Archive for the ‘Justice’ Category

États-Unis: le Chef du FBI rejette les critiques de Trump

décembre 7, 2017

Washington – Le chef du FBI Christopher Wray a défendu jeudi la police fédérale, sous le feu des critiques du président américain Donald Trump qui tente de discréditer une enquête sur l’influence de Moscou durant la campagne de 2016 et la collusion présumée avec son équipe.

Dans un rare coup de boutoir public pour un président américain, M. Trump a violemment critiqué le FBI ce week-end, affirmant que sa réputation était « en lambeaux » et accusant le prédécesseur de M. Wray, James Comey, d’avoir menti. Le président américain a limogé l’ex-chef du FBI en mai, précipitant un témoignage à charge de M. Comey au Sénat.

Interrogé directement sur les propos présidentiels lors d’une audition devant la commission judiciaire de la Chambre des représentants, Christopher Wray les a rejetés: « D’après mon expérience, notre réputation est assez bonne », a-t-il souligné.

« Les agents, analystes et le personnel du FBI sont de grands garçons et de grandes filles. Nous nous attendons à être critiqués de toutes parts. Nous y sommes habitués », a également déclaré ce juriste de formation au ton posé, n’hésitant pas à lâcher un sourire aux élus qui l’interrogeaient.

C’est la révélation ce week-end qu’un enquêteur du FBI avait été écarté des investigations sur l’affaire russe pour avoir échangé des messages anti-Trump et favorables à son ex-opposante démocrate à la présidentielle, Hillary Clinton, qui avait motivé une avalanche de tweets du président américain.

Cet agent, Peter Strzok, spécialiste du contre-espionnage et respecté selon les médias américains, avait également participé à l’enquête sur l’affaire des courriels de Hillary Clinton, qui a secoué la campagne électorale en 2016.

Le FBI avait finalement estimé qu’il n’y avait pas matière à poursuivre Mme Clinton. De quoi pousser Donald Trump, et un choeur de républicains, à mettre en doute l’impartialité des enquêtes menées, selon eux, par des agents en majorité anti-Trump.

« +UN AGENT DU FBI ANTI-TRUMP A MENE L’ENQUETE CLINTON+ Maintenant tout commence à s’expliquer », avait ainsi tweeté Donald Trump dimanche.

Lors de l’audition jeudi, des élus républicains ont affirmé, sur la même ligne, que l’équipe du procureur spécial chargé du dossier russe, Robert Mueller, était formée par une nette majorité d’avocats et d’enquêteurs pro-démocrates.

« Si on expulsait tous ceux qui sont anti-Trump de l’équipe Mueller, je crois qu’il ne resterait plus personne », a asséné Jim Jordan.

Interrogée jeudi sur la réputation « en lambeaux » du FBI, selon Donald Trump, la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, a précisé que le président visait James Comey, nommé sous la présidence Obama, ainsi que les enquêteurs chargés du dossier Clinton.

« Nous avons effectivement ressenti qu’une partie de la direction politique au FBI posait problème. Nous sommes heureux que le directeur Wray soit là. Nous avons l’impression qu’il va nettoyer une partie du bazar qu’a laissé son prédécesseur », a-t-elle dit lors du point de presse de la Maison Blanche.

S’il a refusé de commenter l’affaire Strzok, expliquant qu’elle faisait l’objet d’une enquête « extérieure, indépendante », M. Wray a pour sa part souligné qu’au FBI, la « règle est de suivre les faits avec objectivité » en dépit des opinions personnelles.

Romandie.com avec(©AFP / 07 décembre 2017 23h51)                                            

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Quand Blé Goudé rend hommage à son « co-équipier » de la prison de la CPI

décembre 5, 2017

 

Charles Blé Goudé, à la Cour pénale internationale, le 27 mars 2014. © Michael Kooren/AP/SIPA

Dans une lettre ouverte publiée suite au suicide en pleine audience de Slobodan Praljak, l’ancien ministre de la jeunesse de Laurent Gbagbo évoque les parties de football entre détenus du pénitencier de Scheveningen.

