Archive for the ‘Opinion’ Category

France-Présidentielle : Éric Zemmour gagne du terrain, Marine Le Pen recule

septembre 28, 2021

D’après un sondage Harris Interactive réalisé pour « Challenges », Éric Zemmour récolterait 13 % des voix à la présidentielle, contre 16 % pour Marine Le Pen.

Éric zemmour

Àsept mois de la présidentielle de 2022, le potentiel duel entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron au second tour est des plus incertains. Une nouvelle enquête d’opinion, publiée par Harris Interactive pour Challenges ce mardi 28 septembre, démontre la progression d’Éric Zemmour dans les intentions de vote (entre 13 et 14 % des voix), au détriment de sa rivale d’extrême droite, Marine Le Pen, avec 16 %.

Marine Le Pen baisse dans les intentions de vote

Ainsi, plus les semaines passent, plus il grignote des points à Marine Le Pen. Alors que la candidate RN affichait 18 % la semaine passée, selon l’avant-dernier baromètre de Harris Interactive pour Challenges, Éric Zemmour était à 11 % des intentions de vote. L’écart entre les deux personnalités est donc passé de 7 à seulement 3 points en une semaine seulement, une diminution très significative.

À noter que des sondages plus anciens prédisaient que l’ex-dirigeante du RN obtiendrait 28 % des voix début juin dernier tandis qu’à cette même période Éric Zemmour affichait seulement 5,5 % d’intentions de vote, selon l’Ifop pour Le Point.

Éric Zemmour a également de quoi faire trembler la droite. En effet, Xavier Bertrand, potentiel candidat, obtiendrait, lui, 14 % des voix, juste devant le polémiste controversé. Ce dernier devancerait l’autre potentielle candidate, Valérie Pécresse, qui ne remporterait que 12 % des voix. Dernière possibilité, enfin, celle d’une candidature d’un autre candidat de droite, Michel Barnier, qui ne remporterait que 8 % des voix.

Toutefois, en dépit des rivalités, les deux tiers des électeurs potentiels d’Éric Zemmour (66 %) se rallieraient à Marine Le Pen au second tour, contre 7 % à Emmanuel Macron et 27 % de votes blancs, nuls ou d’abstention, en cas de duel Macron-Le Pen. « Marine Le Pen est donnée au second tour de l’élection présidentielle, ce qui n’est le cas ni du candidat des Républicains ni du candidat (potentiel) Éric Zemmour », s’est défendu Jordan Bardella sur France Inter ce mardi, ajoutant ne pas vouloir « commenter les sondages ».

Ainsi, si Emmanuel Macron distance tous ses concurrents dans ce dernier sondage Harris Interactive, avec entre 23 et 26 % des intentions de vote, la deuxième place est désormais bel et bien disputée entre Marine Le Pen, le candidat LR, Éric Zemmour et Jean-Luc Mélenchon, qui affiche 13 % des voix, contre 7 % pour la socialiste Anne Hidalgo, 6 % pour l’écologiste Yannick Jadot, devant Arnaud Montebourg (2 %).

* Enquête réalisée en ligne du 24 au 27 septembre 2021 sur un échantillon de 1 379 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, dont 1 048 personnes inscrites sur les listes électorales. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région et comportement électoral antérieur de l’interviewé(e).

Par Le Point avec AFP

France: Macron réaffirme son soutien au droit à l’avortement

septembre 28, 2021
Macron reaffirme son soutien au droit a l'avortement
Macron réaffirme son soutien au droit à l’avortement© POOL/AFP/Ludovic MARIN

Emmanuel Macron a réaffirmé mardi qu’il serait « toujours » du côté des défenseurs du droit à l’avortement, un « droit fondamental pour toutes les femmes », à l’occasion de la journée mondiale en faveur de ce droit.

« En cette journée mondiale du droit à l’avortement, je veux redire que je serai toujours du côté de celles et ceux qui défendent ce droit fondamental pour toutes les femmes », écrit le chef d’Etat dans un tweet où il joint un extrait vidéo du discours prononcé par Simone Veil en novembre 1974 à l’Assemblée nationale pour dépénaliser l’avortement en France.

