Archive for the ‘Justice’ Category

Violences sexuelles : « La place de ces prêtres est en prison » – Une victime de la Fraternité Saint-Pie-X témoigne

septembre 29, 2022

Victime d’abus sexuels de la part d’un prêtre français au Gabon à la fin des années 1980, Claude a choisi de rompre le silence. Trente ans après les faits, il entend révéler les crimes commis par des pères de la Fraternité Saint-Pie-X. Jeune Afrique a recueilli son témoignage filmé.

Claude, victime de Patrick Groche, témoigne pour Jeune Afrique. © JA

ENQUÊTE – Sans lui, aucune révélation n’aurait été possible. Contacté par Jeune Afrique, Claude est en effet la première victime qui a accepté de témoigner et de rapporter les faits dont il a été victime. Le premier, aussi, et le seul à avoir le courage de le faire face à une caméra, à visage découvert. Sans doute pour obliger ses anciens agresseurs à le regarder en face, les yeux dans les yeux.

Dans le petit appartement des faubourgs de Strasbourg, dans l’est de la France, Claude a juste posé une condition, avant que nous ne commencions à enregistrer son témoignage : garder son patronyme secret. Devenu éducateur, il encadre aujourd’hui des enfants et fréquente par conséquent leurs familles. S’il a choisi de parler, il veut préserver sa vie professionnelle.

L’ancien servant de messe gabonais, qui a commencé à fréquenter la mission de la Fraternité Saint-Pie-X de Libreville à 16 ans à peine, en 1986, a le verbe posé. Les mains croisés, la voix calme et l’émotion contenue, il raconte ce jour où le père Patrick Groche l’a invité dans sa chambre pour, avait-il prétexté, lui donner un roman de jeunesse.

UN MÉLANGE DE « HONTE » ET DE « PEUR » L’A EMPÊCHÉ DE BRISER LE SILENCE

Il ne s’étend pas sur les caresses, les attouchements. Ses silences en disent beaucoup. Suffisamment. Dans un témoignage écrit également envoyé à Jeune Afrique, Claude avait été plus cru. Mais, face caméra, la pudeur l’emporte, sans que son témoignage perde de son poids. Il est précis, accablant. Derrière les rideaux tirés de sa chambre, un prêtre nu l’emmène en enfer, tout en lui glissant à l’oreille : « Les garçons aussi ont le droit de s’aimer. »

Un calvaire de huit ans enfoui pendant un quart de siècle

Claude sera victime durant huit années du Français Patrick Groche, ancien bras droit de l’ex-archevêque de Dakar, le traditionaliste Marcel Lefebvre. D’abord à Libreville donc, puis en France, où le jeune Gabonais part poursuivre ses études, opportunément financées par la Fraternité Saint-Pie-X. Claude ne trouvera le courage de tenir tête à son agresseur et de mettre fin au calvaire qu’en 1994.

L’ancien servant de messe mettra encore vingt-cinq ans à briser le silence. Alors que son fils s’apprête à étudier au Québec, il découvre que le père Groche exerce toujours outre-Atlantique. Le déclic. En 2019, Claude décide de témoigner auprès de la hiérarchie de la Fraternité Saint-Pie-X. Puis il dépose plainte en France. En vain : les faits, trop anciens, sont prescrits.

Pourquoi avoir attendu vingt-cinq ans ? Un mélange de « honte », de « peur ». L’envie d’enfouir l’horreur au plus profond de soi surtout. Depuis la dénonciation des faits, le père Patrick Groche a été rappelé en France par sa hiérarchie. Il vit aujourd’hui à Lourdes, sous l’œil vigilant de Claude et de sa famille, qui se démènent pour découvrir d’autres victimes, les inciter à témoigner et à dénoncer.

Leur objectif : obtenir que le père Patrick Groche soit traduit en justice et forcer la Fraternité Saint-Pie-X, coupable, selon lui, d’avoir couvert les abus et protéger des prêtres criminels, à faire face à ses victimes. Après près de deux heures de témoignage, Claude conclut en s’adressant « aux victimes de la Fraternité » : « Cela ne doit pas continuer. La place de tous ces prêtres est en prison. Pour la protection des innocents et des enfants, il faut les dénoncer. »

Avec Jeune Afrique par Mathieu Olivier

Massacre du 28-Septembre en Guinée: l’ex-dictateur Camara jeté en prison avant le procès

septembre 27, 2022
Massacre du 28-Septembre en Guinee: l'ex-dictateur Camara jete en prison avant le proces
Massacre du 28-Septembre en Guinée: l’ex-dictateur Camara jeté en prison avant le procès© AFP/Archives/SEYLLOU

L’ex-dictateur guinéen Moussa Dadis Camara et plusieurs coaccusés ont été envoyés en prison mardi, avant d’être jugés à partir de mercredi pour l’effroyable massacre commis le 28 septembre 2009, ont indiqué leurs avocats.

