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Yémen: les forces anti-rebelles lancent l’offensive sur un port stratégique

juin 13, 2018

Un soldat des forces pro-gouvernementales yéménites, le 7 juin 2018 près de la ville d’Aj Jah, dans la province de Hodeida (ouest) / © AFP/Archives / NABIL HASSAN

Des forces progouvernementales, appuyées par les Emiratis et les Saoudiens, ont lancé mercredi leur offensive sur le port stratégique de Hodeida (ouest), avec l’objectif d’en chasser les rebelles Houthis et de modifier le rapport de force dans le conflit qui ravage le Yémen.

Dans un pays à la population exsangue, une quinzaine d’ONG internationales ont exprimé leur vive inquiétude face à cet assaut sur une cité de 600.000 habitants. Dans une lettre, elles ont exhorté le président français Emmanuel Macron à faire pression sur Ryad et Abou Dhabi, et jugé « inconcevable » de maintenir la conférence humanitaire sur le Yémen prévue fin juin à Paris.

Au terme d’un ultimatum ayant expiré mardi soir, l’offensive a débuté mercredi à 13H15 (10H15 GMT), après avoir reçu le « feu vert » de la coalition, ont indiqué à la mi-journée à l’AFP des responsables des forces pro-gouvernementales ayant requis l’anonymat.

Les troupes progressent en direction de l’aéroport, situé au sud de Hodeida, d’après les mêmes sources, qui sont présentes sur le terrain à Al-Jah, à 30 km environ au sud-est de la ville.

Dix-huit raids aériens ont été menés contre des positions des Houthis au cours des heures précédentes pour préparer l’offensive, ont-elles ajouté.

La chaîne Al-Massirah, contrôlée par les rebelles, avait rapporté des raids aériens en matinée « sur des fermes » en périphérie de Hodeida.

Selon des sources médicales, 22 combattants rebelles et trois soldats des forces progouvernementales ont été tués ces dernières 24 heures.

– « Sécurité maritime » –

A l’aube, l’agence officielle émiratie WAM avait rapporté une accélération des préparatifs « en vue de libérer Hodeida ».

D’importants contingents des forces anti-rebelles « ont atteint la périphérie de la ville » et des systèmes d’armes sophistiqués sont acheminés, avait ajouté WAM, citant une source militaire.

Le grand port de Hodeida, sur la mer Rouge, constitue un enjeu stratégique d’une guerre qui dure depuis plus de trois ans: il est le point d’entrée d’une bonne partie des importations et de l’aide humanitaire internationale destinée à la population yéménite.

Avant le lancement de l’offensive, mardi soir, le gouvernement yéménite avait affirmé que « tous les moyens pacifiques et politiques pour écarter les miliciens Houthis du port » avaient « été épuisés ».

« La libération de Hodeida est vitale à la lumière de la menace croissante que les miliciens Houthis, soutenus par l’Iran, font peser sur la sécurité maritime en mer Rouge, par où passent environ 15% du commerce international », a argué sur twitter l’ambassadeur saoudien à Washington, Khaled ben Salmane, un des fils du roi.

– « Hodeida en otage » –

Le contrôle des territoires au Yémen au 12 juin / © AFP / Valentina Breschi

Les Emirats arabes unis, qui apportent un soutien essentiel au sol à des forces yéménites hétéroclites, avaient donné jusqu’à mardi soir à l’ONU pour trouver une solution et contraindre les Houthis à abandonner le contrôle de Hodeida sans combattre.

Alors que cet ultimatum expirait, Anwar Gargash, ministre d’Etat émirati aux Affaires étrangères, a publié une série de tweets tard mardi soir affirmant que les Houthis ne pouvaient plus « tenir Hodeida en otage pour financer leur guerre » et « détourner » l’aide humanitaire internationale.

« La libération de la ville et du port créera une nouvelle réalité et amènera les Houthis aux négociations », a-t-il assuré en promettant que « les Emirats arabes unis et la coalition continueront à accélérer le flot d’aide humanitaire ».

Mardi soir, l’homme fort des Emirats, Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, a reçu à Abou Dhabi le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, alors que les relations entre les autorités émiraties et M. Hadi, qui vit en exil à Ryad, s’étaient détériorées ces derniers mois.

Plus tôt, le président français Emmanuel Macron avait appelé les « parties prenantes » dans le conflit au Yémen à la « retenue » et à la « protection des populations civiles », lors d’un échange téléphonique avec Mohammed ben Zayed.

Cet entretien s’est déroulé notamment « dans la perspective de l’organisation à Paris fin juin d’une conférence humanitaire » sur le Yémen, a ajouté l’Elysée.

A la lumière des derniers évènements à Hodeida, une coalition de 14 ONG a pour sa part demandé l’annulation de cette conférence co-présidée par Ryad.

