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Chine: Le marché Huanan, à Wuhan, à l’origine de la pandémie, selon de nouvelles études

juillet 27, 2022
Des étals de poissons et de viande

Le marché Huanan à Wuhan attire de nombreux clients chaque jour. Photo : Radio-Canada

Deux nouvelles études publiées mardi, qui réexaminent les données concernant les premiers cas de COVID-19 à Wuhan, viennent corroborer la théorie selon laquelle le marché Huanan, et non une fuite d’un laboratoire, est à l’origine de la pandémie.

Notre analyse indique que l’émergence du SRAS-CoV-2 s’est produite par le commerce d’animaux sauvages vivants en Chine, et montre que le marché Huanan était l’épicentre de la pandémie de COVID-19, écrivent les auteurs de l’étude, publiée dans Science(Nouvelle fenêtre), qui a fait l’objet d’une révision par les pairs pendant plusieurs mois.

La cartographie pour cerner l’épicentre

Les chercheurs ont d’abord tenté de comprendre pourquoi, parmi les premières données sur les cas de COVID-19, seulement 50 des centaines de personnes hospitalisées au début de l’épidémie avaient un lien direct et traçable avec le marché Huanan.

Ils ont cartographié les cas, ce qui a permis de révéler qu’un grand nombre de ces personnes infectées vivaient à proximité du marché. Ainsi, les vendeurs et les clients ayant été infectés en premier au marché ont déclenché une chaîne d’infections parmi les membres de la communauté dans les environs. Sans le savoir, ces personnes ont alors transmis le virus à d’autres personnes dans la communauté.

En fait, dans cette ville d’une superficie de 7770 kilomètres carrés, la majorité des premiers cas étaient situés dans une zone à quelques pâtés de maisons du marché, et non près de l’Institut de virologie – qui est au cœur de la théorie de la fuite du laboratoire –, sis de l’autre côté de la rivière.

En cartographiant les premières infections, les chercheurs ont pu également observer comment, avec le temps, elles se sont répandues de façon concentrique, soit du marché Huanan au reste de la ville.

Des indices dans les échantillons et sur les réseaux sociaux

Un boucher affublé d'un masque attend des clients dans un kiosque extérieur.

C’est dans un marché de Wuhan, en Chine, que la pandémie de COVID-19 aurait pris son envol. Photo : Getty Images/Hector Retamal

Avant même la publication de cette étude, de nombreux scientifiques s’entendaient pour dire que les marchés d’animaux vivants constituent des foyers de transmission idéals pour la propagation de nouvelles maladies. Une étude(Nouvelle fenêtre) a d’ailleurs montré que près de 50 000 animaux – de 38 espèces différentes – ont été vendus dans les marchés de Wuhan dans les 18 mois précédant la pandémie.

L’étude publiée mardi a également analysé les données d’échantillons de liquides prélevés dans des drains et des étals du marché par les ​​Centres pour le contrôle et la prévention des maladies de la Chine.

La majorité des échantillons provenant du côté sud-ouest du marché étaient positifs au SRAS-CoV-2. C’est d’ailleurs dans cette zone du marché où l’on vendait des animaux susceptibles d’être infectés par des coronavirus, dont des chiens viverrins, des renards roux et des blaireaux. Et c’est de cette zone que provenaient les premiers cas détectés en décembre.

Ce n’est pas une coïncidenceécrit sur Twitter la Dre Angela Rasmussen(Nouvelle fenêtre), une des auteurs de l’étude et virologue à la Vaccine and Infectious Disease Organization (VIDO) à l’Université de la Saskatchewan.

Comment savoir si le marché Huanan n’était pas seulement le lieu d’un évènement superpropagateur?

Les chercheurs ont examiné d’autres marchés et d’autres endroits présentant une forte densité de population dans Wuhan pour savoir s’ils étaient à l’origine de la pandémie.

Des gens dans une rue bondée à Wuhan.