Dans une étude publiée mardi, la Drees indique que le nombre d’interruptions volontaires de grossesse avait baissé en 2020, en particulier en mai et juin, probablement en raison d’une baisse des conceptions pendant le premier confinement.

A l’approche de la fin du quinquennat, certains parlementaires, y compris de la majorité, voudraient remettre sur le métier une proposition de loi, votée à l’assemblée en octobre 2020 mais rejetée par le Sénat en janvier, qui vise à allonger le délai d’accès à l’IVG de 12 à 14 semaines de grossesse.

Dans un entretien à Elle en juin, Emmanuel Macron avait exprimé son opposition à un tel allongement, estimant que l’avortement était « plus traumatisant dans ces délais-là ».

Totalement interdit dans une minorité de pays mais soumis à des conditions extrêmement restrictives dans de nombreux autres, l’accès à l’avortement demeure très inégal dans le monde.

En Europe, l’interdiction totale est une exception. Si plusieurs pays comme l’Irlande ont assoupli l’accès à l’IVG ces dernières années, la Pologne, via une décision du tribunal constitutionnel, a restreint le 22 octobre 2020 le droit à l’IVG, interdisant les avortements en cas de malformation du foetus.

Par Le Point avec AFP

Québec-Bécancour: Un automne en présentiel au Centre de femmes

septembre 28, 2021

Le Centre de femmes Parmi Elles de Bécancour annonce la reprise de ses activités en présentiel avec une nouvelle équipe, de nouveaux aménagements et même de nouveaux services.

De gauche à droite: Marie-Noëlle Cyrenne, intervenante sociale, Geneviève Legault, directrice / coordonnatrice, et Pénélope Bergeron-Lavallée, intervenantes sociales et agente de liaison.

© FRANÇOIS GERVAIS De gauche à droite: Marie-Noëlle Cyrenne, intervenante sociale, Geneviève Legault, directrice / coordonnatrice, et Pénélope Bergeron-Lavallée, intervenantes sociales et agente de liaison.

La programmation automnale compte des activités diversifiées tant pour les femmes qui souhaitent rester à la maison que pour celles qui aimeraient être présentes dans les locaux de l’organisme.

Les activités se dérouleront les lundis, mercredis, jeudis et vendredis, de 9h à midi et de 13h à 16h.

Un petit salon est maintenant ouvert aux femmes qui veulent aller y prendre un café. Des portables sont accessibles sur place pour faire des recherches ou imprimer des documents.

Le centre précise que le passeport vaccinal n’est pas demandé pour entrer ou prendre part aux activités.

Le centre de femmes, situé en plein centre de la municipalité, dispose désormais d’une terrasse pouvant accueillir une quinzaine de femmes à la fois. Cet espace permet de défaire le préjugé voulant que le centre de femmes soit une maison d’hébergement pour femmes victimes de violence, indique l’organisme.

La terrasse est agrémentée d’une fontaine laquelle est incorporée dans une thématique de jardin communautaire. Cette nouvelle terrasse vise notamment à donner une visibilité à l’organisme en tant que milieu de vie.

Le Centre de femmes Parmi Elles rappelle que sa mission consiste à informer et sensibiliser les femmes pour les aider à modifier leurs conditions de vie par une prise en charge individuelle et collective. Il s’agit d’un lieu de rencontres favorisant l’échange sur les réalités vécues par les femmes. Du même coup, il se veut un réseau d’entraide et même un centre de documentation.

Par le biais de diverses journées ou soirées d’information, le Centre de femmes Parmi Elles vise également à renseigner ses participantes sur divers thèmes comme les droits des femmes, la santé mentale, la violence faite aux femmes, la sexualité, le travail, l’éducation et les loisirs.

L’organisme offre une écoute et un accueil aux femmes de la MRC de Bécancour ainsi qu’un nouveau service de halte-garderie les lundis, jeudis et vendredis, de 9h à 12h.

Une intervenante du centre offre même ses services en tant que doula pour l’accompagnement à l’avortement ou lors d’une fausse couche.

