Archive for the ‘Justice’ Category

France: la justice ordonne un examen psychiatrique de Marine Le Pen, qui s’indigne

septembre 20, 2018

Paris – La cheffe de l’extrême droite française Marine Le Pen s’est insurgée jeudi contre la décision d’un juge de lui imposer un examen psychiatrique –comme le prévoit la loi– pour avoir diffusé en décembre 2015 des photos d’exactions du groupe jihadiste Etat islamique sur Twitter.

« C’est proprement hallucinant. Ce régime commence vraiment à faire peur », a écrit sur son compte Twitter la présidente du Rassemblement national (RN, ex FN), en publiant l’ordonnance de cet examen.

L’ordonnance est datée du 11 septembre et émane de la juge qui instruit l’enquête dans laquelle Mme Le Pen est inculpée pour « diffusion d’images violentes ». Elle demande de procéder à un examen psychiatrique de Marine Le Pen « dans les délais les plus brefs ».

« Je croyais avoir eu droit à tout: eh bien non! Pour avoir dénoncé les horreurs de Daech par tweets, la +justice+ me soumet à une expertise psychiatrique! Jusqu’où vont-ils aller?! », a aussi tweeté la finaliste de la présidentielle en 2017.

Cet examen vise, notamment, à vérifier « si elle est en mesure de comprendre les propos et de répondre aux questions » et si « l’infraction reprochée au sujet est en relation avec des éléments factuels ou biographiques de l’intéressée ».

La procédure pénale impose, pour l’infraction pour laquelle Mme Le Pen est inculpée, une expertise médicale, selon le parquet de Nanterre, près de Paris, où est instruite l’enquête.

Dans les couloirs de l’Assemblée nationale, la députée a affirmé qu’elle ne se rendrait pas à cette expertise. « J’attends de voir comment le magistrat entend m’y contraindre », a-t-elle déclaré.

Ses partisans sur Twitter qualifiaient cette mesure de dictatoriale. « La psychiatrisation des adversaires était une spécialité soviétique et des régimes totalitaires », a tweeté son compagnon et dirigeant RN Louis Aliot.

Le chef de la France insoumise (extrême gauche) Jean-Luc Mélenchon a estimé sur Twitter que ce n’était « pas avec des méthodes pareilles qu’on fera reculer l’extrême droite ». « Madame Le Pen est politiquement responsable de ses actes politiques », selon lui.

Marine Le Pen avait tweeté le 16 décembre 2015 des photos d’exactions du groupe EI, en réponse au journaliste Jean-Jacques Bourdin qu’elle accusait d’avoir « fait un parallèle » entre l’EI et le FN.

Évoquant un « dérapage inacceptable » et des « propos immondes », Mme Le Pen avait posté sur son compte trois photos mentionnant l’animateur de BFMTV-RMC avec le texte « Daech c’est ça! ».

Les photos montraient un soldat syrien écrasé vivant sous les chenilles d’un char, un pilote jordanien brûlé vif dans une cage et une photo du journaliste américain James Foley, le corps décapité et la tête posée sur le dos.

Un mois après les attentats parisiens qui ont fait 130 morts, les pires jamais commis en France, ces publications avaient immédiatement soulevé un tollé au sein de la classe politique mais aussi au-delà.

Le parquet de Nanterre, près de Paris, avait lancé le jour même une enquête pour « diffusion d’images violentes » suite à un signalement des clichés par le ministre de l’Intérieur d’alors.

Romandie.com avec(©AFP / 20 septembre 2018 11h47)                                                        

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Photos de Kate Middleton seins nus: amendes maximales de 45.000 euros pour Closer confirmées

septembre 19, 2018

Versailles – La justice française a confirmé mercredi en appel la condamnation des deux dirigeants du magazine people Closer à une même amende maximale de 45.000 euros, pour avoir publié en 2012 des photos volées de Kate Middleton la poitrine dénudée.