Les premières transmissions du SRAS-CoV-2 auraient eu lieu au marché Huanan, dès novembre ou décembre 2019. Le virus s’est ensuite propagé dans les quartiers avoisinants, puis à toute la ville de Wuhan. Photo : Reuters/Aly Song

Ils ont examiné les données de réseaux sociaux pour comparer l’achalandage dans des centaines de lieux dans Wuhan. Le marché Huanan avait l’un des taux d’achalandage les plus bas, ce qui indique que cet endroit était moins susceptible d’être le lieu d’un évènement superpropagateur.

Sur Twitter, la Dre Rasmussen précise qu’il est difficile de déterminer quel animal était l’hôte du virus, mais que les échantillons appuient également la théorie selon laquelle une zoonose – la transmission naturelle d’une maladie ou d’une infection d’un animal vertébré à un humain – est à l’origine de la pandémie.

Par ailleurs, une autre étude(Nouvelle fenêtre), également publiée mardi dans la revue Science, montre que les échantillons du marché contenaient deux variants du SRAS-CoV-2. Ainsi, les chercheurs croient que les lignées A et B seraient apparues au marché Huanan en novembre ou décembre 2019, puis se seraient répandues dans les quartiers environnants.

Ces résultats indiquent qu’il est peu probable que le SRAS-CoV-2 ait largement circulé chez l’homme avant novembre 2019, écrivent les auteurs de l’étude. Ils ajoutent que comme pour les autres coronavirus, l’émergence du SRAS-CoV-2 a probablement résulté de plusieurs évènements zoonotiques.

Des preuves supplémentaires que le virus ne vient pas d’un laboratoire

Dans une enfilade sur Twitter(Nouvelle fenêtre), la Dre Rasmussen explique que ces éléments viennent de nouveau contredire la théorie d’une fuite de laboratoire. Bien que de nombreuses questions restent en suspens, ces résultats fournissent des preuves irréfutables que le SRAS-CoV-2 est apparu par le biais d’au moins deux zoonoses provenant d’animaux vendus au marché Huanan.

L’un des chercheurs, David Robertson, un virologue et professeur de l’Université de Glasgow, a déclaré à la BBC(Nouvelle fenêtre) qu’il espérait que leur travail aiderait à corriger le faux débat selon lequel le virus provenait d’un laboratoire.

La Dre Rasmussen écrit par ailleurs qu’il reste encore de nombreuses questions à résoudre et précise que leur étude ne peut pas répondre à toutes les questions sur l’origine du SRAS-CoV-2. Par exemple, quels animaux ont d’abord été infectés? D’où venaient-ils? Est-ce que les animaux étaient aussi porteurs d’autres coronavirus?

Ces questions sont essentielles pour comprendre le risque d’émergence d’un SRAS-CoV-3, écrit-elle, en ajoutant qu’on n’obtiendra peut-être jamais des réponses à toutes les questions, mais que la communauté scientifique doit continuer son travail de recherche.

La Dre Rasmussen rappelle que toutes enquêtes sur les origines de virus peuvent prendre des années et que les preuves sont généralement rares et incomplètes. Par exemple, près de 50 ans plus tard, souligne-t-elle, l’origine du virus Ebola n’est pas encore bien comprise.

Avec Radio-Canada par Mélanie Meloche-Holubowski

Quatre ans de prison pour une journaliste-citoyenne chinoise ayant couvert l’épidémie à Wuhan

décembre 28, 2020

QUATRE ANS DE PRISON POUR UNE JOURNALISTE-CITOYENNE CHINOISE AYANT COUVERT L'ÉPIDÉMIE À WUHAN

© Reuters/TYRONE SIU

SHANGHAI (Reuters) -Une journaliste-citoyenne chinoise qui a couvert l’épidémie de coronavirus au début de l’année à Wuhan, dans le centre de la Chine, a été condamnée lundi à quatre ans de prison pour « provocation de troubles », a annoncé son avocat.