Alors que les audiences de son procès pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité ont repris depuis le 27 novembre dernier, ce sont quelques lignes sur les réseaux sociaux qui ont fait parler de Charles Blé Goudé. Au lendemain du suicide de l’ancien général croate Slobodan Praljak, lors de son jugement mercredi 29 novembre, l’ancien jeune patriote ivoirien a rendu hommage à son co-accusé.

Contacté par Jeune Afrique, l’entourage de l’ancien ministre de la jeunesse confirme l’authenticité de ce courrier. « Il voulait rendre hommage à un ami. Il s’entendait très bien avec Slobodan Praljak, qui lui disait toujours qu’il fallait tenir bon, il lui disait que la vérité finirait par triompher », raconte Youssouf Diaby, le porte-parole de Charles Blé Goudé.

Slobodan Praljak, au moment où il ingère le poison avec lequel il s’est suicidé, en pleine audience de la CPI, le 29 novembre 2017. © AP/SIPA

A 73 ans, tu débordais encore d’énergie. (…) Adieu mon coéquipier

Matchs de mini-foot

Dans cet lettre ouverte, rien de politique cependant, mais des accents sportifs. « A 73 ans, tu débordais encore d’énergie et tu n’as jamais manqué un seul de nos matchs de mini-foot. Même lorsque j’arrivais en retard, tu prenais toujours soin de réserver ma place. (…) Adieu mon coéquipier », écrit ainsi Blé Goudé.

Alors qu’il venait d’entendre la confirmation de sa condamnation à vingt ans de prison pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis pendant la guerre en Bosnie (1992-1995), Slobodan Praljak s’est soudainement donné la mort en ingérant une fiole dont des analyses ont depuis révélé qu’elle contenait du cyanure.

L’avant-veille du suicide, les deux hommes s’étaient vus pour la dernière fois lors d’une partie de football dans la cour de leur prison. « Tu m’as dit : « Au revoir, merci pour tout Charles, merci mon fils. » Je ne savais pas que c’était un adieu », poursuit ainsi Blé Goudé dans sa missive.

« Praljak ne lui avait jamais dit au revoir à part cette fois-ci, mais ça ne l’a pas vraiment alerté. Charles Blé Goudé n’était pas au courant de ses intentions », explique Youssouf Diaby.

« Laurent Gbagbo fait le coach »

Ces rencontres footballistiques entre détenus du pénitencier de Scheveningen sont très régulières, expliquent les proches de l’ancien ministre de Laurent Gbagbo. Pendant les périodes où les audiences devant la Cour pénale internationale sont interrompues, elles sont mêmes quotidiennes. « Tout le monde y participe, même Laurent Gbagbo, il regarde, commente, fait le coach », poursuit Youssouf Diaby.

Charles Blé Goudé a rejoint l’ancien président ivoirien dans la prison de la CPI en 2014. Un centre pénitentiaire unique au monde où se côtoient chef d’États déchus, anciens ministres ou miliciens, tous poursuivis pour les crimes les plus graves.

On dit que personne n’a jamais tenté de s’en évader. En revanche, l’ancien commandant de l’armée de résistance du Seigneur, Dominic Ongwen avait tenté de se suicider en 2016. Il avait alors ingéré des produits ménagé mais avait été rapidement soigné.

Jeuneafrique.com par

Affaire russe: deux dossiers qui pèsent sur Donald Trump

décembre 4, 2017

Le président américain Donald Trump (G) et son ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn (D) qui a plaidé coupable le 1er décembre d’avoir menti au FBI / © AFP/Archives / Nicholas Kamm, MANDEL NGAN

L’inculpation de Michael Flynn est un coup de fouet pour l’ enquête du procureur spécial Robert Mueller qui tente de déterminer s’il y a eu collusion entre les proches de Donald Trump et la Russie pour influencer le résultat de l’élection présidentielle américaine, et si le président a fait obstruction à la justice.

Les enquêteurs n’ont pour l’instant dévoilé aucune preuve à ces accusations, alors que la Russie dément régulièrement toute ingérence dans la campagne présidentielle.

– Collusion avec la Russie

Donald Trump a régulièrement démenti les accusions de « collusion » avec la Russie, dénonçant une « chasse aux sorcières », malgré un rapport de plusieurs agences de renseignements publié en janvier concluant que le Kremlin avait bien tenté de favoriser la victoire du candidat républicain.

