Archive for the ‘Opinion’ Category

Chine: Xi appelle à combattre ce qui pourrait « saper » le pouvoir du PCC

octobre 17, 2017

Pékin – Le numéro un chinois Xi Jinping a appelé mercredi à combattre « les paroles et les actes » de nature à saper l’autorité du Parti communiste (PCC) au pouvoir, en ouverture du XIXe Congrès de l’organisation, promettant « une nouvelle ère » du « socialisme aux caractéristique chinoises ».

« Nous devons (…) nous opposer fermement à toute action qui porterait atteinte aux intérêts du peuple ou éloignerait le Parti et le peuple », a déclaré M. Xi, en ouvrant cette grand-messe quinquennale où il doit se voir octroyer un nouveau mandat de cinq ans à la tête de la deuxième puissance économique mondiale.

« Si notre Parti parvient à unir et à mener le peuple (…) nous ferons face aux risques majeurs, surmonterons les obstacles », a-t-il ajouté, faisant l’éloge de la lutte du régime contre la pauvreté et contre la corruption.

Le régime chinois a nettement accru sa répression de la société civile depuis l’arrivée au pouvoir de M. Xi en 2012, arrêtant avocats et dissidents et contrôlant toujours plus l’internet.

Devant les quelque 2.330 délégués du Congrès réunis sous les dorures de l’imposant Palais du Peuple, place Tiananmen à Pékin, Xi Jinping a mis en avant les « évolutions profondes et complexes » affectant le pays.

« Les perspectives (de développement) sont radieuses mais il y a de graves défis à relever », a-t-il martelé, tandis que les membres de l’assemblée tournaient de façon parfaitement synchrone les pages du discours écrit.

« Les camarades de tout le Parti doivent (…) se montrer vigilants, être audacieux face au changement et aux innovations, se garder de toute rigidité », a-t-il plaidé, afin de « concrétiser la victoire du socialisme aux caractéristiques chinoises, dans une nouvelle ère ».

Chez les cadres du Parti, « toute ligne de pensée ou de conduite cantonnée à la satisfaction de ses plaisirs, à l’inaction, à la paresse et à l’évitement des difficultés est tout simplement inacceptable », a-t-il également insisté.

En quoi consistera cette « nouvelle ère »? Après avoir « résolu le problème de nourrir et de vêtir plus d’un milliard de personnes », le régime doit désormais répondre « à leurs besoins d’une vie meilleure vie, non seulement sur le plan matériel et culturel », mais également en termes de « justice », « sécurité » et « d’environnement », a explicité le secrétaire général du PCC.

Xi Jinping, considéré comme le plus puissant dirigeant chinois depuis des décennies, a par ailleurs vanté les effets de la vaste campagne anti-corruption dans les rangs du Parti, engagée peu après son arrivée au pouvoir et dans laquelle sont tombés 1,3 million de cadres.

Cette campagne s’est « attaquée de façon inébranlable aux +tigres+ comme aux +mouches+ », c’est-à-dire aussi bien les hauts responsables que les petits cadres, tout « en chassant les renards » c’est-à-dire les cadres corrompus réfugiés à l’étranger, a-t-il noté.

Romandie.com avec(©AFP / 18 octobre 2017 05h00)                                            

Publicités

Congo: Les lampions des hôpitaux sont éteints

octobre 17, 2017

Les hôpitaux de Brazzaville dans la capitale politique sont éteints : constat amer cet après-midi dans les hôpitaux de Brazzaville.

Le ministère de la santé a procédé depuis ce matin au recensement des malades dans les hôpitaux de Brazzaville.

CHU de Brazzaville

49 malades, 17 enfants à la néonatologie, 12 femmes à la maternité, 17 morts dont 3 femmes mortes à la maternité depuis dimanche 15 octobre. 10 infirmiers dont 6 stagiaires et 3 médecins de dimanche à lundi.

Hôpital de Makélékélé:

229 malades, 15 infirmiers,  9 médecins. L’hôpital est saturé et n’a point des médicaments pour les urgences. 13 morts depuis dimanche.

Hôpital Militaire:

578 malades hospitalisés, 109 aux urgences, 23 infirmiers, 18 médecins depuis dimanche qui travaillent sans repos. L’hôpital est saturé avec l’esprit militaire ces infirmiers et medecins font des rotations un jour sur deux.depuis le 26 septembre les médicaments sont finis. Les malades même militaires achètent les produits eux-mêmes. Mais il faut dire que ces agents sont disponibles pour les malades malgré tout: 11morts depuis dimanche.

Hôpital municipal Leyono:

Pour la première fois 25 malades, 11 infirmiers, 5 médecins, 7 morts depuis la nuit de dimanche à lundi. L’hôpital est saturé et n’a pas des médicaments pour les urgences.

Hôpital de Talangai: 668 malades à 12H certains malades qui venaient d’arriver attendaient les places aux urgences, 19 morts de dimanche à lundi. 23 infirmiers, 11 médecins, pas de médicaments.

 

Avec Brazzanews.fr

Harcèlement: Harvey Weinstein démissionne du CA de Weinstein Co., Roy Price d’Amazon Studio

octobre 17, 2017

L’avocate d’Harvey Weinstein, Patty Glaser, à New York, le 17 octobre 2017 / © AFP / TIMOTHY A. CLARY

Harvey Weinstein, le producteur d’Hollywood accusé de harcèlement sexuel et de viols par des dizaines d’actrices, a démissionné mardi du conseil d’administration de la Weinstein Company, a confirmé à l’AFP une source proche du dossier.

Elle n’a donné aucun détail sur les conditions du départ de M. Weinstein. Le tout-puissant producteur de cinéma devenu paria avait déjà été renvoyé le 8 octobre de la société qu’il co-présidait et dont il détenait 22% des parts. Mais il restait jusqu’à ce mardi membre du conseil d’administration.

Roy Price, patron d’Amazon Studio, la branche de production de films du géant du commerce en ligne, a lui aussi démissionné à la suite d’accusations de harcèlement sexuel, a confirmé à l’AFP un porte-parole.

L’avenir de la société de production est incertain depuis qu’Harvey Weinstein est tombé brutalement de son piédestal après les révélations du New York Times et du New Yorker sur des agressions sexuelles courant sur trois décennies à l’encontre d’une quarantaine d’actrices et ex-employées de sa société.

Des stars comme Gwyneth Paltrow ou Angelina Jolie ont affirmé avoir été harcelées, agressées ou même dans certains cas violées, à l’instar de Rose McGowan ou Asia Argento.

La société Weinstein Co. envisage de se vendre face aux difficultés financières engendrées par le scandale et a entamé des discussions avec le fonds d’investissement Colony Capital, qui lui a apporté de l’argent frais lundi.

– ‘Serrée par le bras’ –

Le sort du frère d’Harvey, Bob Weinstein, co-fondateur de la Weinstein Company, est également incertain. Beaucoup s’interrogent sur ce qu’il savait du comportement de son frère. D’autant qu’une productrice, Amanda Segel, l’a accusé lui aussi mardi de harcèlement sexuel, ce que l’intéressé a démenti par un porte-parole, selon le magazine Variety.

Dans le sillage de l’affaire Weinstein, les révélations continuaient de pleuvoir sur les abus sexuels à Hollywood.

Lena Headey, qui joue dans la série culte « Game of Thrones », a détaillé sur Twitter une rencontre avec Weinstein au festival de Venise où il lui a fait « des remarques suggestives ». « J’ai cru à une plaisanterie, j’ai ri », écrit-elle, ajoutant: « je n’ai plus joué dans aucun film de Miramax », maison de production co-fondée par Weinstein.

Plus tard à un petit-déjeuner à Los Angeles, le producteur lui a posé « quelques questions sur (sa) vie amoureuse », tandis qu’elle s’efforçait de ramener la conversation sur un terrain moins personnel.

Il l’a invitée dans sa chambre pour lui donner un script. Dans l’ascenseur, inquiète, elle lui a dit qu’elle n’était « pas intéressée par autre chose que le travail » et il est devenu « silencieux, furieux ». Dans le couloir il lui a tenu le dos en la poussant vers sa chambre et lorsque sa clé n’a pas fonctionné, il l’a raccompagnée vers une voiture en la tenant « serrée par le bras », l’enjoignant de garder le silence sur l’incident. « Je suis rentrée dans la voiture et j’ai pleuré », conclut-elle.

– Briser le silence –

Reese Witherspoon, oscarisée pour « Walk the line », a quant à elle, lors d’une remise de prix décernés par le magazine Elle, avoué qu’un réalisateur l’avait agressée sexuellement lorsqu’elle avait 16 ans.

« J’ai ressenti de la colère envers les agents et producteurs qui m’ont fait sentir que le silence était la condition pour que je sois employée », affirme-t-elle.

Elle dit avoir eu au cours de sa vie « de multiples expériences de harcèlement et agressions sexuelles » et avoir eu envie d’en parler ouvertement « après avoir entendu toutes les histoires des derniers jours » révélées dans la foulée du scandale Weinstein et du mouvement « MeToo » (moi aussi) sur les réseaux sociaux.

America Ferrera, star de la série « Ugly Betty », a de son côté écrit sur Twitter avoir été agressée sexuellement lorsqu’elle n’avait que neuf ans, sans toutefois faire état d’un lien avec son métier d’actrice.

« Femmes, brisons le silence pour que la prochaine génération de filles n’ait pas à vivre avec ces conneries », enjoint-elle.

La star oscarisée Jennifer Lawrence a par ailleurs décrit lors de la remise de prix de Elle les humiliations dont elle a fait l’objet à ses débuts: des producteurs lui ont demandé de « perdre 7 kilos en deux semaines », une productrice l’a alignée nue avec d’autres femmes beaucoup plus minces et lui a conseillé de s’inspirer de photos d’elle nue « pour (son) régime ».

Romandie.com avec(©AFP / 18 octobre 2017 02h28)

La RDC au Conseil des droits de l’homme: contradiction onusienne ?

octobre 17, 2017

© Damien Glez

 

L’élection de la République démocratique du Congo au Conseil des droits de l’Homme des Nations unies fait grincer des dents. Son régime est-il légitime pour donner des leçons en matière de droits humains ?

D’un côté, le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) indiquait, début septembre, que plus de 440 cas de violations des droits de l’Homme avaient été recensés au mois d’août pour l’ensemble de la République démocratique du Congo. Violations largement attribuées au régime – police, armée, justice, responsables de l’information. Le Conseil des droits de l’homme a même ouvert récemment deux enquêtes, suite aux violences dans le Kasaï.

De l’autre côté, l’Assemblée générale de l’ONU vient de donner son feu vert à l’entrée de cette même RDC à ce même Conseil des droits de l’homme. Sans surprise, les défenseurs des droits humains expriment leur désapprobation, un porte-parole de Human Rights Watch évoquant « une gifle pour les nombreuses victimes ». Avant le vote, 157 associations congolaises avaient appelé les États membres de l’ONU à faire barrage à Kinshasa. Au-delà de la « bulle » activiste, des États membres de l’ONU, comme les États-Unis, ont évoqué une perte de « crédibilité » du Conseil des droits de l’Homme.

On fait avec ce que l’on a, indiquent certains observateurs

Comment une telle incongruité, fortement dénoncée, est-elle possible ? Primo, la République démocratique du Congo a recueilli 151 voix, alors qu’elle n’en avait besoin que de 97. Secundo, certains observateurs indiquent, en « off », que « l’on fait avec ce que l’on a ».

Le Conseil des droits de l’Homme est un organe intergouvernemental qui fonctionne avec 47 États aux mandats à durée déterminée. Dans une logique de répartition géographique équitable, il réserve au continent africain 13 sièges, dont quatre devaient être cédés cette année. Aux côtés de la RDC, le Sénégal, le Nigeria et l’Angola font leur entrée…

« Si tu n’as pas la force du voleur, aide-le à porter le butin »

Y a-t-il, dans le monde, suffisamment de pays irréprochables pour que les 47 sièges soient occupés sans débat ? Membre du Conseil des droits de l’homme jusqu’en 2018, le Burundi a fait l’objet, le mois passé, d’un rapport de l’ONU qui évoque notamment « des arrestations et des détentions arbitraires, des actes de torture et des traitements cruels, inhumains ou dégradants, des exécutions extrajudiciaires, des disparitions forcées, des viols et d’autres violences sexuelles ».

Et les « brebis galeuses » présumées ne sont bien sûr pas toutes africaines. Des pratiques jugées « divergentes du concept de l’État de droit » par l’organisation Freedom House ont valu de nombreuses critiques à une Arabie saoudite pourtant membre du Conseil jusqu’en 2019.

Quant au continent américain, il héberge un autre membre controversé du Conseil : le Venezuela sur lequel l’ONU souhaita, le 11 septembre dernier, une enquête sur de possibles crimes contre l’Humanité. C’est bien connu, quand on se regarde, on se désole, mais quand on se compare, on se console.

La RDC serait-elle « moins pire » que d’autres ? Un ultime argument populaire plaide pour son intégration : « Si tu n’as pas la force du voleur, aide-le à porter le butin ». Si tu n’arrives pas à corriger les actes autocratiques, intègre l’autocrate au Conseil des droits de l’Homme et il se convertira…

Jeuneafrique.com par Damien Glez, dessinateur et éditorialiste franco-burkinabé

Togo: flambée de violence dans plusieurs villes après l’arrestation d’un imam proche de Tikpi Atchadam

octobre 17, 2017

 

Tikpi Atchadam au début du mois d’août, à Lomé. © Baudoin Mouanda pour JA

Un mouvement d’humeur parti de la ville de Sokodé (centre), où un imam proche de Tikpi Atchadam, leader de la contestation contre le pouvoir togolais, a été arrêté lundi, a touché plusieurs villes du pays et la banlieue nord de la capitale. Deux militaires et un jeune manifestant ont été tués.

Tout a commencé lundi peu après dix-huit heures  à Sokodé, lorsque des éléments des forces de l’ordre ont procédé à l’interpellation de l’imam Al Hassan. Ce dernier, réputé proche de Tikpi Atchadam, est le coordonnateur du Parti national panafricain (PNP) à Sokodé, deuxième ville la plus peuplée du pays. Très vite, les militants du PNP ont envahi les rues de la ville pour protester contre cette interpellation. Plusieurs édifices sont partis en feu, dont le siège de l’Union pour la République (Unir), le parti au pouvoir.

Les affrontements entre forces de sécurité et jeunes ont duré une bonne partie de la nuit selon des témoignages recueillis sur place. Plusieurs résidences de ministres et cadres du parti au pouvoir ont été pillées et saccagées, la succursale de l’Union togolaise de banque (UTB) a également été attaquée.

Trois morts dans les affrontements

Le bilan de ces affrontements est lourd. Deux militaires ont été tués alors qu’ils étaient en faction devant le domicile du ministre de l’Agriculture, le colonel Ouro-Koura Agadazi, originaire de Sokodé. Ils « ont été lynchés et exécutés et leurs armes et munitions ont été emportées », précise un communiqué du gouvernement. Un jeune manifestant a également été tué, et une vingtaine de blessés a été recensé parmi les civils et les forces de sécurité, selon le gouvernement, qui qualifie les attaques d’« actes à visée terroriste ».

Le ministre de la Sécurité, contacté par une radio locale mardi matin, a indiqué que l’imam Al Hassan, coutumier des prêches appelant à des violences, aurait récidivé lors de sa prédication du 13 octobre, et demandé à la population de s’en prendre aux forces de l’ordre. À la suite de quoi il a été interpellé sur ordre du parquet.

Contagion

Ces manifestations se sont rapidement propagées dans d’autres villes du pays et dans la banlieue nord de la capitale. Il était impossible par exemple de circuler sur la nationale numéro 1 à hauteur d’Agoè Zongo lundi dans la nuit. « De nombreux passants ont été passés à tabac par les manifestants qui ont érigé des barricades et qui semblaient vouloir en découdre avec les forces de l’ordre », témoigne un riverain.

Une source sécuritaire contactée par Jeune Afrique indique qu’il y a eu des blessés dans les rangs des manifestants et des forces de l’ordre, et même parmi les simples passants, sans toutefois donner de chiffres. Le siège du Parti national panafricain à Lomé a été saccagé dans la nuit par des éléments pour le moment non-identifiés.

Ces tensions se produisent à la veille de nouvelles marches de l’opposition sur l’Assemblée nationale (le 18 octobre) et sur le siège de la Cedeao à Lomé (le 19 octobre) alors même que le gouvernement interdit désormais ces manifestations pendant les jours ouvrables. « Il faut qu’on se ressaisisse, notre pays ne mérite pas ça », a déclaré le ministre de la Sécurité, lançant un appel au calme.

Jeuneafrique.com par Edmond dalmeida

Airbus et Bombardier vers de nouveaux horizons avec la Cseries

octobre 17, 2017

Airbus et Bombardier devraient être « capables de prendre 50% du marché » des avions de 100 à 150 places,pour le PDG d’Airbus / © AFP / STF

Avec le couteau de Boeing sous la gorge, Bombardier a cédé à Airbus le contrôle de son programme aéronautique CSeries, mettant fin à ses ambitions de s’imposer seul face aux deux géants américain et européen.

« Je suis triste mais en même temps rassuré », car au-delà de cette question, « tout le monde est gagnant dans cet accord », a dit à l’AFP Mehran Ebrahimi, spécialiste de l’aéronautique à l’Université du Québec à Montréal.

L’avionneur européen a annoncé un spectaculaire rapprochement avec le groupe canadien en prenant 50,01% de l’entité qui gère le programme de l’avion CSeries (100 à 150 places), au moment où Bombardier se trouve dans une situation financière périlleuse.

« Le programme de la CSeries n’est pas mort » et il va plutôt connaître un essor sur le plan commercial « avec la puissance marketing colossale d’Airbus », prédit M. Ebrahimi.

Succès sur le plan industriel, cet avion, premier monocouloir de conception entièrement nouvelle depuis plus de 25 ans, tardait cependant à rencontrer le succès commercial.

Mis en service à l’été 2016, après des coûts de développement de plus de 5,4 milliards de dollars américains, le CSeries n’a jusqu’à maintenant été commandé qu’à 360 exemplaires.

Qui plus est, une commande de 75 appareils de la compagnie américaine Delta était menacée depuis l’imposition de droits punitifs sur l’avion par le gouvernement américain.

En pleine renégociation de l’accord de libre-échange nord-américain (Aléna) entre le Canada, les Etats-Unis et le Mexique, les autorités américaines ont imposé, sous la pression de Boeing, des droits compensatoires de 220% sur ce type d’avions importés sur leur sol, ainsi qu’une taxe antidumping de 80%.

Même si ces droits restent à confirmer, ils avaient de facto « fermé l’accès au marché américain » pour Bombardier, a estimé la ministre québécoise de l’économie, Dominique Anglade.

Le rapprochement Airbus/Bombardier vient régler ce problème car le géant européen prévoit d’ouvrir une seconde ligne d’assemblage pour les avions de la CSeries vendus aux Etats-Unis à ses installations de Mobile, en Alabama (sud des Etats-Unis).

« La CSeries sera assemblée aux Etats-Unis et ne sera donc pas sujette à ces droits, ce qui est une nouvelle fantastique pour Bombardier et le Canada », a estimé Walid Hejazi, professeur de management aéronautique à l’Université de Toronto.