Le procureur a fait « embarquer nos six clients à la maison centrale (prison) où ils seront semble-t-il retenus jusqu’à la fin de la procédure », c’est-à-dire du procès, à la durée indéterminée, a déclaré un de ces avocats, Me Salifou Béavogui, à des journalistes devant le tribunal. L’avocat a contesté cette mesure en déclarant: « Très malheureusement, le procès commence par la violation des droits de la défense ».

Un correspondant de l’AFP a vu un minibus quitter à toute allure sous la protection de plusieurs pick-up le tribunal flambant neuf construit exprès pour le procès, et où s’est décidée pendant quelques heures la liberté des accusés.

Le capitaine Camara et dix autres anciens officiels militaires et gouvernementaux doivent répondre à partir de mercredi à 10H00 (locales et GMT) de leur responsabilité présumée dans les évènements du 28 septembre 2009 et des jours suivants. Un certain nombre d’accusés étaient déjà détenus depuis des années.

Les accusés encore libres avaient été convoqués vers 12H00 préalablement au procès. Les craintes de leurs avocats qu’ils ne soient placés en détention se sont révélées fondées.

Le représentant du parquet a lu aux accusés et leurs avocats les textes stipulant que les accusés devaient se constituer prisonniers avant leur procès, a rapporté Me Béavogui. Les avocats ont vainement plaidé que ces dispositions ne s’appliquaient pas parce que les décisions de justice les renvoyant devant le tribunal ne prévoyaient pas explicitement une telle mesure, a-t-il dit.

Les 11 hommes seront jugés à partir de mercredi pour leurs agissements il y a 13 ans.

Des soldats, des policiers et des miliciens avaient fait couler un bain de sang lors du rassemblement de dizaines de milliers de sympathisants de l’opposition, réunis dans un stade de la banlieue de Conakry pour démontrer pacifiquement leur force et dissuader M. Camara de se présenter à la présidentielle de janvier 2010.

Le capitaine Moussa Dadis Camara avait été porté au pouvoir en décembre 2008 par un coup d’Etat militaire. Il avait ensuite été investi président.

Le 28 septembre 2009 et les jours suivants, 156 personnes ont été tuées et des milliers blessées avec une cruauté effrénée, au moins 109 femmes ont été violées, selon le rapport d’une commission d’enquête internationale mandatée par l’ONU.

Les chiffres réels sont probablement plus élevés.

Une multitude de témoignages rapportent comment les Bérets rouges de la garde présidentielle, des policiers et des miliciens sont entrés dans l’enceinte, en ont bouclé les accès et ont ouvert le feu sans discrimination sur une foule civile, festive et désarmée.

L’attente d’un vrai procès

Ils ont poursuivi leur besogne au couteau, à la machette et à la baïonnette, jonchant de cadavres la pelouse, les travées et les couloirs du stade et ses alentours. Ils ont abusé de dizaines de femmes et achevé nombre d’entre elles. Des personnes sont mortes piétinées dans la panique.

Les exactions ont continué les jours suivants, contre des femmes séquestrées et des détenus torturés.

Amnesty International a présenté à la veille du procès un rapport réclamant une meilleure prise en charge des victimes de viols en Guinée et l’adoption « en urgence d’une loi générale sur les violences basées sur le genre ».

Les violences commises il y a 13 ans sont constitutives de crimes contre l’humanité, avait conclu la commission d’enquête internationale rapidement après les faits.

M. Camara vivait jusqu’à présent en exil au Burkina Faso. Il est rentré dans la nuit de samedi à dimanche à Conakry pour participer au procès. Il entend « laver son honneur », disent ses proches.

La commission internationale lui a imputé une « responsabilité criminelle personnelle et une responsabilité de commandement ».

Avec ce procès, des centaines de victimes et proches, constituées en parties civiles ou non, et les organisations de défense des droits humains voient arriver le jour qu’elles ont réclamé pendant 13 ans.

Les atermoiements du pouvoir et l’impunité érigée en « institution », selon la commission internationale, de forces de sécurité quasiment intouchables dans un pays dirigé pendant des décennies par des régimes autoritaires ont longtemps fait douter de la tenue de ce procès.

L’actuel chef de la junte, le colonel Mamady Doumbouya, également arrivé au pouvoir par un putsch en 2021 après 11 ans de pouvoir civil, a demandé en juillet que le procès ait lieu cette année avant la date anniversaire.

Les associations de victimes réclament cependant un vrai procès. Elles demandent que celui-ci ne se résume pas à son ouverture pour l’effet d’image.

Par Le Point avec AFP

Guinée : arrestation d’Étienne Soropogui après ses critiques contre le pouvoir

septembre 25, 2022

L’opposant Étienne Soropogui a été arrêté samedi 24 septembre après avoir critiqué les « dérives autoritaires » et l’« isolement total » des autorités guinéennes, a indiqué le Front national de défense de la Constitution.

