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Dix choses à savoir sur… Moncef Slaoui, le chercheur marocain recruté par Trump

mai 22, 2020

Le chercheur d'origine marocaine Moncef Slaoui, à Washington le 15 mai.

Le chercheur d’origine marocaine Moncef Slaoui, à Washington le 15 mai. © © SAMUEL CORUM/The New York Times-REDUX-REA 

Chercheur en immunologie originaire du Maroc, Moncef Slaoui s’est vu confier par le président américain Donald Trump la direction scientifique d’un ambitieux programme. Son objectif ? Trouver un vaccin contre le coronavirus.

1. Sauveur de l’Amérique ?
C’est à cet homme de 60 ans, détenteur de la triple nationalité maroco-belgo-américaine, que Donald Trump vient de confier la direction scientifique de l’opération « Warp Speed ». Son but ? Développer rapidement un vaccin contre le coronavirus afin que des millions de doses soient disponibles avant la fin de l’année.

2. Millionnaire
Après près de trente années de carrière au sein du groupe pharmaceutique GSK, il entre au conseil d’administration de Moderna en 2017. Cette société mène aujourd’hui des essais cliniques sur un vaccin  contre le coronavirus. Pour éviter tout conflit d’intérêts, il a donc été contraint de vendre les 156 000 stock-options de Moderna qu’il détenait encore, pour plus de 10 millions de dollars.

3. Mentor et concurrent
Chez GSK, il présidait le département vaccins – un poste auparavant occupé par Jean Stéphenne, son mentor –, avant de devenir le numéro deux du groupe. Figure du monde pharmaceutique, Stéphenne dirige actuellement CureVac, un laboratoire allemand qui cherche également un vaccin contre le coronavirus.

4. Super-chercheur
Natif d’Agadir, il assiste, enfant, au décès de sa sœur, qui a succombé à la coqueluche. C’est à ce moment-là que naît sa vocation. Son palmarès en recherche et développement est impressionnant : il a contribué au développement de quatorze vaccins, y compris contre le cancer de l’utérus ou la gastro-entérite infantile à rotavirus.

5. Histoire belge
Après avoir obtenu son bac au lycée Mohammed-V, à Casablanca, il rate son inscription à la faculté en France et doit se résoudre à rejoindre l’Université libre de Bruxelles (ULB). Il pense alors n’y rester qu’une année, mais il achèvera finalement ses études dans le pays et obtiendra la nationalité belge.

S’il trouvait un vaccin contre le Covid-19, le prix Nobel de médecine lui serait tout destiné en 2021.

6. Espoirs déçus
En 1986, il tente de revenir s’installer au Maroc, mais les facultés de médecine de Rabat et de Casablanca se montrent peu intéressées par sa spécialisation en immunologie et en biologie moléculaire. Dès lors, il comprend que sa place est ailleurs.

7. Solidarité
De retour en Belgique, il ne rompt pas les liens avec son pays d’origine. Les nombreux étudiants marocains de médecine de l’ULB se souviennent de ce jeune docteur brillant et avenant qui leur a rendu de nombreux services.

8. Virus de l’amour
À la fin des années 1990, alors qu’il est professeur d’université en Belgique, il décide de suivre aux États-Unis la virologue qui deviendra son épouse, Kristen Belmonte (elle a été recrutée outre-Atlantique pour travailler sur un vaccin contre le sida). Les premières années, il en profite pour approfondir ses études post-doctorales à l’université de Harvard puis à Boston.

9. Une pointure
Chercheur de renom, il compte une centaine d’articles et de présentations scientifiques à son actif. Il est également membre de plusieurs conseils d’administration et des comités consultatifs de différentes fondations s’intéressant à la recherche médicale. Parmi elles, le National Institutes of Health américain.

10. Futur Prix Nobel ?
En 2016, le magazine Fortune le plaçait déjà au 29e rang de son top 50 des « personnalités qui changent le monde ». En 2021, le prix Nobel de médecine lui serait tout destiné s’il parvenait à être le premier à mettre au point un vaccin contre le coronavirus.

