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États-Unis: le PDG de Merck démissionne de ses fonctions de conseiller de Trump

août 14, 2017

Kenneth Frazier, le PDG du géant américain de la pharmacie Merck, à Washington le 31 janvier 2017 / © AFP/Archives / NICHOLAS KAMM

Kenneth Frazier, le PDG du géant américain de la pharmacie Merck, a annoncé lundi qu’il démissionnait de ses fonctions de conseiller économique de Donald Trump pour protester contre les déclarations de ce dernier après les émeutes de Charlottesville.

« Les dirigeants américains doivent honorer nos valeurs fondamentales en rejetant clairement les manifestations de haine, de sectarisme et toute revendication de suprématie qui nient l’idéal américain voulant que tous les hommes ont été créés égaux », a indiqué M. Frazier, qui est noir, dans un tweet diffusé sur le site de Merck.

« En tant que PDG de Merck et en mon âme et conscience, j’estime de ma responsabilité de prendre position contre l’intolérance et l’extrémisme », ajoute M. Frazier, 62 ans, PDG de Merck depuis 2011.

Des affrontements entre militants d’extrême-droite et des contre-manifestants ont fait une morte à Charlottesville (Virginie, est) samedi. Le président américain a déclenché une polémique en renvoyant à la suite de ces affrontements les deux camps dos à dos.

M. Frazier avait été nommé par Donald Trump après son élection en novembre au sein du « conseil des exportations » (President’s Export Council) un cénacle dont la création remonte à 1973 et qui est chargé de le conseiller sur sa politique commerciale.

Romandie.com avec(©AFP / 14 août 2017 15h38)

États-Unis: La Maison Blanche tente d’éteindre la polémique née des silences de Trump

août 13, 2017

Donald Trump, le 12 août 2017 à Bedminster / © AFP / JIM WATSON

La Maison Blanche tentait dimanche d’apaiser la controverse née des propos – et plus encore des silences – de Donald Trump, accusé de complaisance à l’égard des militants d’extrême droite ayant endeuillé Charlottesville.

Une femme de 32 ans est morte samedi quand une voiture a foncé sur la foule de contre-manifestants venus dénoncer dans cette petite ville de Virginie la présence de groupuscules identitaires et néo-nazis, dont des membres du Ku Klux Klan (KKK).

Le président américain, en vacances dans son golf du New Jersey, a fini par faire savoir dimanche, par la voix d’un porte-parole, qu’il condamnait « bien sûr » toutes les formes de violence, y compris celles des suprémacistes blancs.

Samedi, les Américains qui attendaient de leur président une condamnation claire, forte et rapide de ces mouvements radicaux prônant la suprématie de la race blanche avaient été déçus: M. Trump s’était contenté de renvoyer les deux camps dos à dos, en pointant une « violence venant de diverses parties ».

Environ 19 heures plus tard et la polémique enflant, la Maison Blanche a tenté de rectifier le tir.

« Le président a dit avec force hier qu’il condamnait toutes les formes de violence, de sectarisme et de haine », a dit un porte-parole de l’exécutif américain. « Cela inclut, bien sûr, les suprémacistes blancs, le KKK, les néo-nazis et tous les groupes extrémistes ».

La fille et conseillère du président, Ivanka Trump, avait elle auparavant dénoncé sans ambages « le racisme, la suprématie blanche et les néo-nazis », estimant qu’il n’y avait « pas de place dans la société » américaine pour de telles idées.

– Critiques chez les républicains –

Les critiques du milliardaire républicain avaient dès samedi effectué des rapprochements entre sa tiédeur après les violences de Charlottesville et l’ambiguïté qu’il cultive vis-à-vis de l’extrême droite depuis sa campagne.

Une bonne partie de la droite alternative, ou « Alt Right », avait en effet soutenu Donald Trump dans sa course à la Maison Blanche, et celui-ci a plusieurs fois refusé de prendre clairement ses distances avec certains de ses groupes ou de ses leaders.

M. Trump a été vivement critiqué dans son propre camp républicain, à l’image du sénateur de Floride Marco Rubio, qui a notamment souhaité « entendre le président décrire les événements de Charlottesville pour ce qu’ils sont, une attaque terroriste menée par des suprématistes blancs ».

« Si j’étais président des Etats-Unis et que ces personnes témoignaient leur sympathie vis-à-vis de ma personne et de mon programme, cela me poserait problème », a commenté de son côté Lindsey Graham, un sénateur qui s’inscrit de plus en plus dans l’opposition interne à Donald Trump au sein de la famille républicaine.

A Charlottesville, la journée de samedi a été encore été alourdie par la mort de deux policiers, qui se sont écrasés en hélicoptère.

L’enquête de la police fédérale devrait rapidement établir les motivations de James Fields, interpellé au volant de la voiture qui a percuté les militants antiracistes. Cet homme de 20 ans a été photographié plus tôt samedi porteur d’un bouclier aux côtés de miliciens néo-nazis.

