Archive for the ‘Opinion’ Category

Décès du Sud-Africain Pik Botha, chef de la diplomatie sous l’aprtheid

octobre 12, 2018

Johannesburg – L’ancien chef de la diplomatie sud-africaine pendant l’apartheid Roelof « Pik » Botha, qui a ensuite servi le gouvernement du président noir Nelson Mandela, est décédé à l’âge de 86 ans à Pretoria, ont rapporté vendredi les médias locaux.

Son fils Piet Botha a confirmé au groupe de presse News24 que l’ancienne figure du pouvoir raciste était mort dans son sommeil dans la nuit de jeudi à vendredi.

« Son épouse Ina était à ses côtés. Il était malade depuis trois semaines », a-t-il déclaré.

Pik Botha fut la vitrine internationale du régime ségrégationniste pendant dix-sept ans, au poste de ministre des Affaires étrangères de 1977 jusqu’à l’avènement de la démocratie en 1994.

Il avait ensuite intégré le gouvernement d’union nationale du premier président noir sud-africain démocratiquement élu, Nelson Mandela, où il avait occupé le portefeuille des Mines et de l’Energie pendant deux ans.

En 1996, sa carrière politique avait pris fin quand sa formation, le Parti national (NP), à l’origine de l’apartheid, avait quitté le gouvernement.

Quatre ans plus tard, il avait rejoint le parti qu’il avait longtemps considéré comme son ennemi, le Congrès national africain (ANC) de Nelson Mandela.

« Les Blancs, notamment les Afrikaners (descendants des premiers colons européens en Afrique du Sud), doivent descendre de leur piédestal », avait-il alors déclaré, « ils doivent aider leurs compatriotes pauvres ».

Vendredi, le président sud-africain et patron de l’ANC Cyril Ramaphosa a salué le « soutien » de M. Botha « à la transition de l’Afrique du Sud vers la démocratie ».

« Il fut l’un des rares membres du Parti national à reconnaître tôt que l’apartheid était injuste et un crime contre l’humanité », a ajouté l’ANC dans un communiqué.

Fidèle à son image de « Verligte » (éclairé) – nom donné aux membres de l’aile réformiste du Parti national -, M. Botha avait incité le régime de l’apartheid à libérer en 1990 Nelson Mandela, chef historique de l’ANC.

Il le qualifiera plus tard de « sauveur » de la nation.

En 1986, il s’était attiré les foudres du président Pieter Willem Botha (aucun lien de parenté) pour avoir déclaré que l’Afrique du Sud pourrait un jour être dirigée par un Noir.

Il reste cependant une figure controversée. En 1990, il a été soupçonné de liens directs avec les escadrons de la mort chargés d’abattre des militants anti-apartheid.

Sa diplomatie combattive lui a valu d’être très apprécié des Blancs sud-africains. Il est accusé de déstabiliser ses voisins comme l’Angola, la Namibie, le Mozambique, en aidant les mouvements rebelles contre les régimes issus de l’indépendance.

Le dernier président de l’apartheid, Frederik W. de Klerk, a rendu hommage vendredi à un homme qui « a défendu l’Afrique du Sud contre l’isolement international » et fut un « formidable défenseur des réformes (…) et de la libération de Nelson Mandela ».

Roomandie.com avec(©AFP / 12 octobre 2018 11h25)                                                        

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La Rwandaise Louise Mushikiwabo se retrouve aux commandes de l’OIF

octobre 12, 2018
Sommet de la Francophonie : les États membres passent au vote
© LUDOVIC MARIN Sommet de la Francophonie : les États membres passent au vote
 

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a nommé par consensus une nouvelle secrétaire générale à sa tête, vendredi. Au terme d’une réunion à huis clos, les États membres réunis à Erevan, en Arménie, ont donné leur aval à la ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Louise Mushikiwabo.

L’élection de Mme Mushikiwabo met un terme au mandat de Michaëlle Jean, dont la réputation a été ternie par la mise en lumière de dépenses de fonctions jugées extravagantes.

L’ancienne journaliste et politicienne canadienne avait livré la veille un ultime plaidoyer, lors du Sommet de la Francophonie, dénonçant entre les lignes le consensus autour de sa rivale.

