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États-Unis: Trump plaide contre le racisme à une inauguration boycottée par des personnalités noires

décembre 10, 2017

Le président américain Donald Trump lors de l’inauguration d’un musée des droits civiques à Jackson (Mississippi, sud), le 9 décembre 2017. © Susan Walsh/AP/SIPA

Donald Trump a plaidé samedi contre le racisme et pour l’égalité des chances lors de l’inauguration d’un musée des droits civiques à Jackson (Mississippi, sud), événement qui avait été boycotté par plusieurs personnalités noires, dont le maire.

« Nous voulons que notre pays soit un endroit où chaque enfant, quelles que soient ses origines, puisse grandir sans peur, sans connaître la haine et entouré d’amour, d’opportunités et d’espoir », a déclaré le président, après avoir visité le tout nouveau musée des droits civiques du Mississippi.

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Des milliers d’Iraniens manifestent contre Israël

décembre 8, 2017

Des manifestants iraniens brûlent le drapeau américain à Téhéran, le 8 décembre 2017 / © AFP / STR

Des milliers d’Iraniens ont manifesté vendredi contre Israël après la reconnaissance par Donald Trump de Jérusalem comme capitale de l’Etat hébreu, alors qu’un responsable religieux a appelé les Palestiniens à se soulever.

La télévision publique iranienne a montré des milliers de personnes défilant, après la prière du vendredi, dans les rues de Téhéran et d’autres villes.

Les protestataires défilaient en scandant les slogans « Mort à l’Amérique », « Mort à Israël » et certains ont brûlé des drapeaux américains et israéliens.

« Al-Quds (Jérusalem) est à nous », « Nous nous tiendrons debout jusqu’à l’anéantissement d’Israël », pouvait-on encore lire sur des banderoles.

La décision annoncée mercredi par Donald Trump a suscité la réprobation dans le monde.

Au lendemain de l’appel du mouvement islamiste Hamas à une « nouvelle Intifada », les groupes palestiniens ont déclaré ce vendredi « jour de rage ».

« Trump a tiré un trait sur 70 ans de négociations » de paix, a déclaré pour sa part l’imam de la prière du vendredi à Téhéran, Ahmad Khatami, dans la mosquée de Mossala, la plus grande de la ville.

Le président américain « a prouvé que la solution pour le problème de la Palestine est seulement l’Intifada » (« guerre des pierres »), a-t-il ajouté, en référence aux soulèvements populaires palestiniens de 1987-1993 et 2000-2005.

« Tout dommage que vous pouvez infliger à ce régime occupant et criminel, c’est un geste visant à plaire à Dieu », a-t-il déclaré.

Ahmad Khatami, qui a été nommé à son poste par le guide suprême iranien, a par ailleurs averti vendredi que les missiles iraniens pouvaient atteindre Israël.

« Nous construisons des missiles et nous augmenterons la portée de nos missiles autant que nous pouvons, à des milliers de kilomètres, de façon à empêcher de dormir les locataires de la Maison Blanche », a-t-il dit, insistant sur le fait que les missiles servaient à des fins de dissuasion.

« Si un jour le régime sioniste veut faire une erreur, nous raserons Tel-Aviv et Haïfa (nord d’Israël) », a-t-il encore menacé.

Depuis la révolution islamique de 1979, le soutien à la cause palestinienne et l’opposition à Israël sont deux éléments centraux de la diplomatie iranienne.

Romandie.com avec(©AFP / 08 décembre 2017 13h51)                

États-Unis: le Chef du FBI rejette les critiques de Trump

décembre 7, 2017

Washington – Le chef du FBI Christopher Wray a défendu jeudi la police fédérale, sous le feu des critiques du président américain Donald Trump qui tente de discréditer une enquête sur l’influence de Moscou durant la campagne de 2016 et la collusion présumée avec son équipe.

Dans un rare coup de boutoir public pour un président américain, M. Trump a violemment critiqué le FBI ce week-end, affirmant que sa réputation était « en lambeaux » et accusant le prédécesseur de M. Wray, James Comey, d’avoir menti. Le président américain a limogé l’ex-chef du FBI en mai, précipitant un témoignage à charge de M. Comey au Sénat.

Interrogé directement sur les propos présidentiels lors d’une audition devant la commission judiciaire de la Chambre des représentants, Christopher Wray les a rejetés: « D’après mon expérience, notre réputation est assez bonne », a-t-il souligné.

