Archive for the ‘People’ Category

États-Unis: prison pour une ex-star démocrate, condamnée pour ses sextos

septembre 25, 2017

L’ancien parlementaire américain Anthony Weiner, quitte le tribunal de Manhattan, à New York, le 25 septembre 2017 / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives / Drew Angerer

L’ancien parlementaire américain Anthony Weiner, favori pour la mairie de New York en 2013 avant de voir sa carrière brisée par des échanges lubriques sur les réseaux sociaux, a été condamné lundi à 21 mois de prison ferme.

Connu pour son passé en politique mais aussi pour son mariage avec la principale conseillère d’Hillary Clinton, Huma Abedin, Anthony Weiner a enfoui son visage dans sa main gauche et fondu en larmes à la lecture du jugement.

La juge d’un tribunal fédéral de Manhattan Denise L. Cote l’a déclaré coupable d’avoir transmis des éléments obscènes à une mineure de moins de 16 ans.

En l’occurrence, Anthony Weiner avait fait des commentaires sexuels, écrits et lors de conversations vidéo, à une jeune femme de 15 ans qui l’avait sollicité, lui demandant notamment de se caresser devant la caméra.

La peine a été assortie d’une période de trois ans de liberté conditionnelle.

Tout en reconnaissant que le traitement que suit désormais ce quinquagénaire athlétique « (semblait) faire effet sur lui », la juge a également estimé que ce jugement constituait « une opportunité d’envoyer un message de nature à protéger d’autres mineurs ».

La magistrate a jugé « hors sujet » le fait que la victime ait été à l’origine du contact avec Anthony Weiner. Elle a tenu compte, en revanche, du fait que rien, dans la procédure, ne montrait que le prévenu avait une orientation pédophile.

L’épouse du condamné, Huma Abedin, qui a engagé une procédure de divorce contre lui, n’était pas présente à l’audience lundi. Ils sont parents d’un jeune garçon de 5 ans, Jordan.

Pour ce New-Yorkais de 53 ans, qui avait plaidé coupable et évité ainsi un procès mais se privant également de la possibilité d’un appel, la conclusion de cette affaire constitue le point bas d’une longue descente aux enfers.

– « J’ai été un homme très malade » –

M. Weiner, qui fut un temps favori pour remporter la mairie de New York, a défrayé la chronique new-yorkaise des mois durant avec ses sextos et autres échanges à connotation sexuelle, révélés à plusieurs reprises par la presse.

Des documents ont montré qu’il avait correspondu avec des centaines de femmes et envoyé et reçu des milliers de messages, a rappelé lundi la magistrate Denis L. Cote.

Après un premier scandale de cette nature, il avait démissionné de son poste de représentant au Congrès en juin 2011, où il siégeait depuis 2009.

Grâce à des excuses publiques, il avait néanmoins réussi à rebondir en devenant le candidat favori pour la mairie de New York lors de la campagne 2013 pour succéder à Michael Bloomberg.

Mais rapidement, de nouvelles informations ont émergé sur d’autres échanges lubriques. Sa campagne pour la mairie ne s’en est pas remise: il a fini cinquième, très loin derrière Bill de Blasio, vainqueur.

Ce deuxième scandale et le déraillement de la campagne d’Anthony Weiner ont été saisis en temps réel par une équipe qui préparait un documentaire, avec à la clef un document saisissant intitulé « Weiner » et sorti en mai 2016.

« J’ai été un homme très malade pendant très longtemps », a-t-il dit dans une lettre à la juge qu’il a lu à l’audience avant l’énoncé du jugement, la voix régulièrement étouffée par les sanglots.

Après l’avoir soutenu des mois durant, Huma Abedin a annoncé en août 2016 qu’elle le quittait, après la publication de nouvelles photos compromettantes de lui, envoyée à une femme, leur fils endormi à ses côtés.

