Posts Tagged ‘Yoweri Museveni’

Ouganda: Fermeture de la célèbre Université de Makerere

novembre 4, 2016

La plus ancienne et plus prestigieuse université de l’Ouganda, l’une des plus performantes de l’Afrique australe, en dehors des universités sud-africaines, l’Université Makerere, a été fermée, mardi, 1er novembre, en raison d’une manifestation d’étudiants suite à la décision du personnel enseignant de poursuivre son sit-in.

Pour se donner du temps de résoudre ce problème, le président ougandais, Yoweri Museveni, n’a trouvé mieux que d’ordonner la fermeture immédiate de l’université, pour répondre à la colère des enseignants, créant, encore plus, la colère des étudiants.

« J’ai ordonné ce soir la fermeture immédiate de l’Université de Makerere jusqu’à nouvel ordre, pour garantir la sécurité des personnes et des biens », a déclaré le président, Yoweri Museveni, dans une lettre adressée aux médias.

A l’origine de cette décision, des escarmouches mobiles avaient opposé la police et les étudiants, dans la matinée, forçant, peut-être, la décision du président de la République. La police a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les étudiants en colère.

Fait légitime : les étudiants réclament la reprise des cours, mais, leurs professeurs ont décidé de ne pas reprendre leur enseignement jusqu’à ce que leurs arriérés de rémunération ( de plusieurs mois) leur soient versés. Il ne s’agit pas de salaires qui n’ont connu aucune augmentation depuis plusieurs années. Ce sont, plutôt, des primes qui accusent neuf mois de retard.

L’Université est marquée, depuis quelque temps, par une série de manifestations d’étudiants qui protestent contre l’absence des professeurs. Ces derniers sèchent les cours pour réclamer le paiement de plusieurs mois d’arriérés de salaire par l’administration.

Ce qui est pathétique, c’est le « guérillero » (Yoweri Museveni), qui au lieu de trouver des solutions pour ce problème d’impayés, préfère, tout simplement, fermer l’université, et mettre 38.000 étudiants au chômage. Le campus fermé (notre photo), il est, particulièrement, pénible pour les étudiants qui ne connaissent personne dans Kampala de pouvoir faire face à cette situation. Il y en a des milliers dans ce cas, qui viennent des campagnes. C’est à se demander si le « guérillero » peut avoir une telle réaction à l’égard des militaires et des policiers qui l’aident à tenir son régime en réprimant les mouvements de révolte et de contestation ?

Afriqueeducation.com

Ouganda: au moins 30 personnes arrêtées pour complot contre le gouvernement

juin 10, 2016

Kampala – Au moins 30 personnes, dont un député de l’opposition et des militaires, ont été arrêtées en Ouganda pour avoir comploté en vue de renverser le gouvernement du président Yoweri Museveni, réélu en février à l’issue d’élections controversées, a affirmé vendredi l’armée ougandaise.

La police et nous-mêmes sommes en train d’enquêter sur la question, a déclaré à l’AFP Paddy Ankunda, porte-parole de l’armée ougandaise, accusant le groupe d’être lié à un groupe rebelle qu’il n’a pas nommé et de vouloir mener une rébellion armée contre M. Museveni, au pouvoir depuis trente ans.

Selon M. Ankunda, la plupart des personnes interpellées sont des soldats, ainsi que deux hommes politiques de l’opposition, dont le député Michael Kabaziguruka, seul détenu identifié nommément.

M. Kabaziguruka appartient au Forum pour le changement démocratique (FDC), parti de l’opposant historique ougandais Kizza Besigye, placé en détention depuis le 11 mai.

M. Besigye est inculpé de trahison après avoir organisé avec son parti après le scrutin une prestation de serment alternative où il a été intronisé président.

Arrivé en deuxième position, M. Besigye a rejeté les résultats, accusant le camp présidentiel de fraudes massives lors de ce scrutin remporté par le président sortant dès le premier tour (avec 60,62% des voix) et conduit dans une atmosphère d’intimidation, selon des observateurs internationaux.

M. Besigye avait déjà été poursuivi pour trahison en 2005, mais les charges avaient finalement été abandonnées. A l’époque, le ministère public l’accusait d’être le chef d’un groupe rebelle nommé l’Armée de rédemption du peuple, ce que l’opposant a toujours nié.

