Archive for the ‘Opinion’ Category

Congo: un cadavre en état de putréfaction découvert au village Mafoubou

août 16, 2018

 

Un corps sans vie, dans un état de putréfaction très avancé a été découvert mardi au village Mafoubou, proche de Dolisie dans le Niari, sur la route nationale N°1.

La police de la ville de Dolisie qui a débarqué sur les lieux n’a pas encore identifié le corps de l’homme.

Aucune trace de coup n’a été détectée sur le corps, qui ne présente aucun élément suspect.

Ce corps sans vie qui n’est malheureusement pas le premier dans la ville de Dolisie et ses environs créera-t-il un vrai déclic dans la lutte contre l’insécurité ?

L’enquête suit son cours.

Jack MAÏSSA / Les Echos du Congo Brazzaville

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Turquie-France: Erdogan et Macron soulignent l' »importance de renforcer » les liens économiques (Ankara)

août 16, 2018

Ankara – Les présidents turc Recep Tayyip Erdogan et français Emmanuel Macron ont souligné au cours d’un échange téléphonique jeudi « l’importance de renforcer » leurs liens économiques, a indiqué la présidence turque, au moment où Ankara traverse une crise diplomatique avec Washington.

« Les deux dirigeants ont souligné l’importance de renforcer davantage les relations économiques et commerciales, et les investissements réciproques entre la France et la Turquie », a déclaré une source de la présidence turque.

Lors de leur conversation téléphonique, MM. Macron et Erdogan ont également décidé que le ministre turc des Finances, Berat Albayrak, s’entretiendrait « au plus vite » avec son homologue français, Bruno le Maire.

Cet échange survient alors que la Turquie fait face à une forte dépréciation de sa monnaie et à l’inquiétude des marchés sur fond de tensions et sanctions prises réciproquement par Ankara et Washington.

Les relations entre les deux pays, alliés au sein de l’Otan, se sont nettement détériorées ces dernières semaines en raison de la détention puis de l’assignation à résidence d’un pasteur américain, accusé d’activités « terroristes ».

La Turquie a réagi en assurant qu’elle trouverait « de nouveaux amis et de nouveaux alliés ».

Elle semble ainsi tenter de renouer avec l’Europe, avec laquelle les relations s’étaient aussi dégradées au cours des deux dernières années.

Avant son entretien avec M. Macron, M. Erdogan avait eu mercredi un entretien similaire avec la chancelière allemande Angela Merkel, qu’il doit rencontrer fin septembre à Berlin.

Dans la foulée de cet appel, M. Albayrak s’est entretenu jeudi avec son homologue allemand des Finances, Olaf Scholz, selon un communiqué du ministère turc.

Lors de leur entretien, les deux ministres ont convenu de se rencontrer le 21 septembre à Berlin et « de commencer à travailler en vue de renforcer la coopération économique » entre la Turquie et l’Allemagne, selon le communiqué publié par Ankara.

Romandie.com avec(©AFP / 16 août 2018 12h56)                                                        

Schumacher ne va pas quitter la Suisse pour le Majorque (porte-parole)

août 16, 2018

Genève – La famille du septuple champion du monde de Formule 1 Michael Schumacher ne va pas quitter la Suisse pour s’installer à Majorque, a affirmé sa porte-parole, en réponse à une information publiée par un hebdomadaire suisse.

L’Illustré a annoncé que le pilote, grièvement blessé il y a 5 ans en faisant du ski à Meribel, allait quitter sa propriété suisse, située près du lac Léman, pour le village d’Andratx, sur l’île de Majorque, où son épouse vient d’acheter pour 30 millions d’euros la luxueuse propriété du président du Real Madrid, Florentino Pérez.

Cette information a été reprise par de nombreux médias dans le monde, ce qui a contraint la famille à sortir du silence.

« La famille Schumacher n’a pas l’intention de déménager à Majorque », a affirmé à l’AFP la porte-parole de la famille, Sabine Kehm, dans un courriel.

L’information du magazine suisse était basée sur une déclaration attribuée à la maire d’Andratx, Katia Rouarch. « Je peux vous confirmer officiellement que Michael Schumacher va venir s’installer dans notre commune et que tout se met en place ici pour l’accueillir », aurait-elle dit à L’Illustré.