Le centre ouvre également une ludothèque, les vendredis, de 9h à 12h pour la location de jeux et jouets sur l’achat d’une carte de membre de 20 $.

Plusieurs activités éducatives composent la programmation de l’automne. Les cuisines collectives, notamment, repartent dans plusieurs villages. Certaines activités seront offertes en Zoom ou en groupes Facebook. Le 24 novembre, il y aura une conférence d’Ingrid Falaise, à 19h, pour lancer les 12 jours d’action contre la violence faite aux femmes.

Pour l’année 2021-2022, le Centre de femmes Parmi Elles entend sensibiliser les femmes aux situations qui les touchent sur les plans politique, économique et social. L’organisme veut accueillir les femmes de tous les villages, de tous les âges, peu importe leur appartenance sociale, origine ethnique et orientation sexuelle.

 Avec Brigitte Trahan – Le Nouvelliste

Assassinat de Thomas Sankara : enfin la vérité ?

septembre 28, 2021
Thomas Sankara.

Qui a tué l’ancien président burkinabè, icône de la révolution ? C’est un procès historique qui doit s’ouvrir le 11 octobre à Ouagadougou, au cours duquel seront notamment jugés Blaise Compaoré, Gilbert Diendéré et Hyacinthe Kafando.

L’heure du procès a enfin sonné, mettant fin à plus de trente ans d’attente, durant lesquels l’enquête judiciaire a d’abord été enterrée, avant d’être relancée après la chute du régime de Blaise Compaoré, en 2014. Le 11 octobre, à 9 heures, s’ouvrira, dans la salle des banquets de Ouaga 2000, le procès de l’assassinat de Thomas Sankara et de ses douze compagnons, le 15 octobre 1987. Un procès historique dont les audiences seront publiques tant cette affaire d’État cristallise l’attention des Burkinabè – et de nombreux Africains – depuis trois décennies. 

En tout, 14 prévenus sont appelés à comparaître devant le tribunal militaire de Ouagadougou. Parmi eux, des membres du commando qui a tué Sankara, des complices, mais aussi et surtout trois hommes dont beaucoup pointent depuis longtemps la responsabilité directe dans cet assassinat : Blaise Compaoré, Gilbert Diendéré et Hyacinthe Kafando. Ancien aide de camp de Sankara et ex-commandant adjoint de la gendarmerie nationale, Moussa Diallo était l’un des intimes du président assassiné. En amont du procès, ce témoin de premier plan qui a longtemps gardé le silence s’est longuement confié à JA. Et livre des détails inédits sur la fin sanglante de la révolution burkinabè.

Avec Jeune Afrique par Benjamin Roger

Canada: La carte de vaccination est maintenant la seule preuve acceptée en C.-B.

septembre 27, 2021

VICTORIA — À compter de lundi, la seule preuve de vaccination acceptée en Colombie-Britannique pour manger dans des restaurants ou assister à des événements récréatifs intérieurs est la carte de vaccination de la province.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le gouvernement a indiqué que la période de transition permettant aux gens de présenter le document obtenu lors de leur rendez-vous de vaccination a expiré dimanche.

La carte de vaccination, sur ordre de la médecin hygiéniste en chef de la province, la Dre Bonnie Henry, est requise dans la plupart des restaurants et des événements intérieurs pour garantir que les entreprises peuvent rester ouvertes et que les gens peuvent se sentir en sécurité dans ces environnements.

Le ministre de la Santé, Adrian Dix, a déclaré que plus de trois millions de personnes en Colombie-Britannique avaient déjà reçu leur carte de vaccination.

Il a précisé que les gens pouvaient obtenir leur carte en ligne sur le site web du gouvernement et en conserver une copie numérique sur leur appareil mobile ou en imprimer une copie papier pour la présenter lors d’événements ou au restaurant.

La Dre Henry a indiqué que la carte de vaccination aide les gens à soutenir les événements et les entreprises en toute confiance, sachant que les autres personnes autour d’eux sont également vaccinées.

