Archive for the ‘Justice’ Category

Guy Laliberté arrêté en Polynésie française pour une affaire de stupéfiants

novembre 13, 2019

 

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THE CANADIAN PRESS IMAGES/Mario Beauregard
 

PAPEETE, France — Le milliardaire québécois Guy Laliberté a été arrêté en Polynésie française pour trafic de stupéfiants.

La nouvelle, rapportée par la chaîne radiophonique Polynésie Première et reprise par divers autres médias, a été confirmée à Montréal dans un communiqué publié mercredi par Lune Rouge, la firme dont Guy Laliberté est le fondateur et président directeur-général.

L’homme d’affaires est en garde à vue à Papeete, la capitale, en attendant d’être emmené au tribunal devant un juge d’instruction. Il aurait été arrêté à sa descente d’avion.

Polynésie Première cite des passages d’un communiqué émis par l’avocat Yves Piriou qui représente Guy Laliberté, dans lequel il explique que son client est un consommateur de cannabis médical. Il ajoute que M. Laliberté est entendu en lien avec la culture de cannabis à des fins strictement personnelles à la résidence sur l’île de Nukutepipi, en Polynésie Française, un territoire d’outre-mer de la France situé dans le sud de l’océan Pacifique.

L’avocat Piriou ajoute que Guy Laliberté se dissocie complètement de toute rumeur l’impliquant de près ou de loin dans la vente ou le trafic de stupéfiants. Cette affirmation a été reprise dans le communiqué de Lune Rouge, qui œuvre dans les industries de la technologie, du divertissement, des arts et de l’immobilier.

Guy Laliberté, qui est âgé de 60 ans, s’est surtout fait connaître pour avoir fondé le Cirque du Soleil en 1984, mais aussi pour avoir fait du tourisme spatial à bord de la Station spatiale internationale en 2009.

La Presse canadienne

France: 680 kilos de cocaïne saisis au Havre

novembre 10, 2019

Les policiers en charge de la lutte contre les stupéfiants ont saisi 680 kilos de cocaïne qui transitaient par le port du Havre (Seine-Maritime), a appris l’AFP de source proche de l’enquête, dimanche, confirmant une information du Parisien.

Selon cette même source, les policiers français de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) ont été mis sur la piste de cette livraison grâce à la coopération avec le Brésil d’où provenait la drogue.

Avec le concours de leurs collègues de la police judiciaire (PJ) du Havre et du service régional de la PJ (SRPJ) de Rouen, les agents de la lutte antistupéfiants ont mis en place un dispositif de surveillance sur la zone portuaire où étaient stockés deux conteneurs suspects.

Après avoir repéré puis filé trois hommes venus récupérer une partie des produits stupéfiants, les agents ont décidé de procéder à leur interpellation, en milieu de semaine, dans un appartement du Havre où ils ont fait la découverte de 300 kilos de cocaïne, d’une Kalachnikov, d’armes de poing et de munitions. Sur le port, les policiers ont découvert dans un deuxième conteneur, 380 kilos supplémentaires de cocaïne.

Les trois suspects ont été placés en garde à vue.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France: Fétichiste de l’urine, un haut fonctionnaire du ministère de la Culture mis en examen

novembre 8, 2019

Pendant dix ans, un ex-responsable des ressources humaines du ministère de la Culture a administré des diurétiques à des femmes pour les voir uriner devant lui. Il a été mis en examen fin octobre.

 

L’affaire est des plus glauques. Pendant une décennie, un ancien responsable des ressources humaines du ministère de la Culture s’est ingénié à glisser des diurétiques dans les boissons des femmes qu’il recevait en entretien d’embauche afin de les voir uriner devant lui. Révoqué de la fonction publique en janvier 2019, Christian N. a été mis en examen le 24 octobre, selon une information de Libération confirmée par le Figaro. Une information judiciaire a été ouverte le même jour par le parquet de Paris.

Selon un mode opératoire presque immuable, Christian N. proposait à ses victimes un thé ou un café au début de l’entretien, s’en allait quelques instants puis revenait avec la boisson dans laquelle il avait dilué une dose de Furosémide, un médicament diurétique. S’ensuivait une brève discussion au cours de laquelle le fonctionnaire prenait discrètement des photos des jambes des candidates, avant de leur proposer d’aller visiter le quartier du ministère de la Culture, rue de Valois. Le parcours était savamment conçu afin d’éviter toilettes publiques et cafés, le plus souvent vers les quais de Seine. N’y tenant plus, les femmes intoxiquées étaient contraintes d’uriner devant lui, ou de faire sous elles, relate Libération, qui a recueilli les témoignages de cinq femmes intoxiquées.