Le porte-parole du FDC, Ssemejju Nganda, a confirmé vendredi l’arrestation de M. Kabaziguraka.

J’ai rendu visite à Kabaziguruka en détention et il m’a dit qu’il avait été interrogé au sujet de liens avec des rebelles, ce dont il n’avait jamais entendu parler, a-t-il affirmé.

Certains de nos partisans sont détenus pour les mêmes raisons, a-t-il ajouté.

Selon le site internet du quotidien ougandais Daily Monitor, un des soldats arrêtés est un capitaine en charge de l’armurerie du camp militaire de Bombo, au nord de la capitale Kampala.

Romandie.com avec(©AFP / 10 juin 2016 14h27)

Ouganda: le président Museveni remercie les électeurs, menace les trouble-fêtes

février 21, 2016

Kampala – Le président ougandais Yoweri Museveni a remercié dimanche les Ougandais de l’avoir réélu pour un cinquième mandat à l’issue d’un scrutin dénoncé comme frauduleux par l’opposition qu’il a qualifiée de trouble-fêtes.

Dans un discours télévisé retransmis depuis son ranch familial dans l’ouest du pays, M. Museveni s’est dit très content des Ougandais qui ont voté massivement, brocardant les dirigeants de l’opposition qui ne sont pas des dirigeants mais des démagogues, des menteurs, qui parlent, parlent.

Nous utiliserons la manière douce et la manière forte pour maintenir la paix en Ouganda, a-t-il lancé. Par manière douce je veux dire parler à la jeunesse, que ces hommes politiques criminels tentent d’utiliser. Mais on peut aussi utiliser la manière forte mais non-létale pour s’occuper des trouble-fêtes.

M. Museveni a été déclaré vainqueur samedi de l’élection présidentielle avec 60,7% des voix au terme d’une semaine marquée par la répression qui s’est abattue sur l’opposition.

Son principal adversaire, l’opposant historique Kizza Besigye, qui a récolté 35,3% des suffrages, a été interpellé deux fois depuis la tenue du scrutin jeudi, ses partisans ont été dispersés violement avant le vote et sa maison a été encerclée par la police à l’annonce des résultats.

M. Besigye a dénoncé une parodie d’élection alors que l’autre candidat de l’opposition Amama Mbabazi, arrivé troisième avec 1,4% des voix, a estimé que les résultats annoncés ne représentaient pas la volonté du peuple ougandais.

Le président Museveni, 71 ans, a choisi une communication plus paisible. Des photos diffusées dimanche sur le compte Twitter du centre des médias du gouvernement (@UgandaMediaCent) le montrent portant son éternel chapeau rond à larges bords, marchant une canne à la main au milieu d’un troupeau de vaches à longues cornes et parlant à ses vachers, ou entouré de sa famille.

Le chef de l’Etat, au pouvoir depuis 1986, est né dans une famille d’éleveurs de vaches de l’ouest du pays et a affirmé qu’il retournerait s’occuper de ses troupeaux s’il perdait le pouvoir.

Dans son discours, il a balayé les critiques sur la Commission électorale, dont l’impartialité a été mise en cause par les observateurs de l’Union européenne et du Commonwealth, et sur des irrégularités dans le scrutin évoquées par les Etats-Unis.Selon Washington, l’élection n’était pas du tout en adéquation avec les standards internationaux et les attentes en matière de processus démocratique.

Je n’ai de leçon à recevoir de personne, a-t-il lancé. Ces Européens ne sont pas sérieux. Il a écarté les accusations de fraude en affirmant que si elles étaient vraies, il aurait été déclaré vainqueur à Kampala, alors que la capitale est réputée acquise à l’opposition.

Pourquoi avons-nous accepté de perdre là où nous pouvions frauder? C’est bidon, a-t-il estimé.

Le président, qui a fait de son pays un acteur incontournable dans la région, a été félicité par ses homologues kényan Uhuru Kenyatta, burundais Pierre Nkurunziza et somalien Hassan Sheikh Mohamud.

