Archive for the ‘Opinion’ Category

Angola – Isaías Samakuva: « Si je suis élu, Isabel dos Santos devra partir »

août 16, 2017

Isaias Samakuva, l’opposant angolais qui défend une démocratisation pacifique © AFP

 

À moins d’une semaine des élections générales, Isaías Henriques Ngola Samakuva, le candidat de l’Unita, espère convaincre les Angolais qu’il est une alternative crédible au MPLA – au pouvoir. Interview.

À 71 ans, Isaías Henriques Ngola Samakuva, le président de l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (Unita, premier parti d’opposition) se présente pour la troisième fois aux élections générales (législatives et présidentielle). Cette année, elles sont prévues le 23 août.

Face à lui – et là, c’est une première – se trouvera João Lourenço, le candidat du Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA), dirigé par José Eduardo dos Santos, le chef de l’Etat sortant au pouvoir depuis presque 38 ans, qui a décidé de passer la main.

Avec ce départ, mais aussi sur fond d’une des pires crises économiques qu’a connu le pays, l’ancien compagnon de route de Jonas Savimbi, fondateur de l’Unita, pense pouvoir faire mieux qu’en 2012, où il n’avait recueilli que 18,33% des voix – huit points de plus qu’en 2008 lors des premières élections du pays depuis la fin de la guerre civile en 2002. Entre deux meetings, il a répondu à nos questions par téléphone.

Jeune Afrique : Nous sommes à moins d’une semaine du scrutin. Comment s’est passée votre campagne ?

Isaías Henriques Ngola Samakuva : La tendance est bonne. Partout où nous passons, nous recevons énormément de soutien, ce qui nous donne bon espoir.

Votre parti a traversé des crises internes, comme la démission en 2011 de plusieurs cadres, dont votre ancien responsable de campagne, Abel Chivukuvuku, qui a créé le Casa Ce. Ne craignez-vous pas une dispersion des voix ?

Absolument pas. D’abord, ils sont nombreux parmi ces cadres à être revenus dans le giron de l’Unita. Ensuite, je pense que la création d’un nouveau parti est une bonne chose pour la démocratie. On ne pourra plus accuser l’Unita d’hégémonie sur l’opposition.

Le MPLA travaille pour s’enrichir

En 2012, vous étiez tout aussi optimiste. Et pourtant vous n’avez remporté que 18,33% des voix…

Beaucoup de choses ont changé depuis. Par exemple, tout le monde a compris que les accusations contre l’Unita, rendu responsable de la guerre civile et qui voudrait enflammer le pays, sont infondées, et qu’en réalité nous travaillons vraiment pour la paix. Quand le MPLA, lui, travaille pour s’enrichir.

Que ferez-vous de mieux que José Eduardo dos Santos, en poste depuis presque 38 ans ?

Nous répondrons aux besoins de tous les Angolais, en leur fournissant de l’eau potable, de l’électricité, des médicaments, de l’emploi… Ce dont ils sont actuellement privés.

Comment vous y prendrez-vous concrètement alors que le pays traverse l’une des pires crises économiques de son histoire ?

Il faut réellement diversifier notre économie. Mais pour cela nous avons besoin d’attirer les investisseurs étrangers dans d’autres secteurs que celui du pétrole. Ils n’ont actuellement pas accès aux opportunités et ne sont pas totalement libres d’investir. Rien que pour obtenir un visa, c’est pour eux une épreuve !

Quelle sera votre première mesure si vous êtes élu président ?

Réviser la loi qui encadre les investissements étrangers, car actuellement elle ne les protège pas. Nous devons donner des garanties.

Vivez-vous comme une aubaine le départ de José Eduardo dos Santos ?

En quelque sorte. Car le candidat João Lourenço n’apportera aucun changement, et les Angolais le savent. Notamment parce que dos Santos sera toujours à la tête du MPLA, et que c’est ce parti qui dirige en sous-main.

Si l’Unita remporte l’élection, qu’adviendra-t-il d’Isabel dos Santos, la fille du président nommée en novembre 2016 à la tête de la Sonangol, la compagnie pétrolière nationale ?