Avec Jeune Afrique par Fahd Iraqi – à Rabat

États-Unis/Coronavirus : Donald Trump annonce prendre de l’hydroxychloroquine, le traitement recommandé par le professeur Didier Raoult

mai 18, 2020

 

© Fournis par Franceinfo
Donald Trump a annoncé lundi 18 mai prendre de l’hydroxychloroquine depuis une semaine et demi. « Je prends une pillule tous les jours », a-t-il indiqué, affirmant qu’il n’avait « aucun effet secondaire » causé par le traitement. « Qu’a-t-on à y perdre ? », a-t-il conclu pour expliquer sa démarche. Le président américain a cependant assuré qu’il n’était pas atteint du Covid-19 et qu’il avait demandé l’avis de ses médecins.

Donald Trump a également indiqué qu’il se faisait tester très régulièrement et que, jusqu’à présent, il avait toujours été négatif au coronavirus. Les Etats-Unis ont franchi lundi la barre des 90 000 décès et des 1,5 million de cas recensés de Covid-19, selon le comptage de l’université Johns Hopkins, enregistrant ainsi 10 000 morts supplémentaires du nouveau coronavirus en une semaine.

Les Etats-Unis, pays le plus touché par la pandémie

L’hydroxychloroquine a des propriétés antivirales qui ont été montrées in vitro. La question est de savoir si elles sont applicables in vivo, sur l’homme, dans le cas précis du Covid-19. Le 25 février, le professeur Didier Raoult, qui dirige l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée Infection de Marseille, un pôle de recherche sur les maladies infectieuses, a pris position en s’appuyant sur des premières études chinoises.

Les Etats-Unis sont de loin le pays qui recense, selon les bilans officiels, le plus grand nombre de morts et de cas dépistés de la maladie.

Avec Franceinfo

États-Unis: Pour Donald Trump, la crise du coronavirus est «pire que Pearl Harbor»

mai 6, 2020

Le président américain Donald Trump a estimé mercredi que la crise liée au coronavirus était «pire» que l’attaque surprise du Japon, en 1941, contre la base militaire de Pearl Harbor, à Hawaï. «C’est pire que Pearl Harbor», a déclaré M. Trump depuis le Bureau ovale en évoquant cette offensive aérienne qui a fait plus de 2.400 victimes américaines et poussé les Etats-Unis à entrer dans la Seconde Guerre mondiale.

«C’est pire que le World Trade Center», a-t-il ajouté dans une référence aux attentats du 11 septembre 2001 qui ont fait près de 3.000 morts. «Il n’y a jamais eu une attaque de cette nature. Et cela n’aurait jamais dû arriver», a-t-il encore dit, réaffirmant sa volonté de «rouvrir le pays».

Le président américain a par ailleurs expliqué pourquoi il renonçait finalement à supprimer la cellule de crise sur le coronavirus mise en place pour organiser la riposte au niveau fédéral face à la pandémie.

«Je n’avais pas réalisé à quel point la cellule de crise était populaire», a-t-il déclaré, précisant que «deux ou trois» personnes pourraient y être ajoutées. «Elle est très appréciée du public», a-t-il insisté.

Mardi, le vice-président Mike Pence avait indiqué que cette «Task force» serait démantelée dans les semaines à venir pour revenir à un fonctionnement plus traditionnel, par ministères.

Les Etats-Unis viennent de franchir le cap des 70.000 décès liés au coronavirus et pourraient atteindre celui des 100.000 avant le début du mois de juin, selon de multiples modèles épidémiologiques.

L’UE demande l’aide du Canada pour financer l’OMS, après le retrait de Trump

avril 25, 2020
© Fournis par La Presse canadienne
OTTAWA — L’Union européenne prévoit organiser une importante conférence au début du mois de mai afin d’aider l’Organisation mondiale de la Santé à boucler son budget de financement, et le Canada sera appelé à jouer un rôle déterminant.