Dans son arrêt, la cour d’appel de Versailles, près de Paris, a confirmé en tous points le jugement rendu en première instance, qui avait condamné la directrice de rédaction Laurence Pieau et le directeur de publication Ernesto Mauri pour complicité ou divulgation d’un document obtenu par une atteinte à l’intimité de la vie privée.

La cour a aussi confirmé les 100.000 euros de dommages et intérêts alloués à Kate Middleton et à son mari, le prince William.

Le litige remonte au 14 septembre 2012, date de diffusion dans les kiosques français du N°379 de l’hebdomadaire people.

Il contenait des clichés estivaux de la duchesse et du duc de Cambridge – deuxième dans l’ordre de succession au trône britannique – au bord de la piscine d’un luxueux domaine du Sud de la France.

Sur ces photos, Kate Middleton ne portait qu’un bas de maillot de bain.

Cette publication avait fait scandale Outre-Manche et provoqué le courroux de la famille royale britannique.

Les services du prince avaient alors dénoncé une atteinte « grotesque et injustifiable » à la vie privée et, en urgence, le couple princier avait obtenu de la justice française l’interdiction de toute nouvelle diffusion des images, que même les tabloïds anglais s’étaient refusés à publier.

Deux photographes, soupçonnés d’être les auteurs des clichés, ont aussi vu leur condamnation confirmée mercredi à 10.000 euros dont 5.000 avec sursis. Ces deux paparazzi de l’agence parisienne Bestimage, Cyril Moreau et Dominique Jacovides, ont toujours nié avoir pris les photos incriminées.

Romandie.com avec(©AFP / 19 septembre 2018 13h18)                                                        

Suède: huis clos au procès d’un Français accusé de viols sur fonds de scandale Nobel

septembre 19, 2018

Le Français Jean-Claude Arnault arrive au tribunal de Stockholm, le 19 septembre 2018 / © TT NEWS AGENCY/AFP / Fredrik SANDBERG

Le procès d’un Français, figure de la scène culturelle suédoise jugé pour deux viols révélés en pleine tempête #MeToo qui ont entraîné le report du Nobel de littérature, s’est ouvert mercredi devant le tribunal de Stockholm.

Accompagné de son avocat, Jean-Claude Arnault est arrivé au tribunal peu après 08H00. Écharpe grise nouée autour du cou, lunettes de vue à monture noire, veste sombre, il n’a fait aucune déclaration.

« Il conteste les accusations », a annoncé devant les juges son conseil, Björn Hurtig, dont le client encourt de deux à six ans de prison.

Comme souvent dans les affaires d’agressions sexuelles, le tribunal a ensuite ordonné le huis clos à la demande de la partie civile et les journalistes ont été priés de sortir.

La victime présumée, dont l’identité n’a pas été dévoilée, est allée déposer après la décision de huis clos, protégeant de ses mains son visage face au mur de caméras et d’appareils photo.

« C’est une journée difficile pour ma cliente, mais elle va bien », a déclaré à la mi-journée son conseil, Elisabeth Massi Fritz, ténor du barreau suédois spécialisée dans la défense des femmes.

Marié à une membre de l’Académie suédoise, qui décerne depuis 1901 le prix Nobel de littérature, Jean-Claude Arnault, 72 ans, fut une personnalité influente de la scène culturelle à Stockholm jusqu’à la déflagration provoquée par l’affaire Weinstein.

Le Tout-Stockholm courait Forum, son club très sélect. Y gravitaient de nombreuses jeunes femmes férues de lettres et rêvant, entre un concert de jazz et une lecture de Proust, d’approcher un éditeur, un écrivain en vue.

Elisabeth Massi Fritz, avocate de la partie civile dans le procès pour viols du Français Jean-Claude Arnault, accusé de viols, le 19 septembre à Stockholm / © AFP / Jonathan NACKSTRAND

Un mois après les révélations en octobre 2017 des viols et abus sexuels commis par le producteur de cinéma américain Harvey Weinstein, le quotidien Dagens Nyheter publiait le témoignage anonyme de 18 femmes affirmant avoir été violentées ou harcelées par Jean-Claude Arnault.

