Posts Tagged ‘WikiLeaks’

Julian Assange entendu par un juge espagnol comme victime présumée d’espionnage

décembre 20, 2019

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange a été entendu ce vendredi par un juge espagnol à propos de sa plainte contre une compagnie de sécurité espagnole, qu’il accuse de l’avoir espionné pour le compte des Etats-Unis quand il était réfugié dans l’ambassade d’Equateur à Londres.

Le cybermilitant australien de 48 ans est détenu à Londres dans l’attente d’une audience en février sur sa possible extradition vers les États-Unis. Il encourt là-bas une peine allant jusqu’à 175 ans d’emprisonnement pour avoir publié des documents secrets américains sur le site de Wikileaks. Selon un communiqué de ses avocats, l’espionnage dont il aurait fait l’objet montre qu’il est d’autant plus nécessaire que «la justice britannique décide de refuser la remise (de Julian Assange) aux Etats-Unis, où il n’existe aucune garantie» pour lui.

Pour parler au juge d’instruction espagnol par vidéoconférence, il a été transféré de la prison de Belmarsh, dans le sud de Londres, à un tribunal de Westminster. Devant le bâtiment, des manifestants portant des masques à son effigie réclamaient sa libération.

Micros et caméras jusque dans les toilettes

Julian Assange assure avoir été victime pendant des années d’un système d’espionnage organisé par la société de sécurité Undercover Global (UC Global) de l’Espagnol David Morales. Le juge d’instruction de la haute cour espagnole cherche à savoir si Undercover Global Ltd, chargée par l’Equateur d’assurer la sécurité de son ambassade londonienne entre 2015 et 2018, a obtenu frauduleusement sur Assange des informations ensuite transmises aux Etats-Unis. Selon sa plainte, des micros et caméras étaient cachés jusque dans les toilettes pour femmes où l’Australien organisait beaucoup de réunions par souci de confidentialité.

Ses avocats affirment disposer «d’énormément de preuves», données de la compagnie et témoignages d’anciens employés. «La plainte qui fait l’objet d’une enquête en Espagne soutient que Julian Assange a été l’objet d’une ingérence massive (…) de la part des autorités nord-américaines», selon leur communiqué.

Accusé de viol

En 2010, Wikileaks avait publié plus de 700.000 documents confidentiels sur les activités militaires et diplomatiques américaines, évoquant notamment des violations des droits humains commis par les Etats-Unis, dont des assassinats passés sous silence de civils irakiens.

En 2012, Julian Assange s’était réfugié dans l’ambassade d’Equateur à Londres pour éviter son extradition vers la Suède où il était accusé de viol, des poursuites depuis abandonnées. Après sept ans, la police britannique l’en a délogé le 11 avril 2019, quand Quito a retiré sa protection. Il purge 50 semaines de prison pour avoir violé les conditions de sa liberté provisoire quand il s’était réfugié à l’ambassade.

Par Le Figaro.fr avec AFP

WikiLeaks: l’audience d’extradition de Julian Assange fixée à février 2020

juin 14, 2019

 

L’audience pour étudier la demande d’extradition du fondateur de WikiLeaks Julian Assange vers les Etats-Unis, qui l’accusent d’espionnage, aura lieu fin février, a décidé vendredi un juge du tribunal londonien de Westminster. «Une audience de cinq jours aura lieu en février, probablement à partir du 24 février», a précisé un porte-parole du parquet.

Entre-temps, une audience aura lieu fin octobre pour décider notamment quel tribunal étudiera la demande américaine.

Réfugié pendant près de sept ans à l’ambassade d’Equateur à Londres où il bénéficiait de l’asile politique, M. Assange en a été extrait le 11 avril par la police britannique avec l’aval de Quito. Il a été immédiatement placé en détention puis condamné à une peine de 50 semaines de prison le 1er mai pour violation des conditions de sa liberté provisoire. Vendredi, l’Australien de 47 ans a comparu par visioconférence depuis la prison de haute sécurité de Belmarsh, dans le sud-est de Londres, et dit craindre de passer le restant de ses jours en prison s’il est extradé vers les Etats-Unis.