Brice de Schietere, l’ambassadeur de l’Union européenne au Canada, a déclaré que l’événement devait déjà avoir lieu avant la décision du président des États-Unis Donald Trump d’interrompre sa contribution à l’OMS puisqu’il considère qu’elle a très mal géré au départ la pandémie du nouveau coronavirus.

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M. De Schietere a confié à La Presse canadienne que personne ne veut politiser la conférence du 4 mai. Il croit cependant qu’il est primordial d’amasser des fonds afin d’aider l’agence des Nations Unies à poursuivre ses efforts pour mettre au point un vaccin et financer les recherches dans l’espoir de mettre un terme à la pandémie.

Le chargé d’affaires de la délégation européenne à Ottawa a ajouté que l’entente commerciale qui lie le Canada à l’Union européenne jouera un rôle déterminant dans la relance économique post-pandémie, en plus d’assurer le maintien des canaux de distribution du matériel médical essentiel.

M. De Schietere a aussi dit que le Canada et l’Union européenne coopèrent étroitement ensemble afin de lutter contre la désinfirmation à propos de la pandémie. Il a précisé qu’environ 120 fausses histoires ont été diffusées dans l’objectif de miner la crédibilité de l’Europe dans sa lutte contre la crise sanitaire actuelle.

De plus, il n’a jamais mentionné le nom de M. Trump directement, mais a répété à maintes reprises que le Canada est présentement le plus grand allié de l’Union européenne. M. De Schietere a aussi indiqué que l’alliance transatlantique vise à renforcer les organisations commerciales, sanitaires et politiques multilatérales pour lutter contre la pandémie.

M. Trump a ciblé et critiqué à maintes reprises par le passé diverses organisations internationales, dont le G7, l’ONU, l’Organisation mondiale du commerce et, récemment, l’OMS, qu’il accuse d’être docile à la Chine et de lui avoir permis de cacher l’ampleur de la catastrophe sanitaire pendant les premiers jours de la crise.

La conférence de l’OMS comptera notamment sur l’appui de la Fondation Bill et Melinda Gates, la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies, le Fonds Wellcome, la Banque mondiale, Unitaid — une organisation de santé à but non lucratif basée en Suisse — et Gavi, l’Alliance du vaccin.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a mentionné en vidéoconférence vendredi qu’elle souhaite que les dirigeants de la planète s’unissent afin d’amasser environ 11,4 milliards $ pour la lutte au coronavirus.

Le gouvernement du Canada n’a pas confirmé vendredi si le premier ministre Justin Trudeau participera à cette conférence, mais la ministre du Développement international, Karina Gould, a indiqué par voie de communiqué que le Canada continuera de travailler avec ses partenaires internationaux, dont l’OMS.

«La santé mondiale est le plus grand domaine d’investissement pour le programme d’aide du Canada. Nous sommes l’un des leaders reconnus à ce chapitre, a-t-elle déclaré. Le Canada fait partie de la lutte internationale contre la COVID-19».

Par Mike Blanchfield avec La Presse canadienne

États-Unis: Trump élude la question du déconfinement

avril 14, 2020

Donald Trump est resté évasif mardi sur les conditions dans lesquelles il souhaitait que les Etats-Unis mettent progressivement en place le déconfinement. Après avoir eu des propos très autoritaires la veille – «C’est le président des Etats-Unis qui décide!»-, il a adopté un ton beaucoup plus conciliant vis-à-vis des gouverneurs. «Nous nous entendons tous très bien et nous voulons tous prendre les bonnes décisions», a-t-il lancé.

