Archive for the ‘Opinion’ Category

Burkina Faso : un parti d’opposition suspendu pour avoir réclamé la « démission » du président

novembre 14, 2019

Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, le 14 septembre 2019 à Ouagadougou.

Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, le 14 septembre 2019 à Ouagadougou. © AFP / Issouf Sanogo

 

Le Front patriotique pour le renouveau (FPR, opposition) a été suspendu de toute activité pendant trois mois mercredi par arrêté ministériel. Le parti réclamait la « démission sans délai » du président Roch Marc Christian Kaboré et du gouvernement.

« Les activités du parti politique dénommé Front patriotique pour le renouveau (FPR), sont suspendues (…) trois mois (…) au motif que les propos tenus par M. Aristide Ouédraogo, président du FPR lors des déclarations publiques des 3 et 11 novembre portent atteinte » à la loi sur les partis politiques, a indiqué dans son arrêté le ministre de l’Administration territoriale, Siméon Sawadogo.

Le ministre cite plusieurs articles qui prévoient notamment que « les partis doivent, dans leur programme et dans leurs activités, proscrire l’intolérance, le régionalisme, l’ethnocentrisme, le fanatisme, le racisme, la xénophobie, l’incitation et le recours à la violence sous toutes ses formes (…) Ils s’abstiennent de répandre des opinions ou d’encourager des actions qui, d’une manière ou d’une autre, portent atteinte à la souveraineté, à l’intégrité et à la sécurité du Burkina Faso ».

Une situation « exécrable »

Le FPR ne pourra notamment pas pendant trois mois organiser de réunions publiques. Le parti se refuse à tout commentaire avant la réunion de la direction du FPR.

Dans une déclaration publiée le 3 novembre et dépeignant une situation nationale « simplement devenue exécrable » sur les plans économique, social et sécuritaire, « avec le terrorisme qui avance à grands pas et met à nue l’incapacité des gouvernants à sécuriser la nation », le FPR avait demandé la « démission sans délai du gouvernement actuel » du Burkina Faso.

Le 11 novembre, lors d’une sortie publique, Aristide Ouédraogo avait réitéré cet appel à la démission y compris celle du président Roch Marc Christian Kabore.

Jeuneafrique.com avec AFP

France: À Paris, la marche contre l’islamophobie réunit 13.500 manifestants

novembre 10, 2019

 

Le cortège s’est étiré entre la gare du Nord et la place de la Nation.

D’après le cabinet d’études Occurence, mandaté par un collectif de médias dont Le Figaro, 13.500 personnes ont participé à la marche contre l’islamophobie qui avait lieu ce dimanche. Partis à 13h de la gare du Nord, à Paris, les manifestants ont marché jusqu’à la place de la Nation.

«Oui à la critique de la religion, non à la haine du croyant», «stop à l’islamophobie», «vivre ensemble, c’est urgent», pouvait-on lire sur des pancartes des participants réunis devant la gare du Nord.

Depuis l’appel à manifester lancé le 1er novembre dans le quotidien Libération, quatre jours après l’attaque de Bayonne et sur fond de débat ravivé sur le port du voile et la laïcité, la classe politique s’était déchirée autour de la participation à ce rassemblement. En cause: l’identité de certains signataires de l’appel, considérés comme extrémistes, et la notion-même d’«islamophobie».

Par Le Figaro.fr

Congo: Le dialogue vu par le général Jean Marie Michel MOKOKO

novembre 10, 2019

Introduction de Marc MAPINGOU et propos de Jean-Marie Michel MOKOKO

En me retrouvant le mercredi 6 novembre 2019 à la radio Africaine ( Africa numéro 1) au cours d’un débat avec les membres du PCT ( parti au pouvoir au Congo Brazzaville ) et un représentant de l’UPADS ( parti de l’ancien président Pascal LISSOUBA ), j’ai évoqué le dialogue, tel qu’il est défini par le philosophe français, André Comte-Sponville. « Le dialogue est le fait de parler à deux ou à plusieurs pour chercher une même vérité».
Ma question était celle de savoir s’il était possible de dialoguer avec le pouvoir de Brazzaville avec lequel, nous ne cherchons pas la même vérité ?

Malgré la dénonciation des dialogues ratés et organisés par Mr Sassou Nguesso, pour conforter son pouvoir vacillant, et assis sur la force, puis animé par une camarilla de petits politiciens en panne d’imagination, j’ai vu mes contradicteurs du parti au pouvoir se lancer dans une langue de bois, tentant de justifier l’injustifiable.