«Je sentais mon ventre gonfler, j’étais au bord du malaise», raconte Karine (prénom modifié). Sous un pont, j’ai baissé mon pantalon et ma culotte, et j’ai uriné. Pendant ce temps, il tenait son manteau devant moi pour me cacher et regardait mon visage.» Une autre, présentée comme Élise, refuse d’uriner devant Christian N. malgré son insistance, et s’écroule de douleur. Elle sera hospitalisée pendant quatre jours après ce rendez-vous pour une infection urinaire «à la limite de la péritonite», relate le quotidien.

Christian N. a été mis en examen pour administration de substance nuisible, agression sexuelle par personne abusant de l’autorité conférée par sa fonction, atteinte à l’intimité de la vie privée par fixation d’image, violence par une personne chargée de mission de service public et d’infractions à la législation sur les médicaments.

«C’est une affaire complètement folle d’un pervers» a réagi vendredi le ministre de la Culture Franck Riester sur Europe 1, se disant «atterré». Et pour cause. Le cas a été révélé le 15 juin 2018 à la Drac Grand Est, où l’homme a été pris sur le vif en train de photographier «discrètement» les jambes d’une sous-préfète de Moselle. Pris sur le fait par un collègue, Christian N. est mis à pied. C’est à ce moment que les enquêteurs font la découverte dans son bureau d’un fichier Excel intitulé «Expériences», dans lequel le fonctionnaire tenait un inventaire détaillé de ses victimes. Y figurent les circonstances des faits, avec l’heure de la prise des diurétiques, et l’endroit où se déclenchait l’envie d’uriner. Plus de 200 noms de personnes ayant été photographiées à leur insu ou intoxiquées y sont compilés. Interrogé par Libération, Christian N. affirme pour sa part n’avoir administré du Furosémide qu’à «dix ou vingt» femmes.

D’après l’enquête du quotidien de gauche, le haut fonctionnaire traînait depuis plusieurs années une réputation de «pervers» au ministère de la Culture, où sa manie de prendre des clichés de femmes à leur insu lui avait valu le surnom de «photographe». Plusieurs personnes avaient tenté d’alerter leur hiérarchie et la police, sans succès. En 2015, une femme tente de porter plainte quelques semaines après son entretien avec Christian N., mais se serait vue «éconduite» par les policiers. En 2016, une des victimes adresse des courriers à Fleur Pellerin et Audrey Azoulay, ministres de la Culture, pour dénoncer la «situation à caractère sexuel et humiliant» qu’elle a vécu. La même année, le «comportement suspect» du fonctionnaire est de nouveau rapporté, cette fois-ci à la médecine du travail, sans suite. «Dès que le ministère a eu connaissance de signalements de ses agents, il a engagé des actions auprès du procureur de la République», a défendu auprès de l’AFP le ministre de la Culture.

Le Figaro.fr par Pierre Sautreuil

Côte d’Ivoire : Charles Blé Goudé sera bien poursuivi à Abidjan

novembre 8, 2019

Charles Blé Goudé, le 15 janvier 2019 à La Haye.

Charles Blé Goudé, le 15 janvier 2019 à La Haye. © ICC-CPI 

La chambre d’instruction du parquet général d’Abidjan a décidé mercredi de renvoyer l’ancien ministre de la Jeunesse devant le tribunal criminel.

Charles Blé Goudé, toujours en résidence surveillée à La Haye, sera bien jugé par la justice ivoirienne. « La chambre d’instruction a conclu à son renvoi devant le tribunal criminel, l’ancienne cour d’assises », a confié jeudi 7 novembre, le procureur général de la cour d’appel, Leonard Lebry.

La date du procès sera fixée prochainement par le tribunal de première instance.

Leonard Ledry a précisé que les faits pour lesquels Blé Goudé « est poursuivi concernent : les actes de tortures, d’homicides volontaires, de traitement inhumain, d’atteinte à l’intégrité physique, de viol, d’assassinats et d’attentat à la pudeur commis durant les barrages d’autodéfense dans le courant des années 2010 et 2011, et la complicité de ses crimes commis par lui-même ou ses partisans sur l’ensemble du territoire ».