Avec La Presse Canadienne

Canada/COVID-19 : l’ancien médecin hygiéniste en chef demande plus de restrictions sanitaires

septembre 26, 2021

L’ancien médecin hygiéniste en chef de l’Alberta, James Talbot, appelle le nouveau ministre de la Santé, Jason Copping, à mettre en place davantage de restrictions sanitaires dans la province afin d’alléger la pression sur les hôpitaux.

La majorité des personnes hospitalisées en raison de la COVID-19 en Alberta ne sont pas vaccinées ou n'ont pas reçu leur deuxième dose.

© Jefferson Bernardes/Associated Press La majorité des personnes hospitalisées en raison de la COVID-19 en Alberta ne sont pas vaccinées ou n’ont pas reçu leur deuxième dose.

Dans une lettre adressée à la province, l’ancien médecin hygiéniste en chef de l’Alberta, James Talbot, ainsi que le médecin en soins intensifs à la retraite et coprésident du comité stratégique sur la COVID-19 de l’Association du personnel médical de la zone d’Edmonton, Noel Gibney, émettent sept recommandations urgentes» :

  • Le transfert de patients aux soins intensifs vers d’autres provinces dès maintenant.
  • L’obligation de présenter une preuve vaccinale pour accéder à tous les services non essentiels.
  • La mise en place, pendant au moins quatre semaines, d’une série de restrictions visant à freiner la propagation du virus, incluant la fermeture des bars, des salles à manger à l’intérieur et des salles de sport ainsi que l’imposition de limites pour la capacité d’accueil des espaces intérieurs comme les lieux de cultes et les magasins.
  • Rendre le port du couvre-visage obligatoire dans les écoles, incluant lorsque les élèves sont assis en classe.
  • Le traçage des contacts de personnes infectées.
  • Rendre la vaccination obligatoire pour tous les employés et les fournisseurs de services du gouvernement et des organismes comme Alberta Blue Cross, le Workers’ Compensation Board (WCB) de l’Alberta, etc.
  • Rendre la vaccination obligatoire pour tous les employés de commerces essentiels et non essentiels.

L’impact des non-vaccinés

En Alberta, 73,4 % des personnes âgées de 12 ans et plus sont pleinement vaccinées, ce qui représente 62,4 % de la population totale de la province.

Les deux experts affirment que les personnes non vaccinées sont celles qui créent la pression actuelle sur le système de santé de la province.

Ils ajoutent que les politiques du gouvernement de Jason Kenney ainsi que le plan de réouverture de la province mis en branle en juillet sont à l’origine de la quatrième vague.

[Les gens] ne peuvent pas avoir accès à des traitements de chimiothérapie, à des chirurgies non urgentes et pourraient éventuellement faire face à un protocole de triage qui pourrait engendrer des conséquences encore plus graves en raison de la surcharge du système de santé», déplore James Talbot, en entrevue sur les ondes de CBC.

Dans leur lettre, les deux experts se montrent pessimistes face à l’avenir de l’Alberta.

Même si on mettait en place ces mesures aujourd’hui, il faudrait attendre au moins quatre semaines pour qu’elles aient un impact sur les hospitalisations aux soins intensifs», écrivent-ils. Le temps presse. Les Albertains méritent mieux. »

Déplacement de patients : un dernier recours

Selon eux, le transfert de patients hospitalisés aux soins intensifs vers d’autres provinces est la seule manière d’éviter la mise en place d’un protocole de triage.

Ils précisent toutefois que même si cela permettrait à d’autres personnes d’obtenir les soins dont elles ont besoin, déplacer un patient à des milliers de kilomètres comporte des risques.

James Talbot souligne le décalage entre la vie quotidienne dans la province et la réalité des travailleurs de la santé.

Je ne sais pas comment il est possible de gérer l’impact psychologique du décalage entre la vie qui suit son cours dans la communauté et les hôpitaux qui sont sur le point de s’effondrer», a-t-il déclaré en entrevue.