Henrietta Fore, directrice générale de l’Unicef, s’est déclarée « profondément inquiète » et a appelé à la protection des quelque 300.000 enfants qui vivent à Hodeida et dans les environs.

L’ONU a retiré son personnel international de Hodeida lundi et, mardi, la représentante de l’Unicef, Meritxell Relano, a indiqué que son agence avait « prépositionné » dans la ville plus de 20.000 trousses d’hygiène.

Les forces anti-rebelles n’ont remporté aucune victoire militaire majeure depuis la reprise de cinq provinces du sud et de la ville d’Aden mi-2015 grâce à l’intervention de la coalition commandée par l’Arabie saoudite.

Les rebelles Houthis, originaires du nord du pays, contrôlent par ailleurs toujours la capitale Sanaa.

Depuis 2015, la guerre au Yémen a fait près de 10.000 morts, plus de 55.000 blessés et provoqué « la pire crise humanitaire du monde », selon l’ONU.

Romandie.com avec(©AFP / 13 juin 2018 13h33)

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Yémen: plus de 100 morts dans la bataille pour le port de Hodeida

juin 2, 2018

/ © AFP/Archives / ABDO HYDER

 

La bataille pour la reprise par les forces progouvernementales du port de Hodeida au Yémen tenu par les rebelles, a coûté la vie à plus de 100 combattants en moins d’une semaine, ont indiqué samedi des sources médicales et militaires.

Les troupes fidèles au président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, appuyées par une coalition militaire commandée par l’Arabie saoudite, avaient avancé il y a quelques jours à une vingtaine de km de la ville de Hodeida (ouest) d’où elles cherchent à chasser les rebelles Houthis, soutenus par l’Iran.

Hodeida, sur la mer Rouge, est le principal point d’entrée des importations et de l’aide humanitaire au Yémen, pays pauvre et en guerre depuis 2015. La coalition affirme elle que Hodeida est aussi un point de départ pour des attaques rebelles contre des navires et le lieu par lequel l’Iran livrerait des armes aux Houthis, ce que Téhéran dément.

L’offensive est appuyée par l’aviation de la coalition et son centre de commandement est piloté au sol par les forces des Émirats arabes unis, membres de cette coalition.

Les hôpitaux dans la région d’Aden (sud), où est basé le pouvoir yéménite, ont indiqué avoir reçu 52 dépouilles, dont celles de 20 soldats, entre vendredi et samedi, ce qui porte le bilan des combats à 110 morts depuis le début de l’offensive lundi. Le reste des dépouilles semblent être celles de rebelles, ont-ils précisé.

Selon une source militaire progouvernementale, les rebelles ont tendu une embuscade samedi à un convoi militaire dans la localité d’al-Dourayhmi dans le gouvernorat de Hodeida, situé à 230 km à l’ouest de la capitale Sanaa.

C’est la prise totale de Sanaa par les rebelles début 2015 et de vastes pans du territoire yéménite qui a poussé l’Arabie saoudite voisine à intervenir à la tête d’une coalition militaire pour stopper la progression des Houthis et par extension l’influence de son rival iranien.

L’ONU a dit craindre que l’opération militaire en cours n’affecte l’acheminement de l’aide humanitaire, dont 70% arrive au Yémen par le port de Hodeida, alors même que certaines régions du Yémen sont au bord de la famine.

En novembre 2017, après le tir d’un missile balistique rebelle vers Ryad, la coalition avait instauré un blocus total du port de Hodeida, avant de l’assouplir sous la pression internationale.

La guerre au Yémen a fait quelque 10.000 morts.

Romandie.com avec (©AFP / 02 juin 2018 15h33)                

Yémen: à Saana, l’esprit du ramadan est là, mais le cœur n’y est pas

mai 16, 2018

Un marché de la capitale yéménite Sanaa, à quelques jours du début du ramadan. Photo prise le 12 mais 2018 / © AFP / MOHAMMED HUWAIS

Dans la capitale yéménite Sanaa contrôlée par des rebelles, les produits alimentaires abondent à la veille du ramadan, mais les acheteurs sont rares du fait de la flambée des prix liée à la guerre.

« Le chiffre d’affaires (du début du ramadan) n’est pas bon car les gens donnent la priorité aux produits de première nécessité », indique à l’AFP Ali Saleh, un vendeur de dattes au marché de Sanaa.

Ce fruit est spécialement consommé pendant le ramadan, mois de jeûne musulman qui commence jeudi au Yémen, où la guerre ne connaît pas de répit.

Ce conflit oppose les forces gouvernementales aux Houthis, rebelles soutenus par l’Iran qui se sont emparés de la capitale en 2014. Il a connu une escalade en 2015 quand l’Arabie saoudite a pris la tête d’une coalition militaire pour venir en aide au gouvernement.

Cette guerre, relativement oubliée, a fait près de 10.000 morts, plus de 55.000 blessés et provoqué ce que les Nations unies qualifient de « pire crise humanitaire du monde ».

