Archive for the ‘Opinion’ Category

Cuba: Le président Miguel Diaz-Canel prend la tête du Parti communiste

avril 19, 2021

 CUBA: LE PRÉSIDENT MIGUEL DIAZ-CANEL PREND LA TÊTE DU PARTI COMMUNISTE

© Reuters/ALEXANDRE MENEGHINI 

LA HAVANE (Reuters) – Le Parti communiste au pouvoir à Cuba a élu lundi le président Miguel Diaz-Canel au poste de premier secrétaire en remplacement de Raul Castro, rapporte l’agence de presse officielle Prensa Latina.

Cette succession au poste le plus important du régime cubain marque définitivement la fin des six décennies au pouvoir des frères Fidel puis Raul Castro, qui ont conduit la révolution de 1959 à Cuba.

Raul Castro, 89 ans, avait annoncé dès l’ouverture du congrès du Parti communiste cubain vendredi qu’il cèderait la place à une plus jeune génération de dirigeants. Il a déjà laissé la présidence du pays à Miguel Diaz-Canel, 60 ans, en 2018.

Avec Reuters par (Sarah Marsh et Nelson Acosta; version française Bertrand Boucey)

Génocide des Tutsi : un rapport rwandais met en cause François Mitterrand

avril 19, 2021
Le président du Rwanda Juvenal Habyarimana reçu au Palais de l’Elysée par le président Francois Mitterrand, le 17 juillet 1992 à Paris.

Le rapport rwandais sur le rôle de la France dans le génocide des Tutsi, en 1994, a été remis officiellement au gouvernement ce 19 avril. Réalisé par un cabinet d’avocats américain, il documente l’implication française tout en s’efforçant de ne pas jeter de l’huile sur le feu, dans un contexte d’apaisement entre les deux pays.

Ceux qui s’attendaient à un tir de mortier lourd en seront pour leurs frais. Rendu public ce lundi 19 avril, le rapport d’enquête sur le rôle de la France au « pays des mille collines » durant la période 1990-1994 – avant et pendant le génocide contre les Tutsi – s’abstient de toute conclusion tapageuse susceptible de raviver les plaies, anciennes, autour d’un contentieux tragique qui aura dissuadé tout rapprochement diplomatique durable entre Kigali et Paris durant un quart de siècle.

En guise de slogan, nulle phrase-choc mais ce constat laconique, digne de l’understatement dont les Rwandais sont coutumiers : « La France a rendu possible un génocide prévisible. » Un verdict cryptique où les mots-clés tant attendus – « responsabilités », « complicité » françaises… – sont délibérément absents. « Nous n’abordons pas la question de la complicité, que d’ailleurs nous ne comprenons pas vraiment. Nous nous sommes surtout focalisés sur les faits », résume un officiel rwandais, sans plus d’explication.

Offense diplomatique

L’eau de la Kagera a coulé sous les ponts depuis la publication, en août 2008, du rapport de la Commission Mucyo, dont l’intitulé, à lui seul, sonnait comme une offense diplomatique faite à la France : « Commission nationale indépendante chargée de rassembler les éléments de preuve montrant l’implication de l’État français dans la préparation et l’exécution du génocide perpétré au Rwanda en 1994 ».

Outre des conclusions au vitriol, associant directement les autorités françaises de l’époque à la préparation puis à la mise en œuvre du génocide, cette commission de sept membres, présidée par feu Jean de Dieu Mucyo, ancien procureur général et ancien ministre de la Justice, avait en outre dressé une liste de treize personnalités politiques et de vingt militaires français dont l’implication personnelle était soulignée, ouvrant la voie à de possibles poursuites judiciaires. En France, cette première tentative rwandaise d’écrire l’histoire d’une aventure néo-coloniale sujette à controverse depuis tant d’années avait provoqué un tollé parmi les principaux protagonistes impliqués dans le dossier.

« Ce nouveau rapport constitue un acte d’accusation historique mais pas judiciaire. Il ne dédouane personne mais ne reprend pas la logique accusatoire du rapport Mucyo », résume aujourd’hui une source à la présidence rwandaise, indiquant à mots couverts que Kigali a eu le souci, dans un contexte d’apaisement diplomatique qui fait suite à l’élection d’Emmanuel Macron, en 2017, de ne pas jeter inconsidérément de l’huile sur le feu. Un parti pris qui se reflète dans la neutralité du titre du rapport : « Un génocide prévisible. Le rôle de l’État français en lien avec le génocide contre les Tutsi au Rwanda ».