Le régime rwandais a tour à tour été pointé du doigt par des organisations comme Amnistie internationale et Human Rights Watch pour la répression exercée contre les opposants politiques et l’important recul encaissé sur la question des droits et libertés.

Mme Jean a malgré tout vu ses chances s’envoler lorsque Québec et Ottawa ont annoncé qu’ils n’appuieraient pas sa candidature.

Celle qui est numéro deux du gouvernement de Kigali a réussi à obtenir le soutien de la France, principal bailleur de fonds de l’OIF, ainsi que l’appui d’une flopée de pays de l’Union africaine.

« L’épicentre de la langue française est sans doute dans le bassin du fleuve Congo », a ainsi souligné le président français Emmanuel Macron, jeudi, au premier jour du sommet.

Outre la question des droits de l’homme, le Rwanda a aussi été l’objet de critiques en raison de la place qu’occupe le français au pays. L’anglais a pris le dessus en devenant la langue obligatoire à l’école. Par ailleurs, c’est en anglais que le président rwandais Paul Kagame avait annoncé la candidature de sa ministre des Affaires étrangères.

Le plurilinguisme n’est toutefois pas contraire à la défense du français, a estimé le président Macron. « Le combat fondamental pour notre langue est un combat pour le plurilinguisme », a-t-il lancé.

La nomination de Louise Mushikiwabo consacre le retour du continent à la tête de l’OIF, qui avait toujours été dirigée par des Africains depuis sa création, en 1970, mis à part une parenthèse canadienne.

L’Organisation internationale de la Francophonie réunit 84 États et gouvernements, dont 26 observateurs et quatre « membres associés ». L’Afrique regroupe 27 des 54 États membres ayant droit de vote.

Selon l’OIF, 85 % des francophones en 2050 vivront sur le continent africain, soit un total de 700 millions, contre 274 millions aujourd’hui.

Radio-canada.ca avec Agence France-Presse

Canada-Québec/Meurtre à Yamachiche: deux suspects activement recherchés

octobre 11, 2018

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TROIS-RIVIÈRES — L’enquête entourant le meurtre de la jeune Ophélie Martin-Cyr, survenu à Yamachiche mercredi matin, prend un nouveau tournant. La Sûreté du Québec est activement à la recherche de deux suspects pour meurtre au premier degré dans ce dossier, et demande la collaboration du public pour les retrouver.

D’abord, René Kègle, 38 ans de Saint-Maurice, est activement recherché pour meurtre au premier degré et tentative de meurtre sur une jeune femme de 21 ans en déchargeant une arme à autorisation restreinte.

René Kègle René Kègle Kègle mesure 1,77 mètres, pèse 78 kg, a les cheveux et les yeux bruns.

 

Francis Martel Francis Martel

 

Par ailleurs, Francis Martel, 31 ans de Trois-Rivières, est lui aussi recherché pour meurtre au premier degré et complicité après le fait. Il mesure 1,83 mètres, pèse 92 kg, a les cheveux et les yeux bruns.

Toute personne apercevant ces individus est priée de communiquer avec le 911, et ne doit pas tenter d’intervenir auprès de ces personnes. La SQ incite les gens à agir avec prudence en communiquant directement avec ses services. Toute personne ayant de l’information qui permettrait de les retracer peut également communiquer avec la Centrale de l’information criminelle de la SQ au 1-800-659-4264.

Le Nouvelliste par Paule Vermot-Desroches avec msn.ca

Canada-Québec/Leadership du PLQ: Taillefer est intéressé

octobre 11, 2018

 

«Ça prend des gens sérieux, des gens qui sont en mesure de mettre les mains sur le volant et s’assurer de conduire l’économie du Québec à bon port», a laissé entendre Alexandre Taillefer, le président de campagne du Parti libéral, en matinée samedi.© La Presse canadienne, Graham Hugues «Ça prend des gens sérieux, des gens qui sont en mesure de mettre les mains sur le volant et s’assurer de conduire l’économie du Québec à bon port», a laissé entendre Alexandre Taillefer, le président de campagne du Parti libéral, en matinée samedi
 

QUÉBEC – Alexandre Taillefer est intéressé à succéder à Philippe Couillard à la tête du Parti libéral du Québec (PLQ).

En entrevue téléphonique à La Presse canadienne jeudi, l’homme d’affaires et président de la campagne électorale libérale n’a pas caché son ambition de devenir le prochain chef du PLQ.

