Archive for the ‘People’ Category

France: L’acteur et réalisateur Jean-François Stévenin est mort

juillet 28, 2021

Auteur de trois films cultes – « Passe-montagne », « Double messieurs » et « Mischka » –, ce comédien prolifique avait joué pour François Truffaut, Bertrand Blier et Jacques Demy. Il s’est éteint mardi à l’âge de 77 ans, a annoncé sa famille.

L’acteur et réalisateur Jean-François Stévenin, à Paris, le 17 octobre 2008.
L’acteur et réalisateur Jean-François Stévenin, à Paris, le 17 octobre 2008. MARTIN BUREAU / AFP

L’acteur Jean-François Stévenin, qui a commencé sa carrière chez Rivette et Truffaut avant de devenir un second rôle prisé du cinéma français puis un réalisateur culte en seulement trois films, est mort mardi 27 juillet à l’âge de 77 ans, a annoncé sa famille à l’Agence France-Presse. « Il est décédé à l’hôpital à Neuilly, il s’est bien battu », a affirmé son fils Sagamore Stévenin, également comédien.

Réalisateur de trois films considérés comme cultes (Passe-montagneDouble messieurs et Mischka), Jean-François Stévenin est un acteur prolifique vu dans des films aussi éclectiques que L’Argent de poche, de François Truffaut, Une chambre en ville, de Jacques Demy, ou Le Pacte des loups, de Christophe Gans.

Figure familière du cinéma français

Né dans le Jura en 1944, cet ancien étudiant à HEC, au parcours romanesque et buissonnier, découvre les plateaux de cinéma lors d’un stage à Cuba… sur la production laitière. « Je ne savais rien faire, mais j’ai appris à parler espagnol très vite et je me suis fondu dans l’équipe. Incognito », racontait-il.about:blankclose

En 1968, il devient assistant d’Alain Cavalier sur le tournage de La Chamade« Pendant dix ans, j’étais assistant, je n’avais jamais pensé à jouer. (…) Dans Out One, de Jacques Rivette, Juliet Berto avait dit : “C’est drôle, l’assistant ressemble à Brando, pourquoi il ne jouerait pas Marlon ?” La scène a été gardée au montage »se souvenait-il en 2000 pour Libération.

Son visage rond et ses yeux bleus perçants font rapidement de lui une figure familière du cinéma français.

Père de quatre enfants, tous acteurs

Dans les années 1980, il tourne sous la direction de Jean-Luc Godard (Passion), Bertrand Blier (Notre histoire) et Catherine Breillat (36 fillette). Puis viendront les films à plus grand succès comme Le Pacte des loups, où il joue avec Vincent Cassel et Samuel Le Bihan, ou encore L’Homme du train, réalisé par Patrice Leconte.

Son travail de cinéaste lui vaudra en 2018 un prix Jean-Vigo d’honneur, remis par Agnès Varda. Cette récompense distingue l’indépendance d’esprit, la qualité et l’originalité.

Ses films, où la nature est très présente, sont marqués par le cinéma de Cassavetes et, comme le cinéaste américain, il aime à filmer ses proches. Il est père de quatre enfants, tous acteurs : Sagamore, Robinson, Salomé et Pierre.

Son dernier film, Illusions perdues, de Xavier Giannoli, adapté de Balzac, doit être présenté à la rentrée au Festival de Venise.

Par Le Monde avec AFP

France: L’influenceuse Nabilla paie 20 000 euros d’amende pour « pratiques commerciales trompeuses » sur Snapchat

juillet 28, 2021

En 2018, la vedette de téléréalité avait fait la promotion de services boursiers sur le réseau social sans mentionner qu’elle était rémunérée pour cela.

Nabilla, soucieuse(...)

Vingt mille euros d’amende et un mea-culpa : l’ancienne vedette de téléréalité Nabilla Benattia-Vergara a accepté de payer une amende après avoir été épinglée par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) pour avoir fait la promotion de services boursiers sans mentionner qu’elle était rémunérée. Une pratique loin d’être marginale chez les influenceurs.