Requalification des faits

« Ces faits sont différents de ceux qui sont jugés actuellement par la Cour pénale internationale (CPI). D’ailleurs, les règles de la CPI n’interdisent pas que d’autres faits soient poursuivis par des juridictions internes même si la CPI a été saisie », a-t-il estimé.

Le procureur général a également précisé que les poursuites contre Blé Goudé avaient été entamées en 2012 sous la qualification de crime contre les populations civiles et de crimes de guerre. Ces chefs d’accusation n’existant plus dans le nouveau code pénal, le parquet a demandé que les faits soient requalifiés.

La décision de juger Charles Blé Goudé, actuellement en liberté conditionnelle à la Haye, a été prise mercredi par la chambre d’instruction du parquet général d’Abidjan. Une audience au cours de laquelle la défense de l’ancien ministre de Laurent Gbagbo avait décidé de se retirer de la procédure.

Conflit de compétence juridictionnelle

« Il y avait une pièce maîtresse qui concernait le transfert de Charles Blé Goudé à la CPI, le 21 mars 2014, qui ne s’y trouvait pas la dernière fois. Cette pièce nous a été remise le mardi 5 novembre à 12h26, alors que l’heure limite de dépôt du mémoire étant fixée à 15 heures du même jour, il était matériellement impossible aux avocats de déposer leur mémoire. Nous avons donc sollicité un autre renvoi d’une semaine. Face au refus de la chambre, nous avons décidé de nous déporter de cette affaire », avait déclaré déclaré Me N’dry. L’audience avait déjà été reportée à deux reprises.

Le procureur général a répondu jeudi que cette pièce figurait dans le dossier d’instruction depuis le 31 octobre et que les avocats auraient pu la consulter « au greffe ».

Les avocats de la défense contestaient également la légitimité de la justice ivoirienne à juger Charles Blé Goudé. « La Côte d’Ivoire avait la possibilité de le juger pour les faits relatifs à la crise post-électorale mais a décidé de le livrer à la CPI, qui l’a acquitté. Et maintenant comme par extraordinaire, cette même justice s’autosaisit pour ces même faits. Ce n’est pas comme cela qu’une démocratie fonctionne », avait expliqué Me N’dry.

Jeuneafrique.com par Vincent Duhem

États-Unis/Destitution de Trump: une conseillère de Pence entendue au Congrès

novembre 7, 2019

 

Une conseillère du vice-président américain était entendue jeudi à huis clos au Congrès dans le cadre de l’enquête visant à destituer Donald Trump, premier témoin employé par les services de Mike Pence à accepter la convocation des démocrates.

Egalement convoqué jeudi, l’ex-conseiller à la sécurité nationale du président américain, John Bolton, n’allait, lui, probablement pas se rendre au Congrès tant qu’il ne ferait pas l’objet d’une assignation formelle. La conseillère de Mike Pence, Jennifer Williams, est employée du département d’Etat. Elle est détachée depuis avril 2019 auprès du vice-président pour les questions concernant l’Europe et l’Ukraine.

A ce titre, elle a écouté en direct la conversation au cœur de la procédure de destitution qui menace Donald Trump: son appel téléphonique, le 25 juillet, avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky. A cette occasion, Trump avait demandé à son homologue ukrainien d’enquêter sur un de ses rivaux démocrates, Joe Biden, et son fils Hunter. Convaincus de tenir, avec cette demande, la preuve d’un «abus de pouvoir», les démocrates ont ouvert le 24 septembre une enquête pour constituer un dossier de mise en accusation, «impeachment» en anglais, à la Chambre des représentants, où ils sont majoritaires.

Les républicains détiennent en revanche la majorité au Sénat, ce qui rend improbable une condamnation de Donald Trump au terme d’un éventuel procès politique. Aucun calendrier n’a été fixé. Dénonçant une «mascarade», la Maison Blanche refuse de coopérer à l’enquête et met en doute la crédibilité des témoins, dont plusieurs sont des diplomates de carrière. «Jennifer est depuis longtemps une employée dévouée du département d’Etat», a déclaré son avocat Justin Shur aux médias. «Nous nous attendons à ce que son témoignage reflète largement ce qui a déjà été exprimé publiquement».