Nous pensons que sa nomination n’était pas éthique. Elle a été beaucoup contestée par le peuple angolais. Si je suis élu, elle devra partir.

Même si elle est compétente ?

A-t-elle vraiment bien géré ? Nous étudierons cela. Mais d’autres qu’elle sont compétents également.

J’accepterai le résultat des urnes si celui-ci exprime la volonté du peuple

L’Unita n’a jamais dirigé le pays. N’est-ce pas un handicap ?

Ce n’est pas compliqué de diriger un pays si la volonté politique existe et si nous agissons de manière transparente pour répondre aux besoins des citoyens. Le MPLA s’y prend mal, nous avons aujourd’hui un pays désorganisé, plongé dans la misère.

Accepterez-vous sans histoire le résultat des urnes, quel qu’il soit ?

Oui, si celui-ci exprime la volonté du peuple.

Comment jugerez-vous cela ?

Nous nous assurerons que l’élection a respecté la loi et les procédures. Si c’est le cas, nous accepterons le choix du peuple, quel qu’il soit.

À 71 ans, il s’agit de votre troisième campagne électorale. Est-ce la dernière ?

Oui, je me présente pour la dernière fois.

Jeuneafrique.com par Michael Pauron

États-Unis: les deux présidents Bush appellent à rejeter « le racisme, l’antisémitisme et la haine »

août 16, 2017

Washington – Les deux anciens présidents américains George H.W Bush et son fils George W. Bush ont appelé mercredi les Etats-Unis à « rejeter le racisme, l’antisémitisme et la haine sous toutes ses formes », après les violences à Charlottesville.

Ce bref communiqué des 41e et 43e présidents américains, au ton très solennel, vient un peu moins de 24 heures après le tollé déclenché par Donald Trump qui a renvoyé dos à dos les groupuscules suprémacistes blancs –dont un sympathisant a tué une jeune femme samedi à Charlottesville– et les manifestants antiracistes.

Le président Trump, très remonté, a affirmé mardi au cours d’une conférence de presse chaotique que la responsabilité des violences dans la ville universitaire de Virginie devait être recherchée « des deux côtés ».

« Alors que nos prières vont à Charlottesville, nous nous remémorons ces vérités fondamentales couchées dans la Déclaration d’indépendance par le plus éminent des citoyens de cette ville (Thomas Jefferson, NDLR): ‘tous les hommes sont créés égaux; ils sont dotés par le Créateur de certains droits inaliénables' », écrivent les deux Bush.

« Nous savons que ces vérités sont éternelles parce que nous sommes les témoins de la décence et de la grandeur de notre pays », ont-ils conclu.

Barack Obama, premier président noir des Etats-Unis, avait réagi dès dimanche au drame de Charlottesville dans un tweet citant le grand résistant à l’apartheid Nelson Mandela.

Ce tweet est devenu le plus « aimé » de l’histoire du réseau social avec 3,4 millions de « likes » mercredi.

Les deux autres présidents américains toujours en vie, Jimmy Carter et Bill Clinton, n’avaient pas encore réagi publiquement mercredi à ces événements qui ont choqué une partie de l’Amérique.

Romandie.com avec(©AFP / 16 août 2017 18h08)                                            

Après Charlottesville, un tweet d’Obama le plus « aimé » de tous les temps

août 16, 2017

L’ex-président américain Barack Obama, le 9 mai 2017 à Milan, en Italie / © AFP/Archives / Andreas SOLARO

Une citation de Nelson Mandela tweetée dimanche par Barack Obama est devenue le tweet le plus « aimé » de l’histoire du réseau social, a indiqué Twitter mercredi.

« Personne ne naît en haïssant une autre personne à cause de la couleur de sa peau, ou de ses origines, ou de sa religion », avait écrit dimanche le premier président noir des Etats-Unis, après qu’un sympathisant néo-nazi a tué une manifestante anti-racisme la veille à Charlottesville en Virginie.

Mercredi à 11H00 GMT, le tweet avait été « liké » – les abonnés avaient coché un petit coeur au bas du tweet – 3,1 millions de fois et retweeté 1,3 million de fois.