«175 ans de ma vie sont en jeu», a-t-il déclaré, en référence au cumul des peines encourues pour les différents chefs d’inculpation qui le visent, et dont il a dénoncé la nature en soulignant que WikiLeaks n’était «rien d’autre qu’un éditeur». Une vingtaine de personnes ont manifesté devant le tribunal en brandisssant une banderole «Libérez Julian Assange» et une pancarte «Ce ne sont pas des poursuites mais de la persécution».

Washington accuse Julian Assange d’espionnage et a formellement requis mardi son extradition. Les Etats-Unis lui reprochent d’avoir mis en danger certaines de leurs sources lors de la publication en 2010 par WikiLeaks de 250.000 câbles diplomatiques et d’environ 500.000 documents confidentiels portant sur les activités de l’armée américaine en Irak et en Afghanistan. Ils l’accusent également d’avoir «comploté» avec l’ex-analyste militaire Chelsea Manning, à l’origine de cette fuite sans précédent.

Julian Assange est soupçonné d’avoir «aidé» et «incité» le soldat Manning «à obtenir des informations confidentielles en sachant qu’elles pouvaient être utilisées au détriment des Etats-Unis et à l’avantage d’une nation étrangère», a indiqué fin mai le ministère américain de la Justice, en révélant dix-sept nouveaux chefs d’inculpation.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Un homme accusé d’avoir cherché à vendre des informations sur Assange interrogé en Espagne

mai 3, 2019

 

Un homme accusé d’avoir essayé de vendre des informations sur le fondateur de WikiLeaks Julian Assange, qu’il aurait obtenues via un système de surveillance dans l’ambassade d’Equateur à Londres, a été interrogé par la justice à Madrid, a annoncé vendredi une source judiciaire.

Le suspect, un journaliste, a été arrêté puis interrogé dans la capitale espagnole par un juge madrilène, puis relâché en attendant d’autres investigations, à la suite d’une plainte déposée auprès de la police par la rédactrice en chef de WikiLeaks Kristinn Hrafnsson, a expliqué cette source, qui a refusé d’être identifiée. Plusieurs autres Espagnols affirment disposer de vidéos et de documents personnels sur Julian Assange pendant son long séjour dans la représentation diplomatique équatorienne.

En 2012, l’Australien de 47 ans, qui faisait l’objet de poursuites en Suède pour viol – une affaire depuis classée – s’était réfugié dans l’ambassade d’Equateur à Londres pour éviter d’être extradé vers la Suède et vers les Etats-Unis, en raison de la publication de documents secrets américains par son site internet.

Après sept ans passés dans la représentation diplomatique équatorienne, Julian Assange en a été délogé par la police britannique le 11 avril, avec l’autorisation de Quito.

Il a été condamné mercredi par un tribunal londonien à 50 semaines de prison pour violation des conditions posées à sa liberté provisoire.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Mystère autour de la disparition en Norvège d’un collaborateur de WikiLeaks

septembre 12, 2018

Arjen Kamphuis, expert néerlandais en cybersécurité de 47 ans, a été vu pour la dernière fois le 20 août, quittant son hôtel de Bodø, dans le nord de la Norvège. Photo NTB Scanpix / AFP du 5 septembre 2018. / © NTB Scanpix/AFP/Archives / Per-Inge JOHNSEN

Des effets personnels retrouvés dans un fjord, un téléphone portable localisé à un millier de kilomètres de là… La police cherche à percer le mystère de la disparition en Norvège d’un collaborateur néerlandais de WikiLeaks, une affaire qui entretient les fantasmes sur la toile.

Expert en cybersécurité de 47 ans, Arjen Kamphuis a été vu pour la dernière fois le 20 août, quittant l’hôtel Scandic de Bodø, dans le nord de ce pays scandinave, où il venait de passer des vacances.

Depuis, plus de nouvelles… Arjen Kamphuis n’a pas embarqué dans l’avion qui devait le ramener le 22 août de Trondheim, à plus de 700 kilomètres de Bodø, aux Pays-Bas.