« Les agents, analystes et le personnel du FBI sont de grands garçons et de grandes filles. Nous nous attendons à être critiqués de toutes parts. Nous y sommes habitués », a également déclaré ce juriste de formation au ton posé, n’hésitant pas à lâcher un sourire aux élus qui l’interrogeaient.

C’est la révélation ce week-end qu’un enquêteur du FBI avait été écarté des investigations sur l’affaire russe pour avoir échangé des messages anti-Trump et favorables à son ex-opposante démocrate à la présidentielle, Hillary Clinton, qui avait motivé une avalanche de tweets du président américain.

Cet agent, Peter Strzok, spécialiste du contre-espionnage et respecté selon les médias américains, avait également participé à l’enquête sur l’affaire des courriels de Hillary Clinton, qui a secoué la campagne électorale en 2016.

Le FBI avait finalement estimé qu’il n’y avait pas matière à poursuivre Mme Clinton. De quoi pousser Donald Trump, et un choeur de républicains, à mettre en doute l’impartialité des enquêtes menées, selon eux, par des agents en majorité anti-Trump.

« +UN AGENT DU FBI ANTI-TRUMP A MENE L’ENQUETE CLINTON+ Maintenant tout commence à s’expliquer », avait ainsi tweeté Donald Trump dimanche.

Lors de l’audition jeudi, des élus républicains ont affirmé, sur la même ligne, que l’équipe du procureur spécial chargé du dossier russe, Robert Mueller, était formée par une nette majorité d’avocats et d’enquêteurs pro-démocrates.

« Si on expulsait tous ceux qui sont anti-Trump de l’équipe Mueller, je crois qu’il ne resterait plus personne », a asséné Jim Jordan.

Interrogée jeudi sur la réputation « en lambeaux » du FBI, selon Donald Trump, la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, a précisé que le président visait James Comey, nommé sous la présidence Obama, ainsi que les enquêteurs chargés du dossier Clinton.

« Nous avons effectivement ressenti qu’une partie de la direction politique au FBI posait problème. Nous sommes heureux que le directeur Wray soit là. Nous avons l’impression qu’il va nettoyer une partie du bazar qu’a laissé son prédécesseur », a-t-elle dit lors du point de presse de la Maison Blanche.

S’il a refusé de commenter l’affaire Strzok, expliquant qu’elle faisait l’objet d’une enquête « extérieure, indépendante », M. Wray a pour sa part souligné qu’au FBI, la « règle est de suivre les faits avec objectivité » en dépit des opinions personnelles.

Romandie.com avec(©AFP / 07 décembre 2017 23h51)                                            

Netanyahu salue un « jour historique » après l’annonce de Trump sur Jérusalem

décembre 6, 2017

 

Jérusalem – Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a salué mercredi comme un « jour historique » la reconnaissance par le président américain Donald Trump de Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël.

M. Netanyahu a aussi affirmé que la décision du président américain ne changerait rien en ce qui concerne les lieux saints des trois grandes religions monothéistes à Jérusalem, affirmant l’engagement israélien à maintenir le « statu quo ».

M. Netanyahu tâchait ainsi de dissiper les inquiétudes, notamment des musulmans, de voir Israël exercer son contrôle sur les lieux saints à la faveur de l’annonce de M. Trump.

Jérusalem abrite des lieux sacrés pour les juifs, les chrétiens et les musulmans, dont le troisième lieu saint de l’islam, l’esplanade des Mosquées.

« Ceci est un jour historique », a dit M. Netanyahu. Jérusalem « est la capitale du peuple juif depuis 3.000 ans, c’est la capitale d’Israël depuis presque 70 ans ».

« Le peuple juif et l’Etat juif seront à jamais reconnaissants », a-t-il dit dans un enregistrement vidéo diffusé immédiatement après la déclaration de M. Trump.

Cette décision « est un important pas vers la paix », a ajouté le Premier ministre.

M. Netanyahu a appelé les autres pays à suivre l’exemple des États-Unis et à reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël et à y transférer leurs ambassades. Aucun pays n’a son ambassade en Israël à Jérusalem.

« Je partage l’engagement du président Trump d’œuvrer à la paix entre Israël et tous ses voisins, y compris les Palestiniens », a-t-il dit.

« Je veux aussi qu’il soit bien clair: il n’y aura aucun changement d’aucune sorte au statu quo sur les lieux saints », a-t-il assuré. « Israël veillera à toujours faire respecter la liberté de culte des juifs, des chrétiens et des musulmans ».