Dans un communiqué, la municipalité d’Andratx a démenti jeudi cette déclaration.

« Les mots attribués à la maire Katia Rouarch ne sont pas exacts et résultent probablement d’une mauvaise interprétation ou d’un malentendu, dû peut-être à la traduction », indique ce communiqué.

La municipalité reconnaît qu’une interview a bien été accordée au magazine suisse, mais souligne que la maire n’a fait que confirmer l’achat d’une propriété par Mme Schumacher. « Elle n’a cependant pas fourni d’information sur un possible emménagement de Michael Schumacher et/ou de sa famille dans notre municipalité d’Andratx. En fait, notre maire n’a aucune information à ce sujet ».

Le communiqué ajoute que Mme Rouarch a simplement dit au journaliste de L’Illustré que « si la famille décide de s’installer ici, nous serons prêts pour leur arrivée ».

Michael Schumacher, qui aura 50 ans en janvier et est aujourd’hui très handicapé, venait fréquemment en vacances aux Baléares avant son accident de ski survenu en décembre 2013. Lui et sa femme Corinna séjournaient notamment à Andratx, sur le yacht ou dans la villa de Willi Weber, ex-manager du champion allemand. Son frère Ralf fréquente lui aussi régulièrement le village.

Romandie.com avec(©AFP / 16 août 2018 13h20)                                                        

États-Unis: mort d’D’Aretha Franklin, la reine du Soul

août 16, 2018

Aretha Franklin en concert la Maison Blanche à Washington, le 6 decembre 2013 / © AFP/Archives / Saul LOEB

La chanteuse noire américaine Aretha Franklin, interprète de grands succès comme « Respect » et « I Say a Little Prayer », est décédée jeudi à son domicile de Détroit à l’âge de 76 ans, a confirmé la famille de l’artiste dans un communiqué.

« Dans l’un des moments les plus sombres de nos vies, nous ne sommes pas en mesure de trouver les mots appropriés pour exprimer la peine qui déchire nos coeurs », témoignent les proches de la légende de la chanson américaine dans un texte transmis par son agente de longue date, Gwendolyn Quinn.

« Nous avons perdu la matriarche et le roc de notre famille. L’amour qu’elle avait pour ses enfants, ses petits-enfants, ses nièces, ses neveux et ses cousins était illimité », poursuit le texte.

La famille se dit « très touchée par l’incroyable effusion d’amour et de soutien » qui a suivi lundi l’annonce de la dégradation de son état de santé.

La Reine de la Soul, à qui un cancer avait été diagnostiqué en 2010, recevait depuis plus d’une semaine des soins palliatifs à son domicile de Détroit.

Romandie.com avec(©AFP / (16 août 2018 16h44)

La Turquie jure d’émerger « plus forte », écarte toute aide du FMI

août 16, 2018

Le ministre turc des Finances et gendre de Recep Tayyip Erdogan, Berat Albayrak, à Istanbul le 10 août 2018. / © AFP / Yasin AKGUL

Le puissant ministre turc des Finances s’est efforcé jeudi de rassurer les investisseurs étrangers, assurant que la Turquie n’avait pas besoin de l’aide du Fonds monétaire international pour émerger « encore plus forte » de la crise monétaire qu’elle traverse.

Berat Albayrak, qui est aussi le gendre du président Recep Tayyip Erdogan, s’est adressé dans l’après-midi à quelques milliers d’investisseurs originaires des Etats-Unis, d’Europe et d’Asie au cours d’une téléconférence inédite qui s’annonçait comme un test de crédibilité.

« Nous émergerons encore plus forts de ces turbulences », a déclaré le ministre, selon des propos rapportés par la télévision d’Etat TRT.

Affirmant que la Turquie ne planifiait pas d’avoir recours au FMI, il a ajouté que son gouvernement s’efforcerait d’attirer des investissements étrangers directs.

La livre turque, qui s’est effondrée la semaine dernière sur fond de crise diplomatique avec les Etats-Unis, a réagi positivement à ces déclarations, rebondissant jeudi pour le troisième jour de suite. Elle gagnait ainsi environ 3,9% face à la devise américaine à 14H10 GMT par rapport à la précédente séance, s’échangeant à 5,72 pour un dollar, même si cela était loin d’effacer l’importante perte de ces derniers jours.