Il n’en fallait pas plus pour que les réseaux sociaux y voient la main de la CIA, de la Russie ou encore une disparition délibérée d’un expert en dissimulation pour réaliser un projet secret au profit de Julian Assange.

Car WikiLeaks décrit l’expert comme un associé de ce dernier, le fondateur australien de cette organisation à la réputation sulfureuse, réfugié depuis six ans dans l’ambassade d’Equateur à Londres pour échapper à des poursuites judiciaires aux Etats-Unis.

WikiLeaks, qui s’est notamment distingué en publiant des documents embarrassants pour la diplomatie et l’armée américaines, a qualifié la disparition d' »étrange ».

Saisie fin août, la police norvégienne dit travailler sur trois théories : une disparition volontaire -y compris un possible suicide-, un accident ou un acte criminel.

« Nous n’avons pas suffisamment progressé dans l’enquête pour pouvoir éliminer ou confirmer une de ces trois théories », a déclaré mercredi à l’AFP l’inspecteur Bjarte Walla. « Nous gardons toutes les possibilités ouvertes ».

– Puzzle complexe –

Les quelques pièces du puzzle recueillies jusqu’à présent par les enquêteurs ajoutent de l’épaisseur à l’énigme.

Un pêcheur a retrouvé mardi soir des objets flottant dans l’eau d’un fjord, à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Bodø, a annoncé la police, qui se dit « sûre qu'(ils) appartiennent au disparu » même si elle refuse d’en divulguer la nature pour les besoins de l’enquête.

Selon elle, le Néerlandais a vraisemblablement pris le 20 août un train reliant Bodø à Rognan, une ligne près de laquelle ces effets ont été découverts. Des opérations de ratissage à terre et dans l’eau sont en cours.

Détail troublant, l’enquête avait auparavant fait apparaître qu’un téléphone attribué à Arjen Kamphuis avait émis un signal dans la soirée du 30 août près de Stavanger (sud-ouest), à plus de 1.000 kilomètres à vol d’oiseau de là.

Des cartes SIM allemande et néerlandaise enregistrées à son nom y avaient été introduites « en l’espace d’une heure », selon la police, qui ne peut cependant affirmer que c’est bien Arjen Kamphuis qui l’avait activé.

Bizarre ? « On peut le dire », reconnaît Bjarte Walla. « Mais on doit garder l’esprit ouvert (…) jusqu’à ce qu’on ait fini d’évaluer les différents renseignements en notre possession et déterminé la façon dont ces renseignements sont liés ou pas entre eux ».

Lundi, deux enquêteurs néerlandais sont arrivés en Norvège pour prêter main forte à leurs collègues norvégiens dans leurs recherches du disparu qui, selon des photos circulant sur les réseaux sociaux, porte de fines lunettes, des cheveux blonds mi-longs et une fine barbe.

Selon une amie d’Arjen Kamphuis, il n’y avait « absolument aucun signe qu’il voulait disparaître ».

« Au contraire, il avait plein de projets tant privés que professionnels », a confié Ancilla van de Leest à l’AFP.

Pour elle, les liens entre Arjen Kamphuis et WikiLeaks ont été « fortement exagérés dans la presse ». « Il aide des organisations en leur fournissant des conseils en sécurité informatique », y compris WikiLeaks, a-t-elle précisé.

Romandie.com avec(©AFP / (12 septembre 2018 15h34)

L’Équateur punit Assange et le prive d’internet dans son ambassade à Londres

mars 28, 2018

Quito – L’Equateur a annoncé mercredi qu’il avait coupé « les systèmes » de communication « avec l’extérieur » de Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks réfugié à l’ambassade équatorienne à Londres depuis 2012, en raison de certaines de ses prises de position qui agacent Quito.

Le gouvernement de Lenin Moreno prévient qu’il pourra adopter « d’autres mesures » si l’Australien venait de nouveau à « manquer à son engagement » de ne pas interférer dans les relations de l’Equateur avec d’autres pays, dont les Etats-Unis.

Quito n’a pas précisé de quelle manière le fondateur de WikiLeaks avait manqué à son « engagement écrit pris avec le gouvernement fin 2017, selon lequel il promettait de ne pas publier des messages constituant une ingérence dans la relation (de l’Equateur) avec d’autre Etats ».