Cet entretien devrait être parmi l’un des derniers menés à huis clos, avant l’entrée dans une nouvelle phase beaucoup plus spectaculaire avec les premières auditions publiques à partir du 13 novembre. Donald Trump a en parallèle démenti jeudi matin des informations du Washington Post selon lesquelles son ministre de la Justice Bill Barr aurait refusé d’organiser une conférence de presse pour déclarer qu’il n’avait rien fait d’illégal lors de son appel. «Le ministère de la Justice a déjà établi que l’appel était correct», a tweeté le milliardaire, qui affirme que sa conversation, dont la Maison Blanche a publié un compte-rendu, était «irréprochable».

Par Le Figaro.fr avec AFP

USA: Un homme plaide coupable d’avoir planifié un attentat islamiste

novembre 5, 2019

 

Un sympathisant d’Al-Qaïda a plaidé coupable mardi d’avoir projeté de commettre un attentat islamiste à Cleveland le jour de la fête nationale américaine, a annoncé le ministère de la Justice.

Demetrius Nathaniel Pitts, un Américain de 50 ans, a également plaidé coupable d’avoir proféré des menaces contre le président Donald Trump et sa famille, selon un communiqué du ministère.

L’homme, qui se fait également appeler Abdur Raheem Rafeeq, avait été placé pendant plusieurs mois sous surveillance du FBI pour des messages favorables à Al-Qaïda diffusés sur les réseaux sociaux.

En 2018, quelques jours avant la fête nationale américaine, il avait affirmé à un agent infiltré vouloir tuer des militaires et leurs familles à l’aide d’un véhicule chargé d’explosifs lors de la parade, dans cette ville du nord des Etats-Unis. «Qu’est-ce qui les frapperait au coeur?», s’était-il interrogé face à son interlocuteur. «Faire détoner une bombe en plein défilé du 4 juillet».

Il aurait également envisagé de perpétrer un attentat de «grande ampleur» à la cathédrale catholique Saint-Jean de Cleveland. Selon le FBI, il avait étudié différents lieux possibles pour l’attentat mais la police américaine n’avait pas confirmé, au moment de l’annonce de son arrestation, qu’il était en mesure de se procurer des explosifs.

Né aux Etats-Unis, Demetrius Pitts a déjà été condamné pour des vols et des violences conjugales. Il avait été inculpé de soutien à une organisation terroriste et encourait 20 ans de réclusion avant sa décision de plaider coupable, qui lui évite un procès.

Il devrait être condamné à 14 ans de réclusion lors du prononcé de sa peine, le 11 février 2020, selon le ministère de la Justice.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Syrie: près de 500 djihadistes se sont évadés de prison, selon Moscou

octobre 22, 2019

 

Près de 500 personnes détenues dans les prisons pour djihadistes de l’Etat islamique (EI) dans le nord-est de la Syrie se sont échappées après le lancement de l’offensive turque, a annoncé mardi le ministre russe de la Défense.

La Turquie a lancé cette opération le 9 octobre pour chasser les milices kurdes qui ont joué un rôle décisif dans la lutte contre l’EI. Le retour dans leur pays des djihadistes qu’elles ont faits prisonniers est l’une des principales craintes exprimées par les puissances occidentales depuis le début de cette offensive, qu’Ankara a accepté jeudi de suspendre pour cinq jours.

Par Le Figaro.fr avec Reuters

Pays-Bas: le «père» de la famille qui vivait recluse dans une ferme reste en détention

octobre 21, 2019

 

Un juge néerlandais a ordonné lundi le maintien en détention pour deux semaines supplémentaires d’un homme de 67 ans, père d’une famille qui vivait recluse durant presque une décennie dans une ferme du nord des Pays-Bas.

L’homme, identifié par les médias comme Gerrit Jan van D., a été arrêté jeudi, quelques jours après que la police eut découvert une famille de sept personnes dans une petite pièce fermée au sein d’une bâtisse à Ruinerwold, un village de la province de Drenthe (nord). Ils y auraient vécu reclus depuis 2010.

L’homme est soupçonné d’atteinte à la liberté et à la santé d’autrui ainsi que de blanchiment d’argent après que lui et ses six enfants supposés eurent été découverts dans cette ferme, où la police a trouvé de l’argent en liquide après avoir fouillé les lieux. «Le juge d’instruction a prolongé de 14 jours la détention provisoire du suspect âgé de 67 ans de Ruinerwold», a déclaré dans un tweet le ministère public, sans donner plus d’informations.

