Archive for the ‘Justice’ Category

Pakistan: peine de mort pour le meurtrier et violeur d’une fillette

février 17, 2018

Lahore (Pakistan) – Le principal suspect du viol et du meurtre d’une fillette a été condamné à mort samedi, une affaire qui a bouleversé le Pakistan et alimenté la peur d’un tueur en série s’en prenant aux enfants de la ville de Kasur (est).

Imran Ali, 24 ans, a été reconnu coupable du meurtre de Zainab Fatima Ameen, 6 ans, dont le corps a été retrouvé début janvier. La petite Zainab était le douzième enfant assassiné ces deux dernières années dans un rayon de 2 kilomètres autour de Kasur, selon les autorités. Ali, dont l’ADN a été retrouvé sur Zainab et six autres victimes, a confessé huit crimes au total.

« La cour a prononcé quatre peines de mort contre ce tueur en série », l’une « pour avoir kidnappé Zainab », une autre « pour l’avoir violée », une troisième « pour l’avoir tuée » et une quatrième « pour d’autres inculpations terroristes », a déclaré à la presse le procureur général de la province du Pendjab, Ihtesham Qadir.

L’audience, qui ne s’intéressait pas aux autres victimes présumées d’Ali, s’est tenue à huis clos dans la prison Kot Lakhpat de Lahore pour des raisons de sécurité. Seuls les proches des victimes avaient accès à la salle d’audience, les journalistes étant retenus 500 mètres en amont.

La cour a aussi condamné Imran Ali à plusieurs autres peines, dont une de prison à perpétuité, ainsi qu’à plusieurs amendes, pour un total de 3,2 millions de roupies (environ 23.700 euros), pour avoir notamment « caché le cadavre dans des ordures », a poursuivi le procureur Qadir.

« C’était un procès juste », a commenté Mian Sultan Masood, l’avocat de l’accusé, qui a lui a été fourni par l’Etat, son précédent défenseur s’étant récusé. « L’accusé a admis son crime. Dans ce contexte, il est correct qu’il ait été condamné à mort », a-t-il poursuivi.

La mère de Zainab, Nusrat Bibi, a accueilli le verdict avec satisfaction. « Je veux qu’il soit pendu publiquement à l’endroit où il a pris Zainab », a-t-elle déclaré à des journalistes.

Le bâtonnier Ahmed Pansota, opposé à la pendaison publique car elle est selon lui inconstitutionnelle, a de son côté émis des réserves quant à la « justesse » du procès, dont le verdict a été rendu moins d’un mois après l’arrestation du suspect.

« La justice accélérée dans cette affaire est conforme à la constitution. Mais dans bien des cas similaires, la justice n’est pas rendue à cause de la pression médiatique, les circonstances atténuantes étant exclues » pour l’accusé, a rappelé cet avocat à la Haute cour.

Le viol et le meurtre de la fillette ont bouleversé l’opinion publique au Pakistan. Une violente manifestation contre l’inaction supposée de la police a fait deux morts à Kasur. Des célébrités, des hommes politiques de l’opposition et des anonymes ont exigé l’arrestation du coupable tandis que le hashtag #JusticeForZainab circulait sur les réseaux sociaux.

D’après le père de Zainab, Ameen Ansari, Ali, qui habitait à proximité, avait pris part aux manifestations ayant embrasé la ville après la mort de sa fille.

La colère des habitants a été alimentée par le fait que la région de Kasur est déjà tristement célèbre pour une affaire de crimes sexuels.

En 2015, un gigantesque scandale de pédophilie y avait été mis au jour. Des vidéos montrant au moins 280 enfants victimes d’abus sexuels par une bande qui faisait chanter les familles avaient été découvertes. A l’époque déjà, la police avait été accusée de fermer les yeux.

Romandie.com avec(©AFP / 17 février 2018 13h56)                                            

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Congo: comprendre l’affaire J.D Elongo qui risque d’emporter les ministres G. Odongo et J.J. Bouya

février 16, 2018

 

Dans son discours sur l’état de la nation en 2017 devant le parlement réuni en congrès, le 30 décembre 2017, le président de la République affirmait que « Dans notre pays, aucune disposition n’interdit aux procureurs de la République de se saisir des dossiers délictueux, y compris ceux portant sur des crimes économiques ».

C’est fort de cette parole du chef de l’Etat que la direction générale de la surveillance du territoire (jouant aussi le rôle d’une police judiciaire et ayant un département de la prévention économique» vient de se voir confier la gestion d’un certain nombre de dossiers brûlants, parmi lesquels celui portant sur l’utilisation des recettes du Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville (CHU-B) et celui lié aux fonds destinés à l’achat des antirétroviraux sous l’autorité de l’ancien ministre de la santé, François Ibovi.