Dans une story sur le réseau social Snapchat, la vedette de téléréalité mettait en avant la gratuité d’un service proposé par un site boursier et des perspectives de gains importants, ce que la DGCCRF a assimilé à des « pratiques commerciales trompeuses »selon un communiqué de la répression des fraudes publié mercredi. En 2018, l’ex-star des « Anges de la téléréalité » s’était déjà montrée particulièrement enthousiaste pour le bitcoin. Cette « monnaie du futur » est « grave en train de se développer », lançait-elle dans une vidéo. Ce qui lui avait déjà valu une mise en garde de l’Autorité des marchés financiers.

Lutte contre les publicités déguisées

« Je ne suis pas au-dessus des lois et j’assume les conséquences de mes actes », a réagi, mercredi, l’influenceuse sur Twitter, déclarant qu’elle espérait que « cet accord permettra d’éveiller les consciences » et la nécessité d’encadrer l’activité d’influenceur, un métier « nouveau » et « sans réglementation stricte ».

Contrairement à ses dires, la réglementation, pourtant, est bien claire : « Le défaut d’indication du caractère publicitaire de sa publication (par un logo ou une mention orale ou écrite, par exemple) constitue une pratique commerciale trompeuse à l’encontre de ses abonnés, qui peuvent croire à tort que la promotion de l’influenceuse résulte d’une expérience personnelle positive désintéressée », souligne la DGCCRF.

« Les influenceurs doivent informer leur communauté quand ils sont rémunérés pour faire la promotion de produits », a d’ailleurs rappelé sur Twitter le ministre de l’économie, Bruno le Maire, qui a aussi appelé à signaler auprès de la DGCCRF les « comportements trompeurs » et « publicités déguisées ».

D’autres enquêtes en cours

L’amende transactionnelle, qui prend en compte le bénéfice tiré de cette opération, a été « proposée et acceptée » par Mme Benattia-Vergara, avec l’accord du procureur de Paris, à l’issue d’investigations menées par le service national des enquêtes de la DGCCRF.

La direction, qui dépend du ministère de l’économie, souligne que d’autres enquêtes sont en cours dans ce domaine, alors que les marques sont de plus en plus nombreuses à solliciter des influenceurs sur les réseaux sociaux pour faire la promotion de leurs produits ou de leurs services. Bruno Le Maire avait déjà appelé les créateurs de contenus à prendre « leurs responsabilités », dans une vidéo publiée sur Twitter en avril.

« Les publications des influenceurs sur les réseaux sociaux sont (…) susceptibles d’avoir une incidence significative sur le comportement économique des personnes qui les suivent et ne doivent donc pas tromper les consommateurs », insiste pour sa part la DGCCRF dans son communiqué.

Le « dropshipping » en ligne de mire

En ligne de mire de la DGCCRF, au-delà de ce qui est reproché ici à Mme Benattia-Vergara : le « dropshipping ». Une pratique courante chez les influenceurs qui consiste à mettre en relation une marque ou un fournisseur avec un consommateur et à toucher une commission au passage – la plupart du temps sans indiquer au consommateur ce lien d’intérêt. L’influenceur-vendeur ne possède donc pas de stock, il est un simple intermédiaire et peut augmenter sa marge comme il le souhaite.

Le dropshipping est « une technique de vente comme une autre », tout à fait légale, explique l’avocat spécialiste du numérique Gérard Haas. « Ce qui est condamnable, c’est de diffuser de fausses informations ou des informations de nature à induire en erreur. Beaucoup d’arnaques ont été mises en place avec des influenceurs vantant des produits avec des qualités qui ne sont pas vraies. »

L’association de défense des consommateurs UFC-Que choisir détaillait dans une enquête publiée en juin les « dérives » du commerce d’influence « dont il faut se méfier ». En plus des sites de dropshipping et des partenariats cachés des influenceurs, l’association mentionne des cas d’allégations mensongères avec des produits miracles comme une crème censée « donner du volume aux hanches », sans aucun effet, voire des produits « dangereux » ou « illégaux » comme des masques anti-Covid-19 parés du monogramme Louis Vuitton.