DEPUIS TROP LONGTEMPS, L’ÉTAT FRANÇAIS SE DÉTOURNE DE LA VÉRITÉ

Autre innovation, et non des moindres : confier cette longue investigation (qui a débuté au début de 2017) au cabinet d’avocats américain Levy, Firestone & Muse, basé à Washington, DC. Un choix qui peut sembler paradoxal dès lors qu’une mise en cause devant la justice des protagonistes français impliqués dans ce dossier n’était pas l’objectif recherché par le gouvernement rwandais.

À Kigali, on rappelle que ce cabinet a une longue expérience en matière d’enquêtes complexes impliquant des États. Bob Muse a notamment été chargé de l’enquête du Sénat américain sur les responsabilités relatives à la gestion de l’ouragan Katrina, en 2005. Parmi les diverses références alignées sur le site du cabinet, d’autres dossiers sensibles sont mentionnés, en particulier dans le cadre d’investigations conduites par le Congrès des États-Unis : le Watergate ; l’opération Fast & Furious (des exportations d’armes illégales vers le Mexique pour lutter contre les cartels de la drogue) ; l’affaire Iran-Contra ; le « Bloody Sunday », en Irlande du Nord…

Des millions de pages

« Cette enquête a sollicité des centaines de témoins et de dépositaires de documents sur trois continents, elle a donné lieu à des entretiens avec 250 témoins en anglais, en français et en kinyarwanda, à la collecte et à l’analyse de millions de pages de documents, transcriptions et articles de journaux de l’époque, principalement dans ces trois langues », écrivent les rapporteurs. Parmi les témoins entendus « off-the-record » figurent d’ailleurs une poignée de militaires français en désaccord avec la ligne officielle alors défendue par Paris. Et le président Paul Kagame a lui-même été interviewé par les enquêteurs du cabinet d’avocats américain.

En revanche, en dépit du réchauffement diplomatique intervenu depuis plus de trois ans, les enquêteurs ont trouvé porte close à Paris. « L’État français, bien qu’ayant connaissance de cette enquête, n’a pas coopéré. (…) L’État rwandais lui a transmis plusieurs demandes de documents établissant les faits. L’État français a accusé réception de ces demandes les 29 décembre 2019, 10 juillet 2020 et 27 janvier 2021 mais n’y a pas donné suite », peut-on lire dans le rapport.

Responsabilités politiques

À l’arrivée, ce pavé de 580 pages offre un complément utile à celui rendu public le 26 mars par la commission d’historiens présidée, en France, par Vincent Duclert (qui en totalisait près de 1 000). « Même s’il n’y a eu aucune coordination entre les deux commissions, le contenu de leurs rapports respectifs va globalement dans le même sens », résume une source à la présidence rwandaise.

Une appréciation qui est toutefois partiellement contredite dans la préface du rapport livré à Kigali : « La conclusion de la commission Duclert laisse entendre que l’État français était « aveugle » face au génocide à venir. Ce n’est pas le cas. (…] L’État français n’était ni aveugle ni inconscient au sujet de ce génocide prévisible. »

UNE OPÉRATION MILITAIRE SECRÈTE AVAIT ÉTÉ LOGÉE DANS L’OPÉRATION TURQUOISE

Revendiquant leur volonté de se focaliser sur les responsabilités politiques de Paris, avant comme après le génocide, les autorités rwandaises assument n’avoir pas cherché à documenter de manière pointilleuse certains épisodes, pourtant hautement sensibles, comme l’opération Turquoise (juin-août 1994), abusivement présentée comme humanitaire mais qui a servi par ricochet à différer la défaite du camp génocidaire tout en lui offrant un corridor sécurisé pour fuir impunément vers l’ex-Zaïre. Un choix qui sera certainement considéré comme discutable par les observateurs critiques du rôle de la France, d’autant que la même source précise aussitôt que « Turquoise n’était pas monolithique : une opération militaire secrète avait été logée dans cette opération présentée comme humanitaire ».

Des miliciens hutus et des militaires français de l’opération Turquoise à Gisenyi, au Rwanda, le 27 juin 1994.

En revanche, le rapport rwandais innove en repoussant la limite de son enquête bien au-delà de la fin du génocide, en juillet 1994. « Au cours des années qui ont suivi, de nombreuses actions ont été conduites par Paris pour tenter de saboter de manière occulte l’action du nouveau régime rwandais, résume notre source à la présidence. Ces tentatives de dissimulation ont notamment impliqué les présidents Jacques Chirac et François Hollande. »

L’engagement néocolonial de Mitterrand

Mais en toute logique, c’est leur prédécesseur, François Mitterrand, qui est désigné comme le principal inspirateur de la politique anachronique et mortifère conduite au Rwanda entre 1990 et 1994 : « L’arrogance de l’engagement néocolonial du président Mitterrand au Rwanda s’est exprimée dans le fait de promouvoir les intérêts géopolitiques de l’État français en se moquant des conséquences que cela pouvait avoir pour les Tutsi au Rwanda. »

« Pour la politique française au Rwanda, le nœud du problème n’était pas le génocide qui se profilait mais plutôt le fait d’empêcher le FPR [Front patriotique rwandais] d’établir ce que le président Mitterrand a appelé, en juin 1994, un « Tutsiland » », ajoutent les avocats américains.

