Posts Tagged ‘Contestation’

Soudan: un chef rebelle «arrêté» dans la répression de la contestation

juin 5, 2019

 

Le chef rebelle soudanais Yasser Arman a été arrêté ce mercredi par les services de sécurité à Khartoum, où la répression contre le soulèvement populaire s’est accentuée ces derniers jours, a annoncé le porte-parole de son mouvement. Depuis la dispersion d’un sit-in de manifestants devant le QG de l’armée lundi, le chefs de la contestation dénoncent une multiplication des attaques et des exactions par les forces de sécurité.

Des hommes se disant des forces de sécurité et des renseignements «ont fait irruption dans la maison où nous résidons à Khartoum (…) et ont embarqué Yasser Amran sans préciser où ils l’emmenaient», a déclaré à l’AFP Moubarak Ardoul, porte-parole du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM). Selon M. Ardoul, ces agents ont également «battu» M. Arman et son assistant puis «détruit les caméras de surveillance de la maison».

Yasser Amran est le chef-adjoint du SPLM, la branche nordiste d’une ex-rébellion sudiste qui a régulièrement été en conflit avec le pouvoir central du président déchu Omar el-Béchir. Il était revenu au Soudan le 26 mai, alors que le pays est secoué depuis décembre 2018 par un soulèvement populaire qui a entraîné le renversement par l’armée de M. Béchir le 11 avril. Les manifestants exigent du Conseil militaire qui a pris le pouvoir qu’il le transfère aux civils.

Lundi, le sit-in devant le siège de l’armée, devenu lieu emblématique de la contestation, a été dispersé, les leaders du mouvement accusant les militaires d’avoir commis un «massacre». Selon un comité de médecins proche de la contestation, au moins 60 personnes sont mortes et des centaines ont été blessées depuis lundi. «C’est scandaleux», a réagi sur Twitter l’ambassadeur britannique à Khartoum après l’annonce de l’arrestation de Yasser Arman. «Nous avons besoin de restaurer la confiance maintenant. Pas plus d’escalade», a déclaré Irfan Siddiq, appelant à une «libération immédiate».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Japon: assis près des rails d’un train lancé à 300 km/h, un exercice contesté

août 27, 2018

La compagnie ferroviaire japonaise JR West a justifié lundi le bien-fondé d’un exercice de sécurité qui oblige les employés à s’asseoir près des rails au passage d’un train rapide Shinkansen roulant à 300 kilomètres heure, malgré les plaintes de certains salariés.

« Cet entraînement, qui a lieu dans un tunnel, vise à enseigner à nos équipes de maintenance l’importance de chacun des aspects de leur travail », a expliqué à l’AFP un porte-parole de JR West qui ne compte pas arrêter l’expérience.

Environ 190 membres du personnel ont participé à l’exercice qui a été mis en place en 2016 après un incident en août 2015 dans lequel une pièce du train s’était détachée.

« Nous faisons très attention à la sécurité quand nous réalisons l’exercice », a assuré le représentant de la compagnie, tout en reconnaissant avoir reçu des récriminations de syndicalistes.

« C’était une expérience horrible », a confié un salarié cité par le journal Tokyo Shimbun. Un autre, interrogé par le Mainichi, a qualifié l’initiative de « flagellation publique ».

Le Shinkansen, train à grande vitesse né en 1964, transporte des centaines de milliers de passagers par jour avec une ponctualité exceptionnelle et une sécurité sans faille: aucun accident grave n’a été constaté en plus d’un demi-siècle d’existence.

Romandie.com avec(©AFP / (27 août 2018 12h02)                                                        

Mali: Soumaïla Cissé ne reconnaît pas l’élection d’IBK

août 24, 2018

L’opposant Soumaïla Cissé a obtenu 32,84% des suffrages lors du second tour de l’élection présidentielle malienne, face à Ibrahim Boubacar Keïta, le président sortant. © Vincent Fournier/JA

L’opposant malien Soumaïla Cissé, officiellement battu à la présidentielle, a affirmé jeudi « ne pas reconnaître » la réélection du président sortant Ibrahim Boubacar Keïta, qui de son côté l’a enjoint d’arrêter de se bercer « d’illusions », deux semaines après le scrutin.

