Posts Tagged ‘Opposition’

Venezuela: l’opposition défile pour une Cour suprême parallèle

juillet 22, 2017

Des opposants au régime de Nicolas Maduro se protègent des assauts de la police derrière des boucliers de fortune, le 22 juillet 2017 à Caracas / © AFP / RONALDO SCHEMIDT

L’armée vénézuélienne a bloqué samedi à Caracas à coups de gaz lacrymogène le défilé vers le Tribunal suprême de justice (TSJ) en soutien aux magistrats « nommés » par l’opposition pour mettre sur pied une Cour suprême parallèle, dernière offensive en date contre le président Nicolas Maduro et son projet d’Assemblée constituante.

La Table de l’unité démocratique (MUD), coalition de l’opposition, a appelé pour ce samedi à plusieurs rassemblements dans la capitale et dans d’autres villes du pays.

« Nous soutenons les nouveaux magistrats (désignés par l’opposition, ndlr), pour que soit rendue son indépendance au TSJ, qui est aujourd’hui aux ordres de Maduro », a expliqué à l’AFP Luis Torrealba, un manifestant de 43 ans à Caracas accompagné de sa femme et de son fils.

Décidés à ne pas faire retomber la pression sur le gouvernement, les députés de l’opposition avaient en effet organisé vendredi une session parlementaire dans la rue pour « nommer » 33 magistrats à la Cour suprême (TSJ).

L’opposition estime que les 33 juges actuels ont été désignés de façon irrégulière par l’ancienne majorité chaviste (du nom d’Hugo Chavez, président de 1999 à sa mort en 2013, dont Nicolas Maduro est l’héritier). Le TSJ a mis en garde contre cette initiative de l’opposition, qui constitue selon lui une « trahison de la patrie » passible de peines de prison.

– Plus de 100 morts –

Parallèlement, les appels lancés au président vénézuélien à rétablir l’Etat de droit dans son pays se multiplient au sein de la communauté internationale.

Réunis vendredi à Mendoza en Argentine, les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay, le Venezuela étant suspendu de cette organisation depuis décembre) ont ainsi adressé une demande en ce sens à M. Maduro.

Le nombre des morts dans les violences liées à l’actuelle crise politique s’élève pour l’heure à 103 et le ton monte non seulement dans la région, mais aussi aux Etats-Unis et en Europe.

L’opposition manifeste quasi-quotidiennement depuis fin mars pour dénoncer la gestion actuelle du Venezuela et réclamer une élection présidentielle anticipée. Les défilés ont souvent été marqués par des confrontations entre protestataires et forces de l’ordre.

En mai, l’annonce de la convocation d’une Assemblée constituante par Nicolas Maduro avait amplifié la colère de l’opposition. Le 30 juillet, les 545 membres de cette instance doivent être élus avec pour mission de réécrire la Constitution adoptée en 1999 sous M. Chavez.

L’opposition vénézuélienne estime que cette mesure permettra de contourner le Parlement, où elle est majoritaire depuis les élections de décembre 2015.

Quelque 70% des Vénézuéliens sont opposés au projet d’Assemblée constituante, selon l’institut de sondage Datanalisis. Un rejet confirmé par la quasi-totalité des 7,6 millions de personnes (sur 19 millions d’électeurs potentiels) qui ont participé à la consultation symbolique organisée par l’opposition le 16 juillet.

– Maduro sur Twitter –

Le Venezuela a par ailleurs été en partie paralysé jeudi par une grève générale déclenchée par les antichavistes.

Barricades pour bloquer les rues, commerces fermés, transports à l’arrêt : le mouvement a pris fin vendredi à 10h00 GMT.

Cinq personnes ont été tuées au cours de la grève générale, selon le parquet, et l’ONG Foro Penal a annoncé que 367 personnes avaient été arrêtées.

L’opposition a assuré que son appel avait été largement suivi, avec « 85% de participation », selon le député Freddy Guevara, vice-président du Parlement.

Pour tenter de prouver le contraire, M. Maduro a diffusé une série de vidéos sur son compte Twitter. On le voit circuler jeudi en début d’après-midi dans les rues du centre de Caracas au volant de son véhicule tout en commentant l' »échec » de la mobilisation.

