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États-Unis: Donald Trump célèbre avec sa base les 100 jours d’une présidence controversée

avril 29, 2017

Donald Trump, le 28 avril 2017 à Washington / © AFP / SAUL LOEB

Le président américain Donald Trump doit retrouver samedi ses plus fervents partisans lors d’un rassemblement aux allures de meeting de campagne en Pennsylvanie, pour célébrer les 100 premiers jours d’une présidence marquée par de nombreux revers.

Le 45e président des États-Unis, dont l’élection surprise face à Hillary Clinton a stupéfié la planète, peine à concrétiser ses promesses de campagne. Notamment la plus emblématique: abroger et remplacer « Obamacare », la loi sur l’assurance santé de son prédécesseur. Cette promesse s’est heurtée aux divisions de sa majorité républicaine au Congrès.

Le financement d’un mur frontalier avec le Mexique, promis à maintes reprises par Donald Trump, a dû être retiré cette semaine du projet fédéral de loi de finances pour éviter une crise budgétaire et une paralysie des services gouvernementaux.

Quant à sa grande réforme fiscale, dévoilée à la hâte cette semaine pour redorer le bilan des 100 jours et présentée par le président comme « probablement la plus grande baisse d’impôts de l’histoire », a été largement perçue comme un cadeau de plusieurs milliards de dollars aux Américains riches et qui ne fera qu’alourdir la dette du pays.

Depuis son entrée à la Maison-Blanche, il a signé des dizaines de décrets pour renverser les mesures de la présidence Obama sur l’industrie, l’environnement ou la limitation des forages pétroliers. Des efforts salués par les républicains.

Mais son décret le plus retentissant, visant à interdire l’entrée de ressortissants de plusieurs pays à majorité musulmane, a été bloqué par deux fois par la justice.

Cela ne l’empêche pas de décrire son début de mandat comme un succès.

« Je pense que personne n’a fait ce que nous avons été capables de réaliser en 100 jours, nous sommes très heureux », a-t-il déclaré vendredi aux journalistes.

« Nous faisons beaucoup de choses », a-t-il ajouté tout en décrivant ce cap symbolique de 100 jours comme un « standard sans importance ».

Dans un message vidéo diffusé vendredi soir par la Maison-Blanche, M. Trump estime pourtant que « les 100 premiers jours de mon administration ont tout simplement été les plus couronnés de succès de toute l’histoire de notre pays ».

Le milliardaire républicain de 70 ans a reconnu à plusieurs reprises que la fonction présidentielle était plus difficile qu’il ne l’imaginait.

Rhétorique de campagne –

« Je pense que personne n’a fait ce que nous avons été capables de réaliser en 100 jours, nous sommes très heureux », a-t-il déclaré vendredi aux journalistes.

« Nous faisons beaucoup de choses », a-t-il ajouté tout en décrivant ce cap symbolique de 100 jours comme un « standard sans importance ».

Dans un message vidéo diffusé vendredi soir par la Maison-Blanche, M. Trump estime pourtant que « les 100 premiers jours de mon administration ont tout simplement été les plus couronnés de succès de toute l’histoire de notre pays ».

Le milliardaire républicain de 70 ans a reconnu à plusieurs reprises que la fonction présidentielle était plus difficile qu’il ne l’imaginait.

Comme pour échapper aux pressions du Bureau ovale, il a prévu de retrouver samedi soir des partisans à Harrisburg, en Pennsylvanie, l’un des États qui lui a permis de l’emporter en novembre.

Une façon aussi sans doute d’oublier, temporairement, les critiques sur son inexpérience et ses difficultés à inspirer respect et confiance, aussi bien aux Etats-Unis qu’à l’étranger.

Symbolique aussi car, au même moment, se tiendra à Washington le dîner de l’Association des correspondants de la Maison-Blanche. Un rendez-vous traditionnel pour les présidents américains qu’il a décidé de boycotter, marquant ainsi son mépris des médias.

