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États-Unis: Trump « Obamacare est mort »

octobre 16, 2017

Le président américain Donald Trump, le 16 octobre 2017 à Washington / © AFP / SAUL LOEB

Le président américain Donald Trump a affirmé lundi que la grande loi sur la couverture maladie de Barack Obama, qu’il n’est pas parvenu à abroger, appartenait néanmoins au passé en raison de ses défaillances.

« Obamacare, c’est fini, c’est mort, oublié », a déclaré le dirigeant à la Maison Blanche. « Il n’y a plus rien de tel qu’Obamacare. Je le dis depuis des années, le concept n’aurait jamais pu fonctionner, même dans ses meilleurs jours ».

Donald Trump se réfère apparemment au défaut le plus préoccupant de la grande réforme de 2010, l’augmentation du prix des assurances santé sur le marché dit « individuel », pour la minorité de personnes qui n’ont pas d’assurance par leur employeur ou par des programmes publics. Ces assurés reçoivent des aides et subventions pour financer le coût de leur couverture, mais un certain nombre d’entre eux ont néanmoins vu leurs dépenses augmenter depuis quelques années.

Les républicains, a dit Donald Trump, travaillent désormais à une solution « de court terme », à laquelle il prédit que les démocrates participeront car, selon lui, « la faute retombera sur eux pour le désordre ».

C’est un refrain du président américain que les problèmes supposés du système de santé, et notamment la hausse des coûts, seront politiquement mis au passif des démocrates, qui ont adopté Obamacare en 2010.

Mais les démocrates dénoncent ce qu’ils estiment être un « sabotage » progressif d’Obamacare par l’administration Trump, par la voie réglementaire puisque l’abrogation par le Congrès a échoué.

Un décret présidentiel a ainsi supprimé des subventions aux assureurs qui permettaient de réduire le coût des assurances et des soins pour les assurés les plus modestes. Une autre décision a ouvert la voie à une déréglementation des couvertures proposées, ce qui pourrait conduire au déremboursement de certains soins.

Donald Trump, lundi, a aussi critiqué le prix des médicaments aux Etats-Unis, plus élevés que dans d’autres pays riches.

« Comme d’habitude, le monde profite des Etats-Unis », a-t-il dit. « Les compagnies pharmaceutiques, franchement, s’en tirent en toute impunité ».

Romandie.com avec(©AFP / 16 octobre 2017 19h24)

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Harcèlement sexuel: les documents relatifs aux accusations visant Trump requis en justice

octobre 16, 2017

Le président américain Donald Trump, le 13 octobre 2017 à Washington / AFP/Archives

 

L’équipe de campagne de Donald Trump lors de la présidentielle 2016 a reçu l’ordre par la justice de remettre tous les documents en sa possession relatifs aux diverses accusations de harcèlement sexuel ayant visé le candidat, selon le document judiciaire publié par BuzzFeed News dimanche.

Cette injonction, faite en mars dernier à l’équipe de campagne de celui qui était alors officiellement devenu le nouveau président des Etats-Unis, a été émise par la justice américaine dans le cadre d’une plainte en diffamation déposée par Summer Zervos, une ancienne candidate du programme de télé-réalité « The Apprentice » présenté durant des années par Donald Trump, quand il n’était encore qu’un riche homme d’affaires.

Cette plainte accuse le président des Etats-Unis d’avoir fait « plusieurs déclarations mensongères et diffamatoires » à l’encontre de Mme Zervos après que celle-ci l’a accusé de l’avoir caressée et d’avoir tenté de l’embrasser de force, en 2007, dans un hôtel de Los Angeles.

L’injonction émise à l’encontre de l’équipe de campagne de Donald Trump oblige celle-ci à remettre à la justice l’ensemble des documents qu’elle pourrait détenir ayant un lien avec « toute accusation » ayant visé le candidat républicain durant sa campagne victorieuse de 2015 et lui reprochant « d’avoir soumis » une femme « à des contacts sexuels non consentis et/ou à des comportements sexuels inappropriés ».

Summer Zervos, une ancienne candidate du programme de télé-réalité 'The Apprentice', lors d'une conférence de presse, le 17 janvier 2017 à Los Angeles / AFP/Archives

Summer Zervos, une ancienne candidate du programme de télé-réalité « The Apprentice », lors d’une conférence de presse, le 17 janvier 2017 à Los Angeles / AFP/Archives

 

Et ce que ces documents concernent Mme Zervos « ou toute autre femme » ayant accusé M. Trump, insiste le document publié par le site d’informations BuzzFeed News.

De fait, Mme Zervos et plusieurs autres femmes avaient fait des accusations similaires visant M. Trump après la diffusion en octobre 2016 d’un enregistrement vidéo datant de 2005 dans lequel le futur candidat républicain se vantait « de pouvoir choper (les femmes) par la chatte ». « Quand t’es une star, elles te laissent faire », ajoutait-il.

M. Trump avait banalisé ses déclarations comme de simples « propos de vestiaires » et avait contre-attaqué en qualifiant ses accusatrices de menteuses.

Selon la plainte en diffamation déposée par Mme Zervos, « M. Trump était devenu totalement obsédé, qualifiant Mme Zervos et toutes ses accusatrices de menteuses ayant des arrière-pensées inavouées ».

M. Trump est « un menteur et un misogyne » qui a « dénigré et diffamé Mme Zervos avec des déclarations mensongères », ajoute cette plainte, citée par BuzzFeed.

La-croix-com avec afp

États-Unis: Trump supprime des subventions santé pour les plus pauvres

octobre 13, 2017

Donald Trump le 12 octobre 2017 à Washington / © AFP/Archives / Brendan Smialowski

L’administration de Donald Trump a annoncé jeudi la suppression d’un mécanisme de subventions créé par la loi santé de Barack Obama qui servait à faire baisser le prix des couvertures santé pour les Américains les plus modestes.

Le président américain s’est résigné à emprunter la voie réglementaire après s’être heurté à une impasse au Congrès, qui s’est révélé incapable de voter une abrogation de la grande loi démocrate du président Obama, « Obamacare ».

Son ministère de la Santé a donc annoncé la fin d’un dispositif qui compensait les assureurs privés à hauteur de 7 milliards de dollars en 2017 et 10 milliards prévus en 2018, des sommes dont la disparition pourrait être ressentie de façon importante par les assurés.

Mais on ignorait à partir de quand la mesure prendra effet, et si les tarifs 2018 des assurances seront affectés.

« Au lieu d’essayer de baisser les coûts des soins pour les Américains, on dirait que le président Trump va unilatéralement augmenter le prix des primes d’assurance », ont dénoncé les chefs de l’opposition démocrate du Congrès, Chuck Schumer et Nancy Pelosi. « Trump tentera de se défausser sur la loi santé d’Obama, mais toute la responsabilité lui revient, et il en paiera le prix ».

Le président républicain martèle qu’Obamacare, une réforme coûteuse mais qui a permis de réduire à un niveau bas historique le nombre d’Américains sans couverture