Romandie.com avec(©AFP / 06 décembre 2017 20h13)                                            

États-Unis: l’enquête du FBI se rapproche de la Maison Blanche, Trump contre-attaque

décembre 3, 2017

James Comey, le 8 septembre 2016 à Washington et Donald Trump, photographié le 13 janvier 2017 à New York / © AFP/Archives / Drew Angerer, Jim WATSON

Donald Trump a lancé dimanche une violente contre-attaque contre le FBI, après son faux pas de la veille laissant entendre qu’il savait de longue date que son ancien conseiller à la sécurité nationale, inculpé dans l’affaire russe, avait menti à la police fédérale.

« Je n’ai jamais demandé à Comey d’abandonner l’enquête sur Flynn. Encore de fausses informations couvrant un autre mensonge de Comey », s’est défendu Donald Trump au petit matin, dans le premier d’une salve de tweets critiquant la police fédérale avec une virulence inédite pour un président américain.

Lors d’une audition sous serment début juin devant le Sénat, l’ancien directeur du FBI James Comey –brutalement limogé par le président– avait affirmé que Donald Trump lui avait personnellement demandé d’enterrer l’enquête visant Michael Flynn.

Ce dernier a plaidé coupable vendredi d’avoir notamment menti aux enquêteurs, plongeant le premier cercle de l’entourage de Donald Trump au coeur de l’enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l’ingérence de Moscou dans la présidentielle américaine de 2016 et une possible entente entre l’équipe de l’homme d’affaires et le Kremlin.

Or dans un tweet qui a fait sensation, le président a écrit samedi: « J’ai dû limoger le général Flynn parce qu’il a menti au vice-président et au FBI », laissant entendre par cette formulation qu’il était au courant des mensonges quand il avait demandé, selon James Comey, au patron du FBI d’abandonner l’enquête.

L’avocat personnel de Donald Trump, John Dowd, a ensuite affirmé aux médias que c’est lui qui avait rédigé ce message pour dédouaner le président. La Maison Blanche a par le passé souligné que les tweets de Donald Trump avaient valeur de communiqués officiels.

La sénatrice démocrate Dianne Feinstein, membre de la puissante commission du Renseignement au coeur de l’enquête russe, n’a pas été convaincue par ces arguments: « Je pense que ce qui est en train de se dessiner est un cas d’entrave à la justice », a-t-elle affirmé sur la chaîne NBC.

– ‘Réputation en lambeaux’ –

S’appuyant ensuite sur la nouvelle, tombée samedi, qu’un des principaux enquêteurs du FBI chargés du dossier russe –et précédemment de l’enquête sur les courriels de Hillary Clinton, classée sans suite– avait été écarté du dossier après des messages le critiquant, Donald Trump a lancé plusieurs violents coups de boutoir contre la police fédérale.

« Après des années de Comey, avec l’enquête bidon et malhonnête sur Clinton (et plus), à la tête du FBI, sa réputation est en lambeaux – la pire de l’Histoire! Mais n’ayez crainte, nous lui rendrons sa grandeur », a poursuivi le président américain.

L’enquête sur les courriels de Hillary Clinton avait secoué la campagne présidentielle de 2016, motivant Donald Trump et ses supporteurs, dont Michael Flynn, à demander, aux cris de « Enfermez-la », qu’elle soit condamnée et emprisonnée. En vain.

« +UN AGENT DU FBI ANTI-TRUMP A MENE L’ENQUETE CLINTON+ Maintenant tout commence à s’expliquer », a encore asséné le président, à propos de cet enquêteur, Peter Strzok, l’un des plus expérimentés dans les services de contre-espionnage du FBI et qui a été, cet été, réassigné aux ressources humaines, selon le New York Times.

– ‘Très haut responsable’ –

Washington avait été secoué vendredi matin par la nouvelle que Michael Flynn avait plaidé coupable notamment d’avoir menti sur ses conversations avec l’ambassadeur de Russie aux Etats-Unis puis accepté de coopérer avec la justice.

M. Flynn a surtout confirmé à l’accusation avoir ponctuellement agi sur les instructions d’un « très haut responsable » de l’équipe de transition présidentielle qui n’est autre, selon plusieurs médias américain, que Jared Kushner, gendre et proche conseiller de Donald Trump.

Puisqu’ils sont intervenus après la victoire de l’homme d’affaires en novembre 2016, ces contacts avec l’ambassadeur de Russie ne confortent pas la thèse d’une concertation entre Moscou et l’entourage du candidat pour influencer le scrutin.

