Archive for the ‘People’ Category

Francophonie, langue française: lettre ouverte à Emmanuel Macron

janvier 15, 2018

Mabanck

Le président de la République a proposé à Alain Mabanckou de contribuer aux « travaux de réflexion » qu’il souhaite « engager autour de la langue française et de la Francophonie ». L’auteur de « Verre cassé » lui répond.

Monsieur le Président,

Dans votre discours du 28 novembre à l’université de Ouagadougou, puis dans un courrier officiel que vous m’avez adressé le 13 décembre, vous m’avez proposé de «contribuer aux travaux de réflexion que vous souhaitez engager autour de la langue française et de la Francophonie.»

Au XIXème siècle, lorsque le mot «francophonie» avait été conçu par le géographe Onésime Reclus, il s’agissait alors, dans son esprit, de créer un ensemble plus vaste, pour ne pas dire de se lancer dans une véritable expansion coloniale. D’ailleurs, dans son ouvrage «Lâchons l’Asie, prenons l’Afrique» (1904), dans le dessein de «pérenniser» la grandeur de la France il se posait deux questions fondamentales: «Où renaître ? Comment durer ?»

Qu’est-ce qui a changé de nos jours ? La Francophonie est malheureusement encore perçue comme la continuation de la politique étrangère de la France dans ses anciennes colonies. Repenser la Francophonie ce n’est pas seulement «protéger» la langue française qui, du reste n’est pas du tout menacée comme on a tendance à le proclamer dans un élan d’auto-flagellation propre à la France. La culture et la langue françaises gardent leur prestige sur le plan mondial.

Les meilleurs spécialistes de la littérature française du Moyen-Âge sont américains. Les étudiants d’Amérique du Nord sont plus sensibilisés aux lettres francophones que leurs camarades français. La plupart des universités américaines créent et financent sans l’aide de la France des départements de littérature française et d’études francophones. Les écrivains qui ne sont pas nés en France et qui écrivent en français sont pour la plupart traduits en anglais: Ahmadou Kourouma, Anna Moï, Boualem Sansal, Tierno Monénembo, Abdourahman Waberi, Ken Bugul, Véronique Tadjo, Tahar Ben Jelloun, Aminata Sow Fall, Mariama Bâ, etc. La littérature française ne peut plus se contenter de la définition étriquée qui, à la longue, a fini par la marginaliser alors même que ses tentacules ne cessent de croître grâce à l’émergence d’un imaginaire-monde en français.

Tous les deux, nous avions eu à cet effet un échange à la Foire du livre de Francfort en octobre dernier, et je vous avais signifié publiquement mon désaccord quant à votre discours d’ouverture dans lequel vous n’aviez cité aucun auteur d’expression française venu d’ailleurs, vous contentant de porter au pinacle Goethe et Gérard de Nerval et d’affirmer que «l’Allemagne accueillait la France et la Francophonie», comme si la France n’était pas un pays francophone!

Dois-je rappeler aussi que le grand reproche qu’on adresse à la Francophonie «institutionnelle» est qu’elle n’a jamais pointé du doigt en Afrique les régimes autocratiques, les élections truquées, le manque de liberté d’expression, tout cela orchestré par des monarques qui s’expriment et assujettissent leurs populations en français? Ces despotes s’accrochent au pouvoir en bidouillant les constitutions (rédigées en français) sans pour autant susciter l’indignation de tous les gouvernements qui ont précédé votre arrivée à la tête de l’Etat.

Il est certes louable de faire un discours à Ouagadougou à la jeunesse africaine, mais il serait utile, Monsieur le Président, que vous prouviez à ces jeunes gens que vous êtes d’une autre génération, que vous avez tourné la page et qu’ils ont droit, ici et maintenant, à ce que la langue française couve de plus beau, de plus noble et d’inaliénable: la liberté.

Par conséquent, et en raison de ces tares que charrie la Francophonie actuelle – en particulier les accointances avec les dirigeants des républiques bananières qui décapitent les rêves de la jeunesse africaine –, j’ai le regret, tout en vous priant d’agréer l’expression de ma haute considération, de vous signifier, Monsieur le Président, que je ne participerai pas à ce projet.