Le général Michael Flynn, conseiller du candidat devenu conseiller à la sécurité nationale du président républicain avant de démissionner, est la première prise de choix du procureur Mueller, nommé en mai après le limogeage du patron du FBI James Comey.

Vendredi, il a plaidé coupable d’avoir menti au FBI sur ses conversations avec l’ambassadeur de Russie aux Etats-Unis, Sergueï Kisliak. M. Flynn a aussi confirmé avoir ponctuellement agi sur les instructions d’un « très haut responsable » de l’équipe de transition qui serait, selon les médias américains, Jared Kushner, gendre et proche conseiller de Donald Trump.

Il a accepté de coopérer avec la justice et pourrait avoir d’autres informations sensibles à fournir aux enquêteurs. L’acte d’accusation stipule en effet que les faits reconnus par M. Flynn lord de son inculpation « ne constituent pas tous les faits connus des parties concernant les charges ». Mais ces faits ont eu lieu après la victoire de Donald Trump. Ils ne confortent pas la thèse d’une concertation avec Moscou, alors que les contacts entre les équipes de transition et les dirigeants étrangers sont légaux.

George Papadopoulos, un obscur conseiller diplomatique du candidat Trump, a aussi plaidé coupable d’avoir menti au FBI sur ses contacts avec des intermédiaires russes, même si certains apparaissent peu fiables. La Maison Blanche a minimisé son rôle et M. Trump l’a qualifié de « jeune volontaire de bas niveau » qui s’est révélé être « un menteur ». L’enquête n’a pas pu déterminer qu’il agissait sur ordre des responsables de la campagne, qui l’avaient encouragé à cultiver ses contacts tout en excluant une rencontre de haut niveau. Lui aussi collabore avec la justice, et pourrait fournir d’autres informations aux services du procureur.

Les enquêteurs s’intéressent également à une rencontre en juin 2016 entre le fils aîné du président, Donald Trump Jr., Jared Kushner et Natalia Veselnitskaya, présentée comme « avocate du gouvernement russe » et capable de fournir des renseignements compromettants sur Hillary Clinton. Mais cette réunion, qui pourrait s’assimiler à une tentative de collusion, n’a finalement rien donné, selon Trump Jr.

– Obstruction à la justice

Donald Trump aurait-il limogé en mai le directeur du FBI James Comey après lui avoir personnellement demandé, sans succès, d’enterrer l’enquête visant Michael Flynn alors qu’il savait que son conseiller à la sécurité nationale avait menti aux enquêteurs ? Il a renforcé ces soupçons en commentant l’inculpation du général Flynn dans un message publié samedi sur le compte officiel du président:

« J’ai dû limoger le général Flynn parce qu’il a menti au vice-président et au FBI. Il a plaidé coupable de ces mensonges. C’est triste parce que ses actions pendant la transition étaient légales. Il n’y avait rien à cacher! ». L’avocat personnel de Donald Trump, John Dowd, a ensuite tenté de dédouaner le président en assurant que c’est lui qui avait rédigé ce message. Le président a surenchéri sur Twitter: « Je n’ai jamais demandé à Comey d’abandonner l’enquête sur Flynn. Encore de fausses informations couvrant un autre mensonge de Comey ».

Selon M. Dowd, le président américain ne peut être déclaré coupable d’entrave à la justice « car il dirige l’application de loi (selon la Constitution) et a le droit d’exprimer son point de vue dans n’importe quelle affaire ». Pourtant, les anciens présidents Bill Clinton et Richard Nixon ont fait face à cette accusation dans le cadre d’une procédure de destitution.

Romandie.com avec(©AFP / 04 décembre 2017 20h17)                

La Cour suprême remet en vigueur le décret anti-immigration de Donald Trump

décembre 4, 2017

Vue de la Cour suprême américaine à Washington le 15 juin 2017 / © AFP/Archives / JIM WATSON

La Cour suprême des Etats-Unis a autorisé lundi l’application dans sa totalité du décret anti-immigration signé par Donald Trump, en attendant l’examen sur le fond de cette mesure bloquant l’arrivée de citoyens de sept pays, en majorité musulmans.