Mais Michael Flynn pourrait fournir de nouvelles informations aux enquêteurs. Et si Robert Mueller parvenait à prouver une collusion avec la Russie ou une entrave à la justice –comme le laisse entendre le témoignage de James Comey– une procédure de destitution ne pourrait être exclue pour le 45e président des Etats-Unis.

– Réforme fiscale éclipsée –

Samedi, Donald Trump avait toutefois assuré n’être pas inquiet de ce que pourrait révéler Michael Flynn et réaffirmé qu’il n’y avait eu « aucune collusion » de son équipe de campagne avec la Russie lorsqu’il briguait la Maison Blanche.

Il avait alors bien tenté de maintenir l’attention sur la réforme fiscale adoptée la veille au Sénat, première grande victoire législative républicaine depuis son arrivée à la Maison Blanche, à même de faire oublier l’échec cuisant de la réforme de la santé.

Mais ses déclarations et l’avalanche de tweets éclipsaient largement dimanche cette refonte historique du code des impôts.

Romandie.com avec(©AFP / 03 décembre 2017 16h49)

L’enquête russe se rapproche de Trump, son ex-conseiller Flynn inculpé

décembre 1, 2017

Michael Flynn, ancien conseiller à la sécurité nationale du président américain Donald Trump, quitte la cour fédérale, le 1er décembre 2017 à Washington / © AFP / Brendan Smialowski

L’affaire russe a connu vendredi un spectaculaire coup d’accélérateur avec l’inculpation de Michael Flynn, ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, qui a reconnu avoir menti au FBI et accepté de coopérer avec la justice.

La vaste enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l’ingérence de la Russie dans la présidentielle de 2016 – et l’entente présumée entre des proches de M. Trump et Moscou – fait peser une lourde épée de Damoclès au-dessus du 45e président des États-Unis.

Michael Flynn , ex-directeur du renseignement militaire américain, a plaidé coupable en milieu de matinée, devant un juge fédéral à Washington, d’avoir notamment fait de fausses déclarations aux enquêteurs sur ses conversations avec l’ambassadeur de Russie, Sergueï Kisliak.

Selon les documents d’accusation, dont il a confirmé la véracité de sa signature, M. Flynn a ponctuellement agi sur les instructions d’un « très haut responsable » de l’équipe de transition présidentielle. Il s’agirait de Jared Kushner, le gendre de M. Trump, selon Buzzfeed et le Washington Post.

Ces révélations ont mis en ébullition la capitale fédérale américaine et fait chuter Wall Street. Le Dow Jones a baissé de plus de 1%, avant de réduire ses pertes.

Quelles informations cet homme de 58 ans aux traits sévères s’est-il engagé à livrer aux enquêteurs ? Jusqu’où ira-t-il pour échapper à la prison ? Mettra-t-il directement en cause des proches de Donald Trump, voire le président lui-même ?

Debout à la barre, entouré de deux de ses avocats, M. Flynn a répondu d’un ton calme aux questions du magistrat Rudolph Contreras qui lui a signifié qu’il encourait cinq ans de réclusion.

« Les actions que j’ai admises aujourd’hui devant le tribunal constituent une grave erreur », a-t-il ensuite écrit dans un communiqué. « J’accepte l’entière responsabilité de mes actions ».

– ‘Enfermez-la !’ –

Par ses omissions et fausses déclarations, M. Flynn est accusé d’avoir « entravé » l’enquête ultrasensible du FBI.

Il aurait demandé à l’ambassadeur Kisliak que Moscou réagisse avec retenue aux sanctions prises par l’administration Obama contre les piratages informatiques russes pour influer sur le scrutin présidentiel.

Michael Flynn se voit par ailleurs reprocher d’avoir dissimulé qu’il a tenté d’influencer un vote du Conseil de sécurité des Nations unies sur la colonisation menée par Israël. Ces manoeuvres devaient affaiblir l’action de Barack Obama, à l’époque encore président des Etats-Unis.

Au final toutefois, les révélations vendredi n’ont pas conforté la thèse d’une concertation entre les Russes et l’entourage de Donald Trump pour truquer l’élection.

Ancien général, Michael Flynn est connu pour son indulgence avec la Russie et sa ligne très dure face à l’extrémisme islamique. Durant la campagne, il encourageait avec virulence les foules à crier « Enfermez-la ! » à chaque évocation de la démocrate Hillary Clinton.

