Archive for the ‘People’ Category

Patrick Bruel accusé d’agression sexuelle : la plaignante détaille ses comportements « très déplacés »

octobre 12, 2019

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Patrick Bruel

Les ennuis continuent pour Patrick Bruel. Ce vendredi 11 octobre, on a appris que le chanteur de 60 ans était désormais visé par une plainte pour agression sexuelle. La plaignante s’est exprimée dans les colonnes du Parisien.

C’est une affaire qui a fait grand bruit. Le mois dernier, Patrick Bruel se retrouvait accusé de harcèlement sexuel par une jeune femme en Corse. Cette esthéticienne âgée d’une vingtaine d’années affirmait que le chanteur de 60 ans aurait eu un comportement déplacé alors qu’elle se rendait dans sa loge pour un massage. « Au cours de cette séance, la star aurait tenu des propos laissant entendre clairement qu’il attendait une prestation à caractère sexuel. Ce qu’elle aurait refusé catégoriquement malgré l’insistance de l’artiste », rapportait le 9 septembre Le Parisien, ajoutant que l’artiste avait également refusé de « se vêtir d’un sous-vêtement jetable » car celui-ci préférait rester « nu ».

Une enquête a été ouverte par le parquet d’Ajaccio et le récit de la jeune femme a donné l’envie à d’autres de prendre la parole. Deux jours après la révélation de cette sombre histoire, une esthéticienne de Perpignan a poussé la porte d’un commissariat pour cette fois-ci déposer plainte pour « agression sexuelle » contre l’interprète de Casser la voix. Une information révélée un mois plus tard par L’Indépendant. Selon le procureur de la République de Perpignan, les faits se seraient déroulés au début du mois de juillet, en marge du festival des Déferlantes à Argelès-sur-Mer auquel Patrick Bruel participait.

La jeune esthéticienne choquée par l’attitude de Patrick Bruel

Contactée par Le Parisien, la plaignante âgée d’une trentaine d’années a accepté de livrer son témoignage – sous couvert d’anonymat. « Quelques heures avant son spectacle, il m’a offert un pass VIP en me proposant de passer dans sa loge pour boire une coupe de champagne, a-t-elle expliqué. Mais je n’ai pas voulu y aller. Je préférais assister aux autres concerts. » Le lendemain matin, elle retrouve le célèbre comédien qui lui reproche alors de ne pas être venue le voir et la séance de massage prend immédiatement une autre tournure. Ce dernier aurait en effet mal réagi quand la jeune masseuse a voulu fermer la porte de la salle de massage.

L’esthéticienne qui a déjà « massé des stars » est alors très surprise par l’attitude de son client. « C’était la première fois que je massais Patrick Bruel. Il a eu des comportements très déplacés à mon égard, a-t-elle raconté. À un moment, alors qu’il était allongé sur le dos et que je lui massais les cuisses, il a voulu me prendre par les hanches pour me ramener vers lui. Il m’a aussi frôlé les fesses. À ce moment, je lui ai demandé d’arrêter et je lui ai dit que le massage était terminé. » Elle précise par la suite que Patrick Bruel n’aurait pas voulu porter de serviette autour de la taille avant d’ajouter : « ce qui l’intéressait le plus, c’était le massage de ses fesses ». Également joint par téléphone, Me Hervé Termine, l’avocat de l’artiste, n’a pas souhaité réagir sur ces nouvelles accusations.

Avec Voici.fr par Laura Buys

Le prix Nobel de la paix au premier ministre éthiopien Abiy Ahmed

octobre 11, 2019

La présidente de la commission norvégienne qui décerne le Nobel de la paix, Berit Reiss-Andersen, a affirmé que certaines personnes pourraient penser qu’il est trop tôt pour lui remettre le prix, mais que c’est maintenant que les efforts d’Abiy Ahmed ont besoin de reconnaissance et qu’ils méritent d’être encouragés.

© Tiksa Negeri Le dirigeant de 43 ans a signé une Déclaration commune de paix et d’amitié avec le premier ministre érythréen, Isaias Afwerki, en septembre 2018.

Abiy Ahmed a déclaré peu après son arrivée au pouvoir que l’Éthiopie accepterait un accord de paix avec l’Érythrée, mettant fin à l’un des conflits les plus anciens de l’Afrique qui a fait 80 000 morts.

En quelques semaines, le dirigeant de longue date de l’Érythrée s’est rendu à Addis-Abeba et les communications et les liaisons de transport ont été restaurées.

Pour la première fois en deux décennies, des familles longtemps divisées ont pu se réunir en larmes.

L’Éthiopie est « fière en tant que pays », a réagi le bureau du premier ministre du deuxième pays le plus peuplé d’Afrique.

Nous sommes fiers en tant que nation, s’est réjoui le bureau de M. Abiy sur Twitter, publiant un communiqué estimant que ce prix est la « reconnaissance » du travail du premier ministre pour l’unité, la coopération et la co-existence.

Le prix Nobel de la paix décerné au premier ministre réformateur éthiopien doit encourager ce dernier à entreprendre « plus de réformes pour les droits humains » dans le deuxième pays le plus peuplé d’Afrique, estime Amnistie internationale.

Ce prix reconnaît le travail crucial du gouvernement du premier ministre Abiy Ahmed pour commencer des réformes pour les droits humains en Éthiopie après des décennies de répression à grande échelle, a commenté Amnistie. Cependant, le travail d’Abiy Ahmed est loin d’être fini.

Abiy Ahmed était un des favoris parmi 304 candidats cette année. Qui d’autre faisait partie de la liste? On ne le saura pas avant 2069. En effet, l’Institut Nobel reste muet sur l’identité des candidats pendant au moins 50 ans.

Avec CBC/Radio-Canada

Prix Nobel de littérature: Olga Tokarczuk et Peter Handke récompensés

octobre 10, 2019

 

Le prix a aussi été remis pour l’année 2018. Il ne l’avait pas été l’an dernier en raison de la crise traversée par l’Académie

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Olga Tokarczuk et Peter Handke. AFP

L’académie suédoise a annoncé jeudi à 13 heures les noms de ses deux derniers lauréats pour le prix Nobel de littérature. Pour l’année 2019, la distinction est décernée à l’auteur autrichien Peter Handke. Le prix Nobel de littérature 2018, qui n’avait pas été remis l’année dernière en raison de la crise traversée par l’Académie, revient à la Polonaise Olga Tokarczuk, 57 ans, lauréate du Man Booker Prize 2018. Ces nouveaux lauréats succèdent à Bob Dylan en 2016 et à Kazuo Ishiguro en 2017.

L’Académie, privée du quorum de membres siégeant prévu dans ses statuts pour désigner un lauréat Nobel, avait dû renoncer l’an dernier, et reporter l’annonce d’un an, pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale. Après des démissions en chaîne et l’intervention du roi pour réformer les statuts, les gardiens du temple, leurs illusions perdues, aspirent à refermer le livre d’une funeste comédie humaine et ne plus désormais parler que de prose et de vers

Par Le Figaro.fr avec AFP

Commission européenne : la candidature de Sylvie Goulard rejetée par les eurodéputés

octobre 10, 2019

 

Parmi les eurodéputés appelés à s’exprimer, 82 ont voté contre elle, 29 pour et un s’est abstenu. La Française est visée par deux enquêtes, dont l’une menée par l’office anti-fraude de l’UE.

