Archive for the ‘Opinion’ Category

Congo-diaspora: M. Blaise Nzonza, un ancien yukiste soutient désormais M. Denis Christel Sassou Nguesso

septembre 23, 2019

 

La politique a ses raisons que la raison ignore. Fondateur et ancien Président de l’APAKO (Association des amis de Parfait Kolelas), M. Blaise Nzonza, un ancien membre du Conseil National de l’UDH YUKI, a décidé de rejoindre les rangs des soutiens au député d’Oyo, M. Denis Christel Sassou Nguesso.

Très visible sur les réseaux sociaux à travers ses nombreux écrits et vidéos, M. Blaise Nzonza donne les raisons pour lesquelles il bascule dans le camp des « ndéyistes ». Une décision surprenante et étonnante que de nombreux congolais de la diaspora auront du mal à comprendre.

Ci-dessous sa déclaration :

SOUTIEN A DENIS CHRISTEL SASSOU NGUESSO

Après une analyse profonde de la situation socio politique et après moult réflexions, Je pense qu’il faut un idéal d’un nouveau genre capable de créer une dynamique positive dans notre pays. Ainsi, J’ai décidé de faire un choix pour l’avenir.

En toute responsabilité et tenant compte du paysage politique congolais et des enjeux de l’heure, j’ai décidé de soutenir et promouvoir l’idéal politique poursuivi par l’honorable Denis Christel SASSOU NGUESSO député de la circonscription d’OYO.

J’ai décidé de soutenir :
– Un homme qui partage comme moi la même conscience aiguë des maux qui minent notre pays, la même détermination d’en venir à bout et la même aspiration à un Congo meilleur débarrassé du tribalisme, de tout repli ethnique et régionaliste, un Congo où les idées extrémistes qu’elles viennent du pouvoir ou de l’opposition n’auront plus de place, un Congo où l’esprit de vengeance, la haine et la violence seront bannis, un Congo où le mieux vivre ensemble sera de mise;

-Un fils du pays, victime d’un acharnement soutenu, irrationnel et disproportionné, fruit d’une cabale orchestrée par certains adeptes de la pensée unique ;

– Un congolais qui par ses nombreuses actions à travers la Fondation Perspectives d’Avenir, a permis à plus de 100.000 congolais de bénéficier des soins gratuits lors des Campagnes de Santé Communautaire qui se sont tenues dans tous les départements de la république ;

– Un homme qui dans un élan de solidarité et de générosité, a permis à plusieurs jeunes congolais de bénéficier des bourses d’études et des formations qualifiantes ;

– Un député qui, dans un souci permanent clairement exprimé de voir les élèves étudier dans les bonnes conditions, a permis à travers le Groupement des Associations Bana-Congo de rénover plusieurs établissements scolaires ;

– Un homme politique qui est de ma génération, de notre génération, une génération avertie qui veut rompre avec les vieilles habitudes et les conflits récurrents qui ont plongé notre pays dans le désarroi le plus absolu ;

– Un congolais qui s’inscrit dans une vision qui est celle du Congo de demain et qui manifeste une ferme volonté de combattre les antivaleurs et les comportements déviants ;

– Un leader politique dont le parcours et ses différentes descentes à travers le pays font de lui un homme avisé des difficultés mais aussi des potentialités que celui-ci regorge ;
J’ai décidé de m’inscrire dans une vision et une dynamique républicaine qui tranchent avec certaines considérations révolues.

Je crois en notre pays et en son futur et je crois que nous pouvons faire de notre société un cadre plus juste, aux légitimes ambitions de chaque congolais.

Le Congo d’abord, le Congo pour toujours.

Fait à Paris le 22 septembre 2019

Henri Blaise NZONZA
dynamiquepourlecongo@yahoo.com

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Climat : l’Allemagne va investir au moins 100 milliards d’euros d’ici 2030

septembre 20, 2019

Global Climate Strike in Berlin

La chancelière allemande Angela Merkel et le ministre des Finances Olaf Scholz lors d’une réunion autour du climat, le 20 septembre à Berlin. MICHAEL HANSCHKE / REUTERS

La coalition gouvernementale allemande vient de se doter d’une stratégie climatique.

