Archive for the ‘Opinion’ Category

RDC/À Kinshasa: «si tu ne sors pas, tu ne manges pas»

mars 31, 2020

Des femmes proposent des repas chauds sur des étals de rues typiques, la nuit sur le boulevard du 24 novembre à Kinshasa, en 2014. (Archives / illustration)

Des femmes proposent des repas chauds sur des étals de rues typiques, la nuit sur le boulevard du 24 novembre à Kinshasa, en 2014. (Archives / illustration) © Gwenn Dubourthoumieu / Jeune Afrique

 

Les autorités congolaises ont pris la bonne décision en décrétant l’état d’urgence et en décidant d’isoler Kinshasa pour éviter la propagation du Covid-19. Elles savent à quel point il sera difficile de faire appliquer convenablement les règles de distanciation sociale dans une ville où plusieurs millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire.

Depuis que le président Félix Tshisekedi a annoncé les premières mesures pour tenter d’endiguer la maladie, il y a bientôt deux semaines, les responsables de la santé publique s’inquiètent de la hausse du nombre des contaminations et du taux de mortalité.

Ils s’évertuent à éduquer le public sur la manière de se comporter en temps de pandémie, en insistant sur le lavage régulier des mains, l’utilisation des désinfectants à base d’alcool et la restriction des salutations habituelles.

Mais comment une population à laquelle on impose des règles strictes de distanciation sociale peut-elle continuer à se nourrir ? Les habitants de la capitale congolaise pouvaient-ils vraiment respecter les trois semaines de « confinement total » qu’a voulu instaurer le gouverneur de Kinshasa, Gentiny Ngobila, avant de revenir sur sa décision ?

« Obimi te okolia te »

Bien sûr, pour les (rares) personnes disposant de ressources suffisantes, le message du gouverneur était clair : faites le plein de nourriture, restez à la maison et évitez les activités en groupe. Mais c’est irréaliste pour des millions de Kinois qui n’ont que de faibles revenus.

Or selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), plus 71% de la population congolaise vit avec moins de deux dollars par personne par jour. Toujours selon la même source, le taux de chômage est d’au moins 41% dans la seule ville de Kinshasa, et une large partie de ses habitants vit au jour le jour. « Obimi te okolia te », aiment à répéter les Kinois : « Si tu ne sors pas, tu ne manges pas ».

Hausse des prix

Alors bien sûr, les règles de distanciation sociale sont indispensables pour lutter contre le coronavirus. Mais il faut veiller à ne pas prendre de décision qui compromettrait davantage encore la sécurité alimentaire de toutes ces personnes qui sont économiquement vulnérables.

Déjà, l’annonce du « confinement total » à Kinshasa a engendré une hausse spectaculaire des prix des denrées alimentaires. Il ne faudrait pas que les conséquences socio-économiques du Covid-19 fassent plus mal que le virus lui-même.

Certains, à l’instar de l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Fridolin Ambongo, pensent que le gouvernement central ou provincial devrait envisager des solutions humanitaires ciblées pour faire en sortent que les plus démunis ne meurent de faim pendant leur confinement.

Conscient de la gravité de la situation, le gouvernement a condamné les récentes augmentations des prix des denrées alimentaires et ordonné la gratuité de l’eau et de l’électricité pendant deux mois.

Mais ces mesures sont-elles suffisantes ? C’est peu probable, même si la Constitution de la RD Congo, en son article 47, protège le droit à la sécurité alimentaire.

Stratégie plus robuste

Le gouvernement peut, à mon sens, adopter une stratégie plus robuste, en fournissant gratuitement de la nourriture aux plus démunis, en jugulant la hausse des prix des denrées alimentaires et en empêchant l’interruption des services d’eau et d’électricité pendant toute la pandémie.

Le gouvernement essaie de faire avec les moyens de bord.

Pour le reste, certains n’ont pas manqué de faire remarquer que cette crise posait, au-delà de cette question de l’insécurité alimentaire, celle de l’impréparation générale des autorités d’un pays qui a pourtant connu plusieurs épidémies d’Ebola.

Le Dr Jean-Jacques Muyembe, qui coordonne désormais le programme de la lutte contre le Covid-19 en RD Congo, a déclaré devant l’Assemblée nationale que le système sanitaire congolais était précaire, que ses hôpitaux étaient dépourvus des équipements et des désinfectants nécessaires à la protection des soignants.

Un membre du cabinet du président Tshisekedi, avec qui j’ai échangé par téléphone, est allé jusqu’à me dire que « le gouvernement essaie de faire avec les moyens de bord ». En matière d’équipements médicaux, la RD Congo paraît désormais dépendre de l’assistance que veulent bien lui apporter la Chine ou l’OMS.

