Archive for the ‘Opinion’ Category

Congo-diaspora/Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA: de l’Impertinence à la cacophonie(Droit de réponse de L’UDH-YUKI)

août 11, 2020

 

Cher compatriote, cher frère,

Nous venons de prendre connaissance de votre article publié le 11 août 2020 sur le portail de Congo Liberty. À première vue, il semble que vous n’ayez jamais compris les vrais  enjeux politiques de notre pays. De même, nous nous empressons de nous demander si vous avez la capacité d’en cerner, comme un vrai spécialiste, les contours qui sont en droit de vous donner la possibilité de dire la vérité aux congolais.

Hélas, non. Nous en doutons.

En parcourant vos lignes, nous ne voyons qu’une  volonté, celle de nuire à l’image du docteur Guy Brice Parfait KOLELAS. Rien d’autre. Cet état de fait vous éloigne non seulement du bon sens mais surtout de la pertinence, et vous introduit dans la cacophonie. Ce qui est bien dommage au regard de l’importance des problématiques soulevées!

Vous dites, nous vous citons: « Guy Brice Parfait KOLELAS sort de sa léthargie. Vous poursuivez plus loin : après une longue période d’hibernation, il sort de son silence pour un baroud d’honneur qui le mènera à sa perte définitive, à juste raison ». Quelle incongruité ! Nous avons le devoir de vous dire sans tergiverser que vous êtes à côté de la plaque et par là, vous participez à l’appauvrissement de l’esprit chez nombreux compatriotes qui vous lisent. Vos analyses n’ont rien de pertinents.

Aussi, nous avons le devoir de vous rafraîchir la mémoire en vous disant que le docteur Guy Brice Parfait KOLELAS n’est jamais resté silencieux devant la souffrance des Congolais, ni complaisant devant les soubresauts du régime en place.

C’est ainsi que dès les premières heures du 04 avril 2016 au sortir de l’élection présidentielle, à la suite des affrontements dans les quartiers Sud de Brazzaville entre les forces de l’ordre et les éléments du pasteur Ntumi, lesquels affrontements s’étaient déportés dans le département du Pool, le docteur Guy Brice Parfait KOLELAS, n’était demeuré indifférent. En sa qualité de député de Kinkala, il avait demandé, le 18 avril 2016, une enquête parlementaire. Cette position avait été réitérée lors de son passage sur les ondes de RFI. Il a toujours milité en faveur de la paix. Vous devez vous documenter, car ses interventions à l’assemblée nationale sont en ligne.

Cher compatriote, vous vous placez du mauvais côté de l’histoire en vous obstinant à caricaturer le leader de l’UDH-YUKI. Sur les grands sujets comme sur les petits sujets qui engagent l’avenir de notre pays, le docteur Guy Brice Parfait KOLELAS, n’est jamais resté muet. D’une manière ou d’une autre, il a souvent fait passer le message.

Il ne vous échappe pas qu’il est membre de l’opposition congolaise institutionnelle. Et cette opposition, via son chef de file, monsieur le premier secrétaire de l’UPADS, l’honorable Pascal TSATSY MABIALA, a toujours pris position! Et vous ne devriez pas ignorer que lorsque le chef de file de l’opposition prend position sur un sujet, il le fait au nom de toute l’opposition, après concertation.

Mais, ce n’est pas une excuse pour que le grand leader de l’UDH-YUKI n’intervienne pas dans la mesure où il capte toute l’attention et concentre tous les espoirs du changement.

C’est ce qui l’a conduit tour à tour de faire comme qui dirait les états généraux de notre pays entre fin 2019 et début 2020. Lors de ces deux sorties, d’abord le 22 décembre 2019, puis le 18 Janvier 2020 lors de la rentrée politique de l’UDH-YUKI, Guy Brice Parfait KOLELAS avait fait le tour de toutes les questions du Congo. Il avait posé un vrai diagnostic, ne s’était pas dérobé de faire des propositions concrètes pour une sortie de crise.  Il avait mis sur la table : le compromis politique historique qui devrait se négocier au travers d’un dialogue national inclusif dit patriotique. Ce dialogue national inclusif que tout le monde attend, devait associer toutes les forces vives de la nation avec pour objectif principal, permettre au Congo de gagner. Il ne s’est jamais dévoyé pour dire directement et clairement les choses.

Guy Brice Parfait KOLELAS l’a souvent dit, notre pays se porte mal. C’est un homme politique mûr, dont la principale préoccupation est de permettre aux congolais de vivre dans la cohésion et le rassemblement.

Nous regrettons que votre expertise ne se concentre que sur l’événement du dimanche 09 août 2020 au cours duquel, justement comme d’habitude, lorsqu’il s’agit des sujets majeurs qui engagent l’avenir de notre pays, le docteur Guy Brice Parfait KOLELAS n’est demeuré insensible. Il fallait dire les choses. Parler aux compatriotes.