Zhang Zhan, qui est âgée de 37 ans, est la première personne à avoir été jugée pour avoir informé de la situation au plus fort de la crise sanitaire, en début d’année.

Elle fait partie d’un petit groupe d’individus dont les récits sur les hôpitaux surchargés et les rues vides de Wuhan ont décrit une situation plus dramatique que ce que les autorités chinoises disaient à l’époque.

« Nous ferons probablement appel », a ajouté son avocat, Ren Quanniu. « Mme Zhang estime qu’elle est persécutée pour avoir exercé sa liberté d’expression », avait-il dit avant son procès qui s’est tenu à Shanghai sept mois après son arrestation.

Les journalistes étrangers n’ont pas eu le droit d’accéder à l’intérieur du tribunal « en raison de l’épidémie », selon l’explication officielle qui leur a été fournie.

Kenneth Roth, directeur exécutif basé à Genève de l’ONG Human Rights Watch, a souligné pour sa part que le calendrier choisi par la Chine pour ce procès était révélateur.

« Le choix de cette période assoupie entre Noël et le Nouvel An laisse entendre que Pékin est gêné de condamner la journaliste-citoyenne Zhang Zhan à quatre ans de prison pour avoir tenu la chronique d’une version non censurée de l’épidémie de coronavirus à Wuhan », a-t-il tweeté.

Ancienne avocate vivant à Shanghai, Zhang Zhan est arrivée à Wuhan, épicentre de la pandémie dans la province du Hubei, le 1er février dernier.

Elle a mis en ligne sur YouTube de courtes interviews avec des habitants mais aussi des commentaires et des images d’un crématorium, d’hôpitaux et de l’Institut de virologie de la ville.

Arrêtée à la mi-mai, elle a observé une grève de la faim à la fin du mois de juin mais, selon son avocat, a été nourrie de force. Son état de santé est préoccupant: elle souffre notamment de maux de tête, de vertiges, de douleurs au ventre et sa pression artérielle est basse.

D’autres journalistes-citoyens ont également été portés disparus en Chine, parmi lesquels Fang Bin, Chen Qiushi et Li Zehua.

Aucune information concernant Fang Bin n’est disponible. Li Zehua est réapparu en avril dans une vidéo mise en ligne sur YouTube dans laquelle il dit avoir été placé de force en quarantaine. Chen Qiushi a été libéré de prison mais selon un de ses amis vit sous surveillance et n’a plus parlé en public.

Les autorités chinoises ont censuré les témoignages et récits critiques sur leur réaction initiale à la crise sanitaire, et des avertissements ont été adressés à des médecins et à des lanceurs d’alerte.

Les médias officiels soulignent quant à eux que la Chine, sous la conduite du président Xi Jinping, a réussi à endiguer le virus.

Avec Reuters par (Brenda Goh avec Yew Lun Tian à Pékinversion française Henri-Pierre André, édité par Blandine Hénault)

L’évadé de Wuhan

avril 23, 2020

D’un laboratoire réputé du Soleil levant

L’infatigable  coronavereux s’est évadé

Et le nom du laboratoire de Wuhan

Sur toutes les bouches du monde a volé

Sa puanteur insoutenable s’est répandue

Dans l’univers totalement suspendu

A ses lèvres mensongères Tel un chat huant

Dans la nuit profonde du plombé occident

Zorro à ses trousses oublie son célèbre masque

Sa splendide épée flamboyante se détraque

Son beau cheval emporte sa cape détale et craque

Et dans la forêt voisine Robin-des-Bois aux abois

Répondant à son cousin d’Amérique Blek le Roc

Ne cesse de crier haro aux horribles cachotiers chinois

Imposteurs impénitents devant l’Éternel qui la vérité

Aux autres paires scientifiques ont prudemment caché

Voulant étouffer le virulent virus dans l’œuf

Laissant sur le carreau un consciencieux médecin-chef

Jugé trop bavard avant le temps Tel un diable sortant de sa boîte

Coronavereux vers l’occident technique se taille

Bravant polices des airs des frontières sans visa sans détail

Qui rassure Arrêtez emprisonnez ce voleur de vies

Pinocchio chinois a gobé tout son gras riz

Sur les rives épouvantées de la blafarde Italie

La Seine ceinture-nitouche défend sa nivaquine

Aux populations en détresse et dans la frousse

Pas une petite goutte d’amère chloroquine

Pour la maman le papa la famille qui toussent

Les états-majors débordés s’en vont en guerre

Se revêtent comme toujours d’un cœur de pierre

Jetant bien au loin et à jamais tout cœur de chair

Pour soulager les délicats poumons et gorges d’Afrique

À coup de fric de trique de vaccin de matraque

Arrêtez saisissez-moi ce voleur de vies russes

Dépecez déchiquetez-moi cet horrible évadé-virus

La diplomatie impuissante ses limites a exposé

Le prix de la rançon –Wanted !- n’est pas encore annoncé

Le coronavereux ses méthodes opaques a caché

Invisible à l’aisément il parcourt le monde entier

Sur les frêles ailes mutantes des chauves-souris

Le labo de Wuhan a-t-il bouffé tous ses cobayes et souris

Et coronavereux défie Spider Man qui ne l’a pas encore détrôné!

Par Marie-Leontine Bilombo Tsibinda

Fin du bouclage à Wuhan en Chine, explosion de contamination à Ryad et dans l’État de New York

avril 7, 2020
Des centaines de passagers s'apprêtent à quitter Wuhan
Des centaines de passagers s’apprêtent à quitter Wuhan NICOLAS ASFOURI / AFP

Des centaines de passagers s’apprêtaient à quitter Wuhan en train, a constaté l’AFP dans la nuit de mardi à mercredi, au moment où les autorités levaient le bouclage imposé depuis deux mois à la ville chinoise berceau de l’épidémie de Covid-19.

A minuit, heure locale (17 heures en France), les autorités ont levé les restrictions qui empêchaient de quitter Wuhan, signe d’un pas vers une fin de crise sanitaire en Chine. Depuis le 23 janvier, les personnes présentes dans cette municipalité de 11 millions d’habitants du centre du pays ne pouvaient pas sortir des frontières de la commune

Covid-19: Riyad prévoit jusqu’à 200.000 cas dans quelques semaines

L’Arabie saoudite prévoit jusqu’à 200.000 cas de contamination par le nouveau coronavirus dans quelques semaines. «Les études prévoient que dans les quelques semaines à venir le nombre de cas va se situer entre un minimum de 10.000 à un maximum de 200.000», a déclaré mardi 7 avril le ministre saoudien de la Santé, Tawfiq al-Rabia, cité par l’agence officielle SPA.

L’Etat de New York enregistre 731 morts en 24 heures, nouveau record

L’Etat de New York a enregistré 731 morts du nouveau coronavirus au cours des dernières 24 heures, nouveau record depuis le début de l’épidémie dans cet Etat, a indiqué ce mardi le gouverneur Andrew Cuomo, tout en soulignant une possible stabilisation des hospitalisations.

Le précédent record datait de samedi, avec 630 morts en 24 heures. L’Etat de New York, épicentre de l’épidémie aux Etats-Unis, a désormais recensé 5.489 morts depuis le début de l’épidémie, selon Andrew Cuomo

Par Le Figaro avec AFP

Coronavirus : à Wuhan, ces urnes funéraires qui font douter du nombre officiel de décès

mars 31, 2020

 

L’enquête d’un média chinois sur le fonctionnement des crématoriums remet en cause le bilan de l’épidémie de Covid-19 dans la capitale du Hubei.

CHINA-HEALTH-VIRUS

Des habitants de Wuhan font la queue devant un supermarché, ce lundi 30 mars. NOEL CELIS / AFP

Les mesures de confinement imposées aux habitants de Wuhan sont progressivement levées ces derniers jours. Les habitants de la capitale de la province du Hubei, devenue tristement célèbre dans le monde entier comme étant le point de départ de la pandémie de Covid-19, reprennent doucement une vie normale. Cela passe malheureusement, pour de nombreuses familles, par les crématoriums de la ville, où elles peuvent désormais se rendre pour récupérer les cendres de leurs proches tués par le virus.

