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Moscou « a réussi » à semer la discorde aux États-Unis, selon Trump

février 18, 2018

Donald Trump le 15 février 2018 à la Maison Blanche / © AFP/Archives / MANDEL NGAN

Dénonçant les commissions, enquêtes et « haine entre partis » provoqués par l’affaire russe, Donald Trump a affirmé dimanche que Moscou avait « réussi au-delà de ses rêves les plus fous » si son intention était bien de « semer la discorde, le désordre et le chaos aux Etats-Unis ».

« Ils sont morts de rire à Moscou. Réveille-toi l’Amérique! » a poursuivi le président américain au petit matin dans une nouvelle salve de tweets.

« Si le BUT de la Russie était de semer la discorde, le désordre et le chaos aux Etats-Unis, alors, avec toutes les auditions en commissions, enquêtes et haine entre partis, elle a réussi au-delà de ses rêves les plus fous », écrit Donald Trump.

Ce message ponctue une nouvelle avalanche de tweets postés par Donald Trump à partir de 06H30 du matin alors que le président passe ce long week-end, lundi étant férié aux Etats-Unis, dans sa demeure en Floride.

Tous sont centrés autour de l’enquête sur l’ingérence russe dans la campagne présidentielle américaine de 2016. Aucun ne fait mention des 17 personnes tuées dans un lycée de Floride mercredi, alors que Donald Trump a été personnellement interpellé samedi par des élèves lors d’un rassemblement anti-armes.

Donald Trump a accusé samedi soir le FBI d’avoir raté les signes avant-coureurs qui pointaient vers le tueur, Nikolas Cruz, jugeant que la police fédérale américaine passait en revanche « trop de temps » sur l’enquête russe.

Washington a formellement accusé vendredi 13 Russes, dont un proche de Vladimir Poutine, d’avoir favorisé en 2016 la candidature de l’actuel locataire de la Maison Blanche.

« Je n’ai jamais dit que la Russie ne s’était pas mêlée de l’élection, j’ai dit +c’est peut-être la Russie, ou la Chine ou un autre pays ou groupe, ou ça peut être un génie de 180 kilos assis dans son lit et jouant avec son ordinateur.+ Le +mensonge+ russe, c’était que l’équipe de campagne de Trump avait été complice de la Russie – Elle ne l’a jamais été! », a encore martelé dimanche Donald Trump.

Romandie.com avec(©AFP / 18 février 2018 15h05)                

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USA: Trump signe l’accord budgétaire adopté par le Congrès et met fin fin au « shutdown »

février 9, 2018

/ © AFP/Archives / SAUL LOEB

Après un « shutdown » de plus de huit heures, le Congrès américain est enfin arrivé à un accord budgétaire crucial, même si démocrates et républicains restent frustrés par les compromis consentis par leur camp et que le sort de centaines de milliers de jeunes immigrés reste en suspens.

Ce texte, ratifié par Donald Trump vendredi matin, prolonge jusqu’au 23 mars le financement de l’administration fédérale, pour que le budget tant attendu soit enfin mis sur les rails et que les élus transforment cet accord budgétaire ponctuel en proposition de loi pérenne.

Grâce à cet accord, le président a maintenant la possibilité de tenir une de ses promesses de campagne, le gonflement du budget militaire, en augmentant le plafond de la dette jusqu’en mars 2019.

« Je viens de signer le Texte. Notre Armée sera maintenant plus forte que jamais », a ainsi tweeté le milliardaire à 08h39 locales (13h39 GMT), mettant ainsi fin au « shutdown », la fermeture partielle de l’administration, en cours depuis minuit. Très tôt dans la matinée, la Chambre des représentants a approuvé la proposition de loi (240 voix contre 186) votée plus tôt dans la nuit par le Sénat (71 voix contre 28).

« Sans plus de républicains au Congrès, nous avons été obligés d’augmenter nos dépenses pour des choses que nous ne voulons pas ou n’aimons pas pour enfin, après de nombreuses années de dégradation, prendre soin de notre Armée. Malheureusement, nous avons eu besoin de votes démocrates. Nous devons élire plus de républicains lors de l’élection (législative, ndlr) de 2018! », a-t-il également écrit sur le réseau social.