Afin de se protéger au maximum, l’UFC-Que choisir recommande de « faire preuve de bon sens avant de succomber aux arguments des influenceurs »« Vérifiez la renommée du site et la qualité réelle des articles », ajoute l’association, en recommandant de consulter des avis de consommateurs ou d’utiliser des sites comme AntiDrop et Captain Drop, qui permettent d’évaluer les risques que le webmarchand pratique le dropshipping.Lire aussi  Devenir riche sur Internet sans rien faire : les mirages du « dropshipping »

Par Le Monde avec AFP

Bénin : décès de Rosine Soglo, ex-première dame devenue femme politique de premier plan

juillet 26, 2021
Rosine Soglo, ex-première dame du Bénin, est décédée le 25 juillet 2021 à l’âge de 87 ans.

L’ancienne épouse de Nicéphore Soglo, qui a présidé le Bénin de 1991 à 1996, est décédée ce 25 juillet à Cotonou. Elle avait 87 ans.

Rosine Soglo, de son vrai nom Rose-Marie Honorine Vieyra, est décédée ce dimanche 25 juillet à l’âge de 87 ans dans sa résidence de Cotonou.

L’ancienne première dame avait été admise dans une clinique de Cotonou spécialisée dans les soins cardiovasculaires il y a plusieurs jours. Son état de santé s’était stabilisé, et même amélioré en fin de semaine, avant de se dégrader rapidement dans la matinée ce dimanche, selon une source proche de la famille contactée par Jeune Afrique. Elle a alors souhaité être ramenée chez elle, où elle s’est éteinte.

« Le Bénin perd une femme battante et combattante », a réagi le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léonce Houngbedji. « Nous garderons d’elle l’image d’une femme brave et exceptionnelle », a déclaré pour sa part Patrice Talon, dans la soirée, qui a présenté ses « condoléances attristées » à la famille Soglo, avec laquelle il entretient pourtant des relations politiques pour le moins tendues. À maintes reprises depuis l’élection de ce dernier à la présidence de la République, Rosine Soglo avait en effet tenu des propos très durs envers le chef de l’État.

Voix forte

Épouse de président, Rosine Soglo aura été beaucoup plus que cela. Avant que son mari n’accède à la magistrature suprême, pendant son mandat et longtemps après la fin de celui-ci, elle a, plusieurs décennies durant, été l’une des voix les plus fortes de la scène politique béninoise. Elle en aura aussi été l’une des principales actrices, tant son poids politique était important.

ELLE SE FORGE UNE IMAGE DE STRATÈGE POLITIQUE DE HAUT VOL

Issue d’une famille aisée de la communauté afro-brésilienne installée à Ouidah, elle a rencontré son époux en France, à l’adolescence. Ils se marient en 1958. Tandis que Nicéphore Soglo intègre l’École nationale d’administration (ENA), Rosine Soglo suit des études de droit.

Au début des années 1960, Nicéphore Soglo est nommé ministre de l’Économie du général Christophe Soglo, qui dirige alors le pays. Mais le coup d’État de 1972 mené par Mathieu Kerekou pousse le couple à l’exil. Ils ne reviendront à Cotonou qu’à la faveur de la conférence nationale de 1990.

De g. à dr. : Léhady Soglo, alors président de la Renaissance du Bénin, sa mère Rosine et son père, Nicéphore, à Abomey en 2010.

Quand Nicéphore Soglo est élu président, en 1991, son épouse, alors âgée de 58 ans, n’a aucun passé militant. Mais au cours de la campagne présidentielle, la santé fragile de son mari la pousse à monter en première ligne.

Celui-ci élu, elle prendra une place prépondérante et ne se cantonnera pas au seul rôle de représentation traditionnellement dévolu aux femmes de chefs d’État. Sur le plan international, d’abord, où elle accompagne le président dans tous ses voyages officiels. Sur le plan de la politique intérieure, aussi, où elle se forge une image de stratège politique de haut vol.