Bibliobs.nouvelobs.com par Alain Mabanckou
Santa Monica, le 15 janvier 2018

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Congo: le nouvel homme de confiance de la garde républicaine

janvier 12, 2018

 

Le visage du nouveau patron de la garde républicaine, le Colonel Gervais AKOUANGUE.
Colonel AKOUANGUE, nombreux de vos prédécesseurs qui ont occupé ces postes juteux et mielleux auprès du Kagni, avec rang de conseiller, ne sont plus de ce monde, notamment: Blaise Adoua et Emmanuel Avoukou sans oublier les hommes forts comme Yves Motandot Mongo et Marcel Ntsourou

Autre nomination qui vient de tomber : Monsieur Paul Morossa est nommé Secrétaire général adjoint du Conseil national de sécurité.

De peur d’une éventuelle attaque ce soir vers le domicile de NIANGA MBOUALA, certains habitants des quartiers comme Moungali et Ouenze ont commencé à plier bagages.

Affaire à suivre

Photo de BrazzaNews.
Colonel Gervais AKOUANGUE
Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Le pape au Chili et au Pérou en porte-voix des indigènes

janvier 12, 2018

Une affiche pour la venue du pape au Pérou, le 11 janvier 2018 à Lima / © AFP / Cris BOURONCLE

Le pape François sera de retour la semaine prochaine en Amérique latine, au Pérou et au Chili, une tribune pour soutenir les peuples indigènes et revigorer des Églises locales en perte de popularité, frappées notamment par des scandales de pédophilie.

Son sixième voyage dans la catholique Amérique latine restera très spirituel, mais le pape rencontrera aussi les autorités gouvernementales de deux pays en période de turbulences politiques.

Le Chili est en pleine transition, après la victoire à la présidentielle de décembre du milliardaire conservateur Sebastian Piñera, qui entrera en fonction en mars, suscitant des interrogations sur les réformes sociétales de la socialiste sortante Michelle Bachelet.

Le Pérou s’enfonce de son côté dans une profonde crise, depuis la grâce accordée à Noël à l’ex-président péruvien Alberto Fujimori, condamné pour corruption et crimes. Très critiqué pour cette décision, le chef de l’Etat Pedro Pablo Kuczynski, ex-banquier de Wall Street, a lui-même échappé à une destitution pour ses liens avec le géant du BTP brésilien Odebrecht.

Le premier pape latino-américain de l’Histoire, pourfendeur de le corruption et des inégalités sociales qui frappent les pauvres, fera-t-il passer quelques messages politiques à ses hôtes ?

Les temps forts du 22ème voyage de son pontificat – du 15 au 18 janvier au Chili, puis du 18 au 21 janvier au Pérou – seront indubitablement ses rencontres avec des peuples indigènes. Au Chili et au Pérou, le pape déjeunera avec eux en petit comité pour s’enquérir de leur sort.

A Temuco, à plus de 600 km au sud de Santiago du Chili, il s’adressera aux indigènes Mapuche (7% de la population chilienne), qui occupaient un vaste territoire à l’arrivée des conquistadors espagnols au Chili en 1541. Cette région, Auracania, est toutefois rythmée par des actions d’une minorité radicalisée, qui incendie des entreprises forestières mais aussi des églises. Le pape n’y est donc bienvenu par tous.

– Scandales d’abus sexuels –

A Puerto Maldonado, au cœur de l’Amazonie dans le sud-est du Pérou, il sera accueilli par quelque 3.500 indigènes, dont certains de Bolivie et du Brésil. Preuve de l’intérêt qu’il porte aux menaces environnementales pesant sur ce poumon vert et ses habitants, parfois réduits à l’esclavage par des trafiquants, le pape a convoqué pour 2019 un synode (réunion mondiale d’évêques) consacré aux peuples d’Amazonie.

Au Pérou, François renouera aussi avec « la piété populaire » latino-américaine, dont il apprécie la simplicité et la chaleur, décrit le cardinal et archevêque de Lima, Juan Luis Cipriani.

Les conservatrices Églises du Chili et du Pérou, discréditées par des scandales d’abus sexuels, « ont besoin d’un choc » pour être plus attentives aux problèmes de la population, souligne un proche du pape, notant que François voyage toujours dans des pays « à problèmes ».

Moins médiatisées que ses bains de foule, ses rencontres avec des religieux sont l’occasion de les appeler à être à l’écoute des fidèles et à laisser de côté un « cléricalisme » rigide.