«Ça pourrait être quelque chose que je vais envisager, définitivement», a commenté M. Taillefer.

C’est la première fois que l’homme d’affaires affiche aussi clairement ses couleurs.

Intéressé à succéder à Philippe Couillard, oui, mais pas à n’importe quel prix, s’empresse d’ajouter l’ancien Dragon, propriétaire de Téo Taxi et du magazine L’actualité, déjà prêt à énoncer ses conditions.

En résumé, il va envisager se porter candidat seulement si deux conditions sont remplies: la course au leadership ne devra pas avoir lieu avant deux ans et le parti devra avoir procédé d’ici là à une refondation majeure.

Sinon, si le parti ne partage pas sa vision des choses, il passera son tour, «c’est très clair».

En fait, M. Taillefer a déjà une idée très précise de ce à quoi devrait ressembler le PLQ et de ce qu’il faudra faire pour redonner au parti des Jean Lesage et Robert Bourassa son lustre d’antan, en vue de reconquérir le pouvoir dès 2022, «parce qu’on va être redevenus forts et parce qu’on va être redevenus inspirants».

La couenne dure

Le 1er octobre, accusant la pire défaite de son histoire, le PLQ a dû se contenter de 25 pour cent d’appui des électeurs et d’une trentaine de sièges.

Cette défaite, dure à encaisser, n’a cependant pas refroidi son attrait pour la politique. Au contraire.

Son rôle de président de campagne lui aura appris qu’il avait «la couenne suffisamment dure» pour faire de la politique. «Je suis capable de faire face à la musique», assure celui qui n’avait jamais tâté de la politique avant d’accepter de présider la campagne libérale, il y a quelques mois à peine.

Selon lui, il ne fait pas de doute que le PLQ ne pourra pas reprendre le pouvoir en 2022, sans un «travail de fond extrêmement solide et sans une adhésion militante extrêmement forte».

Pour cela, il devra se mettre sérieusement à l’écoute de sa base militante, en organisant un «grand brassage d’idées», qui prendrait la forme d’une série de forums durant lesquels les membres seraient conviés à façonner le parti dont ils rêvent.

Le parti, dit-il, doit donc absolument reconnecter avec sa base. Les membres doivent avoir le sentiment que leurs idées sont entendues en haut lieu, et il estime que ça prenait la «douche froide» du 1er octobre pour rendre cet exercice possible.

Le parti doit aussi se doter d’un programme davantage social-démocrate, mêlant habilement les mesures sociales et le développement économique, ajoute-t-il.

Car «l’économie nourrit le progrès social et le progrès social ne peut pas se nourrir sans l’économie», observe M. Taillefer.

Tout en demeurant fédéraliste, le PLQ devra également afficher un visage beaucoup plus nationaliste, se montrer québécois d’abord, dit-il. «On doit sentir cette fierté québécoise-là dans le discours du Parti libéral. Il faut que ce soit vrai, il faut que ce soit senti» pour reconnecter avec les électeurs francophones.

Le PLQ devra aussi tenir «un discours beaucoup plus probant», sur l’écologie, sur la culture, de même que se montrer bien «plus ambitieux sur le plan économique».

Ce grand bouleversement pourrait prendre «plusieurs années», selon lui, d’où l’importance de repousser l’échéance de la course au leadership à la fin de 2020.

Surtout, le prochain chef devra être en mesure de susciter «l’enthousiasme» de la population.

Inspiré par Québec solidaire

À ce propos, il fait remarquer que Québec solidaire a été le seul parti à avoir réussi à mobiliser les électeurs, particulièrement les jeunes, à susciter de l’enthousiasme, à faire rêver «d’une société plus juste, plus équitable, plus verte».

«Il faut s’inspirer de ça», est persuadé M. Taillefer, qui dit n’avoir jamais imaginé subir une raclée d’une telle ampleur le 1er octobre.

«On s’attendait à une soirée très serrée», mais jamais à une telle vague, se rappelle-t-il.

Les raisons de la défaite

Il attribue le désaveu massif de la population, surtout francophone, envers les libéraux essentiellement à deux choses: les mesures de rigueur — ou d’austérité — budgétaire des premières années du mandat et l’image de corruption qui continue de coller au PLQ.