Patronne incontestée

C’est elle qui, en mars 1992, portera sur les fonts baptismaux la Renaissance du Bénin (RB), dont elle devient la patronne incontestée. Le parti, créé pour soutenir son mari qui manque cruellement d’appuis au sein de la classe politique béninoise, remportera 20 des 83 sièges de l’Assemblée lors des législatives de 1995. Un chiffre qui peut sembler faible mais qui, à une époque où le nombre de formations était pléthorique, en fait le premier parti au Parlement.

Après la cinglante défaite de Nicéphore Soglo à la présidentielle de 1996, et le retour au pouvoir par les urnes de l’ancien président marxiste Mathieu Kerekou, le RB restera l’une des principales forces politiques du pays. En 1999, le parti, qu’elle dirige d’une main de fer avec son mari, parviendra même à rafler un tiers des sièges à l’Assemblée.

Élue député, Rosine Soglo ne manquera pas une occasion de faire entendre sa voix au sein du vieux bâtiment colonial qui héberge le Parlement. Elle y siégera jusqu’en 2019.

« Entreprise politique familiale »

Rosine Soglo, ex-première dame et députée, et son fils cadet, Ganiou, ancien ministre, dans leur résidence de Cotonou, en juin.

« La politique a été pour moi un hasard, une nécessité, un mode de vie pour mettre à distance la vraie vie, pour donner un peu de bonheur individuel aussi », glissait-elle en 2003 dans un discours prononcé en marge de l’élection du président de l’Assemblée nationale. Une humilité affichée qui cache mal la femme politique sans complexe qu’elle pouvait être.

Depuis la résidence familiale de la Haie Vive, à Cotonou, ville dont son mari est devenu le maire après avoir quitté le palais de la Marina, Rosine Soglo est à la manœuvre sur le champ de bataille politique. Au service de son ancien président d’époux, mais aussi de ses fils : Léhady, qui succèdera à son père à la mairie de Cotonou en 2015, et Ganiou, qui sera député et ministre.

Cette « entreprise politique familiale » vaut de nombreuses critiques à la famille Soglo, régulièrement accusée de vouloir fonder une dynastie. Au sein de la famille, cependant, l’ambiance n’est pas toujours au beau fixe. Nicéphore Soglo aura par exemple des mots très durs à l’encontre de son fils Léhady.

Ce dernier, étoile montante de la politique béninoise sous Thomas Boni Yayi, connaît une chute brutale après l’arrivée au pouvoir de Patrice Talon. Accusé d’abus de fonction, il perdra son poste de maire de Cotonou sur décision du conseil des ministres en 2017.

Depuis, il vit en exil en France, et a été condamné par contumace à dix ans de prison ferme par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Il n’a pu être au chevet de sa mère dans ses derniers instants.

Ganiou Soglo, en revanche, était bien à Cotonou. Candidat à la présidentielle d’avril dernier, il avait été la cible d’une attaque par balles, début février, alors qu’il revenait d’un meeting. Touché au torse, il avait été évacué en France pour y être soigné. Il était, depuis, revenu dans son pays. Pendant toute la semaine qui a précédé le décès de sa mère, il a pu être à ses côtés.

Quant à l’ancien président Nicéphore Soglo, âgé de 87 ans, il est actuellement en France, à Paris, pour raisons médicales.

Avec Jeune Afrique par Matthieu Millecamps

Jacob Desvarieux (Kassav’) placé en réanimation à cause de la Covid-19, le chanteur est dans le coma

juillet 19, 2021

Jacob Desvarieux (Kassav’) placé en réanimation à cause de la Covid-19, le chanteur est dans le comaVOICI : Jacob Desvarieux (Kassav’) placé en réanimation à cause de la Covid-19, le chanteur est dans le coma

Co-fondateur du groupe antillais Kassav’, Jacob Desvarieux a été testé positif à la Covid-19 et plongé dans un coma artificiel. L’artiste de 65 ans, diabétique et affaibli par la greffe d’un rein, est dans un état stable mais reste surveillé de près.