Avec Jeuneafriquepar Roger-Claude Liwanga

Chercheur à l’université Harvard, professeur de droit et de négociations internationales à l’université Emory

5 Conseils de Michel Cimes pour éviter de contaminer votre foyer après les courses

mars 29, 2020

Courses

Le coronavirus se propage si facilement et rapidement, qu’il convient de renforcer les gestes de protection pour vous et votre foyer. En rentrant des courses, pensez à bien appliquer ces 5 conseils de Michel Cymes !

Conseil n°1 : ne pas éparpiller les courses

En rentrant chez vous, oubliez le réflexe de poser les sacs remplis de courses sur le plan de travail de la cuisine ou sur votre table de salle à manger. C’est là que vous préparez et prenez vos repas !

Conseil n°2 : bien se laver les mains

Surtout, lavez-vous bien les mains dès que vous avez posé vos sacs de courses chez vous. Frottez-vous les mains avec du l’eau et du savon liquide. L’opération durera une trentaine de secondes. Procédez zone après zone, en passant bien entre les doigts, sur les poignets, sur la paume et sur le dos de la main. N’oubliez pas non plus de frotter vos ongles. Au sujet des ongles d’ailleurs, gardez les courts et coupez-les souvent pour empêcher les bactéries de loger dans l’espace entre la peau et les ongles. Pour finir, séchez vos mains avec une serviette (propre, bien sûr) et à usage unique, que vous utiliserez également pour fermer le robinet.

Conseil n°3 : attendre avant de ranger les courses

À l’exception des produits frais que vous pouvez mettre au réfrigérateur, ne touchez pas à vos courses et attendez un peu avant de les ranger dans vos armoires. Comme le souligne Michel Cymes, le coronavirus peut survivre jusqu’à trois à quatre heures sur les surfaces internes. Le délai d’attente s’impose alors comme une bonne mesure de sécurité pour ne pas contaminer votre maison. Tous les produits sont concernés, des tablettes de chocolat aux paquets de biscuits en passant par les conserves et le papier toilette.

Conseil n°4 : laver les fruits et légumes

Après avoir observé quelques heures d’attente, pensez à bien laver vos fruits et vos légumes. Eux aussi peuvent transporter le virus, d’autant plus que d’autres clients peuvent les manipuler sans gants avant de les remettre en rayon. Les fruits et les légumes passent entre de nombreuses mains avant de finir dans votre sac de courses ! Pour les laver correctement, de l’eau et du savon suffisent.

Conseil n°5 : éplucher les fruits et légumes

Pour finir, Michel Cymes recommande également de bien éplucher les fruits et les légumes (systématiquement) avant de les manger ou de les cuisiner

Avec Astuces des Grand-mères

Canada/COVID-19: François Legault a fait le point sur la pandémie le 27 mars

mars 27, 2020

Le bilan d’hier faisait état de 1629 cas confirmés et de 8 décès liés au coronavirus.

Le premier ministre du Québec, François Legault, sa ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, et le directeur national de la santé publique, Horacio Arruda, s’adressent à la population pour faire état des derniers développements dans la lutte contre le coronavirus.

François Legault indique qu’on compte maintenant 2021 cas confirmés de coronavirus, une hausse de 392, et 18 décès au Québec.

De plus, on dénombre 141 personnes hospitalisées, un bond de 35 par rapport à hier.

Le premier ministre a souligné que les régions de Montréal et de l’Estrie demeurent les plus touchées par la pandémie. Il invite la population à éviter de s’y rendre.

François Legault demande au ministre des Finances du Québec de mettre en place des mesures financières compensatoires pour les travailleurs essentiels qui gagnent moins de 2000 $ par mois.

On comptait jeudi 1629 cas de coronavirus (une hausse de 290 personnes infectées) et 8 décès au Québec, le dernier ayant été recensé dans les Laurentides. Parmi les cas confirmés, 106 personnes étaient hospitalisées, dont 43 aux soins intensifs.

Jeudi, François Legault a lancé un appel au bénévolat qui a vraisemblablement été entendu.

Le nouveau portail qui permet à ceux qui en ont la capacité de s’impliquer bénévolement pour aider la province à traverser la crise du coronavirus a été pris d’assaut par des milliers de Québécois.

Le site web en question – jebenevole.ca – a été créé pour jumeler les organismes en manque de ressources aux gens qui ont du temps à offrir. Vendredi matin, 9000 jumelages avaient été créés. L’important trafic sur le site l’a même rendu inaccessible.

Avec Radio-Canada

Coronavirus: la chloroquine pourra finalement être prescrite par les médecins hospitaliers

mars 26, 2020

Le ministre de la Santé Olivier Véran a publié ce jeudi un décret au Journal officiel.

