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Zambie : Hakainde Hichilema face à la « montagne » de la dette

août 29, 2021
Hakainde Hichilema, lors d’une conférence de presse à son domicile, à Lusaka, le 16 août 2021.

Lors de son premier discours en tant président, Hakainde Hichilema s’est engagé à réduire la dette du pays, désormais supérieure au PIB.

C’est masqué que le nouveau président zambien a prêté serment devant une foule de 60 000 spectateurs. Lors de son premier discours en tant que président, Hakainde Hichilema est revenu sur ses principaux objectifs : rendre la « vie meilleure », réduire le chômage et le poids de la dette.

Le successeur d’Edgar Lungu, qui en était à sa sixième candidature, va devoir relancer une économie minée par la dette, fragilisée par les cours imprévisibles des matières premières, et depuis peu le Covid-19. Entre 2019 et 2020 la dette du pays est passée de 94,5 % du PIB à plus de 117 % et la Zambie est devenue en novembre dernier le premier pays africain à faire défaut sur sa dette souveraine depuis le début de la pandémie.

« Au cours de la dernière décennie, le niveau de la dette est devenu insoutenable, réduisant la capacité du pays à investir », a soutenu Hakainde Hichelma devant ses sympathisants réunis dans le stade des Héros de Lusaka, la capitale du pays.

Restaurer la confiance

« Notre priorité au cours des cinq prochaines années sera de restaurer la stabilité macroéconomique », a-t-il poursuivi. « Nous accorderons une attention particulière à la réduction du déficit budgétaire, à la réduction de la dette publique et au rétablissement de la confiance des marchés dans notre pays. »

La dette extérieure zambienne s’élève au total à 12 milliards de dollars, dont environ 3 milliards d’euro-obligations, 3,5 milliards de dettes bilatérales, 2,1 milliards de dollars dues à des organismes de prêt multilatéraux (le FMI notamment), et 2,9 milliards de dollars dûs à des banques commerciales.

La victoire surprise d’Hakainde Hichilema, surnommé « HH », réussira peut-être à rassurer les créanciers : depuis son arrivée au pouvoir la différence de taux d’intérêts entre les bons du Trésor américains, valeurs de référence, et les obligations zambiennes est revenu à son niveau d’avant la pandémie.

« Notre budget national a été submergé par le service de la dette », a déclaré le nouveau président zambien, septième homme à occuper ce poste depuis l’indépendance du pays en 1964, promettant de tout faire pour rétablir la situation d’avant crise.

Pour cela, l’ancien homme d’affaires va devoir négocier avec les différents créanciers. Et la tâche ne s’annonce pas facile : les accords trouvés avec la Chine et les groupes chinois, qui représentent un quart de la dette extérieure du pays, comprennent des clauses de confidentialité particulièrement délicates au vu des exigences du FMI.

Par Jeune Afrique

La RDC et la Zambie vont-elles enfin régler leur différend frontalier ?

août 25, 2021
Sur la route du poste frontalier de Kasumbalesa, qui mène à la Zambie, dans la riche province minière du Katanga, en RDC.

La querelle, vieille de plusieurs décennies, est en passe d’être réglée grâce à la reprise des travaux de démarcation, le 20 août, et à la pose de bornes supplémentaires.

Depuis le 20 août, des experts congolais et zambiens mènent de nouveaux travaux de démarcation de la frontière entre la RDC et la Zambie. Ce qui pose problème, ce sont près de 200 kilomètres situés entre les lacs Moero et Tanganyika.

En 1996, puis en 2006 et 2016, des incidents ont éclaté entre les armées des deux pays. Plus récemment, en mai 2020, la RDC a de nouveau accusé la Zambie de manifester des « velléités d’annexion d’une partie de son territoire », affirmant que depuis le mois de mars précédent, des soldats zambiens avaient pénétré dans les localités de Kubanga, Kalubamba, Libondwe, Moliro et Minyenye, situées dans la province du Tanganyika.

Des combats avaient éclaté, faisant deux victimes, et cette poussée de tension avait été au cœur de discussions entre les présidents Félix Tshisekedi et Denis Sassou Nguesso, qui s’étaient rencontrés en juillet suivant à Brazzaville.

Frontière floue

Les deux parties vont-elles enfin parvenir à régler leur différend ? Tracée à la fin du 19e siècle par les anciennes puissances coloniales belge (pour la RDC) et britannique (pour la Zambie), la frontière s’est avérée floue et n’a cessé d’être contestée.

En août 1982, à Gbadolite, Congolais et Zambiens sont convenus de mettre sur pied une « commission spéciale mixte ». Les travaux de cette commission ont abouti, le 18 septembre 1989, à la signature d’un traité par les présidents Mobutu Sese Seko et Kenneth Kaunda.