Il avait été poussé à la démission moins d’un mois après sa nomination à la Maison Blanche.

Le gouvernement Trump a immédiatement tenté de minimiser le rôle de M. Flynn.

« Rien dans le plaider coupable ou les chefs d’inculpation n’implique d’autres personnes que M. Flynn », a indiqué Ty Cobb, l’avocat de la Maison Blanche.

Au Congrès, les élus démocrates insistaient sur le fait que les investigations avaient désormais franchi le cercle rapproché du président.

« Quand son propre conseiller à la sécurité nationale est trouvé coupable d’avoir menti au FBI sur ses contacts avec les Russes, on peut s’attendre à de nouveaux développements », a commenté Mark Warner, membre de la commission du Renseignement.

Ce rebondissement de taille assombrit ce qui s’annonçait comme une journée de victoire pour M. Trump avec le vote probable par le Sénat de sa grande réforme fiscale.

– ‘Un homme bien’ –

L’ancien homme d’affaires de New York a toujours réfuté la moindre « collusion » avec la Russie, dénonçant une « chasse aux sorcières » orchestrée par ceux qui refuseraient d’accepter sa victoire.

La relation entre Donald Trump et Michael Flynn fait l’objet d’une attention toute particulière depuis l’éviction brutale en mai du patron du FBI James Comey par le président.

Dans une audition début juin devant le Sénat qui avait sonné comme un coup de tonnerre à travers les Etats-Unis, ce dernier a en effet affirmé que Donald Trump lui avait personnellement demandé d’enterrer une enquête visant Michael Flynn.

« J’espère que vous pourrez trouver une façon d’abandonner cela, de lâcher Flynn. C’est un homme bien », aurait dit le président à M. Comey en tête à tête le 14 février.

M. Comey a réagi vendredi à l’inculpation de Flynn avec une métaphore biblique pleine d’ironie. « Que le droit jaillisse comme une source, la justice comme un torrent intarissable », a-t-il écrit sur Instagram, en citant le livre d’Amos.

M. Flynn est la quatrième personne proche de M. Trump mise en cause dans cette enquête menée par Robert Mueller qui, contrairement à un simple procureur fédéral, dispose d’une plus grande latitude d’action et d’une indépendance renforcée.

Une première vague d’inculpations avait eu lieu fin octobre avec la mise en accusation de Paul Manafort, l’ex-directeur de son équipe de campagne et Richard Gates. Un troisième, George Papadopoulos, a plaidé coupable d’avoir menti aux enquêteurs du FBI et accepté de collaborer avec les enquêteurs.

Romandie.com avec(©AFP / 01 décembre 2017 23h10)

Donald Trump relaie des vidéos anti-musulmans sur Twitter

novembre 29, 2017

Donald Trump fait une déclaration depuis la Maison Blanche à Washington, le 28 novembre 2017 / © AFP / JIM WATSON

Donald Trump a relayé mercredi sur son compte Twitter une série de vidéos anti-musulmans publiées par un parti politique britannique d’extrême droite, suscitant des réactions indignées au Royaume-Uni.

Ces trois vidéos, tweetées par Jayda Fransen, vice-présidente du parti d’extrême droite Britain First, montrent des exactions commises par des personnes présentées comme des musulmans sans donner aucun contexte. Un procédé classique des « trolls » d’extrême droite sur les réseaux sociaux.

La première vidéo, intitulée « Un immigré musulman tabasse un Néerlandais en béquilles », semble avoir été filmée aux Pays-Bas, à une date indéterminée, sans que cela soit avéré.

La deuxième, « Un musulman détruit une statue de la Vierge Marie », a été publiée en 2013 sur YouTube. Selon sa description sur la plateforme de vidéos, elle a été filmée en Syrie et montre un membre de l’organisation jihadiste Etat islamique (EI) détruisant une statue de la Vierge Marie.

La troisième vidéo, « Foule islamiste pousse un adolescent du toit et le bat à mort », a également été mise en ligne en 2013. Particulièrement violente, elle est présentée comme ayant été filmée en Egypte.

Les trois vidéos ont été retweetées par le président américain entre 06h35 et 06h45 du matin (entre 11H35 GMT et 11h45 GMT).

« Le président des Etats-Unis promeut un groupe haineux fasciste, raciste et extrémiste dont les dirigeants ont été arrêtés et condamnés. Il n’est ni un allié ni un ami », s’est insurgé sur Twitter le député travailliste David Lammy (opposition). Il s’est adressé directement à Donald Trump, lui disant qu’il n’était « pas le bienvenu » au Royaume-Uni.