Quelque 22 millions de Yéménites sont affectés par le conflit avec une malnutrition généralisée, des risques d’épidémie et même de famine dans certaines régions.

Cependant, pour les habitants de Sanaa, il n’est pas question de renoncer à célébrer le mois du ramadan, fait de privations dans la journée, mais de grandes consommations de produits alimentaires le soir.

– Cartes d’approvisionnement –

Dans le souk du vieux Sanaa, les produits ne manquent pas, mais les prix font hésiter plus d’un chaland.

« Les prix à la veille de ce ramadan sont très élevés et ne correspondent pas aux revenus des gens, notamment ceux qui ont des cartes d’approvisionnement », se lamente un habitant de la capitale, Abdallah Mofaddal.

Faute de pouvoir payer les salaires de nombreux fonctionnaires, l’administration rebelle leur distribue des cartes d’approvisionnement qui leur permettent d’obtenir des produits de première nécessité.

« Il n’y a pas d’argent, les salaires ne sont pas versés et il faut qu’ils (les Houthis) donnent un peu d’argent pour le ramadan », ajoute-t-il.

Devant un étal, un autre habitant répète la même complainte.

« La situation est très mauvaise, les salaires n’ont pas été versés depuis huit mois. On est entre les mains de Dieu. Les prix n’ont cessé d’augmenter, tout augmente chaque jour », déclare Ahmed al-Oqabi.

Le prix du sac de 40 kg de riz a augmenté d’un tiers en quelques jours et celui du sac de 50 kg de sucre de 25%, déplorent des résidents de Sanaa.

Les convois de transporteurs de produits alimentaires se font racketter à des points de contrôle tenus à travers le pays soit par des rebelles, soit par des militaires gouvernementaux, et ces transporteurs répercutent les sommes soustraites sur les prix des denrées, expliquent des habitants.

– Pain et café –

De nombreux civils restent dans une situation extrêmement précaire et ne savent pas de quoi sera fait ce ramadan. C’est la cas d’une veuve de guerre, Jeta al-Sabri, mère de quatre fillettes dans l’attente d’une aide sociale qui ne vient pas.

« J’ai vendu ma bonbonne de gaz pour payer le loyer. Je n’ai plus de quoi cuisiner, je n’ai plus de farine, je n’ai plus de riz, et il ne me reste plus que mes filles, rien de plus », égrène-t-elle.

Les fillettes, au regard espiègle, se partagent un bout de pain qu’elles avalent avec des gorgées de café.

Jeta al-Sabri a perdu son mari à Taëz, grande ville du sud-ouest encerclée par les rebelles Houthis. Elle s’est réfugiée à Sanaa, où sa survie dépend d’une aide sociale qui tarde à se matérialiser.

Le ramadan est traditionnellement une période de piété et de prière. Dans la longue histoire des conflits opposant des musulmans, des trêves y étaient instaurées. Mais rien n’indique que le conflit au Yémen baissera d’intensité pendant ce mois sacré.

Romandie.com avec (©AFP / 16 mai 2018 15h36)                

Yémen: les combats s’intensifient à Aden, 36 morts en deux jours

janvier 29, 2018

Des combattants du mouvement séparatiste du Yémen du sud patrouillent dans une rue d’Aden, le 28 janvier 2018 / © AFP / SALEH AL-OBEIDI

De violents combats ont de nouveau fait rage lundi entre forces séparatistes et gouvernementales dans la grande ville portuaire d’Aden, dans le sud du Yémen, faisant 36 morts en deux jours.

« Les affrontements ont fait 36 morts et 185 blessés en deux jours », a indiqué en soirée le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) sur son compte Twitter. Un précédent bilan de sources sécuritaires avait fait état de 24 morts, civils et combattants.

Les combats aux chars et à l’artillerie qui ont éclaté dimanche entre les séparatistes, partisans de l’indépendance du Yémen du Sud, et le gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi, viennent compliquer davantage le conflit au Yémen qui oppose depuis trois ans le pouvoir aux rebelles chiites Houthis.

Ces séparatistes étaient préalablement alliés à M. Hadi, mais la relation s’est tendue après le limogeage en 2017 par le président du gouverneur d’Aden, Aidarous al-Zoubaidi, qui a formé un Conseil de transition du sud, une autorité parallèle dominée par des séparatistes.

Le Yémen du sud était un Etat indépendant avant sa fusion avec le Nord en 1990.

Lundi soir, les combats se sont intensifiés, selon des sources de sécurité. Les forces séparatistes n’étaient plus qu’à un kilomètre du palais présidentiel dans le quartier Krater et elles auraient pris deux camps militaires au nord de l’aéroport.

La coalition militaire sous commandement saoudien, qui intervient au Yémen depuis 2015 en soutien au gouvernement Hadi, a appelé à des négociations. Son porte-parole, le colonel saoudien Turki al-Maliki, a demandé aux séparatistes de « parler avec le gouvernement légitime », charge à celui-ci « d’examiner les demandes du mouvement social et politique » représenté par les séparatistes.