Le groupe de sept personnes qui vivait reclus dans la ferme prétend former une famille : l’homme de 67 ans serait le père des six jeunes gens – aujourd’hui tous adultes -, dont celui qui a donné l’alarme après s’être enfui dans un bar local. Il s’agit de la deuxième arrestation dans cette affaire, qualifiée d’«exceptionnelle» par la police : le locataire de la ferme, un Autrichien de 58 ans identifié par les médias comme Josef B., avait été arrêté mardi.

Un juge a ordonné jeudi son maintien en détention pour deux semaines supplémentaires. Le juge décidera à une date ultérieure d’inculper ou non le suspect. Le père de famille était membre dans les années 1980 de la branche néerlandaise de la secte Moon, organisation religieuse controversée née en Corée du Sud, également appelée l’Eglise de l’Unification, selon Wim Koetsier, porte-parole de l’organisation aux Pays-Bas.

Wim Koetsier «suspecte fortement» le père d’avoir créé son propre groupe «avec quelqu’un d’autre», a rapporté l’agence de presse néerlandaise ANP. Il affirme cependant que Josef B. «n’a jamais été un membre».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Bali: des touristes, dont un Français, risquent la peine de mort pour trafic de drogue

octobre 21, 2019

 

Un Français et deux Thaïlandaises risquent la peine de mort après avoir été arrêtés pour trafic de drogue à Bali, ont annoncé lundi 21 octobre les services douaniers de l’île touristique indonésienne.

Le Français, Olivier Jover, a été arrêté après la découverte à l’aéroport d’un paquet contenant 22,5 grammes de cocaïne, envoyé depuis son pays d’origine et portant son adresse. Il encourt une longue peine de prison ou la peine de mort s’il est jugé coupable, dans ce pays majoritairement musulman qui a fait de la lutte contre les stupéfiants l’une de ses priorités. Conformément à une pratique commune en Indonésie, il a été présenté à la presse lundi, aux côtés de trois autres personnes arrêtées pour trafic de drogue. Tous étaient vêtus d’uniformes orange de prisonniers. Parmi les autres personnes arrêtées, deux Thaïlandaises, identifiées comme Kasarin Khamkhao et Sanicha Maneetes et arrivées la semaine dernière à l’aéroport de Bali sur un vol en provenance de Bangkok, risquent également la peine de mort. Des paquets contenant près d’un kilo de méthamphétamine ont été découverts cachés sous leurs vêtements.

Parallèlement, une esthéticienne russe, Tatiana Firsova, accusée d’avoir tenté d’introduire en contrebande dans le pays 6,6 grammes de cocaïne, a été arrêtée à son arrivée à Bali sur un vol en provenance de Doha la semaine dernière. Elle risque jusqu’à quinze ans de prison. La semaine dernière, deux Thaïlandais ont été condamnés à 16 ans de prison chacun après avoir été jugés coupables du trafic d’un kilogramme de méthamphétamine qu’ils avaient avalé. Les condamnations à la peine de mort sont fréquemment commuées en sentences d’emprisonnement de longue durée mais l’Indonésie a déjà exécuté des étrangers par le passé. En 2015, deux Australiens, Andrew Chan et Myuran Sukumaran, membres d’un gang de trafic d’héroïne surnommé «Bali Nine» avaient été exécutés sur l’île de Nusakambangan. Jakarta a condamné à mort 48 personnes l’an dernier, dont 15 étrangers jugés coupables de trafic de drogue, selon les statistiques compilées par l’ONG Amnesty International.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Xavier Dupont de Ligonnès: chronique de 20 heures d’emballement, de doutes et de rebondissements

octobre 12, 2019

L’homme arrêté à Glasgow vendredi 11 octobre n’est pas Xavier Dupont de Ligonnès. Passeport, empreintes, apparence physique et témoignage d’un voisin: plusieurs éléments ont semé le trouble.

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Une voiture de police est garée, le 12 octobre 2019, devant l’ancienne maison de Xavier Dupont de Ligonnès, suspecté d’avoir assasssiné sa femme et ses quatre enfants il y a huit ans.

La veille au soir, la police écossaise a arrêté un homme à l’aéroport de Glasgow, dont les empreintes correspondaient partiellement à celle du suspect. SEBASTIEN SALOM-GOMIS/AFP

Dans la soirée du 11 octobre 2019, le site du journal Le Parisien, suivi de l’AFP et de nombreux médias français (dont Le Figaro), ont annoncé l’arrestation, à l’aéroport de Glasgow en Écosse, de l’un des hommes les plus recherchés de France : Xavier Dupont de Ligonnès. Cet homme est suspecté d’avoir assassiné sa femme Agnès et leurs quatre enfants à Nantes en avril 2011. L’information émane de la police écossaise ou de sources policières françaises proches de l’enquête.