Romandie.com avec(©AFP / 22 juillet 2017 22h30)                

RDC: l’opposition dévoile son plan de bataille pour « le départ de Kabila »

juillet 22, 2017

Kinshasa – L’opposition congolaise a dévoilé samedi son calendrier d’actions « pour obtenir le départ » du président Joseph Kabila avec deux journées « villes mortes » les 8 et 9 août, des meetings le 20 août et un appel à la désobéissance civile à partir du 1er octobre, a constaté l’AFP.

Cette annonce a été faite à Kinshasa en clôture d’un « conclave » du « Rassemblement » de l’opposition vendredi et samedi.

Le président Kabila, au pouvoir depuis 2001, ne peut plus se représenter en vertu de l’actuelle Constitution et son deuxième mandat a officiellement pris fin le 20 décembre 2016.

Le pouvoir doit organiser des élections d’ici à la fin de cette année, conformément à un accord (de la Saint-Sylvestre) conclu le 31 décembre sous l’égide de l’Eglise catholique. « Je n’ai rien promis du tout ! Je souhaite organiser des élections aussi vite que possible », a de son côté déclaré Joseph Kabila à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel en juin dernier.

L’opposition prévoit d’abord deux journées villes mortes les 8 et 9 août dans l’ensemble de la République démocratique du Congo « en guise d’avertissement », a annoncé le rapporteur du « conclave », François Muamba, dans une déclaration publique.

L’opposition prévoit en outre des rassemblements pour le 20 août dans les chefs-lieux des 25 provinces et quatre, de manière simultanée, dans la capitale Kinshasa (environ 10 millions d’habitants), a poursuivi le rapporteur devant plusieurs centaines de personnes.

« A défaut d’avoir convoqué le corps électoral le 30 septembre, Joseph Kabila ne sera plus reconnu président de la République à partir du 1er octobre », a lancé le rapporteur qui s’exprimait du siège du parti historique d’opposition UDPS de la famille Tshisekedi, dans le quartier de Limete.

Les quelque 70 millions de Congolais seront alors invités à ne plus payer leurs taxes et redevances dues à l’Etat ni leurs factures d’électricité et d’eau aux deux sociétés d’Etat qui en ont le monopole.

Fils de l’opposant historique Etienne Tshisekedi mort le 1er février à Bruxelles, Félix Tshisekedi a appelé en lingala (l’une des quatre langues nationales) « policiers et militaires à ne plus respecter des ordres mal donnés notamment pour tuer des Congolais ».

Félix Tshisekedi a par ailleurs accusé le président Kabila de « prendre en otage » le corps de son père qui n’a toujours pas été rapatrié faute d’accord entre la famille et les autorités sur l’organisation des obsèques.

De précédentes journées de manifestations à l’appel de l’opposition contre le maintien du président Kabila au pouvoir avaient fait des morts en septembre et en décembre 2016.

Samedi toujours, un « Conseil national de suivi de l’accord » (CNSA) de la Saint-Sylvestre s’est réuni pour la première fois sous la tutelle des présidents de l’Assemblée et du Sénat, a annoncé la Radio-télévision nationale congolais (RTNC).

« Nous ne sommes pas concernés par sa mise en place », a déclaré le rapporteur du « conclave » de l’opposition. L’Eglise catholique ne participe pas non plus aux travaux du CNSA.

Romandie.com avec(©AFP / 22 juillet 2017 22h26)                   

Venezuela: 100 morts depuis le début des manifestations de l’opposition

juillet 21, 2017

Un opposant au président Nicolas Maduro, lors d’affrontements avec la police venezuelienne, à Caracas le 20 juillet 2017 / © AFP / CARLOS BECERRA

La vague de protestations violentes contre le président vénézuélien Nicolas Maduro a fait 100 morts depuis début avril, a annoncé le parquet vendredi.

Le 100e mort est un jeune de 15 ans décédé jeudi aux cours d’une manifestation dans l’Etat de Zulia (ouest), durant la grève générale de 24 heures à l’appel de l’opposition.

L’opposition manifeste quasi-quotidiennement dans les rues du pays depuis trois mois et demi pour dénoncer la gestion de M. Maduro, qu’elle juge désastreuse, et réclamer une élection présidentielle anticipée. Les manifestations ont souvent été émaillées de confrontations entre protestataires et forces de l’ordre.