Cette ruée vers les urnes funéraires alimente les doutes sur la sincérité du bilan officiel du nouveau coronavirus à Wuhan, et dans toute la Chine. D’après Pékin, plus de 50.000 personnes ont été contaminées à Wuhan, et 2535 personnes en sont mortes. Mais selon une enquête du très sérieux site d’informations en ligne Caixin, ces chiffres sont loin de la réalité. Le média indépendant indique que 5000 urnes funéraires ont été distribuées ces derniers jours au seul crématorium de Hankou, à Wuhan, soit le double du bilan officiel. De plus, Wuhan, métropole de onze millions d’habitants, compte sept crématoriums au total. Caixin estime donc à près de 35.000 le nombre d’urnes distribuées.

La Fête des morts sera célébrée en Chine le 5 avril prochain et les proches de défunts se pressent pour récupérer leurs cendres avant cette date. Sur les réseaux sociaux, des photos et vidéos montrent les longues files d’attente, qui renforcent les doutes sur le bilan du Covid-19 dans la ville. «Dans la population, quasiment personne ne croit» les chiffres officiels, indique le site Radio Free Asia.

Par Le Figaro avec AFP

Coronavirus: l’un des médecins chinois qui avait lancé l’alerte est mort de l’épidémie

février 6, 2020

 

Li Wenliang avait été arrêté à Wuhan le 1er janvier en compagnie de sept autres médecins chinois pour avoir tenté d’alerter la communauté médicale sur le nouveau coronavirus.

© Fournis par Franceinfo
 

Il avait tenté d’alerter ses confrères sur la dangerosité du coronavirus 2019-nCoV. Le médecin chinois Li Wenliang est mort de l’épidémie jeudi 6 février, a annoncé le quotidien chinois Global Times*. Il a été hospitalisé le 12 janvier, après avoir été contaminé par un patient, et le diagnostic a été confirmé le 1er février, détaille CNN*.

« Nous sommes très tristes d’apprendre la mort du docteur Li Wenliang. Nous devons tous rendre hommage au travail qu’il a fait sur le [coronavirus 2019-nCoV]« , a réagi l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Li Wenliang avait été arrêté en compagnie de sept autres médecins chinois le 1er janvier à Wuhan, épicentre de l’épidémie du nouveau coronavirus, pour avoir tenté d’alerter ses confrères sur les dangers de l’épidémie. Il avait alors été questionné durant plusieurs heures par la police, et avait dû signer une lettre indiquant qu’il s’était rendu coupable d’avoir fait « circuler de fausses rumeurs en lignes », rappelle CNN. Il avait depuis été réhabilité.

Avec Franceinfo.fr

Le décompte vers le rapatriement des Canadiens à Wuhan est commencé

février 4, 2020
Un homme marche seul au milieu d'un boulevard urbain.
Un homme marche seul au milieu d’un boulevard urbain.
Selon Ottawa, l’avion devrait partir de Wuhan mercredi soir et arriver à la base de Trenton jeudi matin.

C’est ce qu’indique Affaires mondiales Canada dans une note envoyée aux Canadiens qui se sont enregistrés auprès du gouvernement pour quitter la région de Wuhan, placée en quarantaine depuis une dizaine de jours.

Selon les informations données lundi par le ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, 304 personnes désirent quitter la région, mais seules 280 d’entre elles possèdent un passeport canadien.

La note qui leur a été envoyée précise qu’ils doivent se rendre à l’aéroport international Tianhe de Wuhan mercredi à 23 h, heure locale, en vue d’un décollage tôt le matin du jeudi 6 février.

En raison du décalage horaire, l’avion devrait arriver à Trenton, en Ontario, le matin du 6 février, heure locale.