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Sylvie Goulard, ce jeudi au Parlement Européen. Kenzo TRIBOUILLARD / AFP

Sylvie Goulard, ancienne ministre française désignée par le président Emmanuel Macron pour siéger dans la future Commission européenne, a vu jeudi sa candidature rejetée à une forte majorité lors d’un vote des eurodéputés, a appris l’AFP auprès de sources parlementaires.

Parmi les eurodéputés appelés à s’exprimer, 82 ont voté contre, 29 pour et un s’est abstenu, selon les mêmes sources. Deux enquêtes sont en cours, l’une par la justice française, l’autre par l’office anti-fraude de l’UE (Olaf), sur la participation de Sylvie Goulard à un système d’emplois fictifs pour son parti, le MoDem (centre).

Par Le Figaro.fr avec AFP

Québec: Gregory Charles victime d’une commotion à cause d’un excrément d’éléphant

octobre 9, 2019
Gregory Charles victime d'une commotion à cause d'un excrément d'éléphant
© Hollywood PQ
Gregory Charles a dévoilé ce lundi l’extrait Larmes du printemps tiré de son nouvel album LEN, qui est dédié à son père, Lennox. De passage à Salut Bonjour pour promouvoir cette nouvelle offrande entièrement instrumentale, le musicien prodige est aussi revenu sur ses débuts à la télévision, dont la populaire émission jeunesse Les Débrouillards.

Dans le cadre de l’émission, Gregory a parfois eu la chance de filmer avec des animaux, mais souvent le tournage ne se passait pas comme prévu. « [C]haque fois qu’on me mettait en contact avec des animaux, il arrivait un désastre », a avoué Gregory Charles avant de donner un exemple qui vous restera certainement en tête pour un bon bout de temps!

C’est en effet durant un tournage au Zoo de Granby que Gregory a vécu un événement pour le moins invraisemblable! Le reportage portait sur les éléphants, et après plusieurs prises, le pachyderme a décidé qu’il en avait assez de se retenir, et a fait ses besoins. Comme on dit, quand faut y aller, il faut y aller!

Par contre, si vous êtes déjà allés au Cirque ou au zoo durant votre enfance, vous savez qu’un éléphant n’a pas la manière la plus délicate de se laisser aller. Le résultat, c’est que Gregory Charles a reçu involontairement un projectile d’excréments d’éléphant en plein visage, et il a dû être transporté à l’hôpital.

« Commotion, knockout, boom, a-t-il dit simplement. Je suis convaincu que personne ne peut dire qu’il a été knockouté par du résidu d’éléphant dans sa vie au travail. »

Pas besoin de le vivre pour être d’accord avec lui!

Avec Hollywood.com PQ

France: Roger Taillibert, l’architecte du Parc des Princes, est mort

octobre 3, 2019

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Roger Taillibert. PASCAL PAVANI / AFP

L’architecte du Stade olympique de Montréal et du Parc des Princes, à Paris, est mort à l’âge de 93 ans.

Roger Taillibert, architecte du Stade olympique de Montréal et du Parc des Princes à Paris, est mort à Paris à l’âge de 93 ans, ont indiqué jeudi des sources concordantes françaises et canadiennes. L’information a été annoncée par Radio-Canada, suscitant rapidement au Québec et à Paris des hommages saluant un homme de «prouesses» et de «vision».

«L’architecte du Parc des Princes s’est éteint ce jeudi à Paris. À sa famille et ses proches, le club présente ses sincères condoléances», a également indiqué le Paris Saint-Germain sur Twitter. Roger Taillibert avait achevé le nouveau stade du Parc-des-Princes en 1972, mais c’est le stade olympique de Montréal (1976) qui est le plus célèbre de ses chantiers. Il lui vaudra d’être appelé en qualité d’architecte conseil pour les équipements sportifs et de loisirs à travers le monde.

Ce stade en béton de forme ellipsoïdale, avec son toit rétractable attaché par des câbles à une tour de 165 mètres, la plus haute tour inclinée au monde, est un bâtiment iconique de Montréal. Il a aussi réalisé entre autres la piscine de Deauville, le Stadium Nord de Villeneuve-d’Ascq et le Khalifa Stadium au Qatar.

Conservateur du Grand Palais

Roger Taillibert avait étudié l’art égyptien à l’École du Louvre, puis avait été à l’École des Beaux-Arts avant de devenir un spécialiste de constructions destinées au sport. Elu à l’Académie des Beaux-Arts en 1983, il avait été notamment architecte en chef et conservateur du Grand Palais, architecte en chef et conservateur du Palais de Chaillot, et architecte-Conseil des Émirats Arabes Unis et de la Ville de Tripoli au Liban.

La ministre du Tourisme du Québec, Caroline Proulx, a salué dans un communiqué «un architecte visionnaire» qui «a légué au Québec l’un de ses monuments les plus emblématiques». Laurent Petitgirard, secrétaire perpétuel de l’Académie des Beaux-Arts à Paris, a rendu hommage auprès de l’AFP à un homme qui presque jusqu’au bout «aura déployé une incroyable activité» et à «un esprit acéré, au franc parler parfois très tranchant».

«Une pensée pour Roger Taillibert, architecte unique, signature singulière de deux grands stades en contrainte béton, et surtout papa du Parc des Princes que nous aimons tant», a tweeté Jean-François Martins, adjoint aux sports de la Ville de Paris.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France: Le dernier adieu à Jacques Chirac

septembre 30, 2019

Official ceremony in memory of late French President Jacques Chirac

Le cercueil de Jacques Chirac prêt à partir dans un corbillard, lundi, devant l’église Saint-Sulpice, à Paris, après la messe de funérailles. POOL/REUTERS

Chefs d’État étrangers et acteurs des quarante dernières années de la vie politique ont rendu hommage à l’ancien président, lundi, à Paris.

L’Histoire défile. La grande, la petite, la française, celle du monde. Sur le parvis de l’église Saint-Sulpice où la cérémonie des obsèques de Jacques Chirac va bientôt débuter, les acteurs principaux des quarante dernières années passent les uns après les autres. Comme une rétrospective. L’ancien président les a tous côtoyés. À l’Élysée, à Matignon, à l’hôtel de ville de Paris, dans les sommets internationaux, en Corrèze, sur les bancs de l’Assemblée nationale, au Conseil des ministres, dans les rangs du RPR…

Les querelles éternelles de la droite sont mises entre parenthèses. Vieil ennemi de Jacques Chirac, Valéry Giscard d’Estaing passe en s’appuyant sur sa canne. Tout comme le favori de l’élection présidentielle de 1995, Édouard Balladur. Ceux qui, à l’époque, étaient restés fidèles à l’ancien maire de Paris, sont presque tous là: Alain Juppé, François Baroin, Jean-Louis Debré, Christian Jacob… L’ossature de la chiraquie historique. La foule n’est pas rancunière. Elle applaudit Nicolas Sarkozy. Elle était restée silencieuse quelques minutes plus tôt lorsque François Hollande était arrivé.