Stephen Doughty, un autre député du Labour, a estimé que ces vidéos étaient « hautement polémiques », tandis que sa consoeur Yvette Cooper a estimé que Trump donnait à Jayda Fransen une « tribune immense ».

Cette dernière s’est félicitée de l’initiative du président américain, tweetant: « Que Dieu vous bénisse Trump! Qu’il bénisse l’Amérique ».

« Trump a légitimé l’extrême droite dans son propre pays, maintenant il essaie de faire de même dans le nôtre », a dénoncé Brendan Cox, mari de la députée travailliste Jo Cox, assassinée en 2016 par un extrémiste qui a été entendu crier à plusieurs reprises « Britain First » lors du crime. « Propager la haine a des conséquences et le président devrait avoir honte de lui-même », a-t-il ajouté sur Twitter.

Romandie.com avec(©AFP / 29 novembre 2017 15h08)

Corée du Nord: Pyongyang tire un missile intercontinental, nouveau défi pour Trump

novembre 29, 2017

Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche à Washington, le 28 novembre 2017 / © AFP / JIM WATSON

La Corée du Nord a tiré mercredi un missile balistique intercontinental susceptible de mettre à sa portée la totalité du continent américain, nouveau défi au président américain Donald Trump qui fait monter d’un cran la menace de frappe nucléaire.

Ce tir de missile balistique intercontinental (ICBM) brise net la pause des tests observée depuis plus de deux mois par le Nord et a provoqué la consternation au Japon et en Corée du Sud.

D’après une estimation initiale du Pentagone, le missile a parcouru un millier de kilomètres avant de s’abîmer dans la Zone d’exclusion maritime du Japon.

Un spécialiste a jugé que cette trajectoire en cloche suggérait que l’engin avait en fait une portée de 13.000 kilomètres, soit la portée la plus longue pour un missile testé par la Corée du Nord qui mettrait chacune des villes principales des Etats-Unis à sa portée.

La Corée du Nord a déclaré qu’elle ferait une « annonce importante » à 03H30 GMT, sans autre précision, selon l’agence sud-coréenne Yonhap.

Ce tir a tout d’un bras d’honneur au président républicain, de retour d’une longue tournée en Asie qui avait pour objectif, selon ses termes, d' »unir le monde contre la menace posée par le régime nord-coréen ».

M. Trump, qui a récemment annoncé de nouvelles sanctions contre Pyongyang et a remis la Corée du Nord sur sa liste des Etats qui soutiennent le terrorisme, s’est montré mesuré dans sa réponse initiale, tandis que le Conseil de sécurité de l’ONU acceptait de se réunir en urgence.

« On va s’en occuper », a déclaré simplement le président américain.

Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson, a souligné que les « options diplomatiques » pour résoudre la crise restaient « sur la table, pour l’instant ».

Mais les voisins immédiats de la Corée du Nord ont fait preuve de moins de retenue, le Premier ministre japonais Shinzo Abe évoquant un « acte violent » qui « ne peut pas être toléré », et le président sud-coréen Moon Jae-In condamnant l’attitude « irresponsable » de Pyongyang.

Ce tir, le premier depuis le 15 septembre, qui anéantit les espoirs que la Corée du Nord ait observé une pause, dans l’objectif d’ouvrir la porte à une solution négociée à la crise posée par ses programmes nucléaire et balistique.

– ‘Portée significativement plus longue’ –

Pour le ministre américain de la Défense, Jim Mattis, ce nouveau tir constitue une avancée dans la capacité du Nord à construire des missiles qui représentent « une menace partout dans le monde ».

Le président américain a soutenu que son administration ne dévierait pas de sa ligne des « pressions maximum », destinées à limiter les ambitions nucléaires de Pyongyang grâce au durcissement des sanctions parallèlement à des menaces de représailles massives en cas d’attaque.

Il s’agit du troisième tir réussi d’ICBM. David Wright, expert en contrôle des armements, a souligné que les paramètres de vol semblaient indiquer que le missile avait une portée « significativement plus longue » que les précédents engins lancés par le Nord.

« Un tel missile aurait un rayon d’action suffisant pour atteindre Washington D.C. (la capitale fédérale américaine) et en fait n’importe quelle partie des Etats-Unis continentaux », a-t-il estimé sur le blog de son organisation, l’Union of Concerned Scientists.