La réaction du pays andin intervient après une série de tweets postés lundi soir par Julian Assange, où il reproche le « timing » de l’expulsion de diplomates russes par des pays occidentaux en réaction à l’empoisonnement d’un ex-agent russe au Royaume-Uni, « 12 heures après l’un des pires incendies d’immeubles de l’histoire post-soviétique », celui d’un centre commercial en Sibérie.

L’Australien s’est attiré mardi les foudres d’un ministre britannique.

« Il est très regrettable que Julian Assange reste dans l’ambassade d’Equateur », a déclaré mardi le secrétaire d’Etat britannique aux Affaires étrangères Alan Duncan devant le Parlement.

« Il est grand temps que ce misérable petit ver de terre sorte de l’ambassade et qu’il se rende à la justice britannique », a-t-il ajouté.

L’Australien de 46 ans avait trouvé asile en juin 2012 dans l’ambassade d’Équateur pour échapper à une extradition vers la Suède où il était recherché depuis fin 2010 pour des accusations de viol et d’agression sexuelle qu’il niait.

Il craint, en cas d’arrestation, d’être extradé et jugé aux États-Unis pour la publication par WikiLeaks en 2010 de nombreux secrets militaires et documents diplomatiques américains.

Malgré l’abandon des poursuites pour viol en mai 2017, un tribunal londonien a refusé en février de lever son mandant d’arrêt au motif qu’il n’avait pas respecté les conditions de sa liberté sous caution.

Le gouvernement équatorien avait annoncé fin février que le projet de médiation proposé au Royaume-Uni pour résoudre le cas de Julian Assange était « au point mort ».

Quito a accordé en décembre la nationalité équatorienne au fondateur de WikiLeaks mais Londres avait refusé de lui reconnaître un statut diplomatique qui lui aurait permis de quitter l’ambassade sans être arrêté par la police britannique.

Romandie.com avec(©AFP / 28 mars 2018 17h04)                                            

Julian Assange est un « misérable petit ver de terre », selon un ministre britannique

mars 27, 2018

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange à Londres, le 3 août 2017 / © AFP/Archives / Justin TALLIS

Le secrétaire d’Etat britannique aux Affaires étrangères Alan Duncan a traité mardi de « misérable petit ver de terre » le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, réfugié depuis près de six ans à l’ambassade d’Equateur à Londres.

« Il est très regrettable que Julian Assange reste dans l’ambassade d’Equateur », a déclaré M. Duncan devant le Parlement britannique.

« Il est grand temps que ce misérable petit ver de terre sorte de l’ambassade et qu’il se rende à la justice britannique », a-t-il ajouté.

Alan Duncan réagissait aux tweets postés lundi soir par le fondateur de WikiLeaks, où il reproche le « timing » de l’expulsion de diplomates russes par des pays occidentaux en réaction à l’empoisonnement d’un ex-agent russe au Royaume-Uni, « 12 heures après l’un des pires incendies d’immeubles de l’histoire post-soviétique », celui d’un centre commercial en Sibérie.

L’Australien de 46 ans avait trouvé asile en juin 2012 dans l’ambassade d’Équateur pour échapper à une extradition vers la Suède où il était recherché depuis fin 2010 pour des accusations de viol et d’agression sexuelle qu’il niait.

Il craint, en cas d’arrestation, d’être extradé et jugé aux États-Unis pour la publication par WikiLeaks en 2010 de nombreux secrets militaires et documents diplomatiques américains.

Malgré l’abandon des poursuites pour viol en mai 2017, un tribunal londonien a refusé en février de lever son mandant d’arrêt au motif qu’il n’avait pas respecté les conditions de sa liberté sous caution.

Le gouvernement équatorien avait annoncé fin février que le projet de médiation proposé au Royaume-Uni pour résoudre le cas de Julian Assange était « au point mort ».

Quito a accordé en décembre la nationalité équatorienne au fondateur de WikiLeaks mais Londres avait refusé de lui reconnaître un statut diplomatique qui lui aurait permis de quitter l’ambassade sans être arrêté par la police britannique.