L’accord était censé faire taire la querelle, mais il n’en a rien été, les deux pays continuant à « se tromper sur le tracé exact de la frontière », explique Camille Ngoma Khuabi, directeur chargé de la coopération transfrontalière à la Commission congolaise des frontières.

« Un pont entre deux pays »

Saisie par la RDC, la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) s’en est mêlée, tranchant en faveur des autorités congolaises, si bien qu’à l’issue de sa médiation, en juin et juillet 2020, des bornes – principales ou géodésiques – ont été installées.

La phase actuelle consiste désormais en la pose de bornes intermédiaires, tous les 500 mètres, sur une portion longue de 205 km.

Le 23 août, les autorités des cités frontalières de Pweto (RDC) et Lupiya (Zambie) ont en outre lancé une campagne conjointe de sensibilisation des populations, de manière à renforcer le climat de paix et de sécurité dans la région.

À terme, « cela va aussi faciliter le commerce transfrontalier et les bonnes relations entre nos deux peuples, souligne Joseph Minango, à la tête de la délégation zambienne qui travaille à la démarcation de la frontière. Cela ne va pas ériger une barrière mais plutôt un pont entre nos deux pays. »

Avec Jeune Afrique par Stanis Bujakera Tshiamala

Zambie : Hakainde Hichilema élu président

août 17, 2021
Hakainde Hichilema, lors d’une conférence de presse à son domicile, à Lusaka, le 16 août 2021.

Le 16 août, Edgar Lungu, le chef de l’État sortant, a été largement battu par son éternel opposant. À la surprise générale.

Ce lundi 16 août, Hakainde Hichilema, 59 ans, est devenu le septième président zambien démocratiquement élu, devançant Edgar Lungu de près de 1 million de voix.PUBLICITÉ

Candidat pour la sixième fois, Hichilema faisait figure d’éternel second. C’est la troisième fois qu’il faisait face à Lungu, président depuis 2015, dont il était devenu le principal opposant.

En prison pour « trahison »

Cet homme d’affaires autodidacte est, depuis 2006, à la tête de l’Alliance démocratique unie (UPND), qui prône le libéralisme social et économique, à l’encontre des idées du Front patriotique (FP), le parti conservateur du chef de l’État sortant.

Hichilema s’était vivement opposé à la réélection de Lungu en 2016. Il avait alors dénoncé des fraudes et multiplié les recours, ce qui lui avait valu d’être poursuivi en justice, puis incarcéré, d’avril à août 2017, pour « trahison ».

« HH », comme on l’appelle, a fini par s’ imposer comme le candidat du peuple, en particulier durant cette dernière campagne. La population le surnomme aussi « Bally », terme utilisé pour parler d’un aîné, en signe de respect.

Le 15 août dans l’après-midi, Hichilema a rendu visite à l’ancien président Rupiah Banda, avec qui il a évoqué « un large éventail de questions relatives au bien-être [du] peuple [zambien] », comme il l’a ensuite indiqué sur Twitter.

Soutiens étiolés

Entre le président sortant et son opposant, la course était serrée depuis le début de la campagne. Mais c’est l’état du pays, notamment sur le plan économique, qui a desservi Edgar Lungu. Ses soutiens se sont en effet étiolés du fait de l’augmentation du coût de la vie, conséquence d’une hausse du taux de l’inflation de plus de 20% durant son dernier mandat, particulièrement depuis le début de la pandémie de Covid-19.

Les citoyens mécontents lui ont également reproché ses nombreux emprunts à des créanciers chinois pour financer la création d’infrastructures. La Zambie a été le premier pays africain à faire défaut sur sa dette depuis le début de la pandémie.

Avec un taux de participation supérieur à 70%, la population était au rendez-vous pour cette élection. Les bureaux de vote étaient restés ouverts tard dans la nuit du 12 au 13 août, jusqu’à 5 heures du matin, en raison de l’affluence. Certains électeurs patientaient depuis la fin d’après-midi.

Ce n’est que le 16 août à 2h30 du matin, à l’issue d’un dépouillement qui aura duré plusieurs jours, qu’Esau Chulu, le président de la commission électorale, a déclaré officiellement Hichilema président de la Zambie.

« La victoire est en vue »

Après une campagne au coude-à-coude, l’enthousiasme était palpable dans les rues de Lusaka, où de nombreux partisans de l’UPND, arborant les couleurs de leur parti, fêtaient la victoire avant même l’annonce des résultats.

Dans la soirée du 14 août, le FP avait fait savoir qu’il n’excluait pas de déposer des recours dans trois provinces, bastions historiques de l’opposition, qui, selon lui, auraient été le théâtre de violences lors du scrutin, de nature à invalider ce dernier.