– Climat ‘d’intimidation’ –

Le suspect, originaire de l’Ohio, a été inculpé de meurtre, de violences volontaires ayant causé des blessures et de délit de fuite. Il devrait être présenté à un juge lundi.

Les événements de Charlottesville vont être étudiés à l’aune d’une question centrale: par sa rhétorique, ses mesures ciblant les étrangers et ses appels répétés à donner la priorité à l’Amérique, le président Trump a-t-il enhardi de façon dangereuse les extrémistes de droite ?

Le maire de démocrate de Charlottesville, Michael Signer, a clairement répondu par l’affirmative, jugeant qu’il avait contribué à créer un climat de « vulgarité, de cynisme et d’intimidation ».

« Il a fait le choix durant sa campagne présidentielle (…) de jouer sur nos pires préjugés », a-t-il déclaré sur CBS. « Je pense que ce que ce qui s’est passé ce week-end a un lien direct avec ces choix ».

Cette affaire de Charlottesville évoque le long délai pris pendant la campagne par Donald Trump pour désavouer le soutien que lui avait apporté publiquement David Duke, un ancien leader du Ku Klux Klan.

Romandie.com avec(©AFP / 13 août 2017 20h59

États-Unis: Trump augmente la pression sur Pékin en s’attaquant à la propriété intellectuelle

août 12, 2017

Le président américain Donald Trump à Huntington en Virginie, le 3 août 2017 / © AFP / SAUL LOEB

Donald Trump va augmenter la pression sur Pékin en s’attaquant lundi au dossier de la propriété intellectuelle, au moment où la crise nord-coréenne complique déjà les relations entre les deux pays.

Le président américain va demander dans un mémorandum au représentant pour le commerce américain (USTR), Robert Lighthizer, d’étudier s’il y a lieu d’ouvrir une enquête sur les transferts de propriété intellectuelle imposés par les autorités chinoises aux entreprises américaines, ont indiqué samedi des responsables de l’administration américaine s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.

Mais ces responsables ont pris soin de souligner que ce dossier et celui de la Corée du Nord ne sont pas liés.

« Les deux évènements ne sont pas liés. Le commerce c’est le commerce et la sécurité nationale c’est la sécurité nationale », ont-ils affirmé.

« La Corée du Nord est une menace contre la sécurité et il est dans l’intérêt tant de la Chine que des Etats-Unis de travailler ensemble pour résoudre ce problème alors que les préoccupations sur les pratiques commerciales chinoises existent depuis longtemps », ont-ils encore assuré.

Cette nouvelle initiative ne va pas contribuer à décrisper des relations commerciales qui se sont tendues depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche.

Le déclenchement d’une telle procédure avait déjà été évoqué la semaine dernière. Cette procédure vient s’ajouter aux nombreuses enquêtes déjà ouvertes contre la Chine dans le domaine commercial, notamment sur l’acier. Washington a également pris des sanctions préliminaires mardi contre les importations de feuilles d’aluminium chinoises.

– ‘Absorber la propriété intellectuelle’ –

Selon les responsables de l’administration américaine, « la politique commerciale Chine a actuellement pour but principal d’acquérir et d’absorber la propriété intellectuelle des Etats-Unis et d’autres pays autour du monde ».

« La plupart des Américains savent que la Chine vole notre propriété intellectuelle, mais ce qu’ils ne savent peut-être pas est que la Chine force les entreprises américaines qui opèrent en Chine à transférer cette propriété intellectuelle ».

Les Etats-Unis visent notamment les « joint-ventures » (sociétés à risques partagés) avec des entités chinoises dont l’établissement est la condition sine-qua-non pour une entreprise étrangère voulant vendre ses produits en Chine. Cela permet également à leurs partenaires chinois de profiter de leur savoir-faire technologique.

Les entreprises américaines, à l’unisson de leurs homologues européennes, dénoncent depuis longtemps cette législation chinoise.

« La Chine finance et facilite également l’achat d’entreprises américaines qui possèdent des technologies innovantes », ont accusé les responsables de l’administration américaine samedi.

« Si les Américains continuent de voir leurs meilleures technologies et leur propriété intellectuelle volées ou transférées de force à l’étranger, les Etats-Unis pourront difficilement maintenir leur rôle dominant et rester l’une des économies mondiales les plus innovantes », ont-ils encore affirmé.

Mais la procédure lancée lundi par Donald Trump ne va pas se traduire immédiatement par des sanctions. Techniquement, la président va utiliser l’article 302b du Code du commerce américain qui charge l’USTR d’examiner s’il y a lieu d’ouvrir une enquête, même s’il n’y a pas de plainte spécifique d’entreprises américaines en la matière.