«L’hydroxychloroquine et l’association lopinavir/ritonavir peuvent être prescrits, dispensés et administrés sous la responsabilité d’un médecin aux patients atteints par le Covid-19», précise le décret publié par Olivier Véran.
«L’hydroxychloroquine et l’association lopinavir/ritonavir peuvent être prescrits, dispensés et administrés sous la responsabilité d’un médecin aux patients atteints par le Covid-19», précise le décret publié par Olivier Véran. GERARD JULIEN/AFP

Olivier Véran, le ministre de la Santé a tranché, la prescription de la chloroquine est donc possible à l’hôpital, si le médecin le juge utile, sans attendre les résultats des essais cliniques en cours. C’est ce qu’indique le décret publié jeudi au Journal officiel. Il précise que «l’hydroxychloroquine et l’association lopinavir/ritonavir peuvent être prescrits, dispensés et administrés sous la responsabilité d’un médecin aux patients atteints par le Covid-19, dans les établissements de santé qui les prennent en charge, ainsi que pour la poursuite de leur traitement si leur état le permet et sur autorisation du prescripteur initial, à domicile».

Mais à quel moment de la maladie faudrait-il administrer la chloroquine? En début de traitement, ou quand la maladie devient grave? Le Pr Didier Raoult qui défend à l’Institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection un protocole basé sur cette molécule, a posé la question dans une vidéo publiée le 25 mars. «Sur le plan thérapeutique, explique-t-il, ce que l’on est en train de voir c’est que les malades au moment où ils ont une infection respiratoire, où ils entrent en réanimation, ils n’ont presque plus de virus et souvent on n’arrive même plus à le cultiver, c’est donc trop tard pour traiter le germe par des antiviraux.» Une façon polie de prédire l’échec du vaste essai européen Discovery qui va, entre autres, tester la chloroquine, puisque cet essai s’adresse à des patients gravement atteints. La méthode scientifique n’en est pas moins défendue par les plus hautes autorités scientifiques morales du pays.

Dans un communiqué commun publié le même jour intitulé «Primum non nocere» (Avant tout ne pas nuire), l’Académie de médecine, qui a constitué un groupe Covid, et l’Académie des sciences, prenaient elles aussi position après avoir rappelé que «face à la pandémie de Covid-19 dont la progression rapide entraîne une morbidité et une mortalité élevée nous ne disposons pas à ce jour de traitement médicamenteux avéré de l’infection.» Pour les deux académies, «dans ce contexte, il est nécessaire de rappeler que l’utilisation d’un nouveau traitement, fût-il fondé sur une molécule déjà employée en médecine depuis plus de 70 ans, doit se conformer à une méthodologie scientifiquement établie qui fait appel à des règles codifiées.»

La difficulté pour réaliser un essai clinique concernant des malades infectés mais qui ne sont pas dans un état grave vient de la faible proportion de patients qui sont destinés à s’aggraver. Pour démontrer un effet statistiquement significatif, il faut donc beaucoup de participants au départ pour avoir à la fin de l’étude un groupe suffisant de malades gravement atteints. Un essai chinois qui vient d’être publié dans le Journal of Zhejiang University l’illustre bien. Il ne portait que sur 30 patients avec un Covid-19 confirmé et n’a pas pu démontrer d’intérêt de l’hydroxychloroquine par rapport au placebo, car tous ont eu une évolution favorable.

Réponse plus puissante

Pourtant, la proposition du Pr Raoult de tester la chloroquine assez tôt dans la maladie repose sur un rationnel. «La première ligne de défense, l’immunité innée, repose sur les cellules agressées, capables non seulement d’alerter le système immunitaire pour qu’il orchestre sa réponse globale, mais, de plus, un groupe de cellules immunitaires particulières (cellules dendritiques) produisent de l’interféron aux propriétés antivirales avérées», explique le Pr Éric Vivier, professeur d’immunologie et coordinateur du cluster Marseille Immunopole. Selon le Pr Raoult, c’est à ce moment-là que la chloroquine pourrait être utile, comme d’ailleurs les antiviraux testés dans les essais. «Dans un deuxième temps seulement se produit une réponse immunitaire plus puissante, explique le Pr Vivier. Au bout d’une semaine environ on voit apparaître des anticorps neutralisants qui permettent de confirmer l’infection.»

À ce moment-là, peut se produire chez certaines personnes infectées un syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA). «Ce n’est plus tant l’infection de départ qui pose alors problème que l’inflammation diffuse et mal contrôlée dans l’organisme, principalement dans les poumons, induite par le virus», explique le Pr Arnaud Scherpereel, pneumologue au CHU de Lille et coordinateur médical du bâtiment Covid mis en place au CHU. Les scanners thoraciques réalisés témoignent alors de l’infiltration inflammatoire des poumons par des cellules immunitaires. «À ce stade, on teste plutôt des molécules qui ciblent le système immunitaire», conclut le Pr Vivier.

Avec Lefigaro par Damien Mascret

Coronavirus : « En République du Congo, on peut encore limiter les dégâts »

mars 25, 2020

La biologiste congolaise Francine Ntoumi, spécialiste des maladies infectieuses, qui dirige la Fondation congolaise pour la recherche médicale.

