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Présidentielle au Burkina Faso : Yacouba Isaac Zida sollicité par son parti pour être candidat

février 15, 2020

Yacouba Isaac Zida, l’ancien Premier ministre du régime de transition burkinabè, à Montréal, le 11 juin 2019.

Yacouba Isaac Zida, l’ancien Premier ministre du régime de transition burkinabè, à Montréal, le 11 juin 2019. © David Himbert pour JA

 

Le Mouvement patriotique pour le salut (MPS) a proposé samedi 15 février comme candidat à la présidentielle de novembre au Burkina l’ex-premier ministre Yacouba Isaac Zida, qui vit au Canada depuis 2016.

« Le MPS a lancé un appel solennel à son président d’honneur Yacouba Isaac Zida pour qu’il se présente à l’élection présidentielle de 2020, après avoir constaté qu’il remplissait bien les critères définis par le parti et qui en font le meilleur étendard », a déclaré le président du MPS, Pr Augustin Loada, un ancien ministre du gouvernement de Zida. « Au regard de la situation nationale chaotique, le MPS est persuadé que son président d’honneur est l’homme capable de sortir le pays de ce chaos et de lui redonner son lustre d’antan », a-t-il expliqué, au cours d’une conférence de presse.

Yacouba Isaac Zida, à l’époque lieutenant-colonel, s’était emparé du pouvoir le 1er novembre 2014, au lendemain de la chute de Blaise Compaoré, chassé de la présidence par la rue le 31 octobre 2014 après 27 ans au pouvoir. Après de fortes pressions des partis politiques, de la société civile et de la communauté internationale, il avait cédé le pouvoir au bout de trois semaines à Michel Kafando, un diplomate à la retraite qui l’avait aussitôt nommé Premier ministre dans un gouvernement de transition.

Rayé des effectifs de l’armée

Après la fin de la période de transition politique, Isaac Zida avait rejoint sa famille au Canada, en janvier 2016. Radié des effectifs des forces armées nationales pour « désertion en temps de paix » et « insubordination » par le président Roch Marc Christian Kaboré le mois suivant, il pourrait être visé par une procédure devant le tribunal militaire.

Confronté depuis 2015, à des attaques jihadistes qui ont fait plus de 750 morts depuis 2015 et contraint plus de 600 000 personnes à fuir leur foyer, le Burkina Faso doit organiser en novembre 2020 une présidentielle couplée aux législatives, le deuxième scrutin après la chute du régime Compaoré.

Candidat à sa propre succession, le président Roch Marc Christian Kaboré, devrait être opposé à de nombreux anciens proches de Blaise Compaoré, dont l’ancien Premier ministre Kadré Désiré Ouédraogo et Gilbert Noël Ouédraogo, président de l’ancien principal parti allié du régime de Blaise Compaoré.

Par Jeuneafrique avec AFP

Burkina: Yacouba Isaac Zida dans le viseur des autorités canadiennes

février 21, 2018

 

Isaac Yacouba Zida, le 3 novembre 2014, alors lieutenant-colonel. © Theo Renaut/AP/SIPA

L’ancien Premier ministre burkinabè, en exil au Canada depuis janvier 2016, fait l’objet d’une enquête portant sur des mouvements de fonds suspects après que son épouse a été interceptée avec 208 000 euros en espèce à l’aéroport d’Ottawa.

Installé à Ottawa depuis janvier 2016, l’ex-Premier ministre burkinabè Yacouba Isaac Zida fait l’objet d’une enquête de la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Dans une lettre dont Jeune Afrique a obtenu copie, datée du 23 novembre 2017 et adressée à Athanase Boudo, l’ambassadeur du Burkina au Canada, un inspecteur de la GRC sollicite « l’assistance » du gouvernement burkinabè afin de retracer l’origine de « transactions financières suspectes ».

Cet inspecteur affirme qu’après l’arrivée de Zida et de son épouse à Ottawa, « certaines transactions les impliquant ont été rapportées à la GRC », car elles « comprenaient des indicateurs associés au blanchiment de capitaux ».

208 000 euros en espèce

Ce courrier révèle également que, le 9 septembre 2017, Rehanata Stéphanie Zida-Kaboré a été interceptée par les agents des frontières à son arrivée à l’aéroport d’Ottawa avec 208 000 euros en espèces, qu’elle aurait omis de déclarer.

Informées fin novembre 2017, les autorités burkinabè ont répondu favorablement à la demande de coopération de la GRC, qui souhaite déterminer l’origine de ces fonds. Reste que la justice burkinabè n’a pour l’heure ouvert aucune procédure judiciaire pour des faits de corruption ou de détournement de fonds à l’encontre de Zida.