– Dette et clandestins –

Certains républicains voient cependant d’un mauvais oeil cette hausse globale du budget, qui pourrait atteindre 300 milliards de dollars sur les deux prochaines années, estimant qu’elle va considérablement augmenter la dette du pays, alors qu’une loi sur une baisse massive des impôts vient d’être votée. Le libertarien Rand Paul a ainsi bloqué pendant plusieurs heures le scrutin jeudi soir pour s’opposer au relèvement du plafond de la dette.

« Je ne peux pas en toute honnêteté et en toute bonne foi regarder ailleurs car mon parti est maintenant complice des déficits », avait lancé M. Paul, dénonçant « l’hypocrisie » de ses collègues républicains qui avaient refusé le relèvement du plafond de la dette demandé par Barack Obama.

Les démocrates ont pour leur part obtenu une hausse comparable pour les dépenses non-militaires comme la lutte contre les drogues, la couverture maladie des enfants pauvres, les investissements dans les infrastructures, ou une aide de 90 milliards de dollars pour les Etats ravagés par les ouragans et incendies en 2017.

« Ce budget fait les deux, financer notre armée et la classe moyenne (qui a) depuis des décennies souffert d’une austérité inutile que le Congrès s’est lui-même imposée », avait affirmé jeudi Chuck Schumer, le chef des démocrates au Sénat.

Mais l’opposition a échoué sur un sujet pourtant crucial à ses yeux: la régularisation à terme des centaines de milliers de clandestins, les « Dreamers » (rêveurs), dont l’avenir est au coeur de la balance politique depuis plusieurs semaines.

Barack Obama avait permis à quelque 690.000 d’entre eux d’obtenir des papiers temporaires leur permettant d’étudier et de travailler en toute légalité aux Etats-Unis.

Il y a trois semaines, les démocrates avaient déjà essayé de lier le sort de ces jeunes, entrés illégalement dans le pays alors qu’ils étaient enfants, à un accord budgétaire. Peine perdue, cela avait (déjà) conduit à un « shutdown » de trois jours.

– Séance de minuit –

Au terme d’une journée à rebondissements, les sénateurs ont dû convoquer une session de rattrapage jeudi soir après avoir passé minuit, l’heure à partir de laquelle le gouvernement ne disposait plus des crédits pour fonctionner.

La présidence du Sénat a dû suspendre la séance à minuit, pour en ouvrir une nouvelle une minute plus tard et convoquer un vote. La Chambre des représentants a voté le même texte peu après 05H30 (10H30 GMT).

Jeudi dans l’après-midi, la direction du budget de la Maison Blanche avait présagé d’un échec et demandé aux différentes agences gouvernementales de « se préparer à une interruption des crédits », selon un haut responsable.

Le chef de la majorité sénatoriale, le républicain Mitch McConnell, et son homologue démocrate, Chuck Schumer, avaient pourtant trouvé mercredi un terrain d’entente sur les montants des budgets 2018 et 2019, permettant au gouvernement de planifier à long terme ses dépenses et investissements.

Romandie.com avec(©AFP / 09 février 2018 16h09)                

États-Unis: les démocrates avertissent Trump de ne pas limoger le procureur spécial sur la Russie

février 2, 2018

Washington – L’opposition démocrate a agité vendredi le spectre d’une « crise contitutionnelle » si Donald Trump choisit de prendre pour prétexte la publication d’une note mettant en cause le FBI pour limoger les principaux responsables de l’enquête sur l’ingérence russe dans l’élection présidentielle.

« Limoger Rod Rosenstein (le numéro deux du ministère de la Justice, ndlr), des dirigeants du ministère de la Justice, ou Bob Mueller (le procureur spécial en charge de l’enquête sur l’ingérence russe, ndlr), pourrait créer une crise constitutionnelle sans précédent » depuis l’ère Nixon, avertissent les leaders démocrates au Congrès dans une lettre au président.

De telles méthodes constitueraient « une obstruction à la justice », qui peut potentiellement mener à une destitution, ont-ils également prévenu.

