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Côte d’Ivoire : nouvelles violences meurtrières dans le Centre-Est

novembre 11, 2020
Un militaire ivoirien, à Abidjan en avril 2015. Photo d'illustration.

En trois mois, les troubles liés à l’élection présidentielle ivoirienne ont fait une cinquantaine de morts.

Dans le sillage des violences qui ont fait neuf morts à Daoukro et Sikensi (Centre-Est) lundi, des affrontements intercommunautaires ont également éclaté en début de semaine à M’Batto, à 200 km au nord d’Abidjan.

Au moins trois personnes y sont mortes lundi et mardi et 26 autres ont été blessées, selon un porte-parole de la gendarmerie, mais de nombreux habitants de la région évoquent un bilan plus lourd.

« Des renforts déployés »

« Le commandant de la gendarmerie [le général Alexandre Apalo Touré] a échangé avec les différentes communautés en soirée. Les entretiens se poursuivront [ce mercredi], précise le porte-parole de la gendarmerie. La situation est calme, les renforts déployés effectuent des patrouilles dans la ville. » Mi-octobre, des violences entre Agni et Dioula avaient éclaté à Bongouanou, près de M’Batto, faisant déjà au moins deux morts.

Ces nouveaux heurts surviennent alors que des affrontements, entre communautés et parfois avec les forces de l’ordre, ont fait lundi au moins neuf morts et une cinquantaine de blessés dans le centre de la Côte d’Ivoire.

L’opposition, qui avait boycotté l’élection présidentielle du 31 octobre, avait appelé lundi à une nouvelle journée de mobilisation. Ce même jour, le Conseil constitutionnel avait validé la réélection d’Alassane Ouattara à un troisième mandat, avec le score écrasant de 94,27 % des voix.

Plus de 8 000 personnes ont fui le pays

À Daoukro (Centre-Est), fief d’Henri Konan Bédié, l’ancien président devenu opposant, « les affrontements intercommunautaires ont fait six morts et 51 blessés », a déclaré la préfète de région, Solange Aka.

« Une [personne] à été décapitée et une autre est morte brûlée », a-t-elle précisé, indiquant que le blocage des routes rendait difficile l’évacuation des blessés.

À Elibou (Centre), trois personnes ont été tuées dans des affrontements entre des gendarmes et les habitants de plusieurs localités, qui manifestaient en bloquant l’autoroute, selon des témoignages.

Des incidents se sont également déroulés, lundi, à Bouadikro et Bongouanou, fief de l’opposant Pascal Affi N’Guessan, ainsi qu’à Yopougon, dans la commune d’Abidjan.

Les troubles liés à l’élection ont fait une cinquantaine de morts depuis trois mois, dont une dizaine lundi. Plus de 8 000 personnes ont fui la Côte d’Ivoire vers les pays voisins, principalement le Liberia, en raison de ces violences, a rapporté mardi l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Par Jeune Afrique avec AFP

Côte d’Ivoire : « Maman Gbagbo » enlevée par des hommes armés à son domicile

août 11, 2016

 

Côte d’Ivoire : « Maman Gbagbo » enlevée par des hommes armés à son domicile

A l’Etat civil, elle se nomme, Mme Mého Antoinette, seulement, tout le monde l’appelle, «Maman Gbagbo». Cette dame, qui est également, fédérale de l’organisation des femmes du FPI (OFFPI), a été enlevée, ce mercredi 10 août, à son domicile, à Yopougon par 8 hommes armés, aux environs de 17h. Selon, ses ravisseurs se réclameraient des éléments la Direction de la Surveillance du Territoire (DST).

Selon nos confrères du Point.com, Des témoignages recueillis par téléphone auprès de sa famille, ces hommes armés auraient réclamé le téléphone portable. Face à son refus, ils auraient procéder par des tirs dans les plafonds de la maison. Ils sont partis avec elle à bord d’un véhicule de type 4X4 double cabines de couleur grise, non immatriculé. Les riverains sortis nombreux à cause des coups de feu sont encore sous le choc. «Elle arrive d’un voyage. Ceux qui sont venus la prendre n’ont présenté aucun mandat», affirme sous le sceau de l’anonymat, l’un des proches de dame Mého Antoinette par peur d’être lui aussi, d’être enlevé. «Ils étaient huit hommes en civil armée d’arme de guerre», précise notre interlocuteur.

« Maman Gbagbo» est reconnue dans le quartier comme celle qui fait la promotion de la pétition de 22 millions de signatures attendues pour faire «libérer» Laurent Gbagbo, lancée en juin dernier, par son parti le FPI. Pour l’heure, le motif de son enlèvement et son lieu de destination, tous deux,  restent encore inconnus.

 Imatin.net