L’idée du «changement» nécessaire, après plus de 13 ans sur 15 de gouverne libérale, a aussi percolé dans la population et joué contre les libéraux, analyse celui qui se voit désormais comme un simple militant.

Lapressecanadienne avec msn.ca

Canada/Québec: de jeunes entrepreneurs feront l’élevage de grillons à Saint-Pascal

octobre 11, 2018

Un grillon domestique est posé sur une pierre.

Un grillon Photo : iStock/wrangel

Congo/Pool: un militaire de la GR qui se vantait d’avoir violé 65 filles est devenu fou à Nkombo

octobre 11, 2018


C’est la consternation dans cette parcelle de Nkombo après la constatation du nouvel état psychique d’un locataire, de surcroît élément de la sécurité présidentielle. Il a disjoncté et est devenu fou. Son entourage, fait le lien avec ses crimes commis pendant le conflit du Pool, où il était au front. Lui-même, se vantait d’avoir violé 65 filles.

Est-ce une punition divine ou celle de ses victimes ? Un sergent-chef de la sécurité présidentielle, ayant participé dans les atrocités lors du conflit du Pool, est devenu subitement fou, alors qu’il prenait un pot, avec ses amis dans un bar de Nkombo, non loin de la maison blanche du général Olessongo.

A son retour du front du Pool, le sergent-chef F O , qui tout de même, ne croyait pas à la rébellion du pasteur Ntumi, se vantait d’avoir violé à volonté les filles dans les villages de ce département. Dans ses récits machiavéliques, il assurait avoir violé deux sœurs jumelles pendant toute la journée. Ses cibles étaient des jeunes filles ayant encore des seins bien débout et sans enfants.

Des actes, dont la plupart de ses amis condamnaient, malgré ses justifications tribales. « On mène une guerre contre l’ennemi et non contre les innocents civils, et le viol ne fait jamais partie du combat » lui avait une fois fait remarquer une vendeuse d’un bar où il racontait ses exploits sexuels.

Dans son secteur à Nkombo, tout le monde savait, avoir comme voisin un pervers sexuel, et certains parents conseillaient leurs filles de l’éviter. Aujourd’hui sa folie confirme les prophéties de ses proches. «  F… A kanisaki nini, ke Nzambé a lingaki ko limissa ye na mabé nionso asali na le Pool… A futa nde masumu na yé » (il croyait être invulnérable et impardonnable aux yeux de Dieu pour tout le mal commis au Pool) entend-on parmi le voisinage.

Le fait que F O a perpétré ses crimes dans le Pool ne justifiait en rien l’adhésion de son entourage qui le prenait pour un monstre. Une personne cohérente ne peut se vanter de telles atrocités.

De nombreux civils ont été victimes des actes inciviques des militaires et mercenaires pendant le conflit du Pool. En dehors des cas de viol, on a assisté à la destruction des villages entiers, des plantations et même de leurs animaux. La haine contre ses populations innocentes et otages reste encore inexplicable.

Les deux parties belligérantes ont signé un accord de paix sans mesurer tous les dégâts causés, et surtout ignorant totalement le statut des civils.

Sacer-infos.com by Stany Franck

Journaliste disparu: des enquêteurs américains travaillent avec Ankara et Ryad (Trump)

octobre 11, 2018

Washington – Donald Trump a indiqué jeudi que des enquêteurs américains travaillaient avec la Turquie et l’Arabie saoudite afin de faire la lumière sur la disparition du journaliste Jamal Khashoggi au consulat saoudien à Istanbul.

« On ne peut pas laisser cela arriver. Nous sommes très durs et nous avons des enquêteurs là-bas, et nous travaillons avec la Turquie et franchement nous travaillons avec l’Arabie saoudite », a déclaré le président américain dans un entretien téléphonique avec Fox.

« Nous allons étudier cela très, très sérieusement. Je n’aime pas cela du tout. Il n’y a pas de citoyens américains (impliqués), mais cela n’a pas d’importance dans ce cas. C’est un précédent terrible, terrible », a-t-il ajouté.

Interrogé sur le fait de savoir si la disparition suspecte de M. Khashoggi –exilé aux Etats-Unis depuis 2017 après être tombé en disgrâce à la cour du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane– pouvait mettre à mal les relations entre Washington et Ryad, Donald Trump a répondu qu’il fallait d’abord « trouver ce qui s'(était) passé ».