Le nom d’Anthony Weiner était réapparu à l’automne dans le cadre de l’enquête du FBI sur le scandale du serveur personnel qu’utilisait Hillary Clinton pour échanger des courriers électroniques alors qu’elle était secrétaire d’État.

Quelques semaines avant l’élection, le FBI avait indiqué rouvrir son enquête pour examiner des milliers de courriers électroniques apparemment retrouvés sur l’ordinateur portable de Weiner, une annonce qui avait porté un coup dur à la campagne de Clinton.

Romandie.com avec(©AFP / 25 septembre 2017 20h14)

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Le Vatican affirme avoir évincé son contrôleur des finances pour espionnage

septembre 24, 2017

Rome – Le Vatican a affirmé dimanche avoir évincé son premier « contrôleur général » des finances, qui avait démissionné en juin sans donner d’explication, parce qu’il avait espionné de hauts responsables.

Une explication intervenue après la publication d’une interview de l’ex-contrôleur général où il affirmait avoir été poussé vers la sortie en raison de ses investigations sur des activités illégales.

« Je n’ai pas démissionné volontairement. J’ai été menacé d’être arrêté », dénonce Libero Milone dans cet entretien à quatre médias, publié notamment par le quotidien italien Il Corriere della Sera.

Ces déclarations ont suscité une réaction du Vatican quelques heures seulement après leur publication: « Le bureau de M. Milone a illégalement eu recours à une société extérieure pour enquêter sur les vies privées de membres du Saint-Siège ».

« Cela a altéré de manière irrémédiable la confiance placée dans M. Milone qui, lorsqu’il a été confronté à ses responsabilités, a accepté librement de donner sa démission », a expliqué le Vatican, qui commente très rarement publiquement ses affaires internes.

Expert-comptable et financier laïc italien ayant effectué une grande partie de sa carrière au cabinet d’audit Deloitte & Touche, Libero Milone avait été chargé en mai 2015 de procéder avec « pleine autonomie et indépendance » au contrôle financier des ministères de la Curie et des administrations dépendant du Gouvernorat de la Cité du Vatican.

Il venait alors compléter une « troïka » chargée de moderniser et de contrôler le système économique et financier du Vatican, avec le cardinal australien George Pell, secrétaire (ministre) de l’Economie, et le cardinal allemand Reinhard Marx, coordinateur du Conseil de l’Economie.

Selon Libero Milone, des membres importants du Vatican voulaient s’opposer aux efforts de réforme financière du pape François.

« Je suis vraiment désolé pour le pape. J’avais avec lui une belle relation impossible à décrire, mais au cours des 18 derniers mois on m’a empêché de le voir. Apparemment on ne voulait pas que je lui dise certaiens choses que j’avais vues », explique-t-il.

Alors qu’un accord de confidentialité l’empêche de donner des détails sur les irrégularités qu’il a mises au jour, M. Milone suggère que ses ennuis ont commencé lorsqu’il a eu recours à une société extérieure pour vérifier que les ordinateurs de son équipe n’étaient pas espionnés.

Au moment de son embauche, les responsables du Vatican avaient affirmé qu’il serait « complètement indépendant » et aurait accès à tous les documents comptables du petit Etat, ne rendant compte qu’au pape. Mais selon lui il a été accusé d’utiliser la société extérieure pour espionner des responsables du Vatican.

« Ils m’ont accusé d’avoir recherché des informations sur des membres du Vatican de manière impropre. J’ai découvert qu’ils enquêtaient sur moi depuis sept mois », mais « je faisais seulement mon travail », se défend-il.

En novembre 2015, c’est la découverte d’un vol de données sur l’ordinateur de M. Milone, dans son bureau situé non loin de la place Saint-Pierre, qui avait fait éclater le scandale « Vatileaks ». Un prélat espagnol avait été condamné dans cette affaire par un tribunal du Vatican pour avoir divulgué des informations jugées confidentielles par le Saint-Siège.

