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Côte d’Ivoire : 165 millions d’euros pour « industrialiser » Yamoussoukro

juin 16, 2020

La basilique Notre-Dame-de-la-Paix, à Yamoussoukro. (illustration)

La basilique Notre-Dame-de-la-Paix, à Yamoussoukro. (illustration) © Julien Clémençot pour JA

 

Le projet de zone industrielle de la capitale politique ivoirienne, longtemps délaissée au profit d’Abidjan, a enfin été lancé. Les détails du plan.

Le gouvernement ivoirien accélère dans son projet de zone industrielle de Yamoussoukro, la capitale politique de la Côte d’Ivoire. Une zone aménagée de 750 hectares destinée à accueillir des entreprises du secteur de l’agro-industrie.

La première phase du projet portant sur une superficie de 250 hectares a été lancée. Et près de la moitié de cet espace a vu arriver ses premières entreprises au cours des cinq dernières années. En ce qui concerne les investissements, sur une enveloppe estimée à 40 milliards de F CFA (61 millions d’euros) pour la première phase, 20 milliards ont servi à l’implantation de groupes comme le géant avicole Sipra, via sa filiale Ivograin.

Souleymane Diarrassouba, le ministre ivoirien du Commerce et de l’Industrie, s’est rendu en fin de semaine dernière à Yamoussoukro, pour constater l’avancement des travaux et procéder au paiement de la purge des droits coutumiers. « L’objectif est de faire de Yamoussoukro, l’épicentre de l’industrialisation de l’intérieur du pays », a expliqué le ministre par ailleurs ancien directeur général du Groupe Atlantic Business International (filiale du groupe Banque Centrale Populaire du Maroc). Pour cet objectif ambitieux, une enveloppe totale de 108 milliards de F CFA (165 millions d’euros) a été évaluée.

Développement en PPP sur le modèle d’Akoupé-Zeudji

Prochaine étape : le gouvernement ivoirien doit lancer un appel d’offres afin de sélectionner un opérateur pour développer la zone industrielle de Yamoussoukro. Un développement prévu sur le modèle d’Abidjan, où la banque panafricaine Afreximbank s’est engagée à hauteur de 300 millions de dollars pour développer et opérer un projet de 113 hectares, dans le cadre d’un partenariat public-privé,  dans le parc industriel de 940 hectares PK24 d’Akoupé-Zeudji. Des négociations étaient également en cours en mai dernier avec Arise (Olam), pour le développement en PPP d’une parcelle de 329 hectares. Les travaux d’aménagement doivent débuter courant 2020.

Le projet de Yamoussoukro vise à désengorger Abidjan, la capitale économique située à plus de 200 kilomètres au sud, pour faciliter l’approvisionnement des pays limitrophes du Burkina Faso, du Mali, du Liberia et de la Guinée, et se rapprocher des zones de production. Piloté depuis 2013 par l’Agence de gestion et de développement des infrastructures industrielles (Agedi), le projet de réhabilitation de ses anciennes zones industrielles et de création de nouvelles par la Côte d’Ivoire concerne une dizaine d’agglomérations, dont Bouaké, Bonoua, Korhogo, Odienné, Séguéla et Yamoussoukro.

À Yamoussoukro, le site doit abriter des industries de transformation de noix de cajou qui sont essentiellement produites dans le nord du pays. Des entreprises de broyage de cacao prévoient également de s’implanter dans la zone. Yamoussoukro dispose en outre d’un dépôt de distribution de gaz pour faciliter les approvisionnements des usines en combustible.

Avec Jeune Afrique par Baudelaire Mieu – à Abidjan

 

Côte d’Ivoire: un mutin tué à Yamoussoukro par la Garde Républicaine (source militaire)

janvier 17, 2017

Abidjan – Un soldat mutin ivoirien a été tué mardi par la Garde Républicaine devant le camp de ce corps d’élite à Yamoussoukro, la capitale politique de Côte d’Ivoire, a appris l’AFP de source militaire.

« Le mutin a été tué par la GR (Garde républicaine) devant le camp » à Yamoussoukro? a affirmé une source militaire à l’AFP sous couvert de l’anonymat. Une source proche du ministère de la Défense a confirmé. Le mutin faisait partie des militaires qui ont commencé à protester en tirant en l’air dans la matinée.

C’est le premier mort depuis le début du mouvement de mutinerie initiée à Bouaké (Centre) le 5 janvier.

Mardi matin, des soldats ont commencé à tirer en l’air, rackettant les habitants notamment sur la route nationale Abidjan-Bouaké, principal axe du pays, qui traverse la ville.

En effet les soldats qui se sont mutinés le 5 janvier ont trouvé vendredi dernier un accord avec le gouvernement qui prévoit que chacun des 8.500 anciens rebelles intégrés dans l’armée touche 12 millions de CFA (18.000 euros) d’ici la fin de l’année. Il n’est pas prévu que cette prime soit donnée aux autres militaires et gendarmes du pays.

Nouvelle colère de militaires qui tirent en l’air dans plusieurs villes

Des coups de feu tirés par des soldats mécontents ont à nouveau résonné mardi dans plusieurs villes de Côte d’Ivoire, quatre jours après un accord financier trouvé entre le gouvernement et d’anciens rebelles, ont constaté un journaliste de l’AFP et des témoins.

Au total, cinq villes – dont Bouaké et la capitale Yamoussoukro – ont été touchées par ces manifestations de colère des soldats, selon les médias ivoiriens.

