Kate Middleton: La prière ‘dramatique’ de Justin Welby pour son bébé de l’espoir1

Justin Welby, nouvel archevêque de Canterbury intronisé en mars dernier en présence du prince Charles et de son épouse Camilla, ne voulait certainement pas être en retard pour la naissance du royal baby que porte Kate Middleton et qui prendra incessamment place (la 3e) dans l’ordre de succession au trône. L’actuel chef suprême de l’Eglise anglicane, qui fut jadis un rouage de l’industrie pétrolière avant que le Seigneur lui fasse signe et suscite sa vocation, a alors publié dimanche dernier (14 juillet 2013), dans les colonnes du Daily Mail, un sermon dominical tout à la gloire de l’altesse royale sur le point de venir au monde.

L’ecclésiastique de 57 ans, qui a déjà eu l’honneur, depuis qu’il a embrassé son ministère, de conduire notamment les obsèques de Margaret Thatcher et le service des 60 ans du couronnement d’Elizabeth II, s’est accordé avec la date privilégiée chez les bookmakers et la plus proche du terme supposé de la grossesse de la duchesse de Cambridge pour ajouter sa voix au concert un peu cacophonique entourant l’événement, vraiment imminent à en croire la duchesse de Cornouailles. Et pour (se) préparer à l’arrivée de ce bébé, qui sera à la fois un véritable « drame » (l’idée centrale de son billet, relayé sur son site institutionnel) et un gage pour l’avenir.

Partageant, non sans quelques pointes d’humour, son expérience personnelle, l’archevêque de Canterbury réfléchit sur la « sécurité » qu’il représentera (portant à 80 ou 90 ans la période de règne que pourront assumer les générations vivantes), et prie à la fois pour ses parents, au sujet desquels il ne tarit pas d’éloges, pour la santé de leur petit, et pour que tous trois soient bien accompagnés sur le chemin. Bébé attendu par tous, il le voit aussi comme le symbole de la vigueur d’une nation qui lui inspire de grands élans patriotiques, comme le symbole d’un espoir universel, comme on peut le découvrir dans cette traduction de son texte intégral que nous vous proposons :

« Les bébés engendrent du drame. Peu importe en fait où ils sont nés ou qui sont leurs parents : ils engendrent toujours du drame.

Quand notre premier enfant est né, elle est arrivée si tôt qu’on n’avait même pas encore eu le temps de chercher où se trouvait l’hôpital. On tournait dans les parages à 6h du matin, à demander aux gens et à se sentir un peu stupides.

Je doute que ce soit le cas pour le duc et la duchesse de Cambridge. C’est un couple si impressionnant. Nul doute que les plans et les préparatifs seront parfaits. Et pourtant, il y aura quand même du drame.

L’un des éléments du drame, c’est l’espoir pur qu’ils apportent. Les bébés nous amènent à envisager le futur avec de l’espoir. Quand ce bébé sera vieux, ce sera le XXIIe siècle. Et pourtant, il ou elle pourra parler aux enfants de cette arrière-grand-mère qu’il ou elle aura connue – et qui servit lors de la Seconde Guerre mondiale.

Alors, les années 1940 seront aussi lointaines que peuvent l’être aujourd’hui la Guerre de Crimée et la charge de la brigade légère [1854]. Pensez un peu aux changements qui surviendront au cours de la vie de cet enfant ! S’ils sont peu ou prou aussi formidables que ceux du siècle dernier, difficile d’imaginer de quoi le monde aura l’air.

Les bébés apportent un sentiment de gratitude, et celui-là le fera pour nous tous. Il nous rappellera dans quel pays fantastique nous vivons, et la stabilité que nous connaissons avec la famille royale.

Ce bébé apportera prévisibilité et sécurité. Nous saurons qui le pays aura pour chef d’Etat pour les trois générations à venir – soit, peut-être, 80 ou 90 ans.

Il y a des gens pour penser que nous ferions mieux avec une république. Je ne suis pas du tout de cet avis. Au cours du dernier siècle, nous avons connu deux énormes guerres, nous avons perdu un empire, et le monde a changé de visage au point de ne plus le reconnaître.

Mais nous avons connu la stabilité en termes de gouvernement sous l’autorité d’une famille engagée à servir. Ce qui nous rend quasiment uniques. Voir cette lignée s’étendre est une fantastique raison d’espérer et de rendre grâce.

Notre pays et notre monde ont besoin de ce don d’espoir, en ce moment. Le Royaume-Uni a connu des années difficiles sur le plan économique, bien que, par bonheur, cela semble en voie d’amélioration.

Il est bon d’avoir un autre motif de fierté et d’espoir cette année, pour aller aussi bien avec (souhaitons le) la conservation de notre titre lors de The Ashes [fameux duel de cricket face à l’Australie, NDLR] que notre victoire à Wimbledon [le triomphe, britannique enfin, avec Andy Murray, NDLR]. Les choses s’arrangent dans de nombreux endroits.

Mais pas partout. Dans bien des régions du pays et de notre monde, l’espoir est en quantité limitée.

Le Nord-Est a toujours plus d’entreprises en train de couler que nulle part ailleurs. En Afghanistan, nous menons toujours une guère pénible, avec un courage et une compétence remarquables. Pourtant, même en ces lieux, la naissance sera une bonne nouvelle. Les bébés apportent l’idée du miracle. D’où cette nouvelle vie vient-elle ? Cette personne totalement nouvelle – indépendante, unique, spéciale – est-elle en vérité quelque chose de normal ? Qu’y aura-t-il d’écrit sur les pages de sa vie ?

Et la réponse, pour tout chrétien, est que chaque personne est un don et une création de Dieu, quelqu’un au travers de qui Dieu nous invite à partager le privilège d’aimer et de chérir. Ca, c’est un véritable miracle, à chaque fois que ça se produit. Les miracles illuminent et inspirent de la joie.

Alors même pour ceux qui s’accrochent et souffrent, qui se battent ou qui ont peur, ce bébé est une bonne nouvelle. Je prie que l’espoir et la bonne nouvelle nous rendent tous plus conscients de notre responsabilité, pour le bien de la communauté.

Le fardeau de cette responsabilité sera à n’en pas douter particulièrement lourd pour cet enfant. Bien sûr, les bébés apportent plein d’autres choses. Des nuits sans sommeil, de la fatigue et de la confusion – pourquoi il pleure, cette fois ? -, pour n’en nommer que quelques-unes. Mais au milieu de tout cela, un sourire peut soudain surgir, une forme de reconnaissance, une petite main qui saisit la vôtre.

Et, dans l’économie de la grâce, d’un seul coup toutes les exigences sont effacées par le rappel de l’amour inconditionnel.

Elever des enfants – sans parler d’un qui focalisera continuellement l’attention médiatique – est très compliqué. Il y a des parents, sensibles, qui croient qu’ils ont foiré. Chaque enfant est à tel point différent (et je parle en connaissance de cause, j’en ai 6 !). Il y a toujours un tas de gens prompts à vos offrir des conseils « utiles » quant aux détails techniques, alors qu’ils ne vous connaissent ni vous, ni le bébé. Ce qui fonctionne avec l’un n’a pas d’effet visible sur l’autre. Il vous faut une sagesse hors norme et de la présence d’esprit, et même avec ça, il y a des choses que vous faites mal.

Alors même sans titre royal, les bébés fournissent un lot de bagages plutôt compliqué. Ils sont un trésor qui échappe à toute description. Ils sont spectaculaires et exigeants. Ils apportent de l’espoir, ils compliquent la vie. Ils empêchent de dormir et inspirent de la joie. La réponse, c’est de leur donner ce qu’ils nous donnent, si nous leur permettons de le faire. De l’amour inconditionnel. C’est l’amour que Jesus nous offre.

Ce qui m’amène à la grande question que je me pose à chaque fois que je vois un bébé – peut-être encore plus celui-ci. Comment devons-nous prier pour eux ? La prière fait une différence, pour nous comme pour les gens pour qui nous prions. Il ne s’agit pas que de simples voeux auxquels on ajoute une pincée de religion. C’est demander à Dieu de se mettre à l’ouvrage.

Tout d’abord, je prie toujours pour les parents. Les bébés apportent du drame – ils changent dramatiquement nos vies. Je prie toujours pour que les parents se rapprochent l’un de l’autre, de sorte que le bébé ait le meilleur modèle d’amour et la plus grande sécurité.

Deuxièmement, je prie toujours pour le don de la santé. Là encore, beaucoup ne l’ont pas, et arrivent tout de même à vivre très bien. La santé, c’est aussi bien le physique que le mental, l’émotionnel et le spirituel.

Troisièmement, je prie pour que les parents et le bébé puissent compter sur de bons amis. Le don de l’amitié est très précieux et, à son degré le plus profond, assez rare.

Ce bébé devra suivre un chemin d’obligations et de devoir qui ferait chanceler la plupart d’entre nous. Même en bas-âge, cet enfant devra apprendre comment servir notre pays et son peuple.

A l’âge de faire des choix, cet enfant – curieusement – en aura moins que la plupart des gens. Naître dans ces conditions, c’est une situation extraordinaire – pleine de privilèges, mais proportionnellement pleine de responsabilités et d’obligations. Pourvu qu’il soit entouré d’amis sincères, aimants et loyaux.

Quelle différence ce bébé va-t-il faire pour ce pays ?

D’une certaine manière, aucune. Un membre de plus parmi la population, un parmi tant nés le même jour.

D’un autre côté, une immense différence. Avec beaucoup de drame et un prétexte pour faire la fête, nous découvrons un avenir fait d’espoir, une promesse de stabilité, l’enjeu de l’amour, et – par dessus tout – un autre miracle de Dieu. Comme dans chaque bébé.

Plus que tout, je prie pour le monde dans lequel ce bébé va vivre. Nous passons tant de temps à nous inquiéter de ce que sera demain. Jesus a dit que nous ne devrions pas nous inquiéter puisque cela n’y change rien.

Dans La Bible, l’un de mes versets préférés, qui s’adresse à des gens au bord de la catastrophe, dit : « Le Dieu éternel est votre refuge, et en dessous se trouvent ses bras infinis. » Voilà une image pour un nouveau-né, aimé comme un prince ou une princesse, tenu dans les bras de Dieu, en sécurité quoi qu’il advienne. Et une image remplie d’espoir pour chacun de nous. »

Purepeople.com

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