La biologiste congolaise Francine Ntoumi, spécialiste des maladies infectieuses, qui dirige la Fondation congolaise pour la recherche médicale. © David Mattiessen 

Francine Ntoumi, directrice de la Fondation congolaise pour la recherche médicale, s’inquiète du faible niveau de préparation de son pays, le Congo, et de ses voisins. Mais pense qu’il n’est pas trop tard pour limiter la pandémie.

La République du Congo et ses voisins sont encore peu touchés par le coronavirus. Au 25 mars, quatre cas étaient recensés dans le pays lui-même, 48 en RDC, 6 au Gabon, et deux en Angola.

Mais pour la biologiste Francine Ntoumi, spécialiste des maladies infectieuses qui dirige la Fondation congolaise pour la recherche médicale, les autorités perdent du temps et risquent de se laisser rattraper par la maladie.

Elle participe actuellement à une vaste étude internationale, menée sous l’égide de l’Organisation mondiale de la santé et plaide pour que les scientifiques, notamment africains, soient invités à jouer un rôle plus important dans la lutte contre le virus.

Jeune Afrique : Quelle est la situation sanitaire au Congo actuellement ? Et diriez-vous que le pays est prêt à faire face à une expansion de la pandémie ?

Francine Ntoumi : La situation est tendue. Pour l’instant nous n’avons que quatre cas recensés. Nous utilisons les mesures barrières, bien sûr, et nous avons lancé une étude sérologique auprès de la population, selon les demandes de l’OMS, afin d’essayer de comprendre le scénario dans chaque pays.

C’est là que les scientifiques africains peuvent contribuer à l’effort collectif, c’est très important. De là à dire que nous sommes prêts…

En fait, j’ai l’impression que nous sommes en permanence dans la préparation. La semaine dernière, les autorités ont sélectionné des hôpitaux censés accueillir les cas qui seraient identifiés, ces hôpitaux doivent être équipés, le personnel formé.

Mais on se préoccupe de tout à la dernière minute. En Afrique, nous avions d’une certaine façon un train d’avance, puisque la maladie est arrivée tardivement chez nous. Mais on a attendu, et maintenant nous avons plutôt un train de retard.

Une « task force » sans scientifiques, effectivement c’est… embêtant

Les autorités congolaises ont mis en place une task-force chargée de préparer la riposte, mais elle ne comprend que des politiques. La gestion de cette crise ne mérite-t-elle pas d’impliquer les spécialistes ?

Oui. Et cela m’attriste. Nous avons eu Ebola, nous avons eu le Chikungunya, maintenant nous avons le Covid-19 qui arrive, et pourtant nos responsables ne semblent toujours pas comprendre que les scientifiques ont un rôle à jouer.

Cela dit, la lutte contre la pandémie est coordonnée conjointement par les ministère de la Santé et de la Recherche, et l’étude que nous menons est placée sous l’autorité du ministre de la Recherche, Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou, qui est quelqu’un de très dynamique.

Mais une « task force » sans scientifiques, effectivement c’est… embêtant.

La mise en place d’un comité scientifique est également envisagée. Avez-vous été contactée pour y participer ?

Oui, le ministère de la Santé m’a sollicitée. J’aimerais en faire partie, bien sûr, d’autant que je suis en lien étroit avec des collègues au plan international, ce qui serait très utile. Mais pour l’instant ce n’est pas clair, on ignore quand il sera mis en place.

La maladie est arrivée tard en Afrique. Peut-on prévoir l’ampleur qu’elle prendra ? La propagation risque-t-elle d’être aussi rapide et importante qu’en Asie ou en Europe ?

Justement on ne sait pas ! On n’a que des hypothèses. Il faut tenir compte de l’écosystème, du mode de vie, des habitudes alimentaires… Chez nous, les gens ont tendance à vivre les uns sur les autres, toutes les générations sous le même toit, donc il est surprenant que la contagion n’explose pas. Et puis au Congo on mange des chauves-souris… C’est là que les scientifiques africains peuvent apporter des réponses : en étudiant le contexte de chaque pays, la séroprévalence des nos populations…

Y a-t-il la crainte de voir la maladie arriver au Congo depuis les pays voisins ?

Non. Les frontières ont été fermées avec la RDC, mais c’est dans le cadre du confinement. Il n’y a pas de psychose du voisin, car nous sommes tous à peu près au même stade, avec peu de cas, et seulement un mort au Gabon. On commence plutôt à adapter notre mode de vie : les veillées funéraires sont interdites, les mariages également…

Je ne suis pas encore inquiète, non. Je ne peux pas me permettre de l’être.

L’Afrique a-t-elle tiré des leçons des épidémies précédentes ?

Oui, certainement. Ebola nous a permis de voir qu’il fallait un niveau minimum de formation, beaucoup de pays ont renforcé leurs capacités. Mais je ne suis pas certaine, quand je vois l’Italie, que le nombre de morts soit directement lié au niveau de préparation d’un pays.

Pensez-vous qu’il faille s’inspirer de la gestion de la crise sanitaire par la Chine ?

Ce que la Chine nous montre, c’est l’importance de l’organisation, le leadership… Désolée, ça sonne un peu comme un slogan maoïste, mais c’est vrai… On a vu la Chine émerger économiquement, depuis le début de cette crise on voit aussi qu’ils ont un très bon niveau scientifique, qu’ils ont fait énormément d’essais cliniques. Ils nous montrent l’exemple, oui.

Êtes-vous inquiète pour le Congo ?

La population congolaise n’est pas immense, donc je pense qu’on peut encore limiter les dégâts. Mais il faut des respirateurs… Il faut anticiper, en fait. Je ne suis pas encore inquiète, non. Je ne peux pas me permettre de l’être.

Avec Jeuneafrique par Olivier Marbot

Coronavirus : « Nous sommes passés d’une menace imminente à une catastrophe imminente »

mars 24, 2020

John Nkengasong directeur de l'Africa CDC, prend la parole lors d'un entretien avec Reuters au siège de l'Union africaine (UA) à Addis-Abeba, Éthiopie, le 11 mars 2020.

John Nkengasong directeur de l’Africa CDC, prend la parole lors d’un entretien avec Reuters au siège de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba, Éthiopie, le 11 mars 2020. © Tiksa Negeri/REUTERS

 

Pour le virologue camerounais John Nkengasong, directeur de l’Africa CDC, le continent qui dispose de moins de ressources que les économies les plus développées d’Europe et d’Asie face au coronavirus, est exposé à une grave crise à venir.

Directeur des Centres africains de prévention et de lutte contre les maladies (Africa CDC, rattaché à l’Union africaine), John Nkengasong pilote la lutte contre la pandémie de Covid-19 à l’échelle continentale.

Au cours d’un long entretien accordé à Jeune Afrique le 21 mars depuis son bureau d’Addis-Abeba, le virologue camerounais détaille les mesures prises par l’Afrique pour se préparer à la crise et nous confie aussi son inquiétude croissante. Il en appelle à l’aide de la communauté internationale.

 

Jeune Afrique : Le mois dernier, vous avertissiez que le Covid-19 pourrait avoir un impact « dévastateur » sur l’Afrique. Que pensez-vous aujourd’hui ?

John Nkengasong : Je disais à l’époque que c’était une menace imminente pour le continent, je dis désormais que c’est une catastrophe imminente. On voit ce qui s’est passé en Chine et ce qui se passe en Amérique du Nord et en Europe : c’est dévastateur.

La propagation exponentielle de la maladie, le nombre de décès et les fonds que ces pays extrêmement développés déploient pour soutenir leur économie. Nous sommes loin d’avoir ce genre de ressources. Je suis extrêmement préoccupé.

Les compagnies aériennes interrompent leurs vols, y compris entre pays africains. Cela peut-il encore aider ?

J’en doute. Ce sont des mesures qui nous inquiètent beaucoup car elles nous empêchent d’aider les pays à lutter contre le virus. L’Éthiopie était autrefois une plaque tournante idéale pour fournir ce soutien, mais nous ne pouvons plus approvisionner aucun pays en raison de la réduction des vols.

Il est évident que tous les pays africains seront touchés, les frontières du continent étant extrêmement poreuses. Comment contenir ce virus sans pouvoir distribuer des tests de dépistage, sans pouvoir apporter de protection aux personnels soignants?

tout retard de la livraison de ces équipements et tests serait catastrophique

Les restrictions aériennes entravent-elle déjà votre action ?

Absolument. Je travaille à la distribution d’un don du [milliardaire chinois] Jack Ma. La cargaison arrive de Chine par avion-cargo à Addis-Abeba, mais nous aurons beaucoup de mal à l’acheminer rapidement vers les pays.

Il nous faut un couloir aérien pour distribuer cette aide. Nous allons en faire la demande auprès de la Commission de l’Union africaine. Tout retard de la livraison de ces équipements et tests serait catastrophique. Africa CDC a déjà fourni 70 000 tests, mais ce n’est pas suffisant.

48 pays sont désormais capables de dépister des cas

Les ministres africains de la Santé se sont réunis le 22 février. Cela a-t-il entraîné une plus grande coordination à l’échelle panafricaine ?

L’Union africaine a pris les devants très tôt. Notre premier cas sur le continent a été signalé le 14 février, une semaine plus tard, la Commission a convoqué une réunion des ministres. Ils ont convenu de la nécessité d’élaborer une stratégie à l’échelle du continent et ont créé un groupe de travail comprenant six équipes techniques travaillant en étroite collaboration avec les États membres, l’OMS et Africa CDC.

Début février, seuls le Sénégal et l’Afrique du Sud étaient en mesure de dépister des cas ; grâce au partenariat instauré, 48 pays en sont désormais capables. C’est remarquable. Cela démontre qu’une stratégie coordonnée sur le continent peut porter ses fruits.

Les systèmes de santé en Afrique étaient déjà sous pression, voire submergés, par les épidémies en cours. Risquent-t-ils vite de s’effondrer sous l’effet de cette nouvelle maladie ?

C’est l’une de mes inquiétudes principales. Nous avons déjà reçu un appel de détresse de l’Afrique du Sud car cette épidémie coïncide avec leur épidémie saisonnière de grippe.

nous ne savons pas comment une infection très répandue de Covid-19 interagira avec la tuberculose, le paludisme et le VIH

Le virologue congolais Jean-Jacques Muyembe Tamfum redoute un taux de mortalité de 10 % en RDC. Un taux si élevé est-il envisageable ?

Je ne sais pas sur quelle base il est arrivé à cette hypothèse mais nous avons affaire à un virus contre lequel nous n’avons aucune immunité préexistante sur le continent, et nous sommes également confrontés à beaucoup de comorbidité.

Nous ne savons pas comment une infection très répandue de Covid-19 interagira avec la tuberculose, le paludisme et le VIH.

Comment augmenter la disponibilité de respirateurs artificiels et de lits en réanimation, ces deux outils étant essentiels au bon traitement des cas les plus graves ?

Nous pensons qu’au Maroc, en Afrique du Sud et en Égypte nous pourrions reconvertir des usines pour produire ces outils qui nous font défaut.

Hors Afrique, nous envisageons notamment la Thaïlande. Mais ce qu’il faut surtout dire, c’est que le temps de la solidarité mondiale est venu. Alors même que l’Occident lutte contre la pandémie en son sein, il ne faudra pas oublier l’Afrique. Nous ne pouvons pas produire ces instruments nous-mêmes du jour au lendemain.

Certains chercheurs prédisent que des températures plus élevées pourraient freiner la progression du virus. Les climats africains sont-ils un atout ?

Tout ce qui pourrait ralentir la pandémie en Afrique nous donne espoir. Je peux seulement vous dire qu’il ne s’agit que d’une hypothèse à l’heure actuelle. Nous devrons observer le rythme de propagation.

Qu’en est-il de la démographie africaine, les jeunes étant généralement moins touchés que les personnes âgées?

C’est juste, mais il nous faut adopter une position nuancée sur ce point. Nous commençons à recevoir des données des États-Unis qui montrent que, parmi ceux qui requièrent des soins intensifs, il y a aussi des personnes très jeunes.

Et nous faisons face à beaucoup d’autres troubles médicaux, comme la malnutrition et des infections multiples.

Les informations à propos de l’efficacité supposée de la chloroquine, un anti-paludéen, ont provoqué une ruée sur ce médicament et même quelques empoisonnements. Que conseillez-vous ?

Nombreux sont ceux qui se sentent perdus et ont peur, ils essaient de prendre en main leur propre traitement. Mais aucun essai clinique contrôlé n’a démontré l’efficacité de la chloroquine.

Je recommande à tous ceux sur le continent qui souhaitent s’informer de se rendre sur les sites de l’OMS et d’Africa CDC. Nous allons lancer une série de podcasts en français et en anglais pour expliquer la réalité de la situation.

Le Malawi a déclaré l’état d’urgence nationale avant même d’identifier de cas sur son territoire, la Tunisie a décrété deux semaines de confinement dès le lendemain de son premier décès… Ces mesures sont-elles excessives?

Nous avons conçu des directives que les États peuvent appliquer à chaque étape de la pandémie. Actuellement nous encourageons la distanciation sociale, c’est-à-dire l’arrêt des rassemblements.

Nous n’encourageons pas le verrouillage de pays entiers où il n’y aurait aucun cas déclaré, ou qu’un seul. Cette mesure est difficile à maintenir et entraînerait d’autres conséquences, telles des pénuries de nourriture, de médicaments et d’autres ressources de base.

Il faut se laver les mains plus fréquemment et se maintenir à distance les uns des autres : voilà ce que nous pouvons tous commencer à faire afin d’endiguer le virus.

Avec Jeuneafrique par Olivier Holmey 

 

RDC/Covid-19 : le Pr Théophile Mbemba conseille des produits biologiques

mars 24, 2020

Pour ce biologiste professeur à l’Université de Kinshasa, la consommation régulière de ces produits contribuerait efficacement dans la lutte contre la pandémie déclarée dans le pays.

 

Pr Théophile Mbemba

Au moment où la pandémie de coronavirus est déclarée en RDC, chaque fils et fille du pays veut contribuer, chacun dans son domaine, dans la lutte contre cette maladie dont la létalité fait peur. Dans un message distribué à travers le Net en rapport avec la lutte contre la pandémie, le Pr Théophile Mbemba conseille le recours à des produits biologiques bien connus des Congolais et faciles à trouver dans les différents marchés tant de Kinshasa que de certaines provinces du pays.

Admettant que le coronavirus est une sérieuse menace pour la santé, ce professeur à l’Université de Kinshasa note que l’on est tenu à respecter les mesures annoncées par le président de la République et la Conférence épiscopale du Congo. Aussi Théophile Mbemba Fundu di Luyindu exhorte-t-il la population à suivre les recommandations faites par le virologue congolais, qui a la charge de l’unité de lutte contre cette pandémie, le Pr Jean-Jacques Muyembe Ntafum, de veiller à son alimentation en privilégiant les produits biologiques.

Dans cette optique, le Pr Théophile Mbemba signale qu’il y a des molécules testées au laboratoire par des scientifiques, qui inhibent la protéase de Covid-19, une des enzymes de la pathogénicité (maladie) du Covid. A l’en croire, il s’agit notamment des molécules de Kaempferol, gingerol, curcumine, quercetine, catéchine. Ces molécules, renseigne-t-il, sont présentes dans les produits suivants: curcuma, gingembre (tangawisi), ail, maniguette (mondongo), oignon, aubergine, etc. Ce biologiste congolaise conseille également la consommation régulière de ces produits ainsi que du thé vert et de la citronnelle, comme boissons.

Il est rappelé que le Pr Théophile Mbemba, à part ses fonctions politiques de gouverneur de la ville-province de Kinshasa sous Mzée Laurent-Désiré Kabila, ministre de l’Intérieur puis de l’Enseignement supérieur et universitaire sous Joseph Kabila, est également connu pour avoir découvert les valeurs nutritionnelles de « Kikalakasa » dont il a fait la promotion et conseillé la consommation.

 

Avec Adiac-Congo par Lucien Dianzenza

Congo/Vie des partis : Le MSD annonce la tenue prochaine de son Conseil national

mars 24, 2020

 

Après son retrait de l’Initiative pour la démocratie au Congo (IDC), le 14 mars dernier, le président fondateur du Mouvement pour la solidarité et le développement (MSD), René Serge Blanchard Oba, a annoncé la tenue dans les prochains jours, du Conseil national de son parti.

 

« Je vais convoquer tous les conseillers y compris ceux qui sont à l’intérieur du pays et comme nous avons l’habitude de le faire, nous allons nous prononcer publiquement s’il faut ou non demeurer à l’IDC », a dit René Serge Blanchard Oba.

Dans une interview accordée aux Dépêches de Brazzaville, le 23 mars, le président du MSD est revenu sur les raisons qui l’ont amené à se retirer de cette plateforme.

« C’est un complot qui a été fait à l’IDC. J’ai convoqué un conseil national. Étant à Pointe-Noire ces derniers temps pour des raisons un peu particulières, je suis arrivé pour diriger le Conseil national. Je reçois mes documents, je lis, l’article 4 du règlement intérieur des travaux m’enlève l’autorité de gérer le Conseil. Ça voulait dire quoi ? ça voulait dire que ce n’est plus moi le président de l’IDC puisque le président c’est lui qui dirige le Conseil. Alors j’ai appelé la personne dont le nom a été mis dans le règlement intérieur pour présider le Conseil pour lui dire, c’est un complot  que vous avez fait », a-t-il ajouté.

Ne voulant pas créer les conditions qui détruiraient l’IDC, a-t-il, par ailleurs, laissé entendre, en raison de ces frères qui sont encore en prison, allusion faite à André Okombi Salissa et le général Jean-Marie Michel Mokoko, René Serge Blanchard Oba a dit préférer s’en aller et laisser à ses compagnons la possibilité de présider aux destinées de cette plateforme.

A la question de savoir s’il y a eu des antécédents à ce retrait, le président du MSD a simplement signifié qu’une organisation, quelle qu’elle soit, n’est pas une unicité de point de vue.

« Nous avons des approches qui peuvent être concordantes comme divergentes sur un point de vue donné. Il s’agit aujourd’hui de l’action ou de l’attitude à avoir pour libérer les frères qui sont en prison. Je pensais à l’initiative des autres frères et militants. Moi, Blanchard Oba, je suis un neveu du président de la République ; il a fallu que je fasse quelque chose pour la République parce qu’en essayant peut-être de parler à l’oreille de mon oncle, nous pourrions obtenir des changements importants pour le peuple congolais et il ne m’appartenait pas d’être radical. Le radicalisme ne m’apportera rien ; au contraire il construit des murs, et j’ai dit aux autres de changer de stratégie. Malheureusement, c’est le parti d’André Okombi Salissa qui a pensé que ma vision n’est pas bonne. Dans ce cas, au lieu de casser l’IDC, il vaut mieux que je me retire », a-t-il conclu.

Avec Adiac-Congo

Coronavirus : les parlementaires préconisent la mise en quarantaine de Kinshasa

mars 23, 2020

 

Pour les députés et sénateurs, la mesure ainsi que la déclaration de l’état d’urgence sanitaire sur le plan national, ajoutées à d’autres déjà prises, permettront de limiter la chaîne de contagion et de rendre efficiente la riposte à l’échelle nationale.

 

Dans un document signé le 23 mars, en rapport avec la pandémie de coronavirus, la sénatrice Francine Muyumba Nkanga et les députés André-Claudel Lubaya, Juvénal Munobo Mubi et Patrick Muyaya Katembwe ont exhorté tous les Congolais et, principalement, les autorités étatiques à prendre la mesure de la gravité de la menace qui pèse sur la vie de la nation et à agir en conséquence et sans atermoiement. « De nos choix collectifs et individuels en ce moment crucial, dépendra notre sort », ont-ils rappelé.

Ces parlementaires disent attendre expressément du chef de l’Etat, garant de la nation, « d’évaluer et de renforcer les mesures déjà édictées », en les complétant par certaines autres décisions. Francine Muyumba, André-Claudel Lubaya, Juvénal Munobo et Patrick Muyaya appellent Félix-Antoine Tshisekedi à proclamer l’état d’urgence sanitaire sur l’ensemble du territoire national, à suspendre les trafics aérien, lacustre, fluvial et terrestre ainsi que tous les mouvements des personnes vers l’intérieur du pays et à mettre en place un dispositif de filtrage entre Kinshasa-Bandundu et Kinshasa-Kongo central et ne retenir que le trafic des marchandises indispensables sous réserve de contrôles sanitaires par les autorités compétentes.

Ces parlementaires conseillent également de placer la capitale congolaise en quarantaine et de l’isoler du reste du pays ; de rendre effective et opérationnelle la riposte et de mettre à sa disposition des ressources humaines, matérielles, logistiques et financières conséquentes. Mais aussi, sollicitent-ils du président de la République, de réquisitionner les vivres non périssables pour en assurer la régulation afin d’éviter la pénurie et la montée des prix a regard du maigre pouvoir d’achat des populations ; de réquisitionner également les médias tant publics que privés et de les utiliser à des fins de sensibilisation aux consignes sanitaires et des mesures édictées.

Les parlementaires précités se disent préoccupés par le risque de transmission communautaire du virus à la suite des flux migratoires entre Kinshasa et le reste du pays et du non-respect des mesures édictées en vue de lutter contre la pandémie. Ils recommandent, en plus, à Félix-Antoine Tshisekedi d’envisager le confinement progressif des populations et d’ouvrir des couloirs humanitaires et de sécurité pour faire face aux besoins spécifiques de gestion de la pandémie.

 

Avec Adiac-Congo par Lucien Dianzenza

Canada-Québec/COVID-19: les centres commerciaux et restaurants devront fermer

mars 22, 2020

© Jacques Boissinot
QUÉBEC — Le gouvernement québécois ordonne la fermeture de tous les centres commerciaux, des salles à manger des restaurants et des salons de coiffure et d’esthétique.

Ces mesures entreront en vigueur dès minuit, a précisé dimanche le premier ministre du Québec François Legault lors de sa conférence de presse quotidienne visant à faire le point sur l’évolution de la crise de la COVID-19 dans la province.

© Fournis par La Presse canadienne
«À ce stade-ci, il faut aller un peu plus loin, a expliqué le premier ministre. Il faut intensifier nos mesures.»

M. Legault a précisé que les magasins alimentaires, les pharmacies et les succursales de la SAQ se trouvant dans des centres commerciaux pourront demeurer ouverts.

La fermeture des centres commerciaux sera en vigueur jusqu’au premier mai. «Il y a trop de personnes encore dans les centres d’achats et on veut agir de ce côté-là.

En ce qui concerne les restaurants, seules les commandes pour emporter seront permises, et même encouragées. Jusqu’à présent, les restaurants devaient opérer à 50% de leur capacité.

La fermeture des salons de coiffure et d’esthétique s’explique parce qu’il est difficile de respecter la distance d’un à deux mètres visant à ralentir la propagation du virus.

Congé scolaire forcé

Le retour en classe, qui était prévu le 30 mars, a été repoussé au 1er mai, a également annoncé M. Legault.

Le ministère de l’Éducation transmettra des listes de travaux aux parents pour les aider à ce que les jeunes puissent continuer «certains apprentissages». Des capsules pourraient aussi être préparées avec Télé-Québec, a-t-il précisé.

«Je veux rassurer tout le monde. Peu importe le scénario, on pense que la grande majorité des enfants pourront passer au prochain niveau.»

De plus, il n’y aura pas non plus d’examens du ministère.

Par Michel Saba avec La Presse canadienne