Le matin même, Hichilema avait appelé au calme. « La victoire est en vue . Je demande à nos partisans de se réfréner », avait-il écrit sur son compte twitter. « Nous avons voté pour le changement, pour une Zambie meilleure, libérée de toute violence et discrimination. Incarnons le changement pour lequel nous avons voté », avait-il conclu

Par Jeune Afrique

Présidentielle en Zambie : ambiance fébrile et décompte au coude-à-coude

août 13, 2021
Des partisans du président zambien Edgar Lungu dans les rues de Lusaka, en Zambie, le 10 août 2021.

Le décompte des voix a repris en Zambie vendredi, au lendemain d’un scrutin tendu mais émaillé de peu d’incidents. Le président sortant et son opposant historique sont annoncés au coude-à-coude.

Les résultats de la présidentielle, mais aussi des législatives et municipales dans ce pays à l’économie plombée – la Zambie est le premier État du continent à faire défaut sur sa dette dans la foulée de la pandémie de coronavirus -, devront être connus d’ici dimanche soir.

L’écart entre le président sortant Edgar Lungu, 64 ans, et son infatigable rival qui se présente pour la sixième fois, Hakainde Hichilema, 59 ans, n’était que d’un peu plus de 100 000 voix en 2016. Il pourrait être encore plus serré, croient savoir les sondeurs.

Jeudi, les électeurs se sont mobilisés paisiblement, faisant parfois très longtemps la queue pour exprimer leur choix. Dans ce pays riche en mines de cuivre, les difficultés économiques et la forte inflation semblent avoir entamé le soutien à Edgar Lungu – accusé de se montrer de plus en plus inflexible depuis son arrivée au pouvoir.

Violences

Des violences ont été signalées dans la province du Nord-Ouest, un bastion d’Hichilema, où deux personnes dont un responsable du parti au pouvoir, le Front patriotique (PF), ont été tuées, a annoncé le président jeudi soir, accusant le parti de son rival, le Parti uni pour le développement national (UPND). La commission électorale zambienne a ouvert une enquête sur ces violences et ce meurtre, dont l’UPND s’est distancié, accusant le pouvoir de tenter ainsi de faire diversion. Le PF avance aussi que certains de ses partisans ont été agressés et chassés des bureaux de vote dans le sud du pays.

Edgar Lungu, qui avait déployé l’armée au début du mois pour renforcer l’ordre pendant la période électorale après des violences sporadiques, a annoncé le renfort d’effectifs militaires dans trois provinces. L’opposition craint que le président n’exagère l’ampleur de la violence et de l’instabilité dans les régions d’opposition pour justifier l’invalidation de résultats.

D’importantes perturbations d’accès aux réseaux sociaux, constatées jeudi notamment dans la capitale Lusaka, et coïncidant avec le moment du vote de Hakainde Hichilema – surnommé « HH » ou « Bally », terme affectueux désignant un aîné – suscitent aussi l’inquiétude.

Mise en garde

Le scrutin s’est poursuivi longtemps après la fermeture des bureaux de vote prévue jeudi à 18 heures, pour faire voter tous ceux qui étaient déjà installés dans la queue. Jusqu’à 3 heures du matin, dans certains endroits, a précisé la commission électorale. Des dépouillements partiels seront annoncés régulièrement jusqu’à dimanche soir quand tous les bulletins devraient être comptés.

Edgar Lungu a déjà laissé entendre que les violences du jour de l’élection avaient « empêché », dans trois provinces, les élections d’être « libres et équitables ». Les résultats à Lusaka, bastion traditionnel du parti au pouvoir qui concentre 3,3 millions de Zambiens, et dans la province centrale de Copperbelt, essentielle à l’économie du pays avec ses mines de cuivre, sont particulièrement scrutés, pouvant faire basculer l’élection.

Les observateurs, zambiens et internationaux, ont mis en garde contre d’éventuels troubles lorsque les résultats seront connus. « Le véritable test sera dans le processus de comptage », a commenté l’économiste zambien indépendant Trevor Simumba.

Par Jeune Afrique avec AFP

Présidentielle en Zambie: mobilisation des électeurs, scrutin annoncé serré

août 12, 2021
Presidentielle en Zambie: mobilisation des electeurs, scrutin annonce serre
Présidentielle en Zambie: mobilisation des électeurs, scrutin annoncé serré© AFP/Patrick Meinhardt

Les Zambiens choisissaient jeudi leur président, entre le sortant Edgar Lungu et son grand rival Hakainde Hichilema, après une campagne tendue centrée sur l’économie du premier pays africain à avoir fait défaut sur sa dette depuis le début de la pandémie.

Dès l’aube, des centaines forment des files d’attente impressionnantes devant les bureaux de vote. Dans le township de Matero, Andrew Daka, 20 ans, qui vote pour la première fois, veut du « changement »: « on ne peut plus continuer comme ça », souffle-t-il à l’AFP.

Plus loin, dans ce bureau modeste du sud de Lusaka, le président Lungu, 64 ans, veste en cuir et dents du bonheur, dépasse tout le monde d’une tête. « Les Zambiens sont prêts à voter et ils sont nombreux », dit-il à sa sortie, acclamé par des partisans poings en l’air. « On va gagner ! ».

A la mi-journée, Hichilema, surnommé « HH » ou le terme affectueux « Bally », riche homme d’affaires autodidacte de 59 ans qui se présente pour la sixième fois et promet de redresser l’économie, prend un bain de foule en allant voter.

Des centaines de journalistes et partisans agglutinés le suivent pas à pas. « Nous sommes confiants (dans le fait que) nous allons remporter la mise », dit-il, en costume sobre et col ouvert. « Les gens veulent que ça change, ça se voit sur leurs visages ».

« Ce qui compte, c’est que la décision de qui devient président, qui dirige ce pays, soit déterminée par (…) les électeurs, pas par les gens qui comptent les voix », ajoute-t-il le sourcil froncé. La veille, « HH » avait appelé la commission électorale à garantir un scrutin « libre et équitable ».

L’opposition, qui craint des fraudes, avait aussi accusé le gouvernement de chercher à entraver la campagne de M. Hichilema, ce que le Front patriotique (PF) au pouvoir dément avec véhémence.

Et alors que le gouvernement avait menacé de bloquer internet si certains « colportent des fausses informations pouvant déstabiliser » l’élection, messages Whatsapp et internet étaient ralentis ou bloqués par endroits dans l’après-midi, a-t-on constaté.

Résultats d’ici dimanche

Dans le quartier populaire de Mtendere, plus de 200 électeurs prennent leur mal en patience, papotant dans la queue ou achetant une glace à un vendeur apparu opportunément. Musique à fond, tavernes servant des bières et circulation dense… Pas de tension palpable.

Thomas Wandu, mineur de 41 ans, va voter Lungu, perçu comme un homme fort. « Sous terre, ça ne se passe comme ça devrait », confie-t-il à l’AFP, « les patrons (chinois) ne respectent pas leurs engagements de salaires ».

Mais la hausse du coût de la vie a érodé la base de soutien du président sortant, selon les sondages, et l’élection pourrait être plus serrée qu’en 2016, quand « HH » avait perdu d’un peu plus de 100.000 voix.

M. Lungu, avocat de formation, est critiqué pour avoir emprunté de façon déraisonnable, notamment auprès de créanciers chinois, pour financer une frénésie de projets d’infrastructure.

L’inflation a grimpé à plus de 20 % sous sa présidence et fin 2020, la Zambie a été le premier pays africain à se trouver en défaut de paiement depuis l’apparition du coronavirus.

Des violences sporadiques ont éclaté à l’approche du vote entre partisans des deux principaux candidats, poussant M. Lungu à déployer l’armée. L’opposition a dénoncé cette mesure sans précédent, la qualifiant de tactique d’intimidation.

Le président s’est montré de plus en plus autoritaire face à toute opposition depuis son arrivée au pouvoir en 2015, faisant craindre des tensions en cas de contestation des résultats, qui devraient être connus d’ici dimanche soir, dans les 72 heures après la fermeture des bureaux de vote jeudi (16H00 GMT).

Le gagnant doit obtenir plus de 50 % des voix pour éviter un second tour, ce que les observateurs jugent peu probable.

Pare Point avec AFP

Le président fondateur de la Zambie, Kenneth Kaunda, est décédé à l’âge de 97 ans

juin 18, 2021

LUSAKA, 17 juin (Reuters) – Kenneth Kaunda, président fondateur de la Zambie qui a dirigé son pays pendant 27 ans et défendu les luttes de l’Afrique contre l’apartheid et le VIH/sida, est décédé à l’âge de 97 ans.

« KK », comme on l’appelait populairement, était soigné pour une pneumonie au Maina Soko Medical Center, un hôpital militaire de Lusaka.

« Au nom de toute la nation et en mon nom personnel, je prie pour que toute la famille Kaunda soit réconfortée alors que nous pleurons notre premier président et véritable icône africaine », a déclaré le président Edgar Lungu dans un message sur sa page Facebook.

Les autorités ont déclaré 21 jours de deuil pour le héros de la libération qui a régné de 1964, après que la nation d’Afrique australe a obtenu son indépendance de la Grande-Bretagne, jusqu’en 1991.

Bien que l’économie basée sur le cuivre de la Zambie s’en soit mal tirée sous sa longue gérance, on se souviendra davantage de Kaunda pour son rôle de combattant anticolonial qui a résisté à l’Afrique du Sud dirigée par la minorité blanche.