L’appel à la grève générale a été lancé par l’opposition pour dénoncer le projet du chef de l’Etat de convoquer une Assemblée constituante.

Avec des barricades, des commerces fermés et les transports à l’arrêt, le Venezuela a été en partie paralysé jeudi par cette grève. Lors de nombreux incidents, policiers et militaires ont lancé des grenades lacrymogènes et tiré du plomb de chasse pour disperser des manifestants qui barraient les rues en élevant des barricades.

Les blocages de rues se sont poursuivis dans la soirée de jeudi et la grève générale a pris fin vendredi à 10h00 GMT.

Les antichavistes – du nom d’Hugo Chavez, président de 1999 à sa mort en 2013, dont Nicolas Maduro est l’héritier – sont catégoriquement opposés à la désignation d’une Assemblée constituante. Elle permettra selon eux de contourner le Parlement, où ils sont majoritaires depuis les élections de décembre 2015.

Le 30 juillet, les 545 membres de l’Assemblée constituante doivent être élus avec pour mission de réécrire la Constitution.

Pour le gouvernement, cette future assemblée sera un « super pouvoir » qui pourra dissoudre le Parlement et dont la durée du mandat n’est pas définie.

Estimant le mode de désignation des candidats à l’assemblée constituante verrouillé et trop favorable au chavisme, l’opposition a choisi de boycotter le processus électoral.

70% des Vénézuéliens rejettent l’Assemblée constituante, selon l’institut Datanalisis. Un rejet confirmé par le vote massif de 7,6 millions de personnes à la consultation symbolique organisée par l’opposition dimanche.

Romandie.com avec(©AFP / 21 juillet 2017 16h29)                

Le Venezuela en partie paralysé par une grève générale

juillet 20, 2017

Heurts entre opposants au président vénézuélien Nicolas Maduro et les forces de police, le 20 juillet 2017 à Caracas / © AFP / JUAN BARRETO

Barricades, commerces fermés, transports à l’arrêt: le Venezuela était en partie paralysé jeudi par une grève générale à l’appel de l’opposition contre le projet du président Maduro de modifier la Constitution, après bientôt quatre mois de manifestations qui ont fait une centaine de morts.

Les antichavistes — du nom d’Hugo Chavez, président de 1999 à sa mort en 2013, dont Nicolas Maduro est l’héritier — sont farouchement opposés à la désignation d’une Assemblée constituante: elle permettra, selon eux, de contourner le Parlement élu où ils sont majoritaires.

Dans plusieurs quartiers de Caracas et d’autres villes comme Maracaibo, dans l’ouest du pays, les rues étaient bloquées par des barricades depuis le matin. Des affrontements sporadiques entre les deux camps ou avec la police ont éclaté à divers endroits.

L’opposition est lancée dans un contre-la-montre: le 30 juillet, les 545 membres de l’assemblée constituante doivent être élus avec pour mission de réécrire la Constitution.

Le chef de l’Etat compte y inscrire les programmes sociaux, le contrôle des prix pour limiter l’inflation –estimée à 720% pour 2017 par le FMI–, et la distribution d’aliments subventionnés afin de combattre la pénurie.

Pour le gouvernement, cette future assemblée sera aussi un « super pouvoir » qui pourra dissoudre le Parlement et dont la durée du mandat n’est pas définie.

Estimant le mode de désignation des candidats à l’Assemblée constituante verrouillé et trop favorable au chavisme, l’opposition a choisi de boycotter le processus électoral.

« Peu importe de perdre une journée de travail quand on est en train de perdre un pays. Je rejoins la mobilisation pour essayer de sauver le peu qui nous reste, pour accroître la pression », a expliqué à l’AFP Omar, 34 ans, patron d’une petite entreprise de bâtiment au sud-est de Caracas.

– ‘Grève absurde’ –

« Nous avons de nouveau gagné (…). Les seuls qui peuvent paralyser ce pays sont les chavistes », s’est félicité M. Maduro en assurant que les secteurs clés de l’économie tournaient « à 100% ».