Ces tirs étaient majoritairement l’oeuvre de soldats ou gendarmes qui ne sont pas concernés par l’accord trouvé vendredi soir entre le gouvernement et les soldats qui se sont mutinés au début du mois. Selon cet accord, 8.500 anciens rebelles intégrés dans l’armée devraient toucher 12 millions de CFA (18.000 euros) chacun d’ici la fin de l’année.

A Yamoussoukro, la capitale politique du pays, des soldats circulaient en tirant dans le centre-ville et rackettaient les habitants, notamment sur la route nationale Abidjan-Bouaké, principal axe du pays, qui traverse la ville.

« Ils circulent en ville à bord de cargos (camions militaires). Ils arrachent (volent) des véhicules » a affirmé Ahmed Ouattara, un garagiste de Yamoussoukro.

« J’ai préféré rentrer chez moi. Ils volent des véhicules », a affirmé à l’AFP un habitant Koffi Germain. « Nous nous cachons, il y a beaucoup de tirs », a ajouté un fonctionnaire sous couvert d’anonymat.

Selon plusieurs témoins, ces tirs étaient l’oeuvre de soldats venus de la caserne de Zambakro, à une dizaine de km de Yamoussoukro – et qui ne sont donc pas d’anciens rebelles -, afin de réclamer une prime semblable à celle promise à leurs collègues.

A Bouaké, épicentre de la mutinerie du début du mois, les gendarmes, également non concernés par l’accord, ont aussi commencé à tirer pour revendiquer de l’argent. Leur camp a été ensuite encerclé par des soldats (anciens mutins) dont certains avaient commencé à retirer leurs paiements dans les banques mardi matin, a constaté un journaliste de l’AFP.

Des tirs ont été entendus dans plusieurs autres villes à Dimbokro (50 km de Yamoussoukro) selon une habitante jointe par l’AFP, mais aussi à Man (ouest) et Daloa (centre-ouest), selon des médias ivoiriens.
       

Romandie.com avec(©AFP / 17 janvier 2017 15h50)             

Côte d’Ivoire: affrontements entre jeunes et forces de l’ordre à Yamoussoukro

novembre 17, 2016

Abidjan – Des affrontements entre jeunes et forces de l’ordre ont eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi à Yamoussoukro, capitale administrative du pays, après la mort d’un homme de 22 ans arrêté par la police, a-t-on appris de sources concordantes.

Des jeunes ont attaqué le commissariat du 2ème arrondissement dans le quartier Dioulabougou. Les combats ont duré plusieurs heures dans la nuit de mercredi à jeudi, a déclaré à l’AFP un habitant de Yamoussoukro, joint au téléphone depuis Abidjan.

Les assaillants ont placé des pneus et de troncs d’arbres pour couper l’accès au commissariat avant de donner l’assaut et empêcher de ce fait tout renfort, a souligné une source sécuritaire, s’inquiétant d’un dérapage dangereux.

Les affrontements ont éclaté au lendemain de la mort d’un jeune de Yamoussoukro après une opération de police.

Le commissariat de police du 2e arrondissement a raflé des jeunes au quartier et devait les mettre au violon pour les interroger le lendemain. C’est en cours de route que Silué (la victime Silué Tenan, 22 ans) a sauté du camion de la police qui roulait. Il s’est blessé et a été conduit à l’Hôpital où il est décédé, a explique au téléphone à l’AFP, Hamed Traoré mécanicien résident à Yamoussoukro.

Mercredi, quatre personnes, dont deux gendarmes, ont été tuées lors d’affrontements entre populations et forces de l’ordre dans le village de Neamoue, à 70 km de Bouna (nord-est de la Côte d’Ivoire), après un contrôle de gendarme qui a dégénéré en coups de feu. La ville de Bouna avait été secouée en mars par des troubles ayant fait 19 morts.

En octobre, tous les policiers de la ville de Katiola (centre-nord) avaient été mutés après une bavure policière qui avait dégénéré en émeutes.

Un commissariat avait été attaqué fin octobre dimanche à la nuit à Daloa (380 km nord-ouest d’Abidjan), troisième ville de Côte d’Ivoire, par des assaillants non identifiés qui ont emporté des armes et libéré des prisonniers.

Ces attaques posent à la fois le problème des bavures et du respect des forces de l’ordre dans ce pays où les armes circulent encore plus de cinq ans après la fin d’une décennie de crise politico-militaire sanglante, qui a fait des milliers de victimes.

Romandie.com avec(©AFP / 17 novembre 2016 15h22)             

Côte d’Ivoire: Virus Ebola : un cas suspect mis en quarantaine à Yamoussoukro

septembre 1, 2014

Les

© AFP par DR
Les Médecins Sans Frontières mettent en place l`équipement de protection contre le virus de la fièvre d`Ebola

Yamoussoukro, Un photographe ivoirien âgé de 43 ans, qui a séjourné en Sierra Léone puis au Libéria, suspecté de contagion du virus Ebola, a été placé immédiatement en isolement et mis en examen, samedi, dès son arrivée à Yamoussoukro (centre région du Bélier)

La promptitude de la cellule d’information et de surveillance épidémiologique de la direction régionale de la santé et la police a permis de « boucler » la cours de l’individu suspecté.

’’ Des prélèvements ont été pris et envoyés à l’institut pasteur pour examen’’ a déclaré dimanche face à la presse le directeur régional de la santé, Dr Gaston Tra, qui indique que l’individu était visiblement fatigué, mais ne présentait aucun signe de la maladie.’’ Il s’agit de prendre des mesures préventives parce qu’il arrive des zones hyper épidémiologiques’’, a-t-il souligné.