En raison de la demande et les restrictions associées à ce vol, nous ne pouvons garantir que toutes personnes qui sont admissibles à une place seront en mesure de monter à bord de l’avion, indique la version française de la note, bourrée de fautes.

Vous devriez faire des plans pour l’éventualité que vous n’êtes pas en mesure de monter à bord de l’avion, ajoute-t-elle.

Avec CBC/Radio-Canada.ca

Coronavirus: Washington appelle les Américains à éviter de se rendre en Chine

janvier 28, 2020

Le département d’État a émis un avis aux voyageurs encore plus catégorique pour la province du Hubei, en leur demandant de ne pas s’y rendre du tout.

Des patients pris en charge à l'hôpital de Wuhan.
Des patients pris en charge à l’hôpital de Wuhan. RETAMAL / AFP

Les États-Unis ont appelé lundi les Américains à éviter si possible de se rendre en Chine en raison de l’épidémie de pneumonie virale qui a déjà fait plus de 80 morts. Le département d’Etat américain a émis un avis aux voyageurs encore plus catégorique pour la province du Hubei, épicentre de la contagion, en leur demandant de ne pas s’y rendre du tout.

Jusqu’ici, Washington recommandait à ses ressortissants de faire preuve de prudence lors de leurs déplacements en Chine. En fin de semaine dernière, le département d’Etat avait revu ses consignes une première fois depuis l’apparition de ce nouveau coronavirus pour mettre en garde contre ses dangers, mais sans appeler à renoncer aux voyages sur place.

La diplomatie américaine souligne n’avoir qu’une capacité réduite à apporter des services d’urgence aux ressortissants américains dans la province du Hubei après l’annonce, dimanche, de l’évacuation du personnel consulaire américain de Wuhan.

En cas de voyage incontournable en Chine, le département d’Etat exhorte à «éviter tout contact avec des personnes malades», «éviter les animaux», et «les produits d’origine animale comme la viande non cuite».

Par Le Figaro avec AFP

Coronavirus : PSA annonce rapatrier ses expatriés travaillant à Wuhan

janvier 25, 2020

 

Le constructeur automobile français PSA a annoncé samedi qu’il avait décidé de rapatrier ses salariés expatriés et leurs familles localisés dans la région de Wuhan en Chine, où est apparu le mois dernier le coronavirus.

La mesure concerne 38 personnes au total, précise le groupe dans un communiqué. «Cette initiative est en cours de mise en œuvre en totale coordination avec les autorités chinoises et le consulat général de France», explique PSA.

«En parallèle, le Groupe PSA et son partenaire chinois DFM sont totalement mobilisés pour mettre en œuvre toutes les mesures permettant de prendre soin des employés chinois de leur entreprise commune DPCA, en totale collaboration avec les autorités chinoises

Par Le Figaro avec Reuters

Coronavirus: le bilan en Chine s’alourdit à 25 morts

janvier 23, 2020

L’épidémie de coronavirus qui s’est déclarée le mois dernier à Wuhan, ville du centre de la Chine, a fait 25 morts dans le pays selon le dernier bilan effectué jeudi soir, rapporte vendredi la presse officielle chinoise, qui fait par ailleurs état désormais de 830 cas confirmés.

Les autorités chinoises ont placé jeudi une deuxième ville, après Wuhan, en quasi-quarantaine, confinant au total près de 20 millions de personnes pour tenter d’endiguer la propagation de la maladie.

Un deuxième cas a été confirmé au Japon. Dans un communiqué publié vendredi, le ministère japonais de la Santé indique qu’il s’agit d’un homme âgé d’une quarantaine d’années qui réside à Wuhan et est arrivé dimanche au Japon.

Par ailleurs, la BBC a rapporté jeudi que cinq personnes étaient examinées en Ecosse pour déterminer si elles avaient contracté le coronavirus. Il s’agirait, le cas échéant, des premiers patients connus en Europe.

Par Le Figaro avec Reuters