« Il ne s’agit pas seulement du dîner des correspondants », a défendu son porte-parole Sean Spicer. « Il s’agit d’une opportunité pour lui de s’adresser aux électeurs qui l’ont élu, de parler de ce qu’il a pu accomplir au cours des 100 premiers jours ».

A ce stade de sa présidence, M. Trump est le président américain le moins populaire de l’histoire moderne dans les sondages, même s’il bénéficie du soutien sans faille de sa base électorale.

Signaux inquiétants

L’opposition démocrate, elle, jubile et décrivait vendredi le début de son mandat comme un désastre, une période d’instabilité grandissante, d’échecs législatifs et de promesses non tenues.

« Budget: F. Création d’emplois: F. Assécher le marigot: F. Santé: F », a lancé la chef démocrate à la Chambre des représentants Nancy Pelosi, reprenant les plus mauvaises notes du système scolaire américain.

Les républicains se félicitent de leur côté d’une victoire: la nomination du juge conservateur Neil Gorsuch à la Cour suprême des États-Unis.

Quelques signaux viennent cependant ternir l’enthousiasme dans le camp présidentiel. A commencer par l’annonce vendredi du chiffre de croissance de l’économie américaine le plus médiocre depuis trois ans, au premier trimestre 2017.

S’ajoute aussi le dossier des accusations d’ingérence russe pendant la campagne, qui empoisonne la présidence Trump. Le Congrès et le FBI ont lancé des enquêtes distinctes sur d’éventuelles collusions entre l’entourage du milliardaire et des responsables russes, démenties par le président américain.

La Maison-Blanche doit également faire face à une poussée de fièvre avec la Corée du Nord. Donald Trump a averti jeudi de la « possibilité » d’aboutir à un conflit majeur avec Pyongyang si le régime ne mettait pas un terme à ses programmes balistique et nucléaire.

Il mise sur la menace d’une intervention militaire et les pressions de la Chine pour faire plier le régime nord-coréen.

Des menaces jusqu’ici sans effet puisque la Corée du Nord a procédé à un nouveau tir -raté- de missile balistique, provoquant une réaction outrée vendredi soir du président américain sur son compte Twitter.

Romandie.com avec(©AFP / 29 avril 2017 13h41)

 

États-Unis: L’administration Trump veut financer son mur

avril 23, 2017

L’administration du président Donald Trump a réaffirmé aujourd’hui que le financement de son mur à la frontière mexicaine est une condition à l’approbation du budget américain, quitte à risquer une paralysie du gouvernement en cas d’échec des négociations.

Le milliardaire républicain espère que le Congrès approuvera dans les jours qui viennent une partie du financement de ce mur, promesse phare de sa campagne, avant d’entériner lui même le budget.

Faute d’accord, le gouvernement risque d’être paralysé samedi prochain, à l’occasion du 100e jour du magnat new-yorkais à la Maison Blanche, ce qui engendrerait la fermeture de facto d’agences gouvernementales.

Le directeur du Budget, Mick Mulvaney, a tendu la main à l’opposition démocrate, assurant que la Maison Blanche était prête à lâcher du lest sur la réforme de l’assurance maladie « Obamacare », pour obtenir ce financement.

A défaut, Donald Trump mettra-t-il son veto au budget ? « Je ne sais pas encore », a répondu Mick Mulvaney sur Fox News. « Nous demandons à ce que nos priorités » soient financées. « La paralysie n’est pas ce que nous désirons et ce n’est pas un levier. Nous ne voulons pas en arriver là », a-t-il ajouté.

Les démocrates ne semblent toutefois pas enclins à saisir cette opportunité. « Penser qu’il pourrait envisager la paralysie du gouvernement américain en raison de sa proposition excentrique de mur à la frontière, (…) ce serait le comble de l’irresponsabilité », a dénoncé le numéro 2 démocrate au Sénat, Dick Durbin, sur CNN.