Ce devait être un simple « examen médical de routine », comme l’avait annoncé son équipe sur Facebook le lundi 12 juillet. Mais Jacob Desvarieux, 65 ans, co-fondateur du groupe Kassav’, n’est toujours pas sorti de l’hôpital de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). « Jacob a été testé positif au Covid ! En conséquence de quoi il reste en observation. Tous les concerts prévus sont donc annulés sur la période de quarantaine imposée », avaient annoncé ses proches dès la semaine dernière. L’inquiétude était de mise : diabétique et greffé d’un rein en 2008, le chanteur fait partie des personnes les plus à risque. Lorsqu’il a été testé positif au coronavirus lors d’un contrôle périodique pour sa greffe, les médecins l’ont placé en réanimation. « Jacob Desvarieux a reçu les deux doses de vaccin. Cependant, comme il prend des immunosuppresseurs, son immunité est très amoindrie. C’est donc ce qui lui vaut aujourd’hui d’être en réanimation au CHUG », explique La 1ère. L’information a été confirmée par Los Production et Kassav Management dans un communiqué publié ce dimanche 18 juillet.

Jacob Desvarieux est dans un état stable

« Jacob Desvarieux a été plongé dans un coma artificiel pour lui donner les soins nécessaires. Il s’agit d’un protocole médical classique, précise le communiqué. Son état est jugé stable par ses médecins, et nous aurons plus d’informations sous 48 heures. » De son côté, La 1ère précise que « Jacob Desvarieux bénéficie de soins constants et d’une surveillance permanente, comme tous les malades qui sont pris en charge en réanimation » : « Tous espèrent maintenant que cela suffira pour renforcer sa résistance et le tirer d’affaire. »

Sur les réseaux sociaux, l’hospitalisation de Jacob Desvarieux n’en finit pas de susciter l’inquiétude… et de malheureusement donner naissance à des rumeurs sur une aggravation de son état de santé. « Nous vous remercions de ne pas faire circuler de fausses informations sur Whatsapp afin de laisser travailler sereinement l’équipe du CHU de Pointe-à-Pitre et de ménager ses proches, ont demandé Los Production et Kassav Management dans leur communiqué. Merci de faire circuler ce message. » Les nouvelles, en espérant qu’elles soient bonnes, devraient très prochainement arriver.

Avec Voici par La Rédaction

Cameroun – Scandale de la « sextape » : Martin Camus Mimb demande pardon

juin 25, 2021

Martin Camus Mimb en février 2021.

Plus d’une semaine après la diffusion d’une « sextape » enregistrée dans son bureau, Martin Camus Mimb a demandé « pardon » à la principale victime et aux personnes heurtées par cette scabreuse affaire. Un début de rédemption ?

« Devant Dieu et les hommes, je regrette cette situation malheureuse ». C’est au cours d’un point presse marqué par une déclaration laconique que Martin Camus Mimb, le journaliste au cœur du scandale à la « sextape » qui secoue actuellement le Cameroun, s’est de nouveau exprimé sur le sujet. Martin Camus Mimb a finalement choisi de faire profil bas face à la déferlante de critiques.

« Notre première demande de pardon, nous l’adressons à Malika, toi dont la dignité et l’honneur ont été bafoués, a-t-il affirmé, citant la jeune fille dont le visage apparaissait dans les images controversées. En tant qu’homme, grand-frère et père, je te demande pardon. Je prie le Seigneur de te fortifier et de te permettre de traverser cette étape tout en gardant la foi et confiance en la vie ».

« Pardon »

Martin Camus Mimb a ensuite étendu sa demande de pardon à la famille de la jeune femme « qui s’est brusquement retrouvée sous les feux des projecteurs sans son consentement, aux femmes et aux hommes « que [ses] différentes sorties ont pu choquer », aux « handicapés » dont il est l’un des porte-voix au Cameroun, à sa « maison d’édition », et enfin à sa femme et à ses enfants présents dans la salle.

« Oui, notre vie actuelle est devenue un enfer. Je ne le souhaite à personne », a-t-il ajouté en écho à la vague d’indignation qui avait suivi la diffusion de ces photos et vidéos violant l’intimité et la nudité d’une jeune Camerounaise. Avant cette sortie, le gouvernement, par le biais de la ministre de la Promotion de la femme et de la famille, avait donné une nouvelle tournure à l’affaire en dénonçant « un acte odieux » et en appelant à « une synergie d’action pour qu’une lutte sans merci soit menée contre les auteurs ».