Jeuneafrique.com

Zida ‘’authentifie’’ les enregistrements sonores entre Soro et Bassolé

décembre 5, 2015

Le Premier ministre burkinabè, Yacouba Isaac Zida, a attesté que la conversation téléphonique entre le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro et l’ex-ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, Djibrill Bassolé, enregistrée lors des évènements consécutifs au putsch manqué, est ‘’authentique’’

Il a fait cette révélation dans une interview accordée à la radio Savage FM et reprise par certaines radios de la capitale burkinabè et internationales

Et d’ajouter : ‘’il n’y a pas de débats à propos de son authenticité. D’ailleurs, moi, je ne discute pas sur cette question-là ».

Pour le chef de gouvernement burkinabè, ‘’il ne faut pas douter de l’intelligence du peuple burkinabè. Tous ceux qui ont pu l’écouter authentifient à moins d’être de mauvaise foi ».

Yacouba Isaac Zida se dit ‘’très déçu » de ce que Guillaume Soro et Djibrill Bassolé qu’il avoue connaitre personnellement, se soient engagés à faire entrer des forces étrangères au Burkina Faso.

Par ailleurs, il qualifie ‘’d’ambitions démesurées » le fait que le général Bassolé ‘’ait cherché à bruler son pays… à compromettre la vie des uns et des autres pour accéder au pouvoir ».

L’élément sonore en question a été rendu public, courant novembre, grâce à un journaliste. Il a été par la suite, diffusé sur les réseaux sociaux.

L’enregistrement d’environ 16 minutes est une conversation entre deux personnes présentées comme le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire Guillaume Soro et l’ancien ministre des affaires étrangères du Burkina Faso, Djibrill Bassolé dont la candidature à la présidentielle 2015 a été rejetée par le Conseil constitutionnel.

Dans l’élément, les deux interlocuteurs parlent de stratégies de déstabilisation du Burkina à travers des actions de répressions féroces des populations qui s’opposent au coup d’Etat du Général Gilbert Diendéré.

Des plans d’attaques de positions militaires sont également évoqués dans ladite conversation qui aurait eu lieu le dimanche 27 septembre 2015, alors que les forces armées nationales burkinabè étaient entrain de vouloir démanteler le camp de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP), auteur de putsch manqué.

Actuellement, les généraux Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé, accusés entre autres, d’atteinte à la sureté de l’Etat, de crimes, sont détenus à la Maison d’arrêt et de correction de l’armée (MACA), à Ouagadougou.

Apanews.net

Burkina : pour Isaac Zida, « il est inimaginable qu’on puisse conserver le RSP en l’état »

septembre 23, 2015
Isaac Zida

Isaac Zida

Muet depuis le coup d’État des 16 et 17 septembre, le Premier ministre de transition Yacouba Isaac Zida s’est exprimé mercredi, en marge de la cérémonie officielle d’installation de Michel Kafando à la tête du Burkina Faso.

Yacouba Isaac Zida est toujours là. Contesté de toutes parts depuis plusieurs mois, détenu pendant plusieurs jours par les hommes du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) avant d’être finalement libéré le 22 septembre à 3h du matin, le Premier ministre de la transition a retrouvé son poste mercredi 23 septembre, comme l’ensemble du gouvernement. Il devrait diriger, jeudi, son premier conseil des ministres depuis le coup d’État manqué des 16 et 17 septembre.

Muet depuis sa libération, le lieutenant-colonel Zida s’est exprimé en marge de la cérémonie qui entériné le retour de Michel Kafando au poste de président.

Report des élections

« Pour les élections [présidentielle et législatives, initialement prévues le 11 octobre], il va falloir un aménagement technique par un report de plusieurs semaines », a-t-il d’abord déclaré, avant d’attaquer le régiment dont il fut le numéro deux : « Au stade où nous en sommes, il est pratiquement inimaginable qu’on puisse conserver le RSP en l’état. »

En conflit ouvert avec le RSP, Isaac Zida, qui avait brièvement assumé les fonctions de chef d’État après la chute du président Blaise Compaoré en 2014, a une nouvelle fois sauvé sa peau. Pour combien de temps encore ?

Jeuneafrique.com

Burkina : le Premier ministre de la transition, Isaac Zida, a été libéré par les putschistes

septembre 22, 2015
Yacouba Isaac Zida, le 3 novembre 2014, au Burkina Faso. © Theo Renaut/AP/SIPA

Yacouba Isaac Zida, le 3 novembre 2014, au Burkina Faso. © Theo Renaut/AP/SIPA

Le Premier ministre de la transition, Isaac Zida, a été libéré mardi aux alentours de 3h de matin, après des négociations entre l’armée loyaliste, aux portes de la capitale Ouagadougou, et les putschistes du Régiment de sécurité présidentielle (RSP).

