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Assange risque de se suicider s’il est extradé, insiste sa défense

octobre 28, 2021
Assange risque de se suicider s'il est extrade, insiste sa defense
Assange risque de se suicider s’il est extradé, insiste sa défense© AFP/Tolga Akmen

La défense de Julian Assange a insisté jeudi sur le risque de suicide du fondateur de WikiLeaks en cas d’extradition vers les Etats-Unis, malgré les assurances de Washington sur le sort qui lui serait réservé.

L’Australien de 50 ans risque 175 ans de prison aux Etats-Unis, où il est poursuivi pour avoir publié des centaines de milliers de documents classifiés.

Au deuxième jour de l’examen devant la Haute-Cour de Londres de l’appel américain, ses avocats ont plaidé que les nouveaux éléments apportés ne justifiaient aucunement de revenir sur le refus de l’extrader.

Pour essayer de convaincre les hauts magistrats londoniens, les Etats-Unis ont contesté mercredi le risque de suicide d’Assange.

Ils ont insisté sur les assurances de Washington que Julian Assange ne serait pas incarcéré au redouté centre pénitentiaire ADX Florence, dans le Colorado, surnommé l' »Alcatraz des Rocheuses », et où sont détenus à l’isolement quasi-total des membres d’Al Qaïda.

Les Etats-Unis espèrent faire annuler la décision de la juge Vanessa Baraitser, qui avait refusé l’extradition en raison du risque de suicide et de la détérioration de la santé mentale d’Assange dans le système judiciaire américain.

Pour appuyer sa décision, elle avait notamment mis en avant l’incapacité des Etats-Unis à empêcher le suicide du financier américain Jeffrey Epstein, accusé d’un trafic sexuel de mineures.

« Modérément déprimé »

« Ces conclusions découlent avant tout de la nature des troubles mentaux de M. Assange et sa crainte d’être extradé étant donné le caractère exceptionnel de son dossier », a déclaré l’avocat du fondateur de Wikileaks, Edward Fitzgerald.

« Rien n’indique que ces facteurs aient aucunement changé avec ces assurances », a-t-il plaidé.

Julian Assange a refusé de comparaître jeudi, après avoir participé à une partie des débats en visioconférence depuis la prison de haute-sécurité de Belmarsh où il est détenu depuis deux ans et demi.

Il a été arrêté par la police britannique en avril 2019 après avoir passé sept ans à l’ambassade d’Equateur à Londres, où il s’était réfugié alors qu’il était en liberté sous caution. Il craignait une extradition vers les États-Unis ou la Suède, où il a fait l’objet de poursuites pour viol, depuis abandonnées.

Il est poursuivi pour avoir diffusé, à partir de 2010, plus de 700.000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan.

Mercredi, l’avocat représentant le gouvernement américain, James Lewis, a assuré que Julian Assange ne présentait « aucun antécédent de maladie mentale grave et durable », affirmant que même les experts mandatés par sa défense ne le trouvaient que « modérément déprimé ».

« Boule de cristal »

Il a affirmé que l’Australien avait « toutes les raisons d’exagérer ses symptômes » et mis en garde contre une décision reposant sur des prédictions faites dans une « boule de cristal » concernant son sort en cas d’extradition.

Il avait également insisté sur le fait que le psychiatre Michael Kopelman a trompé la justice en « dissimulant » le fait que son client était devenu père de deux enfants avec son avocate Stella Moris alors qu’il était cloîtré à l’ambassade d’Equateur à Londres.

Selon l’avocat de Julian Assange, les assurances apportées par les Etats-Unis n’excluent pas son incarcération dans une prison de très haute sécurité aux Etats-Unis et il n’existe « aucun fondement fiable » pour infirmer le refus d’extradition.

Il existe selon lui « un grand risque de suicide quelles que soient les mesures », a-t-il fait valoir, expliquant qu' »aucune erreur de droit n’a été identifiée » dans l’approche de la juge Baraitser.

A l’issue des débats, la Haute-Cour mettra sa décision en délibéré pendant plusieurs semaines. Mais la bataille judiciaire est loin d’être terminée.