L’Allemagne va investir au moins 100 milliards d’euros d’ici 2030 «pour la protection du climat et la transition énergétique», selon le texte final négocié vendredi au sein de la coalition d’Angela Merkel et obtenu par l’AFP.

Cet effort, réclamé par des manifestations massives dans tout le pays, doit permettre à la première économie européenne d’accélérer la baisse de ses émissions polluantes, jusqu’ici nettement inférieure à ses objectifs. L’enjeu consiste à prendre des mesures pour inciter les Allemands à réduire les émissions polluantes, et permettre au pays, aujourd’hui en retard, d’atteindre ses objectifs de réduction d’émissions polluantes.

L’annonce intervient alors que des dizaines de milliers de manifestants, 80.000 selon les organisateurs, s’étaient rassemblés à Berlin à l’emblématique Porte de Brandebourg, en ce jour d’un mouvement mondial de grève pour la défense du climat. La mobilisation devrait être particulièrement bien suivie en Allemagne, où les écologistes ont le vent en poupe et enchaînent les succès électoraux.

Global Climate Strike in Berlin

De nombreux manifestants réunis à Berlin le 20 septembre pour la grève du climat. FABRIZIO BENSCH

Au total, des manifestations doivent avoir lieu dans 575 villes allemandes, «du jamais vu», a estimé la porte-parole allemande du mouvement FridaysforFuture, Luisa Neubauer dans un tweet.

Une panoplie de mesures

Selon le projet d’accord en discussion, des investissements d’«un montant à trois chiffres en milliards d’euros», soit au moins 100 milliards d’euros, sont prévus d’ici à 2030. Les partis se sont particulièrement disputés sur son financement, rendu extrêmement compliqué par le fait que le gouvernement refuse de contracter de nouvelles dettes, conformément à sa politique d’orthodoxie budgétaire du «Schwarze Null».

Les négociations achoppaient en particulier sur un modèle de tarification des émissions de CO2, où l’essence, le diesel, le gaz de chauffage ou le fioul pourraient être intégrés dans un marché national de certificats et voir leur prix monter, d’environ 11 centimes par exemple pour le litre de diesel.

Question centrale: où fixer le curseur pour à la fois avoir un prix suffisamment élevé afin d’inciter les consommateurs à opter pour les solutions les moins polluantes, mais en même temps ne pas provoquer de levée de bouclier de l’opinion, à l’exemple du mouvement des gilets jaunes en France ? Il est question dans les discussions de prix plancher et plafond sur ce marché.

Concrètement, la stratégie du gouvernement comprend aussi une panoplie de mesures destinées à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans l’énergie, le bâtiment, l’agriculture, l’industrie et les transports. Cela va de la promotion des transports publics et des trains, à l’augmentation du prix des voyages en avion en Allemagne, ou à diverses subventions pour le développement des voitures électriques ou pour des chauffages individuels efficaces et propres.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Canada: Trudeau promet d’interdire les fusils d’assaut s’il est réélu

septembre 20, 2019

 

Le premier ministre canadien sortant, Justin Trudeau, a promis vendredi d’interdire les fusils d’assaut et d’aider les villes à restreindre l’accès aux armes de poing s’il est réélu lors des législatives d’octobre.

Cette annonce fait suite à une recrudescence des crimes liés aux armes à feu au Canada, dont une vague de fusillades survenues récemment à Toronto, où le premier ministre a annoncé ces mesures lors d’une conférence de presse.

«Vous n’avez pas besoin d’une arme d’assaut de type militaire, une arme conçue pour tuer le plus grand nombre de personnes en un minimum de temps, pour abattre un cerf», a souligné Justin Trudeau, qui a fait état en 2017 de «2500 victimes de violence par armes à feu de plus qu’en 2013» au Canada.

Programme de rachat

Si les libéraux de Justin Trudeau sont réélus le 21 octobre, les fusils d’assaut, tels les AR-15, seront interdits et un programme de rachat de ces armes de type militaire déjà en circulation sera mis en place, a promis le Premier ministre sortant.

Les armes de poing comme les pistolets et revolvers ne seront cependant pas interdits, mais les municipalités auront davantage de pouvoirs pour en restreindre l’accès, a précisé Justin Trudeau, faisant état d’une approche «mesurée et basée sur les faits».