Confronté à une intense pression diplomatique, le chef de l’Etat socialiste assure que le projet de Constituante sera maintenu « pour la paix et le redressement économique » du pays et rejette les menaces de sanctions économiques « fortes » de Donald Trump en cas d’élection de cette assemblée.

La grève générale est soutenue par le patronat, les chambres de commerce et d’industrie, une partie des syndicats, les étudiants et les entreprises de transport.

Certains secteurs économiques, accusés par le président de mener une « guerre économique », craignent l’instauration, via la Constituante, d’un modèle économique « à la cubaine », qui aggraverait la situation économique, selon eux.

Lors des législatives de fin 2015, les antichavistes se sont largement imposés avec 2,1 millions de voix d’avance sur le camp présidentiel. Devenus majoritaires au Parlement, ils ont mis fin à 17 ans d’hégémonie chaviste et réclament une élection présidentielle anticipée.

– Industrie pétrolière stratégique –

Mais le gouvernement, qui a menacé de sanctions les entreprises participant à la grève, contrôle la très stratégique industrie pétrolière et la fonction publique, qui compte près de trois millions d’employés.

Entre décembre 2002 et janvier 2003, une grève générale convoquée par l’opposition à Hugo Chavez avait paralysé pendant deux mois la production de la compagnie nationale des pétroles, la PDVSA. Quelque 17.000 grévistes de PDVSA avaient alors été licenciés.

L’entreprise a dit fonctionner normalement jeudi.

« Une grève dans un pays pétrolier où le gouvernement contrôle cette production revient à un bras de fer financier opposant l’entrepreneuriat et une population affamée et appauvrie à un gouvernement également ruiné, mais qui contrôle les maigres ressources », analyse Luis Vicente Leon, de l’institut Datanalisis.

Frappé par une grave pénurie d’aliments et de médicaments et une inflation galopante, le Venezuela a perdu 70% des ses entreprises ces dix dernières années, et celles qui restent fonctionnent à 30% de leurs capacités, selon le syndicat patronal Fedecamaras.

Si la tension se poursuit jusqu’à la fin de l’année, le PIB pourrait se contracter de 9% en 2017, contre une prévision originale de -4,3%, a déclaré à l’AFP Asdrubal Oliveros, directeur du cabinet Ecoanalitica.

70% des Vénézuéliens rejettent l’assemblée constituante, selon l’institut Datanalisis. Un rejet confirmé par le vote massif de 7,6 millions de personnes à la consultation symbolique organisée par l’opposition dimanche.

Seule l’armée, soutien inconditionnel de M. Maduro, pourrait faire pencher la balance, juge le politologue Luis Salamanca. Mais cela semble peu probable: mercredi encore, en rejetant les menaces de Donald Trump, le ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino Lopez, a promis de défendre l’élection de cette assemblée controversée.

Romandie.com avec(©AFP / 20 juillet 2017 22h22)                

L’Union africaine sort enfin de son silence à propos des législatives au Congo

juillet 19, 2017

Photo de BrazzaNews.

La mission d’observation de l’Union Africaine venue pendant les législatives du 16 juillet a demandé au gouvernement congolais de prendre des mesures politiques fortes de décrispation favorables à la reprise du dialogue entre le pouvoir et l’opposition.

Dans une déclaration lue lors d’une conférence de presse par son chef de délégation, l’ex-Premier ministre malien Diango Cissoko, la mission dit: déplorer qu' »une frange de l’opposition se soit tenue en marge du processus électoral », exhortant « tous les acteurs du jeu politique national à toujours privilégier la voie du dialogue dans la résolution des différents et autres contradictions politiques, en vue de préserver la paix ».

Elle a demandé au gouvernement de Denis Sassou Nguesso de « prendre des mesures politiques fortes de décrispation favorable à la reprise du dialogue entre le pouvoir et l’opposition ».

A l’administration électorale, la mission de l’UA a requis d’améliorer sa communication sur le processus électoral, de mettre l’accent sur la formation du personnel électoral, de doter celui-ci des signes distinctifs, de renforcer la présence des femmes dans la gestion du processus, d’améliorer les conditions de distribution des cartes d’électeurs et de mettre à la disposition de tous les bureaux de vote des scellés pour les urnes.