Si les Etats-Unis obtiennent gain de cause, la décision de janvier sera annulée et la justice de nouveau amenée à trancher. Et quel que soit le perdant, il a la possibilité de demander à saisir la Cour suprême britannique.

Par Le Point avec AFP

Julian Assange entendu par un juge espagnol comme victime présumée d’espionnage

décembre 20, 2019

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange a été entendu ce vendredi par un juge espagnol à propos de sa plainte contre une compagnie de sécurité espagnole, qu’il accuse de l’avoir espionné pour le compte des Etats-Unis quand il était réfugié dans l’ambassade d’Equateur à Londres.

Le cybermilitant australien de 48 ans est détenu à Londres dans l’attente d’une audience en février sur sa possible extradition vers les États-Unis. Il encourt là-bas une peine allant jusqu’à 175 ans d’emprisonnement pour avoir publié des documents secrets américains sur le site de Wikileaks. Selon un communiqué de ses avocats, l’espionnage dont il aurait fait l’objet montre qu’il est d’autant plus nécessaire que «la justice britannique décide de refuser la remise (de Julian Assange) aux Etats-Unis, où il n’existe aucune garantie» pour lui.

Pour parler au juge d’instruction espagnol par vidéoconférence, il a été transféré de la prison de Belmarsh, dans le sud de Londres, à un tribunal de Westminster. Devant le bâtiment, des manifestants portant des masques à son effigie réclamaient sa libération.

Micros et caméras jusque dans les toilettes

Julian Assange assure avoir été victime pendant des années d’un système d’espionnage organisé par la société de sécurité Undercover Global (UC Global) de l’Espagnol David Morales. Le juge d’instruction de la haute cour espagnole cherche à savoir si Undercover Global Ltd, chargée par l’Equateur d’assurer la sécurité de son ambassade londonienne entre 2015 et 2018, a obtenu frauduleusement sur Assange des informations ensuite transmises aux Etats-Unis. Selon sa plainte, des micros et caméras étaient cachés jusque dans les toilettes pour femmes où l’Australien organisait beaucoup de réunions par souci de confidentialité.

Ses avocats affirment disposer «d’énormément de preuves», données de la compagnie et témoignages d’anciens employés. «La plainte qui fait l’objet d’une enquête en Espagne soutient que Julian Assange a été l’objet d’une ingérence massive (…) de la part des autorités nord-américaines», selon leur communiqué.

Accusé de viol

En 2010, Wikileaks avait publié plus de 700.000 documents confidentiels sur les activités militaires et diplomatiques américaines, évoquant notamment des violations des droits humains commis par les Etats-Unis, dont des assassinats passés sous silence de civils irakiens.

En 2012, Julian Assange s’était réfugié dans l’ambassade d’Equateur à Londres pour éviter son extradition vers la Suède où il était accusé de viol, des poursuites depuis abandonnées. Après sept ans, la police britannique l’en a délogé le 11 avril 2019, quand Quito a retiré sa protection. Il purge 50 semaines de prison pour avoir violé les conditions de sa liberté provisoire quand il s’était réfugié à l’ambassade.

Par Le Figaro.fr avec AFP

WikiLeaks: l’audience d’extradition de Julian Assange fixée à février 2020

juin 14, 2019

 

L’audience pour étudier la demande d’extradition du fondateur de WikiLeaks Julian Assange vers les Etats-Unis, qui l’accusent d’espionnage, aura lieu fin février, a décidé vendredi un juge du tribunal londonien de Westminster. «Une audience de cinq jours aura lieu en février, probablement à partir du 24 février», a précisé un porte-parole du parquet.

Entre-temps, une audience aura lieu fin octobre pour décider notamment quel tribunal étudiera la demande américaine.

Réfugié pendant près de sept ans à l’ambassade d’Equateur à Londres où il bénéficiait de l’asile politique, M. Assange en a été extrait le 11 avril par la police britannique avec l’aval de Quito. Il a été immédiatement placé en détention puis condamné à une peine de 50 semaines de prison le 1er mai pour violation des conditions de sa liberté provisoire. Vendredi, l’Australien de 47 ans a comparu par visioconférence depuis la prison de haute sécurité de Belmarsh, dans le sud-est de Londres, et dit craindre de passer le restant de ses jours en prison s’il est extradé vers les Etats-Unis.

