chef de l’Etat et des armées lors d’une déclaration à la presse en marge d’un sommet sur la sûreté nucléaire.

Ce serait l’honneur de la France qui serait engagé et c’est pourquoi la plus grande exigence de vérité et la plus grande affirmation du refus de toute impunité doivent être exprimées aujourd’hui par la voix du chef de l’Etat, a poursuivi François Hollande.

Des allégations ont été proférées sur des abus sexuels innommables auxquels se seraient livrés des éléments venant de l’opération Sangaris et des Nations unies, a-t-il rappelé.

François Hollande a également rappelé qu’il s’en était entretenu quelques minutes auparavant avec le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon.

Nous avons exprimé notre volonté que toute la lumière soit faite, que la vérité puisse être établie et que la justice puisse être saisie et rendre, si les faits étaient confirmés, des sanctions exemplaires car il ne peut pas y avoir d’impunité, a-t-il insisté.

Ces sanctions seraient d’autant plus nécessaires selon lui que la France a pour ses armées la plus grande reconnaissance et la plus grande estime.

Nos armées ont fait un travail remarquable en Centrafrique, a ainsi souligné le président Hollande, affirmant que grâce à elles et grâce aux Nations unies, des massacres ont pu être évités, la sécurité a pu être rétablie et des élections ont pu se tenir de manière transparente et pluraliste.

Je veux saluer l’opération Sangaris sans laquelle la Centrafrique serait aujourd’hui un champ de ruines, a-t-il ajouté.

Les autorités françaises ont été informées qu’une équipe de l’ONU avait reçu des rapports selon lesquels des soldats français de Sangaris auraient forcé des jeunes filles à avoir des rapports sexuels avec des animaux en échange d’une somme d’argent.

Romandie.com avec(©AFP / 01 avril 2016 21h27)

Congo: Washington condamne l’agression de journalistes de l’AFP et du Monde

mars 24, 2016

Washington – La diplomatie américaine a explicitement condamné jeudi l’agression dont ont été victimes la veille à Brazzaville des journalistes du journal Le Monde et de l’AFP couvrant l’élection présidentielle au Congo, Washington exigeant que soit respectée la liberté d’expression.

Dans la foulée de l’agression le 23 mars de journalistes du Monde et de l’Agence France-Presse, nous appelons le gouvernement de la République du Congo à assurer le respect des libertés d’expression, de rassemblement et de mouvement, a écrit dans un communiqué le porte-parole du département d’Etat Mark Toner.

Le responsable américain a également exhorté les forces de sécurité à rester professionnelles et à continuer de faire preuve de retenue.

Les trois journalistes, accrédités pour couvrir l’élection présidentielle de dimanche au Congo, ont été agressés par quatre individus en civil alors qu’ils sortaient du domicile du candidat de l’opposition Jean-Marie Michel Mokoko. Ce dernier venait de contester devant la presse les résultats préliminaires officiels du scrutin, donnant vainqueur le président sortant Denis Sassou NGuesso avec plus de 67% des voix.

Les hommes se sont présentés comme des policiers, mais ont refusé de leur montrer leurs cartes professionnelles. Ils ont molesté les journalistes, frappant notamment au visage un reporter de l’AFP.

Paris a demandé des explications au Congo, selon le Quai d’Orsay.

Sur la victoire proprement dite du président Sassou NGuesso, le département d’Etat est resté très sobre, disant prendre note des résultats de l’élection présidentielle annoncés par le ministère de l’Intérieur congolais.

En attendant la proclamation des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle, nous appelons tous les candidats et leurs partisans à rester calmes.

Les Etats-Unis demeurent préoccupés par (le manque de) transparence et la crédibilité du processus électoral, notamment sur des informations concernant des irrégularités et sur le blocage prolongé des communications, a encore protesté M. Toner, dont le gouvernement avait déjà exprimé, la semaine dernière avant le scrutin, les mêmes inquiétudes.

Les Etats-Unis ont adopté une position de principe sur les dirigeants de pays africains, réclamant qu’ils ne modifient pas leurs Constitutions pour faire plus de deux mandats présidentiels.

Washington s’est ainsi insurgé contre les changements constitutionnels au Burundi et au Rwanda.

Romandie.com avec(©AFP / 24 mars 2016 20h39)

USA: Trump défait dans le Wyoming et à Washington

mars 13, 2016

Washington – Le milliardaire Donald Trump a perdu samedi les caucus républicains dans l’Etat du Wyoming et la capitale, Washington, mais reste toujours en pole position dans la course à l’investiture pour l’élection présidentielle de novembre.

Au Wyoming, le sénateur du Texas Ted Cruz a remporté neuf des 12 délégués qui étaient à conquérir dans cet Etat de l’ouest des Etats-Unis, avec environ 66% des voix, loin devant le sénateur de la Floride Marco Rubio (19,5%) et Donald Trump (7,2%);

Dans la capitale fédérale, microcosme politique plus favorable aux démocrates qu’aux républicains au cours d’élections nationales, Marco Rubio a coiffé au poteau le gouverneur de l’Ohio John Kasich au 37,3% des voix contre 35,5% pour ce dernier, devant un Trump en troisième place avec 13,8%.

Cette victoire de Marco Rubio, candidat pressenti de l’establishment du Parti républicain, lui confère dix des 19 délégués en jeu à Washington, contre neuf pour John Kasich, laissant ainsi bredouille Donald Trump dont les derniers récents meetings ont été émaillés de violences.

Malgré ces deux défaites, Donald Trump conserve une forte avance en termes de délégués dans la course à l’investiture républicaine qui s’intensifie à l’approche du super mardi bis.

Cinq grands Etats (Floride, Illinois, Missouri, Ohio, Caroline du Nord) votent mardi pour les primaires, une journée qualifiée de super mardi en raison de son important enjeu.

Cette soirée des primaires est aussi cruciale pour les deux aspirants démocrates à la Maison Blanche, Hillary Clinton et Bernie Sanders.

Mme Clinton, qui dispose d’une confortable avance en terme de délégués jusqu’à présent, a d’ailleurs remporté samedi les premiers caucus démocrates dans les îles Mariannes du Nord, un territoire américain dans le Pacifique.

L’ancienne secrétaire d’Etat a ainsi mis la main sur quatre délégués contre deux pour le sénateur du Vermont Bernie Sanders.

Romandie.com avec(©AFP / 13 mars 2016 08h45)