Pyongyang doit encore démontrer qu’elle maîtrise la technologie de rentrée des ogives dans l’atmosphère depuis l’espace mais les spécialistes estiment que le Nord est sur le point de développer une capacité de frappe intercontinentale opérationnelle.

« On peut ne pas aimer ça, mais il va falloir qu’on apprenne à vivre avec la capacité nord-coréenne à cibler les Etats-Unis avec des armes nucléaires », a déclaré Jeffrey Lewis, spécialiste à l’Institut Middlebury des études stratégiques.

Les efforts diplomatiques engagés par Washington, notamment par l’intermédiaire de la Chine, pour tenter de mettre fin aux activités balistique et nucléaire de Pyongyang semblent n’avoir aucune prise sur les décisions du leader nord-coréen Kim Jong-Un.

Washington a notamment demandé à la Chine, principal soutien diplomatique et économique de la Corée du Nord, de lâcher définitivement son voisin. Donald Trump s’est montré confiant à cet égard après sa récente tournée de 12 jours en Asie et sa visite à Pékin.

Mais la plupart des experts estiment que le régime ne renoncera jamais à l’arme atomique, qu’il considère comme son assurance-vie.

Le 3 septembre, la Corée du Nord a effectué son sixième essai nucléaire, le plus puissant à ce jour, qui impliquait selon Pyongyang une bombe H suffisamment petite pour être chargée sur un missile.

Le 15 septembre, moins d’une semaine après l’adoption par l’ONU d’une huitième série de sanctions, Pyongyang tirait un missile balistique au-dessus du Japon, sur une distance de 3.700 kilomètres, selon Séoul.

Romandie.com avec(©AFP / 29 novembre 2017 05h02)                

La politique américaine (et Trump) face au fléau du harcèlement sexuel

novembre 17, 2017

Donald Trump, le 16 novembre 2017 à Washington / © AFP / NICHOLAS KAMM

Après Hollywood, le monde de la politique américaine est à son tour ébranlé par le débat sur le harcèlement sexuel, et le président Donald Trump, jusqu’à présent très discret, commence à s’impliquer – malgré les accusations qui pèsent contre lui.

Cette semaine, un sénateur démocrate, Al Franken, s’est excusé pour avoir embrassé une animatrice en 2006 et touché sa poitrine; deux femmes parlementaires ont révélé qu’au moins deux de leurs collègues masculins, non nommés, ont été des harceleurs sexuels; le directeur de cabinet d’une élue, accusé de harcèlement, a démissionné jeudi; et de nouvelles femmes ont accusé un candidat républicain au Sénat, Roy Moore, d’agression sexuelle il y a des décennies.

Le Congrès a connu sa part de scandales sexuels dans son histoire, y compris pour des faits de harcèlement ou d’agression.

L’un des plus connus est Dennis Hastert, ancien président de la Chambre des représentants, qui a admis l’an dernier avoir abusé sexuellement de lycéens alors qu’il était entraîneur de lutte, des décennies auparavant. Ou Clarence Thomas, dont la nomination à la Cour suprême en 1991 a failli être rejetée en raison d’accusations de harcèlement sexuel.

Mais le harcèlement n’était pas vraiment reconnu, dans le monde politique, comme un fléau nécessitant une réponse systémique. La vague de révélations déclenchées par l’affaire Harvey Weinstein, depuis le 5 octobre, a changé la donne.

Désormais, chaque élu et collaborateur de la Chambre devra suivre une formation anti-harcèlement et anti-discrimination, a annoncé cette semaine son président, Paul Ryan. Même mouvement au Sénat, où ces formations étaient facultatives.

La transparence s’améliore. Pour la première fois, l’office spécialisé du Congrès a publié le nombre et le montant des indemnités versées à la suite de plaintes de personnels: 264 règlements de 1997 à 2017, pour un total de 17 millions de dollars. Ces chiffres incluent toutes les plaintes internes, et non les seules affaires de harcèlement.

« Les gens sont nerveux et se demandent: qui sera le prochain? » a dit sur Fox News Kellyanne Conway, conseillère présidentielle, qui en profite pour appeler le parti démocrate à un « examen de conscience ».

– ‘Le couvercle va exploser’ –

Le harcèlement sexuel et la politique forment un mélange hautement combustible, et il était sans doute inévitable que les médias et commentateurs conservateurs ravivent l’affaire Monica Lewinsky, la jeune stagiaire de la Maison Blanche avec qui le président Bill Clinton a eu des relations sexuelles.