Romandie.com avec(©AFP / 24 septembre 2017 16h07)                                            

Angola: Joao Lourenço, un niouveau président sous influence

septembre 24, 2017
Le ministre de la Défense João Lourenço, dauphin désigné du président Eduardo dos Santos, dans un bureau de vote de Luanda, le 23 août 2017. © Bruno Fonseca/AP/SIPA

Pas très charismatique mais d’une loyauté absolue, en bref le dauphin idéal. À 63 ans, le général à la retraite Joao Lourenço va incarner le nouveau visage du pouvoir en Angola, personnalisé pendant trente-huit ans par Jose Eduardo dos Santos.

Ancien ministre de la Défense, il va s’installer mardi dans le siège de président de la République, grâce à large victoire obtenue par son parti, le Mouvement populaire pour la libération de l’Angola (MPLA) au pouvoir, aux élections générales d’août.

« Joao Lourenço fait partie du premier cercle du pouvoir », résume Didier Péclard, chercheur à l’université de Genève, « c’est un fidèle du parti (…), l’homme du consensus ».

Un homme peu à l’aise sur les estrades

Même s’il a déjà occupé de nombreuses fonctions officielles, ce n’est que ces derniers mois que les Angolais ont véritablement découvert cet homme discret, peu à l’aise sur les estrades.

Depuis les années 1970, tout le parcours de Joao Manuel Gonçalves Lourenço témoigne de sa loyauté sans faille au parti et de son appétit de pouvoir. « Cela fait longtemps que je me prépare à cette fonction et que l’on m’y prépare », a-t-il confié en février à l’annonce de sa candidature.

Né le 5 mars 1954 à Lobito (ouest), M. Lourenço a grandi dans une famille très engagée politiquement. Son père, infirmier, a purgé trois ans de prison pour activité politique illégale. Nourri au marxisme-léninisme, il a étudié l’histoire dans l’ex-Union soviétique, qui a formé pendant la Guerre froide les jeunes figures montantes de la décolonisation en Afrique.

Des ambitions dévoilées trop tôt

Joao Lourenço rejoint la lutte pour la libération de l’Angola en 1974, après la chute de la dictature au Portugal, et prend part aux combats qui conduiront un an plus tard à l’indépendance. En 1984, il devient gouverneur de la province de Moxico (est) et entame son ascension dans l’organigramme du parti. D’abord chef de la direction politique de son ancienne branche armée, puis président de son groupe parlementaire et ensuite vice-président de l’Assemblée nationale.

Mais ce n’est qu’en 2014 que le général Lourenço sort véritablement de l’ombre, lorsqu’il accède au poste de ministre de la Défense. Puis la nomination de l’apparatchik à la vice-présidence du MPLA en août dernier le fait entrer dans le cercle étroit des dauphins possibles.

Dès les années 90, il avait laissé entrevoir ses prétentions lorsque M. dos Santos avait suggéré qu’il se retirerait. « Il a annoncé un peu trop tôt ses ambitions pour lui succéder, ce qui lui avait coûté sa place de secrétaire général à l’époque », se souvient Didier Péclard, « il n’est revenu qu’après quelques années de purgatoire ».

Le « respect des militaires »

L’ancien officier semble avoir profité cette fois d’un concours de circonstances favorables. Soupçonné un temps de vouloir imposer un membre de sa famille ou l’actuel vice-président Manuel Vicente, poursuivi pour corruption au Portugal, M. dos Santos a fini par se ranger à l’avis des autres dirigeants du parti en faisant appel à Joao Lourenço.

« C’est le dauphin idéal de dos Santos », juge Alex Vines, du centre de réflexions britannique Chatham House. « Il est respecté par les militaires, n’a pas vécu le grand train de vie de nombre d’autres hiérarques, et son épouse a une bonne réputation de technocrate », ajoute-t-il. Elle-même ministre de 1997 à 2012, Ana Dias Lourenço a notamment représenté l’Angola auprès de la Banque mondiale.