La troisième version de ce décret très controversé avait été suspendue par un juge de Hawaï, estimant que le texte peinait à démontrer en quoi l’entrée autorisée à plus de 150 millions de ressortissants étrangers des pays visés « nuirait aux intérêts des Etats-Unis ».

Romandie.com avec(©AFP / 04 décembre 2017 22h47)                

États-Unis: l’enquête du FBI se rapproche de la Maison Blanche, Trump contre-attaque

décembre 3, 2017

James Comey, le 8 septembre 2016 à Washington et Donald Trump, photographié le 13 janvier 2017 à New York / © AFP/Archives / Drew Angerer, Jim WATSON

Donald Trump a lancé dimanche une violente contre-attaque contre le FBI, après son faux pas de la veille laissant entendre qu’il savait de longue date que son ancien conseiller à la sécurité nationale, inculpé dans l’affaire russe, avait menti à la police fédérale.

« Je n’ai jamais demandé à Comey d’abandonner l’enquête sur Flynn. Encore de fausses informations couvrant un autre mensonge de Comey », s’est défendu Donald Trump au petit matin, dans le premier d’une salve de tweets critiquant la police fédérale avec une virulence inédite pour un président américain.

Lors d’une audition sous serment début juin devant le Sénat, l’ancien directeur du FBI James Comey –brutalement limogé par le président– avait affirmé que Donald Trump lui avait personnellement demandé d’enterrer l’enquête visant Michael Flynn.

Ce dernier a plaidé coupable vendredi d’avoir notamment menti aux enquêteurs, plongeant le premier cercle de l’entourage de Donald Trump au coeur de l’enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l’ingérence de Moscou dans la présidentielle américaine de 2016 et une possible entente entre l’équipe de l’homme d’affaires et le Kremlin.

Or dans un tweet qui a fait sensation, le président a écrit samedi: « J’ai dû limoger le général Flynn parce qu’il a menti au vice-président et au FBI », laissant entendre par cette formulation qu’il était au courant des mensonges quand il avait demandé, selon James Comey, au patron du FBI d’abandonner l’enquête.

L’avocat personnel de Donald Trump, John Dowd, a ensuite affirmé aux médias que c’est lui qui avait rédigé ce message pour dédouaner le président. La Maison Blanche a par le passé souligné que les tweets de Donald Trump avaient valeur de communiqués officiels.

La sénatrice démocrate Dianne Feinstein, membre de la puissante commission du Renseignement au coeur de l’enquête russe, n’a pas été convaincue par ces arguments: « Je pense que ce qui est en train de se dessiner est un cas d’entrave à la justice », a-t-elle affirmé sur la chaîne NBC.

– ‘Réputation en lambeaux’ –

S’appuyant ensuite sur la nouvelle, tombée samedi, qu’un des principaux enquêteurs du FBI chargés du dossier russe –et précédemment de l’enquête sur les courriels de Hillary Clinton, classée sans suite– avait été écarté du dossier après des messages le critiquant, Donald Trump a lancé plusieurs violents coups de boutoir contre la police fédérale.

« Après des années de Comey, avec l’enquête bidon et malhonnête sur Clinton (et plus), à la tête du FBI, sa réputation est en lambeaux – la pire de l’Histoire! Mais n’ayez crainte, nous lui rendrons sa grandeur », a poursuivi le président américain.

L’enquête sur les courriels de Hillary Clinton avait secoué la campagne présidentielle de 2016, motivant Donald Trump et ses supporteurs, dont Michael Flynn, à demander, aux cris de « Enfermez-la », qu’elle soit condamnée et emprisonnée. En vain.

« +UN AGENT DU FBI ANTI-TRUMP A MENE L’ENQUETE CLINTON+ Maintenant tout commence à s’expliquer », a encore asséné le président, à propos de cet enquêteur, Peter Strzok, l’un des plus expérimentés dans les services de contre-espionnage du FBI et qui a été, cet été, réassigné aux ressources humaines, selon le New York Times.

– ‘Très haut responsable’ –

Washington avait été secoué vendredi matin par la nouvelle que Michael Flynn avait plaidé coupable notamment d’avoir menti sur ses conversations avec l’ambassadeur de Russie aux Etats-Unis puis accepté de coopérer avec la justice.

M. Flynn a surtout confirmé à l’accusation avoir ponctuellement agi sur les instructions d’un « très haut responsable » de l’équipe de transition présidentielle qui n’est autre, selon plusieurs médias américain, que Jared Kushner, gendre et proche conseiller de Donald Trump.

Puisqu’ils sont intervenus après la victoire de l’homme d’affaires en novembre 2016, ces contacts avec l’ambassadeur de Russie ne confortent pas la thèse d’une concertation entre Moscou et l’entourage du candidat pour influencer le scrutin.

Mais Michael Flynn pourrait fournir de nouvelles informations aux enquêteurs. Et si Robert Mueller parvenait à prouver une collusion avec la Russie ou une entrave à la justice –comme le laisse entendre le témoignage de James Comey– une procédure de destitution ne pourrait être exclue pour le 45e président des Etats-Unis.

– Réforme fiscale éclipsée –

Samedi, Donald Trump avait toutefois assuré n’être pas inquiet de ce que pourrait révéler Michael Flynn et réaffirmé qu’il n’y avait eu « aucune collusion » de son équipe de campagne avec la Russie lorsqu’il briguait la Maison Blanche.

Il avait alors bien tenté de maintenir l’attention sur la réforme fiscale adoptée la veille au Sénat, première grande victoire législative républicaine depuis son arrivée à la Maison Blanche, à même de faire oublier l’échec cuisant de la réforme de la santé.

Mais ses déclarations et l’avalanche de tweets éclipsaient largement dimanche cette refonte historique du code des impôts.

Romandie.com avec(©AFP / 03 décembre 2017 16h49)

Congo: Grève générale du barreau de Pointe-Noire

décembre 2, 2017

URGENT : ça chauffe à l’instant à la Cour d’appel de Pointe-Noire. Grève générale illimitée des avocats du barreau de Pointe Noire.

Les policiers conduits par le colonel Itoua Pottos ont investi les lieux pour empêcher les avocats de prononcer l’avis de grève générale suite à l’attestation de Maître Bagne.

Les avocats du barreau de Pointe Noire y tenaient une Assemblée Générale Extraordinaire pour annoncer officiellement une grève générale sur tout le département de Pointe Noire et du Kouilou.

Les avocats ont décidé d’une grève illimitée.

 

Déclaration de l’association des jeunes avocats de Pointe-Noire suite à l’interpellation et l’arrestation de Maitre Steve BAGNE BOTONGO

Suite à l’arrestation illégale, sauvage et barbare, à son bureau, le lundi 27 novembre 2017 à Brazzaville, dans le coup de 16 heures du confrère Stève BAGNE BOTONGO, Avocat domicilié au Cabinet d’Avocats BANZANI, Barreau de Brazzaville, par les éléments de la force publique,
L’Association des Jeunes Avocats de Pointe Noire, en sigle l’AJAP, réunie en Assemblée générale extraordinaire ce Mercredi, 29 Novembre 2017, à 14 heures 00 minute, dans la salle des audiences du Tribunal de Grande Instance de Pointe-Noire,

Considérant que la République du Congo est un État de droit, tel qu’il ressort du corpus constitutionnel en vigueur en son article premier,

Considérant que l’idéal d’État de droit renvoie à un État dans lequel l’ensemble des autorités politiques, administratives, judiciaires et militaires tant centrales que locales, agit en se conformant strictement aux règles de droit en vigueur et dans lequel tous les individus bénéficient, également des garanties procédurales et des libertés fondamentales ,

Considérant que la profession de foi en l’État de droit par les constituants du 25 Novembre 2015 n’est pas une simple parure scripturale,

Considérant que la loi n°026 -92 du 20 Août 1992, portant organisation de la profession d’Avocat au Congo fait partie intégrale du corpus normatif national,

Consciente que la loi organisant la profession d’Avocat au Congo offre des garanties de procédure à l’Avocat,

Consciente que le Cabinet d’Avocat, tout comme le domicile de tout citoyen congolais, est protégé par la loi et déclaré inviolable,