À Paris, où Jacques Chirac a laissé une empreinte indélébile, ceux qui lui ont succédé et ceux qui rêvent d’y parvenir sont là

L’alternance et la cohabitation. Voilà aussi Lionel Jospin, cinq ans premier ministre de Jacques Chirac. Certains de ses anciens ministres sont là aussi. Ils ont fait du chemin depuis la cohabitation. Ségolène Royal est arrivée au second tour de l’élection présidentielle en 2007. Claude Bartolone a présidé l’Assemblée nationale. Pierre Moscovici a exercé les fonctions de commissaire européen. Martine Aubry s’est installée à Lille. À Paris, où Jacques Chirac a laissé une empreinte indélébile, ceux qui lui ont succédé et ceux qui rêvent d’y parvenir sont là. Jean Tiberi côtoie Anne Hidalgo. Rachida Dati passe.

Un peu plus tôt, Cédric Villani avait fait une apparition sur le parcours du convoi funéraire. Il y a aussi le candidat du «nouveau monde» Benjamin Griveaux, comme pour accompagner cette part de l’«ancien monde» qui disparaît avec Jacques Chirac. Voilà d’ailleurs Emmanuel Macron et son épouse Brigitte. La foule applaudit. Mais elle a du mal à mettre des noms sur les nouveaux visages de la politique. Ceux arrivés au pouvoir avec Emmanuel Macron. Elle reconnaît plus aisément les journalistes Patrick Poivre d’Arvor et Jean-Pierre Elkabbach. Tous deux avaient interviewé Jacques Chirac à de nombreuses reprises. L’ensemble du gouvernement est là pourtant, tout comme beaucoup de députés de la majorité.

Un seul absent: l’extrême droite

La dernière élection présidentielle a laissé des traces. Sur le parvis de l’église, Édouard Philippe et François Fillon échangent une poignée de main glaciale. Tout comme Emmanuel Macron et François Hollande une fois dans l’église. Les anciens premiers ministres de l’ex-président sont tous venus, éloignés désormais de la scène politique. Jean-Marc Ayrault gère sa Fondation sur la mémoire de l’esclavage. Manuel Valls refait sa vie en Espagne. Bernard Cazeneuve cherche la voie du retour.

Dans cette histoire de la Ve République qui défile, il n’y a qu’un absent, l’extrême droite. Le combat de Jacques Chirac. Celui qu’il avait remporté en 2002 au second tour de l’élection présidentielle face au FN. Marine Le Pen voulait venir, la famille de l’ancien président a fait savoir qu’elle n’était pas la bienvenue. La mémoire de ce séisme politique, c’est Jean-Pierre Raffarin qui la porte. C’est lui que Jacques Chirac avait installé à Matignon pour tenter de rassembler la France après le choc du 21 avril. Sur le parvis, il est le premier à s’arrêter pour dire un mot à la presse sur Jacques Chirac. Un peu plus loin, il croise Dominique de Villepin, le dernier premier ministre de l’ancien président. C’est en son nom, et pour dire non à la deuxième guerre d’Irak en 2003, qu’il prononce son fameux discours de l’ONU.

«Il y avait chez notre ancien président, cet homme chaleureux soutenu par son épouse Bernadette, un véritable amour des gens»

Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris

L’Amérique n’a toujours pas digéré. Pour seul représentant, elle a envoyé son ambassadeur. Il y a bien aussi l’ancien président Bill Clinton mais il est venu de son propre chef. La foule l’applaudit lorsqu’elle l’aperçoit sur le perron de l’église, tout comme elle applaudit Vladimir Poutine lorsqu’il apparaît à l’écran. Le président russe est entré dans l’église par une porte dérobée. Les autres dirigeants étrangers sont passés par le parvis, descendus d’un bus en provenance de l’Élysée.

Chacun porte une part de l’histoire de France écrite par Jacques Chirac. L’amitié avec le Liban avec le premier ministre libanais Saad Hariri. Il a décrété une journée de deuil national dans son pays. Pendant la cérémonie, le fils de Rafic Hariri, ami intime de Chirac, a du mal à retenir ses larmes. La politique arabe de la France avec le roi Abdallah de Jordanie et l’émir du Qatar, Tamim Ben Hamad al-Thani. Malade, le roi du Maroc, Mohamed VI, s’est fait représenter par son fils, le prince héritier Moulay el-Hassan. Ce goût de Jacques Chirac pour l’Afrique est aussi souligné avec la présence du président congolais Denis Sassou-Nguesso. Plus tôt dans la matinée, un régiment de chasseurs d’Afrique avait d’ailleurs participé aux honneurs militaires rendus à l’ancien président.

Ces quarante ans d’histoire, Jacques Chirac les a traversés en y laissant sa trace, auprès des grands comme des petits. «Il y avait chez notre ancien président, cet homme chaleureux soutenu par son épouse Bernadette, un véritable amour des gens, a résumé dans son homélie l’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit. Aussi à l’aise dans les salons de l’Élysée qu’au Salon de l’agriculture, beaucoup en le rencontrant se sentaient considérés.» Et pas seulement en le rencontrant. Pour lui rendre un dernier hommage, les Français ont d’abord défilé à l’Élysée deux jours durant pour signer les registres de condoléances. Ils se sont ensuite postés le long du parcours du convoi funéraire. Ils se sont enfin rassemblés devant et autour de l’église Saint-Sulpice. Lorsque la fille du président, Claude Chirac, en a franchi les portes à l’issue de la cérémonie, ils l’ont longuement applaudie.

Le Figaro.fr par Christophe Bazile et François-Xavier Bourmaud

[Chronique] Jacques Chirac, bien-aimé Françafricain

septembre 26, 2019

 

© Glez

L’ancien président français laissera le souvenir d’un ami sincère du continent, même si les motivations de sa politique africaine étaient « franco-centrées » et ses méthodes paternalistes contestables…

Décédé ce 26 septembre à l’âge de 86 ans, Jacques Chirac inspire des hommages émus sur un continent africain qui avait adopté le cinquième président de la cinquième République française. Ce label d’« africanité » décernée au monstre politique de la droite gaulliste et post-gaullienne se révèle une pièce à deux faces.

En visite dans près de 40 pays du continent, le grand échalas habituellement balourd en public se révélait aérien et transpirait la sincérité lorsqu’il traversait, vitres ouvertes, les capitales africaines. Sur un point, il aura, pour une fois, réconcilié les populations et les politiciens africains : « Chichi » le chaleureux méritait les accueils folkloriques et les pagnes à son effigie, bien plus que ses prédécesseurs ou successeurs donneurs de leçon, notamment Mitterrand et Sarkozy.

Lutte contre le paludisme et le sida, annulation de la dette, revalorisation des pensions des tirailleurs, promotion des arts dits « premiers » : Jacques Chirac plaidait ostensiblement pour l’Afrique et singulièrement pour les anciennes colonies de la France.

Copinage françafricain

Car – et c’est la deuxième face de la pièce – les liens de l’ancien président avec le continent rimaient avec pré carré francophone. L’amical compagnonnage rimait avec copinage françafricain. Qui trop embrasse (les dirigeants) mal étreint (les peuples) ? À la table de l’au-delà, Jacques Chirac devrait dîner de la tête de veau à la gauche du sulfureux Jacques Foccart et à la droite de l’équivoque Omar Bongo.