Plus tôt dans la journée, le président américain a approuvé la déclassification d’une note confidentielle rédigée par des républicains du Congrès qui met en cause les méthodes du FBI lors d’une enquête portant sur un membre de son équipe de campagne avant l’élection de 2016.

« Les plus hauts responsables et enquêteurs du FBI et du ministère de la Justice ont politisé le processus sacré d’investigation en faveur des démocrates et contre les républicains », a accusé le président sur Twitter.

L’opposition démocrate craint que le milliardaire utilise cette note pour discréditer l’ensemble de l’enquête sur une possible collusion entre son équipe de campagne et la Russie lors de l’élection présidentielle.

Robert Mueller, le procureur spécial nommé par le ministère de la Justice, est à la tête de cette enquête.

Romandie.com avec(©AFP / 02 février 2018 18h42)                                            

États-Unis: Trump accuse le FBI d’avoir politisé les enquêtes en faveur des démocrates

février 2, 2018

Le président américain Donald Trump, le 1er février 2018 à Washington / © AFP / MANDEL NGAN

Le président américain Donald Trump a accusé vendredi le FBI et le ministère de la Justice d’avoir « politisé » les enquêtes en faveur de ses adversaires démocrates.

« Les plus hauts responsables et enquêteurs du FBI et du ministère de la Justice ont politisé le processus sacré d’investigation en faveur des démocrates et contre les républicains », a tweeté M. Trump sans dire nommément qui il visait.

« Cela aurait été impensable il y a peu de temps », a-t-il ajouté, saluant par ailleurs, par opposition à leur hiérarchie, le travail des agents qui sont « fantastiques ».

M. Trump a nommé l’actuel ministre de la Justice, Jeff Sessions tout comme l’actuel directeur du FBI Christopher Wray. Ce dernier a remplacé James Comey, abruptement remercié par M. Trump.

Cette mise en cause frontale du FBI, rarissime de la part d’un président des Etats-Unis, intervient au moment ou M. Trump s’apprête à autoriser la publication d’une note confidentielle rédigée par un élu républicain controversé de manière à accabler le FBI.

Or le directeur du FBI a clairement indiqué qu’il n’était pas favorable à cette publication.

La note –inédite– a été rédigée par le controversé président républicain de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants, Devin Nunes, contre l’avis des membres démocrates de sa commission, à partir d’informations secrètes.

L’objet: les écoutes mises en place par le FBI contre un membre de l’équipe de campagne Trump en 2016, dans le cadre des investigations sur les actions russes.

Les démocrates s’inquiétent d’une politisation du renseignement par le pouvoir, ainsi que des conséquences pour la légitimité des investigations du procureur spécial sur l’ingérence de la Russie dans la dernière élection, Robert Mueller.

Romandie.com avec(©AFP / 02 février 2018 14h13)                

États-Unis: Trump accorde une deuxième vie à Guantanamo

janvier 31, 2018

Image en intérieur de la prison de Guantanamo prise pendant une visite supervisée par l’armée américaine le 8 avril 2014 / © AFP/Archives / Mladen ANTONOV

Donald Trump a décidé de garder le centre de détention controversé de Guantanamo et envisage d’y incarcérer de nouveaux détenus, accordant une deuxième vie à cette prison décriée par les défenseurs des droits de l’homme.

Dans son premier discours sur l’état de l’Union mardi soir, le président américain a prévenu que pour les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) faits prisonniers en Syrie et en Irak, « ce sera maintenant Guantanamo Bay ».

Il a annoncé avoir signé un décret ordonnant au ministre de la Défense Jim Mattis « de réexaminer notre politique d’incarcération militaire et de maintenir ouvertes les installations carcérales de Guantanamo Bay », une nette rupture avec les tentatives répétées et finalement vaines de son prédécesseur Barack Obama de fermer le site controversé.

Le décret précise que Guantanamo pourra se révéler utile pour détenir des jihadistes de l’EI, dont plusieurs centaines ont été capturés en Syrie par les Forces démocratiques syriennes (FDS), alliés de la coalition internationale antijihadiste.