Les responsables ont indiqué samedi qu’une telle évaluation pourrait prendre jusqu’à un an avant d’ensuite éventuellement déboucher sur des sanctions ou des mesures de rétorsion prises dans le cadre de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), ou en dehors.

Apple, qui réalise un chiffre d’affaires de plus de 30 milliards de dollars par an en Chine, se retrouve par exemple actuellement soumis à plusieurs mesures des autorités chinoises entravant ses activités dans le pays. Le fabricant des iPhone a été contraint fin juillet de supprimer de son magasin d’applications chinois des logiciels permettant de contourner les vastes restrictions en ligne mises en place par les autorités.

Parmi les autres grands noms de la technologie américaine, Facebook et Google se tiennent actuellement à l’écart du marché chinois à la fois pour échapper à la censure exercée par les autorités, mais aussi par crainte de voir leurs technologies dérobées.

Mais les constructeurs automobiles n’ont pu s’ouvrir les portes du marché chinois qu’en y créant des joint-ventures tout comme les géants du transport aéronautique Boeing et Airbus, alors même que la Chine tente maintenant de percer sur le marché des avions civils et de l’automobile.

Romandie.com avec(©AFP / 12 août 2017 20h36)                

États-Unis: Trump évoque une possible option militaire au Venezuela

août 12, 2017

Donald Trump (d) a évoqué une éventuelle option militaire au Venezuela, où le président Nicolas Maduro (g), mis au ban de la communauté internationale, avait promis la veille de répondre « les armes à la main » à une agression américaine. / © AFP/Archives / FEDERICO PARRA, JIM WATSON

Donald Trump a évoqué une éventuelle option militaire au Venezuela, où le président Nicolas Maduro, mis au ban de la communauté internationale, avait promis la veille de répondre « les armes à la main » à une agression américaine.

« Nous avons de nombreuses options pour le Venezuela, y compris une possible option militaire si nécessaire », a lancé vendredi le président américain, lors d’un échange avec des journalistes dans son golf de Bedminster, dans le New Jersey, où il est en vacances.

Appelé à donner des précisions sur cette annonce, qui intervient dans une période d’extrême tension avec la Corée du Nord, le président américain est resté évasif.

« Nous avons des troupes dans le monde entier qui sont parfois très loin. Le Venezuela n’est pas très éloigné et les gens souffrent et les gens meurent », a-t-il simplement ajouté, entouré du secrétaire d’Etat Rex Tillerson et de l’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley.

Interrogé sur cette annonce, le Pentagone s’est borné à indiquer, par la voix de son porte-parole Eric Pahon, qu’il n’avait « à ce stade » reçu aucune consigne sur ce dossier.

Le ministre vénézuélien de la Défense, Vladimir Padrino, a qualifié d' »acte de folie » cette déclaration du président Trump.

En cas d’agression, « nous serons tous au premier rang pour défendre les intérêts et la souveraineté de notre Venezuela bien-aimé », a déclaré M. Padrino.

Washington et Caracas, qui n’ont plus d’ambassadeurs respectifs depuis 2010 mais dont les relations s’étaient quelque peu améliorées à la fin du mandat de Barack Obama, conservent des liens économiques et commerciaux étroits, avant tout dans l’industrie pétrolière.

Début août, les Etats-Unis ont infligé des sanctions au président vénézuélien qu’ils ont qualifié de « dictateur ».

La réaction de Washington est survenue au lendemain de l’élection controversée de l’Assemblée constituante voulue par le président socialiste, un scrutin marqué par des violences qui ont fait dix morts.

Rejetée par l’opposition et des pays occidentaux, cette assemblée l’a confirmé à l’unanimité dans ses fonctions de « président constitutionnel de la république bolivarienne du Venezuela ».

Il est extrêmement rare que le gouvernement américain prenne des sanctions contre un chef d’Etat étranger en exercice. M. Maduro est seulement le quatrième à être ainsi sanctionné par Washington, rejoignant un groupe composé du président syrien Bachar al-Assad, du dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un et du président zimbabwéen Robert Mugabe.

– « Régime inacceptable » –

Une nouvelle série de sanctions américaines ont par ailleurs été adoptées cette semaine à l’encontre de huit responsables vénézuéliens impliqués dans la mise en place d’une Assemblée constituante jugée « illégitime ».

« Ce régime est inacceptable et les Etats-Unis se tiendront au côté de l’opposition (qui se bat) contre la tyrannie jusqu’à ce que le Venezuela restaure une démocratie prospère et pacifique », a lancé à cette occasion le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin.

Jeudi, M. Maduro a dit souhaiter « une conversation » avec son homologue américain. « S’il est autant intéressé par le Venezuela, je suis là, je suis le chef de ce qui l’intéresse », a-t-il affirmé lors d’un discours devant l’Assemblée constituante.