Avec Brazzanews.fr

Venezuela: après le vote, l’opposition appelle à la grève générale jeudi

juillet 17, 2017

Un homme montre sa carte d’électeur lors de la consultation symbolique contre Nicolas Maduro, à Caracas le 16 juillet 2017 / © AFP / Federico PARRA

Encouragée par la participation massive à la consultation symbolique qu’elle a organisée contre Nicolas Maduro, l’opposition vénézuélienne a appelé lundi à une grève générale de 24 heures jeudi pour tenter d’arrêter le projet du président socialiste de modifier la Constitution.

« Nous appelons tout le pays à une grève générale massive et sans violence de 24 heures ce jeudi afin d’exercer une pression (sur le gouvernement) et de se préparer à l’escalade définitive de la semaine prochaine », a déclaré lors d’une conférence de presse l’opposant Freddy Guevara, vice-président du Parlement, au lendemain de cette consultation légalement non contraignante.

Selon l’opposition, plus de 7 millions de Vénézuéliens, sur 19 millions d’électeurs potentiels, ont participé à la consultation et 98,3% d’entre eux ont rejeté dimanche le projet présidentiel de convoquer une Assemblée constituante. Le scrutin a été endeuillé par la mort d’une femme, tuée par des hommes armés à moto devant un bureau de vote dans l’ouest de Caracas.

Le Parlement est le seul organe du pouvoir vénézuélien contrôlé par les antichavistes –du nom d’Hugo Chavez, président de 1999 à sa mort en 2013, dont M. Maduro est l’héritier. Et dans le cadre de l' »offensive » de l’opposition contre le chef de l’Etat, les élus comptent nommer vendredi de nouveaux magistrats à la Cour suprême (TSJ), accusée de servir le pouvoir.

Les membres de la coalition à l’origine de la consultation de dimanche, la Table de l’Unité démocratique (MUD), vont également signer un accord en vue de la formation d’un futur « gouvernement d’union nationale ».

En outre, Freddy Guevara a redit que l’opposition était prête à dialoguer, à condition toutefois que le gouvernement renonce à l’élection des 545 membres de la Constituante, prévue le 30 juillet.

Après plus de trois mois de manifestations violentes qui ont fait 96 morts dans ce pays en crise, la MUD espère provoquer des élections anticipées avant la fin du mandat de M. Maduro en décembre 2018.

Ce dernier assure que la Constituante vise à apporter paix et stabilité économique au pays, mais l’opposition pense qu’elle servira à contourner l’Assemblée nationale.

– ‘Demande de changement’ –

L’opposition avait tenté d’organiser un référendum révocatoire en 2016 mais le processus avait été bloqué par les autorités électorales.

« On perçoit une demande de changement politique persistant dans le temps », a dit à l’AFP le politologue John Magdaleno.

« L’opposition doit avoir une feuille de route, après avoir suscité tant d’espoir. Sinon, sa légitimité peut en prendre un coup, le peuple attend des actes fermes », a commenté pour sa part Felix Seijas, directeur de l’institut de sondages Delphos.

Du côté du gouvernement, la consultation est considérée « illégale ».

Sollicitant une « opportunité » pour son projet, Maduro a demandé dimanche à ses opposants de « ne pas perdre la tête » au vu des résultats et de « venir s’asseoir pour discuter ».

Pour éviter que l’opposition n’occupe tout le terrain dimanche, le gouvernement avait invité les citoyens à venir s’informer sur le scrutin du 30 juillet et tester les machines qui serviront au vote.

Le président peut compter sur le soutien des autorités électorales, judiciaires (sauf la procureure générale, menacée de destitution) et de l’armée.

– Les défis –

Le défi de l’opposition est désormais de se servir des résultats pour « fracturer l’adversaire, ce qui pourrait faire pression en faveur d’une négociation qui déboucherait sur une opportunité pacifique de changement », a estimé Luis Vicente Leon, président de l’institut de sondages Datanalisis.

En face, le gouvernement devra éviter une faible participation le 30 juillet car la Constituante aurait alors une « légitimité » amoindrie. Selon Datanalisis, 70% des Vénézuéliens rejettent le projet.