– Renforts –

Ce Conseil avait fixé un ultimatum la semaine dernière à M. Hadi exigeant notamment le départ du Premier ministre Ahmed ben Dagher et des « changements au gouvernement », accusé de « corruption ».

Cet ultimatum a expiré dimanche matin et des combats ont aussitôt éclaté en ville entre forces séparatistes et unités gouvernementales, aboutissant à la prise du siège transitoire du gouvernement.

Dans un communiqué, la France a « condamné » les violences et appelé « toutes les parties » à accorder un accès « sans entrave » à l’aide humanitaire et à reprendre le « dialogue ».

Selon des sources sécuritaires, les séparatistes faisaient venir des renforts supplémentaires depuis les provinces d’Abyane (sud) et de Marib (centre).

Dans la province d’Abyane, ces forces se sont heurtées à des unités gouvernementales, mais elles ont réussi à poursuivre leur progression, ont précisé ces sources.

Au milieu des tirs de chars de combat et de pièces d’artillerie lourde, Aden était totalement paralysée. Les rues étaient désertes dans de nombreux quartiers, selon un vidéaste de l’AFP qui a confirmé l’utilisation de chars de combat par les belligérants. Ecoles et magasins sont pour la plupart restés fermés.

L’ONU a déclaré dans un communiqué que l’aéroport et le port d’Aden étaient fermés « jusqu’à nouvel ordre ».

– ‘Conseil du coup de force’ –

Selon l’agence gouvernementale Saba, le Premier ministre s’est réuni dans la nuit de dimanche à lundi avec d’autres membres du cabinet pour discuter « des développements militaires et des actes de sabotage ayant visé des installations gouvernementales ».

Ces actes sont dirigés « contre la légitimité représentée par le président Hadi », a ajouté l’agence, soulignant que le gouvernement condamne « les hors-la-loi représentés par le Conseil du coup de force ».

Le gouvernement, chassé de la capitale Sanaa en septembre 2014 par des rebelles Houthis soutenus par l’Iran, a établi son siège transitoire à Aden l’année suivante.

Une coalition arabe, dominée par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, est intervenue au Yémen en mars 2015 en soutien au gouvernement.

Des soldats saoudiens et émiratis sont présents à Aden, mais ils ne sont pas intervenus jusqu’ici.

Les Emirats ont entraîné et soutiennent une force appelée « Ceinture de sécurité » dans le sud. Or, cette force soutient le Conseil de transition du sud.

Le 17 janvier, l’Arabie saoudite avait annoncé qu’elle transférait deux milliards de dollars à la Banque centrale du Yémen, contrôlée par le gouvernement Hadi, pour sauver la devise et l’économie du pays.

Le gouvernement yéménite a déclaré, selon l’agence Saba, que « le camp Houthi iranien » était le premier bénéficiaire » de ce nouveau conflit.

Romandie.com avec(©AFP / 29 janvier 2018 22h10)                

Yémen: plus de 60 rebelles et soldats tués en 24 heures au sud de Hodeida

décembre 25, 2017

Un Yéménite prend en photo des débris à la suite d’un raid aérien le 25 décembre 2017 près d’Aser / © AFP / MOHAMMED HUWAIS

Plus de 60 rebelles chiites Houthis et soldats pro-gouvernement ont été tués en 24 heures sur les fronts de la province de Hodeida, dans l’ouest du Yémen, ont indiqué lundi des responsables des services de sécurité et des hôpitaux.

Les raids aériens de la coalition anti-Houthis menée par l’Arabie saoudite et les combats terrestres se sont intensifiés dans cette province contrôlée par les Houthis depuis le tir d’un missile balistique sur Ryad le 19 décembre.

Les deux camps dépêchent d’importants renforts sur les lignes de front. Les renforts des Houthis sont pris pour cible par l’aviation de la coalition, tandis que les forces pro-gouvernement n’arrivent pas à progresser vers le nord en raison d’énormes champs de mines plantées par les insurgés.

Hodeida, capitale de la province de même nom a une importance capitale, son port sur la mer Rouge étant le principal point d’entrée des importations du pays.

La ville et le port sont contrôlés par les Houthis. La coalition impose des inspections aux cargaisons pour empêcher l’entrée d’armes au profit des insurgés.

Au cours des dernières 24 heures, 18 Houthis ont été tués dans la nuit dans des raids aériens de Haïs et 35 autres à Tahita, deux régions situées à environ 70 km au sud-ouest et au sud-est de Hodeida, a indiqué un responsable des services de sécurité.

Le bilan des morts a été confirmé par les hôpitaux Alfi, Al-Thawra et l’hôpital du 22 mai de Hodeida. Ces établissements ont fait état de 63 blessés parmi les insurgés.