Barack Obama ne s’est pas autrement exprimé sur le sujet, que par cette citation du grand résistant à l’apartheid illustrée d’une photo du 44ème président des Etats-Unis souriant à quatre enfants, dont une petite fille noire et un bébé tout blond, qui le regardent d’une fenêtre.

M. Obama a également publié le reste de la citation de Nelson Mandela dans deux autres tweets sans photo et qui ont eu moins de succès: « Les gens doivent apprendre à haïr, et s’ils peuvent apprendre à haïr, ils peuvent apprendre à aimer car l’amour jaillit plus naturellement du coeur humain que son opposé ».

Le président Donald Trump a déclenché une vague d’indignation mardi en affirmant que la responsabilité des violences qui ont endeuillé Charlottesville devaient être cherchées du côté de l’extrême-droite mais aussi de la gauche et des militants anti-racismes qui s’y étaient affrontés.

Ces déclarations, au cours d’une conférence de presse chaotique au ton souvent acerbe et accusateur, ont provoqué un tollé et plongé la Maison Blanche dans une nouvelle crise.

Romandie.com avec(©AFP / 16 août 2017 13h43)                

Congo: Un discours d’économie malade

août 15, 2017

 

Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.
Avec Zenga-mambu.com

Plainte contre l’épouse de Robert Mugabe après une altercation en Afrique du Sud

août 15, 2017

Robert Mugabe et son épouse, Grace, à Chinhoyi, le 29 juillet 2017. © Tsvangirayi Mukwazhi/AP/SIPA

La première dame du Zimbabwe, Grace Mugabe, est visée par une plainte pour agression en Afrique du Sud, où elle est soupçonnée d’avoir frappé deux femmes dans un hôtel de Johannesburg, ont indiqué mardi les autorités sud-africaines.

« Une plainte pour agression a été ouverte par deux femmes » contre Grace Mugabe, a déclaré Sizakele Nkosi Malobane, ministre de la Sécurité pour la province sud-africaine du Gauteng, qui englobe Johannesburg.

« Je veux condamner ses actions et j’espère que justice sera rendue », a-t-elle ajouté sur la radio Jacaranda FM, précisant qu’une des deux jeunes femmes souffrait de « graves blessures ».

Grace Mugabe « peut être arrêtée » malgré son passeport diplomatique, a déclaré pour sa part le ministre sud-africain de la Police, Fikile Mbalula, sur les ondes de radio 702, ajoutant que ses services étaient « en train de travailler sur l’affaire ».

Une des victimes présumées, âgée de 20 ans, assure qu’elle se trouvait avec les fils de Mme Mugabe et deux amis lorsque la première dame zimbabwéenne qui se trouvait dans une chambre voisine est venue les agresser dimanche soir.

« On était tranquillement dans notre chambre et elle est arrivée pour nous frapper. J’ai le front ouvert. Je suis mannequin et je gagne de l’argent grâce à mon look », a raconté Gabriella Engels au quotidien sud-africain The Times.

« Une plainte a été déposée à la police lundi, mais je ne peux pas en dire plus sur l’identité des personnes impliquées », a déclaré à l’AFP le porte-parole de la police Vish Naidoo.

Le gouvernement zimbabwéen n’avait pas réagi mardi matin au dépôt de plainte.

Grace Mugabe se trouvait en Afrique du Sud pour soigner une blessure au pied, selon les médias zimbabwéens.

A 52 ans, elle fait partie des favorites pour succéder à son mari à la tête du Zimbabwe.

Mais pour l’heure, Robert Mugabe, âgé de 93 ans, n’a pas l’intention de céder sa place : il est d’ores et déjà candidat à sa propre succession pour les élections de 2018.

Jeuneafrique.com

Une partie du Groeland en proie aux flammes

août 14, 2017

Photo satellite de la NOAA (l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique) prise le 3 août 2017 montrant un nuage de fumée provoqué par des incendies de végétation dans l’ouest du Groenland.nn / © NOAA/AFP/Archives / Handout

Une partie du Groenland, où un record de chaleur a été enregistré en juillet, est en proie aux flammes, une situation qui a conduit lundi la police à déconseiller d’y circuler dans deux zones du sud-ouest.