Romandie.com avec(©AFP / 21 février 2016 15h17)

Les Ougandais ne veulent pas que je prenne ma retraite, affirme Museveni

décembre 8, 2014

Les Ougandais ne veulent pas que je prenne ma retraite, affirme Museveni
Les Ougandais ne veulent pas que je prenne ma retraite, affirme Museveni © AFP

Le président ougandais Yoweri Museveni, qui dirige son pays depuis 28 ans, a assuré lundi ne pas être avide du pouvoir mais répondre au désir du peuple qui refuse qu’il se retire.

M. Museveni, 70 ans, a tenu ces propos à l’approche d’un congrès très attendu de son parti, le Mouvement national de résistance (NRM), issu de l’ancienne rébellion qui l’a porté au pouvoir en 1986. Il répondait, lors d’une émission de radio, au député d’opposition Ibrahim Ssemujju Nganda qui l’avait mis au défi d’annoncer la date de sa retraite.

« Je ne pense pas que les Ougandais soient obsédés par mon départ en retraite, parce qu’à chaque fois que je me présente aux élections, ils sont cinq millions à me demander de ne pas partir », a déclaré M. Museveni, élu et réélu quatre fois depuis 1996.

« Je n’ai pas besoin du pouvoir. Pour quoi faire? Je n’ai pas besoin du pouvoir en tant que personne », a-t-il poursuivi, « je ne manque pas d’endroits où me retirer, mais je suis aussi membre d’un parti et je fais ce qu’il me dit ».

Le NRM a désigné M. Museveni, son président, pour être son candidat à la présidentielle prévue en 2016, mais, semble-t-il, sans unanimité au sein du parti.

En septembre, Museveni avait débarqué de son poste de secrétaire général du parti Amama Mbabazi, ancien compagnon d’armes et proche allié, mais de plus en plus perçu comme un possible rival.

Aucune raison officielle n’avait été avancée mais le quotidien gouvernemental New Vision avait affirmé que M. Mbabazi avait fait campagne au sein du NRM contre l’investiture de M. Museveni pour la présidentielle.

Amama Mbabazi a confirmé qu’il participerait au congrès du NRM, prévu le 15 décembre à Kampala, alimentant les spéculations sur une possible fronde de ses partisans lors du congrès.

Lors de cette émission de radio, M. Museveni a également estimé qu' »aucun pays au monde n’est plus démocratique que l’Ouganda », écartant comme inimaginable une insurrection de type libyenne ou égyptienne.

L’ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi, doyen des dirigeants du continent avant d’être renversé et lynché en 2011, n’autorisait « aucun pluralisme politique », a expliqué M. Museveni qui n’a pourtant autorisé le multipartisme qu’en 2005 en Ouganda.

Auparavant et durant 19 ans, le système était officiellement sans parti, interdisant aux formations politiques de faire campagne ou de présenter des candidats aux élections, assurant un monopartisme de fait.

Jeuneafrique.com avec AFP

Le mal africain de la pérennisation du pouvoir à travers la manipulation de la constitution

juillet 29, 2014

La pérennisation et la monopolisation du pouvoir sont devenues les traits caractéristiques de la pratique politique africaine. Les statistiques sur des dirigeants accros au pouvoir font écho aux débats qui secouent, en ce moment même, plusieurs pays d’Afrique, où les présidents dont les mandats arrivent prochainement à échéance cherchent arguments et moyens pour modifier la Charte fondamentale qui leur interdit d’effectuer plus de deux mandats.

Après Ben Ali (Tunisie), Eyadéma père (Togo), Paul Biya (Cameroun), Omar Bongo (Gabon), Mamadou Tandja (Niger), Idriss Déby (Tchad), Yoweri Museveni (Ouganda), Abdelaziz Bouteflika (Algérie) et Ismaïl Omar Guelleh (Djibouti) qui ont réussi à modifier leurs Constitutions pour se perpétuer au pouvoir, d’autres chefs d’Etat africains en fin de mandat présidentiel autorisé par leur législation nationale, sont gagnés par la tentation de prolonger leur mandature.