Cher compatriote,

Le 08 août 2020, le ministre de l’intérieur et de la décentralisation, a déposé  au parlement son avant-projet de loi complétant et modifiant certaines dispositions de la loi électorale actuellement en vigueur, pour examen et adoption. Et vous vouliez que le leader de l’UDH-YUKI se taise! Non, il n’en est pas question. Loin des accommodements imaginaires, le devoir d’un leader politique est de ne pas observer un silence complaisant lorsque les institutions du pays sont menacées. Ce projet de loi, s’il est adopté, détermine l’issue de l’élection de mars 2021 avant même l’heure. C’est une preuve évidente du tripatouillage électoral avant l’heure.

Cher compatriote, voyez-vous, le docteur Guy Brice Parfait KOLELAS  n’est pas un opportuniste. Il n’est pas non plus un opposant ordinaire. C’est un vrai opposant qui a fait le choix de l’être. Il n’a jamais été débarqué du gouvernement comme un mal propre. C’était un choix mûri. En s’opposant au changement de la constitution de 2002 pour des fins personnelles, il avait scellé son sort au gouvernement. C’était un acte de bravoure. À partir de là, le désaccord avec le régime en place était acté. Et ceci étant, il se plaçait du côté du peuple pour défendre la forme républicaine qui était en train d’être saccagée. C’est encore le cas aujourd’hui avec ce projet de loi bossé dans les laboratoires du PCT.

Député de Kinkala, l’honorable Guy Brice Parfait KOLELAS n’a jamais été nommé comme bon nombre de députés de la majorité présidentielle. À cause de l’instabilité, n’y avait pas eu d’élections dans cette partie de notre pays. Nous faisons le pari qu’une élection législative organisée dans les conditions démocratique donnerait gagnant Guy Brice Parfait KOLELAS. Ceci se vérifie même au plan national, que cela ne vous plaise ou non. C’est la vérité. D’ailleurs nous vous conseillons de bien scruter les résultats de la dernière présidentielle avant de vous avancer sur quoi que ce soit. Vous ramassez ce qui se déverse dans le commun des mortels, et vous en faites une vérité indubitable voire un dogme. Ce n’est pas sérieux!

Parlant du général MOKOKO et de Okombi Salissa, voyez-vous, vous n’êtes pas informé. À plusieurs reprises, le docteur Guy Brice Parfait KOLELAS a réclamé leur libération. Il a souvent dit que ces deux camarades n’ont leur place en prison. C’est d’ailleurs ce que disent tous les leaders de l’opposition congolaise. Que voulez-vous de plus? Que le docteur Guy Brice Parfait KOLELAS aille briser les murs de la maison d’arrêt de Brazzaville? Ou bien, vous attendez de lui, des cris de singes sur tous les toits du Congo pour vous convaincre de sa bonne foi?

Pour ce qui est de la pandémie de la Covid-19, dès les premières heures, à travers la déclaration qu’avait faite l’UDH-YUKI, la position du parti, et par ricochet, celle du docteur Guy Brice Parfait KOLELAS était connue, sauf par vous. Et certains membres de la cellule de communication de l’UDH-YUKI étaient intervenus dans les médias pour dire la position du parti sur la gestion de cette crise sanitaire. Voyez-vous, vous racontez des choses qui malheureusement, pour être poli, manquent de pertinence. Vous êtes singulièrement animé par une sorte d’amnésie ou de cécité qui vous laissent passer à côté de l’essentiel comme ce prisonnier de la caverne de Platon, qui se trouvant au fond du trou prenait les silhouettes pour la réalité. Nous vous en conjurons de sortir de cette prison pour embrasser la réalité même si elle vous éblouirait. Mais, au moins, elle vous fera un grand bien. Vous serez ainsi guéri de vos maux, et feriez le choix des beaux mots pour dire les choses.

Sachez enfin, que le silence est une autre forme de communication. Ce n’est pas en faisant du bruit qu’on se distingue. Sans doute, vous conviendrez avec moi, qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas. Eh bien, rassurez-vous, nous espérons de tout cœur que vous n’en êtes pas un. Très vite, vous retrouverez la lumière, mieux vous vous porterez.

Il n’en demeure pas moins vrai, qu’aujourd’hui, la seule préoccupation du docteur Guy Brice Parfait KOLELAS, est de rassembler toute l’opposition afin faire barrage à cette forfaiture avant l’heure, travaillée dans les laboratoires du PCT. Combattre le hold-up électoral qui s’organise avant même que le vote n’ait eu lieu, pour que 2021 ne soit pas un 2016 bis.

Albert Einstein avait dit: la folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent. Le docteur Guy Brice Parfait KOLELAS refuse une  telle folie populaire qui conduit inéluctablement à l’abîme.

Avec Congo-liberty.com par Oleg fabrice kiessila

 Cellule de communication de l’UDH-YUKI France

Congo: Guy Brice Parfait Kolelas sort de sa léthargie.

août 11, 2020

 

Après une longue période d’hibernation, il sort de son silence pour un baroud d’honneur qui le mènera à sa perte définitive, à juste raison.

Député de Kinkala maintenu en place par le système sans que personne ne s’en offusque, monsieur Guy Brice Parfait Kolelas n’a jamais durant cette mandature parlementaire fait une intervention au niveau de l’Assemblée nationale afin d’éclairer la nation sur le mauvais fonctionnement de notre pays le Congo-Brazzaville.