Avec les premiers signaux encourageants face à la pandémie de coronavirus, liés à la stabilisation du rythme des contaminations, le débat a vite basculé sur les moyens de «rouvrir le robinet» tout en gardant un oeil sur un éventuel redémarrage de l’épidémie. Mardi matin, Andrew Cuomo, gouverneur de l’Etat de New York, avait vivement dénoncé les propos du président selon lesquels il avait tout pouvoir d’ordonner le déconfinement dans les Etats. «La position du président est tout simplement absurde. Ce n’est pas ce que dit la loi. Ce n’est pas ce que dit la constitution. Nous n’avons pas un roi, nous avons un président», avait-il lancé. Le président peut certes donner le ton, fixer un cap, mais le système fédéral accorde aux gouverneurs des cinquante États le pouvoir de prendre les mesures obligatoires de confinement ou de déconfinement. C’est ce qu’ils ont fait jusque-là, en ordre dispersé. À ce jour, Donald Trump n’a d’ailleurs fait qu’émettre des recommandations de distanciation sociale jusqu’à fin avril.

Depuis plusieurs jours, sur les deux côtes des Etats-Unis, les gouverneurs se regroupent pour esquisser des réponses coordonnées. A l’est, New York, New Jersey, Connecticut, Rhode Island, Massachusetts, Delaware et Pennsylvanie. A l’ouest, Californie, Oregon et Washington. Augmentation massive des tests, mesures de confinement spécifiques pour les plus de 65 ans, réouverture progressive pour certains commerces… : tous les gouverneurs préparent leurs plans de transition. Et la plupart d’entre eux rappellent inlassablement une vérité dure à accepter : le nouveau coronavirus n’aura pas disparu à la fin du confinement. Une grande majorité de la population l’aura évité et restera donc susceptible d’être contaminée tant qu’il n’y aura pas de vaccin. «Ce sera une réouverture par étapes», martèle Andrew Cuomo. «Il n’y a pas d’interrupteur. Ce n’est pas binaire.»

Par Le Figaro avec AFP

Trump suspend la contribution américaine à l’OMS

avril 14, 2020

U.S. President Trump leads daily coronavirus response briefing at the White House in Washington

Le président américain Donald Trump a annoncé mardi qu’il suspendait la contribution des États-Unis à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en raison de sa «mauvaise gestion» de l’épidémie du coronavirus. «Aujourd’hui, j’ordonne la suspension du financement de l’Organisation mondiale de la santé pendant qu’une étude est menée pour examiner le rôle de l’OMS dans la mauvaise gestion et la dissimulation de la propagation du coronavirus», a-t-il déclaré depuis les jardins de la Maison Blanche. «Le monde a reçu plein de fausses informations sur la transmission et la mortalité» du Covid-19, a-t-il ajouté, dans un long réquisitoire contre cette agence de l’Onu.

PRESIDENT TRUMP: « Today I am instructing my administration to halt funding of the World Health Organization while a review is conducted… » »American taxpayers provide between $400 million & $500 million per year to the WHO. In contrast, China contributes roughly $40 million. » pic.twitter.com/OQMeJO6A8n

— Breaking911 (@Breaking911) April 14, 2020

Soulignant que les États-Unis contribuaient à hauteur de «400 à 500 millions de dollars par an» à l’organisation, contre environ 40 millions de dollars «et même moins» pour la Chine, Donald Trump a estimé que son pays avait le devoir des réclamer des comptes. «Si l’OMS avait fait son travail et envoyé des experts médicaux en Chine pour étudier objectivement la situation sur le terrain, l’épidémie aurait pu être contenue à sa source avec très peu de morts», a-t-il martelé.

Depuis plusieurs jours, l’administration Trump critique avec virulence l’attitude de l’agence onusienne basée à Genève, dénonçant en particulier ses prises de position à ses yeux trop favorables à Pékin. Washington déplore en particulier que ses propres mesures face à la crise, notamment la fermeture progressive de ses frontières, aient rencontré une «vive résistance» de la part de l’OMS, qui «a continué à saluer les dirigeants chinois pour leur « disposition à partager les informations »».

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a affirmé mardi que les États-Unis voulaient «changer radicalement» le fonctionnement de l’organisation. «Par le passé, l’OMS a fait du bon boulot. Malheureusement, cette fois, elle n’a pas fait de son mieux, et nous devons faire en sorte de faire pression pour changer radicalement cela», a-t-il affirmé.

«Pas le moment de réduire» le financement de l’OMS, affirme le chef de l’Onu

Ce «n’est pas le moment de réduire le financement des opérations de l’Organisation mondiale de la Santé ou de toute autre institution humanitaire combattant le virus», a affirmé mardi le secrétaire général de l’Onu après la décision américaine de suspendre sa contribution à l’OMS. «Ma conviction est que l’Organisation mondiale de la Santé doit être soutenue car elle est absolument essentielle aux efforts du monde pour gagner la guerre contre le Covid-19», a ajouté Antonio Guterres, en réaffirmant qu’il serait toujours temps d’étudier par la suite «comment ont réagi tous ceux qui ont été impliqués dans la crise».

Avec Le Figaro

États-Unis: Donald Trump revient à la charge : « nous avons besoin de ces masques »

avril 4, 2020
Le président Donald Trump prendra toutes les mesures nécessaires pour approvisionner les Américains en masques.
© Patrick Semansky/Associated Press Le président Donald Trump prendra toutes les mesures nécessaires pour approvisionner les Américains en masques.
Le président des États-Unis Donald Trump a réitéré son intention de tout faire pour fournir en masques les Américains, lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche samedi.

Vendredi, Donald Trump a imposé le « Defense Production Act » au fabricant 3M pour l’empêcher d’exporter ses masques au Canada ou dans d’autres pays pour les réserver aux États-Unis.

Samedi matin, le premier ministre Justin Trudeau a affirmé que son gouvernement ne songe pas pour le moment à empêcher les exportations de biens et de services vers les États-Unis en manière de rétorsion. Il a ajouté que des discussions sont en cours pour régler le problème et qu’il mise plutôt sur la coopération entre les deux pays.

M. Trump a indiqué que l’Agence fédérale de gestion des urgences (FEMA) a ordonné la production de 180 millions de masques de type N95, incluant le fabricant 3M.

«Ceci est un effort de guerre», a-t-il soutenu, poursuivant en disant que le pays n’avait « rien vu de tel depuis 1917 ».

Le président a également annoncé que le pays détient actuellement une réserve de 10 000 respirateurs et qu’il en aura besoin davantage. Il a précisé que les États de New York et du New Jersey seront bientôt approvisionnés.

Il a souligné que du matériel médical est réaffecté aux États-Unis. Par exemple, l’État de Washington a libéré 300 lits qui seront transférés ailleurs et l’Oregon va envoyer 140 respirateurs à New York.

Cependant, le président a vivement critiqué les autorités sanitaires de certains États qui surestiment les besoins en matériel médical, alors qu’elles ne prévoient pas une vaste éclosion du virus. Il a dit que son administration entendait prioriser les demandes.

Des militaires en renfort

De plus, il a mentionné que 1000 militaires spécialisés en médecine seront déployés dans l’État de New York pour aider les équipes locales.

Un soldat du corps médical de l'armée américaine inspecte des lits dans le centre des congrès Jacob K. Javits transformé en centre médical en raison de la pandémie.

© Andrew Kelly/Reuters Un soldat du corps médical de l’armée américaine inspecte des lits dans le centre des congrès Jacob K. Javits transformé en centre médical en raison de la pandémie.
Donald Trump, qui minimisait la gravité de la pandémie jusqu’à récemment, a déclaré qu’il voulait tout faire pour sauver des vies et avoir le moins de morts possible : On va remuer le ciel et la terre pour protéger notre population.

Il a néanmoins admis que le coronavirus s’était répandu dans des régions du pays qu’il n’aurait jamais soupçonnées.

Donald Trump, qui refuse de décréter un ordre de confinement national, s’est fait questionner sur le fait que huit gouverneurs républicains n’ont pas encore obligé leurs concitoyens à adopter des mesures de distanciation sociale et à rester chez eux.