Avec Associated Press par  Andréane Williams

Marie-Pier Houle a été dévastée par la mort de Jeanette Zacarias Zapata

septembre 26, 2021

Pour la première fois depuis le décès de la boxeuse mexicaine Jeanette Zacarias Zapata, la Trifluvienne Marie-Pier Houle, qui l’affrontait dans la cadre du gala présenté par GYM le 28 août, a accepté de revenir sur ces événements9 à la populaire émission de Radio-Canada, Tout le monde en parle, dimanche soir.

Marie-Pier Houle

© Crédit photo: Stéphane Lessard Marie-Pier Houle

Au cours des dernières semaines, la boxeuse de 31 ans a avoué avoir vécu des moments fort difficiles étant donné que c’est malheureusement à la suite de ses coups que la combattante mexicaine est tombée dans le coma pour finalement rendre l’âme quelques jours plus tard. 

«Je dirais que je vais mieux. Je vis un jour à la fois présentement, parce que c’est un événement auquel je ne m’attendais pas du tout. Le lendemain du combat, quand on m’a annoncé qu’elle était dans le coma, ça a été un gros choc pour moi. C’était un mauvais rêve. Lorsque j’ai appris sa mort, j’ai été dévastée. Ce n’est vraiment pas la raison pour laquelle je fais ce sport», a-t-elle expliqué. 

Questionnée par l’animateur de l’émission, Guy A. Lepage, afin de savoir si elle se sentait coupable de ce qui est arrivé, Houle a concédé avoir éprouvé ce sentiment dans les premiers jours qui ont suivi cette tragique nouvelle. 

«Ma culpabilité était assez importante. Malheureusement, nous vivons dans un monde où les médias sociaux nous apportent la pression pour nous sentir coupables. Je me suis détachée de tout ça et j’ai pris du temps pour moi. J’ai fait une coupure avec les médias et j’ai réfléchi. La culpabilité diminue tranquillement. Ça va de mieux en mieux par rapport à ça. J’ai un psychologue qui me suit pour travailler là-dessus», a noté la thérapeute en réadaptation physique. 

La famille de la défunte ne lui en veut pas

Désireuse de s’adresser aux proches de la Mexicaine, Houle a eu l’occasion de discuter avec Giovanni Martinez, qui était présent à Montréal et qui était considéré comme son conjoint. Il était primordial pour elle d’exprimer toute la douleur qu’elle ressentait par rapport à tout ça. Elle a ainsi pu apprendre que les membres de la famille de Zapata ne lui en voulaient pas pour ce qui était arrivé à leur fille. 

«C’était important pour moi de le (Giovanni) rencontrer et de lui transmettre ce que je ressentais. Je désirais créer un lien avec lui. Ça aurait pu être l’inverse, que ce soit mon copain qui soit à mes côtés à l’hôpital. […] L’équipe de GYM a fait vraiment un très beau travail en organisant une cérémonie dans une église de la communauté hispanophone de Montréal. Quand je suis arrivée dans l’église, Giovanni m’a serré dans ses bras et nous avons pleuré pendant une dizaine de minutes. Il m’a dit qu’il ne m’en voulait pas, tout comme le père et le grand-père de Jeanette. Ils savent comment la boxe est.»

Il a notamment été révélé que la boxeuse de 18 ans avait subi un hématome cérébral en mai dernier à la suite de son plus avant-dernier affrontement. Son père avait refusé qu’elle soit opérée après cet affrontement ainsi qu’après celui contre Houle. 

«Nous avons été étonnés d’apprendre ces informations. Si nous avions su ça avant, jamais nous n’aurions accepté de faire ce combat contre elle. Ça nous a pris par surprise.»

Houle a également fait valoir que, sur papier, ce combat était valable étant donné son parcours (4-0-1) et celui de son adversaire (2-4-0) jusqu’à ce moment. 

Au cours des prochains mois, Houle et son entourage prendront le temps d’analyser de quoi sera faite la suite de sa carrière. Elle ne se sent toutefois pas prête à remonter dans le ring dès demain.

«Ça va prendre un cheminement. J’ai une superbe équipe avec moi. Je sais que si elle sent une hésitation de ma part, elle va repousser mon retour jusqu’à ce que je sois prête à remonter dans le ring. C’est un peu comme un accident de conduite. Quand c’est le temps de recommencer, il y a une certaine crainte. Je crois que nous ferons les bonnes étapes pour en revenir ce que j’étais.»