« Sous la dictature de Pinochet, l’Église était perçue comme un point de référence pour la protection des droits humains. Aujourd’hui la sécularisation a réduit son rôle », explique l’ambassadeur chilien auprès du Saint-Siège, Mariano Fernandez Amunategui.

« La visite du pape jouera un rôle très positif pour l’Église », note-t-il, en évoquant les ravages causés en 2010 par le cas du prêtre Fernando Karadima, coupable d’abus sexuels sur des mineurs.

Selon la base de données de l’ONG américaine Bishop Accountability, des dénonciations pour abus sexuels ont concerné près de 80 religieux au Chili, où le pourcentage d’athées est passé de 12% à 22% entre 2006 et 2014.

Le Vatican a annoncé mercredi avoir mis sous tutelle un mouvement catholique péruvien Sodalitium Christianae Vitae, dont le fondateur Luis Fernando Figari, réfugié à Rome, est au cœur d’une enquête pour pédophilie.

Si des rencontres avec des victimes ne figurent pas au programme officiel, elles pourraient avoir lieu très discrètement, selon le Vatican.

A Iquique, à 1.450 km au nord de la capitale chilienne, le pape aura en tout cas une rencontre privée avec deux victimes de la dictature d’Augusto Pinochet.

Ce voyage tambour battant (plus de 30.000 km parcouru sur dix vols) sera aussi une machine à remonter le temps pour Jorge Bergoglio, 81 ans, qui étudia au Chili lors de son noviciat jésuite et retrouvera l’un de ses anciens camarades.

Romandie.com avec(©AFP / 12 janvier 2018 15h32)                

L’Équateur naturalise Assange et échoue à lui obtenir une protection diplomatique

janvier 11, 2018

Le fondateur australien de WikiLeaks, Julian Assange, s’adresse à la presse depuis le balcon de l’ambassade d’Equateur à Londres, le 19 mai 2017 nnnfounder Julian Assange raising his fist prior to addressing the media on the balcony of the Embassy of Ecuador in London on May 19, 2017.Britain said on January 11, 2018 it has denied a request by Ecuador to issue diplomatic status to WikiLeaks founder Julian Assange, who has been living in the country’s London embassy since 2012. / © AFP/Archives / Justin TALLIS

L’Equateur a annoncé avoir naturalisé Julian Assange, le créateur australien de WikiLeaks réfugié depuis 2012 à l’ambassade équatorienne à Londres, afin de tenter de lui obtenir un statut diplomatique et trouver une solution à cette situation de plus en plus délicate pour le pays andin.

« Cette naturalisation a été accordée le 12 décembre 2017 », a expliqué jeudi la cheffe de la diplomatie équatorienne Maria Fernanda Espinosa.

« Le gouvernement équatorien a le droit d’accorder la nationalité (équatorienne) à la personne qu’il protège et faciliter ainsi (…) son intégration au sein du pays qui le reçoit », a poursuivi Mme Espinosa.

La ministre des Affaires étrangères a ensuite précisé avoir demandé le 20 décembre à Londres « d’accréditer M. Assange en tant qu’agent diplomatique » membre de la délégation équatorienne au Royaume Uni.

« Cette demande a été rejetée le 21 décembre. Par respect pour les bonnes relations que nous avons avec le Royaume Uni, nous avons abandonné cette option », afin de ne pas nuire aux « possibilités de protection » future d’Assange.

Un peu plus tôt, Londres s’était exprimé sur ce dossier diplomatique brûlant où sont également impliqués les Etats-Unis et la Suède.

« Le Royaume-Uni n’a pas accédé à cette demande, et nous ne sommes pas en discussions avec l’Equateur sur cette question », avait indiqué un porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères.

Craignant une extradition vers la Suède pour un viol présumé qu’il nie, Julian Assange, 46 ans, a trouvé asile en 2012 à l’ambassade d’Equateur à Londres. Ce pays est alors gouverné par Rafael Correa, figure de la gauche sud-américaine, qui nargue Washington en recevant le fondateur de WikiLeaks.

Le parquet suédois a depuis classé l’affaire mais l’Australien craint d’être arrêté s’il sort de l’ambassade, puis extradé et jugé aux Etats-Unis pour la publication par WikiLeaks de secrets militaires et de documents diplomatiques américains en 2010.