Au cours des trois années qui viennent, la question va se poser notamment pour Lucas Pohamba de Namibie (fin de mandat en novembre 2014), Pierre Nkurunziza de Burundi (juin 2015), Jakatya Kikwete de Tanzanie (octobre 2015), Blaise Compaoré du Burkina Faso (novembre 2015), Thomas Boni Yayi du Bénin (mars 2016), Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville (juillet 2016), Joseph Kabila de la RDC Congo (décembre 2016), Paul Kagame du Rwanda (juillet 2017), Ellen Johnson Sirleaf du Liberia (novembre 2017) et Ernest Koroma de Sierra Leone (2017).

Malheureusement, ces présidents vertueux sont les exceptions qui confirment la règle. Dès la fin des années 1990, on a vu de nombreux dirigeants revenir sur leurs engagements et se lancer dans des révisions constitutionnelles laborieuses pour faire abroger la clause de la limitation des mandats présidentiels. Contrairement à une idée reçue, cette volte-face opportune ne concerne pas que les dirigeants francophones qui, héritiers de la vision française d’une « présidence impériale », seraient moins respectueux de la norme constitutionnelle.

Dans les faits, parmi les 10 dirigeants africains au pouvoir depuis plus de deux décennies, il y a moins de francophones (Paul Biya du Cameroun et Blaise Compaoré du Burkina Faso, Idriss Déby Itno du Tchad) que de non-francophones :Teodoro Obiang Nguema de la Guinée-équatoriale, Yahya Jammeh de Gambie, José Edouard Dos Santos d’Angola, Robert Mugabe du Zimbabwe, Yoweri Museveni d’Ouganda, Omar el-Béchir du Soudan et Issayas Afewerki de l’Erythrée.

Par Tirthankar Chanda avec RFI

Ouganda : à deux ans de la présidentielle, Yoweri Museveni limoge le chef de son parti

mars 5, 2014
Yoweri Museveni devrait être candidat à la présidentielle 2016. Yoweri Museveni devrait être candidat à la présidentielle 2016. © AFP

Yoweri Museveni devrait être candidat à la présidentielle 2016. © AFP

Le président ougandais, Yoweri Museveni, a limogé mercredi le secrétaire général de son parti, Amama Mbabazi, qui reste cependant son Premier ministre. Une décision qui traduirait de potentiels règlements de comptes dans la perspective de la présidentielle 2016.

Amama Mbabazi, 65 ans, a été évincé mercredi 5 mars de la tête du Mouvement national de résistance (NRM, au pouvoir) par le chef de l’État, Yoweri Museveni. Il conserve cependant son poste de Premier ministre, comme l’a affirmé le nouveau patron de la formation politique, Richard Todwong. « On m’a chargé de coordonner les activités en tant que secrétaire général jusqu’aux prochaines élections » en 2016, a simplement indiqué ce dernier, sans expliquer les raisons du limogeage de son prédécesseur.

Selon le quotidien gouvernemental New Vision, Amama Mbabazi, pourtant allié de longue date du président, paie une trahison récente. Il aurait en effet fait campagne contre l’investiture du chef de l’État pour le prochain scrutin présidentiel. Or, Yoweri Museveni a récemment été officiellement désigné candidat du NRM pour cette élection. Le porte-parole de la présidence ougandaise, Tamale Mirundi, s’est refusé à tout commentaire.

Jeuneafrique.com avec AFP

Ouganda: le président va promulguer une loi antihomosexualité

février 24, 2014

Le président ougandais Yoweri Museveni va promulguer lundi une loi controversée durcissant la répression de l’homosexualité qu’il avait un temps refusé de signer, a annoncé un porte-parole de la présidence.

Les relations homosexuelles sont déjà passibles de la prison à vie en Ouganda, mais cette législation, adoptée mi-décembre par le Parlement, interdit notamment toute « promotion » de l’homosexualité et rend obligatoire la dénonciation de quiconque s’affichant homosexuel(le).

Les dispositions les plus controversées, prévoyant la peine de mort en cas de récidive ou de rapport avec un mineur ou en se sachant porteur du virus du sida ont été abandonnées, mais la loi reste très critiquée par les défenseurs des droits de l’Homme et les gouvernements occidentaux.

« Le président va signer la loi antihomosexualité aujourd’hui », a déclaré lundi à l’AFP un porte-parole présidentiel, Tamale Mirundi, ajoutant que M. Museveni ne se laisserait pas influencer par les pressions étrangères, allusion aux sévères critiques de Washington qui a averti que l’entrée en vigueur de cette loi « compliquerait (ses) relations » avec Kampala, dont il est un allié-clé.