De son côté, le ministre de la Sécurité intérieure John Kelly a estimé sur CBS que le financement du mur « valait certainement le coup de mener une dure négociation ».

« Cela nous aidera à réaliser la promesse que le président a faite au peuple américain », a abondé le ministre de la Justice, Jeff Sessions, sur ABC.

Régulièrement, le spectre d’une paralysie du gouvernement fédéral est brandie lors des négociations sur le budget aux Etats-Unis. Souvent évitée, elle est toutefois devenue réalité à quelques reprises ces dernières années, notamment en 2013 déjà sur fond d’affrontement politique concernant « Obamacare », mesure emblématique du mandat de Barack Obama. La paralysie avait alors duré 16 jours.

Lefigaro.fr

Fusillade en France: « Il semble que ce soit une attaque terroriste » (Trump)

avril 20, 2017

Washington – La fusillade qui a éclaté à Paris jeudi soir sur l’avenue des Champs-Elysées, lors de laquelle un policier a été tué, ressemble à « une attaque terroriste », a indiqué le président américain Donald Trump, présentant ses « condoléances au peuple de France ».

« C’est une chose vraiment, vraiment terrible qui se passe dans le monde aujourd’hui. Mais il semble que ce soit une attaque terroriste », a affirmé le président républicain, interrogé sur ces tirs survenus à trois jours du premier tour de l’élection présidentielle en France, lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre italien Paolo Gentiloni à la Maison Blanche.

Cela « ne s’arrête tout simplement jamais », a ajouté Donald Trump. « Nous devons être forts et vigilants, et je répète cela depuis longtemps ».

La section antiterroriste du parquet de Paris s’est saisie de l’enquête sur la fusillade au cours de laquelle un policier a été tué et deux autres ont été blessés, a annoncé le parquet de Paris.

L’agresseur, a précisé le ministère de l’Intérieur, a été abattu.

Romandie.com avec(©AFP / 20 avril 2017 22h43)

Corée du Sud/États-Unis: Pence recommande à Pyongyang de ne pas éprouver la détermination de Trump

avril 17, 2017

Le vice-président américain Mike Pence (c), visite le village de Panmunjom, dans la zone démilitarisée entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, le 17 avril 2017 / © AFP / JUNG Yeon-Je

Le vice-président des Etats-Unis Mike Pence a recommandé lundi à Pyongyang de ne pas éprouver la « détermination » de Donald Trump sur la question nucléaire, ni la puissance de l’armée américaine.

M. Pence a adressé cet avertissement au cours d’une conférence de presse à Séoul après une visite très symbolique de la zone démilitarisée (DMZ), où il avait affirmé que « toutes les options » étaient « sur la table » pour régler le problème nord-coréen.

« Ces deux dernières semaines, le monde a été le témoin de la puissance et de la détermination de notre nouveau président au cours d’opérations menées en Syrie et en Afghanistan », a déclaré Mike Pence, évoquant la frappe américaine contre une base aérienne du régime syrien et le largage d’une méga-bombe contre des jihadistes en Afghanistan.

« La Corée du Nord ferait mieux de ne pas éprouver sa détermination ou la puissance des forces armées des Etats-Unis dans cette région », a-t-il ajouté.

Le vice-président américain Mike Pence lors d’une conférence de presse à Séoul, le 17 avril 2017 en Corée du Sud / © AFP / JUNG Yeon-Je

De son côté, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a dit espérer qu' »il n’y aura pas d’actions unilatérales comme celles que nous avons vues récemment en Syrie » de la part de Washington.

« Nous n’acceptons pas les aventures nucléaires et balistiques de Pyongyang en violation des résolutions de l’ONU, mais cela ne veut pas dire qu’il soit dès lors possible de violer le droit international en utilisant la force » contre la Corée du Nord, a-t-il mis en garde.

Pyongyang a de nouveau testé un missile dimanche et de nombreux experts redoutent qu’un sixième essai nucléaire ne soit imminent en Corée du Nord, dans un contexte de fortes tensions sur la péninsule.