Des suites judiciaires ?

Le jeudi 24 avril, une citation directe avait ainsi été déposée par le collectif d’avocats défendant les intérêts de la jeune Bayemi Malika auprès du tribunal de première instance de Douala, afin de confronter les personnes impliquées dans cette affaire.

Martin Camus Mimb a annoncé qu’il se retirait momentanément des réseaux sociaux sur lesquels le scandale avait été révélé et pris de l’ampleur. Première étape d’un processus de rédemption du journaliste auprès de l’opinion ? « Je me tourne humblement vers Dieu, je me mets à genoux et je prie : ‘si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité’ », a-t-il conclu.

Avec Jeune Afrique par Franck Foute – à Yaoundé

Tennis : Rafael Nadal renonce à Wimbledon et aux Jeux olympiques

juin 17, 2021

Le champion espagnol de 35 ans explique qu’il veut laisser son corps « récupérer », après sa défaite en demi-finale de Roland-Garros.

Rafael Nadal fait un break. Le champion de tennis a décidé de renoncer à participer au prochain tournoi de Wimbledon (28 juin-11 juillet) et aux Jeux olympiques de Tokyo (23 juillet-8 août). Le Majorquin de 35 ans veut laisser son corps « récupérer ». « L’objectif est de prolonger ma carrière et de continuer à faire ce qui me rend heureux, c’est-à-dire jouer au plus haut niveau », a écrit le joueur de 35 ans sur les réseaux sociaux. Rafael Nadal est champion olympique en simple en 2008 et en double en 2016, vainqueur de 20 titres du grand chelem. Le champion s’est incliné vendredi dernier en demi-finale de Roland-Garros face à Novak Djokovic.

L’Espagnol n’indique pas précisément dans sa communication s’il souffre d’une blessure. Pour justifier son absence au tournoi londonien, il évoque les calendriers rapprochés entre Roland-Garros et Wimbledon, qu’il a remporté à deux reprises (2008 et 2010). « Il vient de s’écouler deux mois de grands efforts, et la décision que je prends porte à moyen et long terme. La prévention de toute forme d’excès dans mon corps est un facteur très important à ce stade de ma carrière afin d’essayer de continuer à me battre pour le plus haut niveau de compétition et de titres », a-t-il détaillé en espagnol sur Instagram.

Les Jeux olympiques, sa « priorité »

Rafael Nadal a souffert ces dernières saisons de blessures aux genoux qui l’ont parfois tenu longtemps éloigné des terrains. L’Espagnol avait déjà dû déclarer forfait pour les Jeux de Londres en 2012, en raison de souci à un genou. Il était le porte-drapeau de la délégation espagnole lors des derniers JO de Rio en 2016. Dans son message, le joueur salue ses fans en Angleterre et au Japon, et rappelle que les Jeux ont toujours été « une priorité » pour lui en tant que sportif, y trouvant « un état d’esprit que chaque sportif au monde espère vivre ».

Par Le Point avec AFP

Canada: Une bourse et des prix pour souligner le 10e anniversaire du décès de Jack Layton

juin 15, 2021

OTTAWA — La famille et les amis de Jack Layton lancent le projet «Layton Legacy» pour souligner le dixième anniversaire du décès prématuré du chef du NPD fédéral.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le lancement, mardi, ouvrira officiellement les candidatures pour une nouvelle bourse universitaire et deux nouveaux prix qui seront décernés au nom de M. Layton.

Il sera suivi d’une célébration virtuelle à l’échelle nationale de la vie de Jack Layton le 22 août, dixième anniversaire de sa mort.

L’événement est organisé avec l’aide du musicien Steven Page, ancien chanteur de Barenaked Ladies.

Jack Layton avait mené le NPD à son meilleur résultat aux élections fédérales de 2011, balayant le Québec pour faire passer le parti de son habituelle troisième ou quatrième place au statut d’opposition officielle.

Un peu plus d’un an après cette percée électorale historique, M. Layton, qui avait déjà lutté contre le cancer de la prostate, est décédé après avoir reçu un nouveau diagnostic de cancer.