« Le président ne peut pas être sous pression des groupes de pression internationaux (. . . ) il a fait savoir clairement que quelle que soit sa décision (concernant la loi) elle serait prise dans l’intérêt de l’Ougada et non de l’étranger », a-t-il précisé, soulignant que « l’Ouganda est un pays souverain et ses décisions doivent être respectées ».

M. Museveni, pieux chrétien évangélique affiché, avait déjà début février promulgué une loi antipornographie, interdisant notamment certaines manières de s’habiller « provocatrices », bannissant les artistes légèrement vêtus de la télévision ougandaise et surveillant de près les sites consultés par les internautes.

Le président ougandais, au pouvoir depuis 1986, avait initialement indiqué qu’il ne promulguerait pas la loi antihomosexualité car il est « mal de punir une personne parce qu’elle est anormale », mais avait ensuite annoncé avoir changé d’avis après consultation d’un groupe de scientifiques selon lesquels, a-t-il dit, l’homosexualité était « comportementale, pas génétique ».

Les homosexuels sont l’objet de persécutions et de violences pouvant aller jusqu’au meurtre en Ouganda, pays où l’homophobie est largement propagée par les très influentes Eglises évangéliques.

Jeuneafrique.com avec AFP

Nord-Kivu: plus de 30.000 Congolais ont fui vers l’Ouganda

juillet 13, 2013

Plus de 30. 000 Congolais, fuyant les attaques de rebelles ougandais dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), se sont réfugiés en Ouganda depuis jeudi, a annoncé samedi une responsable des Nations unies.

Une foule de réfugiés a traversé la frontière vers le district de Bundibugyo (ouest de l’Ouganda) depuis l’attaque, jeudi, de la localité de Kamango dans le nord-est de la RDC.

Une responsable du Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR), Karen Ringuette, a indiqué que les réfugiés étaient plus de 30. 000 vendredi.

Une précédente estimation faisait état de 23. 000 réfugiés.

Des rebelles ougandais des « Forces alliées démocratiques » (ADF-Nalu) avaient attaqué jeudi et brièvement occupé la localité de Kamango, dans la province du Nord-Kivu.

Selon un responsable militaire congolais du Nord-Kivu, l’armée gouvernementale congolaise a repris vendredi soir le contrôle des lieux.

Le porte-parole de l’armée ougandaise, Paddy Ankunda, a annoncé pour sa part que des renforts militaires avaient été envoyées le long de la frontière avec la RDC. « Nous avons déployé suffisamment de forces sur notre frontière commune pour nous assurer que ces terroristes (de l’ADF) ne traversent pas la frontière, parce que l’Ouganda est leur cible », a dit M. Ankunda à l’AFP.

« Nous sommes en contact avec l’armée congolaise et la situation est en train de revenir à la normale, mais des habitants (du Nord-Kivu, ndlr) ont continué à entrer en Ouganda, de peur d’être tués par les rebelles », a-t-il ajouté.

L’ADF, dans l’opposition au régime du président Yoweri Museveni (au pouvoir depuis 1986), avait été formée au milieu des années 1990 dans la chaîne de montagnes Rwenzori de l’ouest de l’Ouganda.

Les forces gouvernementales ougandaises ayant attaqué leurs bases il y a deux ans, une partie de l’ADF est à présent basée en RDCongo.

Jeuneafrique.com avec AFP

RDC: le chef des rebelles rencontre Kabila en vue de « négociations »

novembre 24, 2012

Le chef politique des rebelles congolais du M23 a déclaré samedi avoir rencontré à Kampala le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, en assurant que des "négociations directes" étaient "prévues", une information en partie confirmée de source gouvernementale

Le chef politique des rebelles congolais du M23 a déclaré samedi avoir rencontré à Kampala le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, en assurant que des « négociations directes » étaient « prévues », une information en partie confirmée de source gouvernementale