Le Premier ministre de la transition, Isaac Zida, aux mains des putschistes depuis le coup d’État, a été libéré mardi 22 septembre à l’aube. Il a pu quitter le palais présidentiel de Ouagadougou pour rejoindre dans une premier temps sa résidence officielle de la Primature. Selon les informations recueillies par Jeune Afrique, il se trouve désormais en sécurité dans un lieu tenu secret.

La veille, le général Gilbert Diendéré, chef du RSP, avait déclaré dans un communiqué accepter sa libération« en signe d’apaisement », conformément au projet d’accord de sortie de crise proposé par la médiation de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

Négociations avec les putschistes 

Mais selon les informations de Jeune Afrique, cette libération a été permise après des négociations entre représentants des unités de l’armée loyaliste et les putschistes.

Premier ministre de la transition, Isaac Zida, qui avait brièvement assumé les fonctions de chef d’État après la chute du président Blaise Compaoré en 2014, était en conflit ouvert avec le RSP dont il avait pourtant été le numéro 2.

Kanfando libéré, les putschistes face à un ultimatum 

Sa libération intervient alors que l’armée burkinabè négocie actuellement la reddition du RSP. « Il faut maintenant obtenir la reddition du RSP, sans coup de feu », a confirmé le colonel Serge Alain Ouédraogo, chef adjoint de la gendarmerie burkinabè.

Le président de la transition, Michel Kafando, se trouve pour sa part à la résidence de France, a indiqué l’ambassadeur de France au Burkina, Gilles Thibault.

Jeuneafrique.com

Burkina : le RSP sème le trouble au sein du régime de transition

février 4, 2015

Yacouba Isaac Zida, le 19 novembre 2014 à Ouagadougou. Y
acouba Isaac Zida, le 19 novembre 2014 à Ouagadougou. © AFP

Le conseil des ministres prévu ce mercredi matin au palais présidentiel de Kosyam a été reporté à une date indéterminée. En cause ? Un nouveau coup de sang des cadres du régiment de sécurité présidentielle, qui ont contraint le Premier ministre Zida à se rendre chez le Mogho Naba.

Le régiment de sécurité présidentielle (RSP) continue de dicter le tempo à Ouagadougou. Un peu plus d’un mois après un échange houleux entre ses cadres et le Premier ministre Yacouba Isaac Zida, le RSP a de nouveau brusquement fait irruption dans les affaires courantes du régime de transition.

Mercredi 4 février, le conseil des ministres hebdomadaire organisé au palais présidentiel de Kosyam a été reporté. « Le conseil était initialement fixé à 9h du matin, mais on nous a fait signe un peu avant pour nous prévenir qu’il était retardé d’une heure, raconte un ministre. Je suis donc arrivé à 10h à Kosyam. Là, on nous a dit que le conseil était reporté ‘sine die’ pour des raisons de calendrier. »

Zida chez le Mogho Naba

La véritable raison de ce report n’est pas à chercher dans un calendrier mais plutôt du côté du RSP. Le 30 décembre dernier, ses officiers – menés par le général Gilbert Diendéré et le colonel-major Boureima Kéré – avait imposé une série de revendications à Yacouba Isaac Zida, leurs ancien frère d’arme devenu Premier ministre du gouvernement de transition. Ils réclamaient alors trois choses : la  non-dissolution de leur régiment, le paiement de leur bonus de fin d’année, et le remplacement de Théophile Nikiéma, un commandant proche de Zida nommé chef d’état-major particulier de la présidence au détriment d’officiers de rang supérieur. À l’issue d’une réunion tendue, Zida avait accepté leurs demandes tout en obtenant un délai.

D’après plusieurs sources, les cadres du RSP auraient jugé ce mercredi que ce délai était épuisé. Le Premier ministre aurait donc été fermement prié de se rendre dans la matinée chez le Mogho Naba, le roi des Mossis, habitué des médiations politiques. La présence de Gilbert Diendéré à cette entrevue a aussi été évoquée, sans qu’elle puisse toutefois être confirmée. « La situation est confuse, glisse une source diplomatique à Ouagadougou. Mais deux choses sont sûres : le bras de fer entre Zida et le RSP se poursuit et Gilbert Diendéré joue un rôle important dans cette affaire. »

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Jeuneafrique.com par Benjamin Roger