L’homme politique guinéen Étienne Soropogui lors d’une manifestation à Conakry le 17 mars 2012. © Cellou BINANI/AFP

Les raisons de l’arrestation d’Étienne Soropogui, qui fut un farouche opposant de l’ancien président Alpha Condé avant d’être libéré par les militaires après leur putsch du 5 septembre 2021, n’ont pas été rendues publiques.

Il a été arrêté dans la banlieue de Conakry, selon les médias guinéens, après avoir participé dans la matinée à une populaire émission sur la radio Fim FM.

« Dérives autoritaires »

« Le peuple de Guinée-Conakry n’accepte plus ces dérives autoritaires perpétrées par la junte militaire, y a-t-il déclaré, critiquant les interpellations de journalistes et de personnalités politiques et de la société civile. Si on compte sur la force pour s’accaparer (le) pouvoir et vouloir y rester en éliminant un certain nombre de candidats potentiels (à une future présidentielle), c’est la porte ouverte au chaos. »

Une période transitoire de gouvernement par les militaires comme celle en cours a « vocation à retourner à l’ordre constitutionnel », a-t-il souligné. « Les notions creuses de refondation n’ont aucun sens », a-t-il renchéri, alors que la junte justifie son intention de diriger le pays pendant encore trois ans par la nécessité d’une  « refondation » et de réformes profondes.

« Persécution extrajudiciaire »

« La junte est dans une situation d’isolement total », a encore ajouté Étienne Soropogui à propos des mesures de rétorsion infligées aux militaires guinéens par la Cedeao.

« Des gendarmes lourdement armés et sans aucun mandat ont enlevé le leader pro-démocratie avant de le déporter à la direction centrale des investigations judiciaires » de la gendarmerie, a dit dans un communiqué le Front national de défense de la Constitution (FNDC), collectif qui porte la voix de l’opposition.

« Cette nouvelle forme d’arrestation et de persécution extrajudiciaire des activistes pro-démocratie confirme la volonté (de la junte) d’user de tous les moyens illégaux pour se maintenir au pouvoir », dit le FNDC, dont deux leaders, Oumar Sylla, alias Foniké Mangué, et Ibrahima Diallo, ont été arrêtés fin juillet.

Par Jeune Afrique avec AFP

France-Chantage à la sextape : un adjoint de Gaël Perdriau démissionne

septembre 23, 2022

Samy Kéfi-Jérôme, adjoint de Gaël Perdriau à la mairie de Saint-Étienne, impliqué dans l’affaire de chantage politique à la sextape, a présenté sa démission.

Gael Perdriau et Samy Kefi-Jerome a l'issue du conseil municipal du 3 juillet 2020.
Gaël Perdriau et Samy Kéfi-Jérôme à l’issue du conseil municipal du 3 juillet 2020.© Rémy PERRIN / MAXPPP / PHOTOPQR/LE PROGRES/MAXPPP

Nouveau rebondissement dans l’affaire du chantage à la sextape à la mairie de Saint-Étienne. Un des adjoints du maire Gaël Perdriau a annoncé vendredi 23 septembre à l’Agence France-Presse avoir démissionné de ses mandats à la ville et à la métropole. Il s’agit de Samy Kéfi-Jérôme, également mis en cause dans cette affaire de chantage politique à la sextape qui secoue la ville depuis fin août. « J’ai présenté ce matin ma démission de mes mandats de conseiller municipal et conseiller métropolitain » à la préfète de la Loire « et j’en ai informé monsieur le maire », écrit l’adjoint municipal à l’éducation dans un communiqué transmis à l’AFP.

Dans la tourmente depuis les confessions d’un ancien proche de la municipalité sur un « barbouzage de mœurs » remontant à 2015, le maire Gaël Perdriau a pour sa part décidé jeudi de déléguer ses fonctions représentatives à la métropole et à la mairie dans un souci de retour à la « sérénité ». En début de semaine, l’élu de 50 ans avait déjà limogé son directeur de cabinet, également sous le feu des critiques à cause de son rôle présumé dans le chantage.

« Je déplore les attaques personnelles dont je fais l’objet »

L’affaire a éclaté fin août quand le site Mediapart a publié les confessions détaillées de l’ancien compagnon de Samy Kéfi-Jérôme sur le tournage d’une vidéo compromettante, commanditée selon lui par le maire et son entourage pour neutraliser l’ex-premier adjoint centriste, Gilles Artigues. Selon lui, l’opération a été rétribuée via des prestations fictives facturées à deux associations culturelles subventionnées par la mairie.

Gaël Perdriau a été placé en garde à vue le 13 septembre, en même temps que son délateur, son adjoint à l’éducation et son directeur de cabinet.

« Je déplore les attaques personnelles dont je fais l’objet et constate que les conditions d’exercice de mes fonctions ne sont plus réunies », souligne vendredi dans son communiqué Samy Kéfi-Jérôme, en soulignant qu’il vivait « comme une profonde injustice » les accusations le visant.

L’élu de 42 ans siégeait au conseil municipal de Saint-Étienne depuis 2014, date d’élection de Gaël Perdriau à la tête de cette ville en plein déclin industriel. Il n’a pas démissionné de ses fonctions au conseil régional mais avait été suspendu, fin août, de ses fonctions de délégué à la stratégie digitale par le président de la région Laurent Wauquiez (LR).

Par Le Point avec AFP

France-Affaire Pogba : nouvelles accusations de Mathias envers Paul sur Twitter

septembre 23, 2022

Le frère du milieu de terrain de l’équipe de France a publié de nouvelles vidéos et une longue série de tweets accusateurs, rapporte RMC.

Les freres Paul et Mathias Pogba sont en conflit depuis plusieurs mois.
Les frères Paul et Mathias Pogba sont en conflit depuis plusieurs mois.© GUILLAUME SOUVANT / AFP

Le soleil n’était pas levé quand Mathias Pogba, qui se trouve toujours en détention provisoire, a mystérieusement refait surface sur Twitter. Le frère aîné du footballeur Paul Pogba a été mis en examen et incarcéré samedi dernier dans l’enquête sur les extorsions dénoncées par la star des Bleus. Dans une série de tweets et de nouvelles vidéos repérés par nos confrères de RMC, Mathias Pogba porte de nouvelles accusations violentes à l’encontre de son frère. L’homme raconte avoir programmé cette déclaration dans le cas où il serait incarcéré.

« Si vous lisez ce message, c’est que mon bot aura fait son travail d’envoi automatique, écrit-il sur son compte Twitter soudainement réactivé. Ça signifie aussi que je ne suis plus en liberté, soit du fait des hommes de main de mon frère, soit du fait de la police. Donc les plaintes calomnieuses pour me faire taire auront marché. » Le 27 août dernier, Mathias Pogba promettait des « révélations » sur son frère dans une vidéo énigmatique dont il a reconnu en garde à vue être à l’origine. « Tout le monde s’est demandé pourquoi je n’avais pas fait mes révélations directement, pensant que c’était pour faire chanter mon frère, mais ce que je voulais, c’est qu’il prenne ses responsabilités de lui-même et répare ses injustices », se justifie-t-il sur Twitter.

« Mon frère est devenu un adepte de la sorcellerie ces dernières années »

Promettant une nouvelle fois de « grandes révélations », il qualifie son frère de « grand hypocrite, manipulateur, sournois, criminel » et ajoute : « Les masques vont tomber comme R-Kelly, Weinstein et Mendy et vous verrez que ce n’est pas beau à voir. » Mathias Pogba revient également sur le marabout que Paul Pogba aurait selon lui engagé pour jeter un sort à Kylian Mbappé. « Mon frère est devenu un adepte de la sorcellerie ces dernières années, devenant le suivant d’un sorcier, connu comme le marabout Ibrahim, appelé Grande », affirme-t-il, précisant qu’il s’agit d’un « proche de l’ancien joueur Alou Diarra, qui l’aurait connu grâce au joueur Serge Aurier. Mon frère, à plusieurs reprises, a jeté des sorts à ses coéquipiers de footballeurs, dont le prodige Kylian Mbappé que ce soit par jalousie ou pour gagner une rencontre. »

« C’est ce sorcier dont je parlais comme d’une personne ayant œuvré à isoler mon frère », poursuit-il avant de porter de nouvelles allégations graves : « Quant à ce que mon frère a fait, parmi ce qu’il y a de sûr, c’est que les criminels agissant en son nom ont fait couler le sang. »

« Criminels » et « délinquants » dans l’entourage de Paul Pogba, selon son frère

Car, selon Mathias Pogba, Paul aurait toujours entretenu des relations avec des criminels au point d’en être aujourd’hui dépassé. « Mon frère […] a toujours eu dans son entourage des criminels et des délinquants et qu’il l’a encore aujourd’hui, assure-t-il. Le problème est qu’il s’est servi de ces relations et de leurs noms pour se protéger dans la rue et pour faire affaire avec eux dans le but qu’ils fassent des choses pour lui et qu’ils fassent couler le sang pour lui. Je n’étais pas au courant de ces agissements jusqu’à ce qu’il trahisse ses hommes de main et qu’il s’enfuie sans prévenir personne, nous abandonnant à notre sort notre mère et moi, laissant sa famille et ses proches devenir les cibles de ces bandits. »

Paul Pogba a reçu l’appui de sa mère quand Mathias a procédé aux premières mises en cause à son encontre. Selon le frère aîné, Paul a tenu sa mère à l’écart de ces relations dangereuses au prix de son soutien : « Il fallait que ma mère se range de son côté et plaide en sa faveur. Ce qu’elle a malheureusement accepté. » Quant à Rafaela Pimenta agent du joueur, Mathias promet de raconter « comment elle a infiltré notre famille jusqu’à quasiment tout gérer et devenir la seconde mère de mon frère ».

« Maintenant, tu vas leur faire le virement »

Si Mathias Pogba promet détenir des preuves de ce qu’il avance, c’est pourtant des éléments à son encontre qui ressortent le plus. Le Parisien a révélé ce jeudi d’étranges messages WhatsApp (que les enquêteurs ont pu examiner), dans lesquels Mathias Pogba s’adresse à son frère Paul et tient des propos extrêmement confus. Il lui intime également l’ordre de payer les hommes qui sont justement impliqués dans cette affaire : « Maintenant, c’est très simple, tu vas leur faire le virement qu’ils ont demandé au plus vite. » Et de poursuivre, toujours dans la menace : « Sinon, devant Dieu, j’appelle le daron de Mbappé et tous les médias du monde, je leur raconte tout en détail. »

Par Le Point avec AFP

Congo: félicité par la gendarmerie pour avoir arnaqué 8 millions Cfa à un Libanais au port de Pointe-Noire

septembre 22, 2022

Un congolais a évité la prison alors qu’il était accusé d’escroquerie sur un sujet Libanais dans une affaire de marchandises au port de Pointe-Noire. Le montant du préjudice serait de 8 millions Fcfa. Après son audition, la gendarmerie a décidé de n’engager aucune poursuite contre lui et bien au contraire a félicité son comportement. Une douche froide pour le sujet Libanais qui a crié au complot.

De son audition à la gendarmerie, il ressort que le Libanais se serait rapproché de lui pour se soustraire au paiement des taxes en vigueur en matière d’import-export. Commerçant de son état au Congo, il aurait importé une cargaison de marchandises dont le dédouanement s’élevait à plus de 15 millions Fcfa.

Pour contourner le paiement de cette somme, comme il en est de coutume au port de Pointe-Noire, le Libanais a cru bon corrompre quelques agents afin d’extraire du port sa marchandise à bas-prix. L’agent congolais incriminé et qui jouit d’une influence élargie au sein des services portuaires aurait exigé au Libanais une somme de 8 millions cfa à cette fin.

Mais après avoir reçu cet argent du Libanais, il s’est volatilisé dans la nature poussant le commerçant à passer par la voie légale pour sortir du port sa marchandise. Avec l’aide d’un ami gendarme, le Libanais a porté plainte contre le congolais qui a été cueilli et auditionné au poste de gendarmerie.

Le Libanais est convaincu que les gendarmes qui ont refusé de poursuivre son escroc auraient été soudoyés. Lui-même s’est vu obliger de verser une somme d’un million cfa afin d’éviter d’être accusé de fraude douanière.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Canada: Des enfants d’aînés morts de la COVID-19 en résidence poursuivent Québec au civil

septembre 22, 2022
La photo d'un homme est affichée sur une porte.

Le fils d’André Dumont estime que le gouvernement n’a pas suffisamment protégé son père lors de la première vague de la pandémie. Photo : Famille Dumont

Dans le cadre d’une poursuite civile, deux familles réclament au gouvernement du Québec neuf millions de dollars en dommages pour la maltraitance présumée de leurs parents hébergés en résidence pour aînés lors de la première vague de COVID-19.

Patrick Dumont, Emmanoel Makris et sa sœur, Vickie Vassiliki Makris, réclament chacun des dommages punitifs de trois millions de dollars en raison d’un laxisme des règles sanitaires pratiquées lors de la première vague de la pandémie au printemps 2020 et d’un manque flagrant de consignes entourant la sécurité des résidents et du personnel.

Selon le document déposé à la Cour supérieure du Québec le 9 septembre dernier, cette poursuite vise la Maison Wilfrid-Grignon, le Groupe Santé Arbec, le CHSLD Pavillon Philippe-Lapointe, le CISSS des Laurentides et le Procureur général du Québec (pour le gouvernement du Québec et pour le ministère de la Santé).

Selon l’avocat au dossier, Me George Samet, on réclame ces montants en dommages punitifs d’abord et avant tout pour que ça ne recommence plus.

Le système n’a pas bien fonctionné. Il faut qu’il y ait des conséquences. On a laissé des personnes mourir dans des conditions épouvantables. On n’a pas pris de précautions, même si on savait que [le virus] était contagieux et grave, dit Me Samet.

Pour moi, ce qui est important, c’est d’obtenir justice. Tout le monde le sait, nos aînés ont été sacrifiés, dit Patrick Dumont, qui espère qu’un jugement en leur faveur poussera le gouvernement à améliorer les soins aux aînés.

M. Makris croit qu’une poursuite est la seule façon de faire en sorte que le gouvernement fasse tout en son pouvoir pour qu’une telle tragédie ne se reproduise pas.

« Je me sens comme une victime du gouvernement du Québec pour ce qu’il a fait non seulement à ma famille mais aussi à beaucoup d’autres familles à travers la province. »— Une citation de  Emmanoel Makris

Cette poursuite s’ajoute ainsi au recours collectif de 500 millions de dollars autorisé par la Cour supérieure en octobre 2019 contre le gouvernement provincial pour le traitement honteux des résidents des centres d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD). Lancé par le Conseil pour la protection des malades (CPM), ce recours vise le gouvernement du Québec ainsi que 22 CISSS et CIUSSS qui administrent des CHSLD.

Appelé à réagir à l’annonce de cette nouvelle poursuite, Paul G. Brunet, président-directeur général du CPM, estime qu’il n’y aura jamais assez de poursuites pour faire comprendre à l’État que ce qu’il n’offre pas aux personnes hébergées en termes de quantité et de qualité de soins et de services, il le paiera en compensations.

M. Brunet reconnaît que ce recours collectif risque de prendre plusieurs années avant d’aboutir. La grande majorité des personnes victimes de cette maltraitance seront décédées, déplore-t-il.

C’est d’ailleurs pourquoi MM. Makris et Dumont ont choisi l’avenue d’une poursuite au civil dans l’espoir qu’un jugement soit rendu plus rapidement.

Rappelons également qu’une entente de 5,5 millions de dollars a été conclue le 31 mars 2022 entre les résidents du CHSLD Herron, les membres de leurs familles et les propriétaires de cette résidence privée pour personnes âgées en perte d’autonomie.

Allégations de négligence

Une femme est assise dans un fauteuil roulant.

Despina Pafou est décédée le 17 mai 2020 des suites de la COVID-19, une infection qu’elle a contractée à la résidence Wilfrid-Gagnon. Photo : Emmanoel Markis

Le document présenté à la cour cite de nombreux reportages dans les médias qui décrivent la situation chaotique qui régnait dans de nombreux CHSLD ainsi que les témoignages de MM. Makris et Dumont.

Despina Pafou, la mère d’Emmanoel Makris, qui habitait la résidence intermédiaire Wilfrid-Gagnon, à Sainte-Adèle, a été infectée au début de mai 2020. Pourtant, dit M. Makris, la direction de cette résidence continuait de dire aux familles que tout était maîtrisé. J’ai su que la situation était affreuse quand j’ai lu des articles de journaux.

Son fils allègue que sa mère a été laissée à l’abandon lorsqu’elle a été placée en isolement dans une chambre. Les travailleurs n’avaient pas l’équipement ni le soutien nécessaires pour affronter la pandémie, déplore-t-il. Les gens avaient trop peur pour venir la voir.

M. Makris raconte qu’après plusieurs jours, sa mère, paniquée, a réussi à appeler la police. Elle leur a dit :  »J’ai froid, j’ai faim, j’ai soif, je suis enfermée dans une pièce et je ne peux pas sortir. » Selon M. Makris, les policiers auraient trouvé une résidence en plein chaos et Mme Pafou gisant par terre dans sa chambre.

Despina Pafou a été conduite à l’hôpital, où elle est décédée le 17 mai 2020. M. Makris a seulement pu constater son déclin et dire ses adieux par iPad. Elle est morte de la pire des manières que je puisse imaginer : isolée, seule, terrifiée, dit-il.

« Tout cela a ruiné ma vie et j’essaie encore de comprendre ce qui s’est passé. C’est une douleur que je ne peux pas décrire et une douleur qui est vécue par des milliers de familles. »— Une citation de  Emmanoel Makris

Mouvements de personnel infecté

Un homme est assis dans un fauteuil roulant en compagnie d'une femme qui porte un équipement de protection individuelle.

André Dumont était un usager et un résident du Pavillon Philippe-Lapointe, un CHSLD situé à Sainte-Agathe-des-Monts, depuis 2016. Photo : Famille Dumont

Le père de Patrick Dumont, André Dumont, a été infecté en avril 2020. C’est un travailleur d’une agence privée venu prêter main-forte qui a transmis le virus à plusieurs résidents.

M. Dumont raconte avoir lui aussi appris l’existence de l’éclosion en écoutant les nouvelles. Il dit que sa famille a subi énormément d’anxiété, ne sachant pas ce qui se passait. Tout était secret, c’était l’omerta. […] J’ai appelé, mais je n’ai jamais eu de retour d’appel. J’ai compris que le message était qu’il ne fallait pas en parler.

Tous les résidents du Pavillon Philippe-Lapointe ont fini par être infectés.

Le père de M. Dumont a survécu à sa première infection mais a été infecté à deux reprises avant sa mort, survenue en octobre 2021, des complications de la COVID-19.

« On leur fait confiance pour prendre soin de nos aînés. Ils n’étaient pas préparés à ça, ils manquaient d’équipement, de personnel, de formation. »— Une citation de  Patrick Dumont

Selon Me Samet, ces familles craignent par ailleurs que le rapport de la coroner Géhane Kamel sur les décès survenus en CHSLD soit relégué aux oubliettes. Dans son rapport d’enquête publique, la coroner a affirmé qu’il y a eu rupture du contrat moral et sociétal en laissant mourir des dizaines de patients en CHSLD dans des conditions épouvantables.

Le CISSS n’a pas souhaité commenter cette poursuite et Santé Arbec n’a pas répondu à nos courriels.

Demande d’excuses

Selon M. Dumont, le gouvernement, le CISSS et le système de santé ont échappé la gestion de la pandémie. Il dénonce aussi l’indifférence des autorités. Il y a eu zéro empathie, zéro compassion.

C’est d’ailleurs pourquoi M. Dumont souhaite que le premier ministre sortant François Legault présente des excuses formelles à toutes les familles d’aînés en résidence. S’il avait des couilles, ça se produirait, dit-il sans réserve.

M. Dumont s’explique mal pourquoi, pendant la campagne électorale actuelle, les partis n’osent pas parler de la situation catastrophique qui a régné dans les CHSLD à l’époque.

Je suis très étonné. On a la mémoire courte au Québec. Ils parlent du troisième lien, du tramway, de l’inflation. Ces choses sont importantes, mais on ne peut pas faire semblant que ça n’a pas existé.

Avec Radio-Canada par Mélanie Meloche-Holubowski

Gabon : les mésaventures de Guy Nzouba-Ndama, placé en garde à vue à Franceville

septembre 18, 2022

L’ancien président de l’Assemblée nationale gabonaise a été arrêté, ce samedi 17 septembre, à la frontière avec le Congo-Brazzaville alors qu’il était en possession d’une forte somme d’argent.

Guy Nzouba-Ndama, à Paris le 16 juin 2016. © Vincent Fournier/JA

Président de l’Assemblée nationale entre 1997 et 2016, Guy Nzouba-Ndama a été arrêté ce samedi à la frontière avec le Congo-Brazzaville alors qu’il était en possession de valises contenant au total plus d’un milliard de francs CFA (plus de 1,5 million d’euros). L’opposant, chef du parti Les Démocrates (10 députés et 4 sénateurs), a été placé en garde à vue dans un commissariat de Franceville, où a il été interrogé.

Bagages suspects

Selon nos informations, Guy Nzouna-Ndama, 76 ans, avait passé la frontière le 17 septembre au matin pour se rendre au Congo, où il a dit aux enquêteurs s’être rendu pour des soins médicaux. Revenu le soir même au point de passage, avec des bagages qui ont attiré l’attention des forces de l’ordre, il a été appréhendé et placé en garde à vue.

Poids-lourd de la politique gabonaise, passé comme beaucoup par le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), il avait démissionné du perchoir en 2016 avant de créer son propre parti l’année suivante.

Il n’avait pas encore officialisé ses intentions, mais envisageait de se présenter à la prochaine élection présidentielle, prévue en août 2023. En avril 2016, il avait annoncé sa candidature à la magistrature suprême avant d’apporter son soutien au candidat Jean Ping au sein d’une alliance de l’opposition face à Ali Bongo Ondimba.

Par Jeune Afrique

France-Affaire Hamraoui : Aminata Diallo placée en détention provisoire

septembre 16, 2022

Elle avait déjà été entendue en novembre 2021 dans le cadre de l’enquête sur l’agression, par deux hommes, de son ancienne coéquipière Kheira Hamraoui.

Aminata Diallo a ete interpellee puis mise en examen ce vendredi 16 septembre par la police parisienne.
Aminata Diallo a été interpellée puis mise en examen ce vendredi 16 septembre par la police parisienne.© VICTOR JOLY / Victor Joly / DPPI via AFP

Encore un rebondissement dans l’affaire de l’agression de Kheira Hamraoui : son ex-coéquipière au PSG Aminata Diallo, un temps soupçonnée au début de l’enquête, a été interpellée tôt, vendredi 16 septembre, à son domicile et à nouveau placée en garde à vue. Aminata Diallo, sans club depuis sa fin de contrat au PSG, avait déjà été placée en garde à vue dans cette affaire en novembre 2021, avant de ressortir libre, sans charge retenue contre elle.

Le 4 novembre 2021, Kheira Hamraoui avait été agressée à coups de barre de fer et frappée sur les jambes par deux hommes, devant Aminata Diallo, alors qu’elles rentraient en voiture d’un dîner d’équipe. La joueuse avait été ensuite conduite à l’hôpital pour recevoir des points de suture.

Selon le parquet de Versailles, contacté par l’Agence France-Presse, il reste « environ huit heures » à effectuer sur cette garde à vue entamée en novembre, limitée légalement à 48 heures au total. Elle l’effectue dans les locaux de la police judiciaire de Versailles. Contacté par l’AFP, l’avocat d’Aminata Diallo, Me Mourad Battikh, n’a pas souhaité commenter dans l’immédiat. Cette nouvelle interpellation fait suite à l’arrestation de quatre hommes mercredi et jeudi en région parisienne.

Aminata Diallo a été déférée vendredi en début d’après-midi pour être présentée à une juge d’instruction en vue d’une mise en examen. Dans la même affaire, deux hommes soupçonnés d’avoir participé à l’agression ont par ailleurs été mis en examen pour « association de malfaiteurs » et « violences aggravées » à l’encontre de Kheira Hamraoui, les premières poursuites dans ce dossier. Le parquet a requis de la détention provisoire à leur encontre. Les deux autres hommes mis en cause, déférés dans la journée, attendaient de comparaître devant le magistrat enquêteur vendredi en début d’après-midi.

Selon une source proche du dossier, Aminata Diallo, impliquée par les autres mis en cause au cours de leur garde à vue, « n’a pas dit grand-chose » vendredi devant les enquêteurs. « Elle n’a pas reconnu sa participation [à l’agression, NDLR] avant de vite invoquer son droit au silence », a précisé cette source. L’ancienne joueuse du PSG a été mise en examen pour « violences aggravées » dans la soirée, puis placée en détention provisoire pour « violences aggravées » et « association de malfaiteurs ».

Une information judiciaire ouverte pour « violences aggravées »

Trois d’entre eux, entendus par la police depuis mercredi matin, devaient être déférés et présentés à un juge d’instruction en vue d’une mise en examen vendredi matin, a précisé le parquet de Versailles. Selon plusieurs sources, ils ont reconnu leur présence sur les lieux de l’agression. Toutes ces arrestations interviennent dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour « association de malfaiteurs » et « violences aggravées ».

Après l’agression à coups de barre de fer de Kheira Hamraoui, 32 ans et 39 sélections en équipe de France, l’hypothèse d’une rivalité entre les deux joueuses du Paris Saint-Germain, qui évoluent au même poste de milieu de terrain, avait été, dans un premier temps, envisagée. Aminata Diallo et l’un de ses amis, incarcéré à Lyon, avaient été placés en garde à vue, mais aucune charge n’avait finalement été retenue contre eux. Aminata Diallo a toujours vivement contesté être impliquée.

« J’ai vécu un vrai guet-apens. Ces individus m’attendaient derrière un camion. Ils étaient au bon endroit, au bon moment. Comment ont-ils pu être si bien renseignés ? C’est autant de questions sans réponse encore aujourd’hui », avait-elle déclaré au journal L’Équipe en juin. Cette affaire avait totalement déstabilisé le vestiaire du PSG et eu un impact négatif sur les performances sportives des deux joueuses.

Entre Hamraoui et le PSG, un divorce qui ne dit pas son nom

La relation de Hamraoui avec plusieurs de ses coéquipières, notamment Marie-Antoinette Katoto et Kadidiatou Diani, s’était fortement dégradée, ces dernières lui reprochant la première garde à vue d’Aminata Diallo. Au printemps, le conseil d’Hamraoui avait alerté le PSG sur « une campagne de harcèlement et de dénigrement » menée par plusieurs joueuses contre sa cliente.

Dans un courrier envoyé au club, il accusait Aminata Diallo d’avoir, au cours de la saison, « interpellé » le garde du corps de Kheira Hamraoui pour « menacer » cette dernière ou encore de l’avoir directement « insultée ». Sous contrat avec le club parisien jusqu’en juin 2023, Hamraoui est tenue à l’écart du groupe professionnel depuis le début de la saison 2022-2023. Une situation qu’elle a fait constater par un huissier durant un entraînement la semaine passée.

L’ancienne Barcelonaise « veut honorer la dernière année de son contrat : elle restera Parisienne cette saison », a insisté son entourage auprès de l’AFP après les déclarations de la directrice sportive adjointe du PSG féminin, Sabrina Delannoy. Au micro de Canal+, elle avait dit : « Hamraoui ne fait pas partie des projets sportifs du PSG et ça restera comme ça pour toute la saison. »

Avec Le Point

Affaire Pogba : Mathias Pogba et trois suspects en garde à vue

septembre 14, 2022

Le frère de Paul Pogba s’est présenté de lui-même, mercredi, aux autorités dans l’enquête sur les extorsions dénoncées par le joueur de la Juventus Turin.

Mathias Pogba, le frere de Paul, ainsi que trois autres personnes ont ete places en garde a vue, entre mardi 13 septembre et mercredi 14 septembre.
Mathias Pogba, le frère de Paul, ainsi que trois autres personnes ont été placés en garde à vue, entre mardi 13 septembre et mercredi 14 septembre.© GUILLAUME SOUVANT / AFP

Mathias Pogba, le frère aîné du footballeur Paul Pogba, et trois autres personnes ont été placées en garde à vue dans l’enquête sur des extorsions dénoncées par le joueur de la Juventus Turin, a appris l’Agence France-Presse mercredi 14 septembre de sources judiciaire et proche du dossier. Mathias Pogba s’est présenté de lui-même « en début d’après-midi (mercredi) au service d’enquête et a été placé en garde à vue », a précisé la source proche. Sur les quatre suspects entendus, l’un a été placé en garde à vue mardi et trois mercredi, a indiqué la source judiciaire, confirmant une information du Monde.

Avec AFP

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