Dans la nuit qui suivra, puis dans la matinée du 12 octobre, plusieurs éléments vont toutefois semer le trouble sur cette information et la démentir. Retour sur 12 heures de rebondissements.

  • 11 octobre à 20h40: Le Parisien annonce l’arrestation de Xavier Dupont de Ligonnès

Le Parisien annonce l’arrestation de Xavier Dupont de Ligonnès à l’aéroport de Glasgow, en provenance de Roissy Charles de Gaulle. Le quotidien affirme que ce dernier voyageait sous une fausse identité grâce à un passeport volé en 2014 – cette dernière information a été démentie depuis -, qu’il a changé d’apparence et qu’il a été identifié par ses empreintes digitales. L’information est rapidement «confirmée» dans la soirée par des sources proches du dossier à de nombreux médias. L’AFP, à laquelle de nombreux sites et journaux sont abonnés, donne également l’information:

  • 11 octobre, 22h10: «dénonciation anonyme»

Un peu après 22h, une source proche de l’enquête indique à l’AFP que l’arrestation a été permise grâce à une «dénonciation anonyme». Le Figaro apprend qu’il s’agirait d’une source anglaise.

  • 11 octobre, 23h15: une perquisition en cours à Limay

Une perquisition est en cours tard dans la soirée à Limay dans les Yvelines. On apprendra plus tard que le suspect arrêté à Glasgow voyageait avec un passeport sous le nom de G. J., domicilié dans cette commune des Yvelines.

  • 11 octobre, 23h30: les premiers doutes

Le Figaro emploie désormais le conditionnel dans ses informations.

Ress

L’article du Figaro bouclé vendredi à 23h30 LE FIGARO

  • 12 octobre, 00h26: le procureur de la République de Nantes appelle à la «prudence»

Le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès, appelle à la prudence quant à l’identité de l’homme interpellé à Glasgow.

«Demain (samedi NDLR) il y a des équipes d’enquêteurs du service national de recherche des fugitifs et de la police judiciaire de Nantes qui vont se rendre en Écosse», précise-t-il à l’AFP. «Ils vont donc faire des vérifications en Écosse auprès de la personne qui a été arrêtée à l’aéroport de Glasgow pour s’assurer que c’est bien M. Dupont de Ligonnès (…). Donc il convient en l’attente de ces vérifications d’être prudents».

  • 12 octobre, 00h30: l’avocat de la famille reste prudent

Interrogé par Le Parisien, Presse Océan et RTL, Me Stéphane Goldenstein, l’avocat de la mère et de l’une des sœurs (Christine) de Xavier Dupont de Ligonnès, reste prudent. Il attend «d’avoir la confirmation scientifique qu’il s’agit bien de Xavier Dupont de Ligonnès». «Si oui, est-il l’auteur du quintuple meurtre ou ne l’est-il pas? Là encore, j’attendrai de connaître ses explications», confie-t-il notamment au Parisien.

  • 12 octobre, 6h15: un témoignage sème le trouble

Tôt dans la matinée de samedi, un témoignage vient semer le doute sur l’identité réelle de l’homme arrêté à Glasgow. Interrogé par Europe 1 et France inter, Jacques, un voisin du domicile perquisitionné, qui se dit proche de l’homme y vivant, ne croit pas que le suspect interpellé en Écosse puisse être Xavier Dupont de Ligonnès: «Vendredi matin il a pris l’avion, comme il fait d’habitude. Il rentrait en Écosse, sa femme l’attendait à Glasgow. On l’a eue tout à l’heure au téléphone, et elle dit ‘voilà, ils l’ont arrêté, je n’ai pas plus de nouvelles’. Elle est effarée. Il n’a rien à voir! Même s’il a pris X années de plus, il n’a rien à voir avec cette tronche-là! C’est un homme qui est grand, visage rond, rien à voir!», a estimé Jacques. «Même avec de la chirurgie esthétique, c’est pas possible», avait-il poursuivi. «Ça fait 30 ans que je le connais ce mec-là, c’était un ami. J’ai été à son mariage en Écosse. Je leur dis (aux policiers, NDLR) ‘mais arrêtez, vous faites une boulette monstrueuse’.»

  • 12 octobre, 10h10: les empreintes digitales de l’homme arrêté à Glasgow ne correspondent que partiellement

Selon la police écossaise, la comparaison des empreintes de l’homme interpellé à Glasgow avec les deux empreintes de la fiche Interpol correspond sur 5 points avec celles de Xavier Dupont de Ligonnès, sur les 12 nécessaires selon la loi française pour établir une convergence entre les deux profils. Selon les critères écossais, toutefois, cela est suffisant pour que les deux identités correspondent.

Par ailleurs une source proche du dossier ayant vu la photo envoyée par les policiers écossais indique que le suspect ne ressemble pas au meurtrier présumé, mais à un homme âgé, au crâne dégarni portant des lunettes. D’autres détails ajoutent à la confusion: l’écart des yeux ne correspondrait pas et il manquerait un doigt à l’une des mains de l’homme interpellé.

Les deux identités ne correspondent donc que partiellement. Pour en savoir plus, il faut donc attendre les résultats des tests ADN.

  • 12 octobre, 11h20: les enquêteurs ont des doutes sur l’identité de l’homme arrêté à Glasgow

Selon les informations du Figaro, deux policiers français sont arrivés à Glasgow. Ces deux fonctionnaires sont membres de la Brigade nationale des fugitifs et procèdent à des vérifications. Ils sont munis d’un jeu d’empreintes du principal suspect dans le meurtre de la famille Dupont de Ligonnès. Les premiers relevés effectués sur place sur l’homme arrêté semblent imprécis et nécessitent des expertises supplémentaires.

  • 12 octobre, 12h: les perquisitions à Limay n’ont rien donné et l’homme interpellé nie être Dupont de Ligonnès

Selon nos informations, les perquisitions et les relevés scientifiques effectués vendredi 11 octobre à Limay ne peuvent à ce stade permettent d’identifier Xavier Dupont de Ligonnès comment étant «l’occupant des lieux».

Notre journaliste sur place, Aude Bariéty, a rencontré Marie, une riveraine. Cette dernière a cru «qu’ils tournaient un film» quand elle est passée devant les médias rassemblés sur le lieu de la perquisition. Elle «espère que c’est bien Dupont de Ligonnès qui a été arrêté» à Glasgow. «C’est horrible ce qu’il a fait», ajoute-t-elle.

Depuis le début de son audition, l’homme interpellé à Glasgow affirme habiter à Limay et ne pas connaître Xavier Dupont de Ligonnès.

Le passeport avec lequel le passager a embarqué à Roissy à destination de Glasgow était valide. L’homme avait bien déclaré la perte de ses papiers dont son passeport en 2014. Ces documents avaient donc été annulés avant qu’il en obtienne de nouveaux.

  • 12 octobre, 12h45: l’homme arrêté n’est pas Xavier Dupont de Ligonnès

Une source policière indique au Figaro samedi 12 octobre en milieu de journée que l’homme arrêté à Glasgow n’est pas Xavier Dupont de Ligonnès.

Les policiers ont établi cet élément de manière formelle grâce à une comparaison génétique entre l’homme arrêté et le fugitif.

À son arrivée en Écosse, cet homme avait été contrôlé et ses empreintes correspondaient partiellement à une notice rouge d’Interpol.

On apprendra ensuite que l’homme arrêté a 70 ans, qu’il est marié à une Ecossaise, quand Xavier Dupont de Ligonnès a 58 ans. Si toutefois il était toujours en vie. Ce que nous ne savons pas.

  • 12 octobre, 16h30: Le Parisien s’explique et s’excuse

Le journal publie sur son site un article dans lequel il indique avoir obtenu la veille 5 sources, «de niveaux hiérarchiques différents dont certaines au cœur de l’enquête». Mais qui se révèleront être «une fausse piste». Pierre Louette, PDG du groupe Les Echos – Le Parisien, présente ses excuses aux lecteurs et aux familles.

  • 12 octobre, 18h20: l’homme arrêté est relâché

La police écossaise indique avoir relâché l’homme arrêté la veille à l’aéroport de Glasgow. Le communiqué indique qu’il n’est pas l’homme «suspecté de crimes en France». Et que pour l’heure, il ne souhaitait pas s’exprimer.

Pour le moment, aucune explication de sources françaises ou écossaises n’a été fournie sur l’origine exacte de l’erreur.

Par Le Figaro.fr par Bénédicte Lutaud et Cristophe Cornevin