Le partenariat donne aussi du temps au gouvernement canadien de Justin Trudeau pour revoir son intention de ne pas acheter d’avions de chasse super Hornet à Boeing si les Etats-Unis décident finalement d’imposer les droits punitifs visant la Cseries.

– ‘Boeing pas content’ –

« Boeing faisait tout pour fermer le lucratif marché américain à Bombardier. Il n’avait pas prévu ce développement. Boeing n’est clairement pas content car ce dénouement sape réellement sa position stratégique », a dit M. Hejazi à l’AFP.

L’accord profite aussi au président, Donald Trump, « dans la mesure où une partie de la production passe du Canada aux Etats-Unis », souligne-t-il.

Le siège du programme et la ligne d’assemblage principale de la CSeries resteront cependant basés aux installations de Bombardier à Mirabel, au nord de Montréal, assurant l’avenir de 2.000 emplois. L’accord consolide aussi la filière industrielle aéronautique au Québec, forte de 40.000 salariés.

« Airbus vient d’acquérir une technologie extraordinaire et va compléter d’une façon remarquable sa gamme de produits. Bombardier va certainement augmenter son nombre de commandes et donc à long terme la viabilité de son projet », explique pour sa part Merhan Ebrahimi.

« Maintenant toutes les autres compagnies aériennes américaines et ailleurs dans le monde vont examiner avec beaucoup plus de sérieux la CSeries », renchérit M. Hejazi.

Le rapprochement représente également un joli dilemme sur le plan stratégique pour Airbus car Bombardier avait dans ses cartons des plans pour un CS500, un avion de la CSeries à plus de 150 places.

« Produire le CS500 serait moins onéreux pour Airbus que de développer la famille des A320 neo. Mais là encore, ce n’est pas aussi évident dans la mesure où Airbus à un carnet de plus de 3000 commandes pour le A320 », explique M. Ebrahimi.

Romandie.com avec(©AFP / 17 octobre 2017 18h37)                

Marion Cotillard se confie pour la première fois sur les prédateurs sexuels auxquels elle a eu affaire

octobre 17, 2017

Marion Cotillard se confie pour la première fois sur les prédateurs sexuels auxquels elle a eu affaire

Sipa

Les langues continuent de se délier dans le monde du septième art suite à l’affaire d’Harvey Weinstein. À son tour, Marion Cotillard dénonce le harcèlement sexuel sur son compte Instagram.

Après les révélations accablantes publiées dans le New York Times, le 5 octobre dernier, les témoignages des victimes fusent contre le producteur américain, Harvey Weinstein. Près de quarante récits ont été relayés dans la presse et sur les réseaux sociaux ces derniers jours. Parmi les victimes, plusieurs actrices françaises : Emma De Caunes, Léa Seydoux ou encore Eva Green, la fille de Marlène Jobert.

Sur son compte Instagram, Marion Cotillard, elle aussi concernée par ce scandale, a tenu à s’exprimer : « Plus d’une fois dans ma carrière, j’ai été confrontée à une situation où j’ai dû esquiver des prédateurs. Toutes ces femmes courageuses qui ont parlé ouvrent, je l’espère, un nouveau chapitre. J’ai énormément de respect pour elles et je les soutiens de tout mon cœur« .

Dans ce long message, publié le 16 octobre, elle dénonce « un système horrifiant« . « Ce qui est en train de se passer aujourd’hui est très important. Pour tout le monde. Important pour Harvey Weinstein. Il doit faire face à ce qu’il a fait pendant trop longtemps, comprendre que c’est un comportement malade et criminel« , souligne-t-elle en espérant que cette affaire dissuadera d’autres hommes d’agir de la sorte.

« C’est le moment de démasquer et de détruire un horrible système. C’est le moment pour les hommes et les femmes de le dénoncer à voix haute afin de créer un profond changement et faire en sorte que ces choses terrifiantes ne se produisent plus jamais« , insiste l’actrice de 42 ans.

Révoltée par les pratiques du producteur hollywoodien, Marion Cotillard tient également à rappeler que « la vulnérabilité n’est pas une faiblesse » et que les récits de ces femmes doivent déboucher sur un changement radical.

Femmeactuelle.fr

Congo: visite fantôme au CHU de Brazzaville

octobre 16, 2017

 

Somalie: à Mogadiscio, des habitants désespérés à la recherche de leurs proches

octobre 16, 2017

Sur le site d’un attentat au camion piégé, le 14 octobre 2017 à Mogadiscio / © AFP / Mohamed ABDIWAHAB

Des larmes coulent sur les joues d’Abduweli Osman, prostré dans la touffeur moite à l’extérieur d’un hôpital de Mogadiscio. Comme des dizaines d’habitants en détresse, le jeune homme a recherché son frère pendant 24 heures. Mais il est désormais persuadé de sa mort dans l’effroyable attentat ayant frappé la capitale somalienne.

La dernière fois que lui et sa famille ont eu des nouvelles d’Abdukadir Ahmed, le jeune homme avait décidé, avant de rentrer chez lui, de se rendre samedi dans un quartier commerçant et très animé de Mogadiscio, connu sous le nom de K5.

Mais il n’est jamais revenu.

Puis sa famille a entendu la terrible nouvelle: un attentat, le plus meurtrier de l’histoire de la Somalie, avait frappé ce quartier où un camion piégé avait explosé, causant la mort d’au moins 276 personnes, faisant 300 blessés et détruisant une vingtaine de bâtiments, dont un hôtel, un restaurant, une pharmacie, réduisant en cendres les petits stands de vendeurs d’essence qui ont intensifié le brasier.

Abduweli Osman a couru d’hôpital en hôpital. « On l’a cherché partout ces dernières 24 heures (…) et finalement, nous sommes persuadés qu’il est décédé, parce que nous avons retrouvé sa carte d’étudiant », confie à l’AFP Abduweli en pleurant, à l’extérieur de l’hôpital Medina.

« C’est très douloureux de perdre quelqu’un que vous aimez dans une telle tragédie et qu’il ne soit pas possible de retrouver son corps et de lui offrir un enterrement digne », lâche le trentenaire, épicier.

Autour de lui, l’hôpital est surpeuplé. Des habitants en nage courent de salle en salle dans la chaleur accablante de la capitale ou se blottissent contre leurs proches soignés pour des blessures par éclats, des brûlures, des fractures…

Les habitants de Mogadiscio sont tristement habitués à la récurrence d’attentats dans leur ville. Les islamistes somaliens shebab, liés à Al-Qaïda, lancent fréquemment des attentats-suicides dans Mogadiscio et ses environs. Ils ont juré la perte du fragile gouvernement central somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 22.000 hommes de la force de l’Union africaine (Amisom).

Mais l’ampleur de l’attaque a choqué les Somaliens, qui sont descendus par centaines dimanche dans les rues de la capitale et ont entamé lundi trois jours de deuil.

– Des corps non identifiés déjà enterrés –

Le souffle, qui a brisé des vitres à près d’un kilomètre à la ronde, a laissé de nombreux corps calcinés ou déchiquetés.

« Je n’ai jamais vécu une explosion aussi meurtrière, c’est comme si elle avait tué tous les gens à la ronde et mis le feu à tous les véhicules autour », rapporte Moalim.

Lundi, des personnes grièvement blessées ont commencé à être évacuées par un avion militaire turc, venu également apporter de l’aide médicale à des hôpitaux débordés, pour les emmener en Turquie.

Une centaine de personnes non identifiées ont déjà été enterrées. Ces funérailles suivent le rite musulman, mais elles sont aussi organisées rapidement car le gouvernement somalien ne dispose d’aucune morgue, ni les moyens de police scientifique afin d’identifier les victimes.