Une source militaire pro-gouvernement a fait état de 12 morts et de 19 blessés dans les rangs de ses forces. Ces victimes ont été transportés dans des hôpitaux d’Aden, selon des sources médicales.

Le conflit au Yémen a fait plus de 8.750 morts, dont de nombreux civils, depuis l’intervention de la coalition en mars 2015, selon l’ONU. Cette coalition affirme quant à elle avoir depuis tué quelque 11.000 Houthis.

La coalition intervient contre les rebelles qui contrôlent Sanaa et une bonne partie du nord du pays et en soutien au gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi reconnu par la communauté internationale.

Romandie.com avec(©AFP / 25 décembre 2017 14h15)                

Au Yémen, le cap du million de cas de choléra atteint

décembre 21, 2017

Des femmes et des enfants manifestent à Sanaa pour protester contre l’intervention de la coalition sous commandement saoudien au Yémen, le 21 décembre 2017 / © AFP / Mohammed HUWAIS

Les cas de choléra suspectés au Yémen se chiffrent désormais à un million, a annoncé jeudi le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) tandis que la coalition menée par l’Arabie saoudite continuait à frapper les rebelles Houthis dans ce pays en guerre.

« Les cas de choléra suspectés ont atteint la barre du million, ce qui amplifie les souffrances du pays pris dans une guerre brutale », a indiqué le CICR dans un tweet.

Ce chiffre avait déjà été avancé par des ONG travaillant au Yémen qui ont regretté mardi, dans des entretiens avec l’AFP à Paris, le fait que le conflit reste largement oublié.

Entre le 27 avril et le 8 novembre 2017, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a enregistré 913.741 cas suspects de choléra et 2.196 décès liés à cette maladie.

L’Arabie saoudite dirige depuis mars 2015 une coalition militaire qui intervient, notamment par les airs, contre les rebelles Houthis. Ceux-ci occupent de larges pans du pays –dont la capitale Sanaa– depuis qu’ils en ont chassé les forces progouvernementales.

Elle impose un blocus au pays et n’autorise que les cargaisons humanitaires et commerciales après inspection, ce suscitant des critiques d’ONG et d’organisations internationales.

L’OMS a averti le 10 novembre à Genève que la lutte contre le choléra au Yémen risque de subir « un revers sérieux » si le blocus du pays se poursuit.

« Nous avons fait des progrès (dans le traitement de l’épidémie) mais nous allons subir un sérieux revers si nous n’avons pas un accès total à toutes les zones touchées », avait alors expliqué une porte-parole de l’OMS, Fadela Chaïb.

Le coordinateur des urgences de Médecins sans frontières (MSF) pour le Yémen, Marc Poncin, a déclaré à l’AFP que les taux de mortalité due au choléra étaient en baisse ces derniers mois mais que l’épidémie était loin d’être vaincue, notamment à l’approche de la saison des pluies.

– Un chef d’Al-Qaïda tué –

La coalition sous commandement saoudien a annoncé mercredi que le port de Hodeida, sur la mer Rouge, resterait ouvert « pour une période de 30 jours » pour l’aide humanitaire et les bateaux commerciaux transportant notamment nourriture et carburant.

Elle a en même temps accentué la pression sur les rebelles au sud de Hodeida, multipliant les raids aériens contre leurs positions.

Au moins 43 Houthis ont été tués dans ces raids en 24 heures, ont affirmé jeudi des sources médicales et militaires.

Des civils ont également péri mercredi dans des frappes aériennes de la coalition sur plusieurs secteurs du pays, dont 11 à Saada (nord), non loin de la frontière saoudienne, selon un chef tribal local et la télévision Al-Massira, contrôlée par les Houthis.

De manière générale, la coalition a intensifié ses raids au Yémen depuis l’interception mardi, au dessus de Ryad, d’un missile balistique tiré par les rebelles Houthis.

L’Arabie saoudite accuse son grand rival régional, l’Iran chiite, de soutenir militairement les Houthis, ce que Téhéran a de nouveau « fermement » démenti.

Le conflit au Yémen a fait plus de 8.750 morts, dont de nombreux civils, depuis l’intervention de la coalition, selon l’ONU. Cette coalition affirme quant à elle avoir depuis tué quelque 11.000 Houthis.

Parallèlement, le chef de la propagande d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), le Saoudien Abou Hajer al-Mekki, et cinq autres membres du réseau jihadiste, ont péri mercredi soir dans des attaques de drone américaines contre leurs véhicules à Wadi Obeida, dans la province de Marib, ont affirmé jeudi des sources tribales.

Aqpa, née de la fusion en 2009 des branches saoudienne et yéménite d’Al-Qaïda, est considérée par les Etats-Unis comme la branche la plus dangereuse du réseau extrémiste.