S’il arrive qu’une fois sur mille, les formulations tartes à la crème se révèlent justes, le surnom « Chirac l’Africain » pourrait être suivi d’une assertion qui résonne pourtant comme une brève de comptoir : « C’est la fin d’une époque ». Celle d’un Charles Pasqua lui-même décédé ou d’un Patrick Balkany aujourd’hui condamné, celle d’un Jean-Bedel Bokassa ou d’un Gnassingbé Eyadema, celle des approximations déontologiques, celles des soupçons de mallettes et de compromissions jugées « light » sous couvert de l’amitié intercontinentale.

Celle où le politiquement correct embryonnaire n’empêchait pas le président Chirac d’évoquer « le bruit et l’odeur » de communautés immigrées. Celle où les réseaux sociaux n’étaient pas là pour se saisir d’un tel dérapage raciste et froisser une carrière politique. En France et en Afrique, la popularité qui suinte des hommages posthumes est peut-être moins préfabriquée que d’habitude…

Jeuneafrique.com par Damien Glez est dessinateur-éditorialiste franco-burkinabè

France/Mort de Jacques Chirac : «C’est une part de la France qui s’en va»

septembre 26, 2019

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Jacques Chirac, le 4 octobre 2004 REUTERS/Charles Platiau

L’ex-chef de l’État, de 1995 à 2007, est décédé ce jeudi 26 septembre à l’âge de 86 ans. L’annonce provoque une vive émotion dans la classe politique. De Nicolas Sarkozy à Jean-Luc Mélenchon, en passant par la famille Le Pen, les hommages se multiplient.

Dominique de Villepin : «C’est une part de la France qui s’en va»

Le décès de Jacques Chirac est «une page de notre histoire à tous qui se tourne» et «une part de la France qui s’en va», a estimé le dernier premier ministre de Jacques Chirac, Dominique de Villepin. Il «a su être le visage d’une France de la diversité et des terroirs, de l’enracinement et de l’ouverture au monde», a ajouté l’ancien secrétaire général de l’Élysée et hôte de Matignon de 2005 à 2007, dans un communiqué. «Aujourd’hui je pleure un homme qui a occupé une place immense dans ma vie, à qui je dois mon engagement en politique et la fierté d’avoir pu servir et représenter mon pays. Merci Monsieur le président». Dominique de Villepin et Jacques Chirac, en 2007.AFP

à 10:19

Didier Deschamps : en 1998, «je me souviens de son bonheur éclatant après le match»

Le sélectionneur de l’équipe de France, Didier Deschamps, a réagi au décès de Jacques Chirac : «C’est avec beaucoup de tristesse que j’ai appris ce jeudi matin le décès de M. Jacques Chirac. J’ai eu l’immense privilège, en tant que capitaine, de recevoir de ses mains la Coupe du monde, le 12 juillet 1998. Je me souviens de son bonheur éclatant après le match, dans notre vestiaire, mais aussi et surtout du soutien constant qu’il avait témoigné à l’ensemble de l’équipe de France dans les mois qui avaient précédé ce premier sacre mondial».

«Son enthousiasme, sa constante bonne humeur, sa gentillesse et sa détermination m’ont profondément marqué. J’ai éprouvé beaucoup de considération pour le chef de l’État et pour l’homme qu’il était. Dans ce moment extrêmement douloureux, j’adresse à sa famille et à son épouse, madame Bernadette Chirac, mes sincères condoléances et les assure de mon amitié», a ajouté l’ancien joueur de l’équipe de France. Laurent Blanc, Jacques Chirac, Didier Deschamps et Michel Platini après la victoire de l’équipe de France, en 1998.AFP

à 10:18

Figure emblématique de la vie politique française, Jacques Chirac est connu pour son « non » à la guerre en Irak, sa lutte contre l’extrême droite, son amour de l’art et ses phrases et expressions cultes. Voici une sélection de nos articles pour tout savoir de l’homme et du président.

à 10:11

Le musée du quai Branly – Jacques Chirac fait part de sa «grande tristesse»

«Le musée du quai Branly – Jacques Chirac a appris avec une profonde émotion et une grande tristesse la disparition de Jacques Chirac», a déclaré le musée au nom de l’ancien président de la République. «Tout au long de son parcours politique, Jacques Chirac, en homme pudique qu’il était, ne s’est jamais prévalu de ses goûts en matière de culture comme faire-valoir de sa personnalité. Pour autant et tout en cultivant dans ce domaine une forme d’anticonformisme par rapport à son époque, le Président Chirac s’est révélé au fil du temps un connaisseur érudit des arts et civilisations non occidentales», a réagi le président du musée, Stéphane Martin, dans un communiqué.

à 09:58

Après la mort de Chirac, 260.000 tweets échangés en deux heures

Sur Twitter, près de 260.000 tweets ont été échangés en deux heures par environ 141.000 internautes, selon la société Visibrain, qui souligne qu’au-delà des expressions «tristesse», «hommage», «paradis» ou «en paix» qui occupent 1 tweet sur 5, c’est la référence à Jérusalem et la célèbre vidéo de Chirac face aux policiers israéliens qui ressortaient le plus. C’était d’ailleurs la vidéo la plus regardée sur le site de l’Ina, selon un responsable.

à 09:48

Un «homme de cœur», salue Jean-Louis Debré, «ami» de Jacques Chirac

«C’était mon ami. Il avait plusieurs personnalités. L’homme de cœur préoccupé par ses concitoyens, désireux de les écouter, de les comprendre en allant vers eux. Le fantastique homme de culture et d’humour, qui était une façon pour lui d’entrer en contact avec les gens», a déclaré l’ancien président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, au Point.

Il a également salué un «grand combattant politique, dans les campagnes électorales, aussi bien nationales que départementales ou municipales, qui ne voulait pas rester enfermé dans son bureau ou dans la main des communicants, mais qui tenait au contact permanent avec les Français», et «un homme qui se livrait peu». Nicolas Sarkozy, Jean-Louis Debré, Valéry Giscard d’Estaing et Jacques Chirac, en 2010 REUTERS/Charles Platiau

à 09:34

« Jacques Chirac, un destin français »

«Je vous aime»: c’est sur ces mots d’une poignante vérité que Jacques Chirac, président de la République, avait, en 2007, pris congé des Français. «Nous vous aimions» : ce sont ces mêmes mots que lui adresse aujourd’hui tout un peuple uni dans la tristesse par-delà ses différences politiques.

à 09:33

De nouvelles réactions au décès de Jacques Chirac

Les réactions se multiplient en France pour rendre hommage à Jacques Chirac. En voici quelques unes.

Jean-François Copé, ex-porte parole du gouvernement: «Je dois tout à Jacques Chirac, tout. C’est lui qui m’a fait faire mes premiers pas en politique (…) j’en ai tiré des leçons qui m’ont permis de me construire. (…) J’ai toujours eu des relations de maître à élève».

Michèle Alliot-Marie, ex-ministre de la Défense: «C’est la France en entier qui a dans son ADN Jacques Chirac, parce que je pense que c’est une vision d’une France qui est unie au-delà des différences.»

Roselyne Bachelot, ancienne ministre: «J’ai beaucoup de mal à parler là de Jacques Chirac parce que cette émotion, je pense qu’elle est partagée par tous les Français, même ceux qui l’ont combattu.»

Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur: «J’ai le souvenir de 2002. Le président de la République s’exprimera d’ici peu et son hommage marquera aussi j’en suis convaincu la puissance de l’émotion qui touche au moment où je vous parle le peuple français.»

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education: «“La France, je l’aime passionnément. J’ai mis tout mon cœur, toute mon énergie à son service”. Un testament mais aussi une devise que nous devons tous suivre de la part de l’un des grands serviteurs de notre pays, +ardent et indépendant+. Adieu et merci Jacques Chirac.»
Manuel Valls, ancien premier ministre : «Chirac restera l’homme du discours du Vel d’Hiv, le président qui s’est opposé à la guerre en Irak, le passionné des civilisations et celui pour qui j’ai voté en 2002.»

à 09:21

Le débat sur la réforme des retraites «reporté» après le décès de Jacques Chirac

Le premier grand débat sur la réforme des retraites, qui devait avoir lieu jeudi soir à Rodez en présence d’Emmanuel Macron, est «reporté à une date ultérieure» à la suite du décès de Jacques Chirac, a indiqué le groupe La Dépêche du Midi, organisateur de l’événement. Comme nous vous l’avons indiqué, le président de la République prononcera à 20 heures une allocution en hommage à son prédécesseur.

à 09:13

Les Français pourront rendre hommage à Jacques Chirac dans un lieu à définir

«Les Français qui souhaitent rendre hommage à Jacques Chirac pourront, dans les jours qui viennent, venir se recueillir auprès de lui, dans un lieu qui reste à définir», a déclaré son gendre Frédéric Salat-Baroux. «Il n’y aura pas d’autres condoléances reçues au domicile pour préserver la tranquillité de Mme Bernadette Chirac, compte tenu de sa fragilité», a insisté l’époux de Claude Chirac.

à 09:09

A Sarran, un hommage discret et silencieux

Dans le berceau des grands-parents de Jacques Chirac, on commémore le souvenir de l’ancien président dans le calme. A Sarran, où le couple Chirac avait acheté le château de Bity classé monument historique, les rues sont vides et peu animées d’après France bleu Limousin.

Le maire, Michel Poincheval, a mis le drapeau en berne. « De nombreux Sarranais avaient beaucoup d’affection pour Jacques Chirac, ils vont être dans la peine », a-t-il dit à l’AFP. « On se connaissait bien, il était très simple, très abordable », s’est rappelé le maire. Bernadette Chirac y est toujours conseillère municipale.

Sur la façade de l’hôtel Marbot, le conseil départemental a affiché un portrait de Jacques Chirac.

à 08:48

Ce qu’il faut retenir depuis l’annonce de la mort de Jacques Chirac

– L’ancien président de la République, Jacques Chirac, est mort ce jeudi 26 septembre à l’âge de 86 ans. Victime d’un accident cardio vasculaire en 2005, il avait été hospitalisé plusieurs fois depuis son départ de l’Élysée.

– L’ancien chef de l’État de 1995 à 2007 vivait avec son épouse, Bernadette Chirac, à son domicile parisien. De nombreux riverains se sont regroupés en bas de l’immeuble des Chirac, rue de Tournon (VIIème arrondissement), afin de lui rendre hommage.

– L’ensemble de la classe politique a fait part de son émotion. «C’est une part de ma vie qui disparaît aujourd’hui», a regretté Nicolas Sarkozy. François Hollande a, quant à lui, salué la mémoire d’un « combattant ». « Mort, même l’ennemi a droit au respect », a réagi brièvement son adversaire historique Jean-Marie Le Pen.

– Emmanuel Macron rendra hommage à l’ancien président dans une déclaration télévisée à 20 heures.

Jacques Chirac, le 4 octobre 2004REUTERS/Charles Platiau

à 08:33

Rue de Tournon, des personnalités attendues pour un dernier hommage

Notre journaliste, Luc Lenoir, est devant le domicile du couple Chirac, rue de Tournon, dans le 7e arrondissement parisien. Des snipers sont en position, les scooters sont enlevés alors que des personnalités s’apprêtent à arriver pour rendre un dernier ouvrage à l’ancien président.Les drapeaux du Sénat ont été mis en berne, a noté notre journaliste.
VOIR AUSSI : Mort de Jacques Chirac : premiers hommages devant sa résidence à Paris

à 08:22

Le Quai Branly, le legs de Jacques Chirac à la culture

Passionné par les arts premiers et les civilisations lointaines, l’ancien président français Jacques Chirac, décédé jeudi, a voulu et porté le Musée du Quai Branly, à Paris, pour défendre les cultures et les peuples menacés par la mondialisation.

Réalisation culturelle majeure de sa présidence, ce musée – rebaptisé pour ses dix ans en juin 2016 « Quai Branly-Jacques Chirac » – a permis à Jacques Chirac de s’inscrire dans la lignée de ses prédécesseurs Georges Pompidou (Centre Pompidou), Valéry Giscard d’Estaing (musée d’Orsay) et François Mitterrand (le Grand Louvre). Jouant souvent avec sa fausse image de président inculte, Jacques Chirac s’est finalement imposé avec les années comme un amoureux éclairé des arts d’Asie, d’Océanie et d’Afrique, signalant même certaines pièces aux responsables du Quai Branly.

à 08:14

De Sciences Po à l’Ena, itinéraire d’un étudiant à l’incroyable destinée

Retour sur le brillant parcours scolaire de l’ancien président de la République française, qui a fait la majeure partie de ses études secondaires et supérieures, à Paris. L’ancien chef de l’État, qui a gravi un à un les échelons jusqu’à prendre la tête du pays, était au départ un élève comme les autres, que rien ne prédestinait à un tel avenir.

à 08:05

Pour François Pinault, Chirac incarnait « l’esprit français dans ce qu’il a de meilleur »

François Pinault, patron du groupe Kering, a appris avec « une infinie tristesse » la mort de Jacques Chirac. « Je rends hommage à celui qui fut pour moi un véritable ami. Son courage, sa pudeur, son attachement sincère à la République et son sens aigu de l’égale dignité des civilisations forçaient l’admiration. Il aura incarné l’esprit français dans ce qu’il a de meilleur, la fidélité aux racines et l’aspiration à l’universalité. Je m’incline devant sa mémoire et présente ma sympathie profonde à tous ceux nombreux qui l’ont aimé. »

à 07:59

L’homme du « non » à la guerre en Irak

Il restera sans doute dans l’Histoire comme le président français qui, en 2003, a refusé de participer à la guerre en Irak voulue par les Etats-Unis. Confiant à son ministre des Affaires étrangères Dominique de Villepin le soin de mener la bataille diplomatique à l’ONU, celui-ci s’était opposé à la guerre au nom d’un « vieux pays, la France, un vieux continent (…), l’Europe (…) qui a connu les guerres, l’Occupation, la barbarie ».

De nombreux hommes et femmes politiques ont salué cette décision de Jacques Chirac. « Son opposition farouche et visionnaire à l’intervention américaine en Irak restera le geste décisif de sa présidence. A cet instant, Jacques Chirac entrait dans l’Histoire », a par exemple déclaré l’ancien premier ministre François Fillon.
» Ce jour où Chirac a dit « Non » à la guerre en Irak

à 07:48

Valéry Giscard d’Estaing exprime son « émotion »

L’ancien président de la République Valéry Giscard d’Estaing (1974-1981) a exprimé jeudi dans un communiqué son « émotion » après le décès de Jacques Chirac, qui avait été son premier ministre de 1974 à 1976, avant de s’affirmer comme son grand rival à droite.