  • "Effectivement, ils se sont rencontrés", a déclaré à l'AFP le ministre congolais des Affaires étrangères Raymond Tshibanda, indiquant toutefois qu'un tête-à-tête entre le chef de l'Etat congolais et celui du M23 ne semblait pas envisagé« Effectivement, ils se sont rencontrés », a déclaré à l’AFP le ministre congolais des Affaires étrangères Raymond Tshibanda, indiquant toutefois qu’un tête-à-tête entre le chef de l’Etat congolais et celui du M23 ne semblait pas envisagé
  • Le rôle du Rwanda dans la rébellion suscite en effet la controverseLe rôle du Rwanda dans la rébellion suscite en effet la controverse
  • Plusieurs milliers de personnes avaient fui les combats pour se rendre dans un camp de déplacés près de Goma où l'aide humanitaire commençait à arriver, notamment de la nourriturePlusieurs milliers de personnes avaient fui les combats pour se rendre dans un camp de déplacés près de Goma où l’aide humanitaire commençait à arriver, notamment de la nourriture
Le chef politique des rebelles congolais du M23 a déclaré samedi avoir rencontré à Kampala le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, en assurant que des « négociations directes » étaient « prévues », une information en partie confirmée de source gouvernementale.

« Des négociations directes sont prévues entre nous (le M23) et Kabila », a déclaré le président du mouvement rebelle, Jean-Marie Runiga, joint par téléphone dans la capitale ougandaise. « Demain (dimanche), nous allons discuter de tout ça. On va parler des modalités de ces négociations et des points » qui seront à l’ordre du jour, a-t-il affirmé.

« Effectivement, ils se sont rencontrés », a déclaré à l’AFP le ministre congolais des Affaires étrangères Raymond Tshibanda, indiquant toutefois qu’un tête-à-tête entre le chef de l’Etat congolais et celui du M23 ne semblait pas envisagé.

M. Runiga a évoqué une entrevue « dans une ambiance tendue » au départ mais qui s’était « très bien passée », la médiation étant assurée par le président ougandais Yoweri Museveni.

Joseph Kabila participait, dans la capitale ougandaise, à un sommet extraordinaire avec son hôte et ses homologues Mwai Kibaki (Kenya) et Jakaya Kikwete (Tanzanie).

Dans leur déclaration finale, les quatre dirigeants ont demandé aux rebelles d’arrêter la guerre dans l’est de la RDC et de se retirer de la ville de Goma (est) qu’ils avaient prise mardi, mais ont aussi enjoint à Kinshasa de prendre en compte leurs revendications.

A la question de savoir s’il était satisfait de la réunion, M. Kabila a simplement répondu qu’il serait satisfait « quand la paix reviendrait » dans l’est de son pays.

Son homologue rwandais, Paul Kagame, n’avait pas fait le déplacement. Des responsables ougandais avaient pourtant assuré que le sommet serait « dénué de sens » si MM. Kagame et Kabila n’étaient pas tous les deux présents.

Le rôle du Rwanda dans la rébellion suscite la controverse: Kigali est accusé par des experts de l’ONU d' »apporter un soutien militaire direct » au M23 dans l’est de la RDC, région aux ressources minières et agricoles très convoitées, frontalière avec le Rwanda.

« Revendications légitimes »

Un retrait de Goma est exigé d »ici 48 heures », a indiqué le ministre ougandais des Affaires étrangères, Sam Kutesa, lisant un texte légèrement différent des conclusions finales remises à la presse.

M. Kutesa a déclaré que le M23 devait se retirer à « au moins 20 kilomètres au nord de Goma », ce qui correspond aux positions que tenaient les rebelles près de Kibumba avant de s’emparer de Goma.

Les dirigeants africains ont aussi déclaré que le M23 devrait arrêter de « déclarer qu’il faut renverser le gouvernement élu » en RDC.

De son côté, Kinshasa doit « écouter, évaluer et prendre en compte les revendications légitimes » des rebelles, ont-ils écrit en tête de leur communiqué.

Les rebelles avaient posé comme « préalable » à tout retrait de Goma de « dialoguer » avec M. Kabila. « Se retirer de Goma ne peut être que le fruit des négociations », a répété samedi leur chef politique, avertissant que le M23 se défendrait en cas d’attaque de l’armée congolaise sur ses positions.

L’est de la RDC (ex-Congo belge, ex-Zaïre) est depuis une vingtaine d’années le théâtre de conflits quasiment ininterrompus en raison de ses richesses minières et agricoles que se disputent le gouvernement congolais, des mouvements rebelles et les pays voisins.

Apparu au printemps, le M23 a été créé par des militaires mutins. Ayant participé à la précédente rébellion menée par Laurent Nkunda, ils avaient intégré l’armée congolaise en 2009 à la suite des accords de paix du 23 mars. Mais ils se sont mutinés en avril, arguant que Kinshasa n’avait pas respecté ses engagements, eux qui refusent notamment d’être mutés dans d’autres régions que l’est de RDC.

D’après M. Runiga, les pourparlers devraient concerner l’application des accords de 2009 mais la rébellion veut également « parler d’autres questions de fond qui concernent la vie nationale ».

Sassou Nguesso auprès de Kagame

Le sommet de Kampala assigne à la force des Nations unies en RDC (Monusco, 17.000) – largement contestée ces derniers jours pour n’avoir pas pu empêcher les rebelles de conquérir des localités stratégiques – la mission d' »occuper et sécuriser une zone neutre entre Goma et les nouvelles zones occupées par le M23″.

Est également prévu le déploiement à l’aéroport de Goma d’une force tripartite qui serait composée d’une « force neutre », de soldats de l’armée régulière de RDC ainsi que de rebelles. M. Kutesa a précisé à l’AFP que la Tanzanie s’était engagée à contribuer à cela par l’envoi d' »au moins 200 soldats ».

Un point important figure dans le communiqué: le processus « sera supervisé par les chefs d’état-major du Rwanda et de la RDC et mené par le dirigeant des forces armées ougandaises ».

Outre le Rwanda, l’Ouganda a aussi été accusé par l’ONU de soutenir militairement le M23, ce que Kampala dément.

De son côté, le président du Congo (Brazzaville) Denis Sassou Nguesso s’est rendu samedi à Kigali, officiellement pour évoquer les « relations bilatérales » avec Paul Kagame.

Déjà, mercredi, les présidents Kabila, Kagame et Museveni avaient sommé le M23 de se retirer de Goma.

Outre la capitale du Nord-Kivu, les rebelles tiennent depuis mercredi la localité de Sake, à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Goma. Jeudi, ils avaient repoussé autour de Sake une contre-offensive de l’armée loyaliste alliée à une milice locale.

Leur avancée a provoqué le déplacement de dizaines de milliers de personnes et fait craindre une catastrophe humanitaire.

AFP

RDC: les rebelles du M23 et leur chef dans Goma, Kabila appelle à la mobilisation

novembre 20, 2012
Une colonne de rebelles du M23 est entrée mardi dans la ville de Goma (est de la RDC) et progressaient à la mi-journée vers le centre de la ville et vers la frontière rwandaise, toute proche.(c) Afp
Une colonne de rebelles du M23 est entrée mardi dans la ville de Goma (est de la RDC) et progressaient à la mi-journée vers le centre de la ville et vers la frontière rwandaise, toute proche. (c) Afp

GOMA (RDCongo) (AFP) – Les rebelles du M23 ont pris mardi le contrôle de Goma, capitale régionale de la riche région minière du Nord-Kivu dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), une première depuis la conquête de la ville 1998 par des soutenus par le Rwanda en 1998.

Signe d’une avancée capitale des rebelles, que Kinshasa et l’ONU affirment soutenus par le Rwanda, le chef du Mouvement du M23, Sultani Makenga, a fait son entrée dans la ville à la mi-journée. Il y a circulé avec une escorte faisant le tour des différents ronds point. Ancien colonel promu général, Makenga avait fait défection de l’armée régulière en mai pour créer le M23.

Sans rencontrer de résistance de l’armée loyaliste selon plusieurs témoignages, les rebelles « contrôlent la ville de Goma et poursuivent l’ennemi » qui est « en débandade », a déclaré mardi après-midi à l’AFP le porte-parole du M23, le colonel Viannay Kazarama.

Il a affirmé que l’aéroport de Goma tenu jusqu’à mardi matin par la garde républicaine congolaise était également contrôlé par le M23. Il a refusé de préciser jusqu’où le M23 allait poursuivre l’armée congolaise qui s’est regroupée à Saké, à une vingtaine de km de la ville vers le sud-est.