La livre semble stabilisée depuis mardi sous l’effet de mesures prises par la banque centrale et de nouvelles barrières dressées par le régulateur turc des banques (BDDK) pour limiter la spéculation sur la monnaie turque.

– Risque de contraction –

Le président turc Recep Tayyip Erdogan lors d’un rassemblement public dans la région d’Unye. Le 11 août 2018. / © TURKISH PRESIDENTIAL PRESS SERVICE/AFP / Cem OKSUZ

Cette dernière, qui a perdu 40% de sa valeur cette année, a connu la semaine dernière une spectaculaire débâcle qui a fait souffler un vent de panique sur les places boursières mondiales, celles-ci ayant alors redouté un effet de contagion.

Cet effondrement a été accéléré par l’aggravation des tensions entre la Turquie et les Etats-Unis qui se sont mutuellement imposés des sanctions et des augmentations de droits des douane sur certains produits.

Malgré le rebond de la livre de ces derniers jours, les économistes restent préoccupés par la dispute entre Ankara et Washington, liée notamment à la détention d’un pasteur américain en Turquie, et par la mainmise de M. Erdogan sur l’économie.

Les marchés ont sévèrement sanctionné le refus de la banque centrale de relever ses taux d’intérêt le mois dernier, en dépit de la chute de la monnaie nationale et d’une inflation galopante. M. Erdogan, partisan de la croissance à tout prix, s’y oppose fermement.

M. Albayrak a promis jeudi que son gouvernement aurait deux priorités : combattre l’inflation, qui a atteint près de 16% en glissement annuel en juillet, et la discipline budgétaire.

– Entretien avec Macron –

Le président turc Recep Tayyip Erdogan reçoit l’émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani / © TURKISH PRESIDENTIAL PRESS SERVICE/AFP / Kayhan OZER

Dans la tourmente financière, la Turquie a reçu un soutien de poids mercredi : l’émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, a promis au cours d’un entretien avec M. Erdogan à Ankara que son pays y investirait 15 milliards de dollars.

Signe que la crise avec Washington incite par ailleurs la Turquie à renouer avec l’Europe, M. Erdogan s’est entretenu au téléphone mercredi avec la chancelière allemande Angela Merkel et jeudi avec son homologue français Emmanuel Macron.

Selon Ankara, MM. Erdogan et Macron ont souligné, au cours de cet échange, « l’importance de renforcer davantage les relations économiques » entre leurs deux pays.

M. Albayrak s’est quant à lui entretenu jeudi avec son homologue allemand, Olaf Scholz, et les deux ministres sont convenus de se rencontrer le 21 septembre à Berlin, selon la Turquie.

Par ailleurs, la justice turque a ordonné mardi la libération de deux soldats grecs et mercredi du président d’Amnesty International en Turquie, des décisions inattendues dans deux affaires qui ont contribué à tendre les rapports entre ce pays et les Etats européens.

« Ces libérations ne sont évidemment pas une coïncidence », remarque une source diplomatique européenne.

« Mais les causes sous-jacentes (de la défiance) sont toujours là : on n’a toujours pas de garantie sur l’indépendance de la banque centrale ou de la justice », poursuit cette source. « Cela montre juste qu’Erdogan est très pragmatique quand il est sous pression économique ».

Romandie.com avec(©AFP / (16 août 2018 17h10)

Inde: décès de l’ancien Premier ministre Vajpayee

août 16, 2018

Le Premier ministre indien Atal Bihari Vajpayee dans sa résidence de New Delhi, le 1er juin 1999 / © AFP/Archives / TEKEE TANWAR

L’ancien Premier ministre indien Atal Bihari Vajpayee est décédé jeudi à l’âge de 93 ans, après avoir été placé en soins intensifs à New Delhi, a annoncé l’actuel chef du gouvernement indien Narendra Modi.

« Son décès marque la fin d’une ère. Il a vécu pour la nation et l’a servie avec assiduité pendant des décennies », a écrit en anglais M. Modi sur son compte Twitter à propos de M. Vajpayee, qui avait occupé à trois occasions le poste de Premier ministre en Inde.

« Son décès est une perte personnelle et irremplaçable pour moi », a-t-il ajouté. Nombre de ministres aujourd’hui en fonction, dont Narendra Modi, ont d’abord été les protégés de M. Vajpayee.