« Je rejette catégoriquement et sans équivoque les résultats proclamés par la Cour constitutionnelle. Par conséquent, je ne reconnais pas élu le président déclaré par elle », a déclaré sans surprise Soumaïla Cissé le 23 août, lors d’une conférence de presse dans un hôtel de la capitale. Le chef de file de l’opposition ne s’était pas encore exprimé publiquement depuis l’annonce des résultats définitifs publiés lundi.

Ibrahim Boubacar Keïta a obtenu 67,16% des suffrages au second tour le 12 août, et Soumaïla Cissé 32,84%, avait annoncé la plus haute juridiction du pays, en rejetant tous les recours de l’opposition, les jugeant irrecevables ou infondés par manque de preuves.

« Cette institution s’est discréditée en se constituant prisonnière volontaire d’un régime autocratique », a accusé jeudi Soumaïla Cissé, qui, à la présidentielle de 2013, avait rapidement concédé sa défaite face à IBK.

Main tendue

Ce dernier, qui a reçu les félicitations de nombreux dirigeants étrangers depuis l’annonce de sa réélection, avait annoncé lundi vouloir « tendre la main » à son « jeune frère » de l’opposition car « le Mali doit pouvoir compter sur toutes ses filles et tous ses fils ».

« Il serait convenable et souhaitable qu’ici et maintenant, on prenne la main que j’ai tendue à mon jeune frère Soumaïla Cissé pour qu’il gère le réel et non des illusions », a-t-il déclaré jeudi depuis Nouakchott, où il a effectué un bref déplacement, le premier depuis l’annonce de sa réélection.

« Je crois que tout ce que j’ai fait ces cinq dernières années valait quand même un peu de reconnaissance et je sais gré des Maliens de l’avoir su », a ajouté en Mauritanie le président sortant, dans le français châtié qui le caractérise.

« IBK n’a pas forcé la main aux Maliens, n’a pas bourré les urnes comme on le dit. C’est d’un ridicule tellement achevé que je ne voudrais même pas m’appesantir là-dessus », a-t-il déclaré en réponse aux accusations de fraude massive lancées par l’opposition.

Nouvel appel à la « mobilisation »

Soumaïla Cissé a pour sa part lancé un nouvel appel à la « mobilisation » et à la « constitution d’un large front pour la sauvegarde de la démocratie ». Il a invité les Maliens à manifester « pacifiquement et sans violence » samedi à Bamako, ainsi que dans les autres villes du Mali et au sein de la diaspora.

Le 18 août, un rassemblement dans le centre de Bamako avait réuni un gros millier de partisans de Soumaïla Cissé.

Pour son deuxième mandat de cinq ans, qui débutera le 4 septembre, IBK aura la lourde tâche de relancer l’accord de paix conclu en 2015 avec l’ex-rébellion.

Sa mise en œuvre accumule les contretemps et n’a pas empêché les violences de se propager du nord vers le centre du pays et vers le Burkina Faso et le Niger voisins.

Jeuneafrique.com

Zimbabwe: l’opposition va contester en justice les résultats de la présidentielle

août 8, 2018

Harare – L’opposition zimbabwéenne a confirmé mercredi qu’elle allait contester devant la justice les résultats de l’élection présidentielle du 30 juillet remportée par le sortant Emmerson Mnangagwa, a annoncé Thabani Mpofu, avocat du Mouvement pour le changement démocratique (MDC).

« Les résultats annoncés par la commission électorale vont être contestés » devant la justice, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Harare sans vouloir préciser quand il déposerait le dossier devant la Cour constitutionnelle. L’opposition a jusqu’à vendredi pour déposer son recours.

« Toutes les preuves dont nous avons besoin sont disponibles. Il n’y aura aucun doute pour tous les citoyens », a-t-il assuré.

Le recours permettra de « montrer au monde ce qui s’est réellement passé », a-t-il ajouté.

« Nous n’avons pas peur (…) Si cela veut dire plaider devant la Cour constitutionnelle depuis nos lits de mort nous le ferons avec plaisir », a-t-il conclu, assurant ne pas être « intimidé » par la répression.