M. Maduro souhaite que cette discussion ait lieu par téléphone ou qu’elle se tienne à New York à l’occasion de l’assemblée générale des Nations unies à la mi-septembre.

La Maison Blanche a révélé que M. Maduro avait effectivement sollicité une conversation avec M. Trump vendredi, mais a implicitement indiqué que sa demande n’avait pas été acceptée.

« Les Etats-Unis se tiennent avec le peuple du Venezuela face à la répression permanente exercée par le régime Maduro. Le président Trump parlera volontiers avec le dirigeant du Venezuela dès que la démocratie sera restaurée dans ce pays », a déclaré la Maison Blanche dans un communiqué.

Tout en disant souhaiter avoir des relations « normales » avec les Etats-Unis, M. Maduro a averti jeudi M. Trump que son pays répondrait « les armes à la main » à une éventuelle agression et « ne se rendra jamais ».

Il intervenait devant les 545 membres de la nouvelle assemblée chargée notamment de réécrire la Constitution de 1999. Elle régira le pays durant au moins deux ans, le mandat du président s’achevant en janvier 2019.

Les manifestations contre M. Maduro ont fait plus de 125 morts depuis début avril dans un contexte de grave crise économique et institutionnelle.

Le ministre de la Défense Vladimir Padrino a annoncé vendredi que les chefs d’une attaque menée le 6 août contre une base militaire du nord du Venezuela avaient été capturés par les forces de sécurité. Ces deux hommes, un capitaine chassé de l’armée en 2014 et un lieutenant, recevront « un châtiment exemplaire », a promis le ministre.

La base avait été attaquée par une vingtaine d’hommes. Deux avaient été abattus et huit capturés.

Romandie.com avec(©AFP / 12 août 2017 14h34)

États-Unis/Trump: si Kim Jong-Un s’attaque à Guam, « il le regrettera »

août 11, 2017

Donald Trump, le 11 août 2017 à Bedminster / © AFP / JIM WATSON

Le président américain Donald Trump a une nouvelle fois mis en garde vendredi le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un, en assurant que si ce dernier attaquait Guam, île du Pacifique et territoire américain, il le « regretterait » amèrement.

« S’il fait quoi que ce soit visant Guam, ou un autre territoire américain, ou un allié des Etats-Unis, il le regrettera vraiment et il le regrettera rapidement », a déclaré M. Trump depuis son golf de Bedminster (New Jersey), en dénonçant un régime « qui se comporte mal depuis des années, des décennies ».

La Corée du Nord a présenté un projet pour tirer quatre missiles au-dessus du Japon vers le territoire américain de Guam, avant-poste stratégique des forces américaines dans le Pacifique.

Interrogé sur les propos de la chancelière allemande Angela Merkel, qui a affirmé ne pas voir de solution militaire à ce conflit, il a estimé qu’elle parlait seulement pour son pays.

« Peut-être qu’elle parle de l’Allemagne. Elle ne parle certainement pas des Etats-Unis, je peux vous le dire », a-t-il affirmé.

Mme Merkel a clairement exprimé ses divergences avec le locataire de la Maison Blanche sur ce dossier, affirmant que l’escalade verbale entre Pyongyang et Washington était « une mauvaise réponse ».

Romandie.com avec(©AFP / 11 août 2017 22h17)                

États-Unis: Trump assure être prêt à frapper la Corée du Nord, l’inquiétude internationale grandit

août 11, 2017

Le président américain Donald Trump dans son club de golf dans le New Jersey, le 10 août 2017 / © AFP / Nicholas Kamm

Donald Trump a de nouveau menacé vendredi d’employer la force contre la Corée du Nord, affirmant que les options militaires « sont en place » et « prêtes à l’emploi », en dépit des appels à la retenue de la Chine et des inquiétudes internationales face à une surenchère verbale sans précédent entre Washington et Pyongyang.

« Les solutions militaires sont maintenant complètement en place, et prêtes à l’emploi, si la Corée du Nord se comporte imprudemment », a déclaré le président américain sur son compte Twitter. « J’espère que Kim Jong-Un trouvera une autre voie! », a-t-il ajouté.

Plus tôt vendredi, la Chine avait tenté de faire retomber la fièvre. Pékin a enjoint aux Etats-Unis et à la Corée du Nord de « faire preuve de prudence » et a exhorté Pyongyang à éviter les « démonstrations de force ».

« Nous appelons toutes les parties à faire preuve de prudence dans leurs mots et leurs actions, et à agir davantage pour apaiser les tensions », a déclaré Geng Shuang, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

– La Russie ‘très inquiète’ –

Cette montée des tensions entre les Etats-Unis et la Corée du Nord pèse sur les marchés financiers et inquiète de nombreux dirigeants mondiaux. « Je ne vois pas de solution militaire à ce conflit », a mis en garde vendredi la chancelière allemande Angela Merkel.

L’inquiétude a également gagné Moscou où le chef le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov s’est dit « très inquiet » des risques de conflit « très élevés » entre les Etats-Unis et la Corée du nord.

Loin de chercher l’apaisement, le président américain a au contraire multiplié ces derniers jours les déclarations bellicistes. Jeudi, Donald Trump a défendu sa formule controversée promettant « le feu et la colère » à Pyongyang estimant qu’elle n’était « peut-être pas assez dure ».

« Si la Corée du Nord fait quoi que ce soit – ne serait-ce qu’en songeant à attaquer des gens que nous aimons, ou nos alliés, ou nous-mêmes – ils devront vraiment s’inquiéter », a-t-il déclaré depuis son golf de Bedminster, dans le New Jersey, où il passe des vacances.

Il est toutefois resté évasif sur d’éventuelles frappes préventives contre la Corée du Nord, se contentant d’affirmer que les Etats-Unis se préparent « à de nombreux scénarios différents ».

L’armée américaine a indiqué vendredi être « prête à combattre » si le président américain en donnait l’ordre.

« Nous maintenons un état de préparation optimum pour faire face à la menace nord-coréenne conjointement avec nos alliés et partenaires dans la région », a déclaré le porte-parole du Pentagone, le colonel Rob Manning à l’AFP.

La Corée du Nord avait réagi ces derniers jours au changement de ton à Washington en menaçant de lancer une attaque contre l’île américaine de Guam, avant-poste stratégique des forces américaines dans le Pacifique.

L’armée doit présenter au jeune dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un un plan d’offensive contre Guam d’ici la mi-août, selon les militaires nord-coréens.

Quatre missiles seront tirés simultanément, a expliqué l’armée. Les engins, passant au-dessus du Japon, « voleront 17 minutes et 45 secondes sur une distance de 3.356,7 km, et s’écraseront en mer à 30 ou 40 km de Guam ». Ils s’abîmeraient ainsi à l’extérieur des eaux territoriales américaines.

– La Chine ‘doit faire plus’ –

Selon les analystes, des tirs vers Guam placeraient Washington dans une position délicate: si les Etats-Unis ne tentaient pas de les intercepter, leur crédibilité en prendrait un coup et Pyongyang se sentirait pousser des ailes pour mener un test d’ICBM grandeur nature.

Donald Trump s’est également une nouvelle fois montré agacé par l’attitude de la Chine, principal partenaire économique de Pyongyang, qui doit « faire beaucoup plus » pour mettre la pression sur son turbulent voisin. « Cela ne va pas continuer comme ça », avait-il tonné jeudi.

Pékin prône une résolution « négociée » du dossier nord-coréen, renvoyant dos à dos Washington et Pyongyang.

Le Chine avait ainsi proposé à plusieurs reprises, pour désamorcer la crise, un double « moratoire »: l’arrêt simultané des essais nucléaires et balistiques nord-coréens d’une part et celui des manoeuvres militaires conjointes des Etats-Unis et de la Corée du Sud d’autre part.

La Chine a également approuvé samedi à l’ONU une septième volée de sanctions économiques internationales contre la Corée du Nord, en réponse au tir par ce pays de tirs de missiles intercontinentaux. Ces sanctions étaient proposées par Washington, mais Donald Trump a dit craindre que leur effet ne soit limité.

Romandie.com avec(©AFP / 11 août 2017 16h29)                

États-Unis: Trump promet « le feu et la colère » à Pyongyang

août 8, 2017

Le président américain Donald Trump à Bedminster (New Jersey), le 8 août 2017 / © AFP / NICHOLAS KAMM

Donald Trump a promis mardi à la Corée du Nord « le feu et la colère », au moment où les services secrets américains semblent avoir acquis la conviction que Pyongyang est désormais en mesure de miniaturiser des armes nucléaires pour frapper les Etats-Unis.

« La Corée du Nord ferait mieux de ne plus proférer de menaces envers les Etats-Unis », a déclaré le président américain depuis son golf de Bedminster, dans le New Jersey, où il passe des vacances.

Les menaces, si elles se poursuivaient, « se heurteront au feu et à la colère », a-t-il ajouté, promettant une réaction d’une ampleur « que le monde n’a jamais vue jusqu’ici ».

Le ton est sensiblement monté depuis lundi, lorsque Pyongyang a promis de faire payer « un millier de fois » aux Etats-Unis « le prix de leurs crimes ».

Le contexte s’est encore alourdi avec des révélations du Washington Post sur les progrès réalisés par les Nord-Coréens dans leur programme nucléaire.

Le régime communiste a réussi à adapter suffisamment la taille de ses têtes nucléaires pour pouvoir les placer sur ses missiles intercontinentaux et ainsi faire peser la menace d’une attaque nucléaire sur la première puissance mondiale, selon les conclusions d’un rapport confidentiel achevé le mois dernier par l’agence américaine de renseignement militaire, la DIA, et révélées mardi par le journal.