« J’ai appris avec beaucoup d’émotion la nouvelle de la disparition de l’ancien président de la République Jacques Chirac. J’adresse à son épouse et à ses proches un message de profondes condoléances », a écrit l’ancien chef de l’Etat dans un court message.

à 07:42

Hommages au-delà des frontières

S’exprimant en français, Boris Johnson, le premier ministre britannique, a salué « un dirigeant qui a façonné le destin » de la France.

Vladimir Poutine, président de la Fédération de Russie, salue un dirigeant « sage » et « visionnaire ». Dans une interview fin juin au quotidien britannique Financial Times, il avait été interrogé sur le dirigeant étranger qu’il admirait le plus. « J’ai été le plus sérieusement impressionné par l’ancien président français Chirac. C’est un véritable intellectuel, un vrai professeur », avait alors répondu le président russe.

Angela Merkel, la chancelière allemande, salue en Jacques Chirac « un formidable partenaire et ami ». Heiko Mass, son ministre des Affaires étrangères, évoque un « grand homme d’Etat et européen ».

Saad Hariri, premier ministre libanais, qualifie Chirac de l’un des « plus grands hommes » de la France et un « grand frère » de la famille Hariri, dont l’ancien président était très proche.

Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, est « touché et dévasté » par la mort de l’ancien président français, « un grand homme d’Etat » et « un grand ami ».

Pedro Sanchez, premier ministre espagnol, le qualifie de « leader qui a marqué la politique européenne ».

à 07:42

La fille adoptive de Jacques Chirac salue « un grand homme » et « un grand cœur »

Jacques Chirac était « un très grand homme pour la France » et « un grand coeur », a salué auprès de l’AFP sa fille adoptive Anh Dao Traxel, après le décès jeudi matin de l’ancien président de la République. « En tant que citoyenne, je dis qu’on a perdu un très grand homme pour la France », a déclaré Anh Dao Traxel.

« Cela restera dans la mémoire que les Français aimaient énormément Chirac, depuis toujours. C’est un grand coeur », a-t-elle ajouté.

Adoptée par le couple Chirac en 1979, à l’âge de 21 ans, alors qu’elle avait fui le Viêt Nam, Anh Dao Traxel a aussi loué « un grand homme qui (l)’a protégée ».

« Il m’a tout donné dans ma vie, m’a permis d’avoir une deuxième chance », a-t-elle insisté, très émue.

Sans contact avec la famille Chirac depuis quelques années, elle a dit espérer « pouvoir être présente de près ou de loin à l’enterrement ».

à 07:37

« Une part de la vie » de Nicolas Sarkozy disparaît

« C’est une part de ma vie qui disparaît aujourd’hui », a affirmé Nicolas Sarkozy, en faisant part de sa « profonde tristesse » après l’annonce jeudi du décès de l’ancien chef de l’Etat Jacques Chirac.

« Il a incarné une France fidèle à ses valeurs universelles et à son rôle historique » et « il n’a jamais rien cédé sur notre indépendance, en même temps que sur son profond engagement européen », a ajouté dans un communiqué Sarkozy, en saluant « la stature imposante et la voix si particulière de Jacques Chirac » qui « ont accompagné la vie politique française pendant un demi-siècle ».

à 07:33

Journalistes et passants rue de Tournon

De nombreux médias sont déjà présents rue de Tournon à Paris dans le 7e arrondissement devant le domicile du couple Chirac. Des passants venus lui rendre hommage sont également venus mais restent de l’autre côté des barrières, la rue étant fermée. « Omar, un habitant du quartier, exhibe une série de photos où il pose avec Jacques Chirac. Les yeux mouillés, il raconte ses discussions avec l’ancien président, notamment à propos de l’Algérie. A ses cotés, Victoire, qui a travaillé à la mairie de Paris à l’époque de Jacques Chirac, l’évoque, la voix enrouée : ‘il ne se prenait pas au sérieux mais il a très bien représenté la France… ne serait-ce que par sa stature physique!' », raconte notre journaliste, Luc Lenoir.

à 07:31

« Mort, même l’ennemi a droit au respect »: la réaction de Jean-Marie Le Pen

L’adversaire de Jacques Chirac au second tour de l’élection présidentielle de 2002 a réagi sur RMC à la mort de l’ancien président : « Mort, même l’ennemi a droit au respect. Mon commentaire tient en une phrase », a-t-il déclaré rapidement.

à 07:25

Emmanuel Macron a été informé du décès de Jacques Chirac ce matin

D’après les informations de notre journaliste Marcelo Wesfreid, la famille de Jacques Chirac a informé Emmanuel Macron dans la matinée avant d’annoncer publiquement le décès de l’ancien président.

à 07:19

Et parmi les nombreuses réactions

Edouard Balladur, ancien premier ministre, a appris « avec émotion » la mort de son ancien rival de 1995 « après tant d’années de souffrances », référence à son état de santé ces dernières années.

Lionel Jospin, premier ministre de cohabitation durant son premier mandat, déclare qu’il a eu le « privilège de gouverner la France sous sa présidence ».

Jean-Pierre Raffarin, premier ministre sous le second quinquennat de Jacques Chirac, se dit « très peiné » et salue son « obsession de la cohésion sociale ».

Alain Juppé, premier ministre sous le premier quinquennat de Jacques Chirac, témoigne : « C’est une immense tristesse qui m’étreint. Pendant plus de 40 ans, j’ai vécu avec (lui) une relation exceptionnelle de fidélité, de confiance, d’amitié réciproques qui n’était pas seulement politique mais d’abord personnelle ».

François Fillon, ancien premier ministre, salue « un lion de la politique française qui disparaît », qui « aimait charnellement la France et les Français mais se sentait aussi voyageur du monde, de l’Afrique à l’Asie ».

Gérard Larcher, président du Sénat, estime que Jacques Chirac a « incarné l’âme de la France », « à travers ses territoires » et ses « valeurs ».

Anne Hidalgo, successeur de Jacques Chirac en tant que maire de Paris, a salué un « homme d’Etat hors normes », ajoutant que « Paris est en deuil ».
à 07:15

Les phrases marquantes de Jacques Chirac

Notre maison brûle – « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. La nature mutilée, surexploitée, ne parvient plus à se reconstituer et nous refusons de l’admettre (…) La Terre et l’humanité sont en péril et nous en sommes tous responsables »

(Sommet de la Terre à Johannesburg, 2 septembre 2002)

Occasion de se taire – « Ces pays ont été à la fois, disons le mot, pas très bien élevés et un peu inconscients des dangers que comportait un trop rapide alignement sur la position américaine (…) Ces pays ont perdu une bonne occasion de se taire » (Critiquant le soutien apporté aux Etats-Unis sur l’Irak par les pays d’Europe de l’Est, nouveaux adhérents de l’UE, 18 février 2003)

» Jacques Chirac: ses dix moments cultes à la télévision

Ménagère – « Qu’est-ce qu’elle veut de plus cette ménagère? Mes couilles sur un plateau? » (Lors d’un sommet européen, Jacques Chirac, alors Premier ministre, ignore que son micro est resté ouvert et s’emporte contre son homologue britannique Margaret Thatcher, février 1988)