De Kinshasa, le président congolais Joseph Kabila a aussitôt lancé un appel « au peuple ainsi qu’à toutes les institutions » à se mobiliser contre l’agression dont la RDC se dit victime de la part du Rwanda voisin. « Je demande la participation de toute la population à défendre notre souveraineté », a-t-il dit.

Joseph Kabila est ensuite arrivé à Kampala, pour discuter de la crise congolaise avec le président ougandais Yoweri Museveni et les pays des Grands Lacs, selon protocole congolais.

Les rebelles ont lentement pris le contrôle des différents quartiers alors que l’armée s’en est retirée sans apparemment combattre, a constaté un journaliste de l’AFP.

Seule une « arrière garde » « des Forces armées (FARDC) se trouve encore en ville, les blindés ont déjà quitté la ville, avait déclaré une source militaire occidentale dans la matinée.

En outre, les rebelles du M23 ont pris le contrôle des deux postes-frontières avec la ville rwandaise voisine de Gisenyi, a constaté une journaliste de l’AFP côté rwandais de la frontière. Plus aucun tir n’était entendu en provenance de Goma, selon cette journaliste.

Une foule grossissante tentait de se réfugier de l’autre côté de la frontière, dans la ville jumelle de Gisenyi.

Les rebelles encerclaient Goma depuis plusieurs jours. Les combats avaient repris mardi à l’aube à l’issue d’un ultimatum lancé à Kinshasa, exigeant la « démilitarisation » de la ville et l’ouverture de négociations.

Kinshasa a catégoriquement refusé de négocier avec le M23 qu’il qualifie de « forces fictives mises en place par le Rwanda pour dissimuler ses activités criminelles en RDC ».

Selon un rapport des Nations unies, les rebelles sont soutenues activement par le Rwanda et l’Ouganda ce que Kampala et Kigali récusent.

Goma compte environ 300.000 habitants, plus de nombreux déplacés. La ville a déjà occupée à deux reprises en 1996 et 1998 par des rébellions, soutenues par le Rwanda voisin.

Un photographe de l’AFP a vu une colonne de rebelles progresser entre l’aéroport et la ville et affronter les soldats réguliers qui tentaient de les arrêter au carrefour Birere.

A Goma, située à 1.200 km de Kinshasa, les rues étaient désertes mardi et des habitants restaient terrés dans leurs maisons dans cette ville, adossée au lac Kivu.

Redoutant les combats, des dizaines de milliers de personnes déplacées se sont regroupées au sud de la ville dans les camps de Mugunga pour se mettre à l’abri des combats.

Des pillages ont eu lieu dans la nuit de lundi à mardi dans un quartier sud de Goma par des militaires congolais qui ont ensuite pris la route de Sake, seul axe routier permettant de sortir de la ville en direction du sud.

Et pour ajouter à la confusion, plusieurs centaines de détenus de la prison de Munzenze se sont évadés lundi accentuant l’insécurité qui règne sur la ville, selon une source occidentale.

Le M23 a été créé début mai par des militaires, qui après avoir participé à une précédente rébellion, ont intégré l’armée en 2009, à la suite d’un accord de paix. Ils se sont mutinés en avril, arguant que Kinshasa n’avait pas respecté ses engagements.

Ils réclament notamment le maintien de tous les officiers dans leurs grades et refusent « le brassage » (affectations dans d’autres unités et d’autres régions) que veut leur imposer Kinshasa, ce qui les éloignerait de leur zone d’influence dans l’est.

Mais la région composée des provinces des Nord et Sud-Kivu est aussi le théâtre de conflits quasiment ininterrompus depuis une vingtaine d’années en raison de ses richesses en ressources minières (or, coltan, cassitérite) et agricoles, que se disputent le gouvernement congolais, divers mouvements rebelles et les pays voisins de la RDC, l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi.

Aucun bilan n’a pu encore être établi sur les derniers combats et bombardements.

De nombreuses ONG ont évacué leur personnel vers le Rwanda voisin et l’ONU a annoncé le départ de ses employés « non essentiels ».

Dimanche, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, a assuré que les 6.700 Casques bleus basés dans le Nord-Kivu allaient y rester.

LeNouvelobs.com