Le dernier gouvernement conservateur, sous Stephen Harper, avait fait abolir en 2012 l’obligation pour les Canadiens d’enregistrer leurs carabines et leurs fusils de chasse. Justin Trudeau a promis de ne pas remettre en place ce registre fédéral afin de «respecter les fermiers et chasseurs canadiens».

Par Le Figaro.fr avec AFP

États-Unis: Trump dit avoir été «surpris» par les images de Trudeau grimé en Noir

septembre 20, 2019

 

Donald Trump s’est dit «surpris» vendredi par les images montrant un jeune Justin Trudeau grimé en Noir, qui ont plongé le premier ministre canadien dans l’embarras et l’ont forcé à s’excuser en pleine campagne électorale.

«Je suis surpris», a dit le président américain à la presse à la Maison-Blanche. «J’ai été encore plus surpris quand j’ai vu le nombre de fois», a-t-il ajouté. Après la diffusion mercredi soir d’une première image de «blackface», d’autres images de Justin Trudeau, le visage couvert d’une couche de maquillage noir lorsqu’il était plus jeune, ont émergé.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Côte d’ivoire: La stratégie de Henri Konan Bédié, le sphinx de Daoukro, pour la présidentielle de 2020

septembre 20, 2019

Henri Konan Bédié, à Pais le 10 septembre 2019. © Vincent Fournier pour Jeune Afrique

Henri Konan Bédié, qui vient d’officialiser son alliance politique avec Laurent Gbagbo, a accordé un entretien à Jeune Afrique. À un an de la présidentielle, il assume ses changements d’alliance, affiche ses ambitions et détaille sa stratégie politique.

«  Il n’y a pas d’âge limite en politique. » À 85 ans, le sphinx de Daoukro affiche ses ambitions dans la perspective de la présidentielle de 2020, se posant désormais en opposant farouche à son ancien allié Alassane Ouattara.

Dans l’entretien qu’il a accordé le 10 septembre à Jeune Afrique, à paraître dans notre édition du 22 septembre, le patron du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) détaille notamment sa stratégie d’alliance avec le Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo – dont le retour prochain à Abidjan a été hypothéqué par la décision de la procureure de la Cour pénale internationale de faire appel de l’acquittement prononcé en faveur de l’ancien président ivoirien.

La présidentielle en ligne de mire

Et peu importe que les deux partis, qui « travaillent désormais ensemble au sein d’une même plateforme politique », soient aux antipodes en terme idéologique, l’un étant  socialiste, l’autre libéral. « C’est une entente pour travailler ensemble à des objectifs précis en vue l’élection présidentielle de 2020 », assure Henri Konan Bédié. Quant à la présidentielle, « chaque parti aura son candidat. Mais au second tour, le mieux placé recevra le soutien de l’autre », affirme-t-il.

Le président du PDCI, qui n’oublie pas de porter quelques coups de griffes à ceux des cadres qui ont rejoint le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) – « une trahison » -, revient également sur ses relations avec Guillaume Soro, l’ancien président de l’Assemblée nationale passé à l’opposition.

Avec le président ivoirien, son ancien allié, il affirme qu’« il n’y a plus de dialogue ». « Contrairement à moi, [Alassane Ouattara] n’a pas le droit de se présenter », assène Henri Konan Bédié, qui met également en garde contre un éventuel « tripatouillage » de la Constitution qui permettrait au chef de l’État d’instaurer une limite d’âge pour les candidats à la présidentielle.

Par Jeune Afrique

Présidentielle en Tunisie: Ennahdha reconnaît sa défaite et le « carton jaune » adressé par les électeurs

septembre 18, 2019

Abdelfattah Mourou, candidat d’Ennahdha, mettant son bulletin dans l’urne sous le regard des caméras, dimanche 15 septembre 2019 (image d’illustration). © Mosa’ab Elshamy/AP/SIPA 

Arrivé troisième avec 12,9 % des suffrages, Abdelfattah Mourou a reconnu mardi sa défaite au premier tour de l’élection présidentielle, et salué les vainqueurs Kaïs Saïed et Nabil Karoui. Pour les cadres de son parti, Ennahdha, c’est désormais l’heure du bilan.