Romandie.com avec(©AFP / 08 août 2018 10h05)                                                        

Deux morts en Irak dans un mouvement de grogne sociale qui s’étend

juillet 14, 2018

Des jeunes irakiens manifestent devant l’entrée d’un champ pétrolier gardé par des soldats, le 14 juillet 2018 à Al-Qournah, dans la province de Bassora (sud) / © AFP / Haidar MOHAMMED ALI

Deux personnes ont été tuées dans le sud de l’Irak dans la nuit de vendredi à samedi au cours d’un mouvement de contestation sociale qui a débuté dans le sud du pays et gagne du terrain, y compris à Bagdad.

Les deux manifestants ont « été tués par balles » dans la province méridionale de Missane, à la frontière avec l’Iran, a indiqué le porte-parole des services de secours provinciaux, Ahmad al-Kanani.

Ces décès porte à trois le nombre de morts depuis le début du mouvement de contestation sociale, au cours duquel des dizaines de personnes, notamment des membres des forces de sécurité, ont été blessées selon des sources médicales.

Les protestations ont débuté le 8 juillet dans la province de Bassora (sud), les manifestants dénonçant la déliquescence des services publics ainsi qu’un chômage endémique, et criant leur colère contre l’incurie des autorités dans cette région pourtant riche en pétrole. La mort d’un manifestant dans la ville de Bassora ce même 8 juillet a exacerbé la grogne.

Face à cette mobilisation, le Premier ministre irakien Haider al-Abadi s’est rendu vendredi à Bassora pour tenter de calmer le mouvement mais en vain.

Les manifestations se sont poursuivies dans cette ville et sa province, s’étendant même à plusieurs régions d’Irak dont Bagdad.

Samedi, des dizaines de protestataires se sont ainsi rassemblés dans plusieurs quartiers de Bassora, y compris près de champs pétroliers à l’ouest de la ville, du siège des autorités provinciales et du port, selon un correspondant de l’AFP.

– « Tirs à l’aveugle » –

Quelques personnes ont également brièvement manifesté à un poste-frontière avec le Koweït, selon la même source.

Des Irakiens manifestent devant le siège du gouvernement de la province de Bassora (sud) dans la ville éponyme, le 13 juillet 2018 / © AFP / Haidar MOHAMMED ALI

La veille à Bassora, les protestataires avaient scandé « les voleurs nous pillent » en brandissant des drapeaux irakiens, en référence au gouvernement. Des rassemblements avaient aussi eu lieu dans les provinces méridionales de Zi Qar et Najaf.

Dans la nuit de vendredi à samedi, la contestation s’est ensuite étendue à une autre province du sud du pays, Missane, où de nombreux rassemblements ont eu lieu devant le siège de partis politiques, dont celui de M. Abadi. Certains ont été incendiés, d’après des médias irakiens.

C’est au cours d’une de ces manifestations, à Amara, chef-lieu de la province de Missane, que deux personnes ont été tuées dans des circonstances qui n’ont pas été clairement établies.

« Il y a eu des tirs à l’aveugle », a indiqué M. Kanani, le porte-parole des services de secours provinciaux.

Une petite manifestation pacifique a également eu lieu après minuit dans le quartier d’Al-Choula dans le nord de Bagdad, sous une forte présence des forces de l’ordre, a indiqué une source de sécurité à l’AFP.

Des appels à une grande manifestation à Bagdad circulaient samedi sur les réseaux sociaux, certains internautes demandant à ce que le cortège prenne la direction de la zone verte, le secteur de la capitale où se concentrent les institutions nationales et les ambassades qui est interdit d’accès à la plupart des Irakiens.

La plus haute autorité chiite d’Irak a annoncé vendredi son soutien aux manifestants, tout en les appelant à éviter les désordres et les destructions.

Romandie.com avec(©AFP / 14 juillet 2018 15h50)

Depuis le Mexique, les Pussy Riot rejettent la réélection de Poutine

mars 19, 2018

/ © AFP / PEDRO PARDO

Le groupe contestataire russe féminin Pussy Riot, présent au Mexique dans le cadre d’un festival de musique, a rejeté la réélection de Vladimir Poutine en Russie.

« Vladimir Poutine vient de remporter les élections pour la quatrième fois. Nous avons créé ce groupe car nous ne le voulions pas comme président, et cela s’est transformé ensuite en un mouvement international. D’ailleurs, chacune peut devenir une Pussy Riot, vous toutes pouvez être des Pussy Riot », a déclaré dimanche soir sur scène Nadejda Tolokonnikova, leader du groupe punk contestataire.

Peu avant de monter sur la scène du festival Vive Latino à Mexico, le groupe a lancé son dernier single intitulé « Elections ». « Devinez qui va gagner? », ont écrit les Pussy Riot sur Twitter.

Le groupe a également dénoncé la vague de féminicides qui secoue le Mexique, où, selon l’ONU, 7,5 femmes sont tuées chaque jour.

Les Pussy Riot, trois jeunes femmes accompagnées parfois d’un groupe d’activistes plus large, sont connues depuis qu’en 2012, année de la précédente élection présidentielle russe, elles avaient été arrêtées pour avoir « profané » la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou au cours d’une « prière punk » qui critiquait ouvertement le président russe.

Leur condamnation à deux ans de camp de travail pour « hooliganisme » et « incitation à la haine religieuse » avait provoqué une vague de protestation dans les pays occidentaux. Deux d’entre elles ont effectué la quasi-totalité de leur peine avant d’être amnistiées fin 2013 par Vladimir Poutine à la veille des JO de Sotchi.

Romandie.com avec(©AFP / 19 mars 2018 20h02)

Héritage de Johnny Hallyday: pourquoi Laeticia ne sera pas au procès du 15 mars

mars 10, 2018

Bloquée aux Etats-Unis

 
Héri­tage de Johnny Hally­day : pourquoi Laeti­cia ne sera pas présente au procès du 15 mars

Laura Smet et David Hally­day souhaitent contes­ter le testa­ment de leur père Johnny devant la justice et récla­me­ront le 15 mars prochain un droit de regard sur l’album post­hume laissé par leur père. Un procès qui s’annonce sous tension. Laeti­cia, bloquée aux Etats-Unis ne pourra pas s’y rendre.

Le 15 mars prochain promet d’être une date impor­tante dans la guerre de succes­sion qui oppose les diffé­rents membres du clan Hally­day. Laura Smet et David Hally­day ont décidé de contes­ter le testa­ment de leur père Johnny. Au tribu­nal de grande instance de Nanterre, les deux aînés devraient récla­mer un droit de regard sur l’album post­hume laissé par leur père. Ils pour­raient égale­ment deman­der le gel des biens de Johnny Hally­day, dans l’attente du règle­ment du litige sur son héri­tage.

Des Etats-Unis, la dernière épouse du rockeur four­bit ses armes. Laeti­cia Hally­day, aidée par son avocat prépare sa riposte et souhaite montrer à tout prix que Johnny Hally­day n’a pas été mani­pulé. Pour le prou­ver, maître Arda­­­van Amir-Aslani devrait présen­ter une pièce maîtresse lors de l’audience : « un enre­gis­tre­ment audio du rockeur, dictant pendant trois heures ses dernières volon­tés à son notaire », d’après une infor­ma­tion révé­lée par le maga­zine Public.

Reste que Laeti­cia Hally­day ne pourra pas prendre part à la première audience. En effet, la dernière épouse du rockeur est bloquée à Los Angeles.« Laeti­cia a dû rentrer obli­ga­toi­re­ment aux Etats-Unis le 15 janvier » a rappelé Olivier Royant, le direc­teur de la rédac­tion de Paris Match sur le plateau de C l’hebdo le 18 février dernier avant d’ajou­ter « Et si on calcule un peu, si on regarde la loi améri­­caine, elle ne pourra pas quit­­ter les États-Unis avant le 15 juin. Ce qui signi­­fie que c’est une bataille à distance ». Pour être en règle avec les services d’immi­gra­tion améri­cains, Laeti­cia suivra donc le procès … depuis les Etats-Unis.