«175 ans de ma vie sont en jeu», a-t-il déclaré, en référence au cumul des peines encourues pour les différents chefs d’inculpation qui le visent, et dont il a dénoncé la nature en soulignant que WikiLeaks n’était «rien d’autre qu’un éditeur». Une vingtaine de personnes ont manifesté devant le tribunal en brandisssant une banderole «Libérez Julian Assange» et une pancarte «Ce ne sont pas des poursuites mais de la persécution».

Washington accuse Julian Assange d’espionnage et a formellement requis mardi son extradition. Les Etats-Unis lui reprochent d’avoir mis en danger certaines de leurs sources lors de la publication en 2010 par WikiLeaks de 250.000 câbles diplomatiques et d’environ 500.000 documents confidentiels portant sur les activités de l’armée américaine en Irak et en Afghanistan. Ils l’accusent également d’avoir «comploté» avec l’ex-analyste militaire Chelsea Manning, à l’origine de cette fuite sans précédent.

Julian Assange est soupçonné d’avoir «aidé» et «incité» le soldat Manning «à obtenir des informations confidentielles en sachant qu’elles pouvaient être utilisées au détriment des Etats-Unis et à l’avantage d’une nation étrangère», a indiqué fin mai le ministère américain de la Justice, en révélant dix-sept nouveaux chefs d’inculpation.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Un homme accusé d’avoir cherché à vendre des informations sur Assange interrogé en Espagne

mai 3, 2019

 

Un homme accusé d’avoir essayé de vendre des informations sur le fondateur de WikiLeaks Julian Assange, qu’il aurait obtenues via un système de surveillance dans l’ambassade d’Equateur à Londres, a été interrogé par la justice à Madrid, a annoncé vendredi une source judiciaire.

Le suspect, un journaliste, a été arrêté puis interrogé dans la capitale espagnole par un juge madrilène, puis relâché en attendant d’autres investigations, à la suite d’une plainte déposée auprès de la police par la rédactrice en chef de WikiLeaks Kristinn Hrafnsson, a expliqué cette source, qui a refusé d’être identifiée. Plusieurs autres Espagnols affirment disposer de vidéos et de documents personnels sur Julian Assange pendant son long séjour dans la représentation diplomatique équatorienne.

En 2012, l’Australien de 47 ans, qui faisait l’objet de poursuites en Suède pour viol – une affaire depuis classée – s’était réfugié dans l’ambassade d’Equateur à Londres pour éviter d’être extradé vers la Suède et vers les Etats-Unis, en raison de la publication de documents secrets américains par son site internet.

Après sept ans passés dans la représentation diplomatique équatorienne, Julian Assange en a été délogé par la police britannique le 11 avril, avec l’autorisation de Quito.

Il a été condamné mercredi par un tribunal londonien à 50 semaines de prison pour violation des conditions posées à sa liberté provisoire.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Mystère autour de la disparition en Norvège d’un collaborateur de WikiLeaks

septembre 12, 2018

Arjen Kamphuis, expert néerlandais en cybersécurité de 47 ans, a été vu pour la dernière fois le 20 août, quittant son hôtel de Bodø, dans le nord de la Norvège. Photo NTB Scanpix / AFP du 5 septembre 2018. / © NTB Scanpix/AFP/Archives / Per-Inge JOHNSEN

Des effets personnels retrouvés dans un fjord, un téléphone portable localisé à un millier de kilomètres de là… La police cherche à percer le mystère de la disparition en Norvège d’un collaborateur néerlandais de WikiLeaks, une affaire qui entretient les fantasmes sur la toile.

Expert en cybersécurité de 47 ans, Arjen Kamphuis a été vu pour la dernière fois le 20 août, quittant l’hôtel Scandic de Bodø, dans le nord de ce pays scandinave, où il venait de passer des vacances.