Il s’est tu depuis lors, tout en profitant des avantages dus à sa fonction et de sa position d’opposant de façade qui permet à monsieur Sassou Nguesso d’avoir l’impression de vivre dans une démocratie.

Pourtant les problèmes n’ont pas manqué depuis l’élection de monsieur Sassou Nguesso suite à la violation de la constitution de 2002. Et voilà comme par enchantement que monsieur Guy Brice Parfait Kolelas fait une conférence de presse le 09 août 2020 pour enfoncer des portes ouvertes et nous asséner des vérités de La Palice.

Oui monsieur Guy Brice Parfait Kolelas, le Congo-Brazzaville va mal depuis la guerre civile du 05 juin 1997 qui a mis fin à notre démocratie naissante. Cela n’empêche qu’à la suite des accords entre le MCDDI (Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral) et le PCT (Parti congolais du travail), vous aviez été nommé directeur adjoint de la campagne du candidat Sassou Nguesso  à l’élection présidentielle de 2009. Vous aviez été récompensé et nommé Ministre durant son septennat jusqu’à ce que l’on vous débarque du gouvernement pour une crise d’adolescence. L’on ne coupe pas impunément la main qui vous nourrit. Il eut été plus élégant que vous démissionniez. Mais pour l’appât du gain, vous êtes resté cramponné à votre poste ministériel jusqu’à ce que votre boss, comme vous l’appeliez, siffle la fin de la récréation en vous renvoyant du gouvernement tel un malpropre.

Il est évident que vous rêviez depuis votre tendre enfance d’accéder à la magistrature suprême. Mais en tant qu’adulte, vos actes ont toujours été à l’opposé de vos désirs d’enfant. La politique ne forge pas le caractère, elle élimine celui des faibles.

Durant ce quinquennat de monsieur Sassou Nguesso, il y a eu beaucoup de scandales qui auraient mérités votre désapprobation. En tant que soi-disant opposant, ce que l’on ne peut vous renier, il eut fallu que l’on entendit votre voix dénoncer ce que tous les Congolais savaient et que vous semblez découvrir lors de votre dernière conférence de presse. Le Congo-Brazzaville n’est pas un État de droit. C’est une dictature donnant l’apparence d’une démocratie. En participant comme vous le faites à cette mascarade, vous mettez dans l’embarras et le désarroi le nombre non négligeable des militants qui vous suivent. Vous trahissez sans sourciller leur confiance par des basses manœuvres de politique politicienne. Le rôle d’un opposant c’est de croiser le fer pour défendre les intérêts de la nation. Nous avons cru un moment que vous étiez devenu boulanger tant vous rouliez tout votre monde dans la farine.

Un député de la nation participe à l’élaboration des lois de son pays et au contrôle de l’action gouvernementale. Sur ces deux points ça été le silence total de votre part. Aviez-vous pris ne fusse qu’une fois durant cette mandature la parole à l’Assemblée nationale pour défendre le peuple qui vous y a envoyé siéger et non faire la sieste ? Il serait temps que monsieur Guy Brice Parfait Kolelas ait une pensée pour la jeunesse congolaise qui désespère au lieu d’avoir tout le temps les yeux rivés sur l’élection présidentielle.

La politique ne se résume pas qu’à l’élection présidentielle. Cette élection consacre le parcours politique d’une femme ou d’un homme engagé qui durant son service s’est mis à la disposition de ses concitoyens afin de les entendre et de réaliser leurs doléances. En dehors des dons alimentaires et du rafistolage de quelques bâtisses dans votre fief, comme tout député congolais, aucun acte d’envergure de votre part n’a attiré notre attention. Vous avez tant rabaissé le niveau du débat politique qu’il en devient affligeant de vous écouter. Épargnez-nous vos jérémiades.

La manipulation de la loi électorale par le Ministre de l’Intérieur dans une dictature est un fait banal. Y accorder de l’importance c’est nous faire croire que le Congo-Brazzaville est une démocratie. C’est un jeu malsain que vous jouez à l’approche de l’élection présidentielle de mars 2021, la seule qui sied à votre plumage. Dans la configuration politique actuelle, même sans élection, monsieur Sassou Nguesso sera réélu dictateur en chef du Congo-Brazzaville.

Durant ce quinquennat, il y a eu les affaires de malversations financières des enfants Sassou Nguesso. De votre part, l’on a noté une solidarité familiale. La dissimulation de la dette nationale auprès des organismes internationaux n’a pas semblé vous ébranler. La vie misérable des Congolais qui triment tous les jours à cause de la brutalité de ce régime est le dernier de vos soucis. La disparition des 14 000 milliards de francs CFA du Fonds des générations futures est un songe pour vous. Le sort du Général Jean-Marie Michel Mokoko n’a pas semblé atteindre votre sensibilité. Quant à votre ami d’hier André Okombi Salissa c’est le silence complet. La pandémie du COVID-19, vous ne savez même pas si elle existe tant vous êtes dans votre bulle. Au niveau de l’horreur, la mort en prison du Colonel Marcel Tsourou n’a été pour vous qu’un épiphénomène. Aucun Congolais ne doit mourir pour ses opinions politiques. Aujourd’hui c’est eux, demain ce sera nous car le loup attaque toutes les brebis surtout galeuses.