Mes contradicteurs pourtant sympathiques, nouveaux arrivants en politique, avaient oublié les méfaits causés par leur parti depuis 40 ans.

En me référant à Oscar Wilde, qui depuis sa prison avait écrit De profundis, ou de cet autre écrivain qui évoquait Lumière dans ma cellule, je me suis permis de vous faire part de la lecture que fait du fond de sa cellule non éclairée de la maison d’arrêt de Brazzaville, du dialogue à la sauce MBERI Martin.

J’ai voulu ici dire aux congolais qui soutiennent; le général Jean Marie Michel MOKOKO, que ce dernier n’a pas cessé de vous remercier, et, d’aimer ce beau pays le Congo Brazzaville, pour lequel , il est prêt à donner sa vie.

J’ai voulu aussi par ce témoignage , vous livrer la réflexion du général MOKOKO depuis cette cellule de prison où il est habité par l’esprit des pères fondateurs de notre république, et où naturellement, il est éclairé par les couleurs Vert, Jaune, Rouge.

À ma question, mon cher Jean Marie Michel MOKOKO, que penses-tu du dialogue en tant que Vertu, et du dialogue à la sauce MBERI Martin suggéré par le pouvoir de Brazzaville ?

Réponse du général Jean Marie Michel MOKOKO

 

Photo de BrazzaNews.

« Le dialogue de façon générale, est un procédé de crise auquel j’adhère profondément , pour avoir gérer ce processus, au Mali et en Centrafrique. J’ai présidé le groupe de travail de la communauté internationale locale.

Dans le cas du Congo , le dialogue doit être Inclusif et doit intéresser toutes les forces vives du Congo dans leurs composantes détaillées ( partis politiques , la société civile , les forces religieuses, les organisations économiques, les O N G et la Diaspora ). Je rejette globalement la commission instituée par la constitution de 2016, dont Mr MBERI Martin est le secrétaire exécutif pour des Raisons Suivantes :
D ‘ABORD, le caractère biaisé d’une représentation du pouvoir; son caractère exclusif et consultatif, ce qui signifie que les solutions qui sortiront de ce dialogue seront appliquées de façon sélective.

Il n’y a aucune garantie de la participation de la communauté internationale, dont la participation ouvrirait des perspectives de financement des décisions qui seront arrêtées.

Les fonctionnaires ou les représentants de l’état ne doivent participer à ce dialogue que pour apporter l’éclairage nécessaire à travers leur expertise.
Exemple: le Ministre des Finances pour des questions liées à la gestion financière, viendra faire le bilan de la situation.

Le contenu du dialogue doit aborder toutes les questions qui minent le pays sans tabou, dont les résultats permettront d’engager une perspective ordonnée de sortie de crise, car les problèmes sont tellement immenses qu’il requiert l’adhésion de tous dans toutes les formes de gouvernance.

La mise en œuvre des recommandations issues du dialogue, l’adoption de la charte constitutionnelle devant régir une période de transition, un gouvernement de transition, un parlement de transition, une cour suprême faisant office en même temps de cour constitutionnelle.

Il faut définir les missions confiées au gouvernement de transition.

Il faudra rédiger une feuille de route, récapitulant les principales recommandations issues du dialogue, une organisation des élections générales, présidentielles et législatives.

Il est souhaitable de mettre un comité de suivi, pour le respect de la feuille de route conduit par les représentants de la communauté internationale notamment (les Nations Unies, l’Union Européenne, l’Union Africaine, la Banque Mondiale et les représentants du conseil de sécurité.

Pourquoi le comité de Suivi ?

Tout simplement parce que l’exécution de la feuille de route nécessite l’appui financier et logistique des Bailleurs de fonds.
La mission du parlement de Transition sera de rédiger le projet d’une nouvelle constitution.

Propos recueilli par Marc MAPINGOU, son représentant personnel à l’étranger.

Avec Brazzanews.fr

Congo: César Ganao conteste la dissolution de l’UFD, le parti fondé par son père

novembre 8, 2019

César Ganao

Fils aîné de l’ancien Premier ministre Charles David Ganao, décédé en juillet 2012, César Ganao conteste la dissolution de l’Union des forces démocratiques (UFD), dont il est membre, et sa fusion au sein du Parti congolais du travail (PCT). L’UFD, qui a été fondée au lendemain de la Conférence nationale souveraine de 1991 par l’ex-Premier ministre de Pascal Lissouba, était jusqu’au 24 octobre dirigée par Josué Rodrigue Ngouonimba. Voici l’intégralité de sa réaction.