Le vice-président américain Mike Pence (c) visite la zone démilitarisée entre la Corée du Sud et la Corée du Nord, le 17 avril 2017 à Panmunjom / © AFP / JUNG Yeon-Je

Donald Trump, qui a promis jeudi que le « problème » nord-coréen serait « traité », avait auparavant annoncé l’envoi vers la péninsule coréenne du porte-avions Carl Vinson, escorté par trois navires lance-missiles, puis évoqué une « armada » comprenant des sous-marins.

– Fin de la ‘patience stratégique

Le numéro deux du régime nord-coréen a répliqué samedi que son pays était prêt « à répondre à une guerre totale par une guerre totale » et « à toute attaque nucléaire par une attaque nucléaire de notre façon ».

La zone démilitarisée entre les deux Corées / © AFP / AFP

M. Pence était arrivé dimanche en Corée du Sud, où sont basés 28.500 soldats américains, quelques heures après l’échec de l’essai balistique de la Corée du Nord et au lendemain d’un gigantesque défilé militaire à Pyongyang, où ont été exhibés une soixantaine de missiles et notamment ce qui semblait être un nouveau type de missile balistique intercontinental.

« Nous anéantirons toute attaque et nous fournirons une réponse écrasante et efficace à toute utilisation d’armes conventionnelles ou nucléaires », a déclaré le vice-président au cours de sa conférence de presse avec le président sud-coréen par intérim Hwang Kyo-Ahn.

M. Pence a réaffirmé que l’ère de la « patience stratégique » était révolue, une allusion à la doctrine du gouvernement de Barack Obama qui consistait à refuser tout dialogue avec le Nord mais à durcir les sanctions afin que Pyongyang fasse des gestes tangibles en direction d’une dénucléarisation, dans l’espoir que les tensions internes dans ce pays reclus provoquent un changement.

Le leader nord-coréen Kim Jong-Un (c) assiste, le 15 avril 2017 à Pyongyang, à une grande parade militaire à l’occasion du 105e anniversaire de Kim Il-Sung, fondateur de la République populaire démocratique de Corée / © AFP / ED JONES

La Corée du Nord a « répondu à nos gestes d’ouverture par la tromperie délibérée, des promesses non tenues et des essais nucléaires et balistiques », a accusé M. Pence.

– Attitude « encourageante » de Pékin –

Les tensions ont augmenté ces derniers mois, les essais balistiques nord-coréens ayant entraîné des avertissements de plus en plus menaçants des Etats-Unis, qui eux-mêmes ont encore un peu plus enflammé la rhétorique nord-coréenne.

Le nouveau et inexpérimenté président américain a plusieurs fois affirmé qu’il ne laisserait pas la Corée du Nord mettre au point un missile intercontinental susceptible de porter le feu nucléaire sur le sol américain.

Or, Pyongyang explique justement son programme atomique par la menace américaine.

Donald Trump s’est également dit prêt à régler seul la question nucléaire nord-coréenne si Pékin ne parvenait pas à faire rentrer son turbulent allié dans le rang.

A Séoul, M. Pence a, quant à lui, salué lundi après-midi les efforts des Chinois : « C’est encourageant de voir que la Chine s’engage dans ce sens ».

Le ministère chinois des Affaires étrangères a à cet égard fait une mise au point concernant la suspension dès ce lundi des vols de la compagnie aérienne publique Air China entre Pékin et Pyongyang, assurant que cette mesure n’avait aucun caractère politique, mais reposait sur des considérations « commerciales ».

Romandie.com avec(©AFP / 17 avril 2017 15h00)

États-Unis: Donald Trump se demande qui a payé les manifestations contre lui samedi

avril 16, 2017

Manifestation pour exiger la publication des feuilles d’impôts de Donald Trump, le 15 avril 2017 à Los Angeles / © AFP / Mark RALSTON

Le président américain Donald Trump s’est plaint dimanche des manifestations qui ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes aux Etats-Unis la veille pour réclamer la publication de ses feuilles d’impôts.