Grâce à cette capacité, le régime communiste deviendrait une puissance nucléaire à part entière, en mesure de réaliser l’objectif affiché par le leader Kim Jong-Un: frapper les « salauds d’Américains ».

– Casse-tête –

Pour l’heure, le régime de Pyongyang a testé plusieurs engins atomiques et a réussi deux lancements de missiles balistiques intercontinentaux, capables de frapper les Etats-Unis. Mais sa capacité à miniaturiser suffisamment une bombe atomique pour la placer sur l’un de ces lanceurs était encore en doute.

Les analystes et autres membres du renseignement étaient, jusqu’il y a peu encore, convaincus que malgré les 10 ans qui se sont écoulés depuis le premier test nucléaire de Pyongyang en octobre 2006, la Corée du Nord était encore à quelques années de savoir maîtriser le processus de miniaturisation.

Mais selon le rapport daté du 28 juillet dont un extrait a été lu au Washington Post, « la communauté du renseignement estime que la Corée du Nord a produit des armes nucléaires qui peuvent être embarquées sur des missiles balistiques, y compris des missiles balistiques intercontinentaux ».

Selon le journal, le ministère japonais de la Défense est parvenu aux mêmes conclusions.

Selon un autre rapport officiel américain, le dictateur nord-coréen Kim Jong-Un dispose de quelque 60 bombes atomiques, note le Washington Post, qui souligne toutefois que beaucoup d’experts jugent ce nombre surévalué.

Les menaces répétées et l’enchaînement ces derniers mois de tests de missiles par Pyongyang sont un casse-tête pour Donald Trump, depuis son arrivée au pouvoir.

– Boule à facettes –

Le milliardaire américain a notamment engagé un bras de fer diplomatique à trois bandes, en demandant avec insistance à la Chine, principale alliée de la Corée du Nord, d’agir pour faire infléchir son incontrôlable voisin.

Toujours sur le plan diplomatique, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté samedi à l’unanimité une résolution renforçant nettement les sanctions déjà imposées à Pyongyang. Aux termes de celle-ci, la Corée du Nord devrait être privée d’un milliard de dollars de recettes annuelles.

En frappant le pays au portefeuille, la communauté internationale a pour objectif de pousser Pyongyang à la négociation, notamment après les deux tirs de missiles intercontinentaux effectués en juillet.

Depuis le premier essai nucléaire nord-coréen en 2006, l’ONU a imposé six trains de sanctions à la Corée du Nord, mais rien ne semble faire dévier le jeune leader Kim Jong-Un.

Le dernier essai nucléaire du Nord remonte au 9 septembre 2016, avec une détonation jugée deux fois plus puissante que la bombe que les Etats-Unis avaient lancée sur Hiroshima.

En revanche, on ne sait pas avec certitude si le régime très fermé a pu tester un engin miniaturisé, dont il est désormais question. Pyongyang l’affirmait l’an dernier.

C’est aussi l’an dernier qu’un média d’Etat nord-coréen publiait une photo de Kim Jong-Un, coiffé d’une chapka marron et posant devant une sorte de grosse boule à facettes grise, présentée comme une bombe atomique miniaturisée.

Romandie.com avec(©AFP / 08 août 2017 22h21)                

États-Unis: Donald Trump promulgue les sanctions contre la Russie

août 2, 2017

Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche à Washington DC, le 24 juillet 2017 / © AFP/Archives / YURI GRIPAS

Le président américain Donald Trump a promulgué mercredi, malgré ses réserves, les nouvelles sanctions économiques contre la Russie, adoptées par le Congrès pour punir Moscou de l’ingérence dans l’élection présidentielle américaine, a annoncé la Maison-Blanche.

Ces sanctions, qui font également suite à l’annexion de la Crimée et aux ingérences russes en Ukraine, frappent notamment le secteur énergétique russe. Outre une riposte immédiate des autorités russes, elles ont entraîné des critiques dans l’Union européenne, qui craint pour son approvisionnement en gaz et dénonce une action unilatérale.

Le texte sanctionne aussi l’Iran et la Corée du Nord.

L’exécutif américain n’avait pas caché ses réserves avant l’adoption des nouvelles sanctions par le Congrès, au moment où Washington tente de réchauffer ses relations très tendues avec Moscou. Mais les élus américains ont adopté leur texte la semaine dernière à la quasi-unanimité et Donald Trump a donc décidé de ne pas y opposer son veto, car le Congrès aurait pu facilement passer outre le non présidentiel en revotant son projet de loi à la majorité des deux tiers.

Le président l’a signé à l’abri des caméras.

« Nous avions dit clairement que nous ne pensions pas que cela favoriserait nos efforts, mais c’est leur décision », avait dit mardi le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson au sujet du vote des parlementaires, et « je crois que le président l’accepte ».

La réaction de la Russie n’a pas attendu la signature de Donald Trump. Dès vendredi, elle a annoncé une prochaine réduction drastique de la présence diplomatique américaine sur son territoire: Washington devra réduire à partir du 1er septembre à 455 les effectifs du personnel de son ambassade et de ses consulats.

« Les relations sont au plus bas depuis la fin de la Guerre froide, et peuvent encore se détériorer », a dit mardi Rex Tillerson, redoutant que cette aggravation soit en cours avec « les événements de cette dernière semaine ». Il rencontrera son homologue russe Sergueï Lavrov en tête-à-tête au cours du weekend en marge d’une réunion à Manille.

Romandie.com avec(©AFP / 02 août 2017 17h21)                

Affaire russe: nouveaux faux pas de Trump

août 1, 2017

Le président américain Donald Trump à Washington, le 31 juillet 2017 / © AFP / JIM WATSON

Chaque jour apporte son lot de révélations à la Maison Blanche: Donald Trump aurait dicté lui-même le récit hasardeux de la rencontre entre son fils et une avocate russe en pleine campagne présidentielle, au risque de se placer au coeur du scandale.

Ce nouvel épisode de l’affaire russe, impliquant cette fois directement le président américain, survient quelques heures après la démission lundi du sulfureux Anthony Scaramucci, qui n’aura tenu que dix jours à la tête de la communication de l’exécutif.

Les faits, révélés par le Washington Post, remontent au 8 juillet dernier. Les conseillers du milliardaire sont réunis, en marge du G20 en Allemagne, pour décider de l’explication que la Maison Blanche fournira à propos de la réunion à laquelle a participé Donald Trump Jr. avec l’avocate Natalia Veselnitskaya.

Ils décident de prendre les devants, avant que cette rencontre ne soit dévoilée dans la presse et de délivrer un communiqué avec la réalité des faits, pour ne pas être pris à défaut.

Mais Donald Trump lui-même, à bord de l’avion présidentiel Air Force One, en décide autrement. Il dicte une version a minima des faits selon laquelle son fils aîné avait évoqué avec l’avocate, en juin 2016, d’un « programme d’adoption d’enfants russes ».

– ‘Inutile’ –

Or, l’on apprendra peu après que « Don Junior » avait avant tout accepté cette réunion avec Natalia Veselnitskaya car elle lui avait été présentée comme une émissaire du gouvernement russe, en possession d’informations potentiellement compromettantes sur la démocrate Hillary Clinton.

L’entrevue avait lieu dans ses bureaux de la Trump Tower, à New York, en compagnie du gendre de l’actuel président, Jared Kushner, et du directeur de sa campagne, Paul Manafort.

Selon le Post, qui cite des sources anonymes, les conseillers du président redoutent que l’implication directe de Donald Trump puisse le mettre dans une position juridique dangereuse. Cela alors que plusieurs enquêtes, notamment celle menée par le procureur spécial Robert Mueller, s’intéressent à l’ingérence russe dans la présidentielle américaine ainsi qu’à une possible collusion entre l’équipe de campagne Trump et Moscou.

« C’était… inutile », a déclaré au quotidien un conseiller de Donald Trump, parlant de l’intervention présidentielle. « Il ne pense pas que c’est dangereux sur le plan juridique, il voit ça comme un problème politique qu’il doit résoudre lui-même », a affirmé la même source.

L’un des avocats du président républicain, Me Jay Sekulow, a réagi à cet article, estimant qu' »en plus d’être sans conséquence, ces affirmations sont inexactes et non pertinentes ».

– Obsession –

Le 45e président américain n’a pas directement réagi à cette révélation, mais a déploré mardi matin dans un tweet que « seuls les médias de fausses informations et les ennemis de Trump veulent qu'(il) arrête d’utiliser les réseaux sociaux », précisant que ceux-ci représentent son « seul moyen pour que le vérité émerge ».

Donald Trump, qui a affirmé contre toute évidence lundi qu’il n’y a « pas de chaos à la Maison Blanche », cherche à donner un nouveau souffle à son administration après une semaine cauchemardesque: revers politiques, notamment sur la réforme de la santé, querelles intestines, déclarations injurieuses et grossières…

Ces dernières ont d’ailleurs valu son poste à Anthony Scaramucci, 10 jours seulement après qu’il eut pris les rênes de la communication.

Avec le fantasque communiquant aux lunettes teintées, le président voulait justement mettre fin à la spirale des fuites d’informations vers la presse, qui l’obsèdent.

Mais Scaramucci ou pas, les médias américains continuent d’afficher à leur Une, jour après jour, les dessous d’une présidence qui semble déjà cernée de toutes parts par les affaires.

Pour serrer les vis, Donald Trump a sorti une nouvelle carte de sa manche en nommant l’austère général John Kelly au poste stratégique de secrétaire général de la Maison Blanche, l’homme qui doit donner ordre et cohérence à l’action gouvernementale.

Déjà exaspéré par l’affaire russe qui envenime sa présidence, Donald Trump ne s’est par ailleurs toujours pas exprimé personnellement sur la décision prise dimanche par le président russe Vladimir Poutine, qui a annoncé que le personnel diplomatique des Etats-Unis devra être réduit de 755 personnes.

Romandie.com avec(©AFP / 01 août 2017 20h41)                

Santé: les deux sénatrices républicaines qui tiennent tête à Trump

juillet 29, 2017

Le président américain Donald Trump entouré par les sénatrices républicaines Susan Collins (G) et Lisa Murkowski (D) le 27 juin 2017 à la Maison blanche à Washington / © AFP/Archives / NICHOLAS KAMM

Les projecteurs sont braqués depuis vendredi sur John McCain, dont le vote a fait dérailler la réforme de la santé voulue par Donald Trump. Mais deux autres sénatrices républicaines ont, dans son ombre, résisté à la pression présidentielle et également voté « non ».

Dans la nuit de jeudi à vendredi, la chambre haute du Congrès était appelée à se prononcer sur une abrogation « a minima » d’Obamacare, l’emblématique loi sur le système de santé de Barack Obama, honnie des républicains qui promettent depuis 7 ans de s’en débarrasser.

Pour ce vote serré – la majorité républicaine au Sénat possède 52 sièges sur 100 -, plusieurs figures républicaines comme Rand Paul ou Lindsey Graham avaient fait part de leur réserves sur la direction que prenait le texte. Mais alors qu’ils semblaient céder aux demandes du président républicain, ce sont Susan Collins et Lisa Murkowski qui ont fait pencher la balance.

Sans les sénatrices respectivement du Maine et de l’Alaska, qui suivent ce dossier depuis des mois, l’arrivée théâtrale de John McCain, à 1H29 du matin vendredi pour afficher son désaccord pouce baissé, aurait été vaine.

Pour elles plus que quiconque, s’opposer à « Trumpcare » a été un combat. Les deux sénatrices ont fait l’objet de pressions directes et d’invectives de Donald Trump, ou de tentatives d’intimidation de ses partisans. Blake Farenthold, un élu républicain, aurait même voulu en venir aux mains avec elles, si elles n’étaient pas des femmes.

Des 52 sénateurs républicains, Susan Collins, 64 ans et Lisa Murkowski, 60 ans, sont les plus féroces opposantes au président Trump. Elles avaient également voté contre la nomination de la ministre de l’Education, Betsy DeVos, qu’elles jugeaient incompétente.

Même en dehors de l’hémicycle, elles dénoncent, lorsqu’elle en ressentent le besoin, les diatribes du milliardaire. Comme en juin, lorsque Donald Trump avait dénigré une présentatrice de MSNBC: « Arrêtez cela! », avait par exemple tweeté Mme Murkowski.

– ‘Fortes’ –

Sur la santé, les sénatrices estiment que le projet républicain menace de laisser, à ce stade et comme l’affirment d’ailleurs des projections officielles, des millions de familles américaines sans accès aux soins.

L’opposition de Susan Collins à la réforme de l’assurance maladie remonte à 2015, lorsqu’elle avait voté contre un projet semblable d’abrogation partielle d’Obamacare.

Avec sa collègue, elles sont les seules républicaines à s’être opposées à l’ouverture du débat cette semaine sur l’abrogation, provoquant la colère de Donald Trump.

Lisa Murkowski a « vraiment laissé tomber les républicains et notre pays hier », avait-il écrit sur Twitter.

Les intimidations ont depuis été crescendo. Le secrétaire à l’Intérieur, Ryan Zinke, a par exemple appelé, selon la presse, Mme Murkowski pour la prévenir que Washington était prêt à retirer son financement pour le forage pétrolier en Alaska, ainsi que pour certaines de ses politiques prioritaires.

Les propos ne sont pas tombés dans l’oreille d’une sourde, puisqu’elle préside la Commission du Sénat sur l’énergie et les ressources naturelles. Elle a donc immédiatement retardé plusieurs nominations de l’administration Trump en la matière pour les passer en revue.

Les prises de positions passionnées des deux sénatrices contre leur propre parti et face aux pressions leur a au moins valu le respect de leurs collègues de l’opposition.

« Merci d’être restées fortes tout du long », a par exemple tweeté le sénateur démocrate Michael Bennet.

La sénatrice Mazie Hirono a, elle, affirmé à CNN qu’elle s’était récemment entretenu avec Lisa Murkowski, qui lui a donné un conseil pour gérer les pressions: « Rendre coup pour coup ».

Romandie.com avec(©AFP / 29 juillet 2017 16h32)