’’Si le résultat des examens est positif, nous allons continuer la quarantaine et procédé aux soins, si c’est négatif, on va l’observer encore pendant trois semaines’’ a ajouté Dr Gaston Tra.

Selon l’individu suspecté, dont les propos sont rapportés par le directeur régional de la santé Gaston Tra, il est parti de la Sierra Léone depuis avril 2014 suite à l’épidémie d’Ebola via le Liberia, traversant la frontière à la marche jusqu’à Danané où il a emprunté un véhicule pour Yamoussoukro.

’’ La chance, c’est qu’il a informé sa venue à sa famille qui a fui la cours dès son arrivée pour éviter tout contact humain’,’ a fait savoir le directeur régional de la santé qui a confié que par précaution la cour de l’individu suspecté sise au quartier Sopim a été désinfectée.

Le médecin a rassuré toutefois qu’à ce jour, aucun cas de fièvre hémorragique à virus Ebola n’est signalé en Côte d’Ivoire. Il conseille aux populations de continuer d’observer les mesures de prévention contre le virus Ebola, et de ne paniquer devant les signes et symptômes. Il les invite à appeler le centre de santé le plus proche afin que des dispositions soient prises pour leur protection.

(Abidjan.net avec AIP)

Côte d’Ivoire: 7 soldats des forces régulières tués en moins de deux semaines (officiel)

septembre 23, 2013

Sept soldats des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) ont été tués dans des attaques armées en moins de deux semaines dans le pays, a annoncé lundi le ministre auprès du président de la République chargé de la défense, Paul Koff Koffi.

« A Yamoussoukro nous avons enregistré quatre morts dans nos rangs dont un policier lors des attaques du 10, 12 et 15 septembre contre des patrouilles de nos forces », a déclaré le ministre de la défense, Paul Koffi Koffi à l’issue d’une réunion de sensibilisation avec les populations de Yamoussoukro.

Il a également indiqué qu’un gendarme et un militaire ont été tués dans l’attaque perpétrée le mercredi 18 septembre dernier sur l’axe Kong-Ferkéssédougou dans l’extrême Nord du pays.

 » Dans la Sous Préfecture de Rubino dans le Département d’Agboville un soldat des Frci qui partait à son poste a été tué le samedi 20 septembre dernier », a-t-il ajouté en s’insurgeant contre ces  »attaques injustifiées contre les Frci ».

« L’Etat de droit n’est pas négociable », a lancé M. Koffi en invitant de Toumodi à Yamoussoukro les dozos (chasseurs traditionnels) à une  »coopération » avec les forces de l’ordre. « Vous devrez jouer un rôle de renseignement pour nous », a poursuivi le ministre de la défense en s’adressant aux membres de cette confrérie dozo, souvent accusés de s’en prendre aux forces régulières.

« Nous avons décidé de renforcer les moyens de mobilité et le dispositif », a-t-il rassuré, faisant observer qu’une stratégie est mise en place pour « endiguer » le phénomène des coupeurs de route.

Selon le ministre de la défense, l’Autorité de désarmement, de la démobilisation et de la réintégration (Addr) des ex-combattants a déjà réintégré 10 000 ex-combattants et collecté quelque 5000 armes. « Venez déposer vos armes (…) On ne vous fera rien », a-t-il encore lancé aux ex-combattants et miliciens.

Au total, l’émissaire du gouvernement a exhorté les différentes couches sociales notamment les ex-combattants avec un ton de fermeté à s’inscrire dans la logique de la paix.

Ces tueries sur les routes ivoiriennes interviennent alors que la situation sécuritaire s’était améliorée avec notamment la mise place par le Conseil national de sécurité (Cns) du Centre de coordination et des décisions opérationnelles (Ccdo).

APA – Yamoussoukro (Côte d’Ivoire)

La fondation Didier Drogba va investir 2,9 millions d’euros dans la construction de plusieurs hôpitaux en Côte d’Ivoire.

juillet 11, 2013

Jamais depuis sa création en 2007 la fondation Didier Drogba n’avait entrepris un si gros projet. L’organisme caritatif, fondé par le célèbre footballeur ivoirien, financera la construction d’au moins cinq centres de santé destinés aux femmes et aux enfants. Les futurs hôpitaux seront situés à Yamoussoukro, Abidjan, San Pedro, Man et Korhogo.

Guy Roland Tanoh, le secrétaire général de la Fondation Didier Drogba, l’a confirmé dans un entretien téléphonique mardi 10 juillet, rapporte [I]Bloomberg[/I]. 80 % des 2,9 millions d’euros qui doivent être mobilisés pour cette initiative ont déjà été levés. Le gala de charité de la fondation, organisé à Londres, permettra en outre de récolter de nouveaux fonds.

Les deux premiers hôpitaux ouvriront à Abidjan et à Yamoussoukro, a affirmé Guy Roland Tanoh. À Abidjan, capitale économique, les travaux ont commencé depuis juin et dureront de 6 à 8 mois. L’architecte libano-ivoirien Pierre Fakhoury, connu pour avoir conçu la basilique de Yamoussoukro, a été chargé de la réalisation des centres, toujours selon le responsable.

À 35 ans, Didier Drogba joue actuellement pour le club turc de Galatasaray. Au cours de sa riche carrière, l’Ivoirien a notamment remporté la Ligue des Champions avec Chelsea en 2012. Il est aussi l’emblématique capitaine des « Éléphants », la sélection nationale ivoirienne.