Depuis, plus de nouvelles… Arjen Kamphuis n’a pas embarqué dans l’avion qui devait le ramener le 22 août de Trondheim, à plus de 700 kilomètres de Bodø, aux Pays-Bas.

Il n’en fallait pas plus pour que les réseaux sociaux y voient la main de la CIA, de la Russie ou encore une disparition délibérée d’un expert en dissimulation pour réaliser un projet secret au profit de Julian Assange.

Car WikiLeaks décrit l’expert comme un associé de ce dernier, le fondateur australien de cette organisation à la réputation sulfureuse, réfugié depuis six ans dans l’ambassade d’Equateur à Londres pour échapper à des poursuites judiciaires aux Etats-Unis.

WikiLeaks, qui s’est notamment distingué en publiant des documents embarrassants pour la diplomatie et l’armée américaines, a qualifié la disparition d' »étrange ».

Saisie fin août, la police norvégienne dit travailler sur trois théories : une disparition volontaire -y compris un possible suicide-, un accident ou un acte criminel.

« Nous n’avons pas suffisamment progressé dans l’enquête pour pouvoir éliminer ou confirmer une de ces trois théories », a déclaré mercredi à l’AFP l’inspecteur Bjarte Walla. « Nous gardons toutes les possibilités ouvertes ».

– Puzzle complexe –

Les quelques pièces du puzzle recueillies jusqu’à présent par les enquêteurs ajoutent de l’épaisseur à l’énigme.

Un pêcheur a retrouvé mardi soir des objets flottant dans l’eau d’un fjord, à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Bodø, a annoncé la police, qui se dit « sûre qu'(ils) appartiennent au disparu » même si elle refuse d’en divulguer la nature pour les besoins de l’enquête.

Selon elle, le Néerlandais a vraisemblablement pris le 20 août un train reliant Bodø à Rognan, une ligne près de laquelle ces effets ont été découverts. Des opérations de ratissage à terre et dans l’eau sont en cours.

Détail troublant, l’enquête avait auparavant fait apparaître qu’un téléphone attribué à Arjen Kamphuis avait émis un signal dans la soirée du 30 août près de Stavanger (sud-ouest), à plus de 1.000 kilomètres à vol d’oiseau de là.

Des cartes SIM allemande et néerlandaise enregistrées à son nom y avaient été introduites « en l’espace d’une heure », selon la police, qui ne peut cependant affirmer que c’est bien Arjen Kamphuis qui l’avait activé.

Bizarre ? « On peut le dire », reconnaît Bjarte Walla. « Mais on doit garder l’esprit ouvert (…) jusqu’à ce qu’on ait fini d’évaluer les différents renseignements en notre possession et déterminé la façon dont ces renseignements sont liés ou pas entre eux ».

Lundi, deux enquêteurs néerlandais sont arrivés en Norvège pour prêter main forte à leurs collègues norvégiens dans leurs recherches du disparu qui, selon des photos circulant sur les réseaux sociaux, porte de fines lunettes, des cheveux blonds mi-longs et une fine barbe.

Selon une amie d’Arjen Kamphuis, il n’y avait « absolument aucun signe qu’il voulait disparaître ».

« Au contraire, il avait plein de projets tant privés que professionnels », a confié Ancilla van de Leest à l’AFP.

Pour elle, les liens entre Arjen Kamphuis et WikiLeaks ont été « fortement exagérés dans la presse ». « Il aide des organisations en leur fournissant des conseils en sécurité informatique », y compris WikiLeaks, a-t-elle précisé.

Romandie.com avec(©AFP / (12 septembre 2018 15h34)

L’Équateur punit Assange et le prive d’internet dans son ambassade à Londres

mars 28, 2018

Quito – L’Equateur a annoncé mercredi qu’il avait coupé « les systèmes » de communication « avec l’extérieur » de Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks réfugié à l’ambassade équatorienne à Londres depuis 2012, en raison de certaines de ses prises de position qui agacent Quito.