« Nous y sommes probablement plus proches que ce que vous pouvez penser », a-t-il précisé.

Le président américain avait déclaré mercredi s’être entretenu « au plus haut niveau » avec les Saoudiens, et ce « plus d’une fois », au sujet du journaliste saoudien, collaborateur du Washington Post.

Romandie.com avec(©AFP / 11 octobre 2018 13h26)                                                        

Le smartphone, maillon faible de la sécurité informatique

octobre 11, 2018

Monaco – Les téléphones mobiles sont omniprésents dans nos vies, mais nous ne sommes pas encore assez conscients de leur vulnérabilité aux attaques des pirates informatiques, préviennent les spécialistes en cybersésurité.

« Il faut imaginer que le risque autour du mobile aujourd’hui, c’est le même que le risque sur l’ordinateur personnel il y a quelques années, quand démarrait toute cette problématique sécuritaire », explique Loic Guezo, de la société spécialisée japonaise Trend Micro, en marge des Assises de la cybersécurité à Monaco.

Les pirates ne font que suivre les internautes, qui privilégient de plus en plus le smartphone à l’ordinateur pour accéder aux services en ligne.

Selon RSA, le bras « cybersécurité » du constructeur informatique américain Dell, 56% des transactions marchandes sur la toile sont désormais réalisées sur téléphone portable.

« Conséquence de ces nouvelles pratiques, 71% des fraudes et escroqueries diverses ont désormais lieu » sur ces appareils, selon RSA.

Les attaquants cherchent à introduire dans les smartphones des programmes malveillants capables d’intercepter les communications, de voler des identifiants et mots de passe pour les réseaux sociaux et sites de commerce en ligne, de détourner les applications bancaires pour siphonner les comptes des utilisateurs….

« Un +login+ et un mot de passe qui fonctionnent sur des plateformes comme Amazon ou LinkedIn, ça vaut 100, voire 200 euros » sur le « dark web », la face cachée d’internet, relève Matthieu Dierick, un expert de la société de cybersécurité F5.

Parmi les moyens utilisés par les cybercriminels, l’incontournable mail de « phishing » se prévaut d’une fausse identité pour inciter le destinataire à cliquer et télécharger le code malveillant.

Mais les pirates utilisent aussi les réseaux sociaux: détournant l’avatar d’un proche de la cible, ils envoient un faux message sur un réseau social, incitant l’internaute à faire le clic fatal.

« Nous avons un client entreprise qui a interdit à ses collaborateurs d’utiliser les services comme WhatsApp ou Snapchat sur leurs smartphones », indique Bastien Bobe, de Lookout, un spécialiste américain de la sécurité des mobiles.

D’autres attaquants se sont introduits dans des régies publicitaires pour faire passer de fausses pubs, souligne Loïc Guezo.

Les cybercriminels cherchent aussi à introduire des applications « vérolées » qui, sous couvert d’un jeu par exemple, introduisent du code malveillant dans le smartphone.

Le danger vient en particulier des applications téléchargeables sur des magasins d’applications Android moins scrupuleux que le Google Play Store (où les applications sont globalement sûres).

Le lancement de la version Android du jeu vidéo à succès Fortnite a été ainsi l’occasion pour les pirates d’infecter de nombreux smartphones, explique Gauthier Vathaire, de la société de cybersécurité Bitdefender.

Epic Games, l’éditeur de Fortnite, n’a pas voulu mettre le jeu à disposition dans la boutique en ligne de Google, préférant son propre site. Du coup, des indélicats ont créé de faux sites Fortnite et de fausses applications pour attirer les internautes.

– Applications clandestines –

« Il y a beaucoup d’applications vérolées, avec la vraie application Fortnite à laquelle les pirates ont rajouté du code malveillant », indique Gauthier Vathaire. « Epic Game a réagi et essayé de lutter », « mais c’est très difficile de faire bloquer ces sites ».

Les possesseurs d’iPhone peuvent se sentir plus en sécurité, car ils ne peuvent télécharger en principe que des applications disponibles sur l’Apple Store officiel.

Mais il est possible que des pirates réussissent à « jailbreaker » (débloquer) un iPhone à l’insu de son utilisateur, l’ouvrant à toutes sortes d’applications clandestines, avertissent les experts.