L’opposition dénonce un homme du système

Malgré son image de modéré, les adversaires du régime n’attendent rien de neuf de l’arrivée au pouvoir de Joao Lourenço, jugé comme l’homme du système.  « C’est un général dur », estime le journaliste Rafael Marques de Morais. « C’est quelqu’un qui va tenter de s’imposer par la seule force, pas par la diplomatie ou en tentant d’améliorer ce qui ne va pas, mais en étant simplement plus arrogant, ce qui va lui causer très vite des problèmes », pronostique-t-il.

« C’est un militaire, à la mentalité hiérarchique : il donne des ordres, les autres obéissent », abonde Luaty Beirao, rappeur et adversaire déclaré du régime.

Tout au long de sa campagne, il a affiché une orthodoxie pur jus. « Nous allons continuer le travail qu’Agostinho Neto (premier président de l’Angola indépendant) a engagé dans le passé et que le président Dos Santos a lui-même continué jusqu’à aujourd’hui », a-t-il répété dans ses discours sans grand relief.

L’homme du « miracle économique »

Mais, dans un pays secoué par la crise, il a aussi promis d’être l’homme du « miracle économique » et de lutter contre la corruption. Mais beaucoup en doutent, le jugeant incapable de s’affranchir de la tutelle exercée sur le pays par Jose Eduardo dos Santos.

« Au début, il aura une marge de manœuvre très étroite par rapport à son prédécesseur », note Didier Péclard, « la question est de savoir s’il a la volonté de s’en créer une ou pas ».

Jeuneafrique.com

Le prince Harry et Melania Trump, vedettes des Invectus Games à Toronto

septembre 23, 2017

Le Prince Harry en copilote de Daimy Gommers, 5 ans, en marge des Invictus Games de Toronto, le 23 septembre 2017 / © Getty/AFP / Chris Jackson

Le Prince Harry, Melania Trump et Justin Trudeau devaient lancer samedi soir à Toronto, avec quelques stars de la pop, la troisième édition des Invictus Games, des compétitions ouvertes aux blessés et invalides des guerres ou conflits armés récents.

Tout en posant pour les photographes, la première dame des Etats-Unis — dans un ensemble pantalon à damiers –, et l’héritier de la famille royale britannique ont devisé quelques minutes en début d’après-midi avant que le prince file remettre les premières médailles de ces jeux dont il est à l’initiative.

Après avoir servi deux fois en Afghanistan, le petit-fils de la reine Elizabeth II a aidé par sa renommée au lancement de ces rencontres sportives organisées sur le modèle des jeux paralympiques et dont la première édition a eu lieu en septembre 2014 à Londres.

Après Orlando l’an dernier, la troisième édition se déroule au Canada qui fête les 150 ans de la fondation de sa confédération et surtout le centenaire de la bataille de Vimy (nord de la France) où, lors de la Première Guerre mondiale, de nombreux Canadiens sont tombés au combat.

Les Invictus sont une bonne façon « de rendre hommage à ceux qui ont tant sacrifié au nom de leur pays », a souligné le Premier ministre canadien Justin Trudeau samedi avant l’ouverture.

Chemise au-dessus du pantalon et manches remontées, le prince Harry a assisté à une épreuve d’habileté au volant de véhicules tout terrain, embarquant même à bord d’un véhicule d’un des concurrents ou recroquevillé dans un modèle réduit piloté par une petite fille.

– Comme la princesse Diana –

Le prince Harry a consacré le début de journée à un autre sujet auquel lui et son frère aîné le prince William sont sensibles : la santé mentale des jeunes.

Il est allé visiter le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) de Toronto, là même où sa mère, la princesse Diana, était venue il y a 26 ans.

Le prince a échangé avec les personnels soignants et rencontré de jeunes malades avant de saluer quelques fans venus nombreux sous un chaud soleil au centre ville de Toronto, tout heureux d’immortaliser l’instant avec leur téléphone portable.

Mais ces fans étaient également venus dans l’espoir d’apercevoir l’amie de coeur du prince, l’actrice américaine Meghan Markle.