Gala.fr par Marion Rouyer

Brésil: coup d’envoi d’un carnaval de Rio contestataire

février 8, 2018

Une marionnette du maire évangélique de Rio de Janeiro, Marcelo Crivella, le 8 février 2018 à Rio, cible des critiques lors de l’ouverture vendredi du Carnaval / © AFP / MAURO PIMENTEL

Au-delà des plumes et des paillettes, le coup d’envoi du Carnaval de Rio de Janeiro va être donné vendredi sous le signe de la contestation, avec des critiques acerbes envers le maire évangélique Marcelo Crivella et la corruption généralisée qui mine le Brésil.

L’ouverture officielle aura lieu lors de la traditionnelle remise des clés de la ville au Roi Momo, monarque obèse et jovial qui symbolise l’exubérance sensuelle d’une des plus grandes fêtes populaires de la planète.

Flanqué de sublimes danseuses peu vêtues et coiffées de plumes, Momo doit régner sur Rio jusqu’au mercredi des Cendres, le carnaval ayant pour point culminant le célèbre défilé des écoles de samba, dimanche et lundi soir.

Pas vraiment la tasse de thé de M. Crivella, pasteur de l’Église universelle du règne de Dieu, accusé d’être moralisateur par ses détracteurs.

L’an dernier, l’édile avait commis une sorte de crime de lèse-majesté en boudant cette cérémonie, quelques semaines à peine après sa prise de fonctions.

Il était même devenu le premier maire à ne pas assister aux défilés au sambodrome depuis l’inauguration de ce stade en forme d’avenue entourée de gradins, en 1984.

Cette année, les critiques vont fuser quoi qu’il arrive, même s’il décide de faire honneur au roi Momo.

– ‘Crivella dehors’ –

Avec humour et créativité, les messages politiques transparaissent aussi bien sur les déguisements des fêtards du carnaval de rue que sur les chars monumentaux des écoles de samba, qui ont dû préparer leurs défilés avec moitié moins de subventions municipales cette année.

Des coupes budgétaires justifiées par l’état des comptes publics de la « Ville merveilleuse ». Mais pour de nombreux cariocas, nom donné aux habitants de Rio, la crise a bon dos alors que l’afflux massif de touristes devrait injecter environ près d’un milliard d’euros dans l’économie.

Samedi dernier, de nombreux tee-shirts avec le message « Crivella dehors! » avaient déjà été vus lors du cortège « Simpatia é quase amor » (« La sympathie, c’est presque de l’amour »), qui a attiré des dizaines de milliers de fêtards déguisés sur la célèbre plage d’Ipanema.

La colère de la rue trouvera un écho au sambodrome, notamment auprès de Mangueira, une des écoles de samba les plus traditionnelles, qui défilera sur le thème: « Avec ou sans argent, je profite du carnaval ».

« Pour la doctrine évangélique, le carnaval, c’est la fête du diable. Un croyant peut penser ça, mais pas le maire de Rio », a affirmé à l’AFP Leandro Vieira, directeur artistique de Mangueira.

M. Crivella a répondu aux critiques, à sa manière. « Je veux que le carnaval soit joyeux. Si les gens veulent critiquer le maire, pas de problème. Mais il ne faut pas boire et conduire à grande vitesse. Ni se bagarrer. C’est ça qui gâche le carnaval ».

– Un rat et un vampire –

Hormis la frilosité du maire envers les festivités, les Brésiliens ne manquent pas de sujets de moquerie pour ce carnaval au ton revendicatif.

L’école de samba « Beija Flor » a par exemple choisi le thème de Frankenstein pour faire passer l’idée que le Brésil est victime des attaques « monstre » de la corruption et de l’intolérance. Un énorme char à l’effigie d’un rat doit représenter les hommes politiques véreux.

Un autre char effrayant, à l’effigie d’un vampire, doit clore le défilé de Paraiso do Tuiti, une allusion au président conservateur Michel Temer, lui aussi accusé de corruption et dont la cote de popularité est au ras des pâquerettes.

Les organisateurs ont renforcé les normes de sécurité pour éviter que la fête ne soit gâchée comme l’an dernier par des accidents.

Un conducteur avait perdu le contrôle de son char, qui avait percuté une tribune, tuant une journaliste. Le toit d’un autre char avait cédé sous le poids des danseurs, faisant de nombreux blessés.

Le maire Crivella a promis de se rendre au sambodrome, non pas pour danser, mais pour vérifier la solidité des infrastructures. Il a aussi annoncé que les conducteurs devraient subir pour la première fois des éthylotests avant les défilés.

Romandie.com avec(©AFP / 09 février 2018 04h23)                

La contestation s’étend au Pakistan, l’armée toujours muette

novembre 26, 2017

Des militants du groupe islamiste Tehreek-i-Labaik Yah Rasool Allah Pakistan (TLYRAP), clamant des slogans religieux, le 26 novembre à Islamabad. / © AFP / AAMIR QURESHI

La contestation prenait de l’ampleur dimanche dans différentes villes du Pakistan après la dispersion ratée la veille d’un sit-in islamiste aux portes de la capitale, tandis que l’armée semblait hésiter à intervenir dans la crise.

En fin d’après-midi, quelque 5.000 manifestants occupaient les routes entre Islamabad et l’agglomération voisine de Rawalpindi, ont constaté des journalistes de l’AFP. Soit plus de deux fois plus de monde que les militants de la première heure, que police et paramilitaires avaient tenté de déloger, sans succès, samedi.

Dans la mégapole portuaire de Karachi, au sud, la police a évacué plusieurs sit-ins tôt dimanche. Mais sept autres se poursuivaient, mobilisant près de 5.000 manifestants, selon les autorités locales. Même situation à Lahore (nord-est), où plus de 3.000 manifestants étaient rassemblés dimanche en différents points de la ville, selon la police municipale.

Le mouvement s’était également étendu à d’autres villes pakistanaises, selon les médias locaux.

Des chiffres encore modestes à l’échelle du pays, mais qui n’ont fait que croître depuis que les forces de l’ordre ont manqué de disperser le sit-in bloquant la principale autoroute d’accès à Islamabad depuis le 6 novembre, au détriment de dizaines de milliers de voyageurs contraints de passer des heures dans les transports.

L’opération, à grand renfort de gaz lacrymogènes, avait tourné court, suscitant des commentaires critiques sur son impréparation. Elle s’est soldée par la mort d’au moins 7 personnes et a fait quelque 230 blessés. Elle a aussi renforcé la détermination des manifestants.

Appelée samedi soir en renfort par le gouvernement pour aider les autorités à « maintenir l’ordre sur le territoire d’Islamabad », la puissante armée pakistanaise ne s’est toujours pas exprimée publiquement.

Seul un hélicoptère militaire a brièvement été aperçu au-dessus des manifestants. Les forces de l’ordre demeuraient en retrait, selon un journaliste de l’AFP.

Dimanche soir, un responsable du ministère de l’Intérieur a déclaré à l’AFP que les rangers, une force paramilitaire, avaient été désignés pour « s’occuper des manifestations », sans plus de précisions.

Le mouvement est piloté par un groupe religieux peu connu, Tehreek-i-Labaik Yah Rasool Allah Pakistan (TLYRAP), qui exige la démission du ministre de la Justice, à la suite d’une polémique au sujet d’un amendement, finalement abandonné, qu’il lie à la très controversée loi sur le blasphème, un sujet ultrasensible au Pakistan.

Dans une conférence de presse dimanche soir, le leader du TLYRAP, Khadim Hussain Rizvi, a demandé que des membres de l’exécutif, notamment l’ex-Premier ministre Nawaz Sharif et l’actuel chef du gouvernement Shahid Khaqan Abbasi, soient poursuivis pour terrorisme.

Le sit-in se poursuivra « quel qu’en soit le prix », a-t-il affirmé, appelant à une grève générale lundi. « Nous n’avons pas peur des balles », a encore harangué M. Rizvi.

– ‘Attitude extrémiste’ –

« Je me moque si mon épouse et mon enfant ont faim. Je me moque s’ils meurent de faim. Pour moi, rien d’autre ne compte que l’honneur de mon prophète », explique Riaz Shah, un ouvrier, affirmant qu’il ne partira pas tant que les chefs du mouvement ne lui en auront pas donné l’ordre.

« Malheureusement, tout est de la faute de ces religieux, de leur attitude extrémiste », s’indigne à l’inverse Maqbool Ahmed, un habitant d’Islamabad interrogé par l’AFP.

« Ils ne s’intéressent tout simplement pas aux gens. Certains ont vu leur négoce ruiné, sont incapables de se rendre à leur travail, à l’hôpital, d’envoyer leurs enfants à l’école « , s’agace-t-il.

Pour les Pakistanais, la confusion a été accrue par la décision samedi de l’autorité de régulation de l’audiovisuel de suspendre la diffusion des chaînes d’information en continu, finalement levée dimanche après-midi. L’accès aux réseaux sociaux restait cependant perturbé.

Tous les établissements éducatifs, écoles ou universités de la province du Pendjab, demeureront fermés lundi et mardi « en raison de la situation actuelle », a déclaré à l’AFP Bashir Ahmad Zahid Goraya, le chef de l’autorité en charge de l’enseignement à Lahore.

– ‘Des gens dangereux’ –

Cette crise intervient à un moment difficile pour le pouvoir civil, quelques mois après la chute pour corruption du Premier ministre Nawaz Sharif, et avant des élections législatives en 2018 qui s’annoncent incertaines.

L’actuel gouvernement, mené par un fidèle de M. Sharif, Shahid Khaqan Abbasi, est depuis plusieurs jours sous le feu des critiques pour sa maladresse et sa lenteur dans la gestion de la crise, perçues comme une manifestation de faiblesse à l’égard de mouvements extrémistes en plein essor.

Les manifestants font partie de la secte barelvi, liée au soufisme, un mouvement mystique de l’islam perçu comme modéré.

Mais l’exécution l’année dernière de l’un de leurs membres, Mumtaz Qadri, pour l’assassinat du gouverneur libéral du Pendjab Salman Taseer en raison de ses positions sur la loi sur le blasphème, a conduit certains d’entre eux à adopter une ligne dure à ce sujet.

« Ce sont des gens dangereux avec des opinions dangereuses, et (leur présence) depuis plus de deux semaines est pour le moins très troublante. Cela en dit long sur l’influence et l’impunité dont bénéficient les extrémistes religieux au Pakistan », estime l’analyste Michael Kugelman, du Wilson Center à Washington, interrogé par l’AFP.

Romandie.com avec(©AFP / 26 novembre 2017 17h58)                

Présidentielle au Liberia: le parti au pouvoir conteste le résultat du 1er tour

octobre 29, 2017

Monrovia – Le parti au pouvoir au Liberia a contesté dimanche pour fraudes le résultat du premier tour de la présidentielle du 10 octobre, avant un second tour devant opposer le 7 novembre son candidat, le vice-président Joseph Boakai, à l’ex- star du footbal George Weah.

Le Parti de l’unité (UP) a annoncé dans un communiqué signé de deux autres partis, qu’il allait saisir la commission électorale, dénonçant « des fraudes systématiques et à grande échelle ».

Le communiqué accuse également la présidente sortante, Ellen Johnson Sirleaf, d' »ingérence » dans le processus électoral en raison d’une rencontre avec des responsables de la commission électorale qui s’était déroulée à son domicile avant le premier tour.

Cette rencontre « constituait clairement une ingérence dans le processus électoral et n’avait aucune base légale, ni aucune justification », affirment dans leur texte le Parti de l’unité, le Parti de tous les Libériens et le Parti de la liberté.

George Weah, 51 ans, était arrivé largement en tête du premier tour du 10 octobre avec 39% des voix, devant Joseph Boakai, 72 ans, qui avait obtenu 29,1% des suffrages.

La présidente sortante, prix Nobel de la paix 2011, qui ne pouvait plus se représenter après deux mandats, a estimé lors du premier tour que le Liberia était « prêt pour la transition ».

Elle avait appelé les Libériens à mesurer « le chemin parcouru » depuis la guerre civile qui a ravagé ce pays entre 1989 et 2003, faisant quelque 250.000 morts.

Romandie.com avec(©AFP / 29 octobre 2017 17h07)