M. Vajpaye, qui fut trois fois à la tête du gouvernement indien, faisait face depuis plusieurs années à des problèmes de santé, mais son état s’était fortement détérioré ces derniers jours, selon les médecins.

Déjà hospitalisé il y a plus de deux mois pour une infection des reins et des douleurs à la poitrine, son état de santé jeudi était jugé « critique » par l’hôpital.

Ancien journaliste et poète converti à la politique, l’ancien chef de gouvernement a contribué à la montée en puissance du parti Bharatiya Janata, aujourd’hui au pouvoir, et a occupé le poste de Premier ministre par trois fois, en 1996, 1998-99 et 1999-2004.

Sa carrière politique, étendue sur cinq décennies, a atteint son apogée dans les années 1990, où des dizaines de milliers de personnes venaient suivre ses discours, fascinés par les tirades poétiques qu’il adressait parfois à ses adversaires.

Il a notamment engagé des discussions historiques avec le Premier ministre du grand rival de l’Inde, le Pakistan, en 1999. Mais son image de pacifiste s’est effondrée quand des violences entre combattants pro-pakistanais et soldats indiens ont enflammé la région contestée du Cachemire, faisant un millier de morts.

Il a également contribué à l’escalade des tensions en Asie du Sud en effectuant des essais nucléaires en 1998.

M. Vajpayee s’était retiré de la sphère publique après une défaite électorale en 2004. Il aurait subi un accident vasculaire cérébral en 2009, qui l’avait confiné à sa résidence de New Delhi.

Romandie.com avec(©AFP / (16 août 2018 15h58)

Mali: Ibrahim Boubakar Keïta remporte une présidentielle contestée par l’opposition

août 16, 2018

Le leader de l’opposition et candidat à la présidentielle au Mali, Soumaïla Cissé, à Bamako le 13 août 2018, au lendemain du vote dont il rejette par avance les résultats / © AFP / ISSOUF SANOGO

Le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta a été élu pour un second mandat à la tête du Mali, une victoire célébrée jeudi par ses partisans mais que l’opposition va contester « par tous les moyens démocratiques ».

A 73 ans, le chef de l’Etat, qui partait favori après avoir viré largement en tête au premier tour, dirigera pour cinq années supplémentaires ce pays du Sahel toujours confronté à la menace jihadiste malgré cinq années d’opérations militaires internationales.

IBK a recueilli 67,17% des voix au second tour du 12 août, contre 32,83% à l’opposant Soumaïla Cissé, un ancien ministre des Finances de 68 ans, selon des résultats officiels annoncé jeudi matin, qui doivent encore être validés par la cour constitutionnelle.

« Je vous remercie du fond du coeur pour la confiance renouvelée et je souhaite que (Dieu) dans toute sa miséricorde, m’accorde la grâce de continuer à la mériter durant les cinq ans à venir », a déclaré le président Keïta, sur sa page Facebook, sa première réaction officielle depuis la publication des résultats.

M. Cissé devrait s’exprimer vendredi. Mais son chef de campagne, Tiébilé Dramé, a estimé que chiffres « ne reflètent pas la vérité des urnes » et résultaient d’un « trucage monstrueux », évoquant un « jour noir pour le Mali ».

Mali : Ibrahim Boubacar Keita réélu président / © AFP / AFP

« Nous allons utiliser tous les moyens démocratiques pour faire respecter le vote des Maliens », a dit M. Dramé, prévoyant notamment de « déposer des recours devant la cour constitutionnelle pour faire annuler des résultats frauduleux » dans certaines régions.

« Nous lançons un appel vibrant à la mobilisation citoyenne », a-t-il ajouté, alors que jusqu’ici, les appels à la population pour qu’elle « se lève » de Soumaïla Cissé, isolé au sein de l’opposition, sont restés lettre morte.

Dans le quartier général de campagne de M. Keïta, une cinquantaine de cadres de la majorité ont accueilli l’annonce avec des cris de victoire et des accolades, au son d’une musique électronique reprenant en boucle le refrain « IBK, président! ».

A la présidentielle de 2013, IBK l’avait emporté avec 77,6% » des suffrages sur, déjà, Soumaïla Cissé.

Une femme vote lors du 2e tour de la présidentielle, le 12 août 2018 à Bamako, au Malin / © AFP / Michele CATTANI

– ‘C’est la victoire qui compte’ –

« 77% ou 50%, nous avons gagné, c’est la victoire qui compte et nous sommes contents », se réjouissait un membre de son équipe de campagne, Drissa Kanambaye.

« Vous savez, quand vous égorgez un poulet, ça se débat avant de rendre l’âme. On ne leur en veut pas pour ça, c’est la démocratie », ajoutait-il, au sujet de l’opposition.

Pour son second mandat, qui débutera le 4 septembre, Ibrahim Boubacar Keïta aura la lourde tâche de relancer l’accord de paix conclu en 2015 avec l’ex-rébellion à dominante touareg. Sa mise en oeuvre accumule les contretemps et n’a pas empêché les violences de se propager du nord vers le centre du pays et vers le Burkina Faso et le Niger voisins.

Un responsable de l’élection présidentielle au Mali durant le décompte des voix du second tour, le 12 août 2018 à Bamako / © AFP/Archives / Michele CATTANI

Comme attendu, la participation a été faible, de 34,54%, contre 43,06% au premier tour.

Au QG de Soumaïla Cissé, des partisans de l’opposant scandaient « C’est Soumaïla qui a gagné! ».

En fin de matinée, le fonctionnement des réseaux mobiles était toujours perturbé dans Bamako, où les forces de sécurité étaient plus nombreuses que d’habitude mais où les habitants vaquaient à leurs occupations habituelles.

Le scrutin n’a pas passionné une population lassée par la persistance des attaques jihadistes, auxquelles se mêlent souvent des violences intercommunautaires. Près de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté bien que le Mali soit redevenu le premier producteur africain de coton et que son économie enregistre une croissance supérieure à 5% depuis plusieurs années.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, en grande partie chassés ou dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

L’ONU mène également dans le pays sa plus importante mission actuelle, tandis que la force du G5 Sahel s’y déploie progressivement.

– Opposition combative –

Bien que son bilan soit mitigé, Ibrahim Boubacar Keïta était allé au second tour en toute confiance, laissant dire l’opposition qui l’accusait de fraude.

Mali: IBK remporte une présidentielle contestée par l’opposition / © AFP /

Avec ses 41,70% des suffrages récoltés au premier tour, il disposait d’une confortable avance sur Soumaïla Cissé (17,78%).

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, avait appelé mardi « toutes les parties à conserver le calme jusqu’à la conclusion du processus électoral, (tout) en évitant les rhétoriques incendiaires ».

Grâce à un renforcement de la présence militaire, le second tour s’est déroulé dans un climat plus apaisé que le premier. Un président de bureau de vote a bien été tué près de Tombouctou (nord) par des jihadistes présumés, mais seuls 490 bureaux –sur 23.000– n’ont pu ouvrir, soit moitié moins que le 29 juillet.

Romandie.com avec(©AFP / (16 août 2018 17h06)

Brésil: le prisonnier Lula candidat à la présidentielle

août 15, 2018

Les soutiens de l’ancien président Luiz Inacio Lula da Silva sont rassemblés devant la Cour électorale suprême à Brasilia le 15 août 2018 / © AFP / EVARISTO SA

Le Parti des Travailleurs (PT) du Brésil a déposé mercredi la candidature de son chef historique emprisonné Lula à la course à la présidentielle d’octobre, prenant un pari politique très risqué et mettant au défi le pouvoir.

« C’est officiel! Lula est le candidat du Parti des Travailleurs à la présidence de la République », s’est réjoui le PT sur son site, bien que la candidature de l’icône de la gauche brésilienne ne pourrait être que toute symbolique.

Il est très probable en effet que le TSE rejette la candidature de Lula, qui reste l’immense favori des sondages tout en ayant commencé à purger en avril une peine de plus de 12 ans de prison pour corruption et blanchiment d’argent.

Une loi stipule en effet l’inéligibilité de toute personne ayant été condamnée en appel, ce qui est le cas de celui qui fut deux fois chef de l’Etat (2003-2010) et est emprisonné à Curitiba (sud).

La présidente du PT Gleisi Hoffmann a exhibé le document attestant du dépôt de la candidature, quelques heures avant l’expiration du délai légal.

« Aujourd’hui est un jour très important. Nous sommes venus enregistrer la candidature du camarade Lula malgré tout ceux qui ne voulaient pas que cela arrive », a-t-elle lancé devant quelque 10.000 militants de gauche ayant convergé devant le TSE, dans le coeur de Brasilia.

Lula, qui avait quitté le pouvoir avec un taux record de popularité, clame son innocence et se dit victime d’une persécution politique destinée à l’empêcher de se présenter à un troisième mandat.

La présidente du Parti des travailleurs brésilien montre le document d’inscrpiton de l’ancien président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva à l’élection présidentielle du 7 octobre prochain à Brasilia, le 15 août 2018 / © AFP / EVARISTO SA

Douze autres candidats devaient avoir fait enregistrer leur candidature avant minuit pour le scrutin le plus incertain des dernières décennies au Brésil, où la population est globalement désabusée, voire écoeurée, par la politique.

Parmi eux figure le député d’extrême droite Jair Bolsonaro (PSL), deuxième dans les enquêtes d’opinion mais loin derrière Lula, l’ex-gouverneur de Sao Paulo Geraldo Alckmin (PSDB, centre droit) et l’écologiste Marina Silva.

– Course contre la montre –

Des colonnes de plusieurs milliers de militants de gauche ayant marché sur Brasilia depuis samedi dernier se sont retrouvées devant le TSE, scandant « Urgent! Brésil, Lula président! », portant des tee-shirts arborant le portrait de Lula, ou se couvrant le visage d’un masque de leur leader.

Si le TSE rejette la candidature de Lula, le PT devra mener une course contre la montre pour faire campagne pour son probable joker, l’ex-maire de Sao Paulo Fernando Haddad, au scrutin présidentiel des 7 et 28 octobre.

Un pari très risqué, estiment de nombreux analystes.

Brésil: le prisonnier Lula candidat à la présidentielle / © AFP / Eugenia Logiuratto

Ce n’est rien de moins que « l’avenir du PT comme principale force de centre gauche qui se joue avec une telle stratégie », a déclaré à l’AFP le politologue Thiago Vidal, des consultants Prospectiva.

« Ce serait difficile pour Haddad de remporter cette élection » alors que Lula reste le seul grand leader de la gauche brésilienne, sans successeur désigné et que le report des voix sera loin d’être automatique.

Le PT a déjà été laminé par la destitution en 2016 de Dilma Rousseff qui avait succédé à Lula à la présidence, et par des municipales catastrophiques dans la foulée.

Lula a été condamné pour avoir reçu un triplex d’un groupe de BTP en échange de sa médiation dans des contrats avec le groupe public Petrobras. Il fait face par ailleurs à cinq autres procédures légales, essentiellement pour corruption, pour lesquelles il clame également son innocence.

Comme tous les partisans de Lula, Adrovando Brandao, un petit entrepreneur qui a fait plus de 2.000 km en autocar pour arriver depuis son nord-est jusqu’à Brasila, estime que l’icône de la gauche est victime d’une machination politique.

« Aujourd’hui notre pouvoir judiciaire est sujet à divers intérêts » externes à la justice, assure-t-il.

Romandie.com avec(©AFP / (16 août 2018 01h21)

États-Unis: Trump révoque l’habilitation secret défense de l’ex-chef de la CIA sous Obama

août 15, 2018

L’ex-directeur de la CIA John Brennan, à Washington le 23 mai 2017 / © AFP/Archives / SAUL LOEB

Le président américain Donald Trump a révoqué l’habilitation secret défense de l’ancien chef de la CIA John Brennan, un ex-proche conseiller du président démocrate Barack Obama fréquemment critique du milliardaire républicain.

Cette habilitation, dont la révocation a été annoncée mercredi par la porte-parole de l’exécutif Sarah Sanders, donne aux hauts responsables qui en bénéficient accès à des informations sensibles et confidentielles, même après avoir cessé leurs fonctions.

Mme Sanders a lu un communiqué de M. Trump, dans lequel il justifiait sa décision par « les risques faisant courir la conduite et le comportement erratiques » de John Brennan.

« Historiquement, les anciens chefs du renseignement et des agences de sécurité étaient autorisés à conserver un accès aux informations classées secret défense », a-t-elle rappelé, en soulignant que cette tradition est désormais remise en cause.

« M. Brennan a des antécédents qui jettent un doute sur son objectivité et sa crédibilité », a assuré Mme Sanders.

John Brennan a réagi en évoquant une décision « faisant partie d’une volonté plus large de supprimer la liberté d’expression et de punir les critiques ».

L’ancien patron de la CIA a condamné un « abus de pouvoir » du président américain.

« Si les habilitations secret défense venaient à devenir un outil politique dans les mains d’individus comme M. Trump, cela enverrait je pense un message très inquiétant aux membres actuels du gouvernement, peut-être aux anciens responsables qui bénéficient toujours de leur habilitation, ainsi qu’à la prochaine génération de professionnels du renseignement et de la sécurité nationale », a-t-il déclaré sur MSNBC.

Avec ces annonces mercredi, la Maison Blanche a peut-être tenté d’opérer une diversion, le président étant empêtré dans une polémique déclenchée par une ancienne conseillère en relations publiques, Omarosa Manigault Newman, qui a dressé ces derniers jours le portrait acide d’un Donald Trump « raciste » et « misogyne ».

Le sénateur démocrate Mark Warner a ainsi dénoncé une stratégie de « détournement de l’attention » doublée d’un « dangereux précédent » visant à punir les personnes critiques du président.

Ancien patron de la CIA de 2013 à 2017, John Brennan reste une voix respectée sur l’échiquier politique américain, se montrant en même temps peu avare en critiques de M. Trump.

Le mois dernier, il avait éreinté le locataire de la Maison Blanche après sa rencontre à Helsinki avec son homologue russe Vladimir Poutine, au cours de laquelle le milliardaire américain avait adopté une posture conciliante vis-à-vis du maître du Kremlin.

– « Trahison » –

M. Brennan avait estimé que la « performance » de Donald Trump à Helsinki n’était « rien de moins qu’un acte de trahison ».

« Non seulement les propos de Trump étaient imbéciles, mais il est totalement dans les mains de Poutine », avait-il tweeté.

John Brennan a par ailleurs à de maintes reprises réaffirmé la réalité d’une ingérence russe dans l’élection présidentielle de 2016, réfutant les doutes avancés par M. Trump sur la question.

Sarah Sanders a précisé que M. Trump envisageait de retirer leur habilitation à d’autres anciens hauts fonctionnaires de l’ère Obama, dont l’ex-chef de la police fédérale James Comey, devenu sa bête noire.

Elle avait d’ailleurs préparé le terrain le mois dernier, en affirmant que certains de ces hauts responsables avaient « politisé et, dans certains cas, monnayé leurs fonctions publiques et leurs habilitations secret défense ».

Une même révocation pourrait être appliquée à James Clapper, directeur du renseignement jusqu’à début 2017, ainsi qu’à Michael Hayden, ex-patron de l’Agence nationale de sécurité (NSA) puis de la CIA.

Sont également menacés Susan Rice, qui était conseillère en sécurité nationale de Barack Obama, et Andrew McCabe, ancien adjoint puis directeur par intérim du FBI jusqu’en août 2017.

Tous ont ouvertement critiqué le président républicain depuis sa prise de fonctions en janvier 2017.

Romandie.com avec(©AFP / (15 août 2018 23h21)

Procès de l’ex-chef de campagne de Trump: menteur invétéré ou professionnel trahi ?

août 15, 2018

Paul Manafort, ex-chef de campagne de Donald Trump, à Washington le 15 juin 2018 / © AFP/Archives / Brendan Smialowski

Menteur invétéré aux millions de dollars cachés au fisc ou consultant politique honorable trompé par un proche? Accusation et défense ont dépeint deux visages bien différents de l’ex-chef de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, lors des déclarations finales de son procès mercredi.

Après le réquisitoire et le plaidoyer, au tribunal d’Alexandria, près de Washington, le juge T.S. Ellis a donné ses instructions aux douze jurés, puis les a convoqués à 09H30 jeudi (13H30 GMT). Ils devraient se retirer peu après pour délibérer sur les 18 chefs d’accusation pesant contre Paul Manafort, 69 ans.

« M. Manafort a menti pour garder son argent quand il en avait, puis M. Manafort a menti pour obtenir de l’argent quand il n’en avait plus », a martelé le procureur Greg Andres, à propos des millions de dollars tirés principalement de ses activités de conseil auprès de l’ex-président ukrainien Viktor Ianoukovitch, soutenu par Moscou.

La défense a contre-attaqué en tentant de convaincre les jurés que le dossier de l’accusation est chancelant.

Les avocats ont aussi laissé entendre que les enquêteurs s’étaient acharnés sur leur client sous les ordres du « procureur spécial » Mueller, honni du président américain. Deux mots qu’ils ont répétés à plusieurs reprises, au grand dam de l’accusation, car ils pourraient influencer les jurés.

Ancien lobbyiste de renom, Paul Manafort est en effet le premier à faire face à un procès découlant de l’enquête explosive de Robert Mueller, le procureur spécial chargé du dossier russe. Une « chasse aux sorcières », tempête Donald Trump depuis des mois, s’en prenant dernièrement directement à Robert Mueller, ex-chef du FBI pourtant respecté chez les républicains.

Si les faits reprochés à Paul Manafort sont antérieurs et non-liés à l’élection présidentielle de novembre 2016, ce procès ultra-médiatique n’en reste pas moins embarrassant pour le président américain.

– 31 comptes à l’étranger –

Veste en python, maisons luxueuses, massif de fleurs formant son initiale, « M »: l’accusation a fait pendant le procès la description colorée de dépenses exorbitantes.

« Ce n’est pas un crime dans ce pays d’être riche », a souligné M. Andres. Mais « nous sommes dans cette salle d’audience parce qu’il n’a pas (…) déclaré des revenus » qui ont payé les « voitures, les costumes, les appartements » en question.

Entre 2010 et 2014, M. Manafort « possédait » et « contrôlait » 31 comptes bancaires à l’étranger, par lesquels sont passés « plus de 60 millions de dollars », a-t-il expliqué. Sur ce total, 15 millions de dollars ont servi à financer « ses dépenses et celles de sa famille ».

En plus de fraude fiscale, il est accusé d’avoir caché l’existence de ces comptes à l’étranger –la plupart à Chypre– et d’avoir menti à des banques pour obtenir des prêts, une fois que Viktor Ianoukovitch –sa « poule aux oeufs d’or », selon les procureurs– a fui l’Ukraine en 2014.

M. Manafort rejette toutes ces accusations. Il risque de passer le restant de ses jours en prison.

Soulignant sa formation d’avocat, M. Andres a affirmé que « M. Manafort connaissait la loi mais l’a quand même violée ».

Etats-Unis: les avocats de Manafort arrivent au tribunal / © AFP / Katie Schubauer

– « Pas suffisant » –

« Nous estimons que le gouvernement n’a pas établi la charge de la preuve » au-delà du doute raisonnable, a rétorqué l’un des avocats de M. Manafort, Richard Westling. Puis, face aux jurés, il a ajouté: « Ce n’est pas suffisant de penser que quelqu’un est probablement coupable ».

Pendant le procès, la défense n’a appelé personne à la barre, alors que les procureurs ont fait défiler plus de vingt témoins.

Selon Jacob Frenkel, ex-procureur fédéral américain et associé du cabinet juridique Dickinson Wright, « ses avocats et (Paul Manafort) ont estimé qu’ils avaient laissé assez de place au doute » dans l’esprit des jurés lors des contre-interrogatoires.

Notamment lors de celui de Richard Gates, ancien associé qui a reconnu s’être entendu avec Paul Manafort pour frauder le fisc américain et lui avoir volé des centaines de milliers de dollars.

Richard Gates, 46 ans, coopère avec Robert Mueller depuis qu’il a accepté de plaider coupable en février.

« Si le jury décide que Rick Gates est responsable ou si le doute s’est installé dans l’esprit d’un seul juré, cela suffira pour qu’il ne condamne pas M. Manafort », avance Jacob Frenkel.

Comme à l’ouverture du procès, la défense s’est donc attachée mercredi à démolir la crédibilité de ce témoin, évoquant son besoin d’argent à cause d’une liaison secrète et lui rejetant la responsabilité des fraudes.

« Paul Manafort lui faisait confiance », s’est désolé Kevin Downing.

Le procureur Andres a défendu de nouveau farouchement la crédibilité de son témoin.

« La défense vous demande d’ignorer votre propre bon sens”, a-t-il lancé aux jurés. « Toutes les preuves montrent que M. Manafort est coupable ».

Romandie.com avec(©AFP / (16 août 2018 01h26)