Les militaires américains ont commencé récemment à évoquer les prisonniers de l’EI actuellement détenus par des alliés des Etats-Unis. « Ils se comptent maintenant par centaines », indiquait il y a peu le chef d’état-major adjoint, le général Paul Selva.

Les Etats-Unis tentent de négocier leur renvoi vers leur pays d’origine mais certains pays ne reconnaissent pas les FDS et refusent de coopérer avec ces forces, a indiqué à l’AFP le porte-parole de la coalition, le colonel Ryan Dillon. « C’est un problème mondial qu’il faut régler », a-t-il ajouté.

Pour autant, aucun transfert de prisonniers n’est prévu dans l’immédiat, a indiqué à l’AFP une porte-parole du Pentagone, le commandant Sarah Higgins. « Nous n’ajoutons pas, à ce stade, de personnels » sur la base.

Un des premiers cas examinés pourrait être celui d’un combattant de l’EI de nationalité américaine détenu en Irak depuis plus de trois mois, après avoir été capturé par les FDS le 12 septembre et remis aux forces armées américaines. Son nom reste un mystère, et seule la Croix-Rouge a pu le rencontrer, deux fois, le 29 septembre et le 23 octobre.

– Détention indéfinie –

Située sur une base navale appartenant aux Etats-Unis, à la pointe est de l’île de Cuba, le centre de détention et d’interrogatoires de Guantanamo incarne les excès dans la lutte antiterroriste des Etats-Unis, hors du système judiciaire américain.

Au plus fort de son activité, 780 personnes y ont été détenues pour leurs liens présumés avec Al-Qaïda et les talibans, sous le statut de « combattant ennemi », ce qui les a exclus de la Convention de Genève relative aux prisonniers de guerre et a fait peser de forts soupçons de torture à leur encontre.

Une dizaine seulement ont été jugés, les autres ayant été libérés, parfois totalement innocentés. Seuls 41 prisonniers sont encore détenus à Guantanamo, dont 23 sans chef d’accusation.

Sur les 693 prisonniers libérés depuis 2002, le gouvernement américain évalue à 17% la proportion des récidivistes que les Etats-Unis ont retrouvés plus tard sur le champ de bataille, selon le dernier rapport sur le sujet des services de renseignement américains.

Selon les défenseurs des droits, les dures conditions de détention et les techniques d’interrogation « renforcées » de l’armée américaine ont contribué à radicaliser nombre d’entre eux, comme Abou Bakr al-Baghdadi, qui après sa libération de camps de détention américains en Irak, est devenu le dirigeant de l’EI.

« En essayant de donner une deuxième vie à une prison qui symbolise la plongée des Etats-Unis dans la torture et la détention indéfinie, illégale, Trump ne vas pas rendre le pays plus sûr », a souligné dans un communiqué la grande association américaine de défense des droits civiques ACLU.

En outre, l’entretien du camp de Guantanamo coûte 445 millions de dollars par an, beaucoup plus qu’une prison de haute sécurité aux Etats-Unis, ajoute l’ACLU.

Mais plusieurs élus se sont félicités de cette décision, notamment le sénateur républicain de l’Oklahoma James Inhofe, qui considère Guantanamo comme « l’un des meilleurs outils, et des plus efficaces, de la lutte anti-terroriste ».

« Beaucoup trop de terroristes libérés de Guantanamo sont repartis se battre et ont menacé directement la sécurité des militaires américains et de nos citoyens dans le monde entier », a renchéri le sénateur républicain de Floride Marco Rubio.

Romandie.com avec(©AFP / 31 janvier 2018 20h04)                

États-Unis: devant le Congrès Trump appelle l’Amérique à se rassembler

janvier 30, 2018

Donald Trump entre dans Air Force One à Zurich le 26 janvier 2018 / © AFP/Archives / Nicholas Kamm

Face au Congrès réuni au grand complet, le président des Etats-Unis Donald Trump devait lancer mardi un appel à l’unité pour bâtir une Amérique « sûre, forte et fière », mettant en avant la bonne santé de l’économie et les records de Wall Street.