Sarkozy – « Je décide et il exécute » (Recadrant Nicolas Sarkozy, alors son ministre des Finances, 14 juillet 2004)

Voyages payés en liquide – « Ce n’est pas qu’elles se dégonflent, c’est qu’elles (les sommes, ndlr) font ‘pschitt’, si vous me permettez cette expression. » (Interview télévisée à l’Elysée, 14 juillet 2001)

Cohabitation – « En un mot, ce n’est pas la fusion mais ce n’est pas non plus la fission. » (Conférence de presse conjointe avec Lionel Jospin, 17 juin 1997)

Sport – « Peut-être qu’en le pratiquant jeune, j’aurais pu faire du sumo, j’avais la taille nécessaire, et le poids, ça s’acquiert… »

(Interview dans l’Equipe, 28 janvier 1998)
» Jacques Chirac ou l’art de la formule

à 07:09

François Hollande salue la mémoire d’un « combattant »

Rendant hommage à Jacques Chirac, l’ancien président François Hollande salue aujourd’hui « un combattant » qui « avait su établir un lien personnel avec les Français ».Il y avait entre les deux hommes une histoire complexe commencée en affrontement politique et achevée en complicité affectueuse. « Je voterai François Hollande ! »: cette exclamation lancée le 11 juin 2011 par un Jacques Chirac parti de l’Elysée quatre ans avant, avait outré les sarkozystes. Pour apaiser le président sortant et bientôt candidat de la droite, l’entourage du vieux chef, embarrassé, avait plaidé « l’humour corrézien ».

» Et Jacques Chirac quitta l’Élysée sous les clameurs…

à 06:54

« Jacques Chirac a été un repère », salue Bayrou

François Bayrou, président du MoDem et ancien ministre de Jacques Chirac, a salué aujourd’hui l' »attachement à l’unité des Français et aux valeurs républicaines » de l’ancien chef de l’État, en indiquant qu’il lui en était « reconnaissant ».

« Il a été pour la société française, comme président de la République, un repère. Au fond, il a toujours refusé les affrontements trop violents. Il attachait une grande importance à ne rien faire d’irréversible entre les Français », a ajouté l’homme politique centriste à l’AFP.
» Jacques Chirac, la mort d’un conquérant

à 06:50

Macron rendra hommage à Jacques Chirac à 20 heures

Le président de la République, Emmanuel Macron, prononcera une allocution télévisée à 20 heures en hommage à Jacques Chirac. Il annule de ce fait son déplacement à Rodez où le débat sur les retraites auquel il devait participer est toutefois maintenu.

» Mort de Jacques Chirac: Emmanuel Macron prononcera une allocution ce soir à 20 heures

à 06:49

Pour tout savoir sur Jacques Chirac, quelques articles à lire

Il a été une figure emblématique de la vie politique française et de la scène internationale pendant un demi-siècle. Chacun se souvient de grands moments (le non à la guerre en Irak), de petites phrases (j’aime beaucoup les pommes) voire de simples mots (abracadabrantesque). Mais, au-delà, que retenir ?

à 06:44

Bernadette Chirac, toujours à ses côtés

Les époux Chirac se rencontrent à Sciences-Po, en 1951, et se marient en 1956. Première dame préférée des Français, Bernadette Chirac a été de tous les combats aux côtés de l’ancien président. Pour Erwan L’Éléouet, auteur de Bernadette Chirac, les secrets d’une conquête, les Chirac sont «la définition même du couple de pouvoir». Le journaliste considère que Bernadette Chirac «a donné sa vie» à son époux et la qualifie de «meilleur soldat» de l’ex-président. Et de conclure : «Malgré toutes les incartades et les tempêtes, elle a gagné. C’est avec elle qu’il finit ses jours».

En février 2007, Jacques Chirac avait accordé une interview à Michel Drucker dans le cadre d’un Vivement dimanche (France 2) consacré à la première dame. Il y avait notamment raconté leur rencontre. “Elle et moi sommes entrés ensemble à Sciences-Po. Le hasard a fait que nous avons affecté tous les deux à la même conférence. J’ai gardé un souvenir très précis pour une raison particulière : j’ai bien vu qu’il y avait plusieurs jeunes filles à cette conférence (…) j’ai été surpris parce que, lors de ses conférences, on donnait des exposés à faire aux élèves (…) A ma stupéfaction, cette jeune fille, qui me paraissait raisonnable et modérée, s’est portée volontaire pour prendre les deux premiers exposés. Je me suis dit : “Tout de même, moi je n’aurais pas eu cette audace (…) C’est une personnalité, qui a de l’audace, du courage” (…) J’ai tout de suite été impressionné».

à 06:36

Juncker « dévasté » par la mort de son « grand ami »

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, est « touché et dévasté » par la mort de l’ancien président français Jacques Chirac, « un grand homme d’Etat » et « un grand ami », a déclaré ce jeudi la porte-parole en chef de la Commission.

« Son héritage pour la France et l’Union européenne restera à jamais », a ajouté la porte-parole Mina Andreeva. « Le président (de la Commission) n’a pas de mot pour exprimer son deuil », a-t-elle dit, en précisant qu’une « déclaration plus longue » serait publiée ultérieurement.

à 06:32

Hommages politiques de tout bord sur Twitter

« Pas un instant, vous n’avez cessé d’habiter mon coeur et mon esprit. Pas une minute, je n’ai cessé d’agir pour servir cette France magnifique, cette France que j’aime autant que je vous aime. » Merci Jacques Chirac.

— Laurent Wauquiez (@laurentwauquiez) September 26, 2019

à 06:27

« Jacques Chirac fait partie de l’histoire de France » (Ferrand)

Le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand (LREM) a rendu hommage à Jacques Chirac. « Jacques Chirac fait désormais partie de l’Histoire de France. Une France à son image: fougueuse, complexe, parfois traversée de contradictions, toujours animée d’une inlassable passion républicaine », a-t-il déclaré.

à 06:22

Une grande popularité post-Élysée

Lorsqu’il a quitté la présidence, en 2007, Jacques Chirac bénéficiait d’une cote de confiance relativement faible (30%, selon Kantar TNS), qui connaîtra un regain au cours des années qui suivront. Bénéficiant d’une image de président bon vivant et proche des gens, l’ancien maire de Paris deviendra même une icône de pop-culture. Son image sera reprise pour des lignes de vêtements et ses discours utilisés pour des mixes musicaux. Des sites et des comptes sur différents réseaux sociaux recensent ses photos ou citations les plus célèbres.

Cette utilisation de son image participe à le rendre sympathique aux yeux des Français. Selon un sondage Odoxa publié par Le Parisien en 2015, 63% des Français considéraient que Jacques Chirac avait été un bon président, le plaçant ainsi en première  devant François Mitterrand (60%). Une enquête Yougov de 2018 le classait deuxième des «présidents de la Ve République préféré des Français» derrière le général de Gaulle (65% contre 48%).