Le scandale a provoqué un cataclysme au sein de l’académie, avec laquelle M. Arnault entretenait des liens étroits.

Une enquête interne a établi que plusieurs académiciennes, conjointes ou filles d’académiciens, avaient elles aussi subi « l’intimité non désirée » et les comportements « inappropriés » de l’accusé.

– « Peur intense » –

Le 5 octobre 2011 dans un appartement stockholmois, Jean-Claude Arnault a contraint la plaignante à un « rapport oral » puis à une pénétration vaginale alors que la jeune femme se trouvait dans un « état de vulnérabilité » et « de peur intense » l’empêchant de se défendre, selon l’acte de mise en accusation consulté par l’AFP.

Les faits se seraient répétés dans la nuit du 2 au 3 décembre 2011, dans le même appartement, tandis que la victime dormait.

Si pour la défense c’est parole contre parole, Me Massi Fritz souligne au contraire « les éléments de preuve » et la « crédibilité » du récit de sa cliente, « soutenu par sept témoins » appelés à la barre jeudi.

Stockholm: procès de Jean-Claude Arnault, jugé pour viols / © AFP /

Une partie de l’enquête préliminaire ouverte contre le Français pour d’autres viols et agressions sexuelles présumés commis entre 2013 et avril 2015 a été classée sans suite, frappée par la prescription ou faute de preuves.

– Académie en ruine –

Selon une enquête du quotidien Svenska Dagbladet, Jean-Claude Arnault est né en 1946 à Marseille de parents réfugiés russes. Il serait arrivé en Suède à la fin des années 1960 pour étudier la photographie.

Dans un entretien donné à Dagens Nyheter en 2006, il affirmait être monté sur les barricades parisiennes en mai 1968 contre « la direction réactionnaire de l’université ». « L’étincelle a été l’interdiction faite aux étudiants de partager les chambres des étudiantes », se souvenait-il.

Il se vantait d’être le « 19e membre » de l’Académie. Selon des témoins, il soufflait le nom des futurs lauréats Nobel à ses amis.

L’affaire a mis au jour le fonctionnement opaque de l’Académie, riche institution privée fondée en 1786 sur le modèle de son homologue française, ses conflits d’intérêt, ses jeux d’influence et la « culture du silence » qui y régnait.

Huit académiciens se sont mis en congé provisoire ou définitif, dont la secrétaire perpétuelle Sara Danius. L’attribution du Nobel de littérature 2018 a été reportée à 2019, et le prestigieux conclave, en ruines, s’efforce depuis de se reconstruire.

L’Académie doit élire dans les mois à venir de nouveaux membres, qui devront lire des dizaines d’auteurs parmi lesquels ils désigneront deux lauréats Nobel, 2018 et 2019.

Romandie.com avec(©AFP / (19 septembre 2018 13h27)

Afrique du Sud: la justice décriminalise la consommation du cannabis à titre privé

septembre 18, 2018

Un homme fume de la marijuana devant la Cour constitutionnelle de Johannesburg qui en a autorisé le 18 septembre 2018 la consommation à titre privé. / © AFP / WIKUS DE WET

La justice sud-africaine a légalisé mardi la consommation de la marijuana à titre personnel pour les adultes, épilogue judiciaire d’un dossier qui suscite la polémique depuis des années dans ce pays comme dans le reste du monde.

La loi interdisant la consommation de marijuana à domicile par des adultes est « anticonstitutionnelle et par conséquent nulle », a déclaré le juge Raymond Zondo en lisant le verdict rendu à l’unanimité par la plus haute instance judiciaire d’Afrique du Sud.

« Ce ne sera plus un délit pour un adulte de consommer ou de posséder du cannabis à titre privé pour sa consommation personnelle à domicile », a-t-il ajouté.

La Cour, basée à Johannesburg, a aussi autorisé la culture à domicile de la marijuana et ordonné au Parlement de rédiger dans les deux ans une nouvelle loi conforme à sa décision.