Dans la vie, il y a des moments où le silence est plus important que la politique du coup de menton à l’approche de l’échéance présidentielle. Chaque opposant déploie sa plus belle parure pour plaire au maître des lieux afin de continuer à gérer le Congo-Brazzaville comme une épicerie familiale.

Pour paraphraser cette citation apocryphe, attribuée à Voltaire, je dirais « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. » C’est aussi ça l’État de droit incluant la liberté d’expression pour lequel nous nous battons. Il n’en demeure pas moins que la cohérence de la pensée et de l’action est un élément essentiel du discours politique.

Nous non plus ne sommes pas parfaits et nous l’acceptons. Mais des fois, la valeur inestimable d’une pièce dépend de son imperfection. L’on ne peut se contenter d’avoir de l’or en barre dans les mains et le transformer en barre de chocolat.

C’est Martin Luther King qui disait : « Ce qui m’effraie, ce n’est pas l’oppression des méchants ; C’est l’indifférence des bons.»

Avec Congo-liberty.com par Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

Une femme bras droit de Biden? De quoi «offenser» des hommes, selon Trump

août 11, 2020
Donald Trump, le 10 août.
Donald Trump, le 10 août. KEVIN LAMARQUE / REUTERS

Donald Trump a dit mardi 11 août que certains hommes pourraient se sentir «offensés» par l’engagement de son rival démocrate Joe Biden à choisir une femme comme colistière pour la présidentielle de novembre. «Il s’est borné à un certain groupe de personnes», a déclaré le président américain dans un entretien téléphonique à la radio Fox Sports. «Certains diront que c’est une offense faite aux hommes, et d’autres diront que c’est OK».

Joe Biden, qui le défiera dans les urnes le 3 novembre, s’est engagé dès le début de sa campagne, au printemps, à choisir une femme comme numéro 2. Il doit annoncer son choix cette semaine. Seules deux femmes dans l’histoire politique américaine ont jusqu’ici été désignées comme colistières: Sarah Palin en 2008 aux côtés du candidat républicain John McCain, et Geraldine Ferraro en 1984 avec le démocrate Walter Mondale. Aucune n’est devenue vice-présidente.

Donald Trump a salué mardi dans son entretien radio le travail de son propre vice-président, Mike Pence, tout en minimisant l’importance du choix du colistier. «Les gens ne votent pas pour le colistier, pas du tout», a-t-il avancé. «Vous pouvez choisir un George Washington comme colistier. Ou Abraham Lincoln, revenu d’entre les morts. Ils ne votent tout simplement pas pour le colistier».

Par Le Figaro avec AFP

Fête de l’indépendance du Tchad : le président Idriss Déby reçoit le titre de maréchal

août 11, 2020

 

Idriss Déby Itno, à l'Assemblée nationale le 11 août, lors de la cérémonie l'élevant au grade de Maréchal du Tchad, organisée à l'occasion du 60e anniversaire de l'indépendance du pays.

Idriss Déby Itno, à l’Assemblée nationale le 11 août, lors de la cérémonie l’élevant au grade de Maréchal du Tchad, organisée à l’occasion du 60e anniversaire de l’indépendance du pays. © DR / Présidence tchadienne

 

 

Le Tchad a célébré le 11 août 2020 ses 60 ans d’indépendance. En raison du coronavirus, la journée a été marquée par une cérémonie à l’Assemblée nationale pour élever le chef de l’Etat Idriss Déby Itno au grade de maréchal.

Les députés tchadiens viennent d’élever à l’ultime niveau de la hiérarchie militaire, le rang de maréchal, le président Idriss Déby Itno. Cette élévation a été approuvée par la majorité parlementaire et une partie de l’opposition.

Maître Jean-Bernard Padaré, porte-parole du MPS (Mouvement patriotique du salut), le parti au pouvoir, estime qu’il est tout à fait normal que le président soit honoré le jour de la fête de l’indépendance.

« Les députés, élus du peuple, jettent un regard rétrospectif sur ce qui a été accompli en 60 ans et ils ont identifié un des enfants du pays qui a consacré le plus clair de son temps à défendre l’intégrité du Tchad, la sécurité de nos concitoyens, donc ils ont décidé de l’élever à la dignité de maréchal le jour des 60 ans de notre pays. C’est symbolique, pour lui dire : nous sommes fiers de votre engagement pour assurer l’intégrité de notre territoire et la défense de nos concitoyens », a déclaré Jean-Bernard.

Toutefois, certains estiment que cette cérémonie d’élévation au rang de maréchal ne devrait pas avoir lieu le jour de la commémoration de l’indépendance du pays.

« C’est un crime national que de faire coïncider cet événement avec l’anniversaire de notre indépendance. Le mode de fonctionnement que nous connaissons va faire en sorte que chaque année, on va plutôt privilégier le maréchalat et donc on va reléguer le 11 août 1960 aux calendes grecques. C’est irresponsable et personne ne peut l’accepter », s’est insurgé l’opposant Saleh Kebzabo, président de l’Union nationale pour la démocratie et le renouveau.

