Archive for the ‘Opinion’ Category

RDC-Rwanda : les chimères de la « balkanisation»

janvier 20, 2020

Des soldats congolais près de Goma, dans l'est de la RDC, le 25 octobre 2013 (illustration).

Des soldats congolais près de Goma, dans l’est de la RDC, le 25 octobre 2013 (illustration). © Kay Joseph/AP/Sipa

 

La vieille rengaine de la « balkanisation » a repris de plus belle depuis l’élection de Félix Tshisekedi, brandie par une opposition congolaise qui n’a aucun intérêt à ce que la paix revienne en RDC et qui attise la haine contre les Rwandais et les Congolais d’expression rwandaise. Une imposture pure et simple.

On croirait presque regarder un documentaire sur les guerres du XXème siècle dans les Balkans, montrant l’émiettement géographique de cette péninsule, jadis unifiée par l’empire Ottoman, en une myriade d’États. À la différence que la scène se passe dans les rues de Kinshasa en 2020 et que les manifestants ne sont ni Hongrois ni Turcs mais Congolais, et scandent : « Non à la balkanisation de la RDC ! »

Dans la région des Grands Lacs, le terme de « balkanisation » apparaît à la fin des années 1990, à l’époque des invasions de l’ex-Zaïre par le Rwanda et l’Ouganda. Les Zaïrois craignent alors que leurs deux voisins ne reprennent les territoires qui leur avaient autrefois appartenu avant le partage de l’Afrique. Il n’en sera rien.

Le concept refait surface après l’installation de Joseph Kabila au pouvoir, en 2001. Ses détracteurs l’accusent de dissimuler des origines rwandaises et d’être partie prenante à un grand complot international dont l’objectif serait de morceler l’État-continent tout en le dépossédant de ses provinces orientales, riches en minerais, au profit du Rwanda.

La récente accession au pouvoir de Félix Tshisekedi n’a apparemment rien arrangé. La vieille rengaine a repris de plus belle, alimentée cette fois par la coalition Lamuka, du candidat malheureux Martin Fayulu, officiellement arrivé second du scrutin présidentiel, mais aussi par la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), qui avait présenté ce dernier comme le véritable vainqueur de l’élection. Lamuka, tout comme la Cenco, n’a pas digéré la défaite électorale de Fayulu.

Attiser la haine

De son côté, à peine élu, le président Félix Tshisekedi s’est efforcé de normaliser les relations avec le Rwanda, avant de déployer un important effectif des forces armées congolaises à l’est de la RDC pour combattre les groupes armés qui y sévissent. Les FARDC y ont enregistré certains succès, reprenant le contrôle de territoires jusque-là gangrenés par ces milices. De sorte que si projet de balkanisation il y a avait, les risques qu’il se concrétise tendent désormais vers zéro.

Cette opposition préfère attiser la haine contre les Rwandais et les Congolais d’expression rwandaise afin de saper les efforts de rapprochement entre le Rwanda et la RDC

Mais l’opposition n’a aucun intérêt à ce que la paix revienne en RDC. Ces 25 dernières années, le climat d’insécurité dans l’est du pays a permis aux seigneurs de guerre de s’enrichir et de faire carrière dans la politique ou dans l’armée. L’ADF-Nalu, par exemple, que l’on croyait être une milice ougandaise, s’est avérée être un groupe autochtone nandé financé par un politicien déchu de l’ère Kabila, Mbusa Nyamwisi, qui vit actuellement en Ouganda.

Alors que la RDC est en passe de sortir d’un chaos qui aura duré plus de vingt ans, notamment grâce à une bonne coopération avec ses voisins de l’Est, cette opposition préfère attiser la haine contre les Rwandais – sous-entendu : les Tutsi – et contre les Congolais d’expression rwandaise, afin de saper les efforts de rapprochement entre le Rwanda et la RDC.

Imposture

Le drame est que la théorie de balkanisation est une accusation en miroir. Pendant que l’actuel coordonnateur de la plateforme d’opposition Lamuka et ancien Premier ministre Adolphe Muzito déclare ouvertement son intention d’attaquer le Rwanda et de l’annexer si possible, la même opposition accuse le Rwanda de nourrir une ambition de « balkanisation ». Alors qu’ils accusaient Joseph Kabila à l’époque, puis Félix Tshisekedi à présent de coopérer avec le Rwanda, eux-mêmes avaient collaboré avec Kigali par le passé. Une imposture pure et simple.