Dans une lettre ouverte écrite deux jours avant sa mort, M. Layton a exhorté les Canadiens à se rappeler que «l’amour vaut mieux que la colère. L’espoir vaut mieux que la peur. L’optimisme vaut mieux que le désespoir. Alors, soyons aimants, pleins d’espoir et optimistes. Et nous changerons le monde.»

M. Layton a été professeur d’université avant de se lancer en politique, d’abord au niveau municipal. La nouvelle bourse Layton est ainsi établie «en mémoire du travail passionné de Jack avec les étudiants», indique un communiqué.

Le projet inclut également un prix de leadership autochtone pour soutenir les militants autochtones «qui sont de puissants acteurs du changement» et un prix d’activisme pour honorer les groupes qui illustrent «la croyance de Jack en notre force collective à s’organiser pour un changement transformateur».

Avec La Presse Canadienne

Un rappeur contestataire cubain placé en détention et poursuivi

juin 3, 2021

L’artiste cubain Maykel Osorbo, co-auteur de la chanson contestataire «Patria y vida» qui détourne le slogan révolutionnaire «Patria o muerte», a été placé en détention provisoire pour résistance, outrage à la justice et agression, a confirmé jeudi à l’AFP une source proche de l’artiste.

Le rappeur de 37 ans «est à la prison de 5 y Medio, il n’a pu appeler qu’au bout de 14 jours», a déclaré Camila Lobon, une amie proche, via un message audio dans lequel elle indique que son avocat examine les accusations portées contre lui. Citant des sources du ministère de l’Intérieur, le portail officiel d’informations Cubadebate avait indiqué mercredi que le chanteur était «accusé de délits (…) auxquels il a participé le 4 avril 2021».

L’ambassade des Etats-Unis à Cuba a retweeté jeudi un message de l’administratrice de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), Samantha Power, dans lequel elle appelle à «mettre fin à cette tentative infâme de réduire au silence la liberté de pensée et de débat», et reprochait à Cuba d’«emprisonner Maykel Castillo et d’autres artistes qui osent réclamer des droits de l’homme». Le 4 avril, des habitants du quartier de San Isidro de La Havane où vit le musicien ont tenté d’empêcher la police de l’arrêter, selon ses déclarations. Sur les images diffusées en direct sur les réseaux sociaux, il apparaît dans la rue au milieu de plusieurs personnes, dont le dissident Luis manuel Otero Alcantara, chantant «Patria y vida» tout en criant des slogans anti-gouvernementaux.

Maykel Osorbo a été arrêté le 18 mai, le bureau du procureur a ordonné son placement en détention provisoire et il a été transféré le 31 mai à la prison de Pinar del Rio, à 160 km à l’ouest de La Havane, selon Cubadebate. «C’est termin黫le peuple est fatigué» clame le morceau «Patria y vida» sorti mi-février et qui appelle à une «nouvelle aube» sur l’île. La chanson, qui cumule 5,4 millions de vues sur Youtube, a suscité une vive réaction du gouvernement, qui a affirmé qu’il s’agissait d’une «campagne contre Cuba».

Par Le Figaro avec AFP

RDC/Présidence de la République : disparition de Kitenge Yezu, haut représentant du chef de l’Etat

mai 31, 2021

Le cabinet du président de la République vient de perdre M. Henri Kitenge Yezu,  le haut représentant du chef de l’Etat, décédé le matin du 31 mai à Kinshasa.

Félix Tshisekedi et le haut représentant Kitenge Yezu

Nommé par ordonnance en mars 2019, M. Henri Kitenge Yezu a exercé ces hautes fonctions jusqu’à son décès inopiné. « Ce libre penseur était un fin stratège et un conseiller fidèle dont la disparition est une grande perte pour le pays. Le président Tshisekedi présente ses condoléances à la famille biologique et aux proches de l’illustre disparu », peut-on lire sur le compte Twitter officiel du service de la communication du chef de l’État.

« Il s’appelait Kitenge Yesu. Certains l’appelaient Patriarche. D’autres le Très Vénérable Grand Maître. Mais moi je l’appelais l’organe. Un homme de conviction et un fin stratège politique. Le baobab vient de nous quitter ce matin, il est parti sans faire ni laisser les bruits. Le vieux nous a laissés sans mot ! Quelle douleur dans mon cœur ! Repose en paix le soldat ! », a écrit l’honorable Peter Kazadi, cadre de l’Union sacrée pour la nation.

Décédé des suites d’une courte maladie, le haut représentant et envoyé spécial du chef de l’Etat était l’un des hommes- clés de l’actuel régime. Fort de sa longue expérience politique, l’illustre disparu aura joué un grand rôle dans le basculement de la majorité parlementaire. L’annonce de son décès a suscité l’émoi dans le microcosme politique congolais. Le programme de ses funérailles sera communiqué ultérieurement.

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

France/« Il existe mille formes d’emprise » : Anne Sinclair revient sur sa relation avec DSK

mai 30, 2021

Dans le portrait de la semaine réalisé par Audrey Crespo-Mara pour « Sept à huit », la journaliste évoque sa « hantise du désaccord » avec son ex-mari.

Entre les années 1980 et 1990, Anne Sinclair était la star de l’info sur TF1. Les politiques ont défilé sur le plateau de la journaliste, réputée pour ses grands entretiens. En privé, la native de New York était en couple avec Dominique Strauss-Kahn, alors député, rencontré lors d’un tournage de Questions à domicile en 1988. Dans le portrait de la semaine réalisé par Audrey Crespo-Mara pour Sept à huit, diffusé ce dimanche 30 mai, la journaliste de 72 ans est revenue sur la prise de fonction de son ex-mari à Bercy, entraînant son retrait de l’antenne de 7 sur 7, et sur sa relation sous « emprise » avec l’ancien patron du FMI.

Dans ses mémoires, Passé composé (Grasset), Anne Sinclair revient sur sa relation avec Dominique Strauss-Kahn, tombé en disgrâce après l’affaire du Sofitel de New York, en 2011. Aux côtés de son mari de l’époque, alors patron du Fonds monétaire international (FMI) et accusé de viol par Nafissatou Diallo, la journaliste a affronté la tempête judiciaire, les rumeurs sur son couple, le battage médiatique autour des mœurs de l’ancien ministre. Dix ans plus tard, la compagne de Pierre Nora évoque « l’emprise » de son ex-époux. « C’est de mon fait et pas que du sien. J’ai été, comme avec ma mère, dans la hantise du désaccord et j’ai mis du temps à m’apercevoir qu’on peut avoir une relation en étant d’avis différents », explique-t-elle, en évoquant les « mille formes d’emprise ».

Anne Sinclair n’a « jamais regretté » sa mise à l’écart

Auparavant présentatrice et directrice adjointe de l’information, Anne Sinclair gérait tambour battant sa carrière à TF1 et sa vie privée. Si l’intervieweuse cuisinait « les puissants » sur la Une, elle gérait aussi la famille, ses finances, ses deux enfants nés d’une précédente union avec Ivan Levaï. « Affectivement », on est quelquefois « sinon dominée, au moins un peu mise de côté », selon la principale intéressée.

Vedette de l’entretien politique, Anne Sinclair a dû renoncer à la présentation de 7 sur 7, en 1997. En cause : la nomination de Dominique Strauss-Kahn à Bercy. Une mise à l’écart que la journaliste n’a « jamais » regrettée. « Au tout début, je me suis peut-être trouvée un peu désœuvrée. Beaucoup de gens ont pensé que c’était une soumission des femmes par rapport à la carrière de leur mari, mais ça n’a rien à voir », affirme-t-elle sur TF1. Pour Anne Sinclair, son retrait du magazine était la solution pour éviter un conflit d’intérêts, alors que son ex-mari était nommé au poste clé de ministre de l’Économie et des Finances. « Quand vous devenez la femme d’un des personnages les plus importants de l’État, on ne vous voit plus de la même manière », ajoute-t-elle, reconnaissant que sa liberté aurait été « entravée ».

Par Le Point