« A cause d’importants incendies sur la côte ouest groenlandaise, la police du Groenland décourage la circulation – y compris la randonnée et la chasse – dans deux périmètres autour de Nassuttooq et d’Amitsorsuaq », a annoncé la police dans un communiqué.

Les zones concernées sont situées au-dessus du cercle polaire arctique et, selon les autorités, « les incendies ne devraient pas cesser dans les prochains jours ».

Les premiers feux ont été signalés le 31 juillet sur ce territoire autonome du Danemark dont la végétation est en grande partie constituée de toundra.

Dans une des zones touchées, il est depuis lundi et jusqu’à nouvel ordre, interdit de fumer.

« Beaucoup d’endroits sont très secs et la moindre étincelle ou une négligence liée au tabagisme peut allumer un incendie », a expliqué la municipalité de Qaasuitsup dans un communiqué.

Selon l’institut météorologique danois, BMI, le mois de juillet a été « extrême » et un nouveau record de chaleur a été enregistré.

Un climatologue de l’institut, John Cappelen, relevait le 10 août sur Twitter une température de 24,8 degrés Celsius à l’aéroport de Nuuk, la capitale du Groenland.

L’Arctique est particulièrement fragile et menacé par le réchauffement climatique.

En 2016, le Groenland a connu ses douze mois les plus chauds depuis le début en 1900 des relevés de températures dans cette région.

Fin juin, une étude britannique a montré que la diminution de la couverture nuageuse pendant les mois d’été avait nettement accéléré la fonte des glaces au Groenland, elle-même responsable de la hausse du niveau des océans.

Romandie.com avec(©AFP / 14 août 2017 17h50)

La dette publique du Congo: pillage à huis-clos!

août 14, 2017

1 euro = 656 francs CFA

Avoirs extérieurs du Congo (en milliards de francs)

2009 = 1740,4 milliards CFA ; 2010 = 2199,7 milliards CFA ; 2011= 2874,7 milliards CFA ; 2012 = 2773,9 milliards CFA ; 2013 = 2509,1 milliards CFA ;

2014 = 2698 milliards CFA ; 2015 = 1380 milliards CFA ;

et mai 2016 = 1130 milliards CFA .

Avoirs extérieurs du Congo au trésor français ( milliards CFA )

2009 = 1369 milliards CFA ; 2010 = 1591 milliards CFA ; 2011 = 2252 milliards CFA ; 2012= 2164 milliards CFA ; 2013 = 1400 milliards CFA ; 2014 = 1185 milliards CFA ; et 2015 = 671 milliards CFA .

Avoirs extérieurs du Cameroun au trésor français

2009 = 1369 milliards CFA ; 2010 = 1317 milliards CFA ; 2011 = 1290 milliards CFA ; 2012 = 1334 milliards CFA ; 2013 = 940 milliards CFA ; 2014 = 768 milliards CFA ; 2015 = 1117 milliards CFA

Avoirs extérieurs de la Guinée équatoriale au trésor français

2009 = 1306 milliards CFA ; 2010 = 845 milliards CFA ; 2011 = 1213 millards CFA ; 2012 = 1722 milliards CFA ; 2013 = 1232 milliards CFA ; 2014 = 699 milliards CFA ; et 2015 = 356 milliards CFA

Avoirs extérieurs du Gabon au trésor français

2009 = 710 milliards CFA ; 2010 = 554 milliards CFA ; 2011 = 790 milliards CFA ; 2012 = 802 milliards CFA ; 2013 = 759 milliards CFA ; 2014 = 546 milliards CFA ; et 2015 = 527 milliards CFA.

La Chine construisait les infrastructures à crédit, le budget était exécuté à hauteur de 30% selon le FMI et la Banque mondiale, où sont passés les 70% des budgets des différentes années non exécutés? Notons que depuis 2003, chaque année le budget du Congo était d’au moins 3000 milliards de CFA . Donc chaque année, au moins 2100 milliards CFA du budget n’étaient pas dépensés. Multiplier ce chiffre par au moins 10 années et nous obtenons 21.000 milliards CFA qui ont disparus des caisses de l’état.