La consultation symbolique de dimanche a reçu le soutien des Nations unies, des Etats-Unis et de plusieurs gouvernements d’Amérique latine et d’Europe.

Les Etats-Unis ont salué le vote symbolique de dimanche, en estimant qu’il s’agissait d’une « déclaration sans ambiguïté » de condamnation du régime.

La chef de la diplomatie de l’UE Federica Mogherini a appelé lundi à des « gestes politiques » du gouvernement pour « faire retomber la tension », telle que la suspension « du processus d’Assemblée constituante ».

L’opposition accuse le gouvernement d’être responsable de la crise économique qui étouffe le Venezuela, frappé de plein fouet par la chute des cours du pétrole alors que 95% des devises proviennent de l’or noir. L’inflation est à trois chiffres et aliments et médicaments sont soumis à des pénuries.

Romandie.com avec(©AFP / 17 juillet 2017 22h07)                

Congo: les élections législatives et locales se clôturent sans heurts

juillet 16, 2017

Brazzaville – Les Congolais ont voté dimanche timidement mais dans le calme pour choisir leurs représentants à l’Assemblée nationale et aux conseils départementaux, faisant du taux de participation le plus grand enjeu.

Les bureaux de vote ont fermé à 18H00 (17H00 GMT) et le dépouillement a commencé aussitôt. Dans le bureau de l’hôtel de ville de Brazzaville, il y a eu à peine 28 votants.

« C’est un vote scandaleux et nous le savions déjà qu’il devrait y avoir de la fraude. C’est un système mafieux d’organisation des élections. Depuis 2002, aucune élection juste et transparente n’a été organisée par le régime du président Sassou Nguesso », a déclaré à l’AFP, Clément Miérassa, un leader du Frocad (Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique).

La Fédération de l’opposition congolaise composée du Frocad, de l’Initiative pour la démocratie au Congo (IDC), et de la Composante Jean-Marie Michel Mokoko (CJ3M) avait appelé au boycottage.

« Il nous faut aller vers des assises nationales pour régler ce problème d’organisation des élections », a ajouté M. Miérassa.

Le scrutin a démarré avec parfois plus d’une heure de retard.

Les responsables de certains bureaux ont dû attendre que les services de la Commission nationale électorale indépendante (CNEI) leur apportent le matériel électoral.

« Après avoir aménagé le bureau, nous avons reçu le tout premier votant à 08H40 (07H40 GMT) », a raconté à l’AFP le responsable d’un bureau du lycée Mafouta à Brazzaville, Aimé Litébé.

A la mi-journée, le président de la CNEI, Henri Bouka, s’était félicité que « tout se passe bien », espérant que des électeurs viendraient « plus nombreux » avant la clôture.

Des incidents ont toutefois été signalés à Kellé, dans la Cuvette-Ouest (nord), où des manifestants ont emporté des urnes, perturbant le vote et accusant les préposés de la CNEI d’accorder « beaucoup d’avantages au candidat du PCT », a affirmé Antoine, habitant de Kellé. « Les urnes ont été ramenées après moult négociations. Un manifestant a été brutalisé par la police puis admis à l’hôpital. Mais, sa vie n’est pas en danger ».

Le chef de l’État, Denis Sassou Nguesso, dont le parti, le Parti congolais du travail (PCT), cherche à conserver la majorité à l’assemblée, a pour sa part accompli son devoir civique dans la capitale.

Un peu plus de 82.000 candidats sont en lice à ce double scrutin. 151 sièges sont à pourvoir aux législatives contre 1.158 aux locales.

Aucune date n’a été donnée pour la publication des résultats.

Le vote a été reporté dans huit des quatorze circonscriptions du Pool (sud), région voisine de Brazzaville qui a replongé dans les violences après la présidentielle contestée de 2016 remportée par le président Sassou Nguesso.

Romandie.com ave(©AFP / 16 juillet 2017 20h49)

Venezuela: l’opposition aux urnes contre la Constituante de Maduro

juillet 16, 2017

Les Vénézuéliens ont commencé à voter lors d’une consultation populaire organisée par l’opposition contre le gouvernement du président Nicolas Maduro. / © AFP / FEDERICO PARRA

Les Vénézuéliens votaient dimanche dans le calme lors d’une consultation populaire symbolique organisée par l’opposition sur le projet de Constituante du président Nicolas Maduro, après plus de trois mois de manifestations violentes, ont annoncé les organisateurs.