« J’ai réussi presque l’impossible pour un républicain: remporter facilement le collège électoral! Et maintenant on reparle de la déclaration de revenus? », a écrit M. Trump sur Twitter.

« Il faut que quelqu’un s’intéresse à qui a payé les petits rassemblements organisés hier. L’élection est terminée! », a ajouté le dirigeant républicain.

A Washington, New York et dans des dizaines de petites et grandes villes américaines, des milliers de personnes ont défilé samedi pour demander au milliardaire qu’il se conforme à la tradition présidentielle en publiant ses déclarations de revenus.

Les manifestants souhaitent connaître le montant réel des impôts payés par l’homme d’affaires, et d’éventuelles sources étrangères de revenus.

Bien qu’il n’ait pas directement accusé cette fois-ci les manifestants d’être rémunérés, il a eu recours à cet argument au moins deux fois dans le passé, dernièrement le 3 février au moment de manifestations contre son décret anti-immigration. Sur Twitter, il avait alors dénoncé les « anarchistes et voyous professionnels, et les manifestants rémunérés ».

Les rassemblements de samedi, intitulés « Tax March » en raison de la proximité de la date-butoir de déclaration des revenus, ont été coordonnés par un partenariat entre plusieurs organisations progressistes, dont change.org et MoveOn.org, des syndicats dont celui d’enseignants NEA, l’ONG Public Citizen ou encore l’organisation créée par les supporteurs de Bernie Sanders, Our Revolution.

Romandie.com avec(©AFP / 16 avril 2017 17h56)

États-Unis: Protéger les Trump, mission éprouvante et onéreuse

avril 14, 2017

Le président américain Donald Trump, son fils Barron et sa femme Melania sortent d’Air Force One à Palm Beach (Floride), le 17 mars 2017 / © AFP/Archives / MANDEL NGAN

Partageant leur vie entre New York, Washington et leur palace en Floride, les membres de la très médiatique famille Trump mettent à rude épreuve les agents chargés de leur sécurité rapprochée.

Cortèges de lourds véhicules aux vitres fumées, tour à Manhattan gardée 24 heures sur 24, week-ends répétés à faire décoller le Boeing 747 Air Force One, protection des cinq enfants du président: la facture de cette énorme prise en charge est confidentielle mais salée.

La personnalité de Donald Trump, qui se vante d’agir sans prévenir, complique les choses.

« Avec un président qui ne correspond pas au modèle typique du président des Etats-Unis, davantage d’agents sont nécessaires », explique à l’AFP James Reese, un ancien officier des forces spéciales devenu expert en antiterrorisme. « Ils ont besoin de récupérations planifiées pour maintenir leur niveau d’alerte maximum ».

L’éclatement géographique aggrave les difficultés: l’épouse de Donald Trump, Melania, continue d’habiter dans leur triplex new-yorkais avec leur jeune fils, Barron.

Le garçon de 11 ans est conduit chaque jour à l’école avec une escorte du Secret Service, l’agence fédérale assurant la protection du dirigeant des Etat-Unis.

Ivanka, la plus connue des filles du milliardaire, s’est installée avec son mari Jared Kushner et leurs trois enfants dans une luxueuse résidence de Washington, gardée jour et nuit. Le Secret Service assure des convois motorisés quand elle ou lui se rendent à la Maison Blanche.

– Caraïbes, Dubaï, Irlande… –

Eric et Don, les deux fils Trump qui gèrent l’empire immobilier du même nom, sont également protégés par le Secret Service, y compris quand ils se déplacent à l’étranger avec une cohorte de gardes du corps reconnaissables à leur oreillette.

Des membres de la sécurité intérieure americaine devant la Maison Blanche , le 18 mars 2017 à Washington / © AFP/Archives / SAUL LOEB

Un simple voyage d’affaires d’Eric Trump en janvier en Uruguay aurait ainsi coûté 100.000 dollars aux contribuables américains.