Dans l’enceinte du tribunal, des dizaines de partisans de la légalisation ont applaudi à tout rompre ce jugement historique, tandis qu’à l’extérieur plusieurs d’entre eux profitaient déjà de la décision en fumant sans retenue.

En 2017, un tribunal de la province du Cap occidental (sud) avait déjà jugé anticonstitutionnelle l’interdiction faite aux adultes de consommer du cannabis à domicile. Cette décision avait de fait décriminalisé l’usage de cette drogue dans la province.

Mais les ministères de la Justice, de la Police, de la Santé et du Commerce avaient saisi la Cour constitutionnelle, estimant qu' »il y avait une preuve objective des effets négatifs du cannabis ».

– « Grande victoire » –

Face au gouvernement, des consommateurs de marijuana avaient défendu son usage, arguant que l’interdiction du cannabis « s’immisçait de façon injustifiable dans la sphère privée » et contrevenait ainsi à leurs droits constitutionnels.

La consommation de cannabis / © AFP / John SAEKI, Laurence CHU, Adrian LEUNG

La justice leur a donné raison mardi. Son jugement ne décriminalise toutefois pas l’usage de la marijuana en public, ni sa commercialisation.

« L’herbe est légale maintenant », pouvait-on lire sur des panneaux brandis par des manifestants fous de joie devant le tribunal.

« Je suis heureux. Je ne serai plus poursuivi pour possession » de marijuana, s’est réjoui Ruaan Wilson, 29 ans, entre deux bouffées. « Maintenant, la police peut se concentrer sur les vraies drogues et les criminels », a-t-il estimé.

« Je fume depuis 1968 et aujourd’hui ce jugement sèche mes larmes et celles de tous les rastas », a réagi Girma Anbessa, Sud-Africain de 60 ans.

La possession, la culture et la consommation de marijuana – même en petite quantité – étaient jusqu’à présent interdites et passibles de peines de prison.

« Ce jugement aurait du être rendu depuis longtemps », a réagi Moses Mayekiso, président du parti du Changement démocratique africain. La marijuana a « le pouvoir d’aider la population, économiquement et sur le plan médical », a-t-il ajouté.

– Antidouleur –

La Cour constitutionnelle aurait dû aller plus loin, a cependant estimé Jeremy Acton, du parti Dagga en Afrique du Sud qui défend les droits des consommateurs de cannabis. « Ce n’est pas assez. On devrait également être autorisé à avoir du cannabis en public », a-t-il déclaré.

Af. du Sud: l’usage du cannabis à titre privé décriminalisé / © AFP / Zama Luthuli

Dans le monde, le statut légal de l’usage du cannabis varie grandement. Au Portugal par exemple, sa possession et sa consommation sont largement décriminalisées, tandis qu’en Arabie saoudite, les consommateurs encourent la peine de mort.

La décision de la Cour constitutionnelle sud-africaine s’inscrit dans la droite ligne des recommandations de l’ONU, qui en 2016 avait appelé les Etats à « réexaminer leurs politiques et leurs pratiques » en matière de cannabis après des décennies de répression.

Pour Phephsile Maseko, de l’organisation sud-africaine des médecins traditionnels, le jugement rendu mardi est « une grande victoire non seulement pour les praticiens de santé mais aussi pour nos patients ».

« Nous utilisons le cannabis pour l’anxiété, les coliques chez les enfants. On l’utilise aussi comme antiseptique, le tout en secret depuis des années. Maintenant on va pouvoir développer la plante et créer de nouveaux médicaments sans peur d’être stigmatisés », a estimé Mme Maseko.

La communauté scientifique demeure, elle, divisée sur les bienfaits médicaux du cannabis.

En 2017, l’Académie américaine des sciences avait proposé une synthèse de plus de 10.000 travaux parus sur les effets de la plante. Si elle est efficace pour réduire la douleur dans certains cas, avait-elle estimé, trop de zones d’ombre demeurent encore sur son impact.