à 06:19

Une immense carrière politique

Outre ses deux victoires présidentielles, en 1995 et 2002, Jacques Chirac a occupé de nombreux mandats et fonctions au cours de sa très longue carrière. Deux fois premier ministre (1974-1796 puis 1986-1988), il a également été maire de Paris (1977-1995), ministre de l’Agriculture (1972-1974), président du Conseil général de Corrèze (1970-1979), député de la 3e circonscription de Corrèze (1967, 1968, 1973, 1976-1986, 1988-1995), président du RPR, qu’il a fondé, (1976-1994). Il sera également à l’origine de l’UMP, en 2002.

A cela s’ajoutent de brefs passages par le Parlement européen (1979-1980), le ministère de l’Intérieur (1974), le ministère délégué aux Relations avec le Parlement (1971-1972) et le secrétariat d’État aux Problèmes de l’emploi (1967-1968). Jacques Chirac a également occupé les fonctions de secrétaire d’État à l’Économie et aux Finances (1968-1971).

à 06:17

Une santé dégradée depuis plusieurs années

La santé de Jacques Chirac s’était fortement dégradée ces dernières années. Depuis 2016, tous ceux qui l’avaient approché avaient été frappés par sa mobilité réduite, ses troubles de la mémoire. Il avait été hospitalisé à plusieurs reprises ces dernières années, sa dernière apparition publique remontant à novembre 2014, lors de la remise des prix de sa fondation.

En mars 2019, son ami de longue date, Jean-Louis Debré, se confiait au Monde sur la relation qu’il entretenait avec l’ancien président, ainsi que sur son état de santé. Évoquant ses visites, il déclarait : «Je ne sais pas s’il me reconnaît, j’en ressors épuisé. Ça me fait mal de le voir comme ça mais j’ai la faiblesse de penser que ma présence lui fait du bien». L’ancien président du Conseil constitutionnel a par ailleurs réalisé un documentaire, Mon Chirac, diffusé le 18 mars sur La Chaîne parlementaire.

à 06:12

Une minute de silence à l’Assemblée nationale

Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, a demandé à l’ensemble de l’hémicycle d’observer une minute de silence.

à 06:10

Bonjour et bienvenue dans ce live

L’ancien président de la République, Jacques Chirac, est mort ce jeudi 26 septembre à l’âge de 86 ans. La France n’avait pas perdu d’ancien président depuis le 8 janvier 1996, et la mort de François Mitterrand.

L’ancien chef de l’État de 1995 à 2007, retiré de la vie publique et politique depuis de nombreuses années, vivait avec son épouse, Bernadette Chirac, à son domicile parisien. Victime d’un accident vasculaire cérébral en 2005, il avait été hospitalisé plusieurs fois depuis son départ de l’Élysée.

Le Figaro.fr par  3 Auteurs Morgane Rubetti,  et Etienne Jacob

France/Perquisition à LFI: trois mois de prison avec sursis requis contre Mélenchon

septembre 20, 2019

FRANCE-TRIAL-POLITICS-PARTIES-INVESTIGATION

Jean-Luc Mélenchon était poursuivi pour «actes d’intimidation contre l’autorité judiciaire, rébellion et provocation». MARTIN BUREAU / AFP

Des amendes, allant de 2 000 à 10.000 euros, ont été requises contre les cinq autres prévenus. Les plaidoiries de la défense débutent ce vendredi 20 septembre.

Le parquet de Bobigny a requis vendredi trois mois de prison avec sursis contre le leader de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon pour les incidents ayant émaillé la perquisition au siège de son parti LFI en octobre 2018.

Jean-Luc Mélenchon est poursuivi pour «actes d’intimidation contre l’autorité judiciaire, rébellion et provocation». Des amendes, allant de 2000 à 10.000 euros, ont par ailleurs été requises contre les cinq autres prévenus.

Le ministère public n’a requis une peine de prison avec sursis que pour le chef du parti LFI. Il a aussi demandé 8.000 euros d’amende pour Jean-Luc Mélenchon, les députés Alexis Corbière et Bastien Lachaud et l’eurodéputé Manuel Bompard, 10.000 euros contre le président de l’association «L’Ere du peuple» Bernard Pignerol et 2000 euros contre l’attachée de presse du mouvement. «La loi a prévu 10 ans, de 10 ans on passe à trois mois avec sursis… Tout ce souk pour ça!», s’est exclamé Jean-Luc Mélenchon devant la presse, après avoir salué les dizaines de militants qui attendaient dans le hall pour le soutenir.

«J’estime que sur le plan moral notre victoire est totale (…). Il faut que tout se termine par une relaxe et qu’on passe à autre chose», a-t-il ajouté. Pour justifier ses réquisitions, le parquet a souligné le rôle décisif de Jean-Luc Mélenchon dans l’escalade de tensions ayant mené à l’interruption de la perquisition, scène dont les images filmées par des journalistes ont été largement reprises dans les médias. «La rébellion monte d’un cran dans l’escalier lorsque Jean-Luc Mélenchon arrive», a estime la procureure Juliette Gest, égrenant plusieurs phrases du leader insoumis: «Allez enfoncez-moi cette porte», «rentrez on en a rien à foutre de ce qu’ils disent» ou encore «Allez, vas-y, essaie de me pousser pour voir». «Il lève le doigt menaçant, son visage a touché le sien (du procureur, ndlr), dit  »ne me donnez pas d’ordre ou de consigne », puis il le pousse: la rébellion est constituée», a déclaré Juliette Gest. Selon elle, il s’agit «sans conteste d’un acte de résistance violente, avec usage de la force».

Plus tôt dans la matinée, Me Eric Dupond-Moretti, avocat de policiers constitués parties civiles, s’est exclamé dans sa plaidoirie: «De grâce, arrêtez votre cirque!» Il a dénoncé l’argumentaire des six prévenus Insoumis qui dénoncent un «procès politique»: «On n’est pas au Venezuela ici. On est en France et quand on outrage un policier, on est condamné». Suivront cet après-midi les plaidoiries de la défense. Le jugement sera mis en délibéré.

Lors de la première journée d’audience, Jean-Luc Mélenchon a raconté son «sentiment d’humiliation» au moment de la perquisition ce 16 octobre, et expliqué sa véhémence d’alors, notamment sa phrase «La République, c’est moi», criée à la figure d’un policier en faction. Il a affirmé n’avoir pas voulu s’opposer à la perquisition mais simplement avoir tenté d’y assister pour s’assurer que le fichier des inscrits à LFI ne soit pas emporté. «J’ai eu l’attitude que j’estimais politiquement nécessaire, car je pensais être la cible d’une attaque politique», a expliqué le patron des députés LFI, qui s’est défendu de toute violence physique. La perquisition au cœur du procès avait été menée dans le cadre de deux enquêtes du parquet de Paris: sur les comptes de la campagne présidentielle de 2017 et sur les conditions d’emploi d’assistants d’eurodéputés de LFI, confiées depuis à des juges d’instruction.

Filmant en direct sur Facebook une première perquisition de son domicile, Jean-Luc Mélenchon avait d’abord dénoncé une «énorme opération de police politique» avant de se rendre avec des proches au siège du mouvement. Devant des caméras, il avait appelé à «enfoncer la porte» pour entrer dans les locaux. On le voyait également bousculer un représentant du parquet, ainsi qu’un policier qui tentait de s’interposer. Les cinq autres prévenus ont présenté une défense similaire.

Par Le Figaro.fr avec AFP