Le gouvernement de Lenin Moreno prévient qu’il pourra adopter « d’autres mesures » si l’Australien venait de nouveau à « manquer à son engagement » de ne pas interférer dans les relations de l’Equateur avec d’autres pays, dont les Etats-Unis.

Quito n’a pas précisé de quelle manière le fondateur de WikiLeaks avait manqué à son « engagement écrit pris avec le gouvernement fin 2017, selon lequel il promettait de ne pas publier des messages constituant une ingérence dans la relation (de l’Equateur) avec d’autre Etats ».

La réaction du pays andin intervient après une série de tweets postés lundi soir par Julian Assange, où il reproche le « timing » de l’expulsion de diplomates russes par des pays occidentaux en réaction à l’empoisonnement d’un ex-agent russe au Royaume-Uni, « 12 heures après l’un des pires incendies d’immeubles de l’histoire post-soviétique », celui d’un centre commercial en Sibérie.

L’Australien s’est attiré mardi les foudres d’un ministre britannique.

« Il est très regrettable que Julian Assange reste dans l’ambassade d’Equateur », a déclaré mardi le secrétaire d’Etat britannique aux Affaires étrangères Alan Duncan devant le Parlement.

« Il est grand temps que ce misérable petit ver de terre sorte de l’ambassade et qu’il se rende à la justice britannique », a-t-il ajouté.

L’Australien de 46 ans avait trouvé asile en juin 2012 dans l’ambassade d’Équateur pour échapper à une extradition vers la Suède où il était recherché depuis fin 2010 pour des accusations de viol et d’agression sexuelle qu’il niait.

Il craint, en cas d’arrestation, d’être extradé et jugé aux États-Unis pour la publication par WikiLeaks en 2010 de nombreux secrets militaires et documents diplomatiques américains.

Malgré l’abandon des poursuites pour viol en mai 2017, un tribunal londonien a refusé en février de lever son mandant d’arrêt au motif qu’il n’avait pas respecté les conditions de sa liberté sous caution.

Le gouvernement équatorien avait annoncé fin février que le projet de médiation proposé au Royaume-Uni pour résoudre le cas de Julian Assange était « au point mort ».

Quito a accordé en décembre la nationalité équatorienne au fondateur de WikiLeaks mais Londres avait refusé de lui reconnaître un statut diplomatique qui lui aurait permis de quitter l’ambassade sans être arrêté par la police britannique.

Romandie.com avec(©AFP / 28 mars 2018 17h04)                                            

Julian Assange est un « misérable petit ver de terre », selon un ministre britannique

mars 27, 2018

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange à Londres, le 3 août 2017 / © AFP/Archives / Justin TALLIS

Le secrétaire d’Etat britannique aux Affaires étrangères Alan Duncan a traité mardi de « misérable petit ver de terre » le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, réfugié depuis près de six ans à l’ambassade d’Equateur à Londres.

« Il est très regrettable que Julian Assange reste dans l’ambassade d’Equateur », a déclaré M. Duncan devant le Parlement britannique.

« Il est grand temps que ce misérable petit ver de terre sorte de l’ambassade et qu’il se rende à la justice britannique », a-t-il ajouté.

Alan Duncan réagissait aux tweets postés lundi soir par le fondateur de WikiLeaks, où il reproche le « timing » de l’expulsion de diplomates russes par des pays occidentaux en réaction à l’empoisonnement d’un ex-agent russe au Royaume-Uni, « 12 heures après l’un des pires incendies d’immeubles de l’histoire post-soviétique », celui d’un centre commercial en Sibérie.

L’Australien de 46 ans avait trouvé asile en juin 2012 dans l’ambassade d’Équateur pour échapper à une extradition vers la Suède où il était recherché depuis fin 2010 pour des accusations de viol et d’agression sexuelle qu’il niait.

Il craint, en cas d’arrestation, d’être extradé et jugé aux États-Unis pour la publication par WikiLeaks en 2010 de nombreux secrets militaires et documents diplomatiques américains.

Malgré l’abandon des poursuites pour viol en mai 2017, un tribunal londonien a refusé en février de lever son mandant d’arrêt au motif qu’il n’avait pas respecté les conditions de sa liberté sous caution.