Romandie.com avec(©AFP / 21 décembre 2017 13h25)

Yémen: l’ex-président Saleh tué par ses anciens alliés Houthis , confirme une dirigeante de son parti

décembre 4, 2017

L’ex-président yéménite Ali Abdallah Saleh, prononçant un discours à Sanaa, le 10 mars 2011 / © AFP/Archives / MOHAMMED HUWAIS

 

L’ancien président yéménite Ali Abdallah Saleh a été tué lundi par balles par des rebelles Houthis, quelques jours après la rupture de l’alliance entre les deux camps, à l’origine d’affrontements meurtriers dans la capitale Sanaa.

La mort de l’ex-dirigeant, 75 ans dont 33 au pouvoir, pourrait constituer un tournant dans le conflit qui ensanglante le Yémen, sans pour autant améliorer le sort des civils.

Au centre de la « pire crise humanitaire au monde » selon l’ONU, cette guerre avive les tensions autour de la rivalité entre l’Arabie saoudite sunnite et l’Iran chiite, accusé par Ryad de soutenir militairement les Houthis, ce que Téhéran réfute.

« Le ministère de l’Intérieur (contrôlé par les Houthis) annonce la fin de la milice de la trahison et la mort de son chef (Ali Abdallah Saleh) et d’un certain nombre de ses éléments criminels », a affirmé la télévision des Houthis, Al-Massirah, en citant un communiqué.

Lundi, le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, à la tête du gouvernement reconnu par la communauté internationale, a annoncé une opération pour reprendre la capitale Sanaa et appelé les Yéménites à « ouvrir une nouvelle page » de l’histoire du pays.

« Joignons nos efforts pour en finir avec ces bandes criminelles et entamer la construction d’un nouveau Yémen fédéral où règnera la justice, la dignité, (…) la stabilité et le développement », a-t-il lancé dans un discours télévisé prononcé depuis Ryad, où il vit en exil.

– Violente rupture –

Une vidéo remise lundi à un journaliste de l’AFP par les Houthis montrait le cadavre de ce qui semble être l’ancien président Saleh, évincé du pouvoir en 2012 dans le sillage du Printemps arabe.

Ce décès a ensuite été confirmé par une dirigeante de son parti, le Congrès populaire général (CPG).

Selon elle, l’ancien président et d’autres hauts responsables du CPG ont été la cible de tirs nourris de Houthis alors qu’ils quittaient Sanaa vers des zones tenues par des forces pro-Saleh.

Une source militaire a précisé à l’AFP, sous couvert de l’anonymat, qu’un convoi de quatre véhicules avait été bloqué à environ 40 km au sud de la capitale. Selon elle, Saleh a été tué par balle avec deux hauts dirigeants du CPG.

Dans un discours retransmis sur Al-Massira, le chef rebelle Abdelmalek Al-Houthi, 38 ans, s’est félicité en soirée de « l’échec du complot », sans mentionner le sort de l’ex-président Saleh.

Il faisait référence à la violente rupture d’alliance, la semaine dernière, entre M. Saleh et les rebelles Houthis, issus de la minorité zaïdite, une branche du chiisme.

Cette alliance avait été scellée il y a trois ans et, depuis, les deux camps contrôlaient conjointement la capitale au détriment du gouvernement de Abd Rabbo Mansour Hadi, réfugié dans le sud du Yémen.

Les affrontements entre alliés, qui ont éclaté mercredi, ont fait au moins 100 morts et blessés, selon des sources de sécurité et hospitalières.

Après ce revirement d’alliance, Ali Abdallah Saleh avait tendu la main samedi à l’Arabie saoudite, qui intervient militairement au Yémen en soutien du gouvernement Hadi, en échange de la levée du blocus que Ryad impose au Yémen.

Les Houthis avaient dénoncé une « grande trahison ».

– ‘Amnistie générale’ –

Lundi, le président Hadi a « donné pour ordre à son vice-président Ali Mohsen al-Ahmar, qui se trouve à Marib (100 km de Sanaa), d’activer la marche (…) vers la capitale », selon un membre de son entourage.

Baptisée « Sanaa l’Arabe », l’opération consisterait, selon cette source, à prendre la capitale en tenailles. D’après des sources militaires loyalistes à Marib, sept bataillons ont reçu l’ordre de marcher sur Sanaa.

Pour tenter d’affaiblir les rebelles, le gouvernement yéménite a également annoncé sa volonté d’offrir une amnistie à tous ceux qui cesseraient de collaborer avec eux, une main tendue aux pro-Saleh.

M. Hadi « proposera prochainement une amnistie générale à tous ceux qui ont collaboré avec les Houthis et ont décidé de se rétracter », a affirmé le Premier ministre Ahmed ben Dagher à Aden, la grande ville du sud.

Mais à Sanaa, les Houthis donnaient l’impression lundi de prendre le dessus sur les forces de M. Saleh, selon des journalistes sur place.