– ‘Médiation’ –

La sortie de ces documents avait valu à Julian Assange, qui a créé WikiLeaks en 2006, un statut de paria aux Etats-Unis, alors que ses défenseurs célébraient en lui le champion d’un mouvement mondial pour la transparence et la démocratie.

« L’Equateur sait que la manière de résoudre ce problème est que Julian Assange quitte l’ambassade pour se soumettre à la justice », a souligné le porte-parole de la diplomatie britannique.

La police britannique a indiqué qu’elle arrêterait l’Australien s’il sortait de l’ambassade car il n’a pas respecté en 2012 les conditions de sa liberté sous caution.

Mardi, la cheffe de la diplomatie équatorienne, Maria Fernanda Espinosa, avait dit être à la recherche d’une « médiation », telle « un pays tiers ou une personnalité », pour trouver un accord avec le Londres sur la situation « insoutenable » de M. Assange.

« Aucune solution ne pourra être trouvée sans la coopération internationale et sans la coopération du Royaume-Uni, qui a fait part de son intérêt pour trouver une issue » à cette situation, avait-elle ajouté sans plus de détails lors d’une rencontre avec la presse étrangère.

Il faut dire que ces derniers temps l’hôte de l’Equateur est devenu quelque peu encombrant pour le pays andin.

Omniprésent durant la campagne présidentielle équatorienne du début 2017, le cas Assange divise alors les deux principaux candidats. Lors de son arrivée au pouvoir en mai dernier, le nouveau président Lenin Moreno, successeur de Rafael Correa devenu ensuite son ennemi, annonce que Julian Assange pourra rester dans son ambassade.

Mais les prises de position publiques de l’Australien semblent agacer Quito, qui n’apparait plus aussi bienveillant à l’égard de son invité.

Ainsi en novembre, l’Equateur demande au fondateur de WikiLeaks, qui s’était prononcé en faveur de l’indépendance de la Catalogne, d’éviter de faire des déclarations susceptibles d’affecter les relations internationales de Quito.

Romandie.com avec(©AFP / 11 janvier 2018 18h56)                

France-Congo: l’artiste Nzongo’ Soul est mort

janvier 11, 2018

 

L’artiste Nzongo’ Soul, de son vrai nom Faustin Nzongo, dit « Wa semo » est mort ce 10 janvier 2018 à Paris.

Dans la plus grande consternation, l’alerte du décès de Nzongo’ Soul a circulé dans les chaumes de la diaspora, mercredi 10 janvier en début de soirée.

Les raisons de son décès ne sont pas encore connues. Il a été retrouvé mort, par un proche, à son domicile de la Porte de la Villette à Paris , qui à son tour à alerté la police.

« Nous n’avons pas eu connaissance d’une maladie au point d’en mourir », explique un proche avec qui Nzongo’ Soul a conversé ces derniers jours. « Nous saurons mieux dès que les conclusions médicales parviendront à ses deux enfants ».

Perplexes à l’heure où nous donnons cette annonce de la vraie cause de décès de l’auteur, compositeur, interprète, Faustin Nzongo, couronné par le Prix Découvertes RFI en 1984,

Nous avons plutôt pour l’instant, une sincère pensée pour l’initiateur du rythme « walla ». Celui qui avait fondé le groupe professionnel « Walla players » au style musical original, né de la fusion de walla le rythme du peuple Kongo, de la rumba congolaise, du soul, du rock et du funk. Nzongo’ Soul, qui s’est fait un nom au niveau international par son duo avec Bernard Lavilliers dans le titre « Noir et Blanc ».

Sa dépouille a été prise en charge par les services du centre médico-légal de la ville de Paris.

 

Photo de BrazzaNews.
Brazzanews.fr avec Sacer-infos.com par Stany Franck

Des archives d’Einstein arrivent en Extrême-Orient sous haute protection

janvier 11, 2018

Une note manuscrite du physicien Albert Einstein en 1922, montrée à Jérusalem le 19 octobre 2017 / © AFP/Archives / MENAHEM KAHANA

Le manuscrit de la théorie de la relativité et des archives d’Albert Einstein ont pour la première fois pris la direction de l’Extrême-Orient où ils ont fini leur voyage en camion blindé sous escorte policière, a indiqué jeudi l’Université hébraïque de Jérusalem.

Le manuscrit ainsi que 75 autres pièces des archives Einstein de l’Université hébraïque seront visibles du public à partir de vendredi à Taipei à la faveur de l’exposition intitulée « Albert Einstein: une vie en quatre dimensions », a précisé l’établissement dans un communiqué.

Parmi les autres pièces de l’exposition: la médaille du prix Nobel de physique que le scientifique a reçue en 1921, ses lettres à Sigmund Freud, à ses amis, aux femmes qu’il a aimées, et sa collection de disques vinyles.

L’exposition a réclamé deux ans de travaux jusqu’à ce que la précieuse collection soit acheminée à Taipei, où elle a achevé son trajet en camion blindé placé sous protection policière et accompagné d’un véhicule leurre pour la protéger des voleurs, a rapporté l’université.

Albert Einstein a été l’un des pères fondateurs de l’Université hébraïque. Dans son testament, il lui a légué tous ses écrits et son patrimoine intellectuel, y compris le droit à l’utilisation de son image, dont la fameuse photo du physicien en train de tirer la langue.

« Pratiquement tout ce qui est présenté est authentique à l’exception de la pipe centenaire d’Einstein, trop fragile pour voyager. Nous avons envoyé une copie », a dit à l’AFP une porte-parole de l’université.

Après Taïwan jusqu’au 8 avril, l’exposition est programmée en Chine et au Japon.

Certaines des pièces de la collection Einstein ont déjà été exposées à l’étranger, à Washington ou Los Angeles par exemple. « Mais c’est la première fois qu’autant de pièces d’archives sont présentées à l’étranger », a ajouté la porte-parole.

Einstein avait refusé une offre de devenir le premier président de l’Etat d’Israël. « Israël est intellectuellement vivant et intéressant, mais a des possibilités très réduites et d’y aller avec l’intention de repartir à la première occasion serait regrettable », avait-il expliqué dans une de ses lettres.

Einstein a été gouverneur non-résident de l’Université hébraïque de Jérusalem jusqu’à sa mort en 1955.

Romandie.com avec(©AFP / 11 janvier 2018 14h06)                

Ambiance glaciale entre Donald et Melania Trump: ils feraient chambre à part

janvier 9, 2018

Nouvelles révé­la­tions dans le livre de Michael Wolff

 

Le livre Feu et fureur : dans la Maison Blanche de Trump, de Michael Wolff, révèle des infor­ma­tions gênantes sur l’inti­mité du couple prési­den­tiel améri­cain. Mela­nia et Donald Trump feraient chambre à part. Une infor­ma­tion que la Première dame avait pour­tant démen­tie.

En mars 2017, la rumeur d’une ambiance glaciale entre Donald et Mela­nia Trump courait déjà dans la presse. La Première dame avait alors démenti que le couple prési­den­tiel faisait chambre à part. Pour­tant, l’infor­ma­tion revient dans le livre de Michael Wolff, Feu et fureur : dans la Maison Blanche de Trump. Le jour­na­liste raconte dans son ouvrage le malaise qui règne entre le président des États-Unis et son épouse. « Le mariage de Donald Trump lais­sait perplexe presque tout le monde autour de lui (…) Donald et Mela­nia passaient rela­ti­ve­ment peu de temps ensemble. Ils pouvaient passer des jours sans contact, même quand ils étaient tous les deux dans la Trump Tower. » Il ajoute : « Souvent, elle ne savait pas où il se trou­vait. Son mari démé­na­geait d’une rési­dence à une autre, comme on va d’une pièce à l’autre« .

Ces anec­dotes pour­raient s’ajou­ter aux raisons qui ont poussé Mela­nia Trump à mettre plusieurs mois à démé­na­ger à la Maison Blanche. Elle avait justi­fié cette déci­sion par le fait de ne pas vouloir déra­ci­ner son fils Barron, pour qu’il puisse termi­ner son année scolaire à New-York. Derniè­re­ment, elle a aussi coupé court aux rumeurs qui affir­maient qu’elle n’avait jamais voulu deve­nir First Lady. Pour­tant, le livre de Michael Wolff révèle que le soir de l’élec­tion de son époux, Mela­nia Trump était « en larmes, mais pas de joie ». Son mari lui aurait assuré qu’il ne gagne­rait pas l’élec­tion. Même le milliar­daire « ressem­blait à quelqu’un ayant vu un fantôme », raconte l’écri­vain. En 2011 déjà, le mannequin avait réussi à dissua­der Donald Trump de se présen­ter aux élec­tions améri­caines, lui affir­mant qu’il était déjà « la plus grande star du monde, plus célèbre encore que Tom Cruise » et n’avait pas besoin de plus.