De plus, à l’ère de la Zone de libre-échange de l’Union africaine, et alors que la RDC vient de demander à intégrer l’East African Community (EAC), la perspective d’annexion de territoires étrangers apparaît totalement farfelue.

Au lieu de proposer des solutions aux problèmes réels auxquels font face les Congolais, c’est-à-dire le chômage, le manque d’industrialisation ou la dégradation des infrastructures – autant de carences pouvant pousser une jeunesse désœuvrée à basculer dans la délinquance ou à s’enrôler dans les rangs les milices armées – l’opposition congolaise préfère pourtant échauffer les esprits de ses concitoyens autour de vieilles chimères.

Fustiger le Rwanda ou tout autre pays de la région n’améliore pas la productivité, cela ne crée pas d’emploi ni n’apportera la prospérité. Ceux qui parlent de balkanisation ne se sont visiblement jamais rendus à la frontière entre le Rwanda et la RDC, l’une des plus fréquentées au monde, pas plus qu’ils n’ont écouté le témoignage des vendeuses qui la traversent plusieurs fois par jour pour gagner leur vie.

La vraie richesse du Congo, c’est son peuple. Partout en Afrique, les ressources naturelles ne profitent qu’aux multinationales qui les exploitent et à quelques dirigeants, qui en reçoivent des miettes ainsi que des garanties de protection de leur régime. Avec Félix Tshisekedi, la RDC a une chance de devenir une nation pacifiée, qui va de l’avant. Mais cela doit passer par l’inclusion des diverses communautés qui constituent sa véritable richesse.

Désigner le Rwanda à la vindicte en le faisant passer pour l’ennemi commun est une lubie certes fédératrice mais aussi vaine qu’éphémère.

Par Gatete Nyiringabo, avocat rwandais spécialisé dans les droits de l’homme. Il est également blogueur.

Transition franc CFA-eco : derrière la contestation des anglophones, une querelle ivoiro-nigériane

janvier 17, 2020

Muhammadu Buhari et Alassane Ouattara

Muhammadu Buhari et Alassane Ouattara ©

 

La mise en place annoncée fin décembre par Alassane Ouattara d’un « eco-UEMOA », indexé sur l’euro et garanti par la France, est vue par les pays d’Afrique de l’Ouest hors zone CFA comme un parasitage de l’instauration de « l’eco-Cedeao », monnaie unique flexible que les États d’Afrique de l’Ouest ont prévu d’adopter en 2020.

C’est une gifle que viennent d’infliger à l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et au président ivoirien Ouattara les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales de Gambie, du Ghana, de Guinée, du Liberia, du Nigeria et de la Sierra Leone réunis en Conseil de convergence de la Zone monétaire de l’Afrique de l’Ouest (ZMAO).

Dans un communiqué publié le 16 janvier à l’issue de leur réunion extraordinaire à Abuja (Nigeria), ils commencent par « féliciter l’UEMOA pour sa décision de se départir du franc CFA, mais prennent note avec préoccupation de la déclaration du président de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement [le président Ouattara] de l’UEMOA, le 21 décembre 2019, de renommer unilatéralement le franc CFA « eco », d’ici 2020 ».

Ils soulignent ensuite que « cette décision n’est pas conforme avec la décision de la Conférence d’État et de gouvernement de la Cedeao (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) d’adopter « l’eco comme nom d’une monnaie unique indépendante de la Cedeao ». Ils recommandent « qu’un sommet extraordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement membres se réunisse prochainement pour examiner en profondeur cette question ».

  • Que reprochent les signataires de la ZMAO à « l’eco-UEMOA » ?

Ils estiment que l’eco annoncé par le président Ouattara n’est qu’un avatar du franc CFA, parce que celui-ci demeure adossé à l’euro, que son taux de change est garanti par la France et qu’il n’est pas flexible comme le stipulait les documents préparatoires présentés en juin à Abidjan.

  • S’agit-il d’un affrontement francophones / anglophones ?

Il ne semble pas. En effet, le 29 décembre, le président ghanéen Nana Akufo-Addo avait applaudi la transformation du franc CFA en eco, en déclarant être « déterminé à faire tout ce que nous pouvons pour rejoindre les membres de l’UEMOA dans l’utilisation de l’eco, car cela aidera à éliminer les barrières commerciales et monétaires ».

Il souhaitait seulement que l’eco adopte un taux de change flexible. La volte-face du Ghana, qui a signé le texte, s’explique par des considérations politiques et non économiques et monétaires.

Les signataires s’inquiètent notamment du leadership pris par la Côte d’Ivoire et son président Alassane Ouattara dans cette affaire, d’autant plus qu’ils ne savent pas si celui-ci sera toujours au pouvoir après la prochaine élection présidentielle du 31 octobre.

  • La Cedeao, moins intégrée que l’UEMOA

Une partie du problème soulevé par la naissance de « l’eco-UEMOA » tient à la différence d’intégration entre l’UEMOA (8 membres, une seule monnaie, deux langues dont le français pour sept de ses membres et une Banque centrale commune) et la Cedeao (15 membres, huit monnaies, trois langues et pas de Banque centrale commune).

La seconde est en retard par rapport à la première, alors qu’elle a vocation à l’absorber un jour. Certains pays de l’Union ont eu envie d’accélérer le pas après trente ans de piétinement monétaire et de se débarrasser par la même occasion du fardeau politique du CFA.

Mais la transformation du franc CFA en eco suscite les critiques des autres membres de la Communauté, car elle constitue une préemption sur la future monnaie commune et ne respecte pas les principes adoptés en juillet par les Quinze, à savoir la flexibilité du taux de change, la centralisation partielle des réserves de change et la fédéralisation de la future Banque centrale.

  • La colère du Nigeria

C’est le Nigeria qui a mené la charge contre les annonces du président Ouattara. Avec ses 200 millions d’habitants, le pays pèse 70 % du produit intérieur brut de la Cedeao et est le premier contributeur au budget de la Cedeao, ce qui lui confère le rôle de pilote de la Communauté.

Il verrait bien sa monnaie, le naira, peser lourdement dans la monnaie commune et unique que sera l’eco. Mais Alassane Ouattara lui a damé le pion en transformant le franc CFA en « eco-UEMOA ».

Le handicap du Nigeria est qu’il fait figure de frein et pas de moteur d’intégration. Extrêmement protectionniste, il est hostile à l’adhésion du Maroc à la Communauté, a imposé depuis le 20 août 2019 un embargo strict aux produits en provenance de ses voisins béninois et nigériens, a cherché à monopoliser les postes au sein de la Commission de la Cedeao et a traîné les pieds pour adhérer à la Zone de libre-échange continentale africaine (Zleca).

  • La crise peut-elle dégénérer ?

Un spécialiste des questions monétaires, contacté par Jeune Afrique, ne l’envisage pas : « La mise en place de l’eco va durer tellement longtemps, compte tenu de la complexité d’une monnaie commune et des critères de convergence requis pour en faire partie, que les partenaires auront le temps de se mettre progressivement d’accord, de palabres en palabres ».

Il existe pourtant un risque, ajoute-t-il, à savoir « que la réaction des anglophones trouve un écho parmi les chefs d’État et de gouvernement de l’UEMOA qui ne sont pas vraiment convaincus par l’eco tel qu’il a été présenté par Ouattara ». Le président béninois, Patrice Talon a par exemple témoigné plus d’empressement dans ses prises de distance avec le franc CFA. Une crise de la zone monétaire de l’Union serait potentiellement grave pour la région.

Jeuneafrique.com par Alain Faujas

 

États-Unis/Iran: Trump appelle le guide suprême d’Iran à «faire attention à ses mots»

janvier 17, 2020

Le président américain Donald Trump a appelé vendredi l’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de l’Iran, à surveiller son langage après un sermon dans lequel il dénonçait les «clowns américains» qui mentent selon lui de la façon «la plus vicieuse» qui soit.

«Le soi-disant “Guide suprême” d’Iran, qui n’est plus très suprême ces derniers temps, a dit des choses méchantes concernant les États-Unis et l’Europe», a tweeté Donald Trump. «Leur économie s’effondre et leur peuple souffre. Il devrait faire très attention à ses mots!», a-t-il ajouté.