La guerre au Yémen a fait plus de 8.750 morts depuis mars 2015 et l’intervention d’une coalition militaire menée par Ryad contre les Houthis.

Les derniers développements font craindre des risques encore accrus, en particulier à Sanaa, où des affrontements entre rebelles se poursuivaient lundi soir.

La coalition sous commandement saoudien a exhorté lundi les civils à se tenir à « plus de 500 mètres » des zones contrôlées par les rebelles, laissant supposer une intensification de ses raids aériens.

Romandie.com avec(©AFP / 04 décembre 2017 20h40)                

Yémen: 11 millions d’enfants ont désespérément besoin d’aide, alerte l’ONU

novembre 26, 2017

Un enfant yéménite souffrant de malnutrition, dans un hôpital de Sanaa, le 22 novembre 2017 / © AFP /

Plus de 11 millions d’enfants ont désespérément besoin d’aide humanitaire au Yémen, pays en guerre et en proie à la famine, a alerté dimanche le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef).

« Aujourd’hui, il est juste de dire que le Yémen est l’un des pires endroits sur terre pour être un enfant », a affirmé Geert Cappelaere, directeur régional de l’Unicef pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

« Deux millions d’enfants au Yémen souffrent de malnutrition aiguë (et) presque tous les petits garçons et filles yéménites » ont désespérément d’assistance humanitaire, a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse dans la capitale jordanienne Amman.

« Nous estimons que toutes les 10 minutes un enfant meurt au Yémen de maladies pouvant être évitées », a ajouté le représentant onusien.

Depuis l’intervention au Yémen en mars 2015 d’une coalition arabe sous commandement saoudien pour stopper la progression des rebelles Houthis face aux forces gouvernementales, le conflit a fait plus de 8.750 morts et 50.600 blessés, selon les Nations unies.

L’ONU, qui dit craindre « la plus grande famine » de ces dernières décennies au Yémen, a appelé cette coalition à lever rapidement le blocus qu’elle impose à ce pays, faute de quoi « des milliers de victimes innocentes » vont « mourir ».

Samedi, un avion chargé d’aide humanitaire affrété par l’Unicef a atterri à Sanaa, pour la première fois depuis le renforcement début novembre du blocus en réponse à un tir de missile des Houthis intercepté au-dessus de Ryad.

Mais le port de Hodeida (ouest), par où transitent les cargaisons de nourriture et de médicaments, reste fermé, déplorent des responsables de l’ONU.

« La guerre au Yémen est malheureusement une guerre contre les enfants », a indiqué M. Cappelaere, soulignant que près de 5.000 enfants avaient été tués ou gravement blessés depuis mars 2015.

« Des milliers d’écoles et de centres de santé ont été endommagés ou entièrement détruits », a-t-il ajouté.

Romandie.com avec(©AFP / 26 novembre 2017 16h16)                

Arrivée des premières aides à l’aéroport de Saana depuis 3 semaines

novembre 25, 2017

Déchargement de cartons de vaccins à l’aéroport de Sanaa, le 25 novembre 2017 / © AFP / MOHAMMED HUWAIS

Un avion chargé d’aide humanitaire affrété par l’Unicef a atterri samedi à Sanaa, pour la première fois depuis le renforcement début novembre d’un blocus imposé par la coalition sous commandement saoudien au Yémen.

Cette coalition militaire est intervenue au Yémen en mars 2015 pour stopper la progression des rebelles yéménites Houthis face aux forces gouvernementales.

Elle avait imposé un blocus total au Yémen après le tir le 4 novembre d’un missile balistique par les rebelles en direction de l’Arabie saoudite. L’engin avait été intercepté au dessus de l’aéroport international de Ryad.

Après des appels pressants de l’ONU, la coalition avait annoncé mercredi la réouverture du port de Hodeida (ouest) et de l’aéroport de Sanaa, tous les deux contrôlés par les rebelles, pour l’aide humanitaire.

Samedi matin, 1,9 million de vaccins sont parvenus dans la capitale yéménite, a indiqué sur Twitter la représentante de l’Unicef au Yémen, Meritxell Relano.

Selon l’Unicef, ces vaccins doivent servir a protéger 600.000 enfants contre la diphtérie, une maladie en progression au Yémen.

La diphtérie est venue s’ajouter à une épidémie de choléra. Entre le 27 avril et le 8 novembre, l’OMS a enregistré 913.741 cas suspects de choléra et 2.196 décès liés à cette maladie, même si le nombre de cas est en diminution depuis plusieurs semaines.

Le photographe de l’AFP a constaté sur le tarmac de l’aéroport des piles de cartons remplis de vaccins.

Trois autres avions affrétés par le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ont également atterri samedi à Sanaa avec à bord des travailleurs humanitaires.

« Je confirme que notre avion a atterri ce matin à Sanaa », transportant du personnel, a indiqué à l’AFP la porte-parole du CICR pour le Moyen-Orient Iolanda Jaquemet.