Depuis ses confidences au magazine Vanity Fair au début du mois, elle est guettée à chaque sortie officielle du prince pour ce qui serait l’officialisation de leur relation pour et par la famille royale britannique.

« Nous sommes un couple. Nous sommes amoureux. (…) Nous sommes heureux. Personnellement, j’adore les grandes histoires d’amour », avait alors déclaré la native de Los Angeles, 36 ans, de trois ans l’aînée du prince.

Fille d’une mère Afro-américaine et d’un père blanc, la brune étale facilement sur les réseaux sociaux sa vie privée, publie ses rencontres avec Justin Trudeau et a même affiché l’an dernier sa préférence pour Hillary Clinton.

Les Torontois ont aussi leur curiosité aiguisée car Meghan Markle est ici chez elle. L’actrice a acheté une maison à Toronto après son divorce d’avec un producteur américain en 2013, et pour les besoins du tournage de la série « Suits: avocats sur mesure » dont elle est l’une des vedettes.

Samedi soir dans un complexe sportif, le Prince Harry et Melania Trump –à la tête de l’équipe américaine aux Invictus Games–, devaient officiellement ouvrir ces jeux réunissant plus de 550 militaires et anciens combattants blessés de 17 pays qui, jusqu’au 30 septembre, vont s’affronter dans 12 disciplines.

Un concert devait aussi agrémenter la cérémonie avec la chanteuse de pop country Sarah McLachlan, sa compatriote Alessia Cara ou la soprano britannique Laura Wright.

Romandie.com avec(©AFP / 23 septembre 2017 23h33)                

États-Unis: Melania Trump jardine à la Maison Blanche, comme Michelle Obama

septembre 22, 2017

Melania Trump fait ses premiers pas dans le potager de la Maison Blanche, le 22 septembre à Washington. / © AFP / NICHOLAS KAMM

Melania Trump a fait vendredi ses premiers pas dans le potager de la Maison Blanche, une initiative lancée par l’ancienne Première dame, Michelle Obama.

Chemise à carreaux, jeans, baskets, et gants de jardinage rouges, l’épouse de Donald Trump a récolté et planté avec une dizaine de garçons et filles de 11 et 12 ans.

Roquette, laitues, radis, carottes, navets, épinards: « Merci d’être venus m’aider pour la récolte », a-t-elle lancé, encourageant ses visiteurs d’un jour dans ce potager très soigné qui peut être aperçu par les touristes à travers les grilles qui ferment la pelouse sud de la résidence présidentielle.

Michelle Obama, en pointe dans la lutte contre l’obésité infantile, enjeu de santé publique majeur aux Etats-Unis, avait, à son départ, laissé une pierre où l’on peut lire: « Jardin potager de la Maison Blanche, créé en 2009 par la Première dame Michelle Obama avec l’espoir de favoriser un pays plus sain pour nos enfants ».

Dans un communiqué publié peu après sa visite, Melania Trump a loué cette initiative qui « permet aux enfants d’apprendre, en plein air, combien il est important de manger des produits bons pour la santé tout en découvrant la Maison Blanche et sa riche histoire ».

Le potager est le premier cultivé à la Maison Blanche depuis le « jardin de la victoire » planté par Eleanor Roosevelt en 1943.

Romandie.com avec(©AFP / 22 septembre 2017 20h08)                

Robert Mugabe compare Donald Trump à Goliath lors des son discours à l’ONU

septembre 22, 2017

Le président zimbabwéen a donné quelques leçons « d’unité, de paix et de coopération » à son homologue américain jeudi à la tribune des Nations unies, à New York.

Avec franc-parler et humour, Robert Mugabe a lancé quelques piques à Donald Trump lors de la 72e assemblée des Nations unies. « Certains d’entre nous étaient embarrassés, sinon effrayés par ce qui semblait être le retour du géant biblique Goliath. Sommes-nous en présence du retour d’un Goliath qui menace d’extinction d’autres pays ? » a-t-il déclaré, en référence au discours du président américain dans lequel il avait menacé de détruire totalement la Corée du nord. Dans son message d’une vingtaine de minutes, Robert Mugabe a aussi fustigé la décision de Donald Trump de se retirer de l’accord de Paris sur le climat.