Pour certains, les problèmes de sécurité qui se posent aujourd’hui sur les quelques 2,5 milliards de smartphones en circulation dans le monde ne font que préfigurer, à petite échelle, les problèmes de sécurité qui se poseront avec la prolifération des objets connectés.

« Dans un contexte où tous les objets sont connectés ensemble, on ne peut avoir de périmètre de sécurité bien défini », explique Bernard Ourghanlian, directeur technique et sécurité de Microsoft France.

Dans une entreprise, « le système informatique ne pourra plus faire confiance à rien et devra tout vérifier: la qualité de l’utilisateur, le contexte dans lequel les informations sont demandées, l’outil qu’il utilise… »

« Si je suis connecté via un PC de l’entreprise, via le réseau de l’entreprise, j’aurai accès à des informations qui me seront peut-être refusées si j’essaie de me connecter avec mon téléphone », explique-t-il.

Romandie.com avec(©AFP / 11 octobre 2018 13h02)                                                        

Trois personnes encore disparues à Majorque après les inondations meurtrières

octobre 11, 2018

Une rue inondée de Sant Llorenc des Cardassar à Majorque, île des Baléares, le 10 octobre 2018 / © AFP / M.LOPEZ

Les sauveteurs tentaient jeudi de retrouver un enfant et deux Allemands disparus après les inondations meurtrières qui ont déjà fait dix morts, dont un couple de Britanniques et une Néerlandaise, à Majorque, sur l’archipel espagnol des Baléares, en Méditerranée.

« Les recherches du couple allemand et de l’enfant de 5 ans disparus se poursuivent », a indiqué le gouvernement régional sur Twitter.

Ce qui porte le nombre de disparus à trois. Mais « nous n’excluons pas qu’il puisse y en avoir plus », a indiqué Catalina Caldera, membre du gouvernement régional.

Environ 900 personnes, dont des plongeurs, sont mobilisées pour les recherches et le nettoyage des zones touchées.

Une rue envahie par la boue à à Sant Llorenc des Cardassar, le 10 octobre 2018 / © AFP / M.LOPEZ

« On emploie des chiens capables de trouver des cadavres et des drones », a indiqué le lieutenant-colonel Javier Moreno de l’Unité militaire d’Urgence sur la chaîne Antena 3.

Un porte-parole de la préfecture aux Baléares a précisé que l’enfant de cinq ans était en voiture avec sa mère, qui a été retrouvée morte, et sa soeur qui a survécu. Selon les médias locaux, la mère est parvenue à sauver sa fille avant que la voiture ne soit emportée par le torrent, ce que ce porte-parole n’était pas en mesure de confirmer.

Les deux Allemands sont eux recherchés car leur voiture a été retrouvée en bon état avec des papiers à l’intérieur mais « ils n’ont pas pu être localisés » depuis, a ajouté le porte-parole.

Inondations à Majorque / © AFP / Laurence SAUBADU

Selon le dernier bilan, dix personnes sont mortes, dont deux Britanniques, une Néerlandaise et sans doute un quatrième étranger encore non identifié, dans ces inondations qui ont frappé Majorque mardi en fin de journée.

Les Baléares, qui ont reçu l’an dernier 13,8 millions de touristes étrangers, sont prisées des Allemands et des Britanniques qui y passent leurs vacances ou s’y sont établis.

– Emportés dans leur taxi –

Minute de silence dans l’académie de Rafael Nadal, le 11 octobre 2018 à Manacor / © AFP / JAIME REINA

Trois jours de deuil ont été décrétés par le gouvernement régional tandis qu’une minute de silence a été observée jeudi dans l’académie de Rafael Nadal, dans la ville voisine de Manacor, en présence de la star mondiale du tennis, originaire de cette ville.

Situé à une dizaine de kilomètres de la mer et à une soixantaine à l’est de Palma de Majorque, capitale de l’archipel, le village de Sant Llorenç des Cardassar a été le plus touché. Il a été dévasté par les eaux d’un torrent qui traverse la partie basse du village et a débordé après des pluies diluviennes, inondant des habitations et emportant tout sur son passage.

Et notamment le taxi dans lequel voyageait le couple de Britanniques qui ont été retrouvés morts dans le véhicule, selon le porte-parole de la délégation du gouvernement. Le corps du chauffeur a été retrouvé en aval. Selon les médias locaux, le couple se rendait à son hôtel sur la côte après être arrivé à l’aéroport de Palma.