 

Nous avions été nombreux à suivre, le 24 octobre 2019, le compte rendu de la réunion du Bureau politique de l’Union des forces démocratiques (UFD), qui a prononcé la dissolution de ce parti et sa fusion au sein du Parti congolais du travail (PCT), la formation au pouvoir présidée par Denis Sassou-Nguesso. Lu d’un ton revêche par un responsable de l’UFD, ce compte rendu avait l’allure d’une décision prise sur un coin de table, autoritaire et sans réel consensus. Les raisons invoquées pour dissoudre l’UFD nous semblent légères, mesquines et d’un opportunisme sans pareil.
Petit rappel : créée à l’issue de la Conférence nationale souveraine de 1991 par notre Patriarche Charles David Ganao, ancien ministre des Affaires étrangères, ex-Premier ministre, décédé en juillet 2012, l’UFD fait depuis 2002 partie intégrante de la Majorité présidentielle – ce groupement de partis et associations politiques qui soutient l’action du Chef de l’Etat. Initié par le Fondateur de notre parti, cet engagement auprès du Président Sassou N’Guesso n’a jamais été remis en cause par qui que ce soit à l’UFD. Nous souhaitons simplement continuer à appuyer le Chef de la Majorité présidentielle, tout en gardant notre identité et nos propres valeurs, qui sont la justice, la fidélité et le courage. Halte donc au zèle et à la fourberie !

Pour justifier la «mort» de l’UFD, le Bureau politique, piloté par Rodrigue Ngouonimba, se réfère à la loi organique 20-2017 du 12 mai 2017, relative aux conditions de création, de fonctionnement et modalités de financement des partis politiques, auxquels ne satisfait certes pas encore notre parti. Mais ce Bureau politique oublie de signaler que rares sont les partis, de la Mouvance présidentielle comme de l’opposition, qui répondent aux exigences et critères de la dite loi. Ces responsables de partis n’ont pourtant jamais dissous leurs formations et fuient leurs responsabilités. Ils les assument et continuent de lutter. En outre, les statuts de l’UFD (article 96) stipulent que « l’Union des forces démocratiques ne peut être dissoute que par décision d’un congrès convoqué à cet effet». Un congrès a-t-il été organisé ? Que nenni.

Alors, au lieu de se hasarder à des manipulations et autres expérimentations douteuses, le responsable de l’UFD aurait mieux fait de quitter le parti et laisser les militants de notre «Maison commune» se réorganiser et poursuivre à leur façon le combat, même s’ils sont dépourvus de moyens financiers. On ne fait pas de l’argent «l’horizon indépassable de toute éthique et de toute politique», écrit le philosophe français Michel Onfray. La principale vertu d’un homme politique doit être le courage. Le courage de dire la vérité, de respecter et assumer les orientations de ses prédécesseurs. Une attitude que n’a jamais adoptée l’ancienne direction de l’UFD, engoncée qu’elle était dans l’amateurisme et le je-m’en-foutisme. Dans La Semaine Africaine du 25/10/2019, Rodrigue Ngouonimba déclare: «Nous intégrons le PCT parce que nous voulons participer aux débats d’idées et non pour ménager un bien matériel». Pourquoi diable n’a-t-il jamais lancé de véritables «débats d’idées» au niveau du parti que lui a laissé son grand-oncle Charles David Ganao ? Et il n’envisage pas de «ménager un bien matériel». Ah bon? Cela reste à vérifier…

Un parti politique, selon le dictionnaire Larousse, est une «association structurée qui rassemble des citoyens unis par une philosophie commune, qui inspire son action, avec comme objectif la conquête et l’exercice du pouvoir». C’est donc une organisation au service d’une idée. Et le vrai leader est celui qui est chargé de l’animer, d’éclairer la route aux militants et sympathisants qui n’ont souvent pour conviction que leur espérance. A l’image de son fondateur, l’UFD devait être une école de travail et de tolérance sur la scène politique congolaise. Mais la veste était sans doute trop ample pour les successeurs, dont la plupart sont sans épaisseur politique véritable.

En conclusion, à tous les membres de l’Union des forces démocratiques, le 6 juillet 2012 fut pour nous tous une date sombre. Une date qui a fait de nous des orphelins, suite à la disparition du Président-fondateur de notre parti. Aujourd’hui, il n’est pas question que nous le soyons à nouveau après ce «meurtre politique». Les lois du pays vont probablement nous empêcher d’utiliser les symboles de notre UFD. Mais continuons à conserver au plus profond de nous-mêmes nos idéaux et apportons notre contribution au développement de notre cher Congo. Le Patriarche disait lui-même que «le développement d’un pays est l’affaire de son peuple. Et un peuple ne peut assurer son développement que dans la liberté, dans cette liberté elle-même libératrice d’énergies et génératrices d’initiatives, dans l’unité, la confiance et la foi en soi et dans les autres, en un mot dans la démocratie».

César GANAO
Fils aîné de Charles David Ganao et membre de l’UFD

Dans Lasemaineafricaine.net

États-Unis/Destitution de Trump: une conseillère de Pence entendue au Congrès

novembre 7, 2019

 

Une conseillère du vice-président américain était entendue jeudi à huis clos au Congrès dans le cadre de l’enquête visant à destituer Donald Trump, premier témoin employé par les services de Mike Pence à accepter la convocation des démocrates.

Egalement convoqué jeudi, l’ex-conseiller à la sécurité nationale du président américain, John Bolton, n’allait, lui, probablement pas se rendre au Congrès tant qu’il ne ferait pas l’objet d’une assignation formelle. La conseillère de Mike Pence, Jennifer Williams, est employée du département d’Etat. Elle est détachée depuis avril 2019 auprès du vice-président pour les questions concernant l’Europe et l’Ukraine.

A ce titre, elle a écouté en direct la conversation au cœur de la procédure de destitution qui menace Donald Trump: son appel téléphonique, le 25 juillet, avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky. A cette occasion, Trump avait demandé à son homologue ukrainien d’enquêter sur un de ses rivaux démocrates, Joe Biden, et son fils Hunter. Convaincus de tenir, avec cette demande, la preuve d’un «abus de pouvoir», les démocrates ont ouvert le 24 septembre une enquête pour constituer un dossier de mise en accusation, «impeachment» en anglais, à la Chambre des représentants, où ils sont majoritaires.

Les républicains détiennent en revanche la majorité au Sénat, ce qui rend improbable une condamnation de Donald Trump au terme d’un éventuel procès politique. Aucun calendrier n’a été fixé. Dénonçant une «mascarade», la Maison Blanche refuse de coopérer à l’enquête et met en doute la crédibilité des témoins, dont plusieurs sont des diplomates de carrière. «Jennifer est depuis longtemps une employée dévouée du département d’Etat», a déclaré son avocat Justin Shur aux médias. «Nous nous attendons à ce que son témoignage reflète largement ce qui a déjà été exprimé publiquement».

Cet entretien devrait être parmi l’un des derniers menés à huis clos, avant l’entrée dans une nouvelle phase beaucoup plus spectaculaire avec les premières auditions publiques à partir du 13 novembre. Donald Trump a en parallèle démenti jeudi matin des informations du Washington Post selon lesquelles son ministre de la Justice Bill Barr aurait refusé d’organiser une conférence de presse pour déclarer qu’il n’avait rien fait d’illégal lors de son appel. «Le ministère de la Justice a déjà établi que l’appel était correct», a tweeté le milliardaire, qui affirme que sa conversation, dont la Maison Blanche a publié un compte-rendu, était «irréprochable».

Par Le Figaro.fr avec AFP

États-Unis/Destitution de Trump: premières auditions publiques au Congrès le 13 novembre

novembre 6, 2019

 

Les premières auditions publiques de témoins dans l’enquête en vue de destituer Donald Trump démarreront la semaine prochaine avec des diplomates, ont annoncé mercredi les démocrates qui soupçonnent le président américain d’avoir abusé de ses pouvoirs dans l’affaire ukrainienne.

Avec ces auditions retransmises à la télévision, l’enquête pour constituer un dossier d’accusation («impeachment») contre Trump au Congrès entrera dans une nouvelle phase. Ces diplomates pourraient offrir des témoignages publics embarrassants après avoir déjà été entendus à huis clos lors d’auditions-fleuves par les commissions qui mènent l’enquête à la Chambre des représentants. «Ces auditions publiques seront l’occasion pour les Américains de jauger les témoins par eux-mêmes, de décider de la crédibilité des témoins mais aussi de découvrir les informations de première main sur les méfaits du président», a déclaré à des journalistes le chef démocrate de la commission du Renseignement, Adam Schiff.

Dénonçant une «mascarade», la Maison Blanche refuse de coopérer à l’enquête et met en doute la crédibilité des témoins, dont plusieurs sont des diplomates de carrière. Les auditions débuteront le 13 novembre avec William Taylor, chargé d’affaires américain à Kiev, et George Kent, un haut responsable du département d’Etat spécialiste de l’Ukraine. Les parlementaires entendront ensuite le 15 novembre l’ex-ambassadrice des Etats-Unis à Kiev, Marie Yovanovitch, que Trump avait critiquée lors de l’appel à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky au coeur du dossier.

Les démocrates ont commencé à publier les comptes-rendus des premiers entretiens à huis clos. Celui de William Taylor est attendu mercredi. Lors de son audition, le 11 octobre, Marie Yovanovitch avait indiqué s’être sentie menacée en découvrant le contenu de l’appel entre Donald Trump et le président ukrainien. Lors de cet échange téléphonique, le 25 juillet, Trump avait demandé à Zelensky d’enquêter sur un de ses rivaux démocrates, Joe Biden, et son fils Hunter. Convaincus de tenir, avec cette demande, la preuve d’un «abus de pouvoir», les démocrates se sont engagés sur la voie périlleuse d’une enquête pour «impeachment» à la Chambre, où ils sont majoritaires. Les républicains détiennent la majorité au Sénat.

Au cours du même appel, Trump avait critiqué Marie Yovanovitch alors qu’elle avait été rappelée à Washington. «Il va lui arriver des choses», avait-il déclaré.

Par Le Figaro.fr avec AFP

États-Unis/Destitution: le fils de Trump donne un nom au lanceur d’alerte

novembre 6, 2019

 

Donald Trump junior a publié mercredi sur Twitter le nom d’un employé de la CIA présenté comme l’agent dont le témoignage a déclenché la procédure de destitution contre son père, au mépris des règles de protection des lanceurs d’alerte.

Le fils du président américain a reproduit une identité qui circule depuis la semaine dernière dans des médias proches de l’extrême droite, que l’AFP n’est pas en mesure de confirmer.

Dans son tweet, le fils de Donald Trump l’accuse d’avoir travaillé avec des «anti-Trump» et renvoie vers un article à charge du site d’informations de la droite radicale Breitbart. «Donner n’importe quel nom au lanceur d’alerte place simplement cette personne et sa famille en danger», a réagi Andrew Bakaj, l’avocat de l’agent du renseignement qui a tiré la sonnette d’alarme après un appel entre Donald Trump et son homologue ukrainien. «Et cela ne va pas permettre au président d’éviter de répondre aux accusations nourries le visant», a-t-il ajouté dans un échange avec l’AFP.

Son client est un membre des services de renseignement qui a un temps été affecté à la Maison Blanche. Cet été, il avait fait remonter les inquiétudes de plusieurs responsables après l’échange téléphonique du 25 juillet, dans lequel Donald Trump a demandé à Kiev d’enquêter sur son rival démocrate Joe Biden.

La révélation de son signalement a décidé les démocrates à initier, fin septembre, l’explosive procédure de destitution contre le président, qu’ils accusent d’avoir abusé de son pouvoir à des fins personnelles. Donald Trump, qui juge son appel «irréprochable» et se dit victime d’une «chasse aux sorcières», n’a cessé depuis de mettre en doute l’impartialité de ce lanceur d’alerte. «Il n’y a pas de lanceur d’alerte: il y a quelqu’un avec des objectifs contre Donald Trump», a-t-il tweeté lundi, en demandant aux médias de révéler son identité.

Sans reprendre lui-même le nom qui circule, il l’a décrit comme un partisan de l’ancien président démocrate Barack Obama. «Il déteste Trump, c’est un radical», avait lancé le milliardaire républicain dimanche. Le lanceur d’alerte veut que son témoignage soit traité d’une manière «non partisane» et il se tient prêt à répondre «par écrit et sous serment» aux questions des élus républicains, selon ses avocats.