Il a répondu qu’il respectait le vœu des États tel que prescrit par la Constitution et que, selon lui, les gouverneurs en question font un « travail extraordinaire » et qu’ils ont la situation sous contrôle, citant entre autres la Caroline du Nord.

Le Dr Anthony Fauci, conseiller du président Trump et membre de la cellule de crise de la Maison-Blanche, plaide pour sa part pour la mise en place de plus de mesures de distanciation sociale pour freiner la propagation du virus. Il dit se préparer en vue d’une deuxième vague de la COVID-19.

Selon lui, il ne fait plus guère de doute que le nouveau coronavirus est transmis par voie aérienne quand « les gens ne font que parler, plutôt que seulement lorsqu’ils éternuent ou toussent ».

Le président a déclaré vendredi que les autorités sanitaires conseillent désormais aux Américains de se couvrir le visage hors de chez eux, pour aider à freiner la propagation du coronavirus.

Cette décision des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), l’autorité de santé nationale aux États-Unis, est « seulement une recommandation, et non une obligation », a-t-il dit.Le président américain n’a pour sa part pas l’intention de suivre cette consigne.

Les experts scientifiques de la Maison-Blanche s’attendent à ce que la maladie tue entre 100 000 et 240 000 Américains même si les ordres de confinement sont respectés.

La propagation s’accélère

Les États-Unis ont franchi samedi la barre des 300 000 cas recensés de coronavirus, selon le plus récent bilan de l’Université Johns Hopkins.

Le cap des 200 000 cas recensés dans le pays avait été franchi mercredi, une accélération rendue visible par la plus grande disponibilité des tests de dépistage aux États-Unis.

La pandémie a fait au moins 8162 morts dans le pays.

Le New York Times rapporte que 3565 personnes sont décédées de la COVID-19 dans l’État de New York, qui demeure l’épicentre du nouveau coronavirus sur le territoire américain. La ville de New York a enregistré 1905 décès à elle seule.

«Les experts ne s’attendent pas à ce que le pic de l’épidémie soit atteint avant au moins une semaine. Le premier cas a été détecté il y a seulement 30 jours. On a l’impression que c’est une vie entière», a dit le gouverneur Andrew Cuomo.

De son côté, la Louisiane a fait état d’une forte hausse du nombre de décès liés au COVID-19 samedi avec 409 morts.

Avec Radio-Canada par Yannick Donahue

États-Unis: Trump ne veut pas payer pour la protection de Harry et Meghan en Californie

mars 30, 2020

Donald Trump a un message pour le prince Harry et son épouse Meghan, qui viennent de s’installer en Californie: il ne veut pas que les États-Unis payent pour leur protection.

«Je suis un grand ami et un grand admirateur de la reine et du Royaume-Uni», a tweeté le locataire de la Maison Blanche deux heures avant son point de presse quotidien sur le coronavirus. Évoquant la décision de Harry et Meghan de renoncer à s’installer de manière permanente au Canada et de déménager en Californie, il a ajouté: «Les États-Unis ne paieront pas pour leur protection». «Ils doivent payer!», a-t-il conclu, sans donner les raisons de cet emportement soudain.

Le couple a, selon le tabloïd The Sun, pris un jet privé pour Los Angeles la semaine dernière, au moment où le Canada et les États-Unis s’apprêtaient à fermer leur frontière pour lutter contre la propagation du Covid-19. Meghan, ancienne actrice américaine, compte de nombreux amis en Californie, où vit aussi sa mère Doria.

Buckingham Palace n’a pas souhaité commenter les informations du Sun.

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis: Trump évoque un placement de l’Etat de New York en quarantaine

mars 28, 2020

 

Donald Trump répond aux questions des journalistes en quittant la Maison Blanche, le 28 mars 2020© ALEX EDELMAN Donald Trump répond aux questions des journalistes en quittant la Maison Blanche, le 28 mars 2020 

Le président américain Donald Trump a évoqué samedi un possible placement en quarantaine de l’Etat New York, durement touché par le coronavirus, tout en restant évasif sur la portée exacte de cette mesure.

« Certains aimeraient que New York soit placé en quarantaine parce que c’est un point chaud », a-t-il déclaré au moment de quitter la Maison Blanche.

« New York, New Jersey, peut-être un ou deux autres endroits, certaines parties du Connecticut, j’y réfléchis », a-t-il ajouté, alors que nombre de juristes s’interrogeaient sur la possibilité même pour le président américain d’imposer une telle mesure.

L’objectif? « Limiter les déplacements », a-t-il a répondu. « Ils ont des problèmes en Floride, beaucoup de New-Yorkais se déplacent vers le sud. Nous ne voulons pas cela ».

« Une décision sera prise rapidement, dans un sens ou dans l’autre », a-t-il ajouté peu après dans un tweet.

« Cela serait pour une courte période », a-t-il encore dit, assurant qu’il entretenait un « très bon dialogue » avec le gouverneur de l’Etat de New York Andrew Cuomo.

Interrogé quelques minutes plus tard sur ce thème, ce dernier s’est pourtant montré très surpris, affirmant que la question n’avait à aucun moment été évoquée lors de son échange téléphonique matinal avec le président américain.

« Je ne sais même pas ce que cela veut dire », a-t-il affirmé, ne cachant pas sa perplexité.

« Je ne sais même pas comment cela pourrait être appliqué d’un point de vue légal », a-t-il ajouté.

L’Etat de New York est de loin le plus touché par le coronavirus aux États-Unis, avec 52 318 cas et 728 décès.

Le locataire de la Maison Blanche s’est rendu samedi sur la base militaire de Norfolk, en Virginie, pour assister au départ pour New York du navire-hôpital de la marine américaine USNS Comfort, d’une capacité de 1000 lits.

Ce navire-hôpital géant vise à soulager les hôpitaux sur la terre ferme face à la propagation rapide de la pandémie.

« Je l’accueillerai à bras ouverts », a affirmé Andrew Cuomo à propos de l’USNS Comfort, attendu lundi à New York.

Son navire jumeau, l’USNS Mercy, est arrivé vendredi à Los Angeles, en Californie.

Avec AFP

États-Unis: Le gouverneur de New York demande à Donald Trump d’écouter la science et d’aider son État

mars 27, 2020

 

Andrew Cuomo reproche au président Trump de se fier à ses opinions personnelles plutôt qu'aux faits scientifique.
© Jeenah Moon/Reuters Andrew Cuomo reproche au président Trump de se fier à ses opinions personnelles plutôt qu’aux faits scientifique.
Le gouverneur de l’État de New York, Andrew Cuomo, continue désespérément de chercher des moyens de fournir des services de santé adéquats à près de 45 000 Américains atteints de COVID-19. «Une tâche rendue plus difficile par le manque de ressources que l’administration Trump lui accorde», dénonce le gouverneur.
En fonction du plan de relance ratifié par le président vendredi, l’État de New York pourrait recevoir jusqu’à cinq milliards de dollars américains en aide financière, soit quatre fois plus que les États les moins affectés. Certains de ces États ont toutefois cent ou mille fois moins de cas confirmés. Le gouverneur Cuomo estime que son État, où vivent près de la moitié des Américains atteints de la COVID-19, aura au bas mot besoin d’une aide de dix à quinze milliards.

Environ un policier new-yorkais sur cent a contracté la COVID-19. Une statistique qui a fait bondir l'absentéisme à 11,4 % parmi les employés en uniforme du service de police de la Ville vendredi.

© Stefan Jeremiah/Reuters Environ un policier new-yorkais sur cent a contracté la COVID-19. Une statistique qui a fait bondir l’absentéisme à 11,4 % parmi les employés en uniforme du service de police de la Ville vendredi.
Il ne décolère pas, non plus, depuis que le président Donald Trump a balayé du revers de la main jeudi sa requête pour que soient livrés 30 000 à 40 000 respirateurs artificiels aux hôpitaux de New York. Une requête absurde, selon le président, parce que parfois, même les grands hôpitaux n’ont que deux respirateurs.La pandémie de COVID-19 crée toutefois un besoin immensément accru et Andrew Cuomo fait valoir que, contrairement à l’avis du président, sa requête repose sur la science. Je n’ai pas de boule de cristal. Tout le monde a droit à son opinion, mais je ne me fie pas à des opinions. Je me base sur les faits, sur les données, sur les chiffres et sur les projections.

Tout comme le gouverneur, le maire de New York, Bill de Blasio, accuse le président de ne pas se soucier des faits concernant le développement astronomique de cette crise quand il dit que l’État new-yorkais n’a pas besoin d’autant de respirateurs.

Des lits pour les malades

Pendant que les politiciens peinent à s’entendre, les besoins explosent. En deux jours, le nombre de résidents de l’État de New York qui sont officiellement atteints de COVID-19 a augmenté de 50 %. Plus de 6000 personnes ont dû être hospitalisées, dont près de 1600 qui ont été placés en soins intensifs.

Les projections scientifiques sur lesquelles se basent le gouverneur Cuomo et le maire de Blasio suggèrent que le nombre de cas augmentera plus rapidement que jamais au cours des deux à trois prochaines semaines. Le maire de Blasio a identifié la date du 5 avril comme un moment décisif. «Nous devons nous assurer que nous pouvons arriver à ce jour en étant prêts à affronter la semaine suivante, et la semaine d’après également. En ce moment, nous ne le sommes pas», a-t-il expliqué.

Au moment où la pandémie s’est déclarée, il y avait 53 000 lits d’hôpital dans l’État de New York. L'État veut presque tripler ce nombre au cours des semaines et des mois à venir.

© Jeenah Moon/Reuters Au moment où la pandémie s’est déclarée, il y avait 53 000 lits d’hôpital dans l’État de New York. L’État veut presque tripler ce nombre au cours des semaines et des mois à venir.
Les deux hommes veulent rapidement créer quatre nouveaux hôpitaux temporaires avec une capacité de 4000 lits, mais ils estiment que New York aura besoin de 140 000 lits pour accueillir tous ses malades d’ici la fin de la crise. Faute d’espace, les quatre nouveaux hôpitaux seraient installés dans un hippodrome, un campus universitaire, un centre d’exposition et un terminal pour bateaux de croisière. L’administration Trump doit toutefois approuver ces projets.Andrew Cuomo et Bill de Blasio se sont aussi entendus pour que toutes les constructions non essentielles soient suspendues afin que les ressources soient redirigées vers les infrastructures routières et les hôpitaux.

À l’échelle nationale, plus de 100 000 Américains ont désormais eu la confirmation qu’ils souffrent de la COVID-19 et près de 1600 en sont morts. 16 131 nouveaux cas et 288 décès ont été confirmés vendredi seulement, alors que 603 malades s’étaient rétablis depuis la veille. Avec ses 44 876 cas confirmés, New York reste de loin l’État le plus touché. L’État voisin du New Jersey en rapporte 8825 et la Californie en compte 4657. Les autres États et territoires rapportent entre 19 et 3634 cas.

Malgré les doutes exprimés quelques heures plus tôt à propos du nombre de respirateurs artificiels requis dans l’État de New York, le président Trump a signé une loi obligeant General Motors à en fabriquer. On avait un accord pour 40 000 respirateurs. Soudainement, ils en faisaient seulement 6000. En plus, ils auraient augmenté leurs prix. «Je n’ai pas aimé ça, alors j’ai décidé d’utiliser la loi», a-t-il expliqué avant d’ajouter que peut-être qu’on n’en aura pas besoin.

Avec CBC/Radio-Canada