Khamenei, qui a conduit la prière du vendredi pour la première fois en huit ans, a déploré le comportement des Etats européens dans le cadre de l’accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien et s’est réjoui que l’Iran ait pu infliger un «revers» aux États-Unis en frappant des bases militaires irakiennes abritant des troupes américaines.

Par Le Figaro avec AFP

France: Marine Le Pen annonce sa candidature à la présidentielle de 2022

janvier 16, 2020

La présidente du Rassemblement national se présentera pour la troisième fois consécutive.

Lors de ses voeux à la presse, la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a annoncé qu’elle sera candidate à l’élection présidentielle de 2022.

«Ma décision a été réfléchie mais elle est prise.» Lors de ses vœux à la presse, ce jeudi après-midi au siège du parti à Nanterre, Marine Le Pen a confirmé qu’elle serait bien candidate en 2022. «Je prépare la présidentielle», a-t-elle annoncé, «sans pour autant préjuger d’une décision qui appartient au Congrès» de son parti. «Emmanuel Macron ayant lui-même lancé la campagne présidentielle, je ne le laisserai pas courir tout seul», a-t-elle prévenu.

À deux ans et demi de l’échéance, Marine Le Pen est donc la première a entrer officiellement dans la course pour la magistrature suprême. «Je pense qu’il faut partir le plus tôt possible parce que le travail à réaliser est important. Le plus tôt on part, le mieux on est préparé.» La patronne du RN voit également cette déclaration comme un appel : «C’est un moyen de dire à nos militants et aux Français que c’est maintenant qu’il faut travailler et s’engager pour que Macron ne soit pas réélu.»

Une série de livres blancs

Parallèlement au cycle d’élections locales qui débutera en mars avec les municipales, la présidente du Rassemblement national reconnaît donc d’ores et déjà «consacrer une grande partie de (son) temps à ce travail de fond, de préparation du programme présidentiel.» Dans ce cadre, la candidate malheureuse de 2017 a confié en marge de ses vœux rencontrer «des diplomates, des intellectuels, des chefs d’entreprises…» Autant d’interlocuteurs qu’elle dit persuadés «qu’une perspective de victoire est plus crédible» en 2022.

Ces prochains mois, «les grands sujets qui seront évoqués seront de toute façon les sujets de la présidentielle», veut croire Marine Le Pen «puisque dans un an, la campagne présidentielle sera légalement ouverte.» Dans cette logique, le RN compte présenter une série de «livres blancs» sur la sécurité, les fraudes, la transition énergétique ainsi que sur la défense qui auront vocation nourrir le programme de la candidate.

Persuadé que le parti Les Républicains «est profondément affaibli», que les municipales comme les départementales accéléreront leur «implosion», la présidente du Rassemblement national croit que son duel annoncé avec Emmanuel Macron sera confirmé en 2022. En attendant, Marine Le Pen a profité de l’année 2020 pour souhaiter au chef de l’État «que son acte II ne ressemble pas, comme aujourd’hui, à son acte I en pire». Elle prévient : «Je vais pas le lâcher, ça c’est sûr.»

Le Figaro.fr par Charles Sapin

Angola : Isabel dos Santos envisage de briguer la présidence

janvier 16, 2020

Isabel dos Santos, Chairwoman of Sonangol, speaks during a Reuters Newsmaker event in London, Britain, October 18, 2017. REUTERS/Toby Melville - RC147A8AF7D0

Isabel dos Santos, Chairwoman of Sonangol, speaks during a Reuters Newsmaker event in London, Britain, October 18, 2017. REUTERS/Toby Melville – RC147A8AF7D0 © toby melville/REUTERS

 

La milliardaire Isabel dos Santos, accusée par la justice angolaise de détournements de fonds publics, a évoqué l’hypothèse d’une candidature à la présidence de son pays dans un entretien accordé à un média portugais.

Isabel dos Santos n’exclue pas d’occuper un jour, comme son père, José Eduardo dos Santos,  le fauteuil présidentiel en Angola. « C’est possible », a-t-elle indiqué lors d’un entretien diffusé mercredi soir par la radio-télévision publique portugaise (RTP).

« Je ferai tout ce que j’aurais à faire pour défendre et servir ma terre et mon pays », a-t-elle déclaré, sans autre détail.  A deux ans des élections présidentielles, ces propos ont une résonance particulière, d’autant plus que la femme d’affaires rencontre actuellement des problèmes avec la justice de son pays.