Romandie.com avec(©AFP / 27 mars 2018 15h32)                

WikiLeaks : Assange accuse la CIA d' »incompétence dévastatrice »

mars 9, 2017

Londres – Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange a accusé jeudi la CIA d' »incompétence dévastatrice » pour avoir stocké des programmes de cyberespionnage dans un seul et même « endroit », après les révélations faites mardi par son organisation.

« C’est un acte d’incompétence dévastatrice d’avoir créé un tel arsenal et de l’avoir conservé au même endroit », a déclaré M. Assange au cours d’une conférence de presse retransmise par vidéo, de l’ambassade d’Equateur à Londres où il est réfugié depuis 2012.

Julian Assange a dit que WikiLeaks allait « travailler » avec les fabricants d’appareils électroniques, après ses révélations sur un programme de piratage de la CIA permettant notamment de transformer un téléviseur ou un smartphone en appareil d’écoute.

« Nous avons décidé de travailler avec eux pour leur donner un accès exclusif à des détails techniques supplémentaires en notre possession afin que des corrections puissent être apportées », a dit M. Assange.

Des documents diffusés par son site internet, et que la CIA n’a pas authentifiés, montrent que l’agence de renseignement a créé plus de mille programmes malveillants, virus, cheval de Troie et autres logiciels.

Ces programmes ont pris pour cible des iPhone, des systèmes fonctionnant sous Android (Google) -qui serait toujours utilisé par Donald Trump-, le populaire Microsoft ou encore les télévisions connectées de Samsung, pour les transformer en appareils d’écoute à l’insu de leurs utilisateurs, affirme WikiLeaks.

Conscients du risque encouru en termes d’image, de grands groupes technologiques ont réagi depuis mardi aux dernières révélations de WikiLeaks. Apple a notamment assuré mercredi que « nombre » des brèches relevées dans ses appareils avaient déjà été colmatées dans la dernière version de son système d’exploitation iOS, qui fait fonctionner l’iPhone et la tablette iPad.

« La CIA a été très imprudente en créant ces programmes. Est-ce que des cybercriminels les ont déjà récupérés ? Est-ce que des agences de renseignement étrangères les possèdent ? Il est parfaitement possible que nombre de gens les aient désormais », a déclaré M. Assange.

« Il est impossible de garder le contrôle d’armes de cyberespionnage… Si vous les construisez, vous finirez par les perdre », a-t-il ajouté, précisant que WikiLeaks avait encore « beaucoup d’informations » sur les méthodes de la CIA.

En réponse à ces fuites, cette agence de renseignement a accusé mercredi WikiLeaks d’aider les adversaires des Etats-Unis, affirmant que de telles révélations « altèrent la capacité de la communauté du renseignement à protéger l’Amérique des terroristes et autres adversaires ».

Romandie.com avec(©AFP / 09 mars 2017 17h28)             

Julian Assange interrogé à l’ambassade d’Equateur à Londres

novembre 14, 2016

Julian Assange a été interrogé pendant quatre heures lundi à l’ambassade d’Equateur à Londres par la procureure générale de Suède Ingrid Isgren. Elle est chargée d’une enquête pour un viol que le fondateur de WikiLeaks aurait commis en 2010.

La représentante du parquet suédois a posé ses questions au militant australien, âgé de 45 ans, par l’intermédiaire d’un procureur équatorien.

Le résultat de cet interrogatoire sera transmis à la Suède, qui décidera ou non de poursuivre son enquête.

Les autorités suédoises souhaitaient interroger Julian Assange sur les accusations d’une jeune femme, qui dit avoir subi en 2010 une relation sexuelle non protégée avec lui alors qu’elle était endormie. M. Assange nie les faits.

La loi suédoise, modifiée en 2005, qualifie de viol tout rapport sexuel conduit avec une personne inconsciente.

Retraite forcée
Une cour d’appel suédoise a décidé en septembre de prolonger le mandat d’arrêt lancé contre M. Assange, qui vit à l’ambassade d’Equateur à Londres depuis plus de quatre années. Cette retraite forcée est le moyen d’éviter une extradition vers la Suède.

M. Assange avait demandé l’annulation de ce mandat après qu’une commission de l’ONU a estimé en février que son séjour dans la résidence consulaire équivalait à une détention arbitraire pour laquelle il méritait des dédommagements.

Même si la justice suédoise classait l’affaire sans suite et abandonnait les charges retenues contre lui, M. Assange pourrait être arrêté par les autorités britanniques pour infraction aux conditions de sa mise en liberté sous caution.

Extradition redoutée
M. Assange redoute avant tout une extradition vers les Etats-Unis après la publication de centaines de milliers de documents confidentiels diplomatiques et militaires américains sur le site WikiLeaks en 2010.

Pendant la campagne de la présidentielle américaine, WikiLeaks a publié des milliers de messages piratés de proches d’Hillary Clinton. Cela a conduit John Podesta, le chef de l’équipe de campagne de la candidate démocrate, à accuser M. Assange de faire le jeu du candidat républicain et désormais président élu Donald Trump.

Une pétition, signée lundi par près de 18’000 personnes, appelait Donald Trump à accorder « un pardon présidentiel » à M. Assange pour l’exonérer de toute poursuite aux Etats-Unis. Une pétition similaire avait été adressée au président américain sortant Barack Obama, sans succès.

Romandie.com avec(ats / 14.11.2016 18h06)

La Suède refuse une permission de sortie à Assange pour un enterrement

octobre 28, 2016

Stockholm – Le parquet suédois a annoncé vendredi avoir refusé au fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, une suspension de son mandat d’arrêt européen pour lui permettre de quitter l’ambassade d’Équateur à Londres et assister à un enterrement.

Julian Assange a réclamé au parquet suédois que l’ordre de le placer en détention provisoire et le mandat d’arrêt européen soient suspendus pour qu’il puisse se rendre à un enterrement, ont écrit les magistrats dans un communiqué.

Le procureur a rejeté la demande en l’absence de texte dans la loi suédoise pour attribuer une permission de sortie, ou faire par quelque autre moyen que ce soit une exception à une décision de justice sur une incarcération ou à l’émission d’un mandat d’arrêt européen, ont-ils ajouté.

L’Australien de 45 ans est poursuivi en Suède pour viol, après la plainte d’une jeune femme sur des faits remontant à août 2010. Il clame son innocence et dénonce une manœuvre dans le but de le faire extrader vers les États-Unis en raison de son activité militante.

La Suède, après lui avoir permis de quitter le territoire cet été-là, a ensuite tenté de l’arrêter. Une fois épuisé tous les recours, il était entré dans l’ambassade équatorienne en juin 2012 pour y demander l’asile, et n’a pas pu quitter ces lieux depuis.

WikiLeaks a indiqué que M. Assange souhaitait assister aux funérailles lundi à Londres de Gavin MacFadyen, journaliste américain de 76 ans que l’Australien qualifie d’ami proche et mentor.

Cela me brise le cœur que cette responsable ait rejeté ma demande, a-t-il déclaré, cité dans un communiqué de l’organisation, précisant qu’il avait proposé de s’y rendre sous escorte policière puis de revenir immédiatement à l’ambassade.

Il a ajouté avoir demandé à ses avocats de faire appel de la décision, après l’avoir apprise via le communiqué du parquet.

La procédure pour viol doit se poursuivre avec une audition lors de laquelle un procureur équatorien doit poser des questions suggérées par les enquêteurs suédois. La date de cet interrogatoire n’a pas été déterminée.

Romandie.com avec(©AFP / 28 octobre 2016 16h17)

Elections américaines : que révèlent les courriels d’Hillary Clinton dévoilés par WikiLeaks ?

octobre 17, 2016

L’équipe de campagne de la candidate ne conteste pas l’authenticité de ces documents mais accuse le gouvernement russe d’être responsable de ces fuites et WikiLeaks d’aider Donald Trump.

Pour ses dix ans d’existence, WikiLeaks a promis de nouvelles révélations avant l’élection présidentielle américaine, en diffusant quasi quotidiennement des documents dérobés sur le compte e-mail du directeur de campagne d’Hillary Clinton, John Podesta.

« Tous les documents relatifs aux élections américaines sortiront avant le 8 novembre », a promis Julian Assange le 4 octobre, lors d’une conférence de presse à Berlin à laquelle il participait par vidéo.

Qu’apprend-on à travers ces courriels ?

Dimanche 16 octobre, les e-mails publiés concernaient la manière de gagner le vote des Afro-Américains. La veille, ce sont des discours d’Hillary Clinton rémunérés par la banque Goldman Sachs, en 2013 et 2014, qui ont été dévoilés. Ces derniers illustrent l’étroitesse des liens entre l’ancienne secrétaire d’Etat et Lloyd Blankfein, le patron de la banque d’investissement.

Dans un discours prononcé en octobre 2013 pour Goldman Sachs – après qu’elle a quitté son poste de secrétaire d’Etat et avant son entrée dans la campagne présidentielle –, Mme Clinton suggère que des actions doivent être menées afin de maîtriser les abus de Wall Street :

« Il y avait aussi une nécessité d’agir pour des raisons politiques. Si vous êtes un élu du Congrès, que des personnes dans votre circonscription perdent leur emploi et que partout dans la presse il se dit que c’est la faute de Wall Street, vous ne pouvez pas rester assis et ne rien faire. »

Selon le New York Times (qui soutient la candidate démocrate), Mme Clinton se montre aussi adepte de la « realpolitik » et des « actions clandestines menées par les Etats-Unis ». A propos du conflit en Syrie, elle propose d’armer secrètement les rebelles et de contrer la Russie qui soutient le régime de Bachar Al-Assad.

Elle affirme que Washington ne peut accepter que la Corée du Nord développe un missile balistique intercontinental capable de transporter une ogive miniaturisée. Ce missile, dit-elle, pourrait non seulement menacer le Japon et la Corée du Sud, mais également Hawaï et la côte ouest des Etats-Unis.

« Nous allons entourer la Chine de missiles de défense. Nous allons renforcer notre flotte dans la région (…). Allez, la Chine. Ou vous les contrôlez, ou nous allons devoir nous défendre contre eux. »

Hillary Clinton souligne qu’elle considère le numéro un chinois, Xi Jinping, comme « plus expérimenté » que son prédécesseur, Hu Jintao. Elle déclare aussi avoir fait savoir au gouvernement chinois que les Etats-Unis ont autant le droit de revendiquer une position dans le Pacifique que la Chine, parce que la zone a été libérée par les Etats-Unis lors de la seconde guerre mondiale.

Ces e-mails sont-ils authentiques ?

L’équipe de campagne de Mme Clinton ne conteste pas l’authenticité de ces documents. Elle accuse le gouvernement russe d’être responsable de ces fuites – un point de vue partagé par le gouvernement américain – et WikiLeaks d’aider Donald Trump dans la course à la Maison Blanche. « La seule chose qui est absente des messages diffusés par WikiLeaks est Hillary Clinton », écrit pour sa part le Wall Street Journal (le journal n’a pas appelé à voter pour l’un des deux candidats, même si l’une des membres de son comité éditorial s’est prononcée en faveur de la démocrate).

Dans le même esprit, un éditorialiste du Los Angeles Times (qui soutient la candidature d’Hillary Clinton), note que les documents divulgués par WikiLeaks n’offrent aucune révélation majeure sur la candidate ou sur ses pratiques : « Hillary Clinton telle qu’elle apparaît dans ces pages est la même que celle que vous aimez, tolérez ou détestez. »

Ces révélations bénéficient-elles à Donald Trump ?

Empêtré dans une série de polémiques – propos obscènes sur les femmes, accusations concernant les déroulements des élections –, le milliardaire essaie d’utiliser, en vain pour l’instant, ces courriels volés.

Mike Pence, le colistier de Donald Trump pour le ticket républicain, voit l’œuvre de la Russie dans les récents piratages informatiques en rapport avec l’élection du 8 novembre, contredisant le magnat de l’immobilier, qui dit douter de l’implication de Moscou.

Lemonde.fr avec AFP et Reuters