Consciente que le même texte constitutionnel, en son article 11, interdit tout acte de traitement cruel, inhumain ou dégradant,

Rappelant que le dispositif constitutionnel en vigueur au Congo fait obligation à tout citoyen de se conformer à la constitution, aux lois et règlements de la république, dont fait heureusement partie la loi n°026 -92 du 20 Août 1992, portant organisation de la profession d’Avocat au Congo,
L’AJAP,

DENONCE AVEC FERMETE :

– L’arrestation voire même l’enlèvement et la séquestration du confrère Stève BAGNE BOTONGO en violation flagrante, sous l’œil complice des autorités judiciaires, des règles procédurales gouvernant l’arrestation d’un Avocat en République du Congo.

– La violation de la loi 026-92 du 20 janvier 1992 organisant la profession d’avocat en République du Congo, en l’occurrence, l’article 53 de ladite loi.

ET CONDAMNE AVEC FORCE :

– L’attitude coupable de certains agents de la force publique qui agissent sous le fallacieux prétexte de l’exécution des ordres donnés par leurs supérieurs hiérarchiques.

– L’attitude passive, voire permissive du parquet général de Brazzaville face à une telle violation flagrante du droit applicable aux Avocats en cas d’arrestation.

L’AJAP, EXIGE

– La libération immédiate, sans conditions aucunes, du confrère Stève BAGNE BOTONGO.

L’AJAP REAFFIRME

Son adhésion à la constitution du 25 novembre 2015, aux lois et règlements de la république, aux instruments internationaux de protection des droits de l’homme et à l’idéal de l’état de droit revendiqué par les constituants congolais de 2015 ;

Vive la République,
Vive l’Etat de droit,
Vive l’Association des Jeunes Avocats de Pointe-Noire

Fait à Pointe Noire, le29 Novembre 2017
L’Assemblée Générale Extraordinaire

Photo de BrazzaNews.
AvecBrazzanews.fr

L’enquête russe se rapproche de Trump, son ex-conseiller Flynn inculpé

décembre 1, 2017

Michael Flynn, ancien conseiller à la sécurité nationale du président américain Donald Trump, quitte la cour fédérale, le 1er décembre 2017 à Washington / © AFP / Brendan Smialowski

L’affaire russe a connu vendredi un spectaculaire coup d’accélérateur avec l’inculpation de Michael Flynn, ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, qui a reconnu avoir menti au FBI et accepté de coopérer avec la justice.

La vaste enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l’ingérence de la Russie dans la présidentielle de 2016 – et l’entente présumée entre des proches de M. Trump et Moscou – fait peser une lourde épée de Damoclès au-dessus du 45e président des États-Unis.

Michael Flynn , ex-directeur du renseignement militaire américain, a plaidé coupable en milieu de matinée, devant un juge fédéral à Washington, d’avoir notamment fait de fausses déclarations aux enquêteurs sur ses conversations avec l’ambassadeur de Russie, Sergueï Kisliak.

Selon les documents d’accusation, dont il a confirmé la véracité de sa signature, M. Flynn a ponctuellement agi sur les instructions d’un « très haut responsable » de l’équipe de transition présidentielle. Il s’agirait de Jared Kushner, le gendre de M. Trump, selon Buzzfeed et le Washington Post.

Ces révélations ont mis en ébullition la capitale fédérale américaine et fait chuter Wall Street. Le Dow Jones a baissé de plus de 1%, avant de réduire ses pertes.

Quelles informations cet homme de 58 ans aux traits sévères s’est-il engagé à livrer aux enquêteurs ? Jusqu’où ira-t-il pour échapper à la prison ? Mettra-t-il directement en cause des proches de Donald Trump, voire le président lui-même ?

Debout à la barre, entouré de deux de ses avocats, M. Flynn a répondu d’un ton calme aux questions du magistrat Rudolph Contreras qui lui a signifié qu’il encourait cinq ans de réclusion.

« Les actions que j’ai admises aujourd’hui devant le tribunal constituent une grave erreur », a-t-il ensuite écrit dans un communiqué. « J’accepte l’entière responsabilité de mes actions ».

– ‘Enfermez-la !’ –

Par ses omissions et fausses déclarations, M. Flynn est accusé d’avoir « entravé » l’enquête ultrasensible du FBI.