Normalisation

Les 18 et 19 mai, Paul Kagame est attendu à Paris où il doit participer successivement au sommet sur le financement des économies d’Afrique subsaharienne et à une rencontre portant sur le Soudan. De son côté, Emmanuel Macron devrait effectuer en mai une visite officielle à Kigali dont les dates ne sont toujours pas arrêtées officiellement.

L’occasion, pour les deux hommes, de pousser un peu plus loin la normalisation engagée depuis 2017 ? D’ores et déjà, certains se mettent à espérer que le président français pourrait, à cette occasion, sortir du déni qui a cadenassé depuis près de 27 ans toute parole de repentance de la part des représentants de l’État français. « Nous n’exigeons pas d’excuses », indique une source officielle à Kigali – jusque-là, seuls la Belgique, les États-Unis, le Vatican et l’ONU en ont présenté.

Et la même source d’ajouter qu’« Emmanuel Macron souhaite faire à cette occasion un geste solennel ».

Avec Jeune Afrique par Mehdi Ba

Le ministre de la Santé du Québec, Christian Dubé, devrait avoir mardi l’avis des experts qui recommanderont d’offrir ou non le vaccin d’AstraZeneca aux moins de 55 ans.

avril 19, 2021

Une fiole du vaccin AstraZeneca.

© Jens Schlueter/Getty Images Une fiole du vaccin AstraZeneca.

Les gouvernements de l’Ontario et de l’Alberta ont décidé de rendre le vaccin d’AstraZeneca disponible aux 40 ans et plus. Étant donné la hausse importante du nombre de cas dans ces provinces, les experts jugent que les bénéfices de la vaccination des personnes plus jeunes sont plus grands que les inconvénients.

Le Comité sur l’immunisation du Québec doit faire la même analyse.

«Le ministère nous a demandé la semaine dernière d’évaluer ça. On a notre rencontre demain après-midi. On devrait pouvoir donner la réponse à ce moment-là», affirme un des membres du Comité, médecin-épidémiologiste à l’Institut national de santé publique du Québec et professeur en épidémiologie à l’Université Laval, Gaston De Serres.

Les experts devront évaluer les coûts et les bénéfices de la vaccination des personnes de moins de 55 ans avec ce vaccin.

Les facteurs à prendre en compte sont nombreux. «Ça peut être de prévenir la maladie, mais c’est plutôt les issues graves comme être hospitalisé, être admis aux soins intensifs qui sont les problèmes les plus sérieux. Comme on parle d’un effet secondaire sérieux, on veut comparer avec des bénéfices qui sont vraiment très importants», a expliqué Gaston De Serres au micro de l’émission Première heure.

Données britanniques

Selon les données de la Grande-Bretagne, le risque de faire une thrombose cérébrale après avoir reçu une dose du vaccin d’AstraZeneca serait d’environ une personne sur 100 000, chez les 40 à 55 ans. Les femmes seraient aussi plus sujettes aux thromboses que les hommes.

Cela serait inférieur au risque de faire une thrombose cérébrale en prenant un anovulant.

Cependant, le problème, selon Gaston De Serres, c’est que les données des autres pays européens ne sont pas disponibles par groupes d’âge. Difficile, donc, de comparer les données de la Grande-Bretagne avec celles des autres pays.

«Un des problèmes qu’on a, c’est que les données européennes, ce qu’on n’a pas facilement, c’est combien de doses ont été données pour avoir ce nombre de problèmes là. Quel est le risque par 100 000 individus vaccinés? On a des données précises qui nous viennent [seulement] de Grande-Bretagne», précise-t-il.

Long terme?

L’autre inconnue, c’est l’effet de la COVID-19 à long terme.

«Parmi les gens qui ont fait la COVID, il y en a un pourcentage non négligeable qui traînent des symptômes pendant des mois. On ne connaît pas encore les conséquences à long terme de cette maladie», mentionne Gaston De Serres.

Le Comité sur l’immunisation du Québec devrait remettre ses recommandations en fin de journée mardi au ministère de la Santé, mais la décision d’offrir ou non le vaccin d’AstraZeneca reviendra au ministre de la Santé, Christian Dubé.