Soupçons de détournement de fonds

Le mois dernier, un tribunal de Luanda a ordonné le gel des comptes bancaires et des actifs de la femmes d’affaires, présentée comme la femme la plus riche d’Afrique, dans plusieurs entreprises angolaises.

La justice la soupçonne d’avoir détourné, avec son époux le Congolais Sindika Dokolo et un homme d’affaires portugais, plus d’un milliard de dollars des comptes des entreprises publiques Sonangol (pétrole) et Endiama (diamants).

Depuis plusieurs semaines, Isabel dos Santos, 46 ans, nie farouchement ces allégations dans la presse et sur les réseaux sociaux et crie au « règlement de comptes politique ». « Il n’est pas possible d’utiliser de manière sélective la prétendue lutte contre la corruption pour neutraliser ceux que l’on pense être de futurs candidats politiques », a-t-elle estimé lors de son entretien à la RTP.

Depuis la venue du président João Lourenço en 2017, le clan Dos Santos a été  écartés de plusieurs institutions, des entreprises publiques et de l’appareil sécuritaire du pays au nom de la lutte contre la corruption.

Fin 2017, le nouveau président a notamment mis fins aux fonctions d’Isabel dos Santos à la tête de la toute-puissante compagnie pétrolière nationale Sonangol, qu’elle a dirigée pendant un an. Son demi-frère Jose Filomeno dos Santos est jugé depuis décembre à Luanda, soupçonné de détournements de fonds alors qu’il dirigeait le fonds souverain du pays.

Jeuneafrique.com avec AFP

États-Unis: Deux sondages donnent Biden en tête dans l’Iowa et le New Hampshire

janvier 13, 2020

L’ancien vice-président américain Joe Biden fait la course en tête dans les intentions de vote en vue de la primaire démocrate dans l’Iowa et le New Hampshire, premiers Etats à se prononcer le mois prochain, selon deux sondages publiés lundi. L’ex-colistier de Barack Obama obtiendrait 24% des suffrages dans l’Iowa, montre un sondage de l’université de Monmouth réalisé du 9 au 12 janvier auprès de 405 électeurs démocrates potentiels. Il devance de six points le sénateur du Vermont, Bernie Sanders.

L’Etat donnera le coup d’envoi des primaires démocrates le 3 février prochain. Six candidats à l’investiture du Parti démocrate en vue de la présidentielle de novembre – Joe Biden, Bernie Sanders, Pete Buttigieg, Elizabeth Warren, Amy Klobuchar et Tom Steyer – débattront mardi à Des Moines, dans l’Iowa.

Dans le New Hampshire, où la primaire aura lieu le 11 février, Biden est crédité de 26% des intentions de vote, quatre points devant Sanders, selon une enquête d’opinion de l’université Franklin Pierce réalisée du 7 au 12 janvier auprès de 434 électeurs démocrates potentiels.

Les sondages montraient jusqu’à récemment Joe Biden en difficulté dans l’Iowa et le New Hampshire, laissant entendre qu’il devrait subir quelques pertes dans les Etats précoces avant d’obtenir des résultats comme en Caroline du Sud, où il a plus de chances de l’emporter. Cependant, ces nouveaux sondages indiquent que Biden pourrait obtenir l’investiture démocrate plus rapidement que prévu. Il continue de faire la course en tête dans la plupart des sondages nationaux.

Par Le Figaro avec Reuters

Abkhazie: le président démissionne après des protestations de l’opposition

janvier 12, 2020

Le président d’Abkhazie, une petite république séparatiste géorgienne pro-russe, a annoncé ce dimanche 12 janvier sa démission après plusieurs jours de protestations de l’opposition dont les militants contestent le résultat de la présidentielle de septembre.

Raoul Khadjimba a démissionné «au nom de la stabilité», selon une lettre citée par les agences de presse russes. Le vice-président abkhaze Aslan Bartsits a précisé à Ria Novosti que ce geste était destiné à «éviter que le sang soit versé».

L’Abkhazie est secouée depuis plusieurs jours par des actions de protestation de l’opposition, qui réclame un scrutin présidentiel anticipé, et dont les partisans avaient fait irruption jeudi dans les locaux de l’administration présidentielle. M. Khadjimba avait alors appelé à «ne pas céder aux provocations» et avait menacé de décréter l’état d’urgence.

Une nouvelle élection le 22 mars

L’un des principaux opposants, candidat malheureux à la présidence abkhaze de septembre, Alkhas Kvitsinia, conteste la victoire de son rival. Selon les chiffres officiels, Alkhas Kvitsinia a obtenu 46,17% des voix à l’issue du deuxième tour de la présidentielle, alors que Raoul Khadjimba a recueilli 47,39%. M. Kvitsinia a salué dimanche la démission de son rival, estimant qu’il s’agit du «seul moyen pour que la situation se stabilise».

Une nouvelle élection présidentielle a été planifiée pour le 22 mars par la Commission électorale centrale. M. Khadjimba n’a pas précisé s’il y prendrait part.

Faisant partie de la Géorgie, l’Abkhazie a déclaré son indépendance à la chute de l’URSS et l’a défendue pendant une guerre avec les forces géorgiennes au début des années 1990. La Russie, qui soutient l’Abkhazie ainsi que l’Ossétie du Sud, une autre région séparatiste géorgienne située à sa frontière, a reconnu l’indépendance de ces deux territoires à l’issue de la brève guerre qui l’a opposée à la Géorgie en août 2008.

Par Le Figaro avec AFP

Hongkong : le directeur de Human Rights Watch interdit d’entrée

janvier 12, 2020

Le directeur exécutif de Human Rights Watch Kenneth Roth.

Le directeur exécutif de Human Rights Watch Kenneth Roth. François BOUCHON / Le Figaro 

Le directeur de Human Rights Watch, Kenneth Roth a annoncé dimanche que les autorités de Hongkong lui avaient interdit l’entrée sur le territoire, où il devait présenter le rapport annuel de l’ONG de défense des droits de l’Homme après des mois de manifestations prodémocratie.

«J’avais espéré pouvoir mettre en lumière les attaques de plus en plus fortes menées par Pékin contre les efforts internationaux pour soutenir les droits de l’Homme», a-t-il déclaré dans un communiqué. «Ce refus de me laisser entrer à Hongkong en est une illustration éclatante».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Congo: Sauvons Gachelin BOMAYI!

janvier 12, 2020

Le Congo 🇨🇬 est une dictature : Gachelin BOMAYI est entre la vie et la mort suite aux tortures à la DGST de Brazzaville.

« Son crime c’est d’avoir réclamé le paiement de la bourse ». Gachelin BOMAYI, Doctorant en philosophie à la Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines (FLASH) de l’Université Marien Ngouabi, Président de la Commission de Contrôle et Évaluation du Mouvement des Élèves et Étudiants du Congo (MEEC) est dans un état très critique suite aux tortures qu’il avait subit dans les geôles de la DGST.

En effet, durant son séjour dans les couloirs de la mort de la DGST, la dame de fer de la DGST avait marché sur ses parties intimes, sa poitrine, les bourreaux de ce centre de torture l’administrait des coups de poings réguliers sur la tête et brûlés ses poils pubiens avec la bougie.

Son crime c’est d’avoir réclamé comme tous les étudiants le paiement de la bourse, l’amélioration des conditions d’études à l’Université et d’être en parcours de philosophie comme le Professeur Charles Zacharie BOWAO.

Gachelin BOMAYI est alité depuis plus de 10 jours sans les soins médicaux et une assistance sociale.

Les étudiants de l’Université Marien Ngouabi et toutes personnes de bonne volonté sont appelés à la solidarité.

 

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Iran : les gardiens de la Révolution assument la responsabilité de la destruction de l’avion ukrainien

janvier 11, 2020

Les gardiens de la Révolution assument l’entière responsabilité de la destruction de l’avion d’Ukraine Airline, abattu mercredi près de Téhéran, dit le commandant des forces aérospatiales du corps d’élite de l’armée iranienne, dans une déclaration mise en ligne samedi par la télévision publique.

«J’endosse la responsabilité totale, j’aurais préféré mourir plutôt que d’assister à un tel incident», a déclaré le général Amir Ali Hajizadeh, ajoutant que l’avion a été pris par erreur pour un missile de croisière.

L’Iran a reconnu avoir détruit par erreur le Boeing 737, à la suite de l’«aventurisme américain».

Par Le Figaro avec Reuters