Il aurait demandé à l’ambassadeur Kisliak que Moscou réagisse avec retenue aux sanctions prises par l’administration Obama contre les piratages informatiques russes pour influer sur le scrutin présidentiel.

Michael Flynn se voit par ailleurs reprocher d’avoir dissimulé qu’il a tenté d’influencer un vote du Conseil de sécurité des Nations unies sur la colonisation menée par Israël. Ces manoeuvres devaient affaiblir l’action de Barack Obama, à l’époque encore président des Etats-Unis.

Au final toutefois, les révélations vendredi n’ont pas conforté la thèse d’une concertation entre les Russes et l’entourage de Donald Trump pour truquer l’élection.

Ancien général, Michael Flynn est connu pour son indulgence avec la Russie et sa ligne très dure face à l’extrémisme islamique. Durant la campagne, il encourageait avec virulence les foules à crier « Enfermez-la ! » à chaque évocation de la démocrate Hillary Clinton.

Il avait été poussé à la démission moins d’un mois après sa nomination à la Maison Blanche.

Le gouvernement Trump a immédiatement tenté de minimiser le rôle de M. Flynn.

« Rien dans le plaider coupable ou les chefs d’inculpation n’implique d’autres personnes que M. Flynn », a indiqué Ty Cobb, l’avocat de la Maison Blanche.

Au Congrès, les élus démocrates insistaient sur le fait que les investigations avaient désormais franchi le cercle rapproché du président.

« Quand son propre conseiller à la sécurité nationale est trouvé coupable d’avoir menti au FBI sur ses contacts avec les Russes, on peut s’attendre à de nouveaux développements », a commenté Mark Warner, membre de la commission du Renseignement.

Ce rebondissement de taille assombrit ce qui s’annonçait comme une journée de victoire pour M. Trump avec le vote probable par le Sénat de sa grande réforme fiscale.

– ‘Un homme bien’ –

L’ancien homme d’affaires de New York a toujours réfuté la moindre « collusion » avec la Russie, dénonçant une « chasse aux sorcières » orchestrée par ceux qui refuseraient d’accepter sa victoire.

La relation entre Donald Trump et Michael Flynn fait l’objet d’une attention toute particulière depuis l’éviction brutale en mai du patron du FBI James Comey par le président.

Dans une audition début juin devant le Sénat qui avait sonné comme un coup de tonnerre à travers les Etats-Unis, ce dernier a en effet affirmé que Donald Trump lui avait personnellement demandé d’enterrer une enquête visant Michael Flynn.

« J’espère que vous pourrez trouver une façon d’abandonner cela, de lâcher Flynn. C’est un homme bien », aurait dit le président à M. Comey en tête à tête le 14 février.

M. Comey a réagi vendredi à l’inculpation de Flynn avec une métaphore biblique pleine d’ironie. « Que le droit jaillisse comme une source, la justice comme un torrent intarissable », a-t-il écrit sur Instagram, en citant le livre d’Amos.

M. Flynn est la quatrième personne proche de M. Trump mise en cause dans cette enquête menée par Robert Mueller qui, contrairement à un simple procureur fédéral, dispose d’une plus grande latitude d’action et d’une indépendance renforcée.

Une première vague d’inculpations avait eu lieu fin octobre avec la mise en accusation de Paul Manafort, l’ex-directeur de son équipe de campagne et Richard Gates. Un troisième, George Papadopoulos, a plaidé coupable d’avoir menti aux enquêteurs du FBI et accepté de collaborer avec les enquêteurs.

Romandie.com avec(©AFP / 01 décembre 2017 23h10)

Argentine: 48 condamnations, dont 29 à vie, pour les crimes contre la dictature

novembre 29, 2017

Buenos Aires – Quarante-huit anciens militaires argentins ont été condamnés mercredi à la prison, dont 29 à perpétuité, pour des crimes commis à l’École de mécanique de la Marine (ESMA), principal centre de tortures pendant la dictature argentine (1976-1983).

Les accusés étaient jugés pour une série de crimes commis à l’époque dans le cadre de l’ESMA: tortures de détenus politiques, exécutions illégales, vols de bébés – plusieurs dizaines de femmes ont accouché pendant leur détention – et les tristement célèbres « vols de la mort ».