Il lui a aussi formulé quelques « recommandations ». « (…)Puis-je dire au président des États-Unis, monsieur Donald Trump : quand vous soufflez dans votre trompette, soufflez d’une manière musicale pour la marche vers les valeurs de l’unité, de la paix, de la coopération, de l’union, du dialogue que nous avons toujours défendu et qui sont bien écrits dans notre très document sacré, la charte des Nations unies ? Sur ces valeurs, chaque nation peut construire sa grandeur, y compris les États-unis. »

Robert Mugabe à la tribune des Nations unies le 21 septembre 2017. © Frank Franklin II/AP/SIPA
Jeuneafrique.com

France: La milliardaire Liliane Bettencourt, héritière de l’Oréal, est morte

septembre 21, 2017

Liliane Bettencourt, héritière du groupe de cosmétiques L’Oréal, le 12 octobre 2011 à Paris / © AFP/Archives / FRANCOIS GUILLOT

Liliane Bettencourt, héritière du groupe de cosmétiques L’Oréal et femme la plus riche du monde, est décédée à 94 ans, laissant derrière elle le souvenir d’une retentissante affaire judiciaire liée à des soupçons d’abus de faiblesse.

« Liliane Bettencourt est décédée cette nuit à son domicile. Elle aurait eu 95 ans le 21 octobre. Ma mère est partie paisiblement », a écrit sa fille unique, Françoise Bettencourt Meyers, dans un communiqué publié jeudi.

A la tête d’une fortune estimée à près de 40 milliards de dollars par le magazine Forbes en 2017, Liliane Bettencourt était la femme la plus riche au monde et occupait la 14e place des personnes les plus fortunées. C’était aussi la deuxième fortune française derrière le magnat du luxe et patron de LVMH, Bernard Arnault.

Affaiblie par la maladie, placée sous tutelle, elle se tenait en retrait de la scène publique depuis 2012, année au cours de laquelle elle a quitté le conseil d’administration de L’Oréal et tout rôle dirigeant au sein du groupe.

Le holding familial Thétys, présidé par Françoise Bettencourt Meyers mais dont sa mère Liliane Bettencourt conservait l’usufruit, est l’actionnaire majoritaire de L’Oréal avec 33,05% des parts au 31 décembre 2016.

– Une affaire judiciaire tentaculaire –

Liliane Bettencourt a été au centre depuis dix ans d’une tentaculaire affaire judiciaire qui a mis en lumière les déchirements au sein de sa famille.

Le principal dossier de ce qui est devenu « l’affaire Bettencourt » a porté sur un soupçon d’abus de faiblesse.

Il a débuté avec la plainte, fin 2007, de Françoise Bettencourt Meyers, soupçonnant le photographe François-Marie Banier d’avoir profité de la vulnérabilité de sa mère pour obtenir des centaines de millions d’euros de dons.

François-Marie Banier a été condamné en appel le 24 août 2016, à 4 ans de prison avec sursis et 375.000 euros d’amende pour « abus de faiblesse ». Sollicité par l’AFP, ce dernier n’a pas souhaité réagir jeudi.

L’homme politique et ex-ministre Eric Woerth a lui aussi été mis en cause dans un autre volet de l’affaire, portant sur un soupçon de trafic d’influence, avant d’être relaxé.

Dernier épisode en date, jeudi, dans l’affaire dite des écoutes, la justice bordelaise a relaxé en appel cinq journalistes poursuivis pour « atteinte à l’intimité de la vie privée » de Liliane Bettencourt. Elle a aussi estimé que son ex-majordome avait enregistré illégalement la milliardaire pour la protéger et n’était donc « pas pénalement responsable ».