Un porte-parole du PAM a indiqué qu’un bateau transportant de l’aide attendait encore l’autorisation d’entrer dans le port de Hodeida.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le conflit au Yémen a fait, depuis l’intervention de la coalition militaire arabe, plus de 8.750 morts et 50.600 blessés, dont de nombreux civils.

Le pays connaît « la pire crise humanitaire de la planète », selon l’ONU qui a averti que sept millions de Yéménites se trouvent au bord de la famine en raison de la poursuite du conflit.

Réagissant à l’arrivée des premières aides, un responsable de l’Autorité de l’aviation civile dépendante des rebelles houthis a réclamé la réouverture de l’aéroport de Sanaa à tous les vols civils et humanitaires, estimant que les quantités délivrées ce samedi étaient insuffisantes.

Dans une déclaration sur la chaîne al-Massira proche des rebelles, leur chef Abdel-Malek al-Houthi a appelé ses partisans à rester mobilisés face à toute « nouvelle escalade saoudienne ».

La guerre au Yémen oppose les forces gouvernementales du président Abd Rabbo Mansour Hadi, qui ont été chassées en septembre 2014 de Sanaa, aux rebelles Houthis, issus de la minorité zaïdite (branche du chiisme).

Romandie.com avec(©AFP / 25 novembre 2017 16h20)                

Oman obtient la libération d’un prêtre indien enlevé au Yémen en 2016

septembre 12, 2017

 

Capture d’écran diffusée le 12 septembre 2017 montrant Thomas Uzhunnalil, prêtre indien enlevé en 2016 au Yémen / © OMAN TV/AFP / HO

Un prêtre indien enlevé en 2016 au Yémen lors d’une attaque contre un hospice attribuée à des jihadistes, a été libéré à la faveur d’une intervention du sultanat d’Oman, a annoncé mardi l’agence officielle ONA.

Le père catholique Thomas Uzhunnalil avait été enlevé lors de cette attaque à Aden (sud) qui avait fait 16 morts, dont quatre religieuses catholiques, et avait été condamnée à l’époque comme « insensée et diabolique » par le pape François.

Les autorités de Mascate ont réussi à « ramener mardi matin à Oman un employé du Vatican » après l’avoir localisé en « coordination avec des parties yéménites », a rapporté l’agence omanaise ONA.

A New Delhi, la ministre des Affaires étrangères Shma Swaraj s’est dite « heureuse d’annoncer que le père Uzhunnalil a été secouru », dans un tweet.

L’agence omanaise a indiqué que les opérations de recherche du prêtre indien avaient été lancées sur « instruction du sultan Qabous » d’Oman et à la demande du Vatican.

L’ONA a publié deux photos de l’ex-otage qui y apparaît en bonne forme. L’une le montre descendant d’un petit avion et l’autre posant habillé d’une tunique traditionnelle omanaise et portant une longue barbe blanche.

L’attaque en mars 20165 contre l’hospice d’Aden n’avait pas été revendiquée.

Un conflit armé oppose depuis 2014 au Yémen rebelles et pouvoir. Les groupes jihadistes rivaux Al-Qaïda et Etat islamique (EI) ont profité du chaos pour élargir leur influence dans ce pays et mener de nombreux attentats meurtriers.

Al-Qaïda a nié son implication dans l’attaque contre l’hospice, mais les autorités l’ont attribuée aux jihadistes.

Durant sa détention, le prêtre indien est apparu à deux reprises dans des vidéos appelant à l’aide pour être remis en liberté par ses ravisseurs.

Il s’est ainsi adressé en décembre 2016 au pape François, lui demandant d’intervenir pour obtenir sa libération et indiquant qu’il avait des problèmes de santé.

Le gouvernement indien avait assuré après la diffusion de cette vidéo qu’il « ne ménagerait aucun effort » pour obtenir sa libération.

Le père Uzhunnalil est apparu une deuxième fois en mai dernier pour lancer un appel similaire.

Oman, qui entretient des relations équilibrées avec toutes les parties en conflit au Yémen, a réussi ces dernières années à obtenir la libération de plusieurs ressortissants de différentes nationalités enlevés ou disparus au Yémen.

Le dernier otage détenu au Yémen et libéré en mai 2017 avait été l’Australien Craig McAllister qui avait été kidnappé en septembre 2016 à Sanaa, la capitale contrôlée depuis 2014 par les rebelles.

Le Yémen a connu de nombreux enlèvements d’étrangers ces dernières décennies. Véritable industrie dans ce pays à forte tradition tribale, les tribus se servaient souvent de l’enlèvement d’étrangers pour demander des faveurs au gouvernement ou de l’argent.

Mais certains enlèvements ont été le fait de groupes extrémistes comme Al-Qaïda.

Romandie.com avec(©AFP / 12 septembre 2017 17h03)