Retenez, c’est la Banque mondiale et le FMI qui disent que chaque année seulement 30% du budget congolais est exécuté. Cette bombe a été lâchée en 2015 sans que l’opposition demande des comptes à ces kleptocrates.

Pire la Chine construit tout à crédit quand le Congo croule sous des excédents budgétaires. Comment comprendre cette absurdité économique? Pire encore, 3 kilomètres de bitume coûtent 10 milliards CFA, soit 3 milliards cfa le kilomètre au lieu d’un milliard. Cette surfacturation est à crédit auprès des entreprises étrangères et au bénéfice des donneurs d’ordre congolais.

Quand la Chine construit à crédit, les avoirs extérieurs du Congo fondent comme neige au soleil. De 2874,7 milliards CFA en 2011, les avoirs extérieurs du Congo sont passés à 1130 milliards CFA en mai 2016, soit une division par plus de 2. Quant aux avoirs extérieurs au trésor public français, ils sont passés de 2252 milliards CFA en 2011 671 milliards CFA en 2015. Où est tout ce pognon?

Comment expliquer cette saignée au moment même où la dette congolaise explose pour atteindre 120% du PIB. On ne peut exécuter le budget qu’à hauteur de 30%, construire à crédit, réaliser des excédents budgétaires, sécher les avoirs extérieurs du pays et endetter le pays à hauteur de 120% du PIB. C’est illogique économiquement. Mais ils l’ont fait!

Qu’ont-ils fait de tout cet argent? Ohh, ils avaient un plan national de développement à hauteur de 21.000 milliards CFA. Où sont les résultats de ce plan? Zéro tant c’est la paupérisation totale des congolais qui manquent de tout: emploi, nourriture, soins de santé, eau, électricité, habitat, transport, etc. Les salaires et les retraites sont impayés depuis des mois. Les jeunes sont au chômage. L’activité économique est en panne. La croissance de la production est en net recul. Le tissu social est disloqué. Le budget de l’état est déficitaire. L’état, principal employeur et principal client des entreprises et des banques, n’arrive plus à honorer ses engagements vu son insolvabilité. Bref, le Congo est en faillite totale, voir en banqueroute.

Que faire face à un tel diagnostic? Bien malin qui répondra à cette question. À très court terme, il faut arrêter l’hémorragie. Le dialogue doit être amorcée impérativement avec le FMI contrairement à ce que pense mr Maleka. Le Congo n’a pas de marge de manœuvre pour se permettre une alternative au FMI. L’Islande, la Malaisie et l’argentine qu’il nous donne pour exemple ne souffraient pas d’une crise ayant les mêmes origines que celle qui sévit au Congo. Ces pays avaient étaient frappés par une crise monétaire avec une chute de leurs devises (Malaisie et Argentine) et financière pour l’Islande qui a été victime de mauvais placements de l’épargne des déposants.

La crise du Congo est due à la kleptomanie. Ils ont tout volé; tout volé et endetté le pays au même moment. Les chiffres sont là et parlent d’eux mêmes. La solution consisterait donc à remettre dans les coffres de l’état l’argent volé. Cet argent existe.

Les chinois savent où est caché une partie de cet argent. Idem pour la France et le FMI. Ces pays et cette institution sont capables de tordre le coup à ces kleptocrates qui ont tout siphonné. C’est une question de volonté. Pour preuve, le Nigeria vient une grande partie des biens mal acquis de son ancienne ministre du pétrole Alison-Madueke.

La récupération de l’argent volé doit être une condition avant toute aide au Congo. Deuxième piste de solution déjà évoquée, les audits de toutes les sources d’enrichissement illégitime. Il faut tarir toutes ces sources en prenant le contrôle des entrées et sorties d’argent. Les audits ne serviront à rien si ces kleptocrates peuvent toujours contrôler les points d’entrée et de sortie d’argent.