Avec Adiac-Congo par Yvette Reine Nzaba

 

Trois-Rivières(Québec)/Jean Lamarche sera de la prochaine campagne à la mairie: «J’ai besoin d’un autre mandat»

août 10, 2020

Le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche.

© FRANÇOIS GERVAIS Le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche.
Trois-Rivières — Élu à la suite du départ précipité d’Yves Lévesque à la mairie de Trois-Rivières, Jean Lamarche ne compte pas être une étoile filante à l’hôtel de ville. Il entend briguer un second mandat pour poursuivre, dit-il, tous les chantiers entrepris depuis son élection en mai 2019.«Dès que je me suis présenté pour un mandat de deux ans, je savais que je voulais poursuivre pour réaliser ce que je voulais faire d’un mandat de plus», affirme le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche, dont le court mandat se déroule lors d’une pandémie aux impacts multiples.

«Jusqu’à ce jour, je suis bien content de ce que j’ai fait. On est en train d’instaurer de nouvelles pratiques, une façon de faire et une nouvelle vision. Et ça, je veux l’amener plus loin et j’ai besoin d’un autre mandat.»

Les Trifluviens devraient donc voir le nom de Jean Lamarche sur les bulletins de votes lors des prochaines élections municipales, le 7 novembre 2021. Et ce, même si l’ancien maire Yves Lévesque décide de faire un retour en politique après avoir quitté son poste de maire à mi-mandat pour des raisons de santé.

«M. Lévesque, s’il souhaite venir dans la course, il sera un candidat. Si je veux briguer la mairie, je le fais selon mes convictions, je le fais parce que je pense que je suis la bonne personne», mentionne M. Lamarche qui se dissocie de l’étiquette de dauphin d’Yves Lévesque qu’on lui accole souvent.

L’ancien maire de Trois-Rivières Yves Lévesque.

© STÉPHANE LESSARD L’ancien maire de Trois-Rivières Yves Lévesque.
Joint brièvement samedi à la suite de la publication de la chronique de Jean-Marc Beaudoin «Yves Lévesque reluquerait la mairie?», l’ancien maire de Trois-Rivières et candidat conservateur défait aux dernières élections fédérales n’a pas nié un possible retour en politique. Il n’a toutefois pas évoqué la volonté de briguer à nouveau la mairie de Trois-Rivières. Yves Lévesque disait être amusé, car cette chronique avait fait «sonner le téléphone». Malgré quelques tentatives, il a été impossible de s’entretenir avec Yves Lévesque lundi.Ancien candidat à la mairie de Trois-Rivières à deux reprises, Jean-François Aubin n’envisage aucunement une troisième campagne électorale. Celui qui a obtenu 33,5 % des voix contre 56 % pour Jean Lamarche lors des dernières élections ferme définitivement la porte pour les prochaines élections.

L’ancien candidat à la mairie de Trois-Rivières, Jean-François Aubin.

© FRANÇOIS GERVAIS L’ancien candidat à la mairie de Trois-Rivières, Jean-François Aubin.
Sa récente sortie publique concernant la gestion de l’alerte d’urgence lors de l’incendie du groupe Somavrac pourrait laisser croire qu’il prépare un retour, Jean-François Aubin assure qu’il n’en est rien.«En 2021, je ne suis pas là. Je ne suis même pas en réflexion là-dessus», soutient-il.

«Je m’intéresse toujours à l’actualité et à la politique municipale, ça va toujours rester, et je ne me gêne pas pour dire des opinions quand j’ai à les dire. Mais ce n’est pas en vue d’une relance pour la mairie 2021.»

En ce qui concerne une candidature au conseil municipal, Jean-François Aubin n’exclut par cette possibilité aussi catégoriquement. Il précise toutefois ne pas avoir réfléchi à ce sujet.

Avec Le Nouvelliste par Gabriel Delisle

Canada-Québec: Le port du masque obligatoire dès la maternelle au Collège Saint-Bernard

août 10, 2020
Le Collège Saint-Bernard de Drummondville
© Jean-François Dumas/Radio-Canada Le Collège Saint-Bernard de Drummondville
Le Collège Saint-Bernard de Drummondville n’a pas attendu le plan révisé de Québec avant de trancher : tous ses élèves, de la maternelle à la cinquième secondaire, devront porter un masque lors du retour à l’école.

À l’instar des mesures adoptées et présentées lundi par le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge, les élèves et le personnel du Collège Saint-Bernard devront porter leur masque dans les déplacements et dans les aires communes. Ils n’auront pas à le porter en classe.

La direction de l’établissement a pris cette décision au printemps dernier. «C’était dans la liste de matériel scolaire, qui a été envoyée à la fin juin», a expliqué le directeur général du Collège, Dominique Guévin, au micro de Facteur matinal.

L’école privée de Drummondville avait déjà adopté le port du masque obligatoire lors de la rentrée provisoire des élèves de niveau primaire au printemps dernier.

«Le port du masque était presque marginal quand il est devenu obligatoire au Collège», a rappelé Dominique Guévin.

«Les jeunes se sont super bien adaptés», a-t-il assuré. Pour les tout-petits de la maternelle, l’établissement avait mis les parents dans le coup pour valider l’application des mesures sanitaires comme le lavage des mains et la manipulation du masque.

La rentrée de septembre se fera donc de la même manière, à la différence que les élèves de niveau secondaire seront eux aussi de retour en classe et dans les corridors.

Le Collège Saint-Bernard a même choisi d’imposer le port du masque dans le transport scolaire, pour être conséquent avec l’obligation du port du masque dans le transport en commun. «On va aller au-delà», a expliqué le directeur de l’école privée.

 

Avec CBC/Radio-Canada

Près de 6000 expatriés américains ont renoncé à leur citoyenneté depuis janvier

août 10, 2020
Un peu plus de 5800 Américains basés à l’étranger ont abandonné leur nationalité en 2020. Un nombre record qui s’explique en partie par un rejet de Donald Trump.

Plus de 5800 expatriés américains ont renoncé à leur citoyenneté, au premier semestre 2020.

© JOE RAEDLE Plus de 5800 expatriés américains ont renoncé à leur citoyenneté, au premier semestre 2020.
C’est un nombre trois fois plus important qu’en 2019. 5816 Américains expatriés ont renoncé à leur nationalité dans les six premiers mois de 2020, selon une étude relayée par CNN.

Cette dernière a été menée par l’organisme Bambridge Accountants, spécialisé dans les impôts des expatriés américains et anglais. Elle s’est basée sur les données publiques communiquées par le gouvernement fédéral tous les trimestres.

Trump pointé du doigt

Si des Américains abandonnent leur citoyenneté chaque année, l’augmentation constatée ces derniers mois s’expliquerait en partie, d’après Bambridge Accountants, par un ras-le-bol des expatriés envers Donald Trump et son exercice du pouvoir. Dans le détail, sont citées sa gestion contestée du coronavirus ou encore la politique climatique menée par la présidence, impliquant notamment le retrait des accords de Paris et plus récemment la révision des lois environnementales.

« Il s’agit surtout de personnes qui ont déjà quitté les Etats-Unis et qui en ont eu assez de tout », résume Alistair Bambridge, membre de l’organisme, auprès de CNN.

Une procédure à 2350 dollars

L’action du 45e président des États-Unis n’explique pas à elle seule ce phénomène. La législation américaine impose en effet aux expatriés de déclarer chaque année leurs impôts, leurs comptes bancaires, leurs investissements ainsi que les retraites perçues à l’étranger. Une fiscalité jugée peu avantageuse pour beaucoup.

Afin de s’affranchir de la citoyenneté américaine, chaque expatrié doit se présenter à l’ambassade américaine dans son pays de résidence, où il doit débourser 2350 dollars.

Selon l’organisme, la tendance pourrait s’accentuer dans les prochains mois, selon le résultat du scrutin en novembre prochain.

Avec BFM.TV

Le Premier minitre libanais annonce sa démission du gouvernement

août 10, 2020

 

Quatre ministres s’étaient déjà retirés face au courroux des manifestants, qui crient «vengeance» depuis l’explosion ayant fait au moins 160 morts et des milliers de blessés la semaine dernière.

La pression devenait trop forte. Six jours après l’explosion qui a sinistré Beyrouth, le gouvernement a fini par tomber. Le premier ministre a annoncé à 19 h 30 qu’il présentait sa démission, affirmant avoir tout fait pour répondre aux aspirations au changement des Libanais, mais s’être heurté à un « mur très épais ». La catastrophe qui a frappé le pays n’est selon lui que le symptôme du « système de corruption qui étouffe et asservit l’État et ses institutions », a dénoncé Hassan Diab. Le président Michel Aoun a accepté sa démission mais lui a demandé d’expédier les affaires courantes en attendant la formation d’un nouveau gouvernement.

Les jeux étaient déjà faits dans la journée lorsque plusieurs ministres ont annoncé qu’ils jetaient l’éponge. La vague des démissions avait déjà commencé la veille de la détonation dans le port de Beyrouth, car cette catastrophe s’ajoute en réalité à une autre, antérieure, tout aussi dévastatrice pour le pays, à savoir la crise financière qui a éclaté au grand jour en octobre dernier. L’incapacité du gouvernement Diab à mettre en œuvre un plan de sauvetage est apparue au grand jour lorsque les négociations avec le Fonds monétaire international ont dû être interrompues : les options adoptées par le cabinet étaient désavouées par les tenants réels du pouvoir oligarchique qui est aux commandes du Liban depuis trois décennies.