« Ce soir, je veux vous parler (…) du type de pays que nous allons devenir. Nous tous, ensemble, comme une seule équipe, un seul peuple et une seule famille américaine », devait déclarer le président selon des extraits de son discours diffusés à l’avance.

Dans la lignée d’un discours à Davos à la tonalité résolument pragmatique, le locataire de la Maison Blanche, coutumier des attaques personnelles et des sorties vindicatives, devrait adopter un ton plutôt conciliant, voire rassembleur.

« Je veux faire en sorte que notre pays dépasse les profondes divisions qui le minent depuis de très nombreuses années », avait affirmé, quelques heures avant son allocution, le président septuagénaire, régulièrement accusé d’attiser les tensions par son goût de la provocation et sa rhétorique enflammée.

En toile de fond de cette allocution, prévue à 21H00 (02H00 GMT) dans l’hémicycle de la Chambre des représentants, se dresse l’enquête russe qui fait peser une ombre menaçante sur la présidence de l’homme d’affaires de New York.

Symboliquement, même si ce rendez-vous annuel très prisé du tout-Washington a perdu son effet « mobilisateur » de jadis, il reste le meilleur moment qui soit pour prendre de la hauteur.

Politiquement, Donald Trump, au plus bas dans les sondages dans un pays profondément divisé, a besoin d’esquisser des pistes de compromis avec les démocrates s’il veut étoffer son bilan législatif.

– Main tendue sur l’immigration –

Au-delà de la mise en avant de chiffres de croissance encourageants (2,3% en 2017 contre 1,5% en 2016), le président républicain, chantre de la dérégulation, n’a de cesse de souligner, tweets après tweets, que la Bourse bat records sur records.

Mettant en avant « le plus grande réforme fiscale de l’histoire américaine », il devait insister sur l’impact concret de cette dernière. « Depuis que nous voté les baisses d’impôts, quelque 3 millions de travailleurs ont déjà reçu des bonus liés à ces dernières, des milliers de dollars pour nombre d’entre eux ».

« Merci, Obama: voilà deux mots que nous n’entendrons pas ce soir dans la bouche du président Trump sur l’économie », a ironisé par avance Chuck Schumer, chef de file des démocrates au Sénat, ravivant un débat récurrent sur la part qui doit être attribuée à Donald Trump dans la vigueur actuelle de l’économie.

M. Trump devait aussi appeler démocrates et républicains à travailler main dans la main, pour financer « les infrastructures sûres, rapides, fiables et modernes dont l’économie a besoin et que le peuple mérite ».

L’immigration figurera en bonne place dans ce discours auquel assisteront un nombre record de « Dreamers », ces « rêveurs » entrés illégalement sur sol américain avec leurs parents lorsqu’ils étaient encore mineurs.

« Ce soir, je tends la main aux élus des deux partis, démocrates comme républicains, pour protéger nos citoyens, quelles que que soient leurs origines, leur couleur de peau ou leur religion », devait déclarer le président américain en quête de compromis.

Mais les débats s’annoncent âpres. L’administration Trump a évoqué une voie d’accès à la citoyenneté pour 1,8 million de sans-papiers si ses adversaires acceptent de débloquer 25 milliards de dollars pour la plus emblématique de ses promesses de campagne: la construction d’un mur à la frontière du Mexique.

– ‘Beaucoup à faire’ face à l’EI –

Sur le front international, il devait appeler à poursuivre avec détermination la lutte contre le groupe Etat islamique (EI).

« Je suis fier de pouvoir dire que la coalition visant à vaincre l’EI a libéré quasiment 100% du territoire occupé par ces tueurs en Irak et en Syrie. Mais il reste beaucoup à faire. Nous allons poursuivre notre combat jusqu’à ce que l’EI soit défait », a-t-il affirmé.

Les invités de Donald et Melania Trump seront, suivant la tradition, observés avec attention. Cette dernière, qui fera son retour dans la lumière après avoir fait l’impasse sur Davos et une mystérieuse escapade à Mar-a-Lago, a salué dans un tweet « les héros qui ont servi notre pays, les familles qui ont souffert, les citoyens qui ont épousé le rêve américain ».

