Archive for the ‘People’ Category

Ayem Nour et Vincent Miclet séparés: Une mise au point on ne peut plus claire

juillet 25, 2017

Ayem Nour et son ex-compagnon Vincent le 19 mai 2015 lors d'une soirée de Grisogono à l'hôtel Eden Roc au Cap d'Antibes pendant le 68e Festival International du film de Cannes.

Ayem Nour et son ex-compagnon Vincent le 19 mai 2015 lors d’une soirée de Grisogono à l’hôtel Eden Roc au Cap d’Antibes pendant le 68e Festival International du film de Cannes.
Ayem Nour et son ex-compagnon Vincent Miclet le 18 mai 2015 au Festival de Cannes lors de la montée des marches du film "Inside Out" (Vice-Versa).Ayem Nour et son ex-compagnon Vincent le 19 mai 2015 lors d'une soirée de Grisogono à l'hôtel Eden Roc au Cap d'Antibes pendant le 68e Festival International du film de Cannes.Ayem Nour et son ancien compagnon Vincent Miclet au Festival de Cannes en mai 2015 - Montée des marches du film "Inside Out" (Vice-Versa).
 
L’homme d’affaires s’est exprimé en exclusivité auprès de Purepeople par le biais de son attaché de presse.

A la question de savoir si Ayem Nour et Vincent Miclet forment encore un couple, la réponse est.. non ! Alors que l’animatrice de NRJ12 parle certes peu de sa vie privée, mais laisse souvent planer le doute concernant sa relation avec le père de son fils Ayvin (1 an), l’attaché de presse de l’homme d’affaires a tenu à mettre les choses au clair.

Suite à plusieurs articles publiés sur les vacances de la jeune femme de 28 ans sur la presqu’île de Quibe­ron, relatant au passage que l’ex-candidate de Secret Story 5 serait encore en couple avec Vincent Miclet, un démenti formel nous a été transmis :

« La relation entre monsieur Vincent Miclet et madame Ayem Nour ne tient qu’à l’imagination de cette dernière. En effet, ils sont séparés depuis septembre 2016. Ils se sont revus à plusieurs reprises et notamment à Saint-Barthélemy cet hiver, mais uniquement pour le bien et l’équilibre de leur fils. Monsieur Miclet ne retiendra que les bons moments passés pendant ces quatre années, mais ne veut plus que la mère de son fils continue à faire croire qu’il existe encore une relation sentimentale avec elle. Monsieur Miclet a toujours vécu dans la réalité, et n’a jamais évolué dans le monde fantasque de la télé-réalité contrairement à son ex-compagne« , indique le communiqué.

S’il est à présent très clair qu’entre eux il n’est plus question d’amour, des liens d’amitié demeurent : « Il est évident que Vincent Miclet et Ayem Nour ont décidé d’un commun accord de se séparer il y a de cela plusieurs mois, tout en conservant de très bonnes relations pour le bien et l’équilibre de leur enfant« , conclut le communiqué adressé à Purepeople.com exclusivement.

Le 2 mars dernier dans le Mad Mag, Ayem Nour avait passé un tendre message à son ex-compagnon pour son anniversaire : « C’est un jour très important pour moi et très particulier puisqu’il s’agit du jour de naissance du papa de mon fils. Je tenais tout particulièrement à rendre hommage au père de mon fils puisqu’il m’a offert la plus belle chose dans ma vie, mon petit garçon (…) Je fais un gros bisou à Vincent, je lui souhaite un très joyeux anniversaire. Merci pour tout. » Une déclaration qui laissait planer un doute concernant les rumeurs de réconciliation qui avaient fait surface quelques semaines plus tôt. Depuis, la nature de la relation entre Ayem Nour et Vincent Miclet demeurait inconnue. Mais ça, c’était avant !

Purepeople.com

Interview du lanceur congolais Franck Elemba à Abidjan aux Jeux de la Francophonie

juillet 24, 2017

Le lanceur de poids, Franck ELEMBA menace de changer de nationalité : « il est abandonné par le gouvernement Congolais  de Brazzaville »

Franck Elemba: «Je me sens abandonné par le Congo». Interview accordée à RFI.

Médaillé d’or aux Jeux de la Francophonie 2017, Franck Elemba n’avait pourtant pas le cœur à sourire, ce 23 juillet à Abidjan. Usé physiquement et moralement, criblé de dettes en France et au Maroc, victime d’une arnaque à Brazzaville, le lanceur de poids se sent abandonné par le Congo. A deux semaines des Championnats du monde à Londres, celui qui avait fini 4e aux JO 2016 envisage même de changer de nationalité sportive pour les JO 2020.

RFI : Franck Elemba, vous voilà médaillé d’or aux Jeux de la Francophonie 2017 après avoir fini non loin du podium en 2009 et 2013. Êtes-vous satisfait de votre performance à Abidjan ?

Franck Elemba : C’est la deuxième médaille d’or de ma carrière dans un tournoi international. Mais je l’ai obtenu avec beaucoup de difficultés et de petits soucis au niveau du matériel. Les organisateurs ont en effet refusé que je lance avec le poids que j’utilise habituellement. […] Mais j’ai été obligé de faire avec. J’ai essayé d’avoir cette première place pour l’honneur du Congo. […]

Être athlète dans un sport individuel, ce n’est pas simple… On travaille dur matin, midi et soir pour hausser son niveau. Du coup, des blessures surviennent. C’est d’ailleurs ce qui me ralentit un peu dans ma progression, en ce moment. En plus, j’ai du mal à aller au bout des traitements. Mais je vais essayer de conserver toutes mes forces pour réussir quelque chose aux Mondiaux à Londres.

Ces blessures sont-elles inévitables ?

Ça vient de la charge de travail que je me suis imposé. Des blessures sont apparues au niveau de mes tendons rotuliens, ces dernières semaines. Je dois néanmoins continuer à appuyer sur mes jambes. Résultat, j’ai ces douleurs en tête. Et, du coup, il y a beaucoup de stress.

En plus, je me sens délaissé et même abandonné. C’est très difficile de garder le moral durant la préparation pour ces Mondiaux. Imaginez un peu que vous passiez votre temps à emprunter de l’argent aux banques pour vous soigner et pour financer des stages…

Qui vous a abandonné ?

Mon pays. Ses dirigeants n’ont pas voulu ou pas pu me payer un stage de préparation depuis un an. Rien de tout ce que je leur ai demandé n’a été fait.

Lorsque les gens essaient de vous aider, vous le sentez au moins… Mais lorsque vous sentez qu’il n’y a rien de fait pour vous, ça devient difficile et ça fait mal au cœur.

J’ai prévu des stages un peu partout dans le monde. Pour le premier, par exemple, il a fallu emprunter de l’argent en banque pour payer les billets d’avion de mon entraîneur [le Marocain Mohammed Fatihi, Ndlr] qui a dû en partie payer ses nuits d’hôtel. Mon club en France, l’EFCVO, a également contribué au fait que je participe à ce stage.

Les choses sont vraiment difficiles car seul mon club essaie de faire quelque chose depuis les Jeux olympiques 2016. C’est très dur pour moi et vraiment dommage pour mon pays. Surtout lorsque je vois le traitement réservé à l’équipe de football du Congo qui effectue des stages à Paris en vue de matches amicaux…

Je n’arrive pas à avaler tout ça et c’est ce qui me démotive. Je sais que mon pays traverse une crise. Mais lorsque vous donnez le meilleur de vous-même aux Jeux olympiques, cela devrait entraîner un soutien des autorités de votre pays pour aller plus loin, non ? Mais s’il n’y a pas de soutien pour aller plus haut, comment faire ?

Je vais participer aux Mondiaux alors que mon entraîneur n’a pas de billets d’avion. Je vais utiliser une petite prime de victoires pour lui payer le trajet. Tout ça fait que je termine la saison en étant démotivé. […]

Je me sens vraiment à bout, malgré cette médaille à Abidjan. Je vais rentrer chez moi. Mais comment est-ce que je vais faire pour payer mes dettes en France et au Maroc ? Je réfléchis à une solution. J’essaie de rembourser avec l’argent gagné durant les meetings. Mais ce n’est pas suffisant et je retombe toujours dans les mêmes problèmes. […]

Qui pourrait vous aider ?

J’attends un geste de la part du président de la République [Denis Sassou-Nguesso, Ndlr] et du gouvernement. Il y a de nombreuses fondations au Congo…

En attendant, je vais continuer à travailler. Je souffre mais ce n’est pas ce qui va m’arrêter. […] Je ne pourrais pas tout plaquer. J’ai un objectif et je vais le réaliser : aller chercher une médaille à Tokyo. Cette médaille, elle sera pour moi et pour ma famille. Pour ma mère surtout qui m’a beaucoup aidé. Elle est à la retraite et elle souffre. On espère que le bon Dieu nous aidera.

 

Photo de BrazzaNews.
 Franck Elemba
Brazzanews.fr avec Rfi.fr

Afrique du Sud: retrait du livre sur la fin de vie de Mandela

juillet 24, 2017

Johannesburg – L’éditeur d’un livre révélant des détails intimes sur la fin de vie de Nelson Mandela, décédé en 2013, a retiré lundi l’ouvrage après les réactions très négatives de la famille de l’ancien président sud-africain.

« Nous avons décidé de retirer immédiatement de la vente +Les Dernières Années de Mandela+ (…) par respect pour la famille de feu M. Mandela », a annoncé Penguin Random House, la maison d’édition dans un communiqué, sans préciser combien d’exemplaires du livre avaient déjà été vendus.

Le livre, écrit par Vejay Ramlakan, médecin de Nelson Mandela, révèle des détails intimes sur les dernières semaines de « Madiba » et notamment sur la façon dont ce dernier crachait du sang en raison d’une infection pulmonaire persistante.

Il raconte également comment une ambulance transportant M. Mandela vers un hôpital avait pris feu en juin 2013 ou encore qu’une caméra d’espionnage avait été découverte dans la morgue où reposait son corps.

« Le livre devait dépeindre le courage et la force de Nelson Mandela jusque dans les derniers moments de sa vie. A aucun moment il ne se voulait être irrespectueux », note l’éditeur.

« Mais vu les déclarations des membres de la famille nous avons décidé de le retirer », ajoute-t-il.

Graça Machel, la veuve de Nelson Mandela, avait menacé la semaine dernière de poursuivre en justice l’auteur et la maison d’édition, accusant le médecin d’avoir trahi le secret médical dans l’ouvrage sorti le 18 juillet.

Dimanche, le médecin avait assuré à la chaîne d’information Enca que « toutes les parties qui devaient être sollicitées avaient été consultées » avant la publication de l’ouvrage.

L’aîné des petits-fils de Mandela, Mandla Mandela, a salué lundi la décision de retirer le livre controversé, estimant qu’il représentait une « violation du nom et de l’héritage de Mandela ».

Il a estimé que le retrait du livre envoyait « un message clair pour dire que certaines choses ont plus de valeur que l’argent ».

Dans un communiqué, les exécuteurs testamentaires de Nelson Mandela ont estimé que le contenu du livre était « profondément regrettable et fâcheux et constitue une divulgation illicite ».

Ils affirment également que la maison d’édition Penguin et M. Ramlakan ne les ont pas sollicités avant la publication, et que Graça Machel n’a pas non plus été consultée.

Premier président démocratiquement élu en Afrique du Sud (1994-1999), icône de la lutte anti-apartheid et prix Nobel de la paix, « Madiba » est décédé le 5 décembre 2013 à l’âge de 95 ans.

Romandie.com avec(©AFP / 24 juillet 2017 21h51)                                            

France: Rihanna et Bono en visite à l’Élysée

juillet 22, 2017

 

Le président français Emmanuel Macron recevra Rihanna et Bono la semaine prochaine en visite à l’Elysée.

Rihanna est fondatrice de l'organisation humanitaire Clara Lionel Foundation.

Rihanna est fondatrice de l’organisation humanitaire Clara Lionel Foundation. Image: Keystone

Emmanuel Macron recevra lundi Bono puis mercredi Rihanna, deux chanteurs très actifs dans des ONG promouvant l’éducation, a annoncé samedi l’Elysée. Le 6 juillet, le chanteur d’U2, cofondateur de l’ONG One, avait exhorté les dirigeants du G20, dont Emmanuel Macron, à s’engager sur l’éducation.

Dans une lettre commune avec le prix Nobel de la Paix Malala Yousafzai, Bono avait appelé les principaux pays émergents et industrialisés à «soutenir la proposition» du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, de mettre en place «une Facilité de financement international pour l’éducation (IFFEd)», sur laquelle pourrait avancer l’an prochain la présidence argentine du G20.

Interpellation

De son côté, Rihanna, star du R&B originaire de la Barbade et fondatrice de l’organisation humanitaire Clara Lionel Foundation, avait interpellé le 24 juin sur Twitter le nouveau président français en lui demandant si la France allait «s’engager pour le Fonds pour l’Education», dont elle est le porte-voix.

Rihanna, qui est l’ambassadrice depuis 2016 du Partenariat mondial pour l’éducation, association destinée à permettre l’accès à l’éducation aux enfants des pays en voie de développement, a notamment fait la même démarche auprès du président argentin Mauricio Macri et du Premier ministre canadien Justin Trudeau. (afp/nxp)

Tdg.ch (Créé: 22.07.2017, 22h10)

Brésil: la justice saisit des biens de l’ex-président Lula

juillet 19, 2017

L’ancien président brésilien Luiz Inacio Lula Da Silva à Sao Paulo, le 13 juillet 2017 / © AFP/Archives / Miguel SCHINCARIOL

Le juge qui a condamné Lula à près de dix ans de prison la semaine dernière a ordonné mercredi le gel de comptes bancaires et la saisie de plusieurs biens, immobiliers notamment, appartenant à l’ex-chef de l’Etat brésilien désireux de se présenter à la présidentielle de 2018.

Plus de 600.000 réais (165.000 euros) ont été bloqués dans des comptes de Lula et trois appartements saisis, une semaine après sa condamnation pour corruption, dont il a fait appel.

L’icône de la gauche latino-américaine, qui a présidé le Brésil de 2003 à 2010, restera en liberté en attendant le jugement en appel, probablement dans de nombreux mois.

La saisie des biens de Lula a été ordonnée la veille de manifestations en sa faveur convoquées dans tout le pays par le Parti des Travailleurs (PT) que Lula avait fondé au début des années 80.

La justice a aussi ordonné la saisie de deux voitures et d’un terrain appartenant à l’ex-président, selon la décision de justice obtenue par l’AFP.

Sergio Moro, le juge de première instance chargé de l’enquête tentaculaire « Lavage-Express », a pris cette mesure à titre de « réparation des dommages causés ».

Lula, 71 ans, a été condamné à neuf ans et six mois de prison par ce magistrat pour avoir bénéficié de largesses à hauteur de 3,7 millions de réais (1,06 million d’euros) en vue d’intercéder en faveur du groupe de BTP OAS dans l’obtention de contrats de la compagnie pétrolière publique Petrobras.

Il est notamment accusé d’avoir reçu un triplex dans une station balnéaire en guise de pot-de-vin.

Le juge Moro a évalué à 13,7 millions de réais (près de 3,8 millions d’euros) le montant total des sommes devant être restituées pour réparer les préjudices causés à Petrobras par les détournements de fonds.

Lula, qui est visé par quatre autres procédures judiciaires, a toujours nié les accusations dont il fait l’objet, arguant qu’elles ne reposaient sur aucune preuve concrète.

S’il est condamné en deuxième instance, il ira en prison et ne pourra pas se présenter à la présidentielle prévue pour octobre 2018 et pour laquelle il est en tête des intentions de vote.

– Lula contre le ‘Tsar’ –

Le lendemain de sa condamnation, Lula s’est montré combatif, clamant haut et fort être « toujours dans le jeu » et a exprimé sa ferme intention de se présenter à ce scrutin.

L’ex-président affirme notamment qu’il est victime d’un procès politique destiné à l’empêcher de revenir au pouvoir.

« Le juge Moro ne peut pas continuer à se comporter comme un tsar. Il fait ce qu’il veut, sans respecter le droit démocratique, sans respecter la Constitution », a affirmé Lula mardi dans un entretien avec la Radio Capital.

Cette virulence a toutefois été tempérée par une vidéo diffusée mercredi sur son compte Twitter, dans laquelle il apparaît en train de faire du sport pour tenter de montrer une certaine sérénité.

« Je conseille à tout le monde de bouger, marcher un peu. Pas pour être beau et musclé, mais pour être en bonne santé », a-t-il expliqué.

Ancien ouvrier métallurgiste, Lula avait atteint des niveaux de popularité record au terme de son second mandat, notamment grâce à d’ambitieux programmes sociaux qui ont permis à 30 millions de Brésiliens de sortir de la misère.

Mais il a fini par être rattrapé par la persévérance du juge Moro, qui a fait du cas Lula l’un de ses grands combats.

Romandie.com avec(©AFP / 19 juillet 2017 22h33)                

Côte d’Ivoire/mutineries : l’influent Hamed Bakayoko nommé ministre de la Défense

juillet 19, 2017

 

Le président ivoirien Alassane Ouattara (droite) et Hamed Bakayoko, à Abidjan, le 9 mai 2014. © Bruno Lévy / JA

Abidjan – Hamed Bakayoko, un proche influent du président ivoirien Alassane Ouattara, a été nommé mercredi ministre de la Défense, dans le cadre d’un remaniement surprise du gouvernement, après de nouveaux troubles dans l’armée qui ont fait trois morts.

L’annonce a été faite mercredi par le secrétaire général du gouvernement, Patrick Achi.

Perçu comme un possible dauphin du président Ouattara, Hamed Bakayoko, qui a su se montrer meneur d’hommes à l’Intérieur, quitte son poste pour la Défense, avec rang de ministre d’Etat.

Dans sa première déclaration publique mercredi, M. Bakayoko a promis de s' »engager avec détermination et fermeté » à « la reconstruction de l’armée », secouée par des mutineries depuis le début de l’année.

« C’est un défi majeur et une attente des Ivoiriens ». « J’ai confiance que nous serons capables d’avoir des résultats » pour que « l’armée se réconcilie avec les populations et qu’elle se réconcilie avec elle-même », a déclaré M. Bakayoko à la sortie du premier conseil du nouveau gouvernement. « Ma priorité sera d’être au contact des troupes pour apporter des réponses aux demandes d’amélioration des conditions de vie et de travail », mais aussi pour « exiger de la discipline ».

Les derniers incidents dans l’armée remontent au week-end dernier. Trois soldats avaient été tués dans la nuit de vendredi à samedi dans des tirs dans un camp militaire de Korhogo, grande ville du Nord.

Selon une source proche de l’armée, il s’agit d’une réplique des mutineries de janvier et mai qui ont ébranlé le pays. « Ce sont des caporaux de l’armée qui sont à la base de mouvements mais jusque-là on ne connaît pas leurs motivations ».

En janvier puis en mai, d’anciens rebelles intégrés dans l’armée se sont révoltés et ont fini par obtenir de l’Etat 12 millions de francs CFA (18.000 euros) pour chacun des 8.400 d’entre eux. Cette crise a considérablement fragilisé l’équipe gouvernementale mais aussi et surtout le président Ouattara.

Hamed Bakayoko remplace Alain-Richard Donwahi, qui n’était que ministre délégué chargé de la Défense, le portefeuille étant alors géré par la présidence. M. Donwahi devient, lui, ministre des Eaux et Forêts.

Par ailleurs, le préfet d’Abidjan, Sidiki Diakité, remplace M. Bakayoko comme ministre de l’Intérieur. Issa Coulibaly passe des Eaux et Forêts à la Fonction publique, un poste stratégique alors que le gouvernement négocie depuis des mois avec les fonctionnaires qui ont fait plusieurs grèves.

L’ancien ministre de la Fonction publique, Pascal Abinan Kouakou, poids lourd du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), principal allié politique du Rassemblement des Républicains (RDR), le parti du président Ouattara, est nommé ministre de la Modernisation de l’administration et de l’innovation du service public.

Le Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, qui a conduit une tournée américano-européenne pour lever 1,5 milliard d’euros d’emprunt en juin, a repris la main sur le portefeuille du Budget, dans un contexte d’austérité après la chute des prix du cacao, une des principales ressources de l’économie.

Ce remaniement intervient alors qu’Abidjan accueille à partir de vendredi les 8e jeux de la Francophonie. Quelque 4.000 athlètes et artistes, ainsi que de nombreuses personnalités sont attendus pendant 10 jours.


La liste complète des nominations

(source : présidence de la République de Côte d’Ivoire)

⇒ Au titre du gouvernement :

• Monsieur Amadou Gon Coulibaly est nommé Premier Ministre, ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat, chef du gouvernement.

• Ministre d’Etat, Ministre de la Défense : M. Hamed Bakayoko

• Ministre de l’Intérieur  et de la Sécurité: Préfet Hors Grade Sidiki Diakité

• Ministre des Eaux et Forêts : Alain Richard Donwahi

• Ministre de la Modernisation de l’Administration et de l’Innovation du Service Public : M. Pascal Abinan Kouakou

• Ministre de la Fonction Publique : Issa Coulibaly

• Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre, chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat : Moussa Sanogo

⇒ Au titre de la présidence de la République :

• Monsieur Abdourahmane Cissé est nommé Conseiller spécial auprès du  président  de  la République.

Romandie. com et Jeuneafrique.com avec(©AFP / 19 juillet 2017 20h59)

Madagascar: l’incorruptible ministre des finances jette l’éponge

juillet 18, 2017

Dans les rues d’Antananarivo, la capitale de Madagascar. © Doug Knuth / Creative Commons / Flickr

En poste depuis janvier 2015, Gervais Rakotoarimanana, le ministre malgache des Finances, a annoncé ce lundi sa démission, « faute de soutien » de la part du gouvernement. La présidence malgache a annoncé que Mme Vonintsalama Andriambololona prendra sa suite.

Une différence « de vision et de manière de travailler » avec l’exécutif, a évoqué sans plus de précisions Gervais Rakotoarimanana, pour expliquer son départ du gouvernement. « Les conditions pour amener des changements ne sont pas remplies, donc j’ai remis à monsieur le président de la République [Hery Rajaonarimampianina, NDLR], le vendredi 14 juillet, ma démission du poste de ministre des Finances et du Budget », a-t-il ainsi déclaré lors d’une conférence de presse à Antananarivo.

Lors de son allocution, il a également affirmé vouloir défendre les valeurs de « transparence, légalité dans le travail, respect et défense des intérêts communs de tous les compatriotes ».

« Gestion approximative des finances publiques »

Selon l’analyste Serge Zafimahova, membre de l’association Comité éthique et développement (CED), Gervais Rakotoarimanana « a le sens de l’orthodoxie budgétaire, alors que le reste des membres du gouvernement ont une gestion approximative des finances publiques ».

Son intransigeance, qui ne semblait pas au goût de ses pairs au gouvernement selon la presse malgache, l’avait conduit à dénoncer la gestion de deux entreprises publiques, la Jirama (société d’État de production d’eau et d’électricité) et la compagnie aérienne nationale Air Madagascar, rappelle à l’AFP Serge Zafimahova.

Expert-comptable de formation comme le chef de l’État, Gervais Rakotoarimanana avait « acquis la confiance de la communauté internationale », selon Serge Zafimahova. Parmi ses récents succès, il avait réussi fin juin à obtenir un prêt de 86 millions de dollars auprès du FMI.

Une ancienne de la Banque mondiale prend la suite

La présidence malgache a annoncé dans la matinée le nom de la nouvelle ministre des Finances et du Budget. Il s’agit de Vonintsalama Andriambololona, qui fut notamment secrétaire générale de ce ministère (2009-2015). Elle a également été gouverneur suppléante à la Banque mondiale et a présidé les comités de privatisation de plusieurs banques malgaches, selon les informations délivrées par un communiqué de la présidence.

Iran: le frère du président Rohani arrêté pour délits « financiers »

juillet 16, 2017

Hossein Fereydoun, le frère et conseiller spécial du président iranien Hassan Rohani, le 3 avril 2015 à Téhéran / © AFP/Archives / Atta KENARE

Le frère et conseiller spécial du président iranien Hassan Rohani a été arrêté pour délits « financiers », a annoncé dimanche le porte-parole de la justice.

Hossein Fereydoun ainsi que « des personnes qui lui sont liées ont été interrogés à plusieurs reprises. Une caution a été fixée mais comme il n’a pas pu la payer, il a été transféré à la prison », a déclaré le porte-parole Gholamhossein Mohseni-Ejeie.

Les charges pesant contre le frère du président portent sur des délits « financiers », a-t-il précisé lors d’une conférence de presse.

« S’il verse la caution, il sera libéré. Mais l’affaire poursuivra son cours », a ajouté M. Mohseni-Ejeie en soulignant que « d’autres personnes ont également été arrêtées ».

Le nom du frère du président a été cité depuis plus d’un an dans plusieurs affaires de corruption, notamment des délits bancaires.

Il y a un an, le chef de l’Inspection générale, Nasser Seraj, avait affirmé que M. Fereydoun avait « fait pression » pour nommer à la tête de la banque Refah un de ses proches, Ali Sedghi, qui a été accusé de nombreuses « infractions financières ». Il a été ensuite écarté de la direction de la banque.

Le nom du frère de M. Rohani a été également cité dans un autre dossier impliquant Ali Rastegar Sorkheie, le patron de la banque Melat, qui a été arrêté pour son implication dans une « grande affaire de corruption bancaire » par les services de renseignements des Gardiens de la révolution, selon l’agence Tasnim liée aux conservateurs. Il est originaire de la même ville que M. Rohani.

Les conservateurs avaient demandé à plusieurs reprises l’arrestation de Hossein Fereydoun pour corruption.

Ces derniers mois, le président Rohani et les responsables du pouvoir judiciaire contrôlé par les conservateurs, n’ont cessé de se lancer des attaques virulentes.

Romandie.com avec(©AFP / 16 juillet 2017 14h52)                

La mathématicienne irannienne Maryam Mirzakhani est morte

juillet 15, 2017

 

Professeur à l’université américaine de Stanford, elle avait été la première femme à recevoir la prestigieuse médaille Fields en 2014.

 

Maryam Mirzakhani, mathématicienne de nationalité iranienne, est morte à l’âge de 40 ans, samedi 15 juillet, des suites d’un cancer, aux Etats-Unis. Spécialiste de la dynamique et de la géométrie des surfaces dites de Riemann, elle était la première femme à avoir remporté, en 2014, la médaille Fields, l’une des récompenses scientifiques les plus réputées, considérée comme le Nobel de la discipline.

Son compatriote Firouz Naderi, un scientifique de la NASA, a partagé la nouvelle sur les réseaux sociaux, notamment sur Instagram : « Une lumière s’est éteinte, cela me brise le cœur… Elle est partie trop tôt. »

iran

Maryam Mirzakhani est la première femme à recevoir la médaille Fields. Courtesy : Maryam Mirzakhani / Stanford University

Née à Téhéran, elle avait étudié en Iran jusqu’au master, avant de partir faire une thèse aux Etats-Unis, à Harvard, sous la direction de Curtis McMullen, médaille Fields 1998. Comme elle l’avait raconté en 2008 dans un entretien accordé à la Fondation Clay lors de l’obtention d’une bourse de recherche de cet institut privé américain, passionnée par la lecture, elle rêvait d’être écrivaine plutôt que mathématicienne.

Grâce à son frère, elle était cependant tombée sur un livre de maths racontant une histoire célèbre, souvent citée pour avoir été un déclic chez beaucoup de futurs matheux : l’histoire de Friedrich Gauss expliquant comment effectuer facilement la somme de tous les entiers de 1 à 100.

Une « chercheuse lente »

A 17 ans, elle participe aux Olympiades internationales de mathématiques et remporte la médaille d’or. Tout comme l’année suivante, à Toronto, avec cette fois un « sans-faute ». Ces performances lui ouvrent la porte de l’université de technologie de Sharif à Téhéran. Après sa thèse à Harvard, elle part à Princeton, avant de devenir professeure à Stanford en 2008.

En juillet 2014, elle avait également été gratifiée du prix de la recherche de l’Institut Clay, tout comme Manjul Bhargava en 2005. Dans l’interview accordée à la Fondation Clay, elle se décrivait alors comme une « chercheuse lente », ayant besoin de réfléchir longuement aux problèmes. D’ailleurs, « la majorité du temps, faire des maths est comme grimper une montagne, sans chemin et sans perspective devant », estimait-elle.

Depuis 1936 que la récompense Fields, dotée de 15 000 dollars canadiens (10 000 euros), existe, 52 hommes, âgés de moins de 40 ans – comme c’est la règle – l’avaient reçue. En 2014, au moment de récompenser Maryam Mirzakhani, Ingrid Daubechies, la présidente de l’Union mathématique internationale, qui organise notamment la sélection des médailles Fields avait dit sa « grande joie d’être témoin de la première médaille Fields décernée à une femme ».

Le 13 juillet, dans un dernier post sur Facebook, où elle remerciait les internautes de leur soutien, Maryam Mirzakhani affirmait : « Plus je passe de temps à faire des maths, plus je suis heureuse. »

Lemonde.fr

Chine: Liu Xiaobo sans sépulture, ses cendres dispersées en mer

juillet 15, 2017

Liu Xia, veuve du Prix Nobel de la Paix Liu Xiaobo, prie alors que les cendres de son époux sont dispersées en mer, le 15 juillet 2017 au large de la ville de Dalian en Chine. Photographie fournie par le service de presse de Shenyang. / © Shenyang Municipal Information Office/AFP / STR

Il n’aura pas de sépulture. Les cendres du dissident chinois Liu Xiaobo ont été dispersées en mer samedi, un choix dénoncé par des proches du Nobel de la paix, à l’heure où le sort de sa veuve reste incertain.

Les autorités ont diffusé une vidéo montrant son épouse Liu Xia et d’autres personnes mettant à l’eau une urne blanche, deux jours après le décès de l’opposant de 61 ans des suites d’un cancer du foie.

La dépouille de Liu Xiaobo avait été incinérée à l’aube à Shenyang (nord-est), ville où il était hospitalisé, loin du regard des médias tenus à l’écart de ses proches.

« Les autorités ont peur que si quelqu’un d’aussi emblématique que Liu Xiaobo a une tombe, elle devienne un endroit où ses partisans se réuniront », a déclaré à l’AFP Ye Du, un dissident proche de la famille. « Elles ne pouvaient autoriser qu’il soit enterré. »

« En Chine, on ne trouvera plus aucun endroit où commémorer Liu Xiaobo », a déploré Hu Jia, militant et ami du couple.

Le frère aîné du dissident défunt a cependant défendu la dispersion des cendres samedi lors d’une conférence de presse savamment organisée par les autorités. Louant « le système socialiste », Liu Xiaoguang a remercié le régime communiste pour son « humanité » et assuré qu’il avait agi « selon la volonté des membres de la famille ».

– Sa femme bouleversée –

Des propos dont la sincérité ne pouvait être vérifiée, les autorités verrouillant depuis le début toute information sur Liu Xiaobo et l’accès à ses proches. Les médias n’ont pas pu interroger le frère du dissident à l’issue de sa déclaration.

Ecrivain et professeur, Liu Xiaobo avait été arrêté en décembre 2008 puis condamné un an plus tard pour subversion à 11 ans de prison. Pékin lui reprochait notamment d’avoir corédigé en 2008 un manifeste, la Charte 08, prônant des élections libres. Il avait obtenu en 2010 le prix Nobel de la paix.

Le dissident avait bénéficié d’une liberté conditionnelle et été hospitalisé après la détection de son cancer fin mai. Il est mort jeudi, sans que le régime ne le laisse finir ses jours en liberté à l’étranger. Cela vaut depuis à Pékin une pluie de critiques.

Des photos diffusées par les autorités samedi montraient son épouse en pleurs devant le corps de son mari, ainsi que des proches s’inclinant devant sa dépouille entourée de fleurs.

Vivant depuis 2010 en résidence surveillée sans qu’aucune charge n’ait jamais été portée contre elle, la poétesse et photographe a été autorisée à se rendre au chevet de son mari avant son décès, mais ses contacts avec le monde extérieur restent extrêmement limités.

Les Etats-Unis et l’Union européenne ont appelé Pékin à la libérer et à la laisser quitter la Chine si elle le souhaite.

– ‘Profondément inquiet’ –

« D’après ce que je sais, Liu Xia est libre », a assuré samedi lors d’une conférence de presse Zhang Qingyang, un responsable de la municipalité de Shenyang.

Une déclaration mise en doute par des proches de la famille, qui restaient sans contact avec Liu Xia. Son beau-frère a laissé entendre qu’elle pourrait à son tour être hospitalisée.

« Il est préférable pour elle qu’elle ne reçoive pas trop de sollicitations extérieures durant cette période de deuil. C’est le souhait de la famille », a affirmé le responsable municipal pour justifier le silence de Mme Liu.

Le comité Nobel norvégien s’est dit vendredi « profondément inquiet » pour elle, appelant Pékin à la laisser quitter le pays.

« Le monde doit se mobiliser pour la sauver, et rapidement », a estimé l’avocat de Liu Xiaobo aux Etats-Unis, Jared Genser. « Elle mérite de vivre le reste de ses jours en dehors de la Chine, conformément à sa volonté, à l’abri de la peur, et dans la paix et la tranquillité ».

Les conditions du décès de M. Liu ont été critiquées par plusieurs pays qui avaient appelé Pékin à ce qu’il puisse être soigné à l’étranger. La Chine a dit avoir protesté officiellement auprès des Etats-Unis, de l’Allemagne, de la France et des Nations unies.

Romandie.com avec(©AFP / 15 juillet 2017 15h15)