Troisième piste de solution, en plus des audits, il faut mener des revues stratégiques de tous les programmes financés à même le budget de l’état, et ce en questionnant leur pertinence et leur rendement au regard des objectifs escomptés à leur création et par rapport aux besoins continus des congolais. Tous les programmes qui ne répondent pas à un besoin des population doivent être abandonnés; d’autres reformulés ou maintenus tout en tenant compte du contexte budgétaire.

Des cibles doivent fixés pour chaque examen stratégique de programme de façon à rétablir les équilibres macroéconomiques à moyen terme. Un exemple de revue stratégique pourrait être le transfert des puits de pétrole aux individus en lieu et place de l’état congolais. Quelle est la pertinence et le rendement d’une telle politique quand les caisses de l’état sont vides? Qu’est-ce que l’état gagne à offrir des millions à des individus alors qu’il peut bien être le propriétaire de ces puits. Il en va de même du bien-fondé d’avoir une garde républicaine ou un sénat dans un pays où le président a les attributs d’un roi?

Avec Zenga-mambu.com

 

Burkina: les habitants de Ouagadougou sous le choc après l’attaque du café Aziz Istanbul

août 14, 2017

 

L’attaque qui a visé le café-restaurant Aziz Istanbul, à Ouagadougou, dans la nuit du dimanche 13 au lundi 14 août a plongé la capitale burkinabè dans une « tristesse totale ». Nous sommes allés à leur rencontre au lendemain du drame qui a fait 18 morts.

Après une longue nuit d’affrontement entre les forces spéciales burkinabè et les hommes armés ayant attaqué le café-restaurant Aziz Istanbul, en plein centre-ville de Ouagadougou, la capitale burkinabè s’est réveillée ce lundi sous le choc. Le bilan officiel communiqué par le gouvernement fait état de 18 victimes. On compte aussi une vingtaine de blessés. Selon nos information, trois gendarmes des forces spéciales ayant mené l’assaut ont également été blessés.

Alors qu’un impressionnant cordon sécuritaire quadrille la zone pour faciliter les investigations de la police judiciaire, dépêchée sur place, quelques badauds, massés aux alentours, observaient la scène, visiblement choqués par le drame. Vingt mois après l’attaque du Cappuccino, qui avait fait 30 morts, Ouagadougou est à nouveau la cible d’attaque terroriste, du moins selon les termes de Rémi Dandjinou, le porte-parole du gouvernement.

C’est la tristesse totale, on ne sait pas où va le Burkina

Vigile près des lieux de l’attaque, Rodrigue Yameogo témoigne : « Quand les tirs ont retenti, je suis allé me cacher derrière notre boutique. De là, je voyais les balles sortir du restaurant. »De son côté, Abdoulaye Cissé, 37 ans, se dit « choqué par l’horreur de ce qui s’est passé à Aziz Istanbul ». Discutant avec ses camarades devant la scène de l’attaque, Omer Bere, un entrepreneur de 35 ans ne peut retenir sa colère : « C’est la tristesse totale, on ne sait pas où va le Burkina. Chaque fois, on vient tuer nos frères. » Et d’ajouter d’un amer : « Ce sont deux restaurants prisés des Burkinabè qui ont été visés… »

À côté de lui, Ouangrawa Bassirou réplique : « En tant que Burkinabè, nous ne sommes pas fier de ces attaques. Nous sommes touchés en plein cœur ». Non loin de lui, Chérif Ousmane dénonce carrément : « Les djihadistes sont calés parmi nous. C’est ici qu’il faut sécuriser. »

Les tirs ont semé la panique, les gens couraient partout

Plusieurs témoins interrogé par Jeune Afrique racontent que les terroristes sont arrivés à bord d’un véhicule. Abdoulaye Cissé, est l’un d’entre eux. Ce vendeur d’objets d’art évoque une nuit effroyable. « Hier, vers 21 h 30, j’étais assis au niveau de la Résidence Aziz [un immeuble en face du café attaqué] quand un véhicule de type 4×4 s’est arrêté devant le café. J’ai vu trois personnes en descendre. Ils ont ouvert le feu sur les clients assis à la terrasse du café. Les tirs ont semé la panique, les gens couraient partout. Après 20 minutes, la sécurité est arrivée et on a nous repoussés », se souvient-il.