Jeuneafrique.com

Mali : le Tchad appelle la Cedeao à accélérer le déploiement des armées ouest-africaines

février 28, 2013
Le président tchadien Idriss Deby Itno, le 6 décembre 2012. Le président tchadien Idriss Deby Itno, le 6 décembre 2012. © AFP

Idriss Deby Itno donne de la voix. Le président tchadien a exhorté  mercredi 27 février à Yamoussoukro, ses homologues ouest-africains à hâter le pas dans le déploiement de la force ouest-africaine au Mali, où les troupes tchadiennes combattent les djihadistes dans le massif des Ifoghas.

Idriss Deby Itno n’est pas satisfait de ses homologues chefs d’État de l’Afrique de l’Ouest. Lors du sommet consacré à la crise malienne, mercredi, à Yamoussokro, le président tchadien n’est pas passé par quatre chemin pour exprimer son impatience quant à la lenteur dans le déploiement de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma), la force ouest-africaine censée venir combattre aux côtés des armées malienne, française et tchadienne, déjà en lutte contre les djihadistes dans le Nord-Mali. « L’heure n’est plus aux discours (…) mais plutôt à l’action, l’ennemi n’attend pas », a-t-il a signifié à l’ouverture d’un sommet de chefs d’État de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) à Yamoussoukro.

« Nous appelons l’état-major de la Cedeao à plus de célérité en accélérant l’envoi des troupes dans la zone libérée », a-t-il déclaré. Le président tchadien a tenu à rappeler l’armée malienne à l’ordre. « Votre place est au front, nous vous attendons dans le Nord à la lisière de la frontière de l’Algérie. »

Le Tchad qui n’est pas membre de la Cedeao, a dépêché plus de 2 000 soldats au Mali – le plus fort contingent africain – et déplore dans les rangs de son armée 27 morts et 50 blessés.

Les troupes tchadiennes  sont  en première ligne aux côtés de l’armée française dans le massif des Ifoghas, dans l’extrême nord du Mali, où se sont retranchés les groupes jihadistes après avoir été délogés des grandes villes du Nord qu’ils occupaient depuis l’an dernier.

Rallonge budgétaire

Le président en exercice de la Cedeao, le chef de l’État ivoirien Alassane Ouattara, a confirmé que la Misma devait compter à terme 8 000 hommes, affirmant que les trois quarts de ces effectifs étaient déjà présents au Mali.

Si le déploiement de la force de la Cedeao est jugé lent, c’est en partie dû à des difficultés budgétaires. Alassane Ouattara a lancé un appel à la mobilisation des fonds promis lors d’une conférence internationale à Addis Abeba fin janvier, mais aussi de ressources complémentaires.

« La concrétisation de ces promesses de fonds constitue une priorité », a-t-il souligné, appelant à  l’engagement de la communauté internationale afin de mobiliser les ressources additionnelles indispensables au plein déploiement de la Misma.

Alors que la communauté internationale s’est engagée fin janvier sur une enveloppe financière de plus de 455 millions de dollars (338 M EUR), destinée à la Misma, à l’armée malienne et à l’aide humanitaire, la Côte d’Ivoire a affirmé lundi que les besoins globaux se montaient à 950 millions de dollars (715 M EUR), soit plus du double.

Jeuneafrique.com avec AFP

Présidence de la CEDEAO/ Ouattara se prononce: « C’est une charge lourde »

février 26, 2013
Sommet
© Présidence par C I bou T
Sommet de la CEDEAO sur la crise malienne : L’arrivée du président Alassane Ouattara à l’aéroport de Yamoussoukro
Mardi 26 février 2013. Yamoussoukro. Le président en exercice Alassane Ouattara et son épouse présents pour le sommet de la CEDEAO sur la crise malienne.

La capitale ivoirienne est dans ses plus beaux habits comme au temps de Félix Houphouët-Boigny pour accueillir le sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO. Ce mercredi 27 février s’ouvrira à Yamoussoukro la 42ème Session ordinaire des Chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest(CEDEAO).

Deux sujets seront à l’ordre du jour de ce sommet. Il s’agira de l’évolution de la situation au mali et de la question de la transition en Guinée-Bissau. Alassane Ouattara, président en exercice de la CEDEAO se dit très confiant pour l’avenir de ces deux pays « Je suis très heureux de revenir à Yamoussoukro et je suis avec mon épouse parce que nous avons la visite prochaine du Président Jonathan Goodluck qui viendra pour une visite d’Etat demain (Ndlr : mercredi 27 février), qui vient d’ailleurs avec son épouse», a déclaré le Président Ouattara à sa descente d’avion, hier, à l’aéroport de Yamoussoukro. Le Chef de l’Etat, Alassane Ouattara a répondu aux questions d’un journaliste de la RTI1 relative à la présidence de la CEDEAO. « C’est une charge lourde que d’être président de la CEDEAO. Je l’ai accepté parce-que mes pairs l’ont souhaité et donc bien entendu nous verrons comment les choses vont se développer », a-t-il dit.

En effet, élu par acclamation en février dernier à la présidence de la CEDEAO, Alassane Ouattara brigue un second mandat. Des sources annoncent que le Président Ouattara sera reconduit à son poste par ses pairs ouest-africains.

Plusieurs Chefs d’Etat sont attendus à ce sommet. Le président de la République ivoirien a accueilli son homologue Burkinabé, le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré. Manuel Chérifo Namadjo, président par intérim de la Guinée Bissau, à son arrivée, s’est également dit heureux pour l’implication de tous les pays de la CEDEAO face à la situation que traverse son pays. Il a affirmé que tous les pays membres de la CEDEAO doivent continuer dans ce sens, a souhaité le Président Bissau-guinéen. Il faut souligner qu’à ce sommet le premier ministre du royaume Chérifien représentera le Roi Mohamed VI du Maroc.