Plusieurs centaines de manifestants étaient dans les rues de Beyrouth ce lundi alors que le premier ministre annonçait la démission de son gouvernement.
Plusieurs centaines de manifestants étaient dans les rues de Beyrouth ce lundi alors que le premier ministre annonçait la démission de son gouvernement. JOSEPH EID / AFP

Face à ces deux crises conjuguées, chacune d’une ampleur inégalée, quelque chose devait céder. Le Parlement faisant de la résistance – ni l’idée de raccourcir la durée de la législature, ni celle de la démission des principaux groupes parlementaires n’ayant été suivies -, le gouvernement était le fusible le plus facile. Sa formation, à la suite de la démission du premier ministre Saad Hariri sous la pression de manifestations géantes entamées le 17 octobre 2019, faisait déjà office de tentative de colmatage pour le système de pouvoir.

Conspuée dans la rue, la classe politique s’est alors fait représenter par des « technocrates » prétendument indépendants. Certains ministres l’étaient à titre individuel. Mais il est très vite apparu que les ficelles de l’exécutif étaient tirées en coulisses. « Je me suis battue sur plusieurs dossiers, mais nous étions confrontés à un système qui nous dépasse. Du plus petit au plus grand dossier que j’ai eu à traiter, j’ai acquis la conviction de la nécessité absolue d’une refonte du système politique libanais fondée sur un partage confessionnel du pouvoir. La démission du gouvernement ne résout rien en soi », déclare au Figaro, la ministre de la Justice démissionnaire, Marie-Claude Najm.

Les manifestations ont succombé à la violence.

Les manifestations ont succombé à la violence. ALKIS KONSTANTINIDIS / REUTERS

Professeur de droit respectée, elle a beaucoup déçu ceux qui réclament des réformes. « Je n’ai pas démissionné plus tôt car j’avais encore espoir de faire avancer les choses dans mon ministère. Après la catastrophe du 4 août, je me devais de ne plus accepter aucun compromis. » Avant de rendre son tablier, la ministre a transmis l’enquête sur la déflagration du port de Beyrouth à la Cour de justice, une cour d’exception présidée par un magistrat dont la probité n’a jamais été mise en doute, dans un pays où le pouvoir judiciaire est soumis à l’ingérence ostensible du politique. « J’espère que ce dossier permettra à la justice libanaise de regagner la confiance des Libanais, car nous ne pouvons pas nous en remettre à chaque fois à la justice internationale », poursuit Marie-Claude Najm, selon qui des experts français qui ont inspecté le site de l’usine AZF à Toulouse ont en tout cas été sollicités dès le début de l’enquête. De même que des experts français mandatés par le parquet de Paris, en vertu d’accords bilatéraux liés à la présence de ressortissants français parmi les victimes.

Manœuvres dilatoires

Pour l’instant toutefois, la défiance des citoyens est à son comble. D’autant que le scénario d’un véritable changement politique reste plus qu’incertain. « La question clé reste de savoir quand la multitude de groupes qui sont descendus dans la rue formera un mouvement politique en mesure, non pas de condamner le système de pouvoir criminel au Liban, mais d’imaginer et de travailler à en établir un autre », interroge le politologue Karim Makdessi.

L'explosion a soufflé une bonne partie de la capitale libanaise.
L’explosion a soufflé une bonne partie de la capitale libanaise. MAXAR TECHNOLOGIES / MAXAR via REUTERS

En attendant, des consultations parlementaires pour la formation d’un nouveau gouvernement vont débuter. « Le prochain cabinet devra être accepté de toutes les parties qui ont de l’influence au Liban, de Téhéran à Riyad en passant par Paris et Washington. Avec un mandat clair : des négociations avec le FMI, la réforme du secteur de l’électricité, et des élections anticipées », expose l’analyste Khaldoun el-Charif, directeur du site Lebanon 24. Autant dire que les manœuvres dilatoires continuent de prévaloir dans un système pour lequel, selon un connaisseur, « chaque jour qui passe est un jour de gagné ».

L'explosion a détruit la moitié de la ville de Beyrouth.
L’explosion a détruit la moitié de la ville de Beyrouth. THIBAULT CAMUS / AFP

Avec Le Figaro par Steve Tenré et AFP agence

La diaspora burkinabè soutient Roch Marc Christian Kaboré

août 9, 2020

Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré.

Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré. © Présidence du Burkina Faso

 

La diaspora burkinabè a lancé samedi à Abidjan son premier mouvement politique pour peser sur l’élection présidentielle de novembre au Burkina.

Quelque milliers de délégués venus de 18 pays ont lancé dans un grand hôtel de la capitale économique ivoirienne, un mouvement politique dénommé « C’est le moment! »

« Nous avons décidé de porter notre choix sur le président Roch Marc Christian Kaboré qui brigue un deuxième mandat parce qu’il a permis à la diaspora de prendre part aux élections, d’obtenir dix sièges au parlement (dans la prochaine législature) et de disposer d’un ministère des Burkinabè de l’étranger », a aussitôt déclaré Moumouni Pograwa, son porte-parole.

Bouclier face au terrorisme

Pour Moumouni Pograwa, « le président Kaboré a fait front contre le terrorisme et constitue un bouclier face à ce fléau ».

La diaspora burkinabè représente une communauté de sept millions de personnes, dont plus de la moitié vit en Côte d’Ivoire. Elle transfère chaque année l’équivalent de 58 milliards de FCFA (environ 88 millions d’euros) au Burkina.