« Le gouvernement a fait tout ce qui était en son pouvoir pour identifier les corps (…) mais l’opération est devenue tellement difficile que nous avons décidé de les enterrer tous en même temps », explique un responsable gouvernemental, Muhidin Ali.

« Ces corps, dans un état effroyable, avaient été acheminés dans des hôpitaux pour être identifiés par des proches, mais la plupart des familles n’ont pas réussi à les reconnaître; l’ampleur de la catastrophe est au delà de ce qu’on peut imaginer en tant qu’être humain », souligne le responsable.

Malgré cette situation, beaucoup d’habitants s’accrochaient encore lundi à l’espoir de retrouver vivants des parents et attendaient, angoissés, dans des hôpitaux. Idil Ado, mère de trois enfants, est désespérément en quête d’informations sur sa nièce, disparue depuis l’attentat. Elle attend sous un arbre avec d’autres membres de sa famille à l’extérieur de l’hôpital Medina.

« Nous l’avons cherchée dans tous les hôpitaux de la ville et nous campons ici, à l’hôpital Medina, depuis hier. On espère toujours obtenir des informations ici, même si c’est pour apprendre son décès… », souffle-t-elle.

Mais pour Ahmed Farah, un secouriste interrogé sur les lieux de l’attentat, les chances de retrouver des survivants sont quasi nulles.

« Je ne pense pas qu’on retrouvera des survivants maintenant, environ 400 soldats ont travaillé avec les équipes d’urgence pour les recherches et (…) je ne vois aucun décombre sous lesquels des gens pourraient encore être en vie », confie-t-il.

Romandie.com avec(©AFP / 16 octobre 2017 19h38)                

États-Unis: Trump « Obamacare est mort »

octobre 16, 2017

Le président américain Donald Trump, le 16 octobre 2017 à Washington / © AFP / SAUL LOEB

Le président américain Donald Trump a affirmé lundi que la grande loi sur la couverture maladie de Barack Obama, qu’il n’est pas parvenu à abroger, appartenait néanmoins au passé en raison de ses défaillances.

« Obamacare, c’est fini, c’est mort, oublié », a déclaré le dirigeant à la Maison Blanche. « Il n’y a plus rien de tel qu’Obamacare. Je le dis depuis des années, le concept n’aurait jamais pu fonctionner, même dans ses meilleurs jours ».

Donald Trump se réfère apparemment au défaut le plus préoccupant de la grande réforme de 2010, l’augmentation du prix des assurances santé sur le marché dit « individuel », pour la minorité de personnes qui n’ont pas d’assurance par leur employeur ou par des programmes publics. Ces assurés reçoivent des aides et subventions pour financer le coût de leur couverture, mais un certain nombre d’entre eux ont néanmoins vu leurs dépenses augmenter depuis quelques années.

Les républicains, a dit Donald Trump, travaillent désormais à une solution « de court terme », à laquelle il prédit que les démocrates participeront car, selon lui, « la faute retombera sur eux pour le désordre ».

C’est un refrain du président américain que les problèmes supposés du système de santé, et notamment la hausse des coûts, seront politiquement mis au passif des démocrates, qui ont adopté Obamacare en 2010.

Mais les démocrates dénoncent ce qu’ils estiment être un « sabotage » progressif d’Obamacare par l’administration Trump, par la voie réglementaire puisque l’abrogation par le Congrès a échoué.

Un décret présidentiel a ainsi supprimé des subventions aux assureurs qui permettaient de réduire le coût des assurances et des soins pour les assurés les plus modestes. Une autre décision a ouvert la voie à une déréglementation des couvertures proposées, ce qui pourrait conduire au déremboursement de certains soins.

Donald Trump, lundi, a aussi critiqué le prix des médicaments aux Etats-Unis, plus élevés que dans d’autres pays riches.

« Comme d’habitude, le monde profite des Etats-Unis », a-t-il dit. « Les compagnies pharmaceutiques, franchement, s’en tirent en toute impunité ».

Romandie.com avec(©AFP / 16 octobre 2017 19h24)