Romandie.comavec(©AFP / (18 septembre 2018 14h21)

Affaire des financements libyens en France: Claude Guéant de nouveau mis en examen

septembre 17, 2018

 

Nicolas Sarkozy, accompagné de Claude Guéant, en décembre 2011. © Michel Euler/AP/SIPA

L’ancien ministre français de l’Intérieur, qui fut directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, a de nouveau été mis en examen par la justice française, pour « corruption passive » cette fois.

Nouveau rebondissement dans l’affaire des financements libyens : l’ex-ministre de l’intérieur de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant, a été entendu le 11 septembre dernier par les juges d’instruction dans le cadre de l’affaire du financement libyen présumé de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. À l’issue de cet audition, il a été mis en examen pour « corruptions passive », « complicité de recel de détournement de fonds publics » et « complicité de financement illégal de campagne électorale ».

L’ancien directeur de campagne de Nicolas Sarkozy avait déjà été mis en examen en 2015 pour « blanchiment de fraude fiscale » et « usage de faux », après la découverte en 2013 d’un virement suspect de 500 000 euros depuis l’étranger. Claude Guéant justifie ce virement par la vente de deux tableaux en 2008.

Une affaire tentaculaire

Le 21 mars dernier, après deux jours de garde à vue, Nicolas Sarkozy a pour sa part été mis en examen pour « corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de fonds publics libyens ». Il est soupçonné d’avoir bénéficié de financements libyens pour sa campagne présidentielle de 2007.

En juin, son avocat, Me Thierry Herzo a saisi la chambre de l’instruction de la cour d’appel de paris pour demander l’invalidation de la mise en examen, invoquant un vice de procédure. La mise en examen pour corruption portant sur la période 2005-2011, Me Herzog estime que les juges ne pouvaient se saisir de ces faits, compte tenu des fonctions exécutives de Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur jusqu’en 2007, puis président de la République jusqu’en 2012.

Jeuneafrique.com

CPI: confirmation de la peine du Congolais Bemba pour subornation de témoins

septembre 17, 2018

La Haye – La Cour pénale internationale (CPI) a confirmé lundi la peine infligée en première instance à l’ex-chef de guerre congolais Jean-Pierre Bemba pour subornation de témoins dans le cadre de son procès principal pour crimes de guerre.

« La Chambre condamne Jean-Pierre Bemba à une peine de douze mois d’emprisonnement. Après déduction du temps qu’il a déjà passé en détention, la Chambre considère que la peine d’emprisonnement a été purgée« , a déclaré le juge Bertram Schmitt, qui a réimposé une amende de 300.000 euros.

Bemba avait été acquitté à la surprise générale en appel en juin devant la CPI de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, mais les ennuis judiciaires ont continué d’entraver ses projets politiques.

Dans son procès général, l’ancien riche homme d’affaires de 55 ans avait été condamné à 18 ans de prison en juin 2016 pour la vague de meurtres et de viols commis par sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC), en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003.

Dans une affaire inédite pour la juridiction, M. Bemba a été condamné par la CPI en 2017 à un an de prison et 300.000 euros d’amende pour subornation de témoins dans le cadre de son procès.

M. Bemba avait été reconnu coupable d’avoir corrompu 14 témoins, présenté de fausses preuves et sollicité la déclaration de faux témoignages.

En liberté provisoire après avoir passé plus d’une décennie au centre de détention de la CPI à La Haye, l’ancien vice-président congolais traîne avec lui cette condamnation connexe qui lui a valu d’être définitivement exclu par la Cour constitutionnelle de son pays de la présidentielle du 23 décembre en RDC.

Romandie.com avec(©AFP / 17 septembre 2018 14h35)                                                        

Congo: Pourtant libéré par le juge, Paulin Makaya croupit toujours en prison

septembre 14, 2018

Paulin Makaya: « l’espoir d’un sourire victorieux? »

 

Libéré hier après sa condamnation d’un an d’emprisonnement, du fait qu’il eu déjà purgé cette peine, le président d’Unis Pour le Congo, M. Paulin MAKAYA est actuellement pris en otage à la maison d’arrêt centrale de Brazzaville.