Pour faire disparaître sans laisser de traces des personnes détenues à l’ESMA, située à Buenos Aires, les militaires les jetaient vivantes depuis des avions ou des hélicoptères dans la mer ou dans le Rio de la Plata.

Les 48 anciens militaires ont été condamnés à l’issue d’un procès géant, le plus important de l’histoire de la justice argentine, concernant 789 dossiers de crimes commis à l’ESMA et un total de 54 accusés, dont six ont été acquittés.

Le tribunal a prononcé 29 peines de prison à vie et a condamné 19 autres accusés à des peines allant de 8 à 25 ans.

Parmi ceux qui ont été condamnés à perpétuité figurent trois anciens militaires déjà condamnés à des peines de prison à vie lors de précédents procès sur les crimes de la dictature: Alfredo Astiz, 67 ans, Jorge Acosta, 76 ans, et Ricardo Cavallo, 66 ans.

Astiz et Acosta ont notamment été déclarés coupables de la disparition forcée en 1977 de la Suédoise Dagmar Hagelin, 17 ans.

L’ex-capitaine Astiz, surnommé à l’époque « l’ange blond de la mort », a aussi été condamné par contumace à la prison à vie par la justice française, pour l’enlèvement et le meurtre de deux religieuses françaises en 1977.

Il s’agit du troisième procès concernant des crimes commis à l’ESMA, par laquelle sont passés quelque 5.000 prisonniers pendant la dictature. Sur les 54 accusés, 16 avaient déjà été condamnés antérieurement.

Depuis le début du procès en novembre 2012, onze accusés sont décédés et trois ont été exemptés pour raisons de santé. Quelque 800 témoins se sont succédé devant le tribunal fédéral numéro 5 de Buenos Aires, présidé par le juge Daniel Obligado.

La lecture du verdict, qui a duré plus de quatre heures, a été faite dans une salle comble où les accusés étaient séparés par une paroi vitrée du public, dans lequel se trouvaient des victimes et des proches de victimes.

A l’extérieur du tribunal, des dizaines de militants d’organisations de défense des droits de l’Homme et de partis politiques de gauche ont suivi l’énoncé du verdict sur un écran géant.

La dictature argentine a été l’une des plus violentes d’Amérique latine, avec quelque 30.000 disparus, selon les organisations de défense des droits de l’Homme.

Romandie.com avec(©AFP / 30 novembre 2017 02h38)

Congo: arrestation d’un avocat suite à la marche pacifique de l’opposition à Brazzaville

novembre 27, 2017
Photo de BrazzaNews.Photo de BrazzaNews.

 

Un jeune avocat stagiaire, Steve BAGNE HERMAN a été pris de force dans son bureau par les éléments de la DGST. Il est accusé d’avoir participé à la marche pacifique de l’opposition qui réclamait la libération des prisonniers politiques.

Notons que cette arrestation est illégale. Selon la procédure congolaise le cabinet d’avocats est inviolable, et l’arrestation d’un Avocat doit se faire en présence du Bâtonnier du barreau du ressort duquel ce dernier exerce. Les forces du désordre de Sassou ont enfreint la loi. Oko Ngakala est où? Donc le seul Oko intelligent fut celui qui était dans les livres de lecture qui montra la mer à Taty?

 

Photo de BrazzaNews.
Voici les images de l’arrestation de maître Steve BAGNE HERMAN
Par ailleurs, a été aussi arrêt, un jeune handicapé, vendeur des DVD au croisement de l’avenue de la Paix et la rue Franceville. Celui-ci a été enlevé, puis conduit dans une destination inconnue par les miliciens de Ndenguet de la BSIR dans une Toyota Hilux immatriculé 153LAQ4. Il est accusé d’avoir participé à la marche de l’opposition de ce lundi 27 novembre 2017.
Avec Brazzanews.fr

Congo: André Okombi Salissa devant la justice

novembre 27, 2017

Le prisonnier politique André OKOMBI SALISSA en procès le Jeudi 30 Novembre 2017, au parquet de Brazzaville

 

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Avec Brazzanews.fr