Les électeurs, beaucoup vêtus de blanc ou avec aux couleurs du drapeau jaune, bleu, rouge du Venezuela, sont venus nombreux glisser leur bulletin dès l’ouverture, dans des boîtes en carton installées dans des bureaux de vote par la coalition d’opposition appelée Table de l’unité démocratique (MUD).

« Liberté ! », lancent certains électeurs.

« Je manifeste mon mécontentement contre le gouvernement. Nous ne trouvons pas de médicaments, nous avons chaque fois moins d’argent pour acheter de la nourriture. Et eux, ils veulent juste rester au pouvoir, nous votons pour qu’ils le quittent », déclare Tibisay Méndez, 49 ans, dans un bureau de vote due sud-est de Caracas.

Présenté comme un acte de « désobéissance civile », ce vote, qui se déroule sans l’aval des autorités, a pour but de manifester le rejet par la population de la future Assemblée constituante, selon la coalition des antichavistes – du nom d’Hugo Chavez, président de 1999 à sa mort en 2013 – réunis au sein de la MUD.

Selon l’institut de sondages Datanalisis, près de 70% des Vénézuéliens sont opposés à la Constituante et 80% dénoncent la gestion par M. Maduro d’un pays en partie paralysé et traumatisé par des manifestations au cours desquelles 95 personnes ont été tuées depuis le 1er avril.

Cette crise politique survient par ailleurs sur fond de chute depuis 2014 des cours du pétrole qui frappe de plein fouet l’économie, dont 95% des devises proviennent de l’exportation de l’or noir.

La Constituante voulue par M. Maduro, et dont les 545 membres seront élus le 30 juillet, aura pour mission de modifier la Constitution en vigueur pour assurer, selon lui, la « paix et la stabilité économique » du Venezuela.

Le projet est fermement rejeté par les antichavistes qui y voient un moyen pour le gouvernement de rester au pouvoir, en contournant l’Assemblée nationale où l’opposition est majoritaire depuis 2016.

« Le pays va non seulement rejeter la Constituante mais aussi donner un mandat pour exiger un changement de régime, la sortie de la dictature et l’ouverture d’une transition avec un gouvernement d’union nationale », a déclaré samedi à l’AFP une responsable de l’opposition, Maria Corina Machado.

– ‘Show international’ –

D’après les projections de l’institut de sondages Datanalisis, quelque 10,5 millions de personnes, sur 19 millions d’électeurs, seraient prêts à voter lors de la consultation qui a reçu le soutien de l’Eglise catholique, des Nations unies, de plusieurs pays d’Amérique latine et d’Europe ainsi que des Etats-Unis.

« Cela va marquer un avant et un après. Aujourd’hui comme jamais nous allons montrer au monde entier et à ceux qui ont le pouvoir que le peuple vénézuélien est maître de son destin », a déclaré Julio Borges, le président du Parlement (opposition), au cours d’une conférence de presse.

Le chef de l’Etat a appelé ses adversaires à réaliser leur consultation dans un climat de « paix ». Ce « show international (…) faites-le, mais en paix », a déclaré le M. Maduro, qui jouit du soutien de l’armée, acteur incontournable du jeu politique.

Dimanche également, le gouvernement a invité les citoyens à venir tester les machines de vote qui seront mises en place pour élire les membres de la Constituante le 30 juillet. Objectif: ne pas laisser le champ libre à l’opposition ce jour

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait exprimé vendredi son inquiétude. « Il y a un besoin urgent d’un dialogue national au Venezuela entre le gouvernement et l’opposition ».

Au même moment, le Haut Commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR) avait publié des chiffres de demandes d’asile déposées par des Vénézuéliens: 52.000 demandes depuis janvier, soit plus du double de celles recensées l’an dernier.

– ‘Observateurs internationaux

Samedi, cinq anciens présidents latino-américains sont arrivés à Caracas pour assister à la consultation de l’opposition en tant qu' »observateurs internationaux ».