Ce matin son avocat, Me. Yvon Éric IBOUANGA qui s’est rendu à la maison d’arrêt pour le rendre visite a été chassé par les éléments de l’administration pénitentiaire y compris le chef de détention de l’établissement pénitentiaire, lui interdisant de visiter son client , sous prétexte de l’expiration de son permis de communiquer, alors qu’il est resté avocat de M. Paulin MAKAYA depuis 34 mois.

A cet effet, l’avocat de l’opposant Paulin MAKAYA s’est rendu dans le bureau du procureur général, pour lui faire état de la situation, et ce dernier étonné du fait que M. Paulin MAKAYA ne soit pas encore libéré, a donc contacté le parquet audiencier, malheureusement personne n’a décroché son téléphone, même le Procureur de la République, M. Oko NGAKALA. Jusque-là, le parquet est vide.

Cependant, pour avoir déjà purgé sa peine, la troisième chambre correctionnelle de la Cour d’appel a ordonné jeudi 13 septembre, sa mise en liberté et la levée du mandat de dépôt. Paulin Makaya a été condamné à payer un franc symbolique à l’Etat à titre de dommages et intérêts pour préjudice subi.

Cette libération serait une simple farce ou une escroquerie judiciaire de l’administration congolaise ?

Sacer-infos,com par Stany Franck

Canada: Hollywood doit payer pour identifier les auteurs de téléchargements illégaux (justice)

septembre 14, 2018

Ottawa – La Cour suprême du Canada a autorisé vendredi les fournisseurs de services internet à réclamer des frais aux studios de Hollywood et autres détenteurs de droits d’auteurs pour leurs démarches destinées à identifier des abonnés soupçonnés d’avoir illégalement téléchargé notamment des films.

Cette décision risque d’entraver le combat contre la violation du droit d’auteur en ligne, en induisant un coût aux démarches des victimes présumées.

Le montant que les fournisseurs pourront réclamer pour compenser le temps et les efforts consacrés à l’identification des suspects de téléchargements illégaux sera déterminé lors d’une prochaine audience.

L’affaire a été déclenchée par un groupe de producteurs de films qui se sont regroupés pour lutter contre le partage illégal sur internet de leurs films.

Emmené par Voltage Pictures, la société de production derrière le long métrage « Dallas Buyers Club » (2013), ce groupe cherchait à obtenir l’identité d’un client du groupe canadien Rogers et avait obtenu une ordonnance judiciaire afin que ce fournisseur d’accès lui donne les coordonnées et les renseignements personnels de cette personne.

Les producteurs avaient l’intention d’intenter des actions en justice contre 55.000 clients.

Rogers réclamait aux producteurs 100 dollars canadiens (66 euros) par heure passée à associer l’adresse IP d’un client à son identité réelle et à communiquer cette identité au titulaire du droit d’auteur.

Voltage faisait valoir que le fait de facturer l’information rendrait prohibitive la recherche de dizaines de milliers de contrevenants présumés.

Rogers avait indiqué recevoir plus de deux millions de demandes par an de détenteurs de droits d’auteur pour avertir des clients soupçonnés de téléchargement illégaux et que cette démarche supplémentaire visant à les identifier entraînait pour lui des coûts administratifs supplémentaires.

La Cour suprême a jugé que Rogers était fondé en droit à recevoir une « somme raisonnable » pour se conformer à une ordonnance judiciaire, et a renvoyé l’affaire vers une autre instance pour en déterminer le montant.

« C’est une victoire importante pour nos clients et des millions d’abonnés à internet qui font l’objet d’une chasse pour leurs données personnelles », a dit dans un communiqué David Watt, vice-président de Rogers.

Romandie.com avec(©AFP / 14 septembre 2018 21h22)                                                        

États-Unis: Trump sous pression, son ex-directeur de campagne va collaborer à l’enquête russe

septembre 14, 2018

Paul Manafort, le 15 juin 2018 à Washington / © AFP/Archives / MANDEL NGAN

L’ancien directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, a accepté vendredi, dans un revirement inattendu, de coopérer dans l’enquête russe, faisant encore monter d’un cran la pression sur la Maison Blanche.

S’il y a eu collusion entre Moscou et l’équipe du candidat républicain pendant la campagne présidentielle de 2016, l’ancien lobbyiste qui l’a dirigée pendant cinq mois et qui avait auparavant travaillé pour des Ukrainiens pro-russes, a toutes les chances d’avoir été au courant.

Poursuivi pour des activités frauduleuses antérieures à la campagne, Paul Manafort, 69 ans, a accepté vendredi un accord avec l’équipe du procureur spécial Robert Mueller chargée de l’enquête russe, la bête noire de Donald Trump qui l’accuse de mener une injuste « chasse aux sorcières ».

M. Manafort a accepté de plaider coupable d’association de malfaiteurs contre les Etats-Unis et d’obstruction à la justice, dans l’espoir d’une peine amoindrie. Mais surtout, il a accepté de coopérer à l’enquête, ce qu’il s’était toujours refusé à faire.

Preuve d’une certaine nervosité, la Maison Blanche s’est empressée d’assurer que sa décision concernait des faits n’ayant « absolument rien à voir avec le président ou sa campagne présidentielle victorieuse de 2016 ».

« Il n’y a absolument aucun lien », a martelé Sarah Sanders, porte-parole de l’exécutif.

Paul Manafort est en effet mis en cause pour des faits antérieurs à 2014, le procureur spécial ayant autorité pour poursuivre tout délit découvert pendant ses investigations.

L’ancien consultant a reconnu vendredi avoir dissimulé aux autorités et au fisc ses activités de conseil en faveur de l’ancien président ukrainien Viktor Ianoukovitch, puis d’avoir tenté de corrompre des témoins.

Il a été reconnu coupable de fraude bancaire et fiscale en lien avec ces activités, dans un premier procès en août en Virginie. Il attend le prononcé de sa sentence.

En plaidant coupable, il s’évite un nouveau procès embarrassant. Il a pris cette décision pour « protéger sa famille », a commenté son avocat Kevin Downing à l’issue de l’audience à Washington.

– Bosquet en forme de M –

Dans le tribunal, Paul Manafort a affiché une mine impassible, se contentant de répondre par l’affirmative ou la négative aux questions de procédure de la juge Amy Berman Jackson.

Son visage s’est toutefois allongé quand celle-ci a énuméré les propriétés qui allaient être saisies dans le cadre de son accord de plaider-coupable, notamment une villa avec piscine, tennis et terrain de golf sur l’île de Long Island.

Connu pour ses goûts de luxe –il a un jour déboursé 15.000 dollars pour une veste en peau d’autruche et a fait tailler un bosquet en forme de M–, Paul Manafort a perdu de sa superbe depuis qu’il est en prison. Il a été arrêté en juin, après avoir tenté de contacter des témoins.

Selon l’accord, il va rester détenu jusqu’à ce que la juge Jackson fixe sa peine, qui pourrait aller jusqu’à 10 ans de prison.

En attendant, dans quelle mesure va-t-il aider les enquêteurs?

« S’il coopère pleinement, il pourrait fournir des informations importantes », a relevé le représentant démocrate Adam Schiff, membre de la commission du Renseignement, en saluant une « victoire importante » pour le procureur Mueller.

« Il était impliqué ou avait connaissance des principaux développements dans la campagne de Trump, notamment la rencontre à la Trump Tower lors de laquelle l’équipe pensait recevoir des informations compromettantes sur Hillary Clinton », a-t-il rappelé.

Cette réunion entre plusieurs membres de l’équipe de campagne, dont le fils aîné de Donald Trump et son gendre Jared Kushner, avec une avocate russe est au coeur de l’enquête de Robert Mueller.

Celui-ci a lancé à ce stade des poursuites à l’encontre d’une trentaine d’individus, dont une majorité de Russes. Paul Manafort était jusque-là le seul Américain à refuser de plaider coupable. Certains commentateurs en avaient conclu qu’il espérait une grâce présidentielle.

Romandie.com avec(©AFP / (14 septembre 2018 21h19)

Skripal: le témoignage des deux suspects moqué au Royaume-Uni

septembre 14, 2018

La cathédrale de Salisbury le 7 juillet 2018 / © AFP/Archives / NIKLAS HALLE’N

Le témoignage télévisé des deux hommes accusés par Londres d’avoir empoisonné un ex-espion russe et sa fille en Angleterre et se décrivant comme de simples touristes a suscité une vague de moqueries au Royaume-Uni, à commencer par le ministre des Affaires étrangères.

Sur la chaîne de télévision publique russe RT, Rouslan Bochirov et Alexandre Petrov ont nié être des agents des services de renseignement militaire russes (GRU), comme les en accusent les autorités britanniques qui doutent qu’il s’agisse de leur véritable identité.

Ils ont confirmé avoir visité, la veille et le jour de l’empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille, les 3 et 4 mars, la ville de Salisbury (sud-ouest), où vivait l’ex-agent double, tout en affirmant que leur présence relevait de la simple visite touristique.

« Nos amis nous avaient suggéré depuis longtemps de visiter cette ville fabuleuse », ont-ils dit. Et Rouslan Bachirov de préciser qu’ils voulaient découvrir « la célèbre cathédrale de Salisbury ».

« La dernière fois que l’armée russe a prétendu être en vacances, c’est quand elle a envahi l’Ukraine en 2014 », a raillé le ministre britannique des Affaires étrangères Jeremy Hunt sur Twitter.

La cathédrale de Salisbury a profité de l’occasion pour faire son autopromotion, publiant sur Twitter une photo de sa flèche, « la plus haute du Royaume-Uni ».

En une du Daily Telegraph vendredi, le caricaturiste Matt a dessiné trois espions sur un pont de Moscou avec ce commentaire: « Vous êtes allés à la cathédrale de Salisbury et vous ne nous avez pas ramené un porte-clés ou un marque-page? ».

Le twitto Kevin Osborne (@skinoverbone) a publié une photo de la nouvelle gamme de souvenirs proposés par la cathédrale de Salisbury: des poignées de porte, allusion à la poignée de la porte d’entrée de Sergueï Skripal qui, selon la police britannique, aurait été aspergée de Novitchok, un puissant agent innervant de conception soviétique.

Les deux « touristes » russes recherchés par le Royaume-Uni / © AFP / Laurence CHU

Richard Osman, un animateur de quiz à la télévision britannique, a publié un faux sondage sur Twitter. « Pouvez-vous aider mes deux amis? Ils se rendent au Royaume-Uni mais seulement pour deux jours (…). Quels sont les deux endroits qu’ils devraient visiter? ». Il offre le choix entre Londres et Edimbourg, Oxford et Cambridge, Manchester et Liverpool et… Salisbury et Salisbury.

Le gouvernement britannique a dénoncé jeudi les propos des deux hommes comme « une insulte à l’intelligence du public ».

Depuis le début, le Royaume-Uni accuse Moscou d’être à l’origine de l’attaque, qui a engendré une grave crise diplomatique entre le Kremlin d’une part, et Londres et ses alliés occidentaux de l’autre.

Le 5 septembre, les autorités britanniques ont annoncé avoir émis un mandat d’arrêt européen contre Rouslan Bochirov et Alexandre Petrov.

Hospitalisés pendant plusieurs semaines, les Skripal ont survécu à l’empoisonnement, ainsi que le policier contaminé en leur portant secours.

Romandie.com avec(©AFP / (14 septembre 2018 13h21)