– L’empire L’Oréal –

Liliane Bettencourt était née le 21 octobre 1922 à Paris et avait été élevée dans la rigueur, chez les Dominicaines. Sa mère, pianiste, meurt quand elle a cinq ans.

Dix ans plus tard, elle faisait ses premiers stages chez L’Oréal et se considérait comme dépositaire de l’oeuvre de son père, Eugène Schueller, fondateur de l’entreprise.

Le groupe, véritable empire des cosmétiques, commercialise aujourd’hui maquillages, crèmes et shampoings dans le monde entier, pour un chiffre d’affaires de 25,8 milliards d’euros en 2016, et emploie près de 90.000 personnes dans le monde entier.

Dans un communiqué, le PDG de L’Oréal, Jean-Paul Agon, a exprimé jeudi son « immense tristesse ».

« Nous avions tous une profonde admiration pour Liliane Bettencourt qui a toujours veillé sur L’Oréal, l’entreprise et ses collaborateurs, et qui était très attachée à sa réussite et son développement », a-t-il ajouté.

« Dans ce douloureux moment pour nous, je tiens à rappeler, au nom de notre famille, notre entier attachement et notre fidélité à l’Oréal et à renouveler toute ma confiance à son président Jean-Paul Agon, comme à ses équipes dans le monde entier », a souligné pour sa part Françoise Bettencourt Meyers, dans son communiqué.

Romandie.com avec(©AFP / 21 septembre 2017 19h40)

France-Rwanda: Emmanuel Macron et Paul Kagamé se sont entretenus à New York

septembre 19, 2017
Les présidents Paul Kagame et Emmanuel Macron à New York, lundi 18 septembre. © Twitter – Présidence rwandaise

Les présidents rwandais et français se sont entretenus lundi à New York, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. Une rencontre peu courante alors que les relations entre les deux pays restent empoisonnées par le génocide de 1994.

Un tweet diffusé par la présidence rwandaise montre les deux hommes, sourire crispé, en train de se serrer la main, après avoir discuté de « collaboration sur des questions d’intérêt mutuel, dont la sécurité et la paix en Afrique ».

Une rencontre considérée par l’analyste politique rwandais Christopher Kayumba comme « un bon signe, qui suggère que leur relation pourrait être meilleure qu’avec les [précédents] présidents français ». Le Rwanda accuse depuis des années la France d’avoir participé en 1994 aux massacres qui ont fait environ 800 000 morts en à peine 100 jours, essentiellement parmi la minorité tutsi.

Réouverture d’une enquête en France

Déjà ombrageuses, les relations entre les deux pays ont empiré après la réouverture en octobre 2016 par la justice française d’une enquête sur l’assassinat du président de l’époque, Juvénal Habyarimana, événement considéré comme l’élément déclencheur du génocide. Le dossier avait été rouvert pour entendre le témoignage d’un ancien chef d’état-major rwandais accusant  Paul Kagame d’être l’instigateur de cet assassinat.

De son côté, Kigali estime que Paris, alors allié du régime extrémiste hutu, a ignoré les signes montrant l’imminence d’un génocide et a entraîné les soldats et les miliciens qui ont par la suite perpétré les massacres. Plutôt que d’empêcher les tueries, les soldats français dépêchés au Rwanda auraient cherché à contrecarrer la progression des forces tutsi du Front patriotique rwandais (FPR), qui ont ensuite pris le pouvoir. Des accusations maintes fois niées par Paris, qui assure avoir permis de sauver des milliers de vies humaines.

Jeuneafrique.com avec AFP

Affaire Grace Mugabe: une longue procédure judiciaire commence

septembre 19, 2017
Gabriella Engels (à droite) en compagnie de sa mère, Debbie Engels, lors d’une conférence de presse à Pretoria le 17 août 2017. © Themba Hadebe/AP/SIPA

La top-model sud-africaine qui accuse Grace Mugabe de l’avoir agressée s’est présentée mardi 19 septembre devant la justice pour contester l’immunité diplomatique accordée à l’épouse du président zimbabwéen, première étape d’une longue procédure judiciaire.