Par Le Figaro.fr avec AFP

États-Unis: Un proche de Trump admet avoir conditionné l’aide à l’Ukraine à une enquête sur Biden

novembre 5, 2019

 

L’ambassadeur américain auprès de l’UE a admis avoir conditionné une aide militaire destinée à l’Ukraine à l’ouverture d’une enquête sur l’un des rivaux démocrates du président, Joe Biden.

FILES-US-Ukraine

L’ambassadeur Donald Sondland arrive au Capitole le 17 octobre dernier pour témoigner devant le Congrés. Olivier Douliery / AFP

L’ambassadeur américain auprès de l’Union européenne a admis avoir conditionné une aide militaire destinée à l’Ukraine à l’ouverture d’une enquête sur l’un des rivaux démocrates de Donald Trump, Joe Biden, dans un témoignage révélé mardi 5 novembre aux parlementaires qui mènent l’enquête pour destituer le président américain.

Selon son témoignage, l’ambassadeur Gordon Sondland, longtemps proche allié de Donald Trump, a déclaré aux élus avoir expliqué à un proche conseiller du président ukrainien Volodomyr Zelensky que cette enveloppe d’aide militaire ne serait «sans doute» pas débloquée tant que l’Ukraine n’annoncerait pas publiquement qu’elle allait enquêter sur les affaires des Biden dans le pays. «J’ai présumé que la suspension de l’aide avait été liée à une déclaration suggérée (par des proches de Donald Trump) contre la corruption» et qui mentionnerait l’entreprise employant Hunter Biden, le fils de Joe Biden, a-t-il déclaré le 17 octobre.

ParLe Figaro.fr avec AFP

Canada: Seulement cinq députés noirs élus à la Chambre des communes

novembre 1, 2019
© Sean Kilpatrick
 

Moins de 11 % des candidats noirs ont remporté leurs élections. Le nombre de députés noirs a diminué à Ottawa.

Les Noirs représentent 3,5 % de la population canadienne. Il faudrait donc que 12 députés soient élus pour atteindre la représentativité à Ottawa.

Le nombre de candidats noirs au sein des cinq principaux partis était tout de même passé de 31 à 44 cette année, mais seuls 11 % ont été élus.

Nous sommes extrêmement déçus. Sans la représentation, nos voix ne peuvent être entendues.

Velma Morgan, présidente de Operation Black Vote Canada

La raison? Les deux grands partis n’ont pas consacré assez d’efforts pour présenter plus de candidats noirs dans des circonscriptions gagnables, estime Operation Black Vote Canada, un organisme non partisan qui encourage les Noirs à s’engager politiquement.

Quatre des cinq députés noirs sont en effet des libéraux réélus, incluant la doyenne Hedy Fry de Vancouver-Centre. Le néo-démocrate Matthew Green de Hamilton-Centre est le seul nouveau venu à la Chambre des communes.

Le libéral Ahmed Hussen a été réélu dans sa circonscription de York-Sud–Weston, à Toronto.

© Fournis par Canadian Broadcasting Corporation Le libéral Ahmed Hussen a été réélu dans sa circonscription de York-Sud–Weston, à Toronto.
Les conservateurs n’ont présenté que deux candidats noirs et les libéraux n’en avaient que sept, déplore Velma Morgan. Les deux candidates noires du Bloc Québécois se présentaient dans des châteaux forts libéraux et n’ont pas été élues.

En contrepartie, le NPD a présenté 22 candidats dans des circonscriptions où ils avaient au moins des chances de gagner, estime Velma Morgan.

La militante exhorte Justin Trudeau d’augmenter la représentation noire au sein de son conseil des ministres. À la dissolution de la Chambre, Ahmed Hussen était le seul ministre noir.

Mea culpa

Le député libéral sortant de Hull–Aylmer et président du caucus des parlementaires noirs, Greg Fergus, concédait lors de la campagne que son parti aurait pu recruter plus de candidats noirs.

C’est regrettable, a réagi Greg Fergus lorsque joint à nouveau par Radio-Canada après les élections. Mais ça n’empêche pas le fait que le gouvernement libéral a pris des engagements qui s’additionnent à presque 291 millions de dollars pour faire avancer l’agenda des Noirs et lutter contre l’intolérance.

Le chef libéral Justin Trudeau et le député Emmanuel Dubourg lors de la victoire de ce dernier dans Bourassa lors de l'élection partielle de 2013.

© Fournis par Canadian Broadcasting Corporation Le chef libéral Justin Trudeau et le député Emmanuel Dubourg lors de la victoire de ce dernier dans Bourassa lors de l’élection partielle de 2013.
Son collègue Emmanuel Dubourg, qui a été réélu pour un troisième mandat dans Bourassa, dit avoir tenté personnellement de convaincre plusieurs Noirs de se présenter sous la bannière libérale.

Pour les Noirs, je trouve cela bien dommage.

Emmanuel Dubourg, député libéral de Bourassa

La communauté haïtienne s’intéresse beaucoup à la politique, observe le député d’origine haïtienne, mais quand on rentre dans le processus même, il peut y avoir une certaine réticence.

L’aspect économique est une grande barrière selon lui, mais la forte capacité de mobilisation de la communauté est sa principale force.

Réussir à faire des collectes de fonds est un obstacle extrêmement important, mais une fois que ces gens-là se présentent, on fait aller les téléphones et on trouve beaucoup de bénévoles. Les chauffeurs de taxi de la communauté sont très généreux et donnent leurs journées de travail pour amener les gens voter.

Recruter plus tôt

S’ils espèrent faire élire plus de Noirs, les partis devront à l’avenir prioriser le recrutement de candidats beaucoup plus tôt, selon Verma Morgan.

Il ne faut pas attendre à trois ou quatre mois avant les élections pour nommer des candidats noirs. Ça ne leur donne pas assez de temps pour s’organiser et se faire connaître dans leur circonscription.

Greg Fergus, député libéral sortant de Hull–Aylmer

© Fournis par Canadian Broadcasting Corporation Greg Fergus, député libéral sortant de Hull–Aylmer
Greg Fergus compte sillonner le pays pour encourager les Canadiens noirs à commencer leur réflexion dès maintenant. Ça prend deux ans pour faire le travail sur le terrain, pour faire rayonner son nom et s’assurer qu’on a de bonnes chances de gagner.

Tous les partis doivent mettre la main à la pâte, souligne-t-il, et promouvoir la représentativité sans tomber dans la partisanerie.

Réaction des conservateurs

L’attachée de presse du Parti conservateur, Josée Morissette, n’a pas expliqué pourquoi le parti n’avait aucun député noir, mais a indiqué par courriel que le processus de nomination dans les 338 circonscriptions était ouvert pour tous.

Nous travaillons sans relâche pour encourager le plus grand nombre possible de personnes à envisager de se présenter comme candidat pour le Parti conservateur du Canada.

Radio-Canada.ca par Natasha MacDonald-Dupuis

Des opposants congolais auraient mal utilisé 50.000 euros, don d’un lobby américain pour la communication

octobre 31, 2019

 


Deux opposants au régime de Denis Sassou Nguesso seraient dans le viseur d’un groupe lobbyiste américain pour utilisation à d’autres fins d’un don de 50000 euros qui devraient servir à financer la communication sur les médias internationaux. Généralement, les opposants de ce pays d’Afrique centrale concentrent leur communication sur les réseaux sociaux.

Une fois de plus l’opposition congolaise a brillé par un mauvais choix et laissé perplexe ce lobby qui avait malgré les mises en garde consenti à leur accorder une aide financière qui devrait servir à un matraquage contre le régime de Denis Sassou Nguesso dans les médias.

Comme on le dit dans le jargon congolais, ces opposants ont « bouffé » cet argent. Tout serait parti d’un contact congolais vivant à Monaco et qui a un carnet d’adresses important.

Deux opposants se passant pour des leaders au sein de cette composante, auraient été mis en relation avec un lobby américain qui finance les oppositions africaines et sud-américaines.

Selon la source rapportant l’information, les deux opposants auraient sollicité une assistance militaire pour lancer un mouvement armé de grande envergure vers Brazzaville depuis l’intérieur du pays.

Mais les américains les auraient conseillé de se pencher plutôt sur la communication par la diabolisation du régime Sassou Nguesso. Question de voir les réactions et définir une politique de réplique.

L’exemple de Moise Katumbi aurait été mis sur la table par les américains. Cet opposant de la RDC a joué un rôle important dans la diabolisation de Joseph Kabila au point où Donald Trump avait déployé des forces spéciales au Gabon prêtes à intervenir à Kinshasa pour déloger Kabila après des élections.

Ayant reçu les 50.000 euros, les deux opposants congolais n’ont jamais été vu sur aucun média important international. Un comportement qui a déçu ce lobby américain.

Sacer-infos.com par Stany Franck