Le gouvernement équatorien avait annoncé fin février que le projet de médiation proposé au Royaume-Uni pour résoudre le cas de Julian Assange était « au point mort ».

Quito a accordé en décembre la nationalité équatorienne au fondateur de WikiLeaks mais Londres avait refusé de lui reconnaître un statut diplomatique qui lui aurait permis de quitter l’ambassade sans être arrêté par la police britannique.

Romandie.com avec(©AFP / 27 mars 2018 15h32)                

WikiLeaks : Assange accuse la CIA d' »incompétence dévastatrice »

mars 9, 2017

Londres – Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange a accusé jeudi la CIA d' »incompétence dévastatrice » pour avoir stocké des programmes de cyberespionnage dans un seul et même « endroit », après les révélations faites mardi par son organisation.

« C’est un acte d’incompétence dévastatrice d’avoir créé un tel arsenal et de l’avoir conservé au même endroit », a déclaré M. Assange au cours d’une conférence de presse retransmise par vidéo, de l’ambassade d’Equateur à Londres où il est réfugié depuis 2012.

Julian Assange a dit que WikiLeaks allait « travailler » avec les fabricants d’appareils électroniques, après ses révélations sur un programme de piratage de la CIA permettant notamment de transformer un téléviseur ou un smartphone en appareil d’écoute.

« Nous avons décidé de travailler avec eux pour leur donner un accès exclusif à des détails techniques supplémentaires en notre possession afin que des corrections puissent être apportées », a dit M. Assange.

Des documents diffusés par son site internet, et que la CIA n’a pas authentifiés, montrent que l’agence de renseignement a créé plus de mille programmes malveillants, virus, cheval de Troie et autres logiciels.

Ces programmes ont pris pour cible des iPhone, des systèmes fonctionnant sous Android (Google) -qui serait toujours utilisé par Donald Trump-, le populaire Microsoft ou encore les télévisions connectées de Samsung, pour les transformer en appareils d’écoute à l’insu de leurs utilisateurs, affirme WikiLeaks.

Conscients du risque encouru en termes d’image, de grands groupes technologiques ont réagi depuis mardi aux dernières révélations de WikiLeaks. Apple a notamment assuré mercredi que « nombre » des brèches relevées dans ses appareils avaient déjà été colmatées dans la dernière version de son système d’exploitation iOS, qui fait fonctionner l’iPhone et la tablette iPad.

« La CIA a été très imprudente en créant ces programmes. Est-ce que des cybercriminels les ont déjà récupérés ? Est-ce que des agences de renseignement étrangères les possèdent ? Il est parfaitement possible que nombre de gens les aient désormais », a déclaré M. Assange.

« Il est impossible de garder le contrôle d’armes de cyberespionnage… Si vous les construisez, vous finirez par les perdre », a-t-il ajouté, précisant que WikiLeaks avait encore « beaucoup d’informations » sur les méthodes de la CIA.

En réponse à ces fuites, cette agence de renseignement a accusé mercredi WikiLeaks d’aider les adversaires des Etats-Unis, affirmant que de telles révélations « altèrent la capacité de la communauté du renseignement à protéger l’Amérique des terroristes et autres adversaires ».

Romandie.com avec(©AFP / 09 mars 2017 17h28)             

Julian Assange interrogé à l’ambassade d’Equateur à Londres

novembre 14, 2016

Julian Assange a été interrogé pendant quatre heures lundi à l’ambassade d’Equateur à Londres par la procureure générale de Suède Ingrid Isgren. Elle est chargée d’une enquête pour un viol que le fondateur de WikiLeaks aurait commis en 2010.

La représentante du parquet suédois a posé ses questions au militant australien, âgé de 45 ans, par l’intermédiaire d’un procureur équatorien.

Le résultat de cet interrogatoire sera transmis à la Suède, qui décidera ou non de poursuivre son enquête.

Les autorités suédoises souhaitaient interroger Julian Assange sur les accusations d’une jeune femme, qui dit avoir subi en 2010 une relation sexuelle non protégée avec lui alors qu’elle était endormie. M. Assange nie les faits.