Jeuneafrique.com par

États-Unis: le PDG de Merck démissionne de ses fonctions de conseiller de Trump

août 14, 2017

Kenneth Frazier, le PDG du géant américain de la pharmacie Merck, à Washington le 31 janvier 2017 / © AFP/Archives / NICHOLAS KAMM

Kenneth Frazier, le PDG du géant américain de la pharmacie Merck, a annoncé lundi qu’il démissionnait de ses fonctions de conseiller économique de Donald Trump pour protester contre les déclarations de ce dernier après les émeutes de Charlottesville.

« Les dirigeants américains doivent honorer nos valeurs fondamentales en rejetant clairement les manifestations de haine, de sectarisme et toute revendication de suprématie qui nient l’idéal américain voulant que tous les hommes ont été créés égaux », a indiqué M. Frazier, qui est noir, dans un tweet diffusé sur le site de Merck.

« En tant que PDG de Merck et en mon âme et conscience, j’estime de ma responsabilité de prendre position contre l’intolérance et l’extrémisme », ajoute M. Frazier, 62 ans, PDG de Merck depuis 2011.

Des affrontements entre militants d’extrême-droite et des contre-manifestants ont fait une morte à Charlottesville (Virginie, est) samedi. Le président américain a déclenché une polémique en renvoyant à la suite de ces affrontements les deux camps dos à dos.

M. Frazier avait été nommé par Donald Trump après son élection en novembre au sein du « conseil des exportations » (President’s Export Council) un cénacle dont la création remonte à 1973 et qui est chargé de le conseiller sur sa politique commerciale.

Romandie.com avec(©AFP / 14 août 2017 15h38)

France: l’animateur Samuel Etienne s’est cassé deux côtes en participant à Fort Boyard

août 14, 2017
Le présentateur de Questions pour un champion s'est blessé lors d'un saut à ski.

Le présentateur de Questions pour un champion s’est blessé lors d’un saut à ski. REUTERS/ Gonzalo Fuentes

Une chute en ski, survenue alors que Samuel Etienne participait au jeu télévisé, est à l’origine de cette blessure.

En combinaison intégrale, casque et masque, Samuel Etienne avait une certaine allure au moment de débuter son épreuve dans Fort Boyardsamedi. L’objectif initial était de récupérer une étoile accrochée au plafond, tout en descendant une petite piste à ski. Pour cela, il fallait se baisser, puis sauter… Ce que n’est pas parvenu à faire le journaliste et animateur, qui a plutôt enchaîné les grosses chutes, sous l’oeil hilare de ses acolytes.

Le présentateur du jeu télévisé Questions pour un champion s’est finalement sorti de cette épreuve avec une bonne blessure. Au Parisien, il a confié qu’il trouvait globalement « que les épreuves étaient plus dures physiquement » qu’avant. « En tout cas celles sur lesquelles je suis tombé », a-t-il dit, avant de raconter: « Littéralement, je suis tombé, je me suis cogné, je me suis même cassé deux côtes. »

Samuel Etienne se dit malgré tout prêt à revenir

Lui qui venait pour récolter des fonds pour une association nommée Les Petits Princes n’a pas été dégoûté du jeu pour autant. Il prévoit d’ailleurs d’y revenir une quatrième fois. « J’irai autant de fois qu’on m’invitera, a-t-il expliqué. La première fois que j’ai participé à Fort Boyard, je suis devenu un héros. J’ai alors compris la puissance de ce divertissement familial comme il n’y en a plus beaucoup. » Il souhaiterait notamment avoir le rôle du capitaine d’équipe et jouer pour l’association dont il est le parrain, Pompier Raid Aventure.

Samuel Etienne a malgré tout reconnu qu’il espérait, la prochaine fois, être « un peu plus affûté physiquement », pour se rattraper de ce qu’il juge être « de piètres performances ». Ne reste qu’à espérer que cela suffise à sauver ses côtes.

Lexpress.fr