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Dési­gné père de Zohra Dati, Domi­nique Desseigne explique pourquoi il fait appel

octobre 24, 2014

« Ça ne corres­pond pas à ce que j’ai vécu »

Dési­gné par la justice comme étant le père de Zohra, la fille de Rachida Dati, Domi­nique Desseigne se défend. Pour la première fois, il s’ex­prime sur cette affaire.

Le 7 octobre 2014, le Tribu­nal de Grande Instance de Versailles a tran­ché : Domi­nique Desseigne est dési­gné comme le père de Zohra, la fille de Rachida Dati, née en janvier 2009. Si aucune preuve médi­cale n’a été appor­tée – le PDG du groupe Lucien Barrière refu­sant de se soumettre à un test de pater­nité – la justice a estimé que les preuves appor­tées par l’an­cienne Garde des Sceaux étaient suffi­santes, au contraire des éléments appor­tés par la partie adverse.

L’homme d’af­faires de 70 ans n’en­tend pas pour autant s’ar­rê­ter là. « J’ai décidé de faire appel de cette première justice qui ne corres­pond pas à ce que j’ai vécu », a-t-il assuré dans les colonnes de L’Obs qui lui consacre un long portrait. Il n’en dira pas plus, « le simple fait d’évoquer cette rela­tion passée le raidit », note le jour­na­liste.

Le tribu­nal de Versailles l’a pour­tant condamné à verser une pension alimen­taire, d’un montant de 2 500 euros par mois, à Rachida Dati, rétro­ac­tive depuis décembre 2013. Une somme nette­ment infé­rieure à ce qu’a­vait demandé la maire du VIIème arron­dis­se­ment de Paris : 6 000 euros par mois à comp­ter de la nais­sance de Zohra.

Domi­nique Desseigne a peut-être perdu une bataille, il entend bien gagner la guerre.

Voici.fr par Marie Astrid KUNERTH

Une jeune femme enlevée et séquestrée par sa famille

août 17, 2011

Ses parents, d’origine algérienne, son frère et sa sœur ont été mis en examen à Saint-Étienne.

Maltraitée et séquestrée pour être remise dans le droit chemin. Tel est le sort subi par une jeune femme d’origine algérienne de 26 ans dont la vie ne convenait pas à sa famille qui a mené contre elle une véritable expédition punitive. Son père, sa mère, son frère et sa sœur ont été mis en examen pour enlèvement avec violence. Trois d’entre eux ont été écroués dimanche soir.

Tout a commencé vendredi dernier. Zohra, une enseignante qui habite Brignoles, dans le Var, depuis juillet dernier et qui partage sa vie avec un homme non musulman est embarquée de force dans une voiture par les membres de sa famille. Alors qu’elle se débat, elle aurait été frappée avec une canne et une laisse de chien. Zohra est finalement conduite au domicile de ses parents à Saint-Étienne où elle est retenue de force avant d’être libérée dans l’après-midi même par les forces de l’ordre. Immédiatement après l’enlèvement de la jeune femme, son conjoint avait donné l’alerte et dénoncé les faits à la police en la mettant sur la piste du rapt familial. Ce sont surtout les indications d’un commerçant de Saint-Étienne qui ont été précieuses.

Avant de la séquestrer à leur domi­cile, les parents font en effet un crochet chez un bijoutier. Zohra est sommée de s’y faire retirer un piercing qui déplaît. La jeune femme, qui porte des traces de coups, en profite alors pour se confier. Elle glisse au commerçant qu’elle n’est pas libre de ses mouvements et qu’elle est maltraitée. Autant d’informations aussitôt exploitées par les enquêteurs de la Sûreté départementale de la Loire. Ces derniers font le lien avec l’enlèvement survenu le matin même dans le Var. Une demi-heure plus tard, la jeune femme est libérée.

Tous encourent vingt ans de réclusion criminelle

En garde à vue et présentés ensuite au parquet de Saint-Étienne, les quatre auteurs présumés de ces violences n’ont pas semblé comprendre les faits qui leur sont reprochés. Pour eux, il s’agissait ni plus ni moins de porter assistance à personne en danger. Zohra, ont-ils raconté, était sous la coupe d’un compagnon violent et toxicomane. Des accusations démenties par la victime, qui a déposé plainte le jour même pour «enlèvement avec violences et séquestration». Son père, un Algérien âgé de 66 ans, son frère de 34 ans et sa sœur de 27 ans ont été placés en détention provisoire après avoir été mis en examen pour enlèvement et violences avec armes et en réunion. Sa mère, une femme âgée de 62 ans, a, pour sa part et pour des raisons de santé, été remise en liberté sous contrôle judiciaire. Le parquet avait requis également contre elle un mandat de dépôt. Tous encourent vingt ans de réclusion criminelle.

Sans l’intervention rapide des services d’investigation, l’affaire aurait sans doute connu d’autres rebondissements. Au domicile familial de Saint-Étienne, les enquêteurs ont en effet trouvé des documents inquiétants. Il s’agit d’un passeport algérien fait au nom de Zohra. De quoi peut-être lui préparer une nouvelle vie ailleurs qu’en France…

Choquée, la victime s’est vue prescrire une incapacité totale de travail (ITT) de neuf jours.

Lefigaro.fr par Angélique Négroni