Les deux frères ont également inauguré en février un hôtel à Vancouver, avec leurs épouses et leur soeur Tiffany, ou ouvert à Dubaï un parcours de golf. Peu avant, Eric Trump visitait un projet touristique en République dominicaine.

Le mois dernier, Don, Eric et Ivanka ont skié dans les Rocheuses à Aspen, la station de la jet-set. Environ 100 agents auraient été mobilisés.

Selon l’Aspen Times, le Secret Service a loué pour 12.000 dollars de matériel de ski afin de suivre les Trump et leurs bambins sur les pistes.

Dernier voyage en date, celui cette semaine d’Eric Trump à Dublin où, a calculé CBS, le Secret Service a dépensé 4.030 dollars en limousines et 11.261 dollars en hébergement.

Le nombre de personnes placées sous la responsabilité de l’agence d’élite a bondi de 40% par rapport à la normale, selon le New York Times.

« Ils sont totalement épuisés », a confié au journal le parlementaire Jason Chaffetz. Son collègue Elijah Cummings a lui évoqué « une bicyclette dont on ne pourrait pas descendre ».

D’après une enquête récente, le Secret Service est devenue l’agence fédérale américaine la moins attirante. Il a demandé sans l’obtenir totalement un budget supplémentaire de 60 millions de dollars pour l’année prochaine.

Des policiers devant la Trump Tower, le 4 décembre 2016 à New York / © AFP/Archives / Eduardo Munoz Alvarez

– La Floride, pas Camp David –

Les agents doivent louer des locaux dans la tour Trump sur la Ve avenue ou des voiturettes de golf quand le milliardaire-président se trouve dans son palace de Mar-a-Lago en Floride. M. Trump y a passé sept week-ends sur 13 depuis sa prise de fonction.

Rejoindre Mar-a-Lago, un édifice construit dans les années 1920 entre une lagune et la mer, suppose une logistique compliquée, notamment des interruptions de circulation sur des axes routiers fréquentés de Palm Beach. Un nouvel hélipad devrait améliorer les choses.

« Le principal défi est la taille de ce complexe, qui n’a pas été construit aux normes utilisées pour protéger le président des Etats-Unis », souligne M. Reese.

Le site n’est pas clôturé et est ouvert au public, confirme à l’AFP Douglas Smith, ancien secrétaire-adjoint du Département de la Sécurité intérieure.

En comparaison, « la résidence de villégiature officielle du président des Etats-Unis), Camp David, est isolée et bien plus facile à défendre », explique-t-il. Dans une région montagneuse, Camp David est accessible d’un court trajet d’hélicoptère depuis la Maison Blanche.

A Mar-a-Lago, le Secret Service, épaulé par les forces du shérif local, mobilise de nombreux personnels, tandis que les garde-côtes doivent déployer des vedettes armées le long des deux rivages.

Portant bien son nom, le Secret Service ne chiffre pas le coût des week-ends à Mar-a-Lago. Un voyage de Barack Obama en 2013 à Palm Beach avait coûté 3 millions de dollars.

Mais tout rapprochement est hasardeux, avertit James Reese: « Le budget est en perpétuelle évolution, et le Secret Service doit être flexible avec un président qui modifie les règles minute par minute ».

Romandie.com avec(©AFP / 14 avril 2017 17h52)

 

Maroc : le roi Mohammed VI attendu par Donald Trump ce week-end

avril 14, 2017

Mohammed VI, le roi du Maroc, après sa rencontre avec François Hollande, à Paris, le 9 février 2015. © Christophe Ena/AP/SIPA

En vacances en Floride, le souverain marocain sera l’hôte d’un déjeuner offert par le président américain, dimanche 16 avril.

Après une semaine de vacances à Cuba, le roi du Maroc est arrivé, jeudi 13 avril, à Miami, en Floride. Selon des sources proches du Palais, il doit rencontrer le président américain, Donald Trump, ce week-end.

Mohammed VI sera l’hôte d’un déjeuner offert par le président américain, dimanche 16 avril.

Le roi du Maroc sera ainsi le deuxième chef d’État africain à rencontrer Donald Trump, après le président égyptien Abdefettah Al-Sissi. Lundi 27 mars, ce dernier a été reçu à la Maison Blanche et félicité par Trump pour « son travail fantastique » à la tête de son pays.

Sahara occidental

Mohammed VI est parti de Cuba, jeudi 13 avril, à bord d’un avion du roi Salman d’Arabie Saoudite. Il a profité de son séjour à La Havane pour rencontrer des responsables cubains. Des contacts qui pourraient présager de la normalisation des relations entre les deux pays, après 37 ans de gel à cause du soutien apporté par Cuba au Polisario.

Ce mois d’avril, comme chaque année, le dossier du Sahara est de retour à l’agenda du Conseil de sécurité. Les intentions de la nouvelle administration américaine à ce sujet ne sont pas encore connues.

Jeuneafarique.com

États-Unis: Trump prend ses distances avec son conseiller stratégique Bannon

avril 12, 2017

Washington – Donald Trump semble continuer à prendre ses distances avec son conseiller stratégique controversé Stephen Bannon, contempteur virulent de « l’establishment » et des élites qui apparaît de plus en plus mis à l’écart.

Stephen Bannon « est un gars bien, mais je leur ai dit (à mon entourage) de le recadrer ou c’est moi qui le ferai », a affirmé le président américain dans une interview au journal New York Post publiée mercredi.

Nommé directeur général de la campagne de Donald Trump en août 2016, Steve Bannon, 63 ans, ancien patron du site d’extrême-droite Breitbart News, a nettement orienté le message du candidat républicain.

Et après la victoire de Donald Trump en novembre, sa nomination comme conseiller stratégique à la Maison Blanche avait été décriée par les associations antiracistes et des démocrates.

« J’aime bien Steve mais vous devez vous rappeler qu’il n’est arrivé que très tard dans mon équipe de campagne », a expliqué M. Trump.

« J’avais déjà battu tous les sénateurs et les gouverneurs, et je ne connaissais pas Steve. Je suis mon propre stratège et ce n’est pas comme si j’allais changer de stratégie parce que j’étais opposé à +Hillary la crapule+ », a-t-il ajouté à propos de sa rivale démocrate Hillary Clinton.

M. Bannon a subi un premier revers la semaine dernière quand il a été écarté de l’influent conseil de sécurité nationale, où généraux et ministres tranchent les grandes questions de défense et de politique étrangère.

Ses relations avec le discret gendre de Donald Trump, Jared Kushner, devenu le véritable bras droit du président américain ces dernières semaines, sont devenues notoirement mauvaises, selon les médias américains.

Pour les partisans de Stephen Bannon, les « Kushneriens » sont une espèce invasive de « démocrates » au sein du gouvernement républicain, qui empêcheraient le président de concrétiser ses promesses aux classes populaires.

Le porte-parole de Donald Trump, Sean Spicer, a renchéri mercredi, jugeant « très sain » que le président américain « ne s’appuie pas sur un groupe monolithique de conseillers qui disent +vous devez seulement faire ça et c’est comme ça qu’on procède+ ».

La Maison Blanche réunit « beaucoup d’individus vraiment talentueux, que ce soit Mick Mulvaney (…) et sa compréhension du processus budgétaire ou la connaissance par Steve (Bannon) des politiques pour lesquelles le président a fait campagne, ou la sagacité en affaires de Jared (Kushner), beaucoup de choses sont entreprises pour améliorer le gouvernement, permettre la mise en oeuvre de politiques qui à la fois nous protègent et font croître l’économie », a-t-il déclaré lors d’une conférence à Washington.

« Il y aura bien sûr de vifs débats. Je pense que c’est sain pour le président d’être conseillé et de prendre au final les décisions », a conclu le représentant de la Maison Blanche, lui-même en difficulté après des propos très controversés tenus la veille qui comparaient le président syrien Bachar al-Assad à Adolf Hitler.

Stephen Bannon, homme de l’ombre cultivé, ancien banquier d’affaires et producteur de cinéma, s’est rarement fait entendre depuis son arrivée à la Maison Blanche. Mais quand il parle, il ne retient pas ses coups, qualifiant les médias de « parti d’opposition » et promettant de secouer Washington et ses « élites ». « Chaque jour sera un combat », affirmait-il en février.

Romandie.com avec(©AFP / 12 avril 2017 21h17)

Trump vante son « alchimie » avec Xi Jinping

avril 12, 2017

 

Donald Trump lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche, le 12 avril 2017 / © AFP / Brendan Smialowski

Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi avoir développé une bonne « alchimie » avec le président chinois Xi Jinping, en visite aux Etats-Unis la semaine dernière, et a salué le refus ces jours-ci par Pékin d’accepter du charbon nord-coréen.

« Nous avons noué de bons liens. Je pense que nous avons eu une très bonne alchimie ensemble. Je pense qu’il souhaite nous aider avec la Corée du Nord », a déclaré M. Trump au sujet de Xi Jinping. Il s’exprimait lors d’une conférence de presse commune à la Maison Blanche avec le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg.

« J’ai été très impressionné par le président Xi et je pense qu’il a de bonnes intentions et je pense qu’il veut aider. Nous verrons s’il le fait ou non », a-t-il poursuivi, citant pour illustrer ses propos le refus de Pékin de donner accès à ses ports à des cargos chargés de charbon nord-coréen.

« Je pense que la Chine va vraiment essayer très dur et a déjà commencé. Un grand nombre de navires chargés de charbon ont été repoussés, vous avez vu ça hier et aujourd’hui. (…) Les grandes quantités de charbon quittant la Corée du Nord vers la Chine ont été renvoyées. Ca peut être efficace ou non », a relevé M. Trump.

« Si ce n’est pas efficace, nous serons efficaces, je peux vous le promettre », a-t-il lancé.

Pékin a sabré dès janvier, pour la première fois, ses importations de charbon nord-coréen, ont indiqué fin février les douanes chinoises, témoignant d’un durcissement envers Pyongyang avant même l’annonce mi-février que le pays cesserait ses importations pour le reste de 2017.

La Chine, principal soutien économique de Pyongyang, avait importé 22,5 millions de tonnes de charbon nord-coréen en 2016 (+15% sur un an), pour un montant total avoisinant 1,19 milliard de dollars, selon les douanes chinoises.

Cette interruption totale va porter un coup dur aux finances nord-coréennes, en faisant disparaître une source cruciale de devises.

Cette suspension est destinée à respecter la résolution 2321 du Conseil de sécurité des Nations unies, avait expliqué la Chine. Adoptée le 30 novembre, le texte onusien a resserré l’étau des sanctions internationales contre Pyongyang en raison de son programme nucléaire.

Romandie.com avec(©AFP / 12 avril 2017 23h21)

États-Unis: Trump se redit prêt à « résoudre le problème » nord-coréen sans la Chine

avril 11, 2017

Le président américain Donald Trump et le président chinois Xi Jinping, en Floride, le 7 avril 2017 / © AFP/Archives / JIM WATSON

Le président américain Donald Trump a réaffirmé mardi être prêt à « résoudre le problème » nord-coréen sans l’aide de la Chine, quelques jours après un sommet avec son homologue chinois Xi Jinping.

« La Corée du Nord cherche des ennuis. Si la Chine décide d’aider, ça serait formidable. Sinon, nous résoudrons le problème sans eux! USA », a-t-il écrit sur son compte Twitter personnel.

Romandie.com avec(©AFP / 11 avril 2017 14h16)