Image de destruction à Sant Llorenc des Cardassar, le 10 octobre 2018 / © AFP / M.LOPEZ

Les pluies ont pris tout le monde de court par leur intensité. « L’eau est montée de deux mètres en trente secondes. J’ai pu sortir par la fenêtre (de la voiture) et je me suis réfugié sur le toit de la maison d’un voisin », a raconté Pedro Sanchez, un habitant du village, à l’AFP.

– Polémique –

A Sant Llorenç, une boue épaisse recouvrait les rues encore jonchées de voitures détruites, de meubles ou de jouets: une moto en plastique, un ballon de basket crevé. Des pelleteuses et des grues étaient utilisées pour dégager les maisons.

Inondations à Majorque: Sant Llorenç, un village dévasté / © AFP / Anahi Aradas

« Nous avons dû jeter des meubles et tentons de sauver tout ce qui peut l’être », a indiqué Cati Morey, qui a un institut de beauté dans le village.

« Personne ne s’attendait à ça, personne ne nous a prévenus », s’est lamenté Antonio Galmés Riera, âgé de 55 ans, bottes aux pieds, qui n’a plus d’eau ni d’électricité.

Un constat partagé par plusieurs habitants, signe de la polémique qui commence à enfler. En Une de son édition de jeudi, le quotidien El Pais titre: « La tragédie de Majorque révèle de graves erreurs de coordination et d’urbanisme ».

Pour l’association Ecologistes en action, « la tragédie de Sant Llorenç aurait pu être évitée » si la législation interdisant de construire dans les zones inondables avait été respectée.

Romandie.com avec(©AFP / (11 octobre 2018 15h54)

Khashoggi: Londres menace Ryad de « conséquences » si les accusations sont fondées

octobre 11, 2018

Londres – Le ministre des Affaires étrangères britannique a prévenu jeudi les autorités saoudiennes qu’elles s’exposeraient à de « graves conséquences » en cas de responsabilité dans la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.

L’éditorialiste critique du pouvoir de Ryad et collaborateur du Washington Post n’a plus donné de signe de vie depuis son entrée le 2 octobre au consulat de son pays à Istanbul, où il s’était rendu pour obtenir un document en vue de son mariage avec une Turque.

Des responsables turcs ont affirmé samedi que, selon les premiers éléments de l’enquête, M. Khashoggi a été assassiné à l’intérieur du consulat.

« Si ces allégations sont vraies, il y aura de graves conséquences car notre amitié et nos partenariats sont fondés sur des valeurs communes », a déclaré Jeremy Hunt à l’AFP.

« Si les Saoudiens veulent parvenir à une conclusion satisfaisante (dans cette affaire), nous devons trouver M. Khashoggi. Ils disent que ces accusations ne sont pas vraies, alors où est M. Khashoggi? », a poursuivi le ministre.

Ankara affirme que Jamal Khashoggi n’est jamais ressorti du bâtiment, mais Ryad assure le contraire.

« Nous sommes extrêmement inquiets », a déclaré Jeremy Hunt, expliquant avoir transmis sa « vive préoccupation » à l’ambassadeur saoudien à Londres et au ministre des Affaires étrangères saoudien.

« Les gens qui se considèrent comme les amis de longue date de l’Arabie saoudite estiment qu’il s’agit d’un sujet très très grave », a-t-il déclaré, faisant notamment référence aux Etats-Unis qui ont demandé des explications à Ryad.

Le président américain a déclaré mercredi s’être entretenu « au plus haut niveau » avec les Saoudiens, et ce « plus d’une fois », au sujet du journaliste.

« Nous sommes très déçus de voir ce qui se passe. Nous n’aimons pas ça » et « nous voulons savoir ce qui se passe là-bas », a assuré Donald Trump.

Selon le Washington Post, les services de renseignement américains avaient connaissance d’un projet saoudien, impliquant le prince héritier Mohammed Ben Salmane, consistant à attirer le journaliste de 59 ans dans un piège pour l’arrêter.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a averti jeudi que son pays ne resterait pas silencieux au sujet de cette disparition.

Romandie.com avec(©AFP / 11 octobre 2018 12h49)