Parmi eux, les parents de Nisa Mickens et Kayla Cuevas, deux filles assassinées par le gang d’origine salvadorienne MS-13, dont le président cite régulièrement la cruauté pour justifier sa politique de fermeté aux frontières.

C’est un jeune Congressman au nom chargé d’histoire, Joseph Kennedy III, 37 ans, petit-fils de Robert Kennedy et petit-neveu de l’ancien président John F. Kennedy, qui prononcera la réponse des démocrates au discours présidentiel.

A ceux qui prédisent un « tournant » ou un « nouveau chapitre » de la présidence Trump, nombre d’observateurs rappellent que si, il y a un an, son premier discours devant le Congrès avait été salué pour sa tonalité « présidentielle », la rupture avait été éphémère.

Quelques jours plus tard, le milliardaire accusait dans une salve de tweets – sans la moindre preuve à l’appui – son prédécesseur Barack Obama de l’avoir placé sur écoutes.

Romandie.com avec(©AFP / 31 janvier 2018 01h26)                

Les démocrates choisissent un Kennedy pour répondre à Trump

janvier 30, 2018

Joe Kennedy lors d’une conférence de presse à Washington le 26 juillet 2017 / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives / JUSTIN SULLIVAN

Face à Donald Trump, qui prononce mardi son discours annuel sur l’état de l’Union au Congrès, les démocrates ont choisi le dernier descendant de l’illustre famille politique des Kennedy, Joe Kennedy, pour incarner leur opposition.

Joseph Kennedy III, 37 ans, est le petit-neveu du président démocrate assassiné en 1963 John F. Kennedy, et le petit-fils de Robert Kennedy, ancien ministre de la Justice, lui aussi assassiné alors qu’il était candidat aux primaires démocrates pour la Maison Blanche en 1968.

Ce grand homme roux aux yeux bleus a la silhouette et la mâchoire carrée de ses illustres prédécesseurs. Il a été élu à la Chambre des représentants en 2012 et réélu deux fois depuis, dans sa circonscription du Massachusetts, près de Boston, bastion familial. Son père, Joseph Kennedy II, a lui aussi été Congressman dans cette région.

Il a été choisi pour un exercice à la fois honorifique et ingrat, en raison de son format: il s’agit de délivrer une allocution télévisée de quelques minutes après le long discours du président américain devant les deux chambres réunies du Congrès.

Ce message vidéo, que Joe Kennedy prononcera depuis un lycée du Massachusetts, fait rarement les gros titres, a fortiori si le président a multiplié les annonces auparavant. Il y a souvent plus de coups à prendre que de points à gagner: le sénateur républicain Marco Rubio, en 2013, avait interrompu son discours pour chercher une bouteille d’eau, qu’il avait bue pendant de pénibles secondes sans lâcher l’objectif du regard, un moment entré dans les annales de la politique américaine. D’autres ont récité leur texte sans erreur, pour tomber aussitôt aux oubliettes.

Reste que le choix de Joe Kennedy illustre la volonté du parti démocrate de rajeunir son image. A la Chambre, les numéro un et deux du parti d’opposition sont septuagénaires; au Sénat, ils ont 67 et 73 ans.

Le parlementaire est en outre un progressiste assumé, champion des droits civiques et du combat pour une couverture maladie universelle, un sujet sur lequel son autre grand-oncle, le sénateur Ted Kennedy, s’est battu toute sa vie.

– ‘Jeune et ennuyeux’ –

L’immigration sera aussi vraisemblablement au menu – des dizaines de « Dreamers », des sans-papiers jeunes, ont été invités par des élus démocrates à assister au discours présidentiel depuis les tribunes des invités, dans l’hémicycle de la Chambre des représentants.

Joe Kennedy a lui-même convié comme invitée personnelle une sergent-cheffe transgenre de l’armée de Terre, Patricia King, alors que Donald Trump a tenté d’interdire aux trans de rejoindre l’armée.

Diplômé de Stanford et de la faculté de droit d’Harvard, Joe Kennedy a été procureur adjoint dans un comté du Massachusetts avant de se lancer, avec succès, en politique.