Jean Didier Elongo, directeur général du contrôle des marchés publics a été interpellé dans le  cadre de cette affaire  portant sur la gestion  des  recettes du CHU-B; lesquelles  recettes  échappaient jusque-là au contrôle des  services  appropriés  de  l’Etat,  faisant  de  cet  établissement  hospitalier une vache à lait  pour  ses  responsables,  ainsi  que  pour  ceux   du   ministère de la  santé.

Un marché de 700 millions de FCFA… pour refaire la peinture au CHU-B

Ce qui a mis la puce à l’oreille des enquêteurs, c’est un marché d’un montant impressionnant de 700 millions de FCFA  destiné  à  refaire…  la  peinture  au  sein  de  cet  établissement.

Ce marché avait été accordé  à  la  société  «La  Cope» de  Joachim Ndinga  qui se trouve  aujourd’hui retenu dans les locaux de la DGST pour des besoins d’enquête, tout comme Bernard Ovoulaka (ancien directeur général)  et  Maxime  Palessonga, receveur de cet établissement jusqu’en 2017.

D’après des sources proches de l’enquête, interrogé sur les conditions d’attribution de ce marché, Jean Didier Elongo aurait confié aux agents de la DGST qu’il avait reçu des instructions particulières de la part  du  ministre  des  finances  de l’époque,  Gilbert  Ondongo,  pour qu’il accorde une autorisation spéciale à la société «La Cope». Mardi 13 février 2018,  l’ancien  ministre  des  finances a  été  justement interrogé sur ce dossier afin de   permettre   aux   enquêteurs  d’avancer  dans  leurs  investigations. Il n’est pas  exclu  qu’une  confrontation  entre   Jean   Didier   Elongo  et  Gilbert  Ondongo  soit  organisée  dans  les  jours  qui  viennent.

Perquisition du domicile et des bureaux de Jean Didier Elongo

Les  enquêteurs  ont  également  procédé  à  la  perquisition  du  domicile  de  Jean  Didier  Elongo,   ainsi   que   de  ces  bureaux,  lundi  12  février  2018.  La  pêche  aux  documents  aurait  été  fructueuse,  notamment  à  la  direction générale du contrôle des marchés publics.

Les enquêteurs s’intéressent aussi au patrimoine immobilier et au parc automobile du directeur général du contrôle   des marchés publics que les habitants de Talangaï avaient surnommé «Monsieur   coin ti coin», parce que son  impressionnante  fortune  lui  avait  permis  d’acquérir  un  bloc  de  parcelles de terrain.

Outre cet important bloc de parcelles, Jean Didier Elongo possèderait un établissement universitaire avec plusieurs  instituts,  une  chaine  de  télévision,  une  société  de  transport  en  commun  et  trois  hôtels  à  Pointe-Noire.

Les  enquêteurs  continuent à  fouiller  pour  parvenir  à  un  inventaire  exhaustif  des  richesses  de  cet  universitaire  qui  gagnerait,  comme  enseignant,  1  300  000  de  FCFA  par  mois,  et  qui  toucherait comme directeur général  du  contrôle  des  marchés  publics  5  millions  de  FCFA par mois, des émoluments  qu’il  n’a  plus  perçus  depuis 2015.

Jean Jacques Bouya aurait interféré dans l’action de la DGST

Fait  curieux,  après  l’interpellation   de   Jean   Didier   Elongo, de fortes pressions auraient  été  exercées  sur  les enquêteurs par certains responsables politiques afin qu’il  soit  libéré.  Mais  rien  n’y  a  fait.  Plus  grave:  Jean  Jacques Bouya aurait interféré dans l’action de la  DGST en cherchant à savoir sur quoi exactement  portait l’enquête  concernant le directeur général du contrôle  des  marchés  publics.  Une  curiosité  qui  n’aurait pas été appréciée  par  les  enquêteurs.  Ceux-ci  auraient  d’ailleurs  prévu  d’entendre  l’ancien patron congolais des grands travaux,   histoire  de  savoir  s’il  y  avait  un lien organique entre son département  et  la  direction  générale du contrôle des   marchés publics.

Il  faut  dire  que  les  liens  entre les deux hommes sont particulièrement connus des Congolais, Jean Didier Elongo   apparaissant comme le protégé  du  ministre de l’aménagement du territoire.