Le Mandat par Isabelle Ladji (stg)

Interview/Après la mort subite de l’ex-préfet de Yamoussoukro. Un de ses proches révèle: « Ahipo Hori a été tué parce qu’il voulait être Député »

novembre 4, 2011

L’ancien préfet de Yamoussoukro, M. Gilbert Ahipo Hori est décédé le 28 septembre dernier des suites d’une courte maladie. Un de ses proches, José Stéphane Koudou, le journaliste qui l’a côtoyé avant sa disparition tragique fait de graves révélations sur les circonstances de la mort du préfet de région. Entretien.

Vous êtes l’un des rares journalistes à avoir côtoyé l’ancien préfet de région de Yamoussoukro, Ahipo Hori. Comment avez-vous fait sa connaissance ?

Je vous remercie pour l’opportunité que vous me donnez de rendre un hommage appuyé à celui qui fut durant près de dix ans mon père et de qui j’avais beaucoup de respect. Il est souvent difficile de parler de soi. Mais je vous avoue que ma rencontre avec l’ancien préfet de Yamoussoukro a constitué un vrai déclic dans ma vie. Pour revenir à votre question, c’est en 2002, après le coup d’Etat manqué du 19 septembre qui s’est mué en rébellion armée que j’ai fait la connaissance de papa Ahipo à Yamoussoukro. En sa qualité de préfet de région, il était celui qui était chargé de la coordination des actions humanitaires dans la région qui avait accueilli des milliers de déplacés internes. Très vite, nous sommes devenus très liés et nous ne nous sommes plus quittés jusqu’à sa mort. Il m’avait tellement adopté comme son fils que partout où nous passions, il était obligé de me présenter comme tel et non comme journaliste. Sa mort est une grosse perte pour moi. Je souligne que mon premier fils porte son illustre nom.

Il semble que vous n’étiez pas seulement « son bon petit ». Mais vous l’aviez plusieurs fois tirez d’affaires.

Ce n‘est pas faux. Mais ce n’était pas véritablement lui que j’avais tiré d’affaires. Mais le maire de la commune de Yamoussoukro, Kouacou Gnrangbé Jean qui avait un gros différend avec le gouverneur du District de Yamoussoukro, N’Dri Apollinaire qui venait d’être nommé. Les deux structures déconcentrées (la mairie et le district) se disputaient la gestion des terrains urbains. Les textes désignaient la mairie comme le gestionnaire. Mais le district réclamait cette prérogative et cette réclamation a failli aboutir avec un arrêté du ministre de la construction d’alors. J’avais donc décidé de défendre les textes en tant que journaliste. Je crois que ce combat a été gagné parce qu’en fin de compte, la gestion est restée au maire. Le préfet pour sa part était le président de la commission d’attribution. Il était très lié au maire. Je crois que c’est ce qui a justifié mon combat.

Cela vous attirait pourtant des inimitiés…

Tout à fait. Mais aujourd’hui, je suis fier d’avoir mené ce combat et l’avoir remporté devant une icône nommée Jean-Baptiste Akrou, ancien DG de Fraternité Matin. L’on se souvient comme si c’était d’hier de frat-mat qui avait barré à sa Une parlant du maire et du préfet de Yamoussoukro dans ce conflit : « Gestion des terrains urbains à Yamoussoukro, le maire et le préfet, deux larrons en foire ». Ce à quoi j’avais d’ailleurs répliqué. La suite, on la connait. Je répète que je suis très fier d’avoir défendu l’image d’une icône de l’administration de la trempe d’Ahipo Hori et de Kouacou Gnrangbé. Même si ce dernier semble m’avoir abandonné en chemin. Avec la disparition de papa Ahipo, j’ai encore plus peur.

Que pensez-vous de sa mort subite ?

J’en suis très affecté. Mais encore plus eu égard au projet commun que nous partagions depuis quelques années. Le préfet Ahipo avait décidé après plusieurs hésitations de briguer le poste de Député de la nation dans sa région natale Gueyo qui est passé département entre temps et même le poste de président de conseil général. Hélas, mille fois hélas, ce projet pour lequel nous avions investi beaucoup d’énergie en restera là pour toujours après qu’il est été arraché brutalement et de façon inattendue à notre affection. On dit souvent qu’on trouve toujours une cause aux morts en Afrique pour se justifier. Je puis vous affirmer pour ma part que la mort de papa Ahipo ne peut être naturelle. Il respirait la grande forme. Ses examens médicaux n’avaient révélé aucune anomalie au niveau de sa santé.

Ah bon ? Et à quoi pensez-vous ?

Papa Ahipo, après plusieurs hésitations comme je l’ai souligné tout à l’heure avait décidé de briguer le poste de Député. Nous avons donc entrepris les démarches. Je rappelle qu’il est originaire du village de Konahio dans la sous-préfecture de Guibéroua. Mais son père, ayant passé toute sa vie à Gueyo où le préfet est d’ailleurs né avec tous ses frères et sœurs, il considérait plus cette ville comme son village. Toute sa famille s’y trouve. C’est donc tout naturellement qu’il décide d’être candidat plutôt à Gueyo où il est bien connu qu’à Guibéroua. Nous avons dans ce cadre effectué une mission de dix jours dans la commune. Nous avons rencontré et mobilisé aussi bien des communautés autochtones Godié qu’allochtones baoulé. Il avait également décidé de se présenter sous la bannière RHDP. C’est en ce moment que tout semble s’être gâté.

Que s’est-il passé par la suite ?

Alors que les militants RHDP eux-mêmes avaient donné leur accord, certains cadres PDCI de Gueyo si sont fortement opposés. A plusieurs reprises, il a été confronté à une fronde de la part de ces derniers. Malgré qu’il était même arrivé en tête au niveau de la commission locale de désignation des candidats PDCI, Papa Ahipo était l’objet de critiques acerbes de la part des cadres PDCI de la région. Il ne manquait plus aucune occasion dans la ville pour les convaincre à accepter les choses comme telles. Mais c’était peine perdue. A une autre visite au village (Gueyo) à laquelle je n’avais pas pris part, le préfet est revenu totalement sonné. Il m’a indiqué lors d’une de nos nombreuses rencontres à son domicile d’Angré que d’aucuns avaient franchi le pas en le traitant d’étranger à Gueyo. Cela l’avait bouleversé. Lorsque nous nous quittions, il m’a fait savoir qu’il était très fatigué et donc qu’il se reposait. C’était le vendredi avant sa mort. Il est clair que des gens ont choisi le pire en se débarrassant de lui. Il peut avoir été tué parce qu’il gênait la candidature de tel ou tel autre.

Comment avez-vous vécu les derniers instants de sa vie ?

Le mardi matin, 27 septembre, alors que je m’apprêtais à aller à Yamoussoukro pour la couverture de l’investiture de l’équipe de Banny (CDVR), je l’ai encore eu au téléphone. Il m’a répété qu’il était à la maison et qu’il ne comptait pas sortir parce qu’il était fatigué. Je lui ai promis de passer le saluer dès mon retour de Yamoussoukro le jeudi 29 septembre. Le mercredi 28 septembre alors que j’étais en pleine cérémonie, on m’appelle pour m’annoncer sa mort. Cela m’a beaucoup bouleversé. J’ai d’abord étouffé avant de m’affaissé. Cela a été un coup dur pour moi. Je ne voulais pas y croire. Mais c’était pourtant la dure vérité. Arrivé à Abidjan, j’ai du garder le lit pendant plus d’une semaine. J’en suis tombé malade. Je n’arrivais pas à m’endormir la nuit. C’était dur à supporter. Tous nos projets étaient désormais à l’eau.

Quel est votre plus grand regret ?

Mon plus grand regret en ce moment est de n’avoir pas pu lui rendre hommage de son vivant pour tout ce qu’il a fait pour moi. Par exemple, il est celui qui a assuré ma scolarité à l’EFAP. J’attendais de lui rendre hommage devant Dieu et les hommes lors de a soutenance de mémoire. Ce que je n’ai pas pu faire par manque de temps. Je pense que de là où il est, il me comprendra. Je lui suis entièrement reconnaissant. Avec son départ, c’est un grand vide qui s’installe. J’espère que le maire Gnrangbé avec qui nous formions le trio ne me lâchera pas. Ce sera la seule façon de me consoler. Au moment où nous nous apprêtons à le conduire à sa dernière demeure, je voudrais prier le Très Haut de le recevoir dans sa majesté. Mais aussi et surtout qu’il protège tous ses enfants et sa femme qu’il a laissé très tôt. Que son âme repose en paix !

Que retenez-vous de l’homme ?

Je retiens qu’il était un père pour moi. Qu’il n’a jamais véritablement fait de différence entre ses propres enfants et moi. Il m’associait à tout ce qu’il entreprenait. Il n’y avait vraiment pas de secret entre lui et moi. Il me confiait tout sur sa vie, ses relations… C’était un homme gentil et bon. Que la terre de ses aïeux qui l’a vu naître lui soit légère ! L’ancien préfet de Yamoussoukro, M. Gilbert Ahipo Hori est décédé le 28 septembre dernier des suites d’une courte maladie. Un de ses proches, José Stéphane Koudou, le journaliste qui l’a côtoyé avant sa disparition tragique fait de graves révélations sur les circonstances de la mort du préfet de région. Entretien.

Vous êtes l’un des rares journalistes à avoir côtoyé l’ancien préfet de région de Yamoussoukro, Ahipo Hori. Comment avez-vous fait sa connaissance ?

Je vous remercie pour l’opportunité que vous me donnez de rendre un hommage appuyé à celui qui fut durant près de dix ans mon père et de qui j’avais beaucoup de respect. Il est souvent difficile de parler de soi. Mais je vous avoue que ma rencontre avec l’ancien préfet de Yamoussoukro a constitué un vrai déclic dans ma vie. Pour revenir à votre question, c’est en 2002, après le coup d’Etat manqué du 19 septembre qui s’est mué en rébellion armée que j’ai fait la connaissance de papa Ahipo à Yamoussoukro. En sa qualité de préfet de région, il était celui qui était chargé de la coordination des actions humanitaires dans la région qui avait accueilli des milliers de déplacés internes. Très vite, nous sommes devenus très liés et nous ne nous sommes plus quittés jusqu’à sa mort. Il m’avait tellement adopté comme son fils que partout où nous passions, il était obligé de me présenter comme tel et non comme journaliste. Sa mort est une grosse perte pour moi. Je souligne que mon premier fils porte son illustre nom.

Il semble que vous n’étiez pas seulement « son bon petit ». Mais vous l’aviez plusieurs fois tirez d’affaires.