Par  Matthew Vachon – Le Nouvelliste 

France-« Obsession des prénoms »: Bayrou compare Zemmour au maréchal Mobutu

septembre 26, 2021
"Obsession des prenoms": Bayrou compare Zemmour au marechal Mobutu
« Obsession des prénoms »: Bayrou compare Zemmour au maréchal Mobutu© AFP/Sebastien SALOM-GOMIS

Sans le nommer, François Bayrou (MoDem) a fustigé dimanche « l’obsession sur l’identité et les prénoms » du polémiste Eric Zemmour, la comparant à celle du dictateur Mobutu dans le Zaïre des années 70.

En clôture de l’université de rentrée de son parti, à Guidel (Morbihan), François Bayrou est implicitement revenu sur le souhait d’Eric Zemmour d’imposer des « prénoms français » aux enfants nés dans l’Hexagone.

« Quelqu’un a fait ça au XXe siècle, le maréchal Mobutu », avec une « loi pour interdire les prénoms qui n’étaient pas des prénoms africains », a affirmé le président du parti centriste.

« Lui-même, son prénom c’était Joseph avant de se faire appeler Mobutu Sese Seko. Il a fait une grande déclaration pour dire: il n’est pas possible qu’un Africain porte un prénom juif. (…) Je n’ai pas envie que la loi de Mobutu devienne, d’une manière ou d’une autre, une loi ou une proposition pour la France », a-t-il poursuivi.

« Vous savez le nombre de soldats (français) qui portent des prénoms aussi divers que leurs origines le sont ? (…) On va dire qu’ils ne sont pas Français ? Dans quel monde veut-on nous faire vivre », a enchaîné M. Bayrou, proche allié d’Emmanuel Macron.

« Les radicalités, on sait comment ca finit. Mobutu, une fois qu’il a eu fait ça, un jour, il a pendu 500 personnes dont les convictions religieuses ne lui plaisaient pas », a conclu le maire de Pau et haut-commissaire au plan.

Le polémiste Eric Zemmour, en pleine promotion d’un livre, entretient le flou sur sa candidature à la présidentielle et multiplie les interventions médiatiques, à coups de déclarations chocs contre l’immigration.

Par Le Point avec AFP

France: Sévère défaite pour Ségolène Royal aux sénatoriales

septembre 26, 2021

L’ex-candidate à la présidentielle échoue dans sa tentative d’être élue sénatrice des Français de l’étranger. Elle ne recueille que 2 % des suffrages.

Segolene Royal, qui ne dispose plus de mandat, echoue a entrer au Senat.
Ségolène Royal, qui ne dispose plus de mandat, échoue à entrer au Sénat.© CHRISTOPHE SIMON / AFP

Sa candidature ne passait pas très bien parmi les sénateurs. Ségolène Royal avait entrepris depuis plusieurs mois d’être candidate à l’un des six sièges de sénateur représentant les Français à l’étranger. Elle l’avait fait à sa manière, sans ambages, appelant les sénateurs du groupe socialiste au Palais du Luxembourg pour tenter d’obtenir leur appui. La finaliste de l’élection présidentielle de 2007 avait même repris sa carte du Parti socialiste, comme pour s’assurer un appui supplémentaire. Tant pis si elle s’était rapprochée d’Emmanuel Macron en 2007, avant de reprendre ses distances, au moment où elle a été évincée de son poste d’ambassadrice des pôles. Ses efforts, en tout cas, auront été vains. Elle arrive en dernière position des candidats à l’élection au Sénat, ne recueillant que 11 voix sur 533 inscrits…

« Parachutage »

Christophe-André Frassa, le candidat LR, obtient le plus grand nombre de voix (105), suivi de Jean-Pierre Bansard (95) et de Samantha Cazebonne (LREM). Les trois autres sièges ont été attribués à Olivier Cadic, Mélanie Vogel et Yan Chantrel. C’est ce dernier que le Parti socialiste avait choisi de soutenir, plutôt que Ségolène Royal. Les électeurs trouvaient en effet que, même si l’ex-ministre de l’Écologie est née à Dakar, elle ne connaissait qu’imparfaitement les conditions des Français habitant à l’étranger.