Il a partagé une perte vécue par d’innombrables familles en Afrique lorsque son fils Masuzyo est décédé du sida en 1986, et il a commencé une croisade personnelle contre la maladie.

« C’est le plus grand défi pour l’Afrique. Nous devons lutter contre le sida et nous devons le faire maintenant », a-t-il déclaré à Reuters en 2002.

« Nous avons combattu le colonialisme. Nous devons maintenant utiliser le même zèle pour lutter contre le sida, qui menace d’anéantir l’Afrique. »Report ad

En tant que leader du premier pays de la région à rompre avec ses colonisateurs européens, Kaunda a travaillé dur pour entraîner d’autres anciennes colonies dans le sillage de la Zambie vers la règle de la majorité.

En 1991, il a été contraint de tenir les premières élections multipartites depuis 23 ans, qu’il a perdues face à un ennemi de longue date, le syndicaliste Frederick Chiluba.

Bien qu’il soit largement admiré en tant qu’homme chaleureux et émotif, les électeurs ont estimé qu’il avait dépassé son accueil au pouvoir et qu’il avait mal géré l’économie.

L’INATTENDU

Kenneth David Kaunda est né le 28 avril 1924, le plus jeune des huit enfants d’un pasteur de l’Église d’Écosse à la mission de Lubwa dans le nord reculé du pays.

Connu aussi sous son nom africain de « Buchizya » – l’inattendu – il a fait des travaux subalternes pour gagner des frais de scolarité après la mort de son père. Il a travaillé comme enseignant et agent de protection des mines et est entré en politique en 1949 en tant que membre fondateur du Congrès national africain de la Rhodésie du Nord.

Dans ses premiers jours d’agitation anticoloniale, il a fait du vélo de village en village en prêchant la règle de la majorité.

Une victoire écrasante de 1963 pour l’UNIP, qui s’était séparé de l’ANC cinq ans plus tôt, a conduit Kaunda à devenir premier ministre de la Rhodésie du Nord. À l’indépendance en 1964, il devient président de la nouvelle Zambie.

Au moment où il a perdu le pouvoir, la popularité de Kaunda s’était effondrée et les difficultés s’étaient emparées de la plupart de ses 11 millions d’habitants alors que le prix du cuivre, la principale exportation du pays, s’effondrait.

  L'ancien président zambien Kenneth Kaunda (au centre) marche avec des enfants dans le village de Ganze .  REUTERS/Joseph Okanga/Photo d'archive
L'ancien président de la Zambie, Kenneth Kaunda, s'exprime lors des funérailles de l'ancien président sud-africain Nelson Mandela à Qunu, le 15 décembre 2013. REUTERS/Odd Andersen/Pool/File Photo
L'ancien président de la Zambie Kenneth Kaunda assiste au 40e anniversaire de l'indépendance à Lusaka le 24 octobre 2004, après que le gouvernement s'est excusé publiquement de l'avoir arrêté et emprisonné sur des accusations forgées de toutes pièces en 1997. Connue sous le nom de Rhodésie du Nord sous la domination britannique, la Zambie a obtenu son indépendance de la Grande-Bretagne après négociations fructueuses avec les combattants de la liberté dirigées par Kenneth Kaunda, le président fondateur.  REUTERS/Salim Henry RSS/GB/Fichier Photo

L’ancien président de la Zambie, Kenneth Kaunda, s’exprime lors des funérailles de l’ancien président sud-africain Nelson Mandela à Qunu, le 15 décembre 2013. REUTERS/Odd Andersen/Pool/File PhotoLire la suite

Après 27 ans à enseigner à ses compatriotes africains comment construire une nation indépendante, il a été confronté à la misère dans son propre jardin et à la colère de son peuple généralement facile à vivre.

En juin 1990, le doublement du prix de la farine de maïs, l’aliment de base de la plupart des Zambiens, a déclenché une émeute de trois jours au cours de laquelle 27 personnes ont été tuées, 150 blessées et des centaines arrêtées lors de l’arrivée de l’armée.

Le même mois, un lieutenant de l’armée s’est introduit de force dans un studio de radio d’État et a annoncé que Kaunda avait été renversé, envoyant les gens se précipiter dans les rues de Lusaka pour applaudir.

Le coup d’État s’est avéré être une fiction et le lieutenant a été arrêté, mais la réaction du public avait montré à quel point la popularité de Kaunda était tombée.

PLEURER EN PUBLIC

Kaunda n’avait pas honte de pleurer en public et avait un style de parole unique, mettant l’accent sur les pensées clés en répétant des phrases entières, son mouchoir blanc caractéristique dans sa main gauche.

Il a épousé une idéologie d’« humanisme » mêlant éthique chrétienne, valeurs traditionnelles africaines et principes socialistes.

Dans les affaires étrangères, Kaunda était une figure de premier plan parmi les sept États d’Afrique australe qui ont mené la lutte contre l’apartheid, et il a laissé le Congrès national africain (ANC) de Nelson Mandela s’installer en exil à Lusaka pendant les trois décennies où il a été interdit. en Afrique du sud.

Kaunda a également joué un rôle majeur dans les pourparlers d’indépendance du Mozambique en 1975, du Zimbabwe en 1980 et de la Namibie en 1990.

Malgré les accusations de corruption contre son parti UNIP, il a obtenu le mérite d’avoir cédé aux vents du changement politique et de préférer une transition pacifique à une confrontation violente.

Il était philosophe sur sa défaite en 1991. Appelant à l’unité et à la paix, il a déclaré dans une émission : « Ceux qui entrent dans l’opposition sont toujours un catalyseur actif pour un bon gouvernement, en fait une partie intégrante d’un bon gouvernement. »

En 1996, Kaunda a tenté de faire un retour politique, mais il a été bloqué lorsque Chiluba a imposé des amendements constitutionnels qui ont déclaré l’ancien « père de la nation » un étranger parce que ses parents venaient du Malawi.

Il a été arrêté en décembre 1997 et inculpé de trahison à la suite d’une tentative de coup d’État par des officiers subalternes de l’armée deux mois plus tôt. Il a été détenu dans une prison à sécurité maximale, mais plus tard placé en résidence surveillée jusqu’à ce que l’État abandonne les charges.

Après l’assassinat de son fils et héritier politique Wezi Kaunda en octobre 1999, Kaunda a annoncé son retrait de la politique intérieure pour se concentrer sur l’arrêt de la propagation du sida par le biais de sa Fondation Kenneth Kaunda Children of Africa.

Outre Masuzyo et Wezi, Kaunda et sa femme Betty ont eu six autres enfants – quatre garçons et deux filles.

Dans ses dernières années, il mena une vie tranquille, restant la plupart du temps à la maison et n’apparaissant qu’occasionnellement à des fonctions d’État.

Lors d’une rare apparition publique en septembre 2019, à l’âge de 95 ans, il s’était élevé contre une vague d’attentats en Afrique du Sud contre des étrangers en provenance d’autres pays africains.

« Nos frères et sœurs d’Afrique du Sud devraient se rappeler que ces mêmes personnes qu’ils traitent avec cruauté sont les mêmes qui étaient des compagnons d’armes dans la lutte contre le régime brutal d’apartheid », a déclaré Kaunda.

Avec Reuters par Reportage de Chris Mfula ; Écriture de Tim Cocks; Montage par Alison Williams

RDC-Zambie: l’armée zambienne sommée de quitter le territoire congolais

juillet 27, 2020

 

L’échéance de la communauté de développement d’Afrique australe (Sadc) court jusqu’au 1er août 2020.

La récente descente sur le terrain des experts de la Sadc s’est avérée concluante pour la République démocratique du Congo dont le conflit frontalier avec la Zambie n’a cessé de faire couler beaucoup d’encre. Les réactions de satisfaction enregistrées notamment dans les provinces de l’ex-Katanga sont éloquentes quant aux attentes des politiques et des communautés directement concernées par l’occupation des localités de Kibanga et Kalubamba.

La réaction de la Sadc est consécutive au rapport de sa délégation envoyée dans la province du Tanganyika en date du 22 juillet après avoir été saisie par la RDC du litige frontalier qui l’opposait à la Zambie. Après examen du contentieux frontalier, la Sadc a décidé que les localités de Kibanga et de Kalubamba font partie de la RDC et a exigé le retrait des troupes zambiennes du territoire congolais.

Le gouvernement provincial du Tanganyika s’est réjoui de la tournure heureuse des événements et a rappelé l’harmonie qui a toujours caractérisée les relations entre la RDC et le Zambie. Le porte-parole du gouvernement provincial affirme, par ailleurs, ne pas comprendre les raisons de l’agression de l’armée zambienne. « Ce fut une véritable agression que notre pays a semblé minimiser car, depuis plusieurs décennies, la RDC et la Zambie vivent dans une parfaite harmonie coopérative », a-t-il déclaré.

Selon des sources concordantes, les armées de la RDC et de la Zambie s’étaient affrontées dans le village de Kibanga, dans le territoire de Moba, en mars dernier. Les militaires zambiens, appuyés par leur aviation, avaient même investi depuis le 15 mars ce village et y avaient hissé leur drapeau après avoir descendu celui de la RDC. Cependant, les autorités congolaises et zambiennes avaient opté pour une solution pacifique.

Avec Adiac-Congo par Jules Tambwe Itagali

Crise au sein du FCC-Cach en RDC : Félix Tshisekedi appelle au calme

juillet 17, 2020

Félix Tshisekedi, lors d'une visite officielle à Brazzaville, le 16 juillet 2020.

Félix Tshisekedi, lors d’une visite officielle à Brazzaville, le 16 juillet 2020. © DR / Présidence congolaise

 

Alors que les dissensions au sein de l’alliance politique entre ses partisans et ceux de Joseph Kabila ne cessent de s’accentuer, Félix Tshisekedi a lancé jeudi un appel « au calme et au rassemblement ».

« La démarche du président que je suis est celle d’appeler toujours au calme et au rassemblement (…). Nous n’allons pas vers une rupture de la coalition », a déclaré jeudi le président Tshisekedi, lors d’une conférence de presse à Brazzaville où il a effectué une brève visite.

« Nous allons trouver une solution »

Interrogé sur les tensions qui agitent la coalition au pouvoir à Kinshasa, entre le Cap pour le changement (Cach, pro-Tshisekedi) et le Front commun pour le Congo (FCC, fidèle à l’ancien président Joseph Kabila), il a assuré qu’il y a en ce moment « des délégués des deux camps qui se voient et qui discutent. (…) Donc nous allons trouver une solution ».

Les partisans de Tshisekedi et Kabila s’affrontent notamment sur une réforme de la magistrature, et sur la désignation de Ronsard Malonda comme nouveau président de la Commission électorale.

Conflit avec la Zambie

Lors de cette conférence de presse, Félix Tshisekedi a également évoqué le conflit frontalier entre son pays et la Zambie. « Nous n’avons jamais compris l’attitude de la Zambie avec qui nous avons eu d’ailleurs plusieurs explications », a affirmé le président Tshisekedi.

Denis Sassou Nguesso accompagne les deux pays « par ses conseils » et « ses appels à la retenue »

Au Tanganyika, à l’extrême sud-est de la RDC, l’armée congolaise a été placée en « état d’alerte » face aux forces zambiennes accusées d’occuper quelques villages. « On va dire que la situation est calme en attendant que la SADC (Communauté des États de l’Afrique australe) nous aide à retracer les frontières qui datent de l’époque coloniale et à nous débarrasser définitivement de ce problème », a-t-il ajouté.

Médiateur régional, le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso accompagne les deux pays « par ses conseils » et « ses appels à la retenue », a ajouté Félix Tshisekedi après sa rencontre avec son homologue.

Les deux Chefs d’Etat ont en outre abordé la pandémie du Covid-19, appelant « au renforcement de la solidarité internationale » et insistant sur la nécessité « qu’un futur vaccin contre le nouveau coronavirus soit un bien public mondial », selon le communiqué final de leur rencontre.

Avec Jeune Afrique avec AFP

Différend RDC-Zambie : un haut diplomate zimbabwéen choisi comme médiateur

juillet 4, 2020

 

L’ambassadeur James Manzou, secrétaire des Affaires étrangères du Zimbabwe, dirigera le processus de médiation conduit par la Communauté de développement d’Afrique australe (Sadc)  dans le différend frontalier entre la République démocratique du Congo et la Zambie, indique le site southerntimesafrica.com.

 

James Manzou

L’ambassadeur Manzou a été le plus haut représentant du Zimbabwe auprès de l’Union européenne. Le président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, préside l’organe de la Sadc sur la coopération politique, de défense et de sécurité. Le porte-parole du président Mnangagwa, M. George Charamba, a déclaré au Southern Times que le président zimbabwéen a désigné l’ambassadeur Manzou pour traiter le différend frontalier entre la RDC et la Zambie. « Je crois comprendre qu’il fait des efforts pour gérer le conflit avec diligence. Ils se sont réunis lundi de cette semaine et je peux vous dire que des progrès importants ont été accomplis jusqu’à présent en termes de recherche d’une solution à l’amiable au différend », a déclaré le porte-parole.

La RDC et la Zambie se disputent le contrôle d’un terrain de treize kilomètres carrés à leur frontière, dans les provinces du Tanganyika et du Haut-Katanga. Depuis plus de deux mois, les soldats zambiens ont fait irruption sur le sol congolais. Tout en mobilisant les Fardc, Kinshasa disait privilégier dans un premier temps la voie diplomatique pour obtenir leur retrait. Mais la RDC a renforcé sa présence militaire dans la région, provoquant des affrontements entre les soldats des deux pays.

Le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires a déclaré que les affrontements avaient entraîné le déplacement de centaines de personnes à Moba. Le 11 mai, le président de la RDC, Felix Tshisekedi, a envoyé à Harare la ministre des Affaires étrangères de la RDC, Marie Nzeza, pour demander à Emmerson Mnangagwa, président de l’organe de la Sadc sur la coopération politique, de défense et de sécurité, d’intervenir dans le différend. Et ce dernier a présenté la question à ses homologues de la région.

En juin dernier, la Sadc avait présidé une réunion des états-majors des armées de la RDC et de la Zambie afin de d’obtenir le retrait des troupes zambiennes du sol congolais. «Les deux pays reconnaissent qu’ils sont membres de la Sadc et qu’ils doivent coexister pacifiquement. Des différends surgiront toujours autour des frontières, mais l’essentiel est toujours de trouver des moyens pacifiques de les résoudre. Dans cet environnement Covid-19, le moins que nous puissions nous permettre  est une accentuation de la crise en important un autre problème de nature militaire. La bonne chose est que les deux pays sont prêts à parler », a déclaré George Charamba au Southern Times.

Une tentative de régler le problème a eu lieu en 1989 lorsqu’un traité a été signé entre les présidents de l’époque, le zambien Kenneth Kaunda et le Congolais Mobutu Sese Seko, et des balises ont été placées le long de la frontière comme marqueurs.Cependant, les affrontements frontaliers se sont poursuivis et les deux pays doivent encore trouver une solution durable au différend, rappelle le média.

De tels différends frontaliers sont courants en Afrique : Botswana/ Namibie, Nigéria/ Cameroun, et le Malawi/Tanzanie, etc. Cela est dû aux ambiguïtés créées par des frontières arbitrairement dessinées au moment de la partition de l’Afrique. Le Botswana et la Namibie se sont déjà disputés l’île de Kasikili / Sedudu sur la rivière Chobe qui borde les deux pays. La  médiation de ce différend avait également été assurée par le Zimbabwe et l’affaire a été réglée par la Cour internationale de justice en 1999 lorsqu’il a été décidé que l’île appartenait au Botswana.

 

Patrick Ndungidi

Diplomatie : tension persistante à la frontière entre la Zambie et la RDC

mai 23, 2020

 

La brouille est localisée plus vers les provinces de Tanganyika et du Haut-Katanga où les troupes zambiennes manifestent des velléités d’annexion d’une partie du territoire congolais en mettant, d’ores et déjà, plusieurs localités sous leur coupe.

 

Des informations en provenance des provinces du Tanganyika et du Haut-Katanga ne sont guère rassurantes. Il est, en effet, fait état depuis quelques jours de la présence de l’armée zambienne dans quelques localités congolaises situées dans la zone frontalière. Il s’agit précisément des villages de Kibanga et Kalubamba où les troupes zambiennes se pavanent encore aujourd’hui comme en territoires conquis. Nonobstant les appels de détresse des communautés locales, l’intervention des forces loyalistes se fait toujours désirer dans cette partie du pays au grand désarroi de la population livrée à son triste sort. Plusieurs habitants, tétanisés par cette présence militaire zambienne, ont rejoint la forêt. Difficile pour eux de continuer à demeurer dans des villages envahis par des soldats étrangers non coopératifs et à la gâchette facile. C’est dans ce contexte de panique générale exacerbée par la présence des chars de combat et le survol régulier des hélicoptères de l’armée zambienne qui a déjà dans son giron 15 km du territoire congolais que Kinshasa tente de négocier une voie de sortie.

Des éléments des Fardc

Malgré l’avancée des troupes zambienne sur le sol congolais – les territoires de Moba et de Pweto constituent la prochaine étape -, l’exécutif national négocie une voie de sortie diplomatique à ce différend frontalier. Il est entendu, en effet, que la Zambie nourrit des velléités annexionnistes sur quelques localités congolaises. Ceci est un secret de polichinelle que la Zambie revendique une partie du territoire congolais qu’elle voudrait s’approprier de grès ou de force. Côté congolais, l’on continue à jouer la carte de la tempérance en privilégiant les contacts diplomatiques déjà fort avancés plutôt que l’option militaire. Bien que les Fardc soient d’ores et déjà en alerte maximale, le gouvernement envisage saisir l’Union africaine et la Sadec dont la commission chargée de la sécurité au niveau de la région s’occupe de la surveillance aux frontières. La médiation de ces deux institutions permettra d’examiner les revendications zambiennes de sorte à trouver un modus vivendi entre les deux parties.

En attendant, la population locale dans les localités concernées sont en proie à l’insécurité. Elles développent un sentiment d’abandon car elles ne voient rien venir en termes d’assistance. Et pourtant, les éléments des Fardc sont bel et bien présents dans la région et tergiversent pour lancer l’offensive contre les assaillants. « Oui, il y a suffisamment des militaires congolais, mais ils disent toujours qu’ils attendent le mot d’ordre, ils attendent des négociations et, entre-temps, c’est la population qui souffre », allègue un membre de la société civile de Tanganyika.  Face aux atermoiements du gouvernement congolais peu enclin à régler rapidement ce différend, l’armée zambienne continue à renforcer ses positions dans les territoires occupés, sans crainte d’y être délogée.

 

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso