Archive for the ‘People’ Category

Congo-Pointe-Noire : Evelyne Tchichelle élue maire de la ville

septembre 24, 2022

Première femme maire de la ville océane, Tchichelle née Evelyne Moe Poaty a été élue à 94 % présidente du nouveau bureau exécutif du Conseil départemental et municipal de Pointe-Noire, le 23 septembre au cours de la session inaugurale dudit Conseil. Le scrutin s’est déroulé sous le regard vigilant de Jean-Jacques Bouya, ministre de l’Aménagement du territoire, des Infrastructures et de l’Entretien routier, représentant l’Etat.

1-Evelyne Tchichelle lors de son intronisation par Jean Jacques Bouya/ Adiac

Louis Gabriel Missatou du club 2002 Pur, ancien premier secrétaire du Conseil, occupe maintenant le poste de premier vice-maire (94%) et Germain Bemba Batsimba du Mouvement  action et le renouveau conserve son poste de deuxième vice-maire (88%). Hugues Anicet Balou Macaya, du Rassemblement pour la démocratie et le progrès social, élu premier secrétaire, et Geoffroy Michel Dibakala du Parti pour la concorde et l’action politique, deuxième secrétaire, ont fait leur entrée dans le bureau du Conseil.  Elue conseillère municipale pour le compte du Parti congolais du travail (PCT) lors des élections locales du 10 juillet dernier, Evelyne Tchichelle succède à Jean-François Kando, un autre candidat du PCT, devenant la première femme à occuper le poste de présidente du Conseil départemental et municipal, maire de la ville de Pointe-Noire.

Cette accession obtenue avec 79 voix sur les 84 votants (soit 94%) a été saluée par de nombreux citoyens qui ont pris d’assaut l’esplanade de la mairie centrale où a règné une ambiance de fête au terme de la cérémonie d’intronisation de la nouvelle maire. Celle-ci a reçu de Jean-Jacques Bouya l’écharpe, la clé ainsi que le maillet, symboles du commandement, en présence de Jean-Claude Etoumbakoundou, délégué du ministère de la Décentralisation, et d’Alexandre Honoré Paka, préfet du département de Pointe-Noire ainsi que du Premier ministre, Anatole collinet Makosso, et du ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande, Jean Marc Tchysthère Tchicaya, tous deux élus locaux de Pointe-Noire.

Le scrutin à bulletin secret, dirigé par un bureau d’âges de trois membres présidé par Pierre Albert Victor Bayonne, s’est déroulé d’une manière assez spéciale car la maire de la ville, comme les autres membres du bureau exécutif du Conseil,  n’a pas eu d’adversaires en face d’elle. En effet, les conseillers de la majorité présidentielle, les indépendants ainsi que ceux d’autres partis, constitués en collectif, ont porté leur choix et proposé les cinq candidats aux cinq postes à pouvoir. Ceux-ci ont tous été élus à la majorité absolue.

Bien avant d’être portée à la tête du Conseil, Evelyne Tchichelle, trentième maire de Pointe-Noire, a présenté son programme de développement de cette ville qui se décline en sept axes, notamment l’habitat, l’aménagement du territoire, le développement économique, la participation citoyenne, la coopération, la gouvernance et la communication.  «Mon ambition et mon engagement pour Pointe-Noire seront inscrits dans une trajectoire de consultation et d’implication permanentes des citoyens et acteurs de notre ville, auxquels nous daignerons  joindre les partenaires techniques et financiers. Ce sera à l’image du Projet développement urbain et restructuration des quartiers précaires (Durquap, fruit d’une coopération qui inclut ces partenaires, l’Etat, la ville et les citoyens », a-t-elle indiqué.

Secrétaire générale de la Chambre de commerce de Pointe-Noire, Evelyne Tchichelle, qui va dorénavant présider aux destinées de cette ville et du Conseil départemental et municipal (constitué de quatre-vingt-cinq conseillers) entend œuvrer «pour que cette ville soit un lieu d’habitat, de culture et de travail ».

2-Jean Jacques Bouya, au centre en veste bleu, avec les membres du bureau exécutif du Conseil/ Adiac

Avec Adiac-Congo par Lucie Prisca Condhet N’Zinga

Tennis : Roger Federer met fin à sa carrière

septembre 15, 2022

Voilà, c’est fini ! Âgé de 41 ans, le Suisse laisse sa raquette au vestiaire après une carrière de 24 ans riche de 20 grands chelems et 103 titres.

Roger Federer en 2021.
Roger Federer en 2021.© SHUHEI YOKOYAMA / Yomiuri / The Yomiuri Shimbun via AFP

Elle était dans l’air, mais on ne voulait pas le croire. On attendait son retour, sans cesse décalé. Le Suisse Roger Federer a annoncé sur les réseaux ce 15 septembre mettre fin à sa carrière à l’âge de 41 ans. Le joueur de tennis aux 20 titres du grand chelem ne reprendra pas la compétition. Dans un message vocal de près de cinq minutes, il a remercié sa femme, ses enfants, ses sponsors et ses fans. « Je jouerai encore au tennis à l’avenir, bien sûr, mais ce ne sera plus lors des tournois du Grand Chelem ou sur le circuit. » « Je vous aime et je ne vous quitterai jamais », a-t-il lancé, visiblement ému…

« C’est une décision douce-amère parce que tout ce que le circuit m’a apporté va me manquer. Mais, en même temps, il y a tellement de choses à fêter », explique le Suisse, ajoutant qu’on l’a « doté d’un don pour jouer au tennis et je l’ai élevé à un niveau que je n’aurais jamais pu imaginer et pendant bien plus longtemps que je ne le pensais possible ». « Roger, par où commencer ? », écrivent les organisateurs de Wimbledon après l’annonce de la retraite du Suisse. « Cela a été une chance d’être les témoins de ton voyage et de te voir devenir un champion dans tous les sens du terme […]. Tout ce qu’on peut dire, c’est merci, pour les souvenirs et la joie que tu as donnés à tant [de gens]. »

C’est une page du tennis qui se tourne. Membre du big four avec Novak DjokovicRafael Nadal et Andy Murray, Roger Federer aura régné sur le tennis pendant près d’une décennie avant de voir son avantage grignoté par l’Espagnol ou le Serbe. À force de travail et de révolution, le Suisse a continué de remporter des titres (103), retrouvé la place de numéro un mondial (310 semaines en tout) et d’être le chouchou du circuit. En 2019, il avait encore deux balles de match face à Djokovic en final de Wimbledon, tournoi qu’il a remporté huit fois. Depuis, Novak Djokovic et surtout Rafael Nadal ont dépassé son record de grands chelems remportés.

Le Covid et des blessures à répétition (son dernier match officiel remonte à juillet 2021) l’auront empêché de faire une tournée d’adieu. Ses admirateurs pourront lui dire au revoir lors de la Laver Cup, la compétition qu’il a créée et qui se déroulera à Londres du 23 au 25 septembre.

Par Le Point

Charles enfin roi, sous le nom de Charles III

septembre 8, 2022
Le prince de Galles.

Après des années d’attente, le prince Charles devient roi sous le nom de Charles III Photo : Getty Images/WPA Pool

Après une vie passée à attendre, le prince Charles, 73 ans, souvent mal aimé et mal compris, est devenu jeudi le roi Charles III après la mort de sa mère Élisabeth II, à un âge généralement plus propice à la retraite qu’aux grandes réformes.

Son accession au trône après 70 ans de patience, un record dans l’histoire de la monarchie britannique, a été immédiate à la mort de la reine, en vertu d’une ancienne maxime latine Rex nunquam moritur (le roi ne meurt jamais).

Il s’appellera Charles III, ont confirmé ses services dans la soirée, peu après que la première ministre Liz Truss eut salué le nouveau monarque.

Aujourd’hui, la Couronne passe, comme elle l’a fait pendant plus de mille ans, à notre nouveau monarque, notre nouveau chef d’État, sa majesté le roi Charles III, a déclaré la toute nouvelle première ministre, que la reine avait reçue mardi au château de Balmoral pour lui demander de former un nouveau gouvernement.

Le couronnement de Charles, cérémonie hors du temps, unique en Europe, devrait intervenir au mieux dans quelques semaines, une fois dépassé le traumatisme du décès de la reine Élisabeth II, souveraine adulée décédée à 96 ans.

Elle-même avait été couronnée en juin 1953, 16 mois après avoir été proclamée reine. C’était le dernier hourra impérial, avec 8250 personnes entassées dans l’abbaye de Westminster, selon Bob Morris, auteur de plusieurs ouvrages sur l’avenir de la monarchie.

Selon lui, Charles devrait préférer un couronnement plus rapide et plus petit, mais tout pourrait dépendre de la date, pour éviter un couronnement au cœur de l’hiver.

Le prince Charles, Camilla et la reine Élisabeth II passent sous une arche végétale dans un parc.

La deuxième épouse de Charles, Camilla, devient reine consort. Photo : AP/Jack Hill

Sa deuxième épouse Camilla deviendra reine consort, un souhait exprimé par la reine en février dernier. Le sujet restait sensible chez les Britanniques. Après son remariage avec le prince Charles en 2005, Camilla avait choisi de ne pas prendre le titre de princesse de Galles, trop associé à la princesse Diana, que Charles avait trompée avec elle pendant de longues années.

Un destin singulier

Étrange destin que celui de ce prince à la personnalité singulière, beaucoup moins populaire que sa mère, dont il attendait la mort pour entrer dans la lumière.

Né le 14 novembre 1948, il était devenu, en tant que fils aîné, l’héritier de la couronne à 3 ans et 3 mois, en février 1952, lorsque la princesse Élisabeth, 25 ans, était devenue reine à la mort de son père George VI.

Photo de famille en noir et blanc. Anne et Charles sont de jeunes enfants.

La famille royale en 1951. De gauche à droite, le prince Charles, le duc d’Édimbourg, Philip, la princesse Anne et la reine Élisabeth II. Photo : Getty Images/AFP

Depuis ses premiers engagements officiels dans les années 1970, le rôle du prince de Galles a été de soutenir Sa Majesté la reine, en tant que point focal de la fierté nationale.

Il a donc accueilli en son nom les dignitaires au Royaume-Uni, participé aux dîners d’État, voyagé dans une centaine de pays, remis des milliers de décorations, couru les inaugurations, honoré des héros, écrit ou enregistré d’innombrables messages d’encouragement ou de félicitations.

Il remplaçait de plus en plus sa mère à la santé déclinante.

En mai, Charles avait prononcé à sa place pour la première fois le discours du Trône au Parlement, l’une de ses fonctions constitutionnelles les plus importantes.

Les Britanniques connaissent surtout de lui le naufrage de son mariage avec la princesse Diana, qui lui a fait un tort considérable dans les années 1990, et son remariage avec Camilla.

Passionné d’urbanisme et de jardinage

Homme de passions, Charles a occupé au mieux cette très longue attente, défenseur avant l’heure de l’environnement, amateur de médecines douces, passionné d’urbanisme durable et jardinier inspiré qui parle à ses arbres. Depuis 2007, il publie son empreinte écologique (total 3133 tonnes de CO2 en 2020 contre 5070 en 2019).

Il est au total président ou bienfaiteur de plus de 420 organisations caritatives, dont la principale, le Prince’s Trust, a aidé depuis sa création en 1976 plus d’un million de jeunes en difficulté.

Justin Trudeau et le prince Charles.

Le prince Charles et son épouse Camilla ont visité le Canada en mai 2022. Photo : La Presse Canadienne/Paul Chiasson

Mais ce vieil aristocrate dandy qui aime les costumes croisés est nettement moins populaire que sa mère, entièrement dévouée à son rôle pendant 70 ans, et d’une neutralité absolue.

Est-ce son âge, sa gaucherie ou ses passions trop bavardes jugées parfois à la limite de l’ingérence politique? Il n’était qu’à 56 % d’opinions favorables dans un récent sondage YouGov en mai, loin derrière la reine (81 %), son fils le prince William (77 %) sa belle-fille Kate Middleton ou sa sœur la princesse Anne. Camilla plafonnait à 48 % d’opinions positives.

Depuis le décès de son père, le prince Philippe au printemps 2021, et alors que la reine se faisait moins présente, Charles a resserré le cercle royal, autour de lui, Camilla, son fils aîné William, son plus jeune frère Edward.

Il prend les rênes d’une institution au rôle amoindri dans le monde, à une époque et à un âge qui sont un double défi.

Nul ne sait encore comment Charles Philip Arthur George saura l’incarner, mais une chose est déjà sûre : ses années de règne lui sont comptées.

Radio-Canada avec Agence France-Presse

Élisabeth II s’éteint à 96 ans au terme d’un règne de sept décennies

septembre 8, 2022
Élisabeth II, souriante, salue de sa main gantée.

La reine Élisabeth II s’est éteinte jeudi entourée des siens dans son château de Balmoral, en Écosse. Sur cette photo, datant du 23 mars 2012, la souveraine quittait l’hôtel de ville de Manchester, dans le nord de l’Angleterre. Photo: Reuters/Phil Noble

Son règne aura été le plus long qu’aura connu le Royaume-Uni : Élisabeth II a rendu l’âme jeudi, entourée des membres de sa famille, dans sa résidence écossaise de Balmoral. Elle avait 96 ans. Avec son décès, une ère incertaine s’amorce pour la couronne britannique à laquelle elle a consacré sa vie.

Signe des temps, c’est sur Internet que la famille royale prévient le monde entier. En provenance du palais de Buckingham, la nouvelle tombe à 18 h 30, heure locale : La reine est morte paisiblement à Balmoral cet après-midi.

Les drapeaux sont mis en berne pendant que, sur les ondes de la BBC, on joue God Save the Queen.

Sa mort propulse sur-le-champ Charles, son fils aîné, sur le trône. Nous pleurons profondément la disparition d’une souveraine chérie et d’une mère bien-aimée, déclare celui qui porte désormais le nom de Charles III.

La journée avait commencé dans l’incertitude. C’est que, la veille, le palais avait annoncé que la reine avait reporté une réunion en ligne, ses médecins lui ayant conseillé de se reposer.

Jeudi midi, au Parlement, la première ministre Liz Truss venait d’annoncer un programme d’aide aux ménages pour pallier la hausse des coûts de l’énergie lorsque son ministre des Affaires intergouvernementales lui a tendu une note. Elle a quitté sans un mot la Chambre des communes, suivie peu après par son chef de l’opposition, ouvrant la porte à mille spéculations.

Sur Twitter, Liz Truss publie peu après que tout le pays est préoccupé par l’état de santé d’Élisabeth II.

Au chevet de la reine, la famille royale accourt. Ses enfants Charles, Anne, Andrew et Edward; ses petits enfants dont William et Harry…

Et puis tombe la confirmation en début de soirée : le long règne d’Élisabeth II vient de prendre fin.

La reine Élisabeth II n’est plusLa reine Élisabeth II.

La reine Élisabeth II sourit lors d’une visite pour l’ouverture officielle du nouveau bâtiment du Thames Hospice, le 15 juillet 2022 à Maidenhead, en Angleterre. Photo : Getty Images/WPA Pool

Après l’annonce du décès, la première ministre prononce une allocution devant le 10 Downing Street, saluant une reine aimée et admirée à travers le monde.

À la suite du décès d’Élisabeth II, les hommages affluent de la part de chefs d’État et de gouvernements. La Maison-Blanche publie la déclaration du président Joe Biden pour qui Sa Majesté la reine Élisabeth II était plus qu’une souveraine. Elle a défini une époque.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau affirme qu’elle a été notre reine pendant presque la moitié de l’existence du Canada et elle avait une affection évidente et profonde pour tous les Canadiens.

Pour le président français Emmanuel Macron, Élisabeth II a été une amie de la France, une reine de cœur ayant marqué à jamais son pays et son siècle.

Le prince William est au volant d'une voiture Range Rover qui conduit les princes William et Edward et de la conjointe de ce dernier.

Les princes William, Andrew et Edward ainsi que la femme de ce dernier sont arrivés au château de Balmoral jeudi pour se rendre au chevet de la reine Élisabeth II. Photo : Getty Images/Jeff J Mitchell

La souveraine avait limité ses apparitions depuis qu’elle a passé une nuit à l’hôpital, il y a près d’un an. Depuis des mois, elle déléguait une part croissante de ses fonctions à son fils Charles. Il a notamment prononcé en mai à sa place le discours du Trône au Parlement pour la première fois, l’une de ses fonctions constitutionnelles essentielles.

Début juin, les Britanniques avaient célébré pendant quatre jours les 70 ans de règne d’Élisabeth II. Elle est restée quasi absente de ce jubilé de platine, ne se montrant qu’à deux brèves reprises au balcon du palais de Buckingham devant des dizaines de milliers de personnes.

Quelques semaines plus tard, en revanche, elle s’est montrée plusieurs fois pour des apparitions publiques en Écosse, apparaissant souriante et avec une canne lors d’un défilé des forces armées à Édimbourg fin juin.

La reine Élisabeth II salue ses sujets à la fin du spectacle du jubilé de platine depuis le palais de Buckingham, à Londres.

Aux côtés du prince Charles et de Camilla, duchesse de Cornouailles, la reine Élisabeth II salue ses sujets à la fin du spectacle du jubilé de platine depuis le palais de Buckingham, à Londres.

PHOTO : ASSOCIATED PRESS / CHRIS JACKSON

Élisabeth II est veuve depuis la mort de son mari Philippe en avril 2021, peu avant ses 100 ans.

Son décès relance de plus belle les questions sur l’avenir de la monarchie. L’institution a été ébranlée par une série de scandales ces derniers mois : accusations d’agressions sexuelles aux États-Unis contre son fils Andrew, qui y a mis fin en déboursant des millions de dollars, ainsi que des allégations de racisme visant la famille royale, de la part de son petit-fils Harry et de son épouse Meghan Markle, désormais installés en Californie et en froid avec le reste de la famille.

L’après-Élisabeth II s’annonce plus compliqué avec Charles, à la popularité bien plus faible. Les Britanniques lui préfèrent le prince William et son épouse Kate.

Très croyante, Élisabeth II était aussi la cheffe de l’Église anglicane. Avec sa disparition s’ouvre une période de deuil national. Ses funérailles seront célébrées dans une dizaine de jours.

Radio-Canada avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, BBC et New York Times

Les conservateurs britanniques choisissent Liz Truss pour succéder à Boris Johnson

septembre 5, 2022
Liz Truss sourit après son élection.

Liz Truss deviendra la troisième femme première ministre du Royaume-Uni, après Margaret Thatcher et Theresa May. Photo : La Presse Canadienne/AP/Vctoria Jones

Liz Truss a remporté lundi la course pour succéder à Boris Johnson et devenir première ministre britannique, avec pour défi immédiat de s’attaquer à la crise historique du pouvoir d’achat qui frappe le Royaume-Uni.

Mme Truss, qui a mené une campagne très à droite, axée sur les baisses d’impôt, deviendra mardi la troisième femme à diriger le gouvernement britannique, après Margaret Thatcher et Theresa May.

Sans surprise, la ministre des Affaires étrangères âgée de 47 ans s’est imposée (57 %) devant son ancien collègue des Finances Rishi Sunak (43 %), selon les résultats annoncés par Graham Brady, responsable de l’organisation du scrutin interne déclenché par la démission de Boris Johnson au début juillet.

La sélection de Mme Truss a été annoncée lundi à Londres, après une course à la direction de deux mois, au terme de laquelle seuls les 180 000 membres cotisants du Parti conservateur étaient autorisés à voter. Elle accédera automatiquement au poste de première ministre en raison de la majorité dont bénéficient les tories à la Chambre des communes.

La reine Élisabeth II devrait nommer formellement Mme Truss mardi. La cérémonie aura lieu en Écosse, où la monarque est en vacances, plutôt qu’au palais de Buckingham à Londres. Durant ses 70 ans de règne, la reine a vu se succéder 15 chefs gouvernement, en incluant Liz Truss.

Sitôt élue, Mme Truss a livré un discours devant les membres du Parti conservateur.

« Je proposerai un plan audacieux pour réduire les impôts et développer notre économie. Je m’attaquerai à la crise de l’énergie, en m’occupant des factures d’énergie des contribuables […] mais aussi aux problèmes d’approvisionnement à long terme que nous avons. »— Une citation de  Liz Truss, nouvelle cheffe des conservateurs britanniques

Restée fidèle jusqu’au bout à Boris Johnson, qu’elle a fait applaudir en énumérant le Brexit, sa victoire face aux travaillistes et son soutien à l’Ukraine, Liz Truss va s’installer au 10 Downing Street dans un contexte économique et social explosif, marqué par une inflation qui dépasse les 10 %, une hausse exorbitante des factures d’énergie prévue à l’automne et des grèves qui s’éternisent.

Dans une campagne très à droite, parfois au point de sembler déconnectée de l’aggravation dramatique de la crise économique pendant l’été, Mme Truss – tardivement convertie au conservatisme comme au Brexit – a séduit les membres du Parti conservateur en promettant des baisses d’impôt massives et en adoptant un ton très dur contre les syndicats.

Elle a cependant refusé de dire comment elle résoudrait la crise du coût de la vie.

Appels à la solidarité

Le premier ministre sortant Boris Johnson s’est exprimé sur Twitter à l’issue du vote pour lancer un appel l’unité.

« Félicitations à Liz Truss pour sa victoire décisive. Je sais qu’elle a le bon plan pour s’attaquer à la crise du coût de la vie, unir notre parti et poursuivre le grand travail d’unification de notre pays. Il est maintenant temps pour tous les conservateurs de la soutenir à 100 %. »— Une citation de  Boris Johnson, premier ministre du Royaume-Uni

Similairement, l’ancienne première ministre conservatrice Theresa May a appelé les membres de son parti à travailler ensemble pour relever les défis auxquels notre pays est confronté, tout en garantissant son soutien à la nouvelle dirigeante.

À deux ans d’élections où l’opposition travailliste, qui dispose d’une nette avance dans les sondages, espère déloger les conservateurs au pouvoir depuis 2010, le chef du Labour Party, Keir Starmer, a d’abord félicité Mme Truss pour sa victoire avant d’imputer aux précédents mandats conservateurs des salaires bas, des prix élevés et une crise du coût de la vie.

Le premier ministre irlandais Micheal Martin a fait part de son impatience alors que les relations entre les deux pays ont été affaiblies par les conséquences du Brexit.

Premier dirigeant étranger à réagir après l’annonce officielle, le chancelier allemand Olaf Scholz a fait part de sa hâte de travailler avec la nouvelle dirigeante britannique, tandis que le premier ministre indien Narendra Modi s’est dit confiant quant à un renforcement du partenariat stratégique entre les deux pays.

De son côté, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a déclaré espérer le respect intégral des accords entre le Royaume-Uni et l’UE.

Alors que des voix se sont élevées pour demander des élections anticipées, Liz Truss a semblé exclure ce scénario, en soulignant qu’elle mènerait son parti vers une large victoire en 2024.

Les prochaines élections générales devraient avoir lieu en décembre 2024 ou en janvier 2025 au plus tard, soit cinq ans après celles qui ont conduit Boris Johnson au pouvoir.

Radio-Canada avec les informations de Reuters, Agence France-Presse et Associated Press

Barack Obama reçoit un Emmy pour son documentaire Netflix

septembre 4, 2022

L’ancien président américain Barack Obama a reçu l’Emmy du meilleur narrateur pour son documentaire Netflix, dans le cadre de son contrat de producteur.

Barack et Michelle Obama ont cree une societe de production, qui a signe un contrat de plusieurs millions de dollars avec Netflix
Barack et Michelle Obama ont créé une société de production, qui a signé un contrat de plusieurs millions de dollars avec Netflix© ARTURO HOLMES / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Barack Obama a reçu le prix de meilleur narrateur pour sa série documentaire Netflix Nos grands parcs nationaux. L’Académie américaine de la télévision a annoncé samedi 3 septembre que l’ex-président américain était l’heureux lauréat d’un Emmy, bien que la cérémonie officielle de remise des prix n’aura lieu que le 13 septembre. La distinction de meilleur narrateur est considérée comme « mineure » et est annoncée avant (avec d’autres distinctions « mineures »).

Ce n’est pas la première fois qu’un ancien président des États-Unis reçoit un Emmy. Dwight D. Eisenhower en avait eu un en 1956. Mais dans son cas, il s’agissait d’un prix honorifique.

Après avoir quitté leurs fonctions en 2017, Barack Obama et sa femme Michelle ont chacun écrit des mémoires à succès et, en plus de leur fondation à but non lucratif, ont créé une société de production qui a signé un contrat avec Netflix d’une valeur estimée à des dizaines de millions de dollars.

Le premier documentaire de leur société, American Factory, a remporté l’oscar du meilleur long-métrage documentaire et un Emmy pour la réalisation, mais les prix ont été décernés aux cinéastes et non aux Obama eux-mêmes.

Donald Trump nominé à deux reprises pour The Apprentice

Le successeur de Barack Obama à la présidence, Donald Trump, n’a pas remporté d’Emmy pour son émission de télé-réalité The Apprentice, même s’il a été nominé deux fois.

Parmi les autres nominés dans la catégorie narrateur figurent l’ancienne star de la NBA Kareem Abdul-Jabbar (Black Patriots: Heroes Of The Civil War), l’actrice oscarisée Lupita Nyong’o (Serengeti II) et le naturaliste vétéran David Attenborough (The Mating Game).

L’ancien président américain (2009-2017) a également déjà remporté deux Grammy Awards, pour les versions audios de ses mémoires, The Audacity of Hope et Dreams from my Father.

Parmi ses distinctions, Barack Obama avait par ailleurs reçu le prix Nobel de la paix après sa victoire à l’élection présidentielle de 2008, pour ses « efforts extraordinaires pour renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples ».

Par Le Point avec AFP

Marabout, emprise de son frère… : les révélations de Paul Pogba

septembre 4, 2022

Fin août, le footballeur a été entendu par les policiers dans le cadre d’une enquête préliminaire pour tentative d’extorsion, explique « France Info ».

Paul Pogba (Manchester Utd. FC) during the press conference on the eve of the UEFA Champions League match between Juventus FC and Manchester United FC,  at Allianz Stadium on November 06, 2018 in Turin, Italy. (Photo by Massimiliano Ferraro/NurPhoto) (Photo by Massimiliano Ferraro / NurPhoto / NurPhoto via AFP), Paul Pogba (Manchester Utd. FC) during the press conference on the eve of the UEFA Champions League match between Juventus FC and Manchester United FC, at Allianz Stadium on November 06, 2018 in Turin, Italy. (Photo by Massimiliano Ferraro/NurPhoto) (Photo by Massimiliano Ferraro / NurPhoto / NurPhoto via AFP)
Paul Pogba (Manchester Utd. FC) during the press conference on the eve of the UEFA Champions League match between Juventus FC and Manchester United FC, at Allianz Stadium on November 06, 2018 in Turin, Italy. (Photo by Massimiliano Ferraro/NurPhoto) (Photo by Massimiliano Ferraro / NurPhoto / NurPhoto via AFP), Paul Pogba (Manchester Utd. FC) during the press conference on the eve of the UEFA Champions League match between Juventus FC and Manchester United FC, at Allianz Stadium on November 06, 2018 in Turin, Italy. (Photo by Massimiliano Ferraro/NurPhoto) (Photo by Massimiliano Ferraro / NurPhoto / NurPhoto via AFP)© MASSIMILIANO FERRARO / NurPhoto / NurPhoto via AFP

Nouveau rebondissement dans l’affaire Pogba. D’après nos confrères de Franceinfo, le milieu de terrain de l’équipe de France a été entendue à une deuxième reprise par les policiers chargés d’enquête sur des soupçons de tentative d’extorsion de fonds, fin août. Durant cette audition, le footballeur aurait expliqué avoir bel et bien contacté un marabout. Néanmoins, à l’inverse de ce qu’explique son frère Mathias, Paul déclare ne pas avoir voulu jeter un sort à son coéquipier en sélection nationale, Kylian Mbappé. Dans le même temps, il aurait expliqué aux policiers que son frère était sous l’influence d’autres individus.

D’après nos confrères, Paul Pogba a dit aux enquêteurs avoir fait appel à un marabout, non pas pour nuire à l’attaquant du PSG, mais pour une association humanitaire venant en aide aux enfants d’Afrique. Le footballeur de la Juventus de Turin assure avoir des éléments permettant d’étayer ses dires.

Une information judiciaire ouverte

Sur le volet « racket » du dossier, Paul Pogba s’est avancé sur les personnes exerçant une pression sur lui. D’après le joueur, interrogé par les policiers de l’Office central de lutte contre le crime organisé, son frère aîné Mathias agirait sous la pression d’autres individus. Paul Pogba indique avoir reçu un message de la part de son frère durant l’été, au moment même de sa signature avec le club italien. « Tu penseras à nous, maintenant que tu as reçu une prime à la signature », aurait écrit Mathias.

Pour rappel, le 2 septembre dernier, le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire pour « extorsion avec arme en bande organisée », « enlèvement ou séquestration avec libération avant le septième jour en bande organisée pour préparer ou faciliter la commission d’un crime ou d’un délit » et « participation à une association de malfaiteurs en vue de commettre un crime ». Ces investigations ont été ouvertes contre X.

Avec Le Point

Canada: Poignardé au centre-ville d’Halifax, le rappeur Pat Stay meurt à l’hôpital

septembre 4, 2022
Pat Stay s'avance sur scène avec une bouteille d'eau à la main pour une bataille de rap.

Le rappeur Pat Stay, de Dartmouth en Nouvelle-Écosse, participait à une bataille de rap dans la cadre de l’événement «Til Death Do Us Part», organisé par Drake à Long Beach, en Californie, le 30 octobre 2021. Photo : Getty Images/Amy Sussman

La police régionale d’Halifax enquête sur la mort suspecte du rappeur de renommée internationale Pat Stay. Âgé de 36 ans, il a été poignardé sur le front de mer de la ville dans la nuit de samedi à dimanche.

Le service policier municipal dit avoir reçu un appel vers minuit et demi, dimanche, leur apprenant qu’un individu au 1600 de la rue Lower Water était armé d’un couteau.

À leur arrivée sur les lieux, les policiers ont trouvé un homme, blessé grièvement par une arme blanche.

Une banderole de la police bloque l'accès à une section de la rue. Du sang au sol est visible.

Dimanche matin, la police bloquait la section du centre-ville, lieu de l’attaque. Photo : CBC/Victoria Welland

La victime a été conduite à l’hôpital. L’homme y a succombé à ses blessures.

La police régionale d’Halifax n’a pas dévoilé l’identité de la victime, mais Peter Stay a confirmé au réseau CBC dimanche matin que le défunt était son frère Pat Stay, un artiste hip hop de Dartmouth, dans la municipalité d’Halifax.

Artiste hip hop renommé

L’artiste de la région d’Halifax avait acquis une réputation enviable pour les batailles de rap (rap battles) dans lesquelles il brillait. Dans la culture hip hop, les rap battles sont des joutes orales devant public où des rappeurs s’échangent des propos spontanés, pour la plupart improvisés dans un style libre, qui doivent être les plus incisifs et inventifs possibles.

Pat Stay avait remporté quatre fois la prestigieuse compétition King of the Dot, qui attire à Toronto des artistes de plusieurs pays.

Le 2 septembre, Pat Stay avait publié sur YouTube un nouvel enregistrement, couché sur le classique Stan d’un des maîtres des batailles de rap, Eminem, où le Néo-Écossais s’en prenait au rappeur américain The Game.

Dans la vidéo, il incorpore un extrait d’entrevue avec Drake, qui décrit Pat Stay comme l’un des meilleurs dans les batailles de rap.

Avant que la nouvelle du décès de Pat Stay ne s’ébruite, dimanche matin, la vidéo avait déjà été visionnée plus de 50 000 fois.

Pat Stay sur scène pendant une bataille de rap. Son adversaire, Real Sikh, est à côté et attend son tour.

Le rappeur Pat Stay (au centre et à l’avant de la scène), de Dartmouth en Nouvelle-Écosse, affronte Real Sikh (à gauche) dans une bataille de rap organisée par Drake à Long Beach, en Californie, le 30 octobre 2021. Photo : Getty Images/Amy Sussman

Le service policier d’Halifax demande à tout membre du public ayant des renseignements sur les circonstances de la mort de Pat Stay de communiquer avec elle au 902 490-5020.

Par Radio-Canada avec des renseignements de Richard Woodbury, CBC, et de La Presse canadienne

Congo-Disparition : le journaliste Pascal Azad Doko inhumé à Kintélé

août 26, 2022

Evoluant à l’hebdomadaire catholique « La Semaine Africaine » depuis les années 90, Pascal Azad Doko, décédé le 9 août à Brazzaville a été inhumé aujourd’hui à Kintélé.

Le ministre Thierry Moungalla s’inclinant devant la mémoire du disparu

« Il avait un grand respect pour ses lecteurs », a déclaré le ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla, rendant un dernier hommage à l’illustre disparu, devant un parterre de journalistes venus s’incliner devant la mémoire de leur collègue.

Pascal Azad Doko a commencé sa carrière professionnelle au journal « Le sport » avant de rejoindre « La Semaine Africaine » où il évoluait dans la rubrique politique. « Il a aidé le journal ‘’La Semaine Africaine’’ à s’ouvrir, à équilibrer ses analyses, le faisant entrer dans les milieux politiques : majorité, centre, opposition », a fait savoir l’ancien directeur de publication de « La Semaine Africaine », Joachim Mbanza.

Né le 3 janvier 1951 à Saint Benoît actuellement Boundji, dans le département de la Cuvette, Pascal Azad Doko était l’un des journalistes de sa génération encore actifs. Son dernier reportage remonte au lundi 8 août 2022 lors de la conférence de presse du président de l’Alliance pour la République et la démocratie, Mathias Dzon. Il laisse derrière lui une veuve et cinq enfants.

Avec Adiac-Congo par Rominique Makaya

Canada: Décès d’un des grands bâtisseurs du Québec, l’ingénieur Armand Couture, à 91 ans

août 20, 2022
Armand Couture.

Armand Couture avait été membre de la direction du cabinet Lalonde Valois Lamarre Valois et Associés, devenu Lavalin, puis SNC-Lavalin (archives). Photo : La Presse Canadienne/Jacques Boissinot

Un des grands bâtisseurs du Québec n’est plus. L’ingénieur Armand Couture est décédé jeudi à l’âge de 91 ans, a annoncé sa famille par voie de communiqué samedi matin.

Armand Couture était un membre de la direction du cabinet Lalonde Valois Lamarre Valois et Associés, devenu Lavalin, puis SNC-Lavalin (1968-1991).

Au début de sa longue carrière d’ingénieur, il avait été le principal concepteur du pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine, inauguré le 11 mars 1967 par le premier ministre Daniel Johnson père et par son prédécesseur Jean Lesage, qui avait lancé ce projet, ainsi que par le maire de Montréal à l’époque, Jean Drapeau.

Armand Couture est perçu comme un pionnier dans son domaine. Il a participé à l’obtention des premiers grands contrats des firmes d’ingénierie québécoises sur la scène internationale.

Il a aussi été président et chef de l’exploitation d’Hydro-Québec de 1992 à 1996.

Son nom est étroitement associé à la réalisation et à la gestion des complexes hydroélectriques de la Baie-James. Il avait aussi été nommé président du conseil de la Société d’énergie de la Baie-James, dont il avait été le représentant à l’occasion des négociations de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois et de nombreuses autres ententes avec les Autochtones du Québec.

Nombreuses distinctions

Armand Couture a été nommé officier de l’Ordre national du Québec en 1999.

Il a aussi été nommé membre de l’Ordre du Canada en 2001 et grand bâtisseur de l’Association des diplômés de Polytechnique en 2006.

Armand Couture a siégé au conseil d’administration de plusieurs organismes publics et de plusieurs entreprises. Il a notamment tenu les rênes du conseil de l’Institut national de la recherche scientifique (lNRS), à Québec, de 1998 à 2012.

Il laisse dans le deuil trois enfants, Luc, Denise et Benoit, ainsi que de nombreux petits-enfants et arrière-petits-enfants.

Par Radio-Canada avec La Presse canadienne