« Le parachutage a toujours été rejeté », expliquait il y a quelques semaines la sénatrice Hélène Conway-Mouret, ancienne ministre. « La liste de Yan Chantrel nous semblait être plus conforme à la direction que l’on souhaite prendre », avait de son côté expliqué Corinne Narassiguin, porte-parole du PS. L’échec pour Ségolène Royal, qui misait beaucoup sur cette élection, est sévère. Avec seulement 2,07 % des voix, elle fait même moins bien qu’une autre liste dissidente du PS, emmenée par Laure Pallez…

Avec Le Point par Michel Revol

Les Allemands votent pour élire le successeur d’Angela Merkel

septembre 26, 2021

LES ALLEMANDS VOTENT POUR ÉLIRE LE SUCCESSEUR D'ANGELA MERKEL

© Reuters/WOLFGANG RATTAY 

BERLIN (Reuters) – Les Allemands se sont rendus aux urnes dimanche pour désigner le successeur de la chancelière Angela Merkel et peut-être mettre fin à seize années de pouvoir conservateur.

L’électorat allemand est divisé et les principaux partis devront sûrement s’engager dans des négociations pour former une coalition, ce qui pourrait prendre plusieurs mois, laissant Angela Merkel, qui a 67 ans, assurer l’intérim à la tête du pays.

« Nous réalisons tous que ce sont des élections fédérales importantes (…) Chaque voix compte », a déclaré Armin Laschet, candidat du bloc conservateur constitué par l’Union chrétienne-démocrate (CDU) avec ses alliés bavarois de la CSU, après avoir voté à Aix-la-Chapelle.

Selon la commission électorale, le taux de participation s’élevait à 36,5% à 14h00 (12h00 GMT), en baisse par rapport à 2017 (41,1%). Mais ce chiffre ne prend pas en compte le vote par correspondance, attendu à un niveau élevé cette année en raison de la pandémie de COVID-19.

Face à Armin Laschet, que trois Allemands sur quatre disent ne pas vouloir voir à la chancellerie, l’actuel ministre des Finances Olaf Scholz, âgé de 63 ans, a remporté les trois débats télévisés entre les principaux candidats.

Le dirigeant du SPD a déjà dit sa préférence pour une alliance avec les Verts plutôt qu’une reconduction de la « grande coalition » avec la CDU/CSU.

Olaf Scholz n’a pas exclu non plus de s’allier avec la gauche radicale de Die Linke mais a déclaré qu’une sortie de l’Otan, brandie comme un épouvantail par les conservateurs en cas de constitution d’une coalition de gauche, était une ligne rouge pour son parti.

Après une campagne électorale axée sur les questions intérieures, les partenaires de Berlin devront peut-être attendre des mois avant de voir si le nouveau gouvernement allemand est prêt à s’engager sur les grandes problématiques de politique étrangère.

Dans un Bundestag qui s’annonce une nouvelle fois très fragmenté, une coalition à trois est probable. Les derniers sondages d’opinion donnaient une avance étroite aux sociaux-démocrates, mais les conservateurs ont réduit l’écart ces derniers jours et de nombreux électeurs, près d’un sur trois, étaient encore indécis.

Selon les scénarios de coalition les plus probables, le SPD ou le bloc conservateur CDU/CSU devrait former une alliance avec les Verts et les libéraux du FDP pour disposer d’une majorité de gouvernement.

Une alliance entre le SPD, les Verts et le FDP serait particulièrement délicate à mettre en place, les libéraux divergeant avec les deux autres partis sur de nombreux points clés, comme le financement d’une accélération de la transition écologique par l’émission de dette, la hausse de l’imposition des riches ou celle du salaire minimum.

Avec Reuters par Joseph Nasr et Paul Carrel (Version française Camille Raynaud et Tangi Salaün)