Roch Marc Christian Kaboré a été investi le 11 juillet par le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), son parti, pour briguer un second mandat, alors que le pays a sombré dans les violences jihadistes en cinq ans.

Rassemblement pro-Compaoré à Ouagadougou

Par ailleurs, samedi, à Ouagadougou, un rassemblement des partisans de l’ex-président burkinabè Blaise Compaoré pour réclamer son retour au pays a été empêché.

Un imposant dispositif policier dressé aux abords de la Maison du peuple dans la capitale Ouagadougou, où devait se tenir la manifestation, a empêché des milliers de personnes de se rassembler. Aucune raison officielle n’a été donnée par les forces de l’ordre, certains policiers se contentant d’indiquer que le rassemblement est « reporté ».

Blaise Compaoré, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international, vit actuellement en Côte d’Ivoire d’où il ne peut être extradé en raison de sa double nationalité ivoirienne obtenue grâce à son épouse.

Par Jeune Afrique avec AFP

Liban/Beyrouth : sous la pression des manifestants, le premier ministre propose des élections anticipées

août 8, 2020

Quelques jours après l’explosion du port, la foule se masse dans le centre-ville. Les manifestants ont pénétré le ministère des Affaires étrangères pour en faire le «quartier général de la Révolution», mettant le gouvernement sous pression.

 

Le samedi de la colère. Quatre jours après la terrible explosion qui a tué au moins 158 personnes, blessé 6000 autres et mis en ruine le port et une partie de la ville de Beyrouth, les Libanais se sont donné rendez-vous pour demander des comptes. Face à la pression de la rue, le premier ministre Hassane Diab a annoncé qu’il allait proposer des élections anticipées.

Dès 15 heures, heure locale (14 heures en France), des centaines de citoyens se sont retrouvés dans le centre. Comme sur la place des Martyrs, symbole de la contestation populaire depuis plusieurs mois, où environ 5000 manifestants, selon des premières estimations, demandent «le Jour du Jugement». Des potences y ont même été installées.

Un groupe de manifestants s’en est également pris au Parlement, jusqu’à tenter d’y pénétrer, rapporte l’agence Reuters. Ils ont été séparés par la police, qui a tiré des gaz lacrymogènes. Plus tard dans l’après-midi, peu après 18h, heure locale, une dizaine de manifestants ont réussi à pénétrer dans le ministère des Affaires étrangères, fortement touché par l’explosion de mardi. Les manifestants ont déclaré, en direct à la télévision libanaise, que ce ministère devenait le «quartier général de la Révolution».

Les manifestants sur le perron du ministère des Affaires étrangères, ont également suspendu des banderoles.

Les manifestants sur le perron du ministère des Affaires étrangères, ont également suspendu des banderoles. ELLEN FRANCIS / REUTERS

«Le peuple veut la chute du régime», «partez, vous êtes des assassins», «vengeance, vengeance, jusqu’à la chute du régime», plusieurs slogans sont scandés dans la ville à l’encontre du pouvoir. Selon l’AFP, le rassemblement reste majoritairement pacifiste, malgré quelques zones de tension. La Croix Rouge libanaise fait état de 110 personnes blessées au cours de la journée, dont 32 emmenées à l’hôpital.

Au même moment, le gouverneur de la ville, Marwan Abboud, était pris pour cible. Après quelques instants de discussion avec des manifestants, il est entré dans sa voiture, qui s’est retrouvée poursuivie et caillassée sur les premiers mètres de son trajet. Sur son compte Twitter, l’armée libanaise assure comprendre «la profondeur de la douleur dans le cœur des Libanais» mais «rappelle aux manifestants l’obligation de préserver l’aspect pacifique du mouvement, d’éviter de barrer les routes et toute atteinte aux biens publics et privés». Depuis l’explosion, près de 300.000 habitants sont sans-abri.


Les forces de l'ordre ont tiré du gaz lacrymogène, à proximité du Parlement.
Les forces de l’ordre ont tiré du gaz lacrymogène, à proximité du Parlement. THAIER AL-SUDANI / REUTERS

Ce samedi, plusieurs députés ont rendu leur mandat, suivant ainsi d’autres membres du Parlement, plus tôt dans la semaine. Selon eux, le temps est venu de bâtir un «nouveau Liban». «Le peuple libanais doit prendre une position historique. Un nouveau Liban doit émerger sur les ruines de l’ancien, que vous représentez», a déclaré Samy Gemayel, chef du parti Kataëb, un groupe chrétien de l’opposition, lors des obsèques de Nazar Najarian, secrétaire général du parti, tué dans l’explosion du port. «J’invite tous les députés qui ont de l’honneur à démissionner pour que le peuple puisse décider de ses gouvernants», a ajouté Samy Gemayel.

Demain, dimanche, une visioconférence des donateurs en soutien au Liban sera organisée. Co-organisée par l’ONU et la France, le président américain Donald Trump y participera également. Elle aura lieu à 14h.

Des manifestants libanais, le 8 août 2020.

Des manifestants libanais, le 8 août 2020. HANNAH MCKAY / REUTERS 

Avec Le Figaro par Pierre Zéau