 Avec Jean-François Nadeau

Congo: Le Président Denis Sassou face à la République et la presse

avril 18, 2021

Avec Bob Ebaka

Guyane: difficile combat contre le variant brésilien, devenu majoritaire

avril 17, 2021
Guyane: difficile combat contre le variant bresilien, devenu majoritaire
Guyane: difficile combat contre le variant brésilien, devenu majoritaire© AFP/Archives/jody amiet

Le variant brésilien ? « Aucune idée de ce que c’est, il n’y a que les scientifiques qui le savent », sourit Gui, Guyanais de 84 ans. Contrairement à la population, les autorités locales s’inquiètent, ont renforcé les restrictions et étendu la vaccination aux plus de 30 ans.

En Guyane, département qui partage une frontière fluviale et terrestre de 730 kilomètres avec le Brésil, « Le variant P1, dit brésilien, représente aujourd’hui plus de 84 % des prélèvements positifs », a indiqué cette semaine le préfet Thierry Queffelec.

Selon les autorités sanitaires, « la couverture vaccinale de 5,32 % en Guyane reste trop limitée pour protéger le territoire », elles ont donc annoncé élargir la cible vaccinale aux personnes de plus de 30 ans, dans cette région où une personne sur deux a moins de 25 ans.

Pourtant, au centre de vaccination de l’Encre, le seul de Guyane, les patients venus recevoir leur injection ne semblent pas tous s’en inquiéter.

Outre Gui, l’octogénaire, qui se dit, en souriant, pas du tout effrayé par le variant brésilien, Thomas, 32 ans, se montre tout aussi décontracté. Il espère même pouvoir voyager au Brésil bientôt grâce au vaccin.

Le personnel de santé enchaîne les vaccins sans temps mort, « entre 60 et 100 piqûres par jour », précise l’un d’eux. Cependant, pas de bousculade, ni de file d’attente, les patients arrivent 15 minutes avant l’heure du rendez-vous, se font enregistrer et passent dans une des sept lignes de vaccination.

Hervé, 73 ans, est venu avant tout pour prémunir sa famille. En revanche, le variant l’inquiète un peu plus que les autres. « Nous sommes voisins du Brésil, où la contamination est énorme, il était nécessaire de me protéger à ce niveau-là », car il n’est pas serein: « nous n’avons pas de frontière », déplore-t-il, « on ne sait pas qui rentre et qui sort ».

Contenir le variant

La suspension des liaisons aériennes entre la France et le Brésil a braqué les projecteurs sur la Guyane voisine. Mercredi, le ministère de l’Intérieur annonçait la mise en place de tests antigéniques à l’arrivée des vols en provenance de Cayenne, en plus du test PCR négatif et du motif impérieux obligatoire pour voyager.

Le lendemain, la préfecture dévoilait un nouveau train de mesures : un couvre-feu du samedi 19H00 au lundi 05H00 dans huit communes, dont Cayenne et Kourou, un auto-test à réaliser à l’aéroport pour les voyageurs vers Paris, et un renforcement des contrôles à la frontière avec le Brésil.

A l’hôpital de Cayenne, le plan blanc a été déclenché mercredi, 18 des 23 lits de réanimation étant occupés, en majorité par des malades du Covid-19. La Guyane a connu une remontée fulgurante du taux d’incidence ces dernières semaines. Il culmine à 173 cas pour 100.000 habitants et atteint 200 à Cayenne et les communes limitrophes.

La prégnance du variant brésilien incite maintenant des personnes à se faire vacciner.

Fatoumata Traoré, infirmière au Centre Hospitalier de Cayenne, remarque que beaucoup d’institutrices viennent au centre de vaccinations. « Elles craignent d’être contaminées à la reprise des cours par des élèves qui seraient allés au Brésil pendant les vacances », explique-t-elle à l’AFP, « ces personnes n’étaient pas très motivées mais sont venues ».

Le récent arrêt des liaisons aériennes entre la France et le Brésil ne concerne pas le département, car il n’y a plus de liaisons aériennes entre la Guyane et le Brésil depuis longtemps, l’unique compagnie assurant ces vols a quitté le territoire dès le premier confinement.

Mais si la frontière terrestre est fermée depuis plus d’un an, elle reste poreuse, des piroguiers parviennent à déjouer la surveillance sur le fleuve Oyapock. Le trafic des pirogues a diminué mais n’a pas cessé. En revanche, le prix de la traversée a augmenté.

Cayenne avec (AFP) –

Congo : Denis Sassou Nguesso a prêté serment pour son 4ème mandat

avril 16, 2021

Denis Sassou Nguesso a prêté serment pour son 4ème mandat à Brazzaville. Cérémonie en présence de nombreux chefs d’état dont certains admirent sa longévité ; 37 ans de pouvoir cumulés. Mais d’autres dénoncent une kleptocratie.

Avec France24

La présidente taïwanaise reçoit les émissaires de Biden

avril 15, 2021

LA PRÉSIDENTE TAÏWANAISE REÇOIT LES ÉMISSAIRES DE BIDEN

© Reuters/Ann Wang

TAIPEI (Reuters) – Taïwan collaborera avec les Etats-Unis pour déjouer les menaces que représentent les activités militaires chinoises, a déclaré jeudi la présidente taïwanaise, Tsai Ing-wen, à des émissaires américains en visite dans l’île à la demande de Joe Biden.

L’ex-sénateur Chris Dodd et les anciens secrétaires d’État adjoints Richard Armitage et James Steinberg, ont été envoyés à Taïwan par le président américain pour marquer l’engagement de Washington en faveur de Taïwan et sa démocratie.

Tsai Ing-wen a déclaré à la délégation américaine, lors d’une réunion à la présidence, que les activités militaires chinoises dans la région menaçaient la paix et la stabilité régionales.

« Nous sommes tout à fait disposés à travailler avec les pays de même sensibilité, y compris les États-Unis, pour sauvegarder la paix et la stabilité dans la zone Indo-pacifique et écarter les manoeuvres aventureuses et les provocations », a-t-elle ajouté. Elle a aussi promis de continuer à coopérer avec les États-Unis pour combattre la désinformation.

Chris Dodd a assuré que l’administration Biden serait « un ami fiable et digne de confiance » de Taïwan, ajoutant que le partenariat des États-Unis avec Taïwan était « plus fort que jamais ».

Tsai Ing-wen a également déclaré à la délégation que Taïwan espérait reprendre les négociations commerciales avec les États-Unis dès que possible. Taipeh cherche depuis longtemps à conclure un accord de libre-échange avec Washington.

Taïwan, que Pékin considère comme une province sécessionniste, est la question territoriale la plus sensible de la Chine et une source de discorde majeure avec Washington, qui est tenu par la loi américaine de fournir à l’île les moyens de se défendre.

La Chine a averti que la rencontre des responsables américains avec Tsai Ing-wen « ne ferait qu’exacerber la situation tendue dans le détroit de Taïwan ».

Avec Reuters par (Yimou Lee; version française Camille Raynaud, édité par Jean-Stéphane Brosse)

Royaume-Uni: La reine Elizabeth II affronte désormais seule son destin

avril 14, 2021

Il était sa « force et (son) soutien » : la reine Elizabeth II affronte désormais le crépuscule de son règne sans son époux le prince Philip, alors qu’elle doit continuer sa lourde tâche, tout en dirigeant une remuante famille marquée par les crises.La reine Elizabeth II lors d'une visite du Defence Science and Technology Laboratory (Dstl) à Porton Down, près de Salisbury, dans le sud de l'Angleterre, le 15 octobre 2020

© Ben STANSALL La reine Elizabeth II lors d’une visite du Defence Science and Technology Laboratory (Dstl) à Porton Down, près de Salisbury, dans le sud de l’Angleterre, le 15 octobre 2020

De nombreux observateurs attribuaient au duc d’Édimbourg, qui aurait eu 100 ans en juin, la gestion d’une poigne de fer de la famille royale, aidant la reine à surmonter les scandales secouant le palais. 

La mort de Philip a laissé « un énorme vide dans sa vie », a indiqué samedi leur deuxième fils le prince Andrew, soudain sorti de la retraite où l’a relégué son amitié sulfureuse avec le financier pédocriminel américain Jeffrey Epstein.

« La reine est une personne incroyablement stoïque », a-il estimé, ajoutant que la famille royale tout entière « se mobilisait pour être là afin de la soutenir ».

Depuis la semaine dernière, ses principaux membres se succèdent auprès de la reine, notamment ses trois fils. Selon le plus jeune, Edward, Elizabeth II « tient le coup », malgré le choc incommensurable que constitue cette perte. 

-« Servir son pays »-

Après le décès de son époux, certains se demandent si la reine, qui aura 95 ans la semaine prochaine, ne va pas abdiquer et laisser la place à son fils aîné, le prince Charles, déjà âgé de 72 ans. 

D’après le Times, la souveraine a par exemple décidé de ne plus recevoir, pendant les deux semaines que vont durer le deuil royal, les fameuses boites rouges contenant des documents gouvernementaux. 

Mais pour Penny Junor, « il y a zéro chance que la reine abdique ». « A l’âge de 21 ans, elle a promis de servir son pays toute sa vie, qu’elle soit longue ou courte », a rappelé l’experte royale à l’AFP, en référence au célèbre discours du Cap qu’Elizabeth II avait prononcé en 1947, alors qu’elle était encore princesse. 

« Tant qu’elle est en bonne santé physique et mentale, elle poursuivra le travail comme d’habitude », affirme Mme Junor. 

De premiers signes vont en effet dans ce sens: la souveraine a par exemple maintenu son audience avec le Premier ministre Boris Johnson au lendemain du décès de son mari. Et dès mardi, quatre jours après le décès de son époux, elle a tenu son premier engagement officiel pour le départ à la retraite du plus haut fonctionnaire de la Maison royale.

Pour compenser l’absence de Philip, qui avait toujours été à ses côtés depuis son accession au trône en 1952, la monarque devrait s’appuyer davantage lors des événements officiels sur le prince héritier Charles et son épouse Camilla, ainsi que sur son petit-fils William, deuxième dans l’ordre de succession, et sa femme Kate.

 Photo publiée le 18 novembre 2007 de la reine Elizabeth II et son époux, le prince Philip à Broadlands, dans Hampshire, en 2007

© Fiona HANSON Photo publiée le 18 novembre 2007 de la reine Elizabeth II et son époux, le prince Philip à Broadlands, dans Hampshire, en 2007

Charles assumait déjà davantage de tâches ces dernières années, notamment pour représenter la couronne à l’étranger. Il devrait accompagner sa mère pour l’ouverture officielle du Parlement le 11 mai. 

Le Times affirme qu’elle devrait cependant continuer à assumer seule certains engagements. 

L’attitude d’Elizabeth II offre un contraste frappant avec celle de la dernière reine britannique, Victoria, qui, à la mort de son mari Albert en 1861, n’avait pratiquement plus fait d’apparitions publiques, restant drapée de noir pendant quatre décennies. Sa mise en retrait lui avait valu d’être surnommée la « veuve de Windsor », et avait renforcé la popularité du mouvement républicain.

-Défis à venir-

Après le décès de Philip, la sympathie du public à l’égard de la reine, qui a toujours été très populaire, reste très élevée. Sa présence et sa longévité à la tête du Royaume-Uni ont contribué à écarter les velléités républicaines.

Succédant désormais à son père en tant qu’homme le plus âgé de la famille royale, le prince Charles et la monarque devront faire face à la série de problèmes urgents qui agitent la « Firme ». 

La réapparition publique d’Andrew le week-end dernier a provoqué l’indignation dans certains milieux, alors que la justice américaine cherche toujours à l’interroger sur ses liens avec Epstein. 

Le palais doit également faire face aux retombées de la mise en retrait l’année dernière du prince Harry, petit-fils de la reine, et de son épouse Meghan Markle, ainsi qu’à leurs récentes accusations explosives de racisme au sein de la famille royale, dans une interview-choc pour la télévision américaine.

Harry et son frère William seront réunis samedi pour l’enterrement de leur grand-père et le pays se demande si ce deuil partagé pourrait « avoir des conséquences positives »: « la mort du prince Philip permettra peut-être à Harry de se réconcilier avec William et son père », espère l’experte royale. 

Avec AFP par jwp-cdu/fb/slb

Covid-19: l’OMS «inquiète» d’une possible aggravation de la pandémie pendant le ramadan

avril 14, 2021

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est dite «inquiète» mercredi 14 avril d’une possible aggravation de la pandémie de Covid-19 durant les célébrations du ramadan en Afrique du Nord et au grand Moyen-Orient.

Le nombre de cas a augmenté de 22% et le nombre de décès de 17% «la semaine dernière par rapport à la semaine précédente» dans la région, a dit le Dr Ahmed al-Mandhari, directeur du bureau régional de l’OMS pour la Méditerranée orientale.

S’exprimant lors d’une conférence de presse virtuelle au Caire, le Dr al-Mandhari a estimé que la situation dans cette vaste région qui va du Maroc au Pakistan traduit une «tendance inquiétante». «Nous sommes particulièrement inquiets que la situation actuelle puisse s’aggraver durant le ramadan si les gens ne suivent pas» les mesures sanitaires recommandées par l’OMS.

Le jeûne du mois de ramadan, durant lequel les musulmans s’abstiennent de manger, boire et fumer entre le lever et le coucher du soleil, a débuté mardi dans la plupart des pays musulmans. Les mesures, notamment de distanciation et de port du masque, doivent «être maintenues pour aider à contenir la pandémie», a plaidé le Dr al-Mandhari.

«Distanciation physique, ventilation» des mosquées

L’OMS souhaite que «les pays fassent une évaluation des risques afin de prévenir la dissémination de l’infection», a de son côté indiqué le Dr Dalia Samhouri, responsable pour la région de la préparation aux situations d’urgence. Elle a énuméré plusieurs mesures souhaitables selon l’OMS autour des mosquées pendant le mois de ramadan: «distanciation physique, ventilation, désinfection régulière». «Si je suis malade, je reste à la maison», a-t-elle dit avant d’ajouter que «les gens vulnérables (…) ceux atteints de maladies chroniques, doivent rester chez eux».

Parallèlement, Ahmed al-Mandhari a précisé que l’ensemble des pays de la région avaient reçu des vaccins, mais que ceux qui avaient l’accès le plus limité étaient le Yémen et la Syrie. La région comprend 21 pays outre et les Territoires palestiniens occupés, avec une population de près de 679 millions d’habitants. Selon lui, «il reste un déséquilibre choquant dans la distribution des vaccins» dans le monde. «C’est particulièrement vrai dans notre région où les soignants et les gens vivant dans des conditions de vulnérabilité comme en Syrie et au Yémen, ont l’accès le plus limité aux vaccins». Ainsi, au Yémen, où quelque 14 millions de doses ont été promises via le dispositif Covax, seules 360.000 ont été livrées.

Par Le Figaro avec AFP

RDC – Nouveau gouvernement : Félix Tshisekedi nomme des femmes à des postes stratégiques

avril 14, 2021
Eve Bazaiba, nommée vice-Premier ministre

Aux Mines, à la Justice, au Portefeuille… Félix Tshisekedi a confié des maroquins importants à des femmes. L’une d’elle – Eve Bazaiba, bras droit de Jean-Pierre Bemba – devient même vice-Première ministre. Portrait de quelques unes de ces personnalités qui devraient peser.

Sama Lukonde Kyenge, le Premier ministre congolais, avait promis de s’entourer de « guerriers ». Après deux mois de discussions et de négociations, force est de constater que son gouvernement, finalement annoncé le 12 avril, est aussi composé de « guerrières ».PUBLICITÉ

Les femmes bien sûr n’y sont pas majoritaires, mais quinze d’entre elles font tout de même leur entrée sur un effectif total de 57 ministres (Premier ministre inclus), alors qu’elles n’étaient que douze (sur 67) dans la précédente équipe. Elles occupent donc 27 % des postes et l’on n’est pas loin de l’objectif de 30 % annoncé par le chef de l’État. Surtout, plusieurs d’entre elles se voient confier des postes stratégiques. Portraits.À LIRE RDC – Nouveau gouvernement : ce qu’il faut retenir des choix de Félix Tshisekedi

• Ève Bazaiba, vice-Premier ministre

Secrétaire générale du Mouvement de libération du Congo (MLC), le parti de Jean-Pierre Bemba, Ève Bazaiba, 55 ans, est une figure de la scène politique congolaise. Elle est l’un des quatre vice-Premiers ministres nommés ce lundi et se voit confier l’Environnement, devenant au passage la troisième personnalité du gouvernement par ordre protocolaire.

OPPOSANTE FAROUCHE À JOSEPH KABILA, ELLE EST DEPUIS 2014 LE BRAS DROIT DE BEMBA

Bazaiba a fait ses premières armes en politique dans les années 1990, aux côtés d’Étienne Tshisekedi, alors à la tête de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Elle a ensuite rejoint le MLC en 2006. Opposante farouche à Joseph Kabila, elle est depuis 2014 le bras droit de Bemba. Elle est l’un des rares cadres du parti à ne pas s’être détourné de lui lorsqu’il était détenu par la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye.À LIRE [Chronique] RDC : sexisme et clichés au programme de la rentrée politique

Le portefeuille qui lui est confié est vaste, eu égard au potentiel du pays et à sa situation géographique, au cœur du bassin du Congo. Eve Bazaiba va devoir travailler à doter la RDC d’une vraie politique environnementale. Au lendemain de sa nomination, l’ONG Greenpeace Afrique la pressait déjà de faire respecter le moratoire sur les nouvelles concessions forestières industrielles, « violé sans scrupules et à plusieurs reprises par son prédécesseur, en complicité avec des entreprises chinoises et congolaises ».

• Adèle Kahinda au Portefeuille

Adèle Kahinda hérite du ministère du Portefeuille

Moins connue qu’Ève Bazaiba, Adèle Kahinda hérite néanmoins d’un maroquin stratégique, celui du Portefeuille. Quand le Front commun pour le Congo (FCC, de Joseph Kabila) tenait la majorité parlementaire, avant que le rapport de force ne bascule à Kinshasa, c’est le ministère du Portefeuille qui, tenu par le FCC et engagé dans un bras de fer avec Félix Tshisekedi, bloquait les ordonnances de nomination à la tête des grandes entreprises publiques, telles que la Gécamines ou la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC).

ELLE VA DEVOIR FORMULER DES PROPOSITIONS POUR TRANSFORMER LES ENTREPRISES PUBLIQUES

Adèle Kahinda est un pilier de l’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC), le parti de Modeste Bahati Lukwebo. Auparavant membre du FCC, l’AFDC a fait défection dans le courant de l’année 2020. Officiellement nommé « informateur » le 31 décembre dernier, Modeste Bahati Lukwebo a travaillé à constituer une nouvelle majorité parlementaire autour du chef de l’État avant d’être porté à la présidence du Sénat début mars.

Désormais ministre d’État, Adèle Kahinda va devoir formuler des propositions pour transformer les entreprises publiques congolaises et débarrasser l’État des canards boiteux. « Il est temps que le capital de certaines sociétés d’État soit ouvert à des investisseurs privés, résume un expert du secteur à Jeune Afrique. Il va donc falloir déterminer la valeur de ces entreprises au préalable. Si la nouvelle ministre parvient à faire ce travail, ce sera déjà très bien. »

• Rose Mutombo Kiese à la Justice

Autre ministère stratégique, celui de la Justice. Il échoit à la présidente du Cadre permanent de concertation de la femme congolaise (Cafco), grande plateforme de défense des droits des femmes en RDC créée en février 2005 à la suite du dialogue inter-congolais de Sun City. Rose Mutombo Kiese, qui a elle aussi rang de ministre d’État, était auparavant avocate générale près le Conseil d’État.

ELLE A L’AVANTAGE DE BIEN CONNAÎTRE FÉLIX TSHISEKEDI ET SON ANCIEN DIRECTEUR DE CABINET, VITAL KAMERHE

Présentée par le Premier ministre comme membre de la société civile, elle a l’avantage de bien connaître Félix Tshisekedi ainsi que son ancien directeur de cabinet, Vital Kamerhe (qui a certes été condamné à vingt ans de prison, mais dont le parti conserve quatre ministères dans le nouveau gouvernement).

Rose Kiese Mutombo succède à Célestin Tunda Ya Kasende (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie, PPRD) qui avait démissionné en juillet dernier et n’avait pas été remplacé. Elle a déjà pour consigne de veiller à ce que des poursuites soient systématiquement engagées dans les affaires de corruption et de lancer des réformes pour protéger la justice des ingérences politiques.

• Antoinette N’Samba Kalambayi aux Mines

Le ministère des Mines, qui était également contrôlé par la coalition de Kabila, est confié à Antoinette N’Samba Kalambayi. Cette personnalité elle aussi issue de la société civile est surtout connue en RDC pour avoir publié en 2016 un ouvrage questionnant l’indépendance de la commission électorale (La Commission électorale nationale indépendante de la RD Congo. Jouit-elle de son indépendance organique et fonctionnelle ?).

Elle s’était ensuite rapprochée de l’UDPS quand celle-ci tentait d’empêcher Joseph Kabila de se maintenir au pouvoir au-delà du terme de son deuxième mandat.

ELLE VA DEVOIR LISTER LES PERMIS DE RECHERCHE QUI NE SONT JAMAIS TRANSFORMÉS EN PERMIS D’EXPLOITATION

Désormais à la tête d’un secteur stratégique en RDC, Antoinette N’samba Kalambayi va devoir relever de très nombreux défis : lister les permis de recherche qui, contournant la législation, ne sont jamais transformés en permis d’exploitation ; s’assurer qu’ils soient au besoin réattribués ; veiller au rapatriement de la partie en devises des exportations, ainsi que le prévoit le code minier révisé ; procéder à la titrisation des gisements afin de rechercher des financements sur les marchés financiers ; pousser les opérateurs miniers à signer un cahier des charges avec les communautés affectées par l’exploitation minière… La tâche est immense.

• Aminata Namasia, vice-ministre de l’Enseignement

C’est la benjamine de ce nouveau gouvernement : Aminata Namasia, 28 ans, devient vice-ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique. Pour cette députée, ce poste est une forme de récompense puisque, en tant que questeur du bureau d’âge de l’Assemblée nationale, elle a contribué à faire chuter Jeanine Mabunda (FCC) du perchoir en décembre dernier.

Aminata Namasia va devoir concrétiser l’une des promesses phares du président Tshisekedi, à savoir la gratuité de l’enseignement de base.

Et les dix autres nommées sont…

Sont également nommés à la tête de ministères Anne-Marie Karume Bakaneme (Relations avec le Parlement ), Gisèle Ndaya Luseba (Genre, Famille et Enfants), Antoinette Kipulu (Formation professionnelle), Catherine Katumbu Furaha (Culture) et Ndusi Ntembe (Emploi, Travail et Prévoyance sociale).

Séraphine Kilubu Kutuna est pour sa part nommée vice-ministre de la Défense, Elysée Bokumuana Maposo vice-ministre du Budget, Véronique Kilumba Nkulu vice-ministre de la Santé et Irène Esambo, ministre déléguée aux Affaires sociales et aux actions humanitaires. Enfin, Nana Manuanina Kihumba devient ministre près le président de la République.

Avec Jeune Afrique par Stanis Bujakera Tshiamala