Gala.fr par Laurie-Anne Lecerf

Israël: Netanyahu confronté aux frasques de son fils à la sortie d’un bar à strip-teaseuses

janvier 9, 2018

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son fils Yaïr le 18 mars 2015 à Jérusalem / © AFP/Archives / THOMAS COEX

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est à nouveau confronté aux frasques d’un de ses fils et à un enregistrement d’une virée arrosée entre amis dans les clubs de strip-tease de Tel-Aviv.

L’enregistrement audio de propos tenus par Yaïr Netanyahu jette non seulement une lumière défavorable sur le comportement de celui que les médias appellent volontiers le « fils prodigue ». Il distille aussi, une fois de plus, le soupçon sur les relations entre un Premier ministre déjà visé par les enquêtes policières et le monde des affaires.

La bande, diffusée lundi soir par la deuxième chaîne de télévision, a été réalisée lors d’une sortie entre copains au cours de l’été 2015 dans des établissements aux moeurs plutôt relâchés de la capitale israélienne des plaisirs.

Yaïr Netanyahu, 26 ans, aîné des fils Netanyahu, se trouve à bord d’une voiture avec Nir Maïmon, fils de Kobi Maïmon l’un des hommes les plus riches d’Israël, Roman Abramov, collaborateur en Israël du milliardaire australien James Packer, un chauffeur et un garde du corps, selon la deuxième chaîne.

Les jeunes gens, apparemment éméchés, discutent sur un ton enjoué et en termes vulgaires, de strip-teaseuses, de prostituées et même de l’ancienne petite amie de Yaïr Netanyahu. Comme un présage, ils s’inquiètent sur le mode de la plaisanterie de l’effet que produirait leur discussion si elle était rendue publique.

« Mon père a fait gagner 20 milliards de dollars au tien, tu peux bien me donner 400 shekels », dit Yaïr Netanyahu à Nir Maïmon.

Yaïr Netanyahu fait à l’évidence référence à un important accord pour l’exploitation des vastes champs gaziers découverts en Méditerranée il y a quelques années, une manne pour Israël. Le père de Nir Maïmon est un actionnaire de premier plan d’Isramco, l’une des compagnies exploitant ces réserves.

Le Premier ministre avait annoncé en août 2015 un accord avec un consortium pour accélérer la production, ralentie par les querelles et les résistances à l’établissement d’une situation monopolistique. La furieuse bataille politique et judiciaire sur les conditions d’exploitation des champs gaziers s’est ensuite poursuivie pendant encore des mois.

– ‘Nouvelle tache’ –

L’enregistrement, à l’authenticité contestée par personne, faisait la une de tous les médias. Les adversaires et les détracteurs du Premier ministre s’en sont emparés pour attaquer à nouveau le traitement réservé à Yaïr Netanyahu, dépourvu de toute fonction officielle mais vivant à la résidence du Premier ministre et bénéficiant d’une garde rapprochée permanente et d’un chauffeur jusque dans ses virées dans les boîtes de nuit, et pour remettre en cause l’accord gazier.

Le chef du parti travailliste Avi Gabbay a parlé sur Twitter d’une « nouvelle tache sur l’accord de gaz corrompu ». Le parti de gauche Meretz a réclamé l’ouverture d’enquêtes.

M. Netanyahu est actuellement visé par deux enquêtes de police, dont les conclusions sont attendues dans les prochains mois, sinon semaines. Dans l’une d’elles, M. Netanyahu est soupçonné d’avoir reçu, illégalement, des cadeaux de riches personnalités, dont l’Australien James Packer.

Une autre enquête cherche à déterminer si M. Netanyahu aurait essayé de conclure un accord secret avec le propriétaire du Yediot Aharonot pour une couverture favorable de la part du quotidien israélien.

Le nom de son avocat personnel et d’un ancien chef de bureau apparaissent par ailleurs dans une affaire de corruption présumée liée à l’achat de trois sous-marins de guerre allemands.

– ‘Une blague’ –

« Le Premier ministre n’est pas consulté sur les conditions de la protection de ses enfants, décidées par les services de sécurité », a déclaré le bureau de M. Netanyahu dans un communiqué où il se garde d’évoquer l’accord gazier.

Mais la famille, dans un communiqué diffusé dans la presse, a assuré que M. Netanyahu n’avait « aucun lien avec Kobi Maïmon qu’il n’a rencontré qu’une fois il y a 10 ans, et n’était pas au courant que son fils Yaïr était lié au fils de Maïmon ». Elle a ouvertement accusé le chauffeur d’être l’auteur de cet enregistrement « honteux ».

Yaïr Netanyahu lui-même a présenté des excuses, affirmant que ses propos tenus « sous l’influence de l’alcool n’auraient pas dû être prononcés ».

Quant à l’accord gazier, « il s’agissait d’une blague », a-t-il affirmé dans un communiqué. Il a assuré n’avoir jamais eu connaissance du moindre détail de l’accord.

Yaïr est l’une des cibles privilégiées des détracteurs des Netanyahu. Il s’était signalé en 2017 en leur répondant sur Facebook avec un brûlot conclu par un emoji figurant un doigt d’honneur et un autre un tas d’excréments.

Romandie.com avec(©AFP / 09 janvier 2018 12h58)                

États-Unis: Trump, une visite médicale et des spéculations sans fin

janvier 9, 2018

/ © AFP / JIM WATSON

L’heure de la visite médicale a sonné pour Donald Trump, 71 ans, qui a rendez-vous en fin de semaine dans un hôpital militaire de la banlieue de Washington.

Mais ses détracteurs qui s’interrogent ouvertement sur sa santé mentale comme ses inconditionnels qui dénoncent de viles attaques devraient être déçus: le bilan de santé devrait se limiter au poids, à la pression artérielle et au taux de cholestérol.

Aucun examen psychiatrique n’est à l’ordre du jour pour celui qui s’est lui-même qualifié, dans une étrange formule, de « génie stable ».

Or si, pendant la campagne, son médecin personnel Harold Bornstein, avait assuré –dans un registre plus folklorique que scientifique– qu’il serait « l’individu en meilleure santé jamais élu à la présidence », les questions demeurent.

Elles viennent d’être relancées par le livre polémique du journaliste Michael Wolff qui dresse un portait au vitriol de l’ancien magnat de l’immobilier, assurant que son entourage doute de sa capacité à gouverner.

Le locataire de la Maison Blanche n’a aucune obligation de se soumettre à un bilan de santé, ni d’en rendre publics les résultats. Mais c’est devenu une tradition.

Et l’exécutif a assuré que Donald Trump, homme le plus âgé de l’histoire américaine à accéder à la présidence, s’inscrirait dans les pas de ses prédécesseurs.

Le débat avait été vif lors du deuxième mandat de Ronald Reagan, dans les années 80, où certains observateurs s’interrogeaient sur la détérioration de ses capacités intellectuelles. Plusieurs années après avoir quitté le pouvoir, ce dernier annoncera être atteint de la maladie d’Alzheimer.

En 1994, l’ancien président américain Jimmy Carter avait lui-même tiré la sonnette d’alarme, s’inquiétant, dans le Journal of the American Medical Association, du « danger » que représentait pour les Etats-Unis la possibilité que les capacités d’un président soit réduites du fait d’une « maladie neurologique ».

Mais rien n’a bougé depuis.

– Projet de loi –

En avril, Jamie Raskin, élu démocrate du Congrès, a déposé un projet de loi prévoyant la création d’une commission de 11 personnes composée essentiellement de psychiatres et de neurologues, qui pourrait être appelée à se prononcer sur la santé mentale du président.

Il s’appuie sur le 25e amendement de la Constitution, ratifié en 1967, qui prévoit que le vice-président gouverne en cas d’incapacité du président à exercer les pouvoirs. Mais ne prévoit aucune entité qui aurait le pouvoir d’examiner la santé mentale du président.

« Nous avons besoin de cet organe, pas seulement pour cette présidence mais aussi pour toutes celles à venir », explique-t-il dans un entretien à l’AFP.

« Les auteurs du 25e amendement avaient compris le danger d’avoir un président n’étant pas en pleine possession de ses capacités dans l’âge nucléaire dans lequel nous vivons », souligne-t-il.

« J’allume la télévision et la radio et le débat fait rage sur le fait de savoir si le président est mentalement apte. Ce dont nous avons vraiment besoin est d’un processus pour lequel cette question peut être examiné en cas de crise », ajoute-t-il.

Dans un Congrès dominé par les républicains, le texte n’a, à ce stade, aucune chance d’aboutir. Mais il pourrait contribuer à un débat plus large sur ce thème.

Pour l’heure, certains médias se tournent vers des spécialistes pour une analyse à distance du 45e président des Etats-Unis: ses tirades de tweets, sa gestuelle parfois surprenante, ses difficultés passagères d’élocution ont donné lieu à d’innombrables interprétations plus ou moins rigoureuses, et forcément limitées.

« Les journalistes manquent à leur devoir le plus élémentaire lorsqu’ils s’appuient sur des psychiatres qui n’ont jamais eu le moindre échange avec le président », s’indignait lundi Hogan Gidley, porte-parole de la Maison Blanche. « C’est répugnant ».

La visite médicale de Donald Trump à l’hôpital de Walter Reed est prévue vendredi.

Romandie.com avec(©AFP / 09 janvier 2018 15h39)                

Hommages à Peter Sutherland, ex-patron de l’OMC décédé dimanche

janvier 8, 2018

Peter Sutherland, premier directeur général de l’OMC, lors d’une conférence de presse à Genève le 8 septembre 2015 / © AFP/Archives / Fabrice COFFRINI, Fabrice COFFRINI

Les hommages pleuvaient lundi en l’honneur de l’Irlandais Peter Sutherland, premier directeur général de l’OMC et fervent défenseur de la coopération internationale, décédé dimanche à Dublin.

Avocat de formation, Peter Sutherland, mort à 71 ans, était devenu homme politique, diplomate et patron de grandes entreprises au cours d’une carrière de plus de quarante ans dans les cénacles irlandais, européens et internationaux.

L’Organisation mondiale du commerce (OMC) a souligné lundi que Peter Sutherland avait constitué « un rouage essentiel de la création du système commercial multilatéral d’aujourd’hui ».

Il fut l’un des chefs d’orchestre de la transformation de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT), qu’il a dirigé en 1993 et 1994. A l’issue des huit ans de négociations de l’Uruguay Round (Cycle d’Uruguay), ce système créé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale est devenu l’OMC le 1er janvier 1995 et Peter Sutherland fut son premier directeur général.

Fervent partisan du libre-échange et d’un rôle accru des institutions multilatérales, l’Irlandais n’avait de cesse de vilipender le protectionnisme qu’il avait surnommé « la meilleure recette de l’inefficacité ».

Peter Sutherland avait toutefois cédé les rênes de l’OMC quelques mois après sa création, et il fallut 18 années supplémentaires à l’organisation pour conclure un premier accord afin de réduire certains droits de douane et de faciliter les échanges internationaux.

Comme co-fondateur de l’OMC, l’Irlandais a été parfois considéré dans la presse comme l’un des « pères de la mondialisation », qui fait face désormais à des critiques de plus en plus bruyantes y compris de la part du président américain Donald Trump.

Avant le GATT et l’OMC, Peter Sutherland avait été le procureur général de la république d’Irlande au début des années 1980 –le gardien des lois– et commissaire européen à la Concurrence dans la deuxième moitié de cette décennie – un poste où il fut l’un des artisans du programme d’échanges étudiants Erasmus.

« Dans tous les sens du termes, Peter Sutherland fut un vrai Européen. Il croyait dur comme fer en l’Union européenne et en d’autres organisations internationales pour la coopération et le dialogue internationaux », a souligné le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

Fin manoeuvrier, Peter Sutherland utilisa ses nombreux contacts pour débuter une seconde carrière comme haut dirigeant d’entreprises après son départ de l’OMC, présidant pendant de nombreuses années la banque d’investissement Goldman Sachs International et la major pétrolière britannique BP.

Il avait consacré ses dernières années de vie active auprès de l’ONU, comme conseiller spécial sur les migrations.

Le Premier ministre irlandais Leo Varadkar a rendu hommage à « un homme d’Etat », « champion des libertés individuelles et économiques ».

Romandie.com avec(©AFP / 08 janvier 2018 13h14)