« Nous savons que ce sera un combat difficile mais nous sommes prêts pour la bataille. Nous pensons que la justice va l’emporter », a déclaré à la presse Debbie Engels, la mère de la victime. Gabriella Engels, 20 ans, qui affirme avoir été frappée par Grace Mugabe le 13 août dans un hôtel huppé de Johannesburg, s’est présentée mardi au tribunal de Pretoria. Elle portait encore une cicatrice sur le front.

Elle a saisi la justice, via ses avocats de l’ONG AfriForum, pour demander l’annulation de l’immunité diplomatique accordée par les autorités sud-africaines à la Première dame du Zimbabwe.

Selon Willie Spies d’AfriForum, Grace Mugabe ne remplissait pas les conditions pour obtenir ce privilège. Elle « se trouvait en Afrique du Sud pour des raisons personnelles, notamment pour des raisons de médicales », a-t-il déclaré devant la presse.

La décision du juge mise en délibéré

Lors de l’audience de mardi, AfriForum a demandé le feu vert de la justice pour contester cette immunité. « Notre demande est fondée. Une plainte (pour coups et blessures) a été déposée et l’immunité a été accordée », a fait valoir devant le tribunal Etienne Labuschagne, avocat de Gabriella Engels.

De son côté, le représentant de l’ambassade du Zimbabwe en Afrique du Sud, Simba Chitando, a estimé que cette demande était incohérente car, a-t-il plaidé, « elle n’obéit pas à la loi ». Le juge a mis sa décision en délibéré.

Pour AfriForum, la stratégie de Grace Mugabe vise à gagner du temps. « L’ambassade essaiera coûte que coûte de retarder l’affaire. Mais la justice est en marche », a assuré Willie Spies.

Contre-attaque de Grace Mugabe

Dans un document publié dans la presse, Grace Mugabe s’est défendue en affirmant avoir été attaquée par Gabriella Engels qui était « ivre » et armée d’un « couteau ». « Ce sont de purs mensonges. Comment ma fille aurait-elle pu l’attaquer avec un couteau alors qu’elle a tant de gardes du corps? », a fait valoir Debbie Engels mardi.

Ce « Gracegate » a suscité énormément d’émoi en Afrique du Sud. Le principal parti d’opposition, l’Alliance démocratique (DA), a saisi la Cour constitutionnelle pour contester l’immunité à ses yeux « embarrassante et illégale » accordée à Mme Mugabe.

En 2015, Pretoria avait avancé « l’immunité présidentielle » du président soudanais Omar el-Béchir pour le laisser quitter, en violation d’une décision de justice, le territoire sud-africain. Ce dernier est recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour génocide et crimes de guerre au Darfour (ouest du Soudan).

Jeuneafrique.com avec AFP

Justin Trudeau recevra un prix à New York

septembre 19, 2017
Canada : le Premier ministre Justin Trudeau est arrivé au pouvoir à 43 ans en 2015.
© Reuters Canada : le Premier ministre Justin Trudeau est arrivé au pouvoir à 43 ans en 2015.
NEW YORK – Le premier ministre Justin Trudeau recevra un prix honorifique, mardi soir, alors qu’il entamera un voyage de trois jours à New York au cours duquel il participera à l’assemblée générale des Nations unies.

Le premier ministre canadien recevra un prix décerné par le groupe de réflexion Atlantic Council pour son engagement envers la diversité et le commerce international.

La reine Rania de Jordanie présentera M. Trudeau, alors que la directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde introduira un autre récipiendaire, le président sud-coréen Moon Jae-in.

Mercredi, Justin Trudeau participera à une discussion sur le développement avec la philanthrope Melinda Gates et à un panel économique organisé par Bloomberg News. Plus tard en journée, il prononcera un discours devant 6 000 jeunes rassemblés au Madison Square Garden.

Le premier ministre canadien prendra la parole à l’assemblée générale des Nations unies jeudi.

La Presse canadienne