A son arrivée, le Mexicain Vicente Fox a jugé que la consultation de l’opposition marquait le début « du chemin vers la fin » du gouvernement Maduro, qui « doit comprendre que personne n’en veut et qu’il ne peut pas continuer à détruire l’économie » du Venezuela.

M. Fox est accompagné des anciens présidents colombien Andres Pastrana, costariciens Laura Chinchilla et Miguel Angel Rodriguez et bolivien Jorge Quiroga.

Ces dernières semaines, le camp gouvernemental a laissé entrevoir des fêlures, avec les prises de position critiques de la procureure générale Luisa Ortega, une chaviste entrée en dissidence et menacée d’un procès qui pourrait conduire à sa destitution.

Romandie.com avec(©AFP / 16 juillet 2017 16h06)                

Venezuela: l’opposition invite cinq ex-chefs d’État comme observateurs

juillet 13, 2017

Maria Corina Machado, lors d’une manifestation contre le président Nicolas Maduro le 6 mai 2017 à Caracas / © AFP / FEDERICO PARRA

L’opposition au gouvernement vénézuélien du président Nicolas Maduro a invité jeudi cinq ancien chefs d’Etat latino-américains à venir comme observateurs pour le référendum symbolique contre la Constituante qu’elle va organiser dimanche.

« Une mission de cinq anciens présidents arrivera samedi en tant qu’observateurs internationaux », a déclaré jeudi l’élue de l’opposition Maria Corina Machado, en citant les noms du Mexicain Vicente Fox, des Costariciens Laura Chinchilla et Miguel Angel Rodriguez, du Colombien Andres Pastrana et du Bolivien Jorge Quiroga.

Avec ce référendum organisé dans 1.600 bureaux de vote à travers le pays, et même si celui-ci n’aura aucune valeur légale, l’opposition espère démontrer le refus du peuple vénézuélien face à l’élection d’une assemblée constituante convoquée pour le 30 juillet par le pouvoir en place.

Selon l’institut Datanalisis, 70% des Vénézuéliens sont opposés à l’instauration de cette Constituante censée mettre en place une nouvelle constitution mais dénoncée par l’opposition comme un moyen d’étouffer l’Assemblée nationale, la seule institution qu’elle domine, depuis 2016.

Ces cinq anciens chefs d’Etat rejoignent l’Initiative démocratique d’Espagne et des Amériques (Idea), un forum international très critique envers le gouvernement Maduro, certains de ses membres ayant même parlé de « dictature ».

« Dimanche, nous allons organiser le plus grand acte de désobéissance civile du monde, (…) et il sera le détonateur de l’heure zéro qui débutera au Venezuela lundi », a insisté Mme Machado, en faisant allusion à l’escalade annoncée par l’opposition dans le cadre de l’offensive qu’elle veut finale contre le pouvoir.

Le référendum de dimanche aura lieu dans un pays en pleine crise politique, sociale et économique, avec des manifestations quasi-quotidiennes depuis le 1er avril au cours desquelles 95 personnes sont décédées.

Mercredi, la Commission nationale des télécommunications (Conatel), relais du pouvoir, a appelé les représentants des chaînes de télévision et de radio à « faire attention à leur couverture » de ce référendum, en soulignant que ces chaînes pourraient être « sanctionnées ».

Une consigne aussitôt dénoncée jeudi par le Syndicat national des travailleurs de la presse (SNTP) comme « une censure », « une décision arbitraire et anticonstitutionnelle ».

Jeudi, le vice-président vénézuélien Tareck El Aissami a averti que toute personne qui « boycotterait » l’élection de l’assemblée constituante le 30 juillet serait jugée par les tribunaux militaires et pourrait le payer d’une peine allant jusqu’à dix ans de prison.

Romandie.com avec(©AFP / 14 juillet 2017 02h29)                

Congo: une manifestation de l’opposition et du peuple

juillet 10, 2017

Toute la nuit les forces de sécurité ont patrouillé dans la ville pour surveiller la population de Brazzaville. Ce matin toute la ville est quadrillée, tous les lieux publics, y compris le centre-ville!

Nous sommes mobilisés et nous nous donnons rendez-vous pour exprimer pacifiquement notre ras-le-bol!

Le Peuple congolais souverain est majoritaire!

 

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr