Archive for the ‘People’ Category

Un ancien espion de la CIA à Cuba raconte sa vie « d’échecs »

mai 28, 2017

Le Cubain Antonio Veciana, ancien espion de la CIA, le 19 mai 2017 chez lui à Miami, en Floride / © AFP / Leila MACOR

Un ancien espion de la CIA d’origine cubaine a dédié sa vie à tenter d’assassiner Fidel Castro et à déstabiliser le régime communiste, mais Antonio Veciana affirme aujourd’hui que cette vie fut une « histoire d’échecs » même s’il ne regrette rien.

« J’étais un improbable terroriste », raconte-t-il dans son livre « Trained to Kill » (formé pour tuer) co-écrit avec le journaliste Carlos Harrison. « J’étais maigrichon, asthmatique et rongé par l’incertitude ».

L’ancien espion âgé aujourd’hui de 88 ans, assis à côté de son déambulateur dans le salon de sa fille à Miami, s’explique: « Ce que j’ai fait c’est ce que les terroristes font. C’est juste que ce n’était pas appelé comme tel ».

Le livre narre dans le détail comment l’agent de la CIA David Atlee Phillips –connu sous l’alias « Bishop » (évêque)– l’a recruté en 1959 et l’a formé à La Havane dans le but de tuer Fidel Castro, mort l’an dernier de causes naturelles.

« Bishop m’a invité à déjeuner », se rappelle-t-il. « C’était facile, il n’avait pas besoin de me convaincre des dangers du communisme à Cuba ».

– Rumeurs –

Comptable à la Banque nationale de Cuba, M. Veciana a appris à se rendre invisible, à comploter, à ne plus avoir de scrupules et à se méfier.

« Au départ l’idée était de déstabiliser » le régime, explique-t-il. « Dans les pays qui sont déstabilisés, les gens croient aux rumeurs ».

« C’était mon boulot: lancer ces rumeurs ».

La première d’entre elles fut un projet de loi qui prévoyait que le gouvernement cubain enlève aux parents la garde légale de leurs enfants.

Cette fausse information a permis l’envoi, par leurs parents, de quelque 14.000 enfants aux Etats-Unis dans un exode connu sous le nom d' »opération Peter Pan ».

« Beaucoup de parents ont ensuite revu leurs enfants, mais d’autres n’ont pas pu les revoir parce qu’ils sont morts ou parce qu’ils ne pouvaient pas quitter le pays », selon M. Veciana.

De 1960 à 1962, les parents déposaient leurs enfants dans des locaux de l’Eglise catholique. Ces mineurs non accompagnés étaient ensuite accueillis dans des camps en Floride.

M. Veciana dit ne pas regretter d’avoir séparé ces enfants de leurs parents.

« C’était peut-être irresponsable, mais je faisais cela par conviction », explique-t-il. « A l’époque j’étais convaincu que ce que je faisais était bien, donc je le referais ».

– Groupe para-militaire –

M. Veciana a fui aux Etats-Unis en 1961 après une attaque ratée contre Castro qui aurait facilement mené les autorités cubaines jusqu’à lui.

Quand il a été contacté par Bishop à Miami, M. Veciana a fondé un groupe para-militaire anti-Castro nommé « Alpha 66 » qui, pendant les années 60 et 70, a mené des attaques de type commando contre le régime castriste.

« Ces attaques nourrissaient l’espoir, et quand la presse en parlait c’était l’euphorie — les gens avaient encore l’espoir de pouvoir gagner la bataille », raconte M. Veciana.

Il reconnaît cependant que les succès et l’ampleur des attaques étaient « toujours exagérés ».

Comme beaucoup de Cubano-Américains de son âge, M. Veciana en veut au président John F. Kennedy qu’il accuse d’avoir « trahi » les exilés cubains en retirant l’armée américaine de l’opération anti-castriste de la Baie des cochons à Cuba en 1961, qui fut un échec.

Il prétend aussi avoir vu Bishop rencontrer Lee Harvey Oswald trois mois avant l’assassinat de JFK au Texas en 1963. Oswald étant considéré comme le meurtrier de l’ex-président.

– ‘Comme un raté’ –

Une dernière tentative de tuer Castro à Santiago du Chili a échoué et M. Veciana a abandonné des années plus tard toute tentative d’attenter à la vie du dirigeant cubain.

Il a aussi mis fin à ses actions pour discréditer Ernesto « Che » Guevara après sa mort en 1967 en Bolivie. Le révolutionnaire argentin est devenu à l’inverse une icône de la gauche.

« J’essaie vraiment de ne pas trop y penser, parce mon histoire est une histoire d’échecs », estime M. Veciana. « Quand vous échouez par différentes circonstances vous pensez que vous n’avez pas fait la bonne chose, mais surtout vous vous sentez comme un raté ».

En 1979, après avoir plusieurs fois tenté de se suicider, Veciana a finalement jeté l’éponge de l’espionnage et du métier de tueur à gages.

« Ma vie secrète est finie » sont les derniers mots de son livre.

Romandie.com avec(©AFP / 28 mai 2017 10h07)                

JFK à 100 ans: un héritage gravé dans l’esprit des Américains

mai 28, 2017

Des danseurs du groupe Bandaloop sur le portrait de l’ancien président John F. Kennedy, lors des célébrations pour le centième anniversaire de sa naissance, le 26 mai 2017 au Kennedy Center à Washington / © AFP / ANDREW CABALLERO-REYNOLDS

« Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous. Demandez ce que vous pouvez faire pour votre pays ». La plus fameuse maxime de John Fitzgerald Kennedy continue d’inspirer l’Amérique, qui célèbre le centième anniversaire de sa naissance.

Et personne n’a mieux suivi ce commandement que le clan Kennedy.

Né le 29 mai 1917, élu le 8 novembre 1960 à la présidence des Etats-Unis – à seulement 43 ans – héros de la guerre du Pacifique, charismatique en diable, JFK incarnait les promesses de l’Amérique du XXe siècle, jusqu’à son assassinat le 22 novembre 1963.

L’anniversaire de sa naissance « est l’occasion de réfléchir aux convictions du président Kennedy, la foi et la détermination qu’il avait à relever chaque défi qui se présentait à lui », affirme Joe Kennedy III, petit-neveu de l’ancien président, dans un entretien avec l’AFP.

A 36 ans, le petit-fils de Robert F. Kennedy – le frère de JFK, ministre de la Justice assassiné pendant sa campagne présidentielle en 1968 – a repris le flambeau. Elu à la chambre des Représentants depuis 2013 il représente la troisième génération de Kennedy à exercer un mandat électoral.

A l’exception de deux années, un Kennedy a toujours occupé une fonction élective depuis 1947, faisant de cette famille la quintessence d’une dynastie politique américaine.

Pour Joe Kennedy III l’héritage laissé par JFK c’est « son appel à tous les Américains, quels qu’ils soient et d’où qu’ils viennent, à se mettre au service de leur pays ».

« Beaucoup de mes collègues des deux camps m’ont arrêté pour me dire qu’ils avaient été inspirés par son appel à servir ».

– ‘Période magique’ –

L’héritage de JFK c’est aussi le glamour que lui et son épouse ont su conférer à la fonction présidentielle. Belle, élégante, raffinée, totalement à l’aise avec les plus grands, Jackie Kennedy était la coqueluche du monde entier.

« Il y avait une sorte d’aura autour de la Maison Blanche des Kennedy », raconte le sénateur républicain John McCain, et ancien candidat à la présidentielle.

« C’était juste une période magique », se souvient-il.

Jackie Kennedy a contribué à la magie, réussissant à mêler dans l’imaginaire des gens les 1.000 jours de la présidence de son mari à Camelot, la cour légendaire du roi Arthur.

Les Américains ont réussi à transcender la tragédie. JFK est vu comme le président qui, peut-être plus que tous les autres, a façonné la manière dont le pays se voit lui-même. Kennedy était son éternel optimiste.

Le membre de la famille à avoir occupé le plus longtemps un poste politique, Edward « Ted » Kennedy, est mort en 2009 après avoir servi pendant 47 ans au Sénat.

Plusieurs autres membres du clan Kennedy sont encore en fonction et d’autres y aspirent.

La fille de JFK, Caroline Kennedy, qui a été ambassadeur au Japon sous Barack Obama, pourrait se présenter à un poste au Congrès, selon le New York Post.

Elle est le seul enfant encore vivant du président assassiné. En 1999, son frère John Kennedy Junior est mort tragiquement – comme tant de membres du clan – au point de parler de malédiction des Kennedy.

– Servir –

« Chaque jour je pense à lui et il me manque », témoigne Caroline Kennedy, 59 ans.

Il a « inspiré une génération qui a transformé l’Amérique », dit-elle dans une vidéo publiée par le John F. Kennedy Presidential Library and Museum à l’occasion de l’anniversaire de sa naissance.

Elle ajoute que les gens lui disent avoir « été inspirés pour travailler, se battre et croire en un monde meilleur. Donner quelque chose à leur pays qui a donné tellement à tant de gens ».

Joe Kennedy III affirme qu’il y a « plein » de jeunes dans la famille qui pourraient entrer en politique, mais sans préciser.

« Le fil conducteur chez nous c’est de chercher une manière de servir ».

Les récents plaidoyers du jeune élu à la silhouette élancée et aux cheveux roux flamboyants, contre la politique migratoire du président Donald Trump ou sa réforme de la couverture santé ont été remarqués. Les spéculations sur une candidature à une prochaine présidentielle ont suivi.

Il a l’éloquence de son grand-père et de ses grands-oncles John et Edward et comme eux, la met au service des plus démunis et d’une société plus juste.

Le fils de Caroline Kennedy, Jack Schlossberg, 24 ans, pourrait aussi perpétuer la tradition.

« L’héritage de ma famille en matière de service public m’inspire », a confié M. Schlossberg sur NBC. Interrogé sur son avenir politique, il a répondu: « restez à l’écoute ».

Mais à l’ère de Donald Trump, dans une Amérique plus divisée que jamais, difficile de faire des comparaisons avec l’ère Kennedy.

« Le manque de courtoisie et de politesse choquerait John F. Kennedy car il avait des amis très proches au parti républicain », explique James Thurber, de l’American University de Washington.

Romandie.com avec(©AFP / 28 mai 2017 12h27)                

Médias : le journaliste Jean-Karim Fall est décédé

mai 27, 2017

Jean-Karim Fall, lors d’une interview avec un chef d’Etat africain, en avril 2013, à Paris. © Vincent Fournier/JA

Le journaliste franco-sénégalais de France 24 est décédé brutalement le 26 mai, en Sicile, alors qu’il couvrait le G7. Il avait 59 ans.

« C’était un grand », disent tous les journalistes africains et européens qui l’ont connu. Jean-Karim Fall, journaliste et rédacteur en chef à France 24, était un reporter exceptionnel et il est mort en reportage. Il est décédé brutalement dans sa chambre d’hôtel, le 26 mai, lors du sommet du G7 à Taormina en Sicile.

 

Né en mars 1958 d’un père sénégalais et d’une mère française, « JKF », comme l’appelaient ses collègues, est un diplômé de l’Ecole supérieure de journalisme (ESJ) de Lille, qui a tout de suite choisi de suivre l’actualité africaine.

Grand reporter à Radio France Internationale (RFI), il a couvert aussi bien la visite mouvementée de François Mitterrand chez Thomas Sankara, en novembre 1986, que la mise à sac de Kinshasa par la soldatesque de Mobutu, en septembre 1991, ou la guerre civile au Liberia dans les années 1990.

Très fin connaisseur de l’Afrique et de ses décideurs

Le 7 décembre 1993, alors qu’il est correspondant de RFI à Abidjan, il est le premier à annoncer au monde la mort de Félix Houphouët-Boigny. Reporter tout terrain, Jean-Karim Fall n’était pas une tête brûlée. De par son père, l’ancien ministre et ambassadeur sénégalais Abdel Kader Pierre Fall, il avait appris l’art de la diplomatie et de la « palabre » avec les soldats ou les rebelles de tous poils et réussissait ainsi à se sortir des situations les plus difficiles.

Chef du service Afrique de RFI à partir de 1996, Jean-Karim Fall, par son professionnalisme, a beaucoup contribué au développement de la « radio mondiale » sur le continent africain. Depuis 2012, il était passé à France 24, où il était à la fois rédacteur en chef, interviewer et chroniqueur. Toujours affable avec ses interlocuteurs, il savait les mettre en confiance.

Ainsi en avril dernier à Paris, le chef de l’Etat guinéen, Alpha Condé, lui avait confié sur France 24 qu’il avait gentiment reproché à Idriss Déby Itno d’avoir accueilli Marine Le Pen à N’Djamena. Parce qu’il était autant sénégalais que français, il acceptait de commenter l’actualité de tous les pays… sauf celle de son Sénégal bien aimé. Un grand est parti.

A sa famille et à ses proches, la rédaction de Jeune Afrique – et plus particulièrement ceux d’entre nous qui ont pu apprécier sa confraternité et sa courtoisie – présente ses condoléances attristées.

Jeuneafrique.com

Ariana Grande promet de donner un concert de charité à Manchester

mai 26, 2017

New York – La chanteuse américaine Ariana Grande a annoncé vendredi sur son compte Twitter qu’elle se produirait à Manchester lors d’un concert de charité en hommage aux victimes de l’attentat de lundi, sans donner de date.

Un jeune kamikaze a déclenché lundi soir une bombe à la fin du concert d’Ariana Grande à la Manchester Arena, causant la mort de 22 personnes et faisant 75 blessés.

Vendredi, elle a posté un long message de solidarité envers les victimes et leurs proches, se disant « désolée de la douleur et de la peur que vous devez ressentir et du traumatisme que vous devez vivre ».

Les agents de la jeune chanteuse de 23 ans, aux 46 millions d’abonnés sur Twitter, avaient annoncé mercredi qu’elle interrompait sa tournée jusqu’à début juin.

« Je ne veux pas continuer l’année sans pouvoir voir mes fans, les prendre dans mes bras et les soutenir tout comme ils continuent de le faire pour moi », a-t-elle écrit vendredi.

« Je reviendrai dans la ville incroyablement courageuse de Manchester pour passer du temps avec mes fans et organiser un concert de charité, pour lever des fonds pour les victimes et leurs familles », a-t-elle ajouté.

Très affectée par l’attentat, selon ses dires et des photos publiées dans plusieurs médias, Ariana Grande était rentrée mardi à Boca Raton (Floride), où elle réside.

Quelques voix se sont élevées pour regretter que la chanteuse ait quitté si rapidement Manchester, notamment l’éditorialiste britannique Piers Morgan.

« Si la Reine peut rendre visite aux victimes à l’hôpital, alors la star qu’elles ont payé pour voir peut en faire autant », a-t-il tweeté, suscitant de nombreuses critiques.

Romandie.com avec(©AFP / 26 mai 2017 21h00)                                            

Emmanuel Macron en première ligne au sommet du G7

mai 26, 2017

Une photo d’Emmanuel Macron, avec en arrière-plan la Première ministre britannique Theresa May (g) et le président américain Donald Trump, au G7 à Taormina en Italie, le 26 mai 2017 / © POOL/AFP / STEPHANE DE SAKUTIN

Vingt jours après son élection, le président français Emmanuel Macron rejoint le club très fermé des dirigeants du G7, en première ligne face à Donald Trump lors d’un sommet compliqué qui lui donne l’occasion de se forger une stature internationale.

Après le sommet de l’Otan à Bruxelles, le président français a atterri jeudi minuit avec son épouse Brigitte en Sicile, où, en plus des réunions des Sept, il rencontrait vendredi en tête-à-tête cinq dirigeants : Theresa May (Grande-Bretagne), Justin Trudeau (Canada), Mahamadou Issoufou (Niger), Béji Caïd Essebsi (Tunisie) et Shinzo Abe (Japon).

Parcourant à pied la rue principale de Taormina, il est apparu très souriant et détendu aux côtés de ses collègues, saluant les rares habitants de cette station balnéaire ayant décidé de rester chez eux en dépit de mesures drastiques de sécurité.

Mais au-delà des poignées de main, des sourires et des accolades, ce G7 est aussi un défi pour le nouveau président, qui a dû prendre le train en marche, les préparatifs ayant débuté en janvier. Son « sherpa », chargé de cette préparation, l’ex-ambassadeur Philippe Etienne, a pris le relais de celui de François Hollande, Jacques Audibert.

Cette arrivée tardive est d’autant plus délicate que ce G7 s’annonce plus compliqué que les précédents.

« Généralement le communiqué final est prêt à l’avance. Mais pas cette fois, à cause de l’incertitude de la position américaine sur le climat et le commerce international. Les sherpas continueront à négocier sur place jusqu’à samedi », a expliqué la délégation française.

Paris, avec d’autres pays européens, cherche à éviter un texte final mentionnant à peine le climat et les Accords de Paris, ce qui serait considéré comme un recul. L’enjeu est donc de taille pour le nouveau président français face à son homologue américain qui refuse toujours de se prononcer sur cette question.

– ‘la réponse de la France’ –

Mais les G7 ont un autre enjeu: c’est l’une des rarissimes occasions où les dirigeants du monde se rencontrent physiquement et peuvent se mesurer, échanger, créer des liens.

Et le président français s’est déjà fait un ami en la personne du Premier ministre canadien Justin Trudeau.

« Assis à la même table qu’Emmanuel Macron pour la première fois, nous parlons emploi, sécurité et climat, j’ai hâte d’avoir d’autres conversations, mon ami », a affirmé sur Twitter M. Trudeau, lui aussi né dans les années 70.

Arrivé au pouvoir en un an, à 39 ans, M. Macron suscite incontestablement la curiosité de ses pairs.

« Pour lui, ce sera trois jours de conquête, pour séduire, convaincre, montrer qui il est, ce qu’il veut faire. C’est une occasion en or d’avoir toutes ces échéances très rapprochées, Otan et G7, et il reçoit (le président russe Vladimir) Poutine après à Versailles », a expliqué Jacques Audibert jeudi sur CNews.

« Les chefs d’Etat et de gouvernement adorent ces réunions où ils peuvent discuter entre eux, seuls, jusque tard dans la nuit, ce qu’ils ne peuvent jamais faire dans les grandes réunions », raconte-t-il. « Les rencontres bilatérales sont aussi essentielles ».

Emmanuel Macron sera scruté car son élection est « la réponse de la France, une réponse d’ouverture, dynamique, le contraire de ce que les gens craignaient » en cas de victoire de la candidate d’extrême droite Marine Le Pen à la présidentielle, selon l’ex-conseiller.

Pour lui, « les dirigeants sont très curieux entre eux », ce sont avant tout des hommes politiques, et ils s’interrogent évidemment sur l’élection de cet outsider, jamais élu auparavant.

Et avec l’irruption parfois musclée de Donald Trump sur la scène internationale, les petits gestes comptent aussi. Les poignées de mains viriles entre Donald Trump et Emmanuel Macron à Bruxelles jeudi ont été très largement relayées sur les réseaux sociaux, avec des pluies de commentaires sur les jointures blanchies du président français.

Le duel entre les deux hommes est regardé avec curiosité tant ils paraissent à l’opposé l’un de l’autre. La presse italienne a même fait cette semaine d’Emmanuel Macron « l’antidote » à Donald Trump, après sa victoire en France, considérée comme un coup d’arrêt à la vague populiste qui semblait tout emporter sur son passage après le Brexit en Grande-Bretagne et l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis.

Romandie.com avec(©AFP / 26 mai 2017 17h26)                

États-Unis: Le cours magistral de politique de Mark Zuckerberg à Harvard

mai 26, 2017

 

Le fondateur de Facebook, qui a quitté en cours de scolarité la grande université américaine, était invité à donner le discours d’adieux aux diplômés de 2017.

 

Zuckerberg lors de son discours à l’université de Harvard, jeudi 25 mai. Steven Senne / AP

Mark Zuckerberg, le créateur de Facebook, a ajouté jeudi 25 mai son nom à une liste particulièrement prestigieuse de personnalités, allant de J. K. Rowling à Steven Spielberg en passant par Alan Greenspan : celle des orateurs ayant donné le fameux discours d’adieux aux diplômés de l’université de Harvard. Comme Bill Gates, qui a lui aussi donné cette allocution avant lui, M. Zuckerberg est pourtant ce que les Américains appellent un « drop-out » : il a quitté la grande université avant d’en être diplômé.

Dans ce long discours, M. Zuckerberg est, bien sûr, revenu sur son passage à Harvard – racontant diverses anecdotes, dont la rencontre avec sa future femme Priscilla Chan, avec qui il a fait connaissance… à la fête organisée par ses amis au moment où il pensait qu’il allait être expulsé de l’université, après avoir créé un site, FaceMash, qui permettait de comparer la beauté des jeunes femmes du campus. Au passage, il ne s’est pas privé d’égratigner, sans jamais le nommer, le film The Social Network de David Fincher, qui raconte de manière quelque peu romancée les débuts de Facebook et dont Mark Zuckeberg a toujours contesté certains passages.

Mais le long discours de M. Zuckerberg, qui prend rarement la parole en public en dehors de Facebook, s’est surtout concentré sur la vision politique, que le jeune PDG de Facebook développe de plus en plus fréquemment depuis le début de l’année. Selon lui, le principal défi de la génération actuelle de jeunes étudiants – dans laquelle M. Zuckerberg, 33 ans, s’englobe volontiers – est non seulement de trouver son but (« la véritable source du bonheur », selon lui), mais aussi de construire une société dans laquelle chacun trouvera le sien.

Revenu universel et assurance-maladie

« Quand nos parents ont reçu leur diplôme, leur but dans la vie venait, de manière simple, de leur travail, de leur église, de leur communauté. Mais, aujourd’hui, la technologie et l’automatisation détruisent de nombreux emplois. Le nombre de membres diminue dans toutes les communautés. Beaucoup de gens se sentent déconnectés et déprimés et tentent de remplir un vide. (…) J’ai rencontré des ouvriers qui savent que leurs emplois n’existeront plus et qui cherchent à trouver leur place », a dit M. Zuckerberg, qui a débuté en janvier un « tour des Etats-Unis » lors duquel il visite tous les Etats américains, où il ne s’était jamais rendu.

Pour ce faire, la nouvelle génération doit trouver « ses » projets, assure le fondateur de Facebook. S’il pense que cette génération, dite des « millenials », est différente des précédentes, parce qu’elle est plus connectée, plus entreprenante et plus internationaliste, les recettes des décennies précédentes peuvent aussi s’appliquer à elle, juge-t-il. « Chaque génération a ses grands travaux. Plus de 300 000 personnes ont travaillé à mettre un homme sur la Lune. Des millions de volontaires ont vacciné les enfants dans le monde entier contre la polio. Des millions de personnes ont construit le pont Hoover et d’autres grands projets. Ces projets n’ont pas juste donné un but aux personnes qui les accomplissaient, ils ont donné au pays tout entier la fierté d’être capable de faire de grandes choses. » De grands projets mais lesquels ? M. Zuckerberg cite pêle-mêle la lutte contre le changement climatique, la recherche médicale, la modernisation de la démocratie par le vote en ligne… Autant de projets dans lesquels Facebook ou sa fondation personnelle sont impliqués.

Mais ces projets, prévient M. Zuckerberg, ne pourront voir le jour que si les Etats-Unis travaillent à rendre leur société moins inégalitaire, qui autorise l’échec. « Facebook n’était pas mon premier projet (…). J. K. Rowling a reçu douze refus avant de publier Harry Potter. Même Beyonce a dû écrire des centaines de chansons avant d’arriver à Halo. Les plus grands succès naissent de la liberté d’échouer. » Pour aboutir à cette liberté, M. Zuckerberg, qui reconnaît au passage avoir compté parmi les étudiants les plus privilégiés grâce au soutien financier de sa famille, il faut, estime-t-il, un nouveau contrat social : revenu universel, couverture santé étendue, garde d’enfants bon marché… Qui paiera pour tout cela ? « Donner à chacun la liberté de poursuivre son but n’est pas gratuit. Ce sont les gens comme moi qui devraient payer pour cela », dit M. Zuckerberg, dont l’entreprise est pourtant régulièrement critiquée, notamment en Europe, pour ses pratiques d’optimisation fiscale.

« Une bataille d’idées »

Autant de propositions aux antipodes de la politique actuelle menée par le président Donald Trump, que M. Zuckerberg n’évoque jamais directement dans son discours, tout en soulignant « les temps incertains » dans lesquels nous vivons, et la politique anti-immigration du président américain, qu’il avait déjà critiquée à plusieurs reprises durant la campagne électorale. « Il y a des laissés-pour-compte de la mondialisation partout dans le monde. C’est difficile de se soucier des gens qui vivent ailleurs quand nous ne nous sentons pas bien chez nous. Il y a une pression à se renfermer. »

Pour M. Zuckerberg, le changement ne viendra « pas des Nations unies », mais du niveau le plus local. « C’est le grand combat de notre époque. Les forces de la liberté, de l’ouverture et des communautés globales, contre les forces de l’autoritarisme, de l’isolationnisme et du nationalisme. Les forces de la libre diffusion de la connaissance, du libre-échange et de l’immigration contre ceux qui s’y opposent. Ce n’est pas une bataille entre nations, c’est une bataille d’idées. Il y a dans tous les pays des personnes qui sont pour l’ouverture mondiale et d’autres qui y sont opposées. »

Sans être nécessairement le fait d’opposants à la mondialisation, la visite de M. Zuckerberg dans son ancienne université a cependant suscité quelques protestations… Sur le site Internet du journal de Harvard, dont plusieurs titres ont été détournés mercredi 24 mai par un pirate pour se moquer du fondateur de Facebook.

Lemonde.fr par Damien Leloup

Un ex-Premier ministre grec blessé par l’explosion d’un engin dans sa voiture

mai 25, 2017

L’ex-Premier ministre grec Lucas Papademos, s’exprime lors d’une conférence à Athènes le 20 avril 2012 / © AFP/Archives / LOUISA GOULIAMAKI

L’ex-Premier ministre grec Lucas Papademos a été légèrement blessé jeudi par l’explosion d’un engin dans sa voiture à Athènes, le premier attentat contre un ancien dirigeant grec depuis des décennies.

Cet acte n’avait pas été revendiqué en milieu de soirée.

M. Papademos, 69 ans, qui a été à la tête d’un gouvernement de coalition en 2011 et 2012, au pic de la crise grecque, aurait été victime de l’explosion d’une lettre piégée à l’arrière de son véhicule.

Il souffre selon l’hôpital de « blessures superficielles à la poitrine, à l’abdomen et aux jambes ».

« Je condamne sans réserve l’attaque contre Lucas Papademos et lui souhaite un prompt rétablissement ainsi qu’aux personnes qui l’accompagnaient », a fait savoir le Premier ministre Alexis Tsipras, de Bruxelles où il participe au sommet de l’Otan.

« M. Papademos et ses gardes du corps sont dans un état stable et peuvent communiquer », a précisé pour sa part le porte-parole du gouvernement Dimitris Tzanakopoulos en sortant de l’hôpital.

Il a assuré que la police ferait « tout le nécessaire pour éclaircir cette affaire ».

L’ancien Premier ministre venait juste de quitter l’Académie d’Athènes, qu’il préside cette année, quand l’explosion s’est produite sur une avenue passante.

Un employé d’une boutique de cycles a vu de la fumée sortir de la Mercedes noire et ses occupants en sortir avec les vêtements déchirés.

La voiture, restée dans le sens de la circulation, ne laissait pas apparaître de gros dégâts, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Selon la télévision d’Etat ERT, le blindage du véhicule a pu aggraver les blessures en contenant l’explosion à l’intérieur de l’habitacle.

Plusieurs médias ont par ailleurs raconté que la lettre piégée contenait de la poudre à pétards, une méthode utilisée par le groupe anarchiste Conspiration des Cellules de Feu, qui avait revendiqué en mars l’envoi d’une lettre piégée au ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble.

– ‘Coup porté à la dignité des Grecs’ –

M. Papademos, ancien gouverneur de la Banque de Grèce, de 1994 à 2002, et ex-vice président de la Banque centrale européenne, de 2002 à 2010, avait négocié pendant ces quelques mois une réduction massive de la dette de son pays détenue par les banques.

Il avait succédé au socialiste Georges Papandreou après la démission de celui-ci et avait fait voter un train de dures mesures d’austérité avant de quitter à son tour ses fonctions.

M. Papandreou a considéré jeudi cette attaque « contre un homme que nous avions invité à aider la Grèce en temps de grande difficulté » comme « un coup porté à la dignité de chaque citoyen grec ».

Pour sa part, l’actuel gouverneur de la Banque de Grèce Yannis Stournaras a assuré que l’attaque « ne nous ferait pas plier ».

Les médias grecs commençaient à faire le rapprochement avec la lettre piégée reçue en mars par les services de Wolfgang Schäuble.

A l’époque, les polices grecque et française avaient estimé que la Conspiration des Cellules de Feu avait également été responsable de l’arrivée au siège parisien du FMI, le même jour, d’un autre paquet piégé qui avait légèrement blessé une femme.

D’autres lettres piégées, adressées à des institutions, avaient été interceptées dans les jours suivants dans un centre de tri d’Athènes.

Le groupe figure sur la liste des organisations terroristes établie par Washington. Il avait déjà envoyé de telles lettres à des ambassades en Grèce et à des dirigeants européens en 2010.

Il appartient à la mouvance anarchiste, active en Grèce où elle est très remontée contre les institutions qu’elle considère comme responsables de la crise.

En 2011, plusieurs membres du groupe avaient été condamnés et emprisonnés pour « participation à une organisation criminelle », mais trois ans plus tard il avait annoncé sa reformation, se livrant depuis à des attaques sporadiques, généralement sans faire de victimes.

Par le passé, Eleftherios Venizelos, considéré comme le fondateur de la Grèce moderne, avait échappé de peu à un attentat dans Athènes en 1933, de même, en 1968, que le dictateur Georgios Papadopoulos.

Romandie.com avec(©AFP / 25 mai 2017 21h16)                

Trump, de la paix au Vatican au terrorisme à l’Otan

mai 24, 2017

Le président américain Donald Trump (c), son épouse Melania (g) et le pape François (d), le 24 mai 2017 au Vatican / © POOL/AFP / Alessandra Tarantino

Le président américain a rencontré mercredi le populaire pape François au Vatican, un face-à-face insolite conclu sur un appel à la paix, avant d’atterrir à Bruxelles pour un sommet jeudi à l’Otan, où il devrait évoquer la lutte antiterroriste.

« C’est l’honneur d’une vie de rencontrer sa sainteté le pape François. Je quitte le Vatican plus déterminé que jamais à œuvrer pour la paix dans notre monde », a twitté Donald Trump juste avant de s’envoler pour Bruxelles.

Le président américain a atterri à 16H15 (14H15 GMT) dans la capitale belge – une ville qu’il qualifia un jour de « trou à rat » – placée sous haute sécurité.

Il y rencontrera jeudi matin les dirigeants de l’Union européenne, puis participera à sa première réunion de l’Otan. Des rencontres attendues avec fébrilité par les Européens, qui espèrent qu’elles permettront de dissiper les désaccords. Ses critiques contre l’Alliance atlantique, qu’il avait jugée « obsolète » avant de se rétracter, ont semé le doute à Bruxelles.

– ‘La paix dans le monde’ –

Au Vatican, le milliardaire et le « pape des pauvres », deux hommes aux antipodes, d’abord un peu tendus, sont apparus plus à l’aise à l’issue de leur entretien d’une demi-heure dans la somptueuse bibliothèque des appartements pontificaux.

« Merci, merci, je n’oublierai pas ce que vous avez dit », a lancé Donald Trump en prenant congé de son hôte. Plus tard, en marge d’une rencontre avec le gouvernement italien, il s’est exclamé: « C’est vraiment quelqu’un! ».

Pour sa part, le Vatican n’est pas sorti d’un bref communiqué au langage très policé, évoquant des « discussions cordiales » et « la satisfaction de bonnes relations bilatérales ».

Et le pape a voulu pointer un « engagement commun en faveur de la vie et de la liberté religieuse et de conscience ».

M. Trump a autorisé des entreprises à refuser de financer la prise en charge de la contraception de leurs employés, bloqué le financement d’ONG internationales soutenant l’avortement et nommé à la Cour suprême un juge conservateur étiqueté anti-avortement.

De quoi faire plaisir à la moitié conservatrice de l’électorat catholique qui a voté pour lui, mais aussi au pape. Car malgré son image de « révolutionnaire », François reste un strict gardien de la tradition sur les questions éthiques.

Mercredi, les deux hommes ont aussi échangé sur « la promotion de la paix dans le monde », dont « le dialogue interreligieux » au Moyen-Orient.

Le Saint-Siège s’est permis seulement une vague allusion aux barrières à l’immigration, point de discorde le plus flagrant entre Trump et le pape, en souhaitant une « collaboration sereine » entre la Maison Blanche et l’Eglise catholique américaine dans son service pour la santé, l’éducation et les migrants.

De prime abord, pourtant, les sujets de dissension sont innombrables.

Le pape, pourfendeur de la prolifération des armes et du libéralisme qui exclut les plus faibles, a-t-il évoqué les contrats de 110 milliards de dollars de vente d’armement signés samedi à Ryad ou les coupes budgétaires prévues aux Etats-Unis dans les programmes sociaux ? Ou encore la question du changement climatique ? Mystère.

Le président républicain a offert au pape les cinq livres écrits par Martin Luther King, dont l’un signé de la main du prix Nobel de la paix.

François a pour sa part remis à M. Trump un médaillon symbole de paix. « Je vous le donne pour que vous soyez un instrument de paix », a-t-il expliqué.

– Les Européens dans l’expectative –

Immédiatement après la rencontre, François est allé tenir sa traditionnelle audience hebdomadaire du mercredi, sans faire aucune allusion à son rendez-vous matinal.

M. Trump a pour sa part eu le privilège d’une visite privée de la chapelle Sixtine et de la célèbre basilique, chef-d’oeuvre de Michel-Ange et du Bernin.

Avec ce rendez-vous, le président américain clôture son tour des trois grandes religions monothéistes, après un discours sur l’islam en Arabie saoudite et une visite au mur des Lamentations à Jérusalem.

A Bruxelles, où il doit passer une trentaine d’heures, il enchaînera les tête-à-tête avec les dirigeants européens, notamment le président du Conseil européen, Donald Tusk, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et le nouveau président français Emmanuel Macron.

Jeudi près-midi, il est attendu par les 27 autres chefs d’Etat et de gouvernement de l’Otan, institution que M. Trump a sévèrement critiquée, au nouveau siège de l’Alliance atlantique.

Ses alliés attendent de ce sommet qu’il soit l’occasion pour lui de leur assurer l’engagement sans faille des Etats-Unis en faveur de la sécurité de l’espace euro-atlantique.

Romandie.com avec(©AFP / 24 mai 2017 17h11)                

Violences au Kasaï : la justice congolaise enquête sur l’implication présumée d’un ex-ministre

mai 24, 2017

 

Selon le « New York Times », Clément Kanku entretenait des liens avec des miliciens dans le centre de la RDC, où deux experts de l’ONU ont été tués en mars.

 

Le député congolais Clément Kanku est soupçonné d’incitations à la violence dans les affrontements au Kasaï. Crédits : RADIO OKAPI/FLICKR

Le parquet de Kinshasa a annoncé, mardi 23 mai, qu’il enquêtait sur l’implication présumée d’un député congolais d’opposition – et ancien ministre – dans les violences qui secouent depuis août la région du Kasaï, dans le centre de la République démocratique du Congo (RDC). Deux experts de l’ONU, l’Américain Michael Sharp et la Suédo-Chilienne Zaïda Catalan, missionnés au Kasaï par le secrétaire général des Nations unies pour enquêter sur ces violences, y avaient été enlevés et assassinés en mars.

Samedi, le quotidien américain New York Times a révélé que Zaïda Catalan détenait un enregistrement sonore du député en question, Clément Kanku, en conversation téléphonique avec l’un des auteurs présumés des massacres au Kasaï. « La nature et les circonstances de cette conversation ne peuvent aucunement laisser indifférent » le parquet, a déclaré Flory Kabange Numbi, procureur général de la République, lors d’une conférence de presse : « Ce lundi 22 mai, j’ai été amené à ouvrir une enquête pour en savoir un peu plus. »

« Consterné »

Le procureur a affirmé avoir écrit au président de l’Assemblée nationale « pour nous permettre de conduire des enquêtes indispensables dans cette sinistre affaire ». Mais « il n’est nullement question de chercher à obtenir la levée des immunités » parlementaires à ce niveau de la procédure. Si les faits reprochés au député Kanku étaient établis, il pourrait être inculpé de « participation à un mouvement insurrectionnel et assassinat », a-t-il ajouté.

De son côté, Clément Kanku, qui a été ministre de la coopération et du développement de décembre 2016 jusqu’à la démission du gouvernement, début avril, s’est dit « consterné par ces allégations », qu’il « réfute totalement ». « Je suis convaincu que toute la lumière sera faite dans cette affaire et que justice sera rendue aux nombreuses victimes d’exactions abominables dans le Kasaï, y compris aux deux experts des Nations unies », a-t-il déclaré.

Dans un communiqué, le mouvement congolais Lutte pour le changement (Lucha) a demandé une « enquête internationale indépendante » sur les violences au Kasaï, doutant de la volonté des autorités congolaises de « mener une enquête sérieuse et crédible ». « Aucune enquête n’a jamais été menée sur les circonstances [du] meurtre [des deux experts] et sur le rôle joué dans cette affaire par les autorités, notamment par le ministre de l’intérieur de l’époque, Evariste Boshab », ajoute Lucha, alors que, samedi, la justice militaire congolaise a annoncé l’ouverture prochaine du procès des assassins présumés des deux experts, sans en préciser la date.

Fosses communes

Mardi, l’ONU a mis en doute les conclusions de l’enquête congolaise sur le meurtre des deux experts. « Cela semble avoir été mené avec pas mal de rapidité », a commenté le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, soulignant que Kinshasa n’avait pas encore communiqué ses conclusions à l’ONU et précisant qu’une commission d’enquête des Nations unies présentera un rapport fin juillet. Dans son communiqué, Lucha exige par ailleurs du secrétaire général de l’ONU « le remplacement immédiat » de son représentant spécial en RDC, Maman Sidikou, « pour incompétence, complaisance, négligence et manque de leadership ».

Depuis septembre 2016, les violences au Kasaï, qui impliquent miliciens, soldats et policiers, ont fait plusieurs centaines de morts et causé le déplacement de 1,27 million de personnes. L’ONU y accuse les rebelles Kamwina Nsapu d’enrôler des enfants dans ses milices et d’avoir commis des atrocités, tout en dénonçant également l’usage disproportionné de la force par l’armée congolaise. Michael Sharp et Zaïda Catalan faisaient partie d’un panel d’experts de l’ONU recherchant des informations sur plus d’une quarantaine de fosses communes découvertes au Kasaï.

Ces violences surviennent au moment où la RDC traverse une crise politique à laquelle s’ajoute une crise économique, sécuritaire et humanitaire liée à la déstabilisation de plusieurs provinces par des groupes armés.

Le Monde.fr avec AFP

France: David Puja­das, le jour­na­liste séparé de sa femme

mai 24, 2017

Un homme blessé

EXCLU : David Puja­das, le jour­na­liste séparé de sa femme

Après 16 ans de bons et loyaux services au fauteuil du JT de 20h, David Puja­das a été remer­cié par Delphine Ernotte. Au nom du renou­vel­le­ment et malgré de bonnes audiences, le jour­na­liste ne présen­tera plus le JT la saison prochaine. Côté vie person­nelle aussi, il y a du chan­ge­ment pour la star de la chaîne.

 

Après bien­tôt 16 ans de succès au 20 h de France 2 et une campagne prési­den­tielle parti­cu­liè­re­ment ardue pour les jour­na­listes, David Puja­das quitte son fauteuil. Un fauteuil très convoité que le jour­na­liste, grâce à ses bonnes audiences, avait réussi à garder malgré les rumeurs persis­tantes. Déjà en 2014, on l’annonçait sur le départ, déjà on murmu­rait le nom d’Anne-Sophie Lapix. Cette fois, la rumeur s’est confir­mée : le jour­na­liste est évincé et remplacé par Anne-Sophie Lapix, sur déci­sion de la prési­dente de France Télé­vi­sions, Delphine Ernotte. Laurent Dela­housse, appro­ché, a refusé le poste. Dans la presse, elle s’est d’ailleurs justi­fiée de ce choix mûre­ment réflé­chi et expliqué dési­rer donner un nouveau souffle à ce rendez-vous d’infor­ma­tion.

Et si selon ses propres mots, cela n’est pas un désa­veu pour le jour­na­liste, l’homme est blessé, humi­lié par une déci­sion qui ne lui a pas été expliquée, comme il l’a raconté à la rédac­tion réunie pour parler de ce coup de théâtre. Et si l’an prochain il pour­rait rester chez France 2 pour animer l’Emis­sion poli­tique avec Léa Salamé, sa vie de couple est elle aussi cham­bou­lée ces derniers temps. Selon nos infor­ma­tions, son couple aussi est en diffi­culté. Marié à Ingrid depuis 2004, David Puja­das était coutu­mier des soirées à Roland Garros et autres tapis rouges sur la croi­sette à Cannes. Déjà papa de deux enfants, Esther et Adèle, David Puja­das a pendant 13 ans été marié à Ingrid, une ancienne hôtesse de l’air. Ensemble, ils ont accueilli un petit Adam en 2008 et une petite fille née en 2015.

Toute­fois, « Puja­das » signi­fie montée en cata­lan alors avec la déter­mi­na­tion qu’on lui connaît, le jour­na­liste saura rebon­dir.

Gala.fr