Ce n‘est pas faux. Mais ce n’était pas véritablement lui que j’avais tiré d’affaires. Mais le maire de la commune de Yamoussoukro, Kouacou Gnrangbé Jean qui avait un gros différend avec le gouverneur du District de Yamoussoukro, N’Dri Apollinaire qui venait d’être nommé. Les deux structures déconcentrées (la mairie et le district) se disputaient la gestion des terrains urbains. Les textes désignaient la mairie comme le gestionnaire. Mais le district réclamait cette prérogative et cette réclamation a failli aboutir avec un arrêté du ministre de la construction d’alors. J’avais donc décidé de défendre les textes en tant que journaliste. Je crois que ce combat a été gagné parce qu’en fin de compte, la gestion est restée au maire. Le préfet pour sa part était le président de la commission d’attribution. Il était très lié au maire. Je crois que c’est ce qui a justifié mon combat.

Cela vous attirait pourtant des inimitiés…

Tout à fait. Mais aujourd’hui, je suis fier d’avoir mené ce combat et l’avoir remporté devant une icône nommée Jean-Baptiste Akrou, ancien DG de Fraternité Matin. L’on se souvient comme si c’était d’hier de frat-mat qui avait barré à sa Une parlant du maire et du préfet de Yamoussoukro dans ce conflit : « Gestion des terrains urbains à Yamoussoukro, le maire et le préfet, deux larrons en foire ». Ce à quoi j’avais d’ailleurs répliqué. La suite, on la connait. Je répète que je suis très fier d’avoir défendu l’image d’une icône de l’administration de la trempe d’Ahipo Hori et de Kouacou Gnrangbé. Même si ce dernier semble m’avoir abandonné en chemin. Avec la disparition de papa Ahipo, j’ai encore plus peur.

Que pensez-vous de sa mort subite ?

J’en suis très affecté. Mais encore plus eu égard au projet commun que nous partagions depuis quelques années. Le préfet Ahipo avait décidé après plusieurs hésitations de briguer le poste de Député de la nation dans sa région natale Gueyo qui est passé département entre temps et même le poste de président de conseil général. Hélas, mille fois hélas, ce projet pour lequel nous avions investi beaucoup d’énergie en restera là pour toujours après qu’il est été arraché brutalement et de façon inattendue à notre affection. On dit souvent qu’on trouve toujours une cause aux morts en Afrique pour se justifier. Je puis vous affirmer pour ma part que la mort de papa Ahipo ne peut être naturelle. Il respirait la grande forme. Ses examens médicaux n’avaient révélé aucune anomalie au niveau de sa santé.

Ah bon ? Et à quoi pensez-vous ?

Papa Ahipo, après plusieurs hésitations comme je l’ai souligné tout à l’heure avait décidé de briguer le poste de Député. Nous avons donc entrepris les démarches. Je rappelle qu’il est originaire du village de Konahio dans la sous-préfecture de Guibéroua. Mais son père, ayant passé toute sa vie à Gueyo où le préfet est d’ailleurs né avec tous ses frères et sœurs, il considérait plus cette ville comme son village. Toute sa famille s’y trouve. C’est donc tout naturellement qu’il décide d’être candidat plutôt à Gueyo où il est bien connu qu’à Guibéroua. Nous avons dans ce cadre effectué une mission de dix jours dans la commune. Nous avons rencontré et mobilisé aussi bien des communautés autochtones Godié qu’allochtones baoulé. Il avait également décidé de se présenter sous la bannière RHDP. C’est en ce moment que tout semble s’être gâté.

Que s’est-il passé par la suite ?

Alors que les militants RHDP eux-mêmes avaient donné leur accord, certains cadres PDCI de Gueyo si sont fortement opposés. A plusieurs reprises, il a été confronté à une fronde de la part de ces derniers. Malgré qu’il était même arrivé en tête au niveau de la commission locale de désignation des candidats PDCI, Papa Ahipo était l’objet de critiques acerbes de la part des cadres PDCI de la région. Il ne manquait plus aucune occasion dans la ville pour les convaincre à accepter les choses comme telles. Mais c’était peine perdue. A une autre visite au village (Gueyo) à laquelle je n’avais pas pris part, le préfet est revenu totalement sonné. Il m’a indiqué lors d’une de nos nombreuses rencontres à son domicile d’Angré que d’aucuns avaient franchi le pas en le traitant d’étranger à Gueyo. Cela l’avait bouleversé. Lorsque nous nous quittions, il m’a fait savoir qu’il était très fatigué et donc qu’il se reposait. C’était le vendredi avant sa mort. Il est clair que des gens ont choisi le pire en se débarrassant de lui. Il peut avoir été tué parce qu’il gênait la candidature de tel ou tel autre.

Comment avez-vous vécu les derniers instants de sa vie ?

Le mardi matin, 27 septembre, alors que je m’apprêtais à aller à Yamoussoukro pour la couverture de l’investiture de l’équipe de Banny (CDVR), je l’ai encore eu au téléphone. Il m’a répété qu’il était à la maison et qu’il ne comptait pas sortir parce qu’il était fatigué. Je lui ai promis de passer le saluer dès mon retour de Yamoussoukro le jeudi 29 septembre. Le mercredi 28 septembre alors que j’étais en pleine cérémonie, on m’appelle pour m’annoncer sa mort. Cela m’a beaucoup bouleversé. J’ai d’abord étouffé avant de m’affaissé. Cela a été un coup dur pour moi. Je ne voulais pas y croire. Mais c’était pourtant la dure vérité. Arrivé à Abidjan, j’ai du garder le lit pendant plus d’une semaine. J’en suis tombé malade. Je n’arrivais pas à m’endormir la nuit. C’était dur à supporter. Tous nos projets étaient désormais à l’eau.

Quel est votre plus grand regret ?