La loi suédoise, modifiée en 2005, qualifie de viol tout rapport sexuel conduit avec une personne inconsciente.

Retraite forcée
Une cour d’appel suédoise a décidé en septembre de prolonger le mandat d’arrêt lancé contre M. Assange, qui vit à l’ambassade d’Equateur à Londres depuis plus de quatre années. Cette retraite forcée est le moyen d’éviter une extradition vers la Suède.

M. Assange avait demandé l’annulation de ce mandat après qu’une commission de l’ONU a estimé en février que son séjour dans la résidence consulaire équivalait à une détention arbitraire pour laquelle il méritait des dédommagements.

Même si la justice suédoise classait l’affaire sans suite et abandonnait les charges retenues contre lui, M. Assange pourrait être arrêté par les autorités britanniques pour infraction aux conditions de sa mise en liberté sous caution.

Extradition redoutée
M. Assange redoute avant tout une extradition vers les Etats-Unis après la publication de centaines de milliers de documents confidentiels diplomatiques et militaires américains sur le site WikiLeaks en 2010.

Pendant la campagne de la présidentielle américaine, WikiLeaks a publié des milliers de messages piratés de proches d’Hillary Clinton. Cela a conduit John Podesta, le chef de l’équipe de campagne de la candidate démocrate, à accuser M. Assange de faire le jeu du candidat républicain et désormais président élu Donald Trump.

Une pétition, signée lundi par près de 18’000 personnes, appelait Donald Trump à accorder « un pardon présidentiel » à M. Assange pour l’exonérer de toute poursuite aux Etats-Unis. Une pétition similaire avait été adressée au président américain sortant Barack Obama, sans succès.

Romandie.com avec(ats / 14.11.2016 18h06)

La Suède refuse une permission de sortie à Assange pour un enterrement

octobre 28, 2016

Stockholm – Le parquet suédois a annoncé vendredi avoir refusé au fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, une suspension de son mandat d’arrêt européen pour lui permettre de quitter l’ambassade d’Équateur à Londres et assister à un enterrement.

Julian Assange a réclamé au parquet suédois que l’ordre de le placer en détention provisoire et le mandat d’arrêt européen soient suspendus pour qu’il puisse se rendre à un enterrement, ont écrit les magistrats dans un communiqué.

Le procureur a rejeté la demande en l’absence de texte dans la loi suédoise pour attribuer une permission de sortie, ou faire par quelque autre moyen que ce soit une exception à une décision de justice sur une incarcération ou à l’émission d’un mandat d’arrêt européen, ont-ils ajouté.

L’Australien de 45 ans est poursuivi en Suède pour viol, après la plainte d’une jeune femme sur des faits remontant à août 2010. Il clame son innocence et dénonce une manœuvre dans le but de le faire extrader vers les États-Unis en raison de son activité militante.

La Suède, après lui avoir permis de quitter le territoire cet été-là, a ensuite tenté de l’arrêter. Une fois épuisé tous les recours, il était entré dans l’ambassade équatorienne en juin 2012 pour y demander l’asile, et n’a pas pu quitter ces lieux depuis.

WikiLeaks a indiqué que M. Assange souhaitait assister aux funérailles lundi à Londres de Gavin MacFadyen, journaliste américain de 76 ans que l’Australien qualifie d’ami proche et mentor.

Cela me brise le cœur que cette responsable ait rejeté ma demande, a-t-il déclaré, cité dans un communiqué de l’organisation, précisant qu’il avait proposé de s’y rendre sous escorte policière puis de revenir immédiatement à l’ambassade.

Il a ajouté avoir demandé à ses avocats de faire appel de la décision, après l’avoir apprise via le communiqué du parquet.

La procédure pour viol doit se poursuivre avec une audition lors de laquelle un procureur équatorien doit poser des questions suggérées par les enquêteurs suédois. La date de cet interrogatoire n’a pas été déterminée.

Romandie.com avec(©AFP / 28 octobre 2016 16h17)