Dans la hiérarchie du Congrès, il a peu compté jusqu’à présent, n’ayant que cinq ans d’ancienneté.

Il devra retrouver une partie des talents oratoires des Kennedy pour non seulement résumer le message démocrate, et tendre la main aux électeurs du centre et du parti républicain qui seraient lassés par Donald Trump et tentés de voter démocrate aux élections législatives de novembre prochain.

« J’espère pouvoir défendre la vision d’un pays où chacun d’entre nous bénéficie de la justice sociale et économique que nous méritons », a-t-il déclaré.

L’un de ses discours récents montre que la rhétorique du jeune élu trouve son public. Prononcé après les violences racistes de cet été à Charlottesville, il a été vu plus de 15 millions de fois sur Facebook.

Un autre, sur le droit aux soins, a retenu l’attention des caciques démocrates.

« Ouah. Ce Kennedy-là pourrait devenir président », avait alors commenté Howard Dean, ancien patron du parti.

Les républicains du comité America Rising n’ont pu trouver que quelques défauts au jeune Kennedy: selon eux, il est « riche et ennuyeux ». Son patrimoine est en effet estimé à 18 millions de dollars, la 22e fortune du Congrès. Quant à l’ennui, rendez-vous mardi soir, à la fin du discours de Donald Trump prévu à 02H00 GMT.

Romandie.com avec(©AFP / 30 janvier 2018 14h32)                

États-Unis: critiqué par Trump, le numéro 2 du FBI quitte ses fonctions

janvier 29, 2018

Washington – Le numéro 2 du FBI, depuis des mois dans le collimateur du président Donald Trump, a quitté ses fonctions, a confirmé lundi une source gouvernementale.

Andrew McCabe a fait depuis 2016 l’objet de critiques récurrentes de la part de M. Trump et de responsables républicains, qui l’accusent d’être proche des démocrates.

Mais la Maison Blanche a décliné toute responsabilité dans le départ de la direction de la police fédérale de M. McCabe, âgé de 49 ans.

« La Maison Blanche n’a joué aucun rôle dans cette décision », a assuré lundi la porte-parole de l’exécutif, Sarah Sanders, dans son point de presse quotidien.

M. McCabe quitte son poste avec effet immédiat, mais restera sur le registre des employés de la police fédérale jusqu’en mars pour des raisons administratives.

Donald Trump semble avoir focalisé sur ce haut fonctionnaire policier toute l’amertume que suscite chez lui l’enquête très sensible qui cherche à déterminer si l’équipe de campagne du milliardaire républicain s’est concertée avec les Russes pour influencer les résultats de l’élection présidentielle de 2016.

Ainsi, Donald Trump a publiquement reproché à son ministre de la Justice, Jeff Sessions, de ne pas avoir renvoyé Andrew McCabe à l’époque où celui-ci était directeur par intérim du FBI.

Le président a par ailleurs accusé M. McCabe d’être un ami de l’ex-patron du FBI James Comey, lui-même limogé par M. Trump à cause de l’enquête russe. Et il a également reproché à l’épouse de M. McCabe d’avoir des liens avec Hillary Clinton, son ancienne rivale à l’élection présidentielle.

Peu après avoir écarté M. Comey de la tête de la police fédérale, Donald Trump avait convoqué à la Maison Blanche Andrew McCabe, à qui revenait la tâche de diriger par intérim le prestigieux bureau centenaire, aux 30.000 employés jaloux de leur indépendance.

Le président a alors demandé au chef policier pour qui il avait voté à la présidentielle, a rapporté la semaine passée le Washington Post.

Eric Holder, ministre de la Justice sous Barack Obama, a lui rendu hommage au directeur-adjoint du FBI, le qualifiant de « serviteur de l’Etat dévoué ».

Il a sous-entendu qu’Andrew McCabe essuyait les plâtres, face à la colère que suscite chez Donald Trump l’enquête russe.

« Les attaques infondées contre le FBI et le ministère de la Justice afin de détourner l’attention d’une enquête pénale légitime ne font que causer un tort inutile et durable aux fondations de notre Etat », a commenté M. Holder.