Au quartier général d’Abdelfattah Mourou, candidat tardif d’Ennahdha à l’élection présidentielle du 15 septembre, l’ambiance n’est pas à la fête. Devant les caméras, les affiches « Mourou 2019 » et les photos du candidat affublé du numéro 14 rappellent les espoirs déçus du parti à la colombe. Mis à part les gardes du corps à l’entrée de cette villa du quartier El Manar, en périphérie de Tunis, les trois hommes qui s’expriment en conférence de presse paraissent plus petits qu’avant dans leurs costumes.

Aux côtés du candidat paré de ses habituelles jebba et chechia, Samir Dilou, son directeur de campagne et ex-ministre des Droits de l’homme, et Rached Ghannouchi, le chef de la formation à référentiel islamique. Tous deux cravatés, ils tentent tour à tour de trouver des raisons à cette dégringolade. Ennahdha, qui se démarquait jusqu’alors par ses bases solides et sa structuration, était habitué depuis 2011 à peser fortement dans le jeu politique, jusqu’à devenir première force à l’Assemblée des représentants du peuple. Sa récente mue en formation « musulmane démocrate » – selon les derniers éléments de langage – était d’ailleurs censée élargir ses perspectives. Il faudra finalement compter sans le fauteuil de Carthage.

Le leader d’Ennahdha Rached Ghannouchi (à droite), aux côtés du candidat du parti à l’élection présidentielle Abdelfattah Mourou (à gauche) et de Samir Dilou, directeur de campagne. © Camille Lafrance pour JAUne candidature tardive

Ses cadres ont reconnu la défaite et la place de troisième de leur candidat à la présidence, avec 12,9 % des voix, selon les résultats officielles annoncés mardi après-midi par l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie). La faute à un manque de temps, s’accordent-ils à justifier.

Ennahdha a en effet traîné et attendu la dernière minute pour annoncer une candidature et choisir son « oiseau rare », après avoir hésité à soutenir un visage extérieur à ses rangs. Beaucoup trop tard, de l’avis d’Oussama Sghaïer, député nahdaoui des Tunisiens de l’étranger (circonscription Italie).

Si on avait eu quelques jours de plus, on aurait pu faire beaucoup mieux. Surtout que nous n’avons que deux points d’écart avec le candidat arrivé deuxième

« Nombre de citoyens avaient déjà fait leur choix quand nous nous sommes décidés, confie-t-il à Jeune Afrique. Si on avait eu une campagne normale et non pas des élections anticipées, avec quelques jours de plus, on aurait pu faire beaucoup mieux. Surtout que nous n’avons que deux points d’écart avec le candidat arrivé en deuxième position. »

Selon lui, les douze jours accordés pour faire campagne et sillonner toutes les régions ont été largement insuffisants. Il en veut pour exemple la ville de Gabès, où Ennahdha était classé troisième des intentions de vote avant la visite de son candidat, qui aurait contribué à l’y propulser finalement en première place.

« Avènement de candidats de la révolution »

« Tous les représentants et cadres du parti sont descendus sur le terrain en force », a salué Rached Ghannouchi, tout en se félicitant de « l’honorable » résultat obtenu. Peu avant, le bureau exécutif d’Ennahdha avait salué « le militantisme, la persévérance et la capacité [d’Abdelfattah Mourou] à communiquer avec différentes catégories sociales ».

Le leader a également souligné la défaite des candidats de l’ancien régime et de ses ennemis – pourtant alliés d’hier. Il estime que le scrutin a en revanche permis « l’avènement de gouvernements d’essence révolutionnaire, grâce aux candidats de la révolution dont Mourou, mais aussi Kaïs Saïed, l’ex-président Moncef Marzouki, Safi Saïd, Lotfi Mraihi et Seifeddine Makhlouf ».

« On ne peut pas décrypter en quelques heures le message lancé par les Tunisiens », a nuancé Samir Dilou, reconnaissant toutefois un « séisme ». Et Mourou de rappeler que « l’érosion n’a pas touché seulement Ennahdha, mais tous les partis et politiciens ». « C’est un carton rouge pour le pouvoir et un carton jaune pour nous », reconnaît leur cadet Oussama Sghaïer.