Mais il ne s’agit plus que de Fox News. Une sénatrice démocrate, Kirsten Gillibrand, a dit jeudi au New York Times que Bill Clinton aurait dû démissionner. Des journalistes progressistes, comme Matthew Iglesias (Vox.com) et Chris Hayes (MSNBC), ont appelé les démocrates à faire amende honorable, notamment auprès de Juanita Broaddrick, qui accuse Bill Clinton de viol depuis des décennies.

Tout cela conduit naturellement à l’actuel président, accusé par une dizaine de femmes de baisers ou contacts forcés.

« Quand on est une star, elles nous laissent faire, on peut faire ce qu’on veut… Les attraper par la chatte », s’était-il vanté en 2005, selon une vidéo divulguée peu avant l’élection présidentielle.

Donald Trump et ses alliés ont toujours accusé ses accusatrices de faux témoignages… mais le milliardaire a en revanche donné crédit aux accusatrices de Roy Moore, indirectement, et surtout à celles de Bill Clinton, qu’il a publiquement soutenues.

Pourquoi croire certaines femmes et pas d’autres?

« Le président sait évidemment mieux ce qu’il a fait ou n’a pas fait personnellement », a dit sa porte-parole Sarah Sanders jeudi.

En Asie jusqu’à son retour à Washington cette semaine, le dirigeant a évité les questions sur le sujet du harcèlement.

Jusqu’à jeudi soir, peu après 22 heures, quand il a tweeté contre Al Franken. « Et dire que la semaine dernière encore il faisait la leçon sur le harcèlement sexuel et le respect des femmes », a-t-il écrit, à l’offensive.

Un terrain dangereux pour le milliardaire.

Natasha Stoynoff, qui l’a accusé de l’avoir embrassée de force en 2005, a repris la parole jeudi, dans le magazine People. Depuis un an, écrit-elle au magazine, le problème « mijote sur le feu, comme une cocotte-minute. Mais désormais le feu est rallumé, ça va bouillir et le couvercle va exploser ».

Romandie.com avec(©AFP / 17 novembre 2017 19h45)                

Trump: la « dictature perverse » de Corée du Nord ne peut pas faire chanter le monde

novembre 15, 2017

Washington – La Corée du Nord, une « dictature perverse » pour Donald Trump, « ne peut pas faire chanter le monde », a mis en garde le président américain lors d’une allocution mercredi, au retour d’une tournée asiatique de 12 jours.

Donald Trump a également promis de mettre une « pression maximale » sur Pyongyang, et a annoncé que la Chine exercerait une « pression économique » sur la Corée du Nord, pays que le président chinois Xi Jinping considère comme « une grande menace », a-t-il précisé.

Lors d’une allocution d’une demi-heure, le septuagénaire a passé en revue les multiples étapes de cette tournée, le plus long voyage en Asie pour un président américain depuis 1991, revenant également sur ses précédentes visites à l’étranger depuis sa prise de fonction en janvier.

« Je veux aujourd’hui informer les Américains du succès de ce voyage et des efforts que nous avons faits pour promouvoir la sécurité des Américains et leur prospérité cette année », a déclaré Donald Trump depuis la Maison Blanche, insistant particulièrement sur les deux points centraux de son voyage: la menace nord-coréenne et les échanges commerciaux avec l’Asie.

« Lorsque je me suis adressé à l’Assemblée nationale de la République de Corée, j’ai dit la vérité à propos du régime nord-coréen, et j’ai dit clairement que je ne permettrais pas que cette dictature perverse retienne le monde en otage face à son chantage nucléaire », a-t-il déclaré.

A travers ce voyage, « nous avons demandé à toutes les nations de soutenir notre campagne de pression maximale pour la dénucléarisation nord-coréenne », a poursuivi le président américain.

Donald Trump a en parallèle rappelé l’approbation par le Congrès de l’augmentation du « budget militaire jusqu’à un niveau historique », à quelque 700 milliards de dollars. « Ceci ne pourrait pas tomber à un meilleur moment pour notre nation », a-t-il martelé.

Sur le commerce, le président américain élu il y a un an notamment sur la promesse de « l’Amérique d’abord » a encore déclaré: « l’Amérique est là pour entrer en concurrence, et faire des affaires, et défendre nos valeurs ainsi que notre sécurité ».

Romandie.com avec(©AFP / 15 novembre 2017 22h30)