Romandie.com avec(©AFP / 29 janvier 2018 20h00)

États-Unis: Nickki Haley dénonce des rumeurs « répugnantes » sur une liaison avec Trump

janvier 27, 2018

 

Nikki Haley et Donald Trump au siège de... (REUTERS)

Nikki Haley et Donald Trump au siège de l’ONU.

 

L’ambassadrice des États-Unis auprès des Nations unies Nikki Haley a qualifié de «répugnantes» et «très agressives» les rumeurs selon lesquelles elle avait une liaison avec le président américain Donald Trump.

 

La rumeur est née de l’auteur Michael Wolff qui a sorti le livre polémique sur Donald Trump Fire and Fury. Il a suggéré dans une interview que le président entretenait une liaison avec une personne et que cette personne faisait l’objet de passages détaillés dans son livre.

Dans Fire and Fury, Michael Wolff a écrit que Nikki Haley, la femme la plus haut placée dans l’administration Trump, se positionnait pour succéder à Donald Trump à la tête des États-Unis.

Nikki Haley a affirmé que les rumeurs n’étaient «absolument pas vraies» dans un podcast jeudi pour le site Politico.

«C’est très agressif et c’est répugnant», a-t-elle ajouté, revenant par ailleurs sur les allégations de M. Wolff selon lesquelles elle avait passé beaucoup de temps en privé avec Donald Trump dans l’avion présidentiel Air Force One et dans le Bureau ovale.

«Je ne suis montée dans Air Force One qu’une seule fois et il y avait plusieurs personnes dans la pièce lorsque j’y étais», a-t-elle affirmé.

Michael Wolff «a dit que j’avais beaucoup parlé avec le président de mon avenir politique dans le Bureau ovale. Je n’ai jamais parlé avec le président de mon avenir et je ne suis jamais seule avec lui», a encore affirmé l’ancienne gouverneure de Caroline du Sud.

Elle se dit victime de sexisme de la part d’«un petit groupe d’hommes» mal à l’aise devant la détermination des femmes.

«La plupart des hommes respectent les femmes, mais il y a un petit groupe d’hommes qui, si vous faites simplement votre travail, que vous essayez, que vous le faites bien et que vous en retirez de la ferveur, éprouvent un certain ressentiment. Et ils pensent que la seule option est de vous rabaisser», a affirmé Mme Haley.

Nikki Haley, qui avait soutenu le sénateur de Floride Marco Rubio lors des primaires républicaines, a enfin assuré avoir une bonne entente politique avec le président Trump.

«Nous nous entendons très bien et je suis d’accord avec quasiment tout ce qu’il a fait», a-t-elle déclaré.

Lapresse.ca avec Agence France-Presse

Trump hué à Davos après une critique verbale contre la presse

janvier 26, 2018

Davos (Suisse) – Le président américain Donald Trump a été hué vendredi à Davos après s’en être pris à la presse qu’il a qualifiée de « méchante » et « fausse ».

« J’ai toujours eu une très bonne presse quand j’étais homme d’affaires. Ce n’est qu’en devenant un homme politique que j’ai réalisé à quel point la presse peut être méchante » et « fausse », a-t-il dit lors du Forum économique mondial.

« Ecoutez-moi ça. Lui qui parle de +fake news+! » s’est étranglée en l’entendant Anya Schiffrin. Cette professeure à l’université de Colombia, portant un T-Shirt « Not my president », a écouté Donald Trump à l’extérieur de la salle.

Avant ces propos tenus lors d’un court échange informel sur la scène avec l’organisateur du Forum économique mondial, Klaus Schwab, le président américain s’en était tenu à un discours écrit sur mesure pour ce grand raout du capitalisme et du libre-échange.

Dans la matinée, Donald Trump avait balayé d’un « fake news » les informations du New York Times, selon lesquelles il aurait donné l’ordre en juin 2017 de renvoyer le procureur spécial Robert Mueller, avant de se raviser.

Robert Mueller mène l’enquête ultra-sensible sur les soupçons de collusion entre l’équipe de campagne Trump et Moscou.

Romandie.com avec(©AFP / 26 janvier 2018 14h32)