La concurrence Saïed

Le candidat arrivé en tête, Kaïs Saïed, a-t-il puisé dans les réserves de la formation islamiste ? « Il a commencé sa campagne il y a trois ans. Pendant ce temps-là, j’étais à la tête de l’Assemblée [comme vice-président]. Ce qui m’intéressait, c’était le cours des choses dans l’hémicycle. Il a pris de l’avance, mais nous ne savons pas encore s’il a pris des voix chez nos potentiels électeurs ou chez nos voisins », rétorque à Jeune Afrique un Abdlelfattah Mourou qui tente de garder le sourire et son habituelle bonhomie.

Les instances du parti devraient se prononcer dans les prochains jours sur son éventuel appui à l’un ou l’autre des candidats du duo de tête. Si un soutien était envisagé, l’option Kaïs Saïed semble la plus réaliste. « Nabil Karoui a tenté de nous détruire et a beaucoup dépensé pour cela ces dernières années », rappelle ainsi Oussama Sghaïer.

Par Jeuneafrique.com Camille Lafrance envoyée spéciale à Tunis

France/Immigration: comment Macron a durci son discours

septembre 17, 2019

FILE PHOTO: French President Emmanuel Macron delivers a speech at the Elysee Palace in Paris

POOL New/REUTERS

– La position de fermeté adoptée par le chef de l’État contraste avec la bienveillance affichée sur le sujet pendant la campagne présidentielle.

S’agit-il vraiment de la même personne? Alors qu’Emmanuel Macron a lancé lundi soir un appel à la fermeté sur l’immigration, une plongée rapide dans les archives permet de constater le changement de ton du chef de l’État sur cette question sensible. Pour en saisir l’ampleur, il faut remonter à septembre 2015, lorsqu’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie de François Hollande, aborde publiquement le sujet pour la première fois. Alors que le flux de migrants entrant sur le sol européen est en sensible augmentation, il déclare à la chaîne israélienne i24 : «Je crois que si cela est fait dans le bon ordre, de manière intelligente, c’est une opportunité pour nous. (…) C’est d’abord notre dignité mais c’est aussi une opportunité économique, car ce sont ces hommes et des femmes qui ont des qualifications remarquables.»

Pour le candidat Macron, «l’immigration est une chance»

Pour Emmanuel Macron, le contexte politique est évidemment différent d’aujourd’hui: il s’agit alors pour lui de se distinguer de Manuel Valls, autre challenger de François Hollande au sein du gouvernement en vue de la présidentielle de 2017. Le premier ministre multiplie alors les messages de fermeté sur la question migratoire: début 2016, alors que la crise des migrants bat son plein, il s’oppose à Angela Merkel et son accueil inconditionnel des migrants. «Les réfugiés sont une force», réplique Emmanuel Macron en avril 2016, dans un entretien au quotidien belge Le Soir . Puis, en janvier 2017, le candidat enfonce le clou dans une tribune au Monde : «La chancelière Merkel et la société allemande dans son ensemble ont été à la hauteur de nos valeurs communes (…) en accueillant des réfugiés en détresse» , assure-t-il, dénonçant l’«abjecte simplification» de ceux qui affirment qu’«en ouvrant ses frontières aux migrants, la chancelière aurait exposé l’Europe aux pires dangers».

C’est probablement dans son interview à l’hebdomadaire protestant Réforme , le 2 mars 2017, que le candidat Macron est le plus clair. «Contrairement à ce que certains disent, nous ne sommes pas confrontés à une vague d’immigration. (…) Le sujet de l’immigration ne devrait pas inquiéter la population française. […] L’immigration fait partie du monde dans lequel nous vivons.(…) De surcroît, l’immigration se révèle être une chance d’un point de vue économique, culturel, social», juge-t-il.

Un changement de ton amorcé dès le début du quinquennat

Une position bien éloignée de celle défendue ce lundi soir par le président de la République devant les parlementaires de la majorité. «En prétendant être humaniste, on est parfois trop laxiste», a averti le chef de l’État. «Nous n’avons pas le droit de ne pas regarder le sujet (de l’immigration) en face». «Les bourgeois n’ont pas de problème avec (l’immigration): ils ne la croisent pas. Les classes populaires vivent avec. La gauche n’a pas voulu regarder ce problème pendant des décennies», a-t-il poursuivi. Avec ce virage rhétorique, le président, qui se place déjà dans la perspective de la présidentielle de 2022, espère fracturer un peu plus la droite et endiguer l’essor du Rassemblement national.

Si la volte-face est spectaculaire par rapport à la campagne présidentielle, elle est en réalité l’aboutissement d’un changement de ton amorcé dès les premiers mois du quinquennat. Début 2018, le président défend avec la loi Collomb une refonte de la politique d’immigration. En visite à Calais, en janvier, il prononce un discours de fermeté, chargeant les associations qui «encouragent les migrants à l’installer dans l’illégalité» et les «contrevérités» des «commentateurs». Le même mois, à Rome, il assure que sur la question migratoire, il «faut se garder des faux bons sentiments».

L’année sera ensuite marquée par l’épisode de l’Aquarius, puis par la crise des «gilets jaunes», au cours de laquelle Emmanuel Macron a identifié un besoin de clarification sur le sujet de l’immigration. «Je veux aussi que nous mettions d’accord la Nation avec elle-même sur ce qu’est son identité profonde, que nous abordions la question de l’immigration. Il nous faut l’affronter», avait-il assuré le 10 décembre dans une allocution destinée à présenter le grand débat national. À l’époque, l’idée avait provoqué des crispations à Matignon, et le thème de l’immigration avait supprimé de la consultation. C’était sans compter la volonté du chef de l’État de replacer ce sujet au cœur des débats, à l’occasion, notamment, d’un débat organisé le 30 septembre prochain à l’Assemblée

Par Le Figaro.fr par Jim Jarrassé

RDC : la présidente de l’Assemblée appelle à une « politique budgétaire prudente »

septembre 17, 2019

Jeanine Mabunda, en octobre 2016, lorsqu’elle était conseillère spéciale de Joseph Kabila sur la lutte contre les violences faîtes aux femmes. © Photo/MONUSCO Michael Ali.

 

La présidente de l’Assemblée nationale a invité lundi le gouvernement de coalition en République démocratique du Congo à la prudence budgétaire, sur fond de baisse du cours des matières premières, à l’ouverture de la session parlementaire.

La présidente de l’Assemblée, Jeanine Mabunda, a mis en garde contre « des déficits susceptibles de perturber les équilibres macro-économique encore fragiles ». La session de septembre « sera consacrée à l’examen et au vote du projet de loi de finances de l’exercice 2020 », a-t-elle rappelé, invitant le gouvernement à déposer rapidement ce texte au bureau de l’Assemblée nationale.

Le budget doit entre autres tenir compte de la grande promesse du président Félix Tshisekedi : la gratuité de l’enseignement primaire public. Le chef de l’État a promis la semaine dernière que la part de l’éducation passerait de 8 à 20% du budget en 2020.

La promesse de la gratuité est évalué à 2,6 milliards de dollars. Le budget 2019 est de cinq milliards de dollars pour 80 millions d’habitants. Entre 2018 et 2019, la croissance du PIB devrait ralentir de 5,8 à 4,3%, « dans un contexte d’affaiblissement des prix du cobalt », avait indiqué début septembre le Fonds monétaire international (FMI). « À moyen terme, la croissance globale avoisinerait 4% », ajoute le FMI.

L’enjeu sécuritaire

Outre l’éducation, la présidente de l’Assemblée espère que le budget 2020 tiendra compte « des exigences liées à la relance de l’agriculture, à la lutte contre le chômage des jeunes et à la lutte contre les groupes armés dans l’est du pays ». La Monusco a par ailleurs annoncé lundi un renforcement de leur présence militaire dans le Sud-Kivu.

Ouverte lundi dans les deux chambres, la session parlementaire sera clôturée le 15 décembre. L’Assemblée doit aussi examiner le rapport de la Commission électorale (Céni) sur le processus électoral de fin 2018 .

Par Jeuneafrique.com avec AFP

Violences xénophobes: l’Afrique du Sud présente ses «sincères excuses» au Nigeria

septembre 16, 2019

 

Un émissaire sud-africain en visite ce lundi à Abuja a présenté ses «plus sincères excuses» au Nigeria après une vague d’attaques xénophobes à Johannesburg et ses environs, des violences à l’origine de tensions entre les deux grandes puissances du continent.

L’ancien ministre Jeff Radebe a rencontré le président nigérian Muhammadu Buhari, lui faisant savoir que son homologue sud-africain Cyril Ramaphosa réitérait «ses plus sincères excuses». «Ces événements ne représentent pas les valeurs que nous défendons», a rappelé Jeff Radebe. Le chef de l’Etat sud-africain avait été hué par la foule samedi au Zimbabwe, lors des obsèques de Robert Mugabe, et avait affirmé se «tenir ici comme un frère africain» et «présenter ses excuses et exprimer son regret». Le président Buhari, qui avait pris les rênes d’une vive réaction sur le reste du continent africain, a assuré à l’envoyé sud-africain que les «relations entre les deux pays seraient consolidées».

L’Afrique du Sud a été touchée par une vague de violences xénophobes qui ont fait une douzaine de morts et des dégâts considérables, dont des biens de Nigérians, particulièrement dans les townships et le centre-ville de Johannesburg. De nombreux pays africains ont vivement réagi et le Nigeria, qui rivalise depuis des années avec l’Afrique du Sud pour la place de première puissance économique du continent, a pris la tête du mouvement. Muhammadu Buhari et Cyril Ramaphosa devraient se rencontrer lors d’une visite d’Etat en Afrique du Sud le mois prochain. Après le Nigeria, la mission emmenée par Jeff Radebe doit faire étape au Niger, au Ghana, au Sénégal, en Tanzanie, en République démocratique du Congo et en Zambie.

Par Le Figaro.fr avec AFP

 

La Colombie-Britannique ne veut plus du changement d’heure

septembre 11, 2019

 

© Geneviève Lasalle
 

Une majorité écrasante de Britannos-Colombiens souhaite mettre fin au changement d’heure automnal, selon un sondage provincial qui révèle que 93 % des personnes interrogées veulent conserver de façon permanente l’heure d’été.

D’après l’enquête d’opinion menée par Victoria, le désir d’en finir avec le changement d’heure est partagé dans toutes les régions de la province, lit-on dans un communiqué du gouvernement provincial.

Les habitants de la Colombie-Britannique ont pris la parole et leur voix collective a été clairement exprimée.

John Horgan, premier ministre de la Colombie-Britannique

Plus du tiers des personnes interrogées considère les effets négatifs sur la santé comme étant la principale raison de leur désir de mettre un terme au changement d’heure automnal.

Plus de la moitié ont par ailleurs souligné les avantages de la lumière du jour supplémentaire pendant leurs déplacements le soir en hiver. Près de 40% ont mentionné des problèmes de sécurité.

Selon le premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan, les résultats clairs du sondage seront pris en considération dans le processus de décision.

Une décision qui devra être régionale

Or, M. Horgan avait déjà affirmé que la province ne prendrait pas de mesure pour éliminer le changement d’heure à moins d’un consensus régional. Cet avis semble partagé par une majorité de répondants, qui ont indiqué qu’il était important ou très important que l’heure de la province reste alignée avec celles des États et provinces avoisinants.

 

L'idée de mettre un terme au changement d'heure fait du chemin en Amérique du Nord. © Charles Platiau L’idée de mettre un terme au changement d’heure fait du chemin en Amérique du Nord.

 

En Alberta, le projet de loi qui aurait mis fin au changement d’heure a reçu un support considérable à l’automne 2017, mais l’Assemblée législative de cette province a rejeté l’idée, stipulant que les effets sur les entreprises seraient trop lourds à porter.

La Saskatchewan est la seule province à ne pas observer ce changement d’heure.

Une idée qui prend du galon aux États-Unis

Plus tôt cette année, des élus de Washington, de l’Oregon et de la Californie, trois États américains de la côte ouest, ont déposé des projets de loi proposant la fin du changement d’heure.

Plus de deux douzaines d’autres États américains envisagent des mesures pour éviter de changer leurs horloges deux fois par an.

Si aux États-Unis, une telle mesure nécessite l’approbation du Congrès, les provinces canadiennes peuvent choisir d’instaurer ou non le changement sans aucune implication du gouvernement fédéral.

CBC/Radio-Canada avec les informations de l’Associated Press