Mon plus grand regret en ce moment est de n’avoir pas pu lui rendre hommage de son vivant pour tout ce qu’il a fait pour moi. Par exemple, il est celui qui a assuré ma scolarité à l’EFAP. J’attendais de lui rendre hommage devant Dieu et les hommes lors de a soutenance de mémoire. Ce que je n’ai pas pu faire par manque de temps. Je pense que de là où il est, il me comprendra. Je lui suis entièrement reconnaissant. Avec son départ, c’est un grand vide qui s’installe. J’espère que le maire Gnrangbé avec qui nous formions le trio ne me lâchera pas. Ce sera la seule façon de me consoler. Au moment où nous nous apprêtons à le conduire à sa dernière demeure, je voudrais prier le Très Haut de le recevoir dans sa majesté. Mais aussi et surtout qu’il protège tous ses enfants et sa femme qu’il a laissé très tôt. Que son âme repose en paix !

Que retenez-vous de l’homme ?

Je retiens qu’il était un père pour moi. Qu’il n’a jamais véritablement fait de différence entre ses propres enfants et moi. Il m’associait à tout ce qu’il entreprenait. Il n’y avait vraiment pas de secret entre lui et moi. Il me confiait tout sur sa vie, ses relations… C’était un homme gentil et bon. Que la terre de ses aïeux qui l’a vu naître lui soit légère !

Le Quotidien

Côte d’Ivoire: Grave accident de la circulation, le président Ouattara apporte son assistance

octobre 24, 2011

C’est un week-end tragique pour les usagers de la route. Le tronçon Toumodi-Yamoussoukro a encore endeuillé les Ivoiriens samedi dernier. Le bilan partiel fait état de 26 lmorts pour l’heure dont 21 sur le champ. Cinq à l’hôpital dont trois à Toumodi et deux à Yamoussoukro. 55 blessés dont de graves cas constatés et évacués dans les hôpitaux appropriés à Abidjan selon les cas. Parmi les 17 blessés hospitalisés à Yamoussoukro, il y a 08 femmes, 07 hommes et 02 enfants de sexe masculin et féminin.

Hier dimanche 23 octobre 2011, après l’accident qui a eu lieu le samedi 22 octobre, à Kadjokro sur l’axe Yamoussoukro-Toumodi, le président de la République a dépêché une équipe composée du ministre délégué à la Défense Paul Koffi Koffi, du ministre de la Communication, Diakité Coty Souleymane, de l’adjoint du chef d’Etat Major, le général Détho Léto, qui ont conduit une forte délégation sur les lieux de l’accident. Respectivement, ces hautes autorités ont rendu visite aux blessés hospitalisés dans les hôpitaux de Toumodi et Yamoussoukro. Particulièrement dans la capitale politique, les autorités locales, le Gouverneur du district, le maire et le préfet de région les ont accompagnées pour assister et présenter les compassions du président de la République, aux parents des victimes et saluer les blessés.

A Yamoussoukro, 17 corps sont logés à Ivosep, et 9 autres corps à l’Ivosep de Toumodi soit au total 26 corps. Quant aux blessés, selon Dr Sahé chirurgien, 13 ont été hospitalisés à Yamoussoukro et 16 autres à Toumodi sur 38 victimes évacués. Les cas les plus graves ont pu être évacués à Abidjan. Au CHR de la capitale politique 4 blessés ont suivi une intervention chirurgicale. Un blessé paralysé était en instance d’évacuation hier aux environs de 14h. Il aurait fallu 4h d’horloge soit de 14h à 16h samedi, pour évacuer les victimes dans les différents hôpitaux.

L’Etat de Côte d’Ivoire prend en charge les frais médicaux et funéraires.

Au nom du chef de l’Etat, le ministre Koffi Koffi Paul, a transmis le message de compassion aux familles. «Dès que le chef de l’Etat a appris la nouvelle, il a demandé de nous rendre sur les lieux en la compagnie des autorités locales avec les membres du gouvernement qui ont en charge ce dossier. Hier après le communiqué passé à la télé au journal de 23 h, il nous a demandés d’être sur les lieux pour constater les faits, apporter sa compassion et présenter les condoléances des membres du gouvernement aux familles éplorées et surtout féliciter le corps médical, qui a réussi de nuit comme de jour, à contenir cet accident. C’est triste de le dire, mais nous avons au total 26 victimes et une cinquantaine de blessés.

Evidemment, c’était lourd, mais nous, nous sommes venus pour rassurer les populations et apporter nos compassions aux victimes. Nous demandons à nos parents de faire l’effort pour supporter les épreuves. Egalement on demande aux chauffeurs ou conducteurs de faire très attention sur les voix publiques, parce que, en définitive, c’est de l’irresponsabilité du chauffeur du camion remorque qui avait perdu tout contrôle de son camion et qui a provoqué ce drame.

De l’autre côté, nous avons constaté que le car qui a été touché, est un car complètement hors d’usage. Probablement, il n’avait pas tous ses papiers et n’avait pas fait sa visite technique. On a vu que le car était très, très vieux.

Encore une fois, on interpelle les usagers de la route afin qu’ils fassent très attention. Nous sommes là, dans une situation de tristesse et on a porté le message du président de la République qui est que, comme le ministre de la Communication l’a dit, tous les frais seront supportés par l’Etat de Côte d’Ivoire: les soins médicaux et les frais funéraires. Par rapport donc à cela le chef de l’Etat, nous a remis la somme de 4 millions pour la prise en charge des soins. Il souhaite que cet argent soit utilisé à bon escient. Nous félicitons et encourageons le personnel médical. Avec à leur tête, le préfet, le gouverneur et le maire.»

Le Patriote par Jacquelin Mintoh.