Sept personnes (y compris François Ibovi) déférées dans le cadre du dossier sur les antirétroviraux

Un autre dossier qui a intéressé  les  enquêteurs  de  la  DGST avant celui lié aux recettes  du  CHU-B  porte  sur  les  fonds  destinés  à  l’acquisition des antirétroviraux sous  l’autorité  de  l’ancien  ministre  de  la  santé,  François  Ibovi.  Ici,  le  préjudice  causé à l’Etat entre 2012 et 2016  est  estimé  à  près  de  3  milliards  de  FCFA.  Sept personnes ont été déférées, notamment l’ancien ministre François Ibovi, le conseiller financier,  Marcellin  Lébéla, le conseiller   administratif   et financier, Cyriaque Yoka (qui a également  travaillé  sous  Lydia  Mikolo),  le chef de section comptabilité des dépenses,  Vianney  Gaétan  Mouaba, le gestionnaire des  crédits,  Jean  Eloi  Kibangou et l’attaché à la documentation,  Jean  Oyaba.

Toutes ces personnes, à l’exception de l’ancien ministre,  se  trouvent retenues  dans  les  locaux de la DGST.  François  Ibovi  n’est  libre  jusqu’ici  de  ses  mouvements que du fait de son statut d’ancien ministre.

D’autres  dossiers  vont  être  exploités   par   les   enquêteurs  de  la  DGST  dans  les  jours  qui  viennent.  Et  l’un  d’eux de nous confier: «Le procureur de la République et  les  services  de  contrôle  d’Etat ont fait leur travail. Et  nous  faisons  le  nôtre  dans  le   prolongement   de   leur   action.  Nous  ne  reculerons  devant   rien.   A   l’exception   des  responsables  jouissant  d’une  immunité,  tous  ceux  qui sont cités dans les dossiers  en  notre  possession  seront  convoqués.  Et  nous  ne   sommes   qu’au   début   d’une vaste opération».

Anicet SAMBA – Troubadour avec Zenga-mambu.com

Corruption en Afrique du Sud: mandat d’arrêt contre l’un des frères Gupta(police)

février 15, 2018

Johannesburg – La police sud-africaine a annoncé jeudi avoir émis un mandat d’arrêt contre l’un des frères de la sulfureuse famille d’hommes d’affaires Gupta, proche de Jacob Zuma qui a été contraint de démissionner la veille de son poste de président de la République.

« Il y a un mandat d’arrêt qui a été émis contre Ajay Gupta » dans un vaste scandale de détournement de fonds et de corruption, a déclaré à l’AFP un porte-parole de la police, Hangwani Mulaudzi.

« Les avocats d’Ajay ont été informés qu’il est désormais considéré comme un fugitif », a-t-il ajouté. Ils « ont été prévenus qu’ils devaient le remettre à la police, faute de quoi ils s’exposeraient à des poursuites pour complicité ».

Mercredi, la police avait fait une perquisition dans une maison cossue de Johannesburg appartenant à la famille Gupta et procédé à l’arrestation de huit personnes, poursuivies pour fraude, blanchiment d’argent et vols d’argent public dans un projet d’exploitation laitière.

Ces individus ont comparu jeudi au tribunal de Bloemfontein (centre) et ont obtenu leur libération sous caution.

Les Gupta et des personnes qui leur sont associées sont soupçonnés d’avoir bénéficié frauduleusement de fonds publics versés par la province du Free State pour ce projet d’exploitation laitière qui ne s’est jamais concrétisé.

Selon la presse locale, un total de 220 millions de rands (15 millions d’euros) auraient été détournés au profit de la fratrie.

Ajay Gupta est lui recherché dans une autre affaire de corruption, selon Hangwani Mulaudzi, qui s’est refusé à donner plus de détails.

Selon un rapport de la médiatrice de la République publiée en 2016, les trois frères Gupta sont impliqués dans la gestion des affaires de l’Etat sud-africain, de la nomination de ministres aux pressions pour obtenir de juteux contrats publics.

Leur propriété de Saxonwold est devenue une sorte de présidence bis, où les frères d’origine indienne ont offert des postes de ministres, selon plusieurs témoignages recueillis par la médiatrice.

Cet immense scandale a contribué à faire chuter le président Jacob Zuma, qui a été contraint par son parti, le Congrès national africain (ANC), de remettre sa démission mercredi soir.

Il a été remplacé dès jeudi par Cyril Ramaphosa, le patron de l’ANC, qui s’est engagé à faire de la lutte anticorruption l’une de ses « priorités ».

Romandie.com avec(©AFP / 15 février 2018 15h13)                                            

RDC: l’épilogue de l’affaire Kabila-Sakombi expliqué à ceux qui ont raté le début

février 10, 2018

 

Des magistrats congolais devant le nouveau Palais de justice, le 20 février 2015 à Kinshasa. © Flickr/John Bompengo/Monusco

La Cour suprême de justice a cassé mercredi l’arrêt qui avait ordonné en 2010 à Dominique Sakombi, aujourd’hui décédé, de quitter son domicile de Kinshasa. La famille de l’ancien ministre crie victoire sur Zoé Kabila, frère du président de la RDC, qui, selon elle, se cachait derrière le nouveau propriétaire déchu. Retour sur cette affaire complexe.

C’est l’histoire d’un feuilleton politico-judiciaire à rebondissements. En toile de fond, un litige immobilier rocambolesque opposant, souvent par acteurs doublés, deux familles bien connues de la scène politique de la RD Congo : les Kabila et les Sakombi. Une affaire de trahison, de « coup de poignard dans le dos » pour les uns, ou d’un dossier purement judiciaire qui n’aurait rien à voir avec la famille présidentielle, prétendent les autres.

Tout tourne autour d’un homme, aujourd’hui décédé. Son nom : Dominique Sakombi Ilongo. Cet as de la communication a été plusieurs fois ministre sous Mobutu Sese Seko. Mais après la chute du maréchal, il parvient non sans souplesse à collaborer avec le nouveau régime. Celui qui avait conçu le jingle musical faisant apparaître depuis le ciel le visage de Mobutu à chaque ouverture de journal de la télévision publique, se retrouve ainsi, très rapidement, dans le sillage des nouveaux maîtres de Kinshasa.

Pourquoi le nom de Zoé Kabila est cité

Dès son arrivée aux affaires en effet, Laurent-Désiré Kabila fait de Dominique Sakombi son conseiller spécial à la communication, avant de le nommer secrétaire général des Comités du pouvoir populaire (CPP), lesquels ont précédé à la création du Parti du peuple pour la reconstruction et le développement (PPRD), actuel parti de Joseph Kabila. « La confiance de Mzee envers Sakombi était telle que le président de la République lui fit honneur de présenter, en son nom, les vœux de l’an 2001 au peuple congolais », se souvient un des enfants de « Domsak ». À l’époque, le paternel est ministre de l’Information, porte-parole du gouvernement.

C’est Zoé Kabila qui a expliqué à mon père que le vrai propriétaire de sa maison était désormais un certain Lungumbu », affirme Molendo Sakombi

Après l’assassinat de Kabila père en 2001, Sakombi quitte le gouvernement. Deux ans plus tard, Kabila fils, le nouveau chef de l’État, le place à la vice-présidence de la Haute autorité des médias. C’est à ce poste qu’il apprend que son domicile, situé dans la commune huppée de Ngaliema, à Kinshasa, aurait été acheté par… Zoé Kabila, frère du président de la République.

Molendo Sakombi, un autre fils de l’ancien ministre et proche de l’opposant Vital Kamerhe, s’en souvient bien : « Courant 2006, mon père a reçu un coup de fil du chef du protocole de la présidence de la République, l’invitant à se présenter à la résidence de M. Zoé Kabila dans le quartier Gulf. Il s’y est rendu et le frère du chef de l’État lui a ainsi expliqué que le vrai propriétaire de sa maison était désormais un certain Elie Lungumbu Milonge, étant en réalité son nom d’emprunt. »

Dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux à l’époque, Germaine Sakombi, l’épouse de Sakombi Ilongo, reprend la même version, le 24 avril 2010, lorsque la famille doit quitter les lieux, comme l’a décidé la cour d’appel de Kinshasa/Gombe.

Aux origines de l’affaire Kabila-Sakombi

« Domsak » meurt quelques mois plus tard. Sans emporter l’affaire avec lui. Un dossier politico-judiciaire bien complexe, dont les premiers éléments de compréhension remontent à 1970. Récapitulons.

Cette année-là, Georges Tsolakis, un individu grec, cède sa parcelle à l’entreprise Économat du peuple, « en compensation des marchandises [qu’on] lui fournies à crédit », renseigne un rapport de la Cour suprême de justice consulté par Jeune Afrique.

Problème : la même année, M. Amadou Konan, de nationalité ivoirienne, aurait acheté le même bien immobilier auprès de… l’Économat du peuple. Un certificat d’enregistrement, faisant preuve de l’acquisition d’une propriété immobilière en RDC, lui est ainsi délivré en 1982. S’ouvre alors le premier épisode du feuilleton : l’Économat du peuple conteste l’achat et les propos d’Amadou Konan. La bataille se déroule devant les cours et les tribunaux, mais aussi dans les bureaux des ministres. L’Économat du peuple sort vainqueur, après l’intervention du commissaire d’État des Affaires foncières.

En 1985, l’Économat du peuple vend la parcelle à un Espagnol, qui le cède, à son tour, à Dominique Sakombi. Survient alors dans le dossier M. Thubemona Mbinga Toto. Brandissant une procuration de son beau-frère, l’Ivoirien Amadou Konan, il se revendique également comme étant le propriétaire de la maison. Il obtient gain de cause devant la cour d’appel de Kinshasa/Goma en 2010, après avoir vendu à Elie Lungumbu Milonge, présenté, par la famille Sakombi, comme le nom d’emprunt de Zoé Kabila.

La concession querellée a été vendue après la mort du mandant », extrait de l’arrêt de la Cour suprême de justice rendu le 7 février 2018

C’est cette décision judiciaire qui a été « cassé[e] », le mercredi 7 février, par la Cour suprême de justice. « Il [apparaît] que la concession querellée a été vendue après la mort du mandant [Amadou Konan] tel que confirmé par le mandataire [Thubemona Mbinga Toto] lui-même », peut-on lire dans l’arrêt que JA a pu consulter.

« Durant sept ans de procédure, la partie adverse n’a pas pu contourner cet aveu judiciaire. Pis, l’Ivoirien dont il est question n’a jamais existé », commente Molendo Sakombi, se fondant sur une lettre de l’ambassade de Côte d’Ivoire en RDC.

 

« Une victoire au goût amer, nuance de son côté Germaine Sakombi. J’ai perdu mon mari à cause de cette affaire. Malgré l’immunité honoraire que l’on pouvait lui reconnaître pour avoir tant servi le pays – gouverneur, ambassadeur, ministre entre autres -, il s’était fait déguerpir de son domicile comme un chien. » Sans rancune, elle se refuse néanmoins de « ressasser le passé ». Pas un mot, donc, à l’endroit de la famille présidentielle.

À la présidence de la République, le pasteur Théodore Mugalu, responsable de la Maison civile du chef de l’État, dit « n’avoir pas été informé de l’arrêt prononcé dans cette affaire ». Il reconnaît avoir été impliqué, « il y a quelques temps », dans la recherche d’un compromis à l’amiable. « Je n’avais pas aimé voir Mme Germaine Sakombi parler ainsi de la famille présidentielle. Elle est venue me voir et j’ai essayé de l’assister pour trouver une solution », explique-t-il.

Qu’à cela ne tienne, sur le papier, « ce n’est pas Zoé Kabila qui était en procès contre la famille Sakombi », rappelle celui qui s’occupe des affaires domestiques des Kabila. Quid de Elie Lungumbu Milonge ? Contacté, ce dernier « se réserve de tout commentaire ».

Jeuneafrique.com par

USA: la numéro 3 du ministère de la Justice démissionne

février 9, 2018

Washington – La numéro trois du ministère américain de la Justice a démissionné à peine neuf mois après sa prise de fonctions, a annoncé vendredi le ministère dans un communiqué.

« Je sais qu’elle manquera à la totalité du ministère mais nous la félicitons tous pour cette nouvelle opportunité dans le secteur privé », a commenté le ministre Jeff Sessions, cité dans le communiqué qui a confirmé une information du New York Times (NYT).

Elle va partir « dans les semaines qui viennent », a indiqué le ministère.

Le départ de Rachel Brand, spécialiste en droit de la sécurité nationale, intervient au moment où les attaques du président Donald Trump et de parlementaires républicains ne cessent de s’accroître contre le procureur spécial Robert Mueller, chargé d’enquêter sur l’ingérence russe dans la campagne présidentielle de 2016 et sur une éventuelle collusion américano-russe pour favoriser le milliardaire.

La juriste de 44 ans se trouvait en position d’avoir à éventuellement superviser cette enquête si le numéro deux du ministère de la Justice Rod Rosenstein était limogé par M. Trump.

Des élus démocrates craignent en effet que le président prenne cette décision depuis qu’il a déclassifié la semaine dernière une note rédigée par un parlementaire républicain très critique envers la police fédérale (FBI) et le ministère de la Justice au sujet de l’affaire russe.

Nommée en 2003 par le président républicain George W. Bush au ministère de la Justice, Rachel Brand en était partie quatre ans plus tard pour un emploi dans le privé. Diplômée de Harvard, elle avait auparavant travaillé à la Cour suprême pour le juge Anthony Kennedy.

En 2012, sur décision du président démocrate Barack Obama, elle entre au Comité de supervision des libertés civiles et de la vie privée qui est chargé d’examiner la légalité des programmes de surveillance de l’Agence américaine de sécurité nationale (NSA).

Elle a regagné le ministère de la Justice en mai, choisie cette fois par M. Trump, pour occuper le poste de numéro trois travaillant directement avec M. Rosenstein et le ministre Jeff Sessions, qui s’est récusé de la supervision de l’enquête sur l’affaire russe en raison de sa propre implication.

Agacé par cette enquête, M. Trump caresserait l’idée selon des médias de limoger M. Rosenstein qui est le seul, en tant que superviseur, à pouvoir renvoyer M. Mueller. Le président a déjà limogé en mai le patron du FBI James Comey à cause de ces investigations.

En cas de renvoi de M. Rosenstein, Mme Brand se serait retrouvée dans la ligne de mire de la Maison Blanche en étant chargée de la supervision de l’enquête du moins le temps qu’un remplaçant à M. Rosenstein soit nommé et approuvé par le Congrès.

Romandie.com avec(©AFP / 10 février 2018 00h26)                                            

Gabon: Marie Madeleine Mborantsuo interrogée par la police française

février 9, 2018

 

Marie Madeleine Mborantsuo à Libreville, le 15 septembre 2016 © DR

La présidente de la Cour constitutionnel du Gabon a été entendue en décembre par la police française qui enquête sur son patrimoine en France. Ses proches dénoncent une investigation perturbée par les allégations mensongères de « corbeaux ».

En décembre 2017, Marie-Madeleine Mborantsuo (« 3M »), la présidente de la Cour constitutionnelle du Gabon, a été interrogée par les policiers français de l’Office central de répression de la grande criminalité financière qui, depuis 2014, enquêtent sur son patrimoine immobilier et financier en France.

À l’origine des ennuis de « 3M », une dénonciation de Tracfin (cellule française de lutte contre le blanchiment de capitaux), mais aussi, selon ses proches, les agissements de « corbeaux » de son propre pays, où elle compte autant d’ennemis dans l’opposition que de rivaux au sein du pouvoir.

D’où le grand nombre d’allégations mensongères qui, d’après eux, polluent l’enquête. Exemple : on lui prête 19 comptes bancaires, alors qu’elle dit n’en avoir jamais possédé que 4, ouverts et fermés l’un après l’autre par Barclays, le Crédit lyonnais, la BNP et un établissement monégasque.

Jeuneafrique.com

Cartes bancaires piratées: la justice américaine démantèle un réseau international

février 8, 2018

  Pour le ministère américain de la Justice, il s'agit de l'une des plus importantes actions engagées contre une entreprise cybercriminelle.

Pour le ministère américain de la Justice, il s’agit de « l’une des plus importantes » actions engagées contre une entreprise cybercriminelle. (Crédits : Reuters Dado Ruvic)

La justice américaine a annoncé, mercredi 7 février, l’inculpation de 36 personnes accusées d’animer Infraud, un forum spécialisé dans l’échange et l’achat de données personnelles, notamment piratées sur des cartes bancaires. D’après le ministère américain de la Justice, près d’un demi-milliard de dollars a été volé.

Les autorités locales et internationales ont arrêté 13 suspects aux États-Unis, en Australie, au Royaume-Uni, en France, en Italie, au Kosovo et en Serbie, dans le cadre d’une grande affaire de fraudes à la carte bancaire, a précisé dans un communiqué le ministère américain de la Justice.

« Ces poursuites et arrestations sont parmi les plus importantes jamais engagées en matière de cybercriminalité », s’est félicité John Cronan, un responsable des affaires criminelles au ministère.

D’après une liste détaillée, mise en ligne par le ministère, ces personnes opéraient sous pseudos, comme « TonyMontana », « Banderas » ou encore « Moneymafia ». Le préjudice financier causé par ce réseau international est estimé à environ 530 millions de dollars.

Leur devise : « In Fraud We Trust »

Le réseau Infraud a été créé en octobre 2010 par l’Ukrainien Svyatoslav Bondarenko, 34 ans, qui opérait lui aussi sous les pseudonymes de « Obnon », « Rector » ou « Helkern ». Il n’a pas encore été appréhendé.

Ayant adopté comme slogan « In Fraud We Trust » (« Nous avons foi en la fraude », en français), Infraud mettait en lien acheteurs potentiels et sites de vente, les transactions ayant pour point commun d’être fondées sur des fraudes ou des usurpations d’identité.

L’organisation comptait 10.901 membres enregistrés en mars 2017. Ils pouvaient acheter ou vendre des données personnelles ou des cartes piratées, ainsi que des logiciels malveillants.

Les victimes ont été identifiées aux quatre coins de la planète.

Latribune.fr avec AFP

 

Les Maldives s’enfoncent dans le chaos politique

février 6, 2018

La police monte la garde devant la Cour suprême des Maldives à Male après l’instauration de l’état d’urgence, dans la nuit du 5 au 6 février 2018 / © Mihaaru/AFP / STR

Le petit archipel touristique des Maldives s’enfonçait mardi dans le chaos politique après l’arrestation du président de la Cour suprême, l’opposition appelant à une intervention internationale pour renverser le président Abdulla Yameen qui dénonce lui une « conspiration ».

Le président de la Cour suprême Abdulla Saeed et un autre juge ont été arrêtés mardi au petit jour pour « corruption » par des policiers lourdement armés, cinq jours après que la haute juridiction eut infligé un camouflet au régime maldivien en cassant les condamnations de neuf éminents opposants.

Après avoir refusé d’exécuter l’arrêt de la Cour et de libérer les prisonniers politiques incarcérés, le gouvernement a décrété lundi soir l’état d’urgence pour quinze jours.

« J’étais dans l’obligation de déclarer l’état d’urgence car il n’y avait aucun autre moyen d’enquêter sur ces juges. Nous devions d’abord suspendre leur autorité et leur immunité. Car nous devions découvrir jusqu’où va la conspiration ou le coup » d’État, s’est justifié le président Abdulla Yameen dans une allocution télévisée. Selon lui, le président de la Cour suprême œuvrait à le destituer.

Face à la volatilité de la situation, nombre de pays – dont la France, la Chine et l’Inde – ont déconseillé à leurs ressortissants de se rendre dans cet archipel de 340.000 habitants (selon le dernier recensement), dont l’image est associée aux plages paradisiaques de sable blanc et aux mers bleu turquoise.

L’ex-autocrate Maumoon Abdul Gayoom, demi-frère du président Yameen mais récemment passé dans l’opposition, a lui aussi été arrêté. Le Parlement, où l’opposition détient désormais sur le papier la majorité, est suspendu depuis samedi.

« Le président Yameen a illégalement déclaré la loi martiale et s’est emparé de l’État. Nous devons l’évincer du pouvoir. Le peuple des Maldives a une requête légitime envers les gouvernements du monde, notamment l’Inde et les États-Unis », a dénoncé l’ex-président en exil Mohamed Nasheed dans un communiqué.

– Demande d’intervention indienne –

L’ancien chef de l’État, qui figure parmi les opposants dont la condamnation a été cassée par la Cour suprême, a réclamé une intervention militaire indienne et un blocage financier américain.

« Nous voudrions que le gouvernement indien envoie un représentant, appuyé par son armée, pour libérer les juges et les détenus politiques, dont l’ancien président Maumoon Abdul Gayoom, de leur détention et les ramener chez eux. Nous demandons une présence physique », a indiqué M. Nasheed.

Condamné en 2015 à 13 ans de prison pour « terrorisme » et incarcéré, ce champion de la lutte contre le réchauffement climatique était parti l’année suivante à la faveur d’une permission médicale au Royaume-Uni où il avait obtenu l’asile.

L’Inde est déjà intervenue militairement aux Maldives par le passé. En 1988, dans le cadre de l' »opération Cactus », elle avait dépêché des troupes pour faire échouer une tentative de coup d’État contre Maumoon Abdul Gayoom.

L’opposition a par ailleurs demandé que Washington « s’assure que les institutions financières américaines interrompent toutes les transactions en dollars des responsables du régime aux Maldives ».

– ‘Purge’ –

L’instauration de l’état d’urgence vient renforcer les pouvoirs déjà très vastes des forces de sécurité pour arrêter et maintenir en détention des suspects.

Les Nations unies ont appelé mardi le gouvernement maldivien à « respecter la Constitution et la primauté du droit » et à « lever l’état d’urgence le plus rapidement possible ».

La Cour suprême avait justifié son annulation des condamnations des neuf opposants en estimant que celles-ci étaient d’une « nature contestable et politiquement motivée », et avait ordonné la tenue de nouveaux procès. Le gouvernement avait refusé d’obtempérer et qualifié l’arrêt de la Cour d’anticonstitutionnel.

La décision de la Cour a, en principe, libéré la voie à une candidature de M. Nasheed à la présidentielle qui doit se tenir cette année. Il a d’ores et déjà déclaré son intention de se présenter face au président Yameen, qui l’avait défait en 2013 dans des circonstances controversées.

« Un état d’urgence ne peut pas être utilisé pour perpétrer ce qui semble être une purge contre la Cour suprême et l’opposition », a dénoncé mardi Amnesty International en appelant à la libération des juges et des opposants politiques.

Romandie.com avec(©AFP / 06 février 2018 14h51)                

Canada: faillite de l’organisateur de la Formule E de Montréal

février 5, 2018

Montréal – La société organisatrice du ePrix de Formule E a été mise en faillite, à cause du fiasco financier de la course et malgré des menaces de poursuites de la Fédération internationale de l’automobile (FIA), a annoncé lundi la maire de Montréal.

La société à but non lucratif Montréal C’est Électrique (MCE) avait été créée par la précédente équipe municipale afin d’organiser à l’été 2017, ainsi qu’en 2018 et en 2019, une manche du calendrier international de la compétition FIA de Formule E.

Or, la première édition a généré une dette de 13,55 millions de dollars canadiens (8,73 millions d’euros), dont 6,3 millions de dollars canadiens dus à la FIA.

La Fédération a d’ailleurs adressé une mise en demeure aux organisateurs montréalais à ce sujet, a indiqué à la presse Simon Pillarella, directeur général démissionnaire de MCE.

« Les ententes contractuelles étaient entre Montréal C’est Électrique et la Formule E, donc on va laisser le syndic de faillite et les avocats cheminer là-dedans. Pour l’instant, il n’est pas question pour Montréal d’endosser quelque dépense que ce soit », a déclaré Mme Plante à des journalistes.

Le déficit s’explique par le fait que sur les 45.000 spectateurs venus en 2017, seuls 15.0000 avaient payé leur billet. Et, selon M. Pillarella, seul un quart des 11,55 millions de dollars de subventions promises a été versé.

Peu après son élection en novembre, Valérie Plante a décidé d’annuler la prochaine course en raison du « fiasco financier » de la première édition.

« Cette situation est uniquement due à l’improvisation de l’ancienne administration et au montage financier irréaliste, déconnecté, voire douteux » des promoteurs, avait-elle alors expliqué.

Selon le contrat encore en vigueur et les précédentes déclarations de Mme Plante, Montréal devrait accueillir une nouvelle compétition de Formule E en 2019.

Romandie.com avec(©AFP / 05 février 2018 23h45

Procès Abdeslam à Bruxelles: 20 ans requis contre les deux prévenus

février 5, 2018

Croquis d’audience de Salah Abdeslam réalisé le 5 février 2018 lors de son procès devant un tribunal de Bruxelles / © AFP / Benoit PEYRUCQ

Une même peine de 20 ans de prison assortie d’une période de sûreté des deux tiers a été requise lundi à Bruxelles à l’encontre de Salah Abdeslam et du complice de sa fuite, Sofiane Ayari, accusé comme lui d’avoir tiré sur des policiers en mars 2016.

Il s’agit de la peine maximale prévue devant le tribunal correctionnel pour tentative d’assassinat de policiers, a précisé dans son réquisitoire la représentante du parquet fédéral Kathleen Grosjean. Des sources judiciaires avaient précédemment estimé que cette peine pouvait atteindre 40 ans.

Des enquêteurs français et belges avaient été surpris par des tirs pendant une perquisition de routine le 15 mars 2016 dans un appartement situé rue du Dries à Forest, une commune bruxelloise.

Trois policiers avaient été blessés, tandis qu’un jihadiste algérien de 35 ans, Mohamed Belkaïd, avait été tué dans l’échange de tirs, en protégeant la fuite de Salah Abdeslam et de Sofiane Ayari.

« C’est une véritable scène de guerre à laquelle les policiers ont été confrontés. (…) C’est un miracle qu’il n’y ait pas eu de morts » parmi eux, a lancé Mme Grosjean.

Et selon cette dernière, peu importe qui tenait les armes, les occupants de l’appartement, tous membres de la cellule jihadiste à l’origine des attentats de Paris et de Bruxelles, peuvent être considérés comme coauteurs des tirs sur les policiers.

« Attaquer les forces de l’ordre et la Belgique en général, c’est voulu et accepté par tous les trois. Ils sont entraînés, ce sont des combattants, ils baignent là dedans depuis des semaines », a souligné la magistrate.

Kathleen Grosjean a aussi estimé que l’intention de tuer reprochée au procès aux deux fuyards ne faisait aucun doute.

« En entendant +police+ à la porte pourquoi n’ont-ils pas fui ? Le fait qu’ils soient restés signifie bien que leur but était d’attaquer, de combattre l’ennemi, de tuer les policiers s’ils étaient découverts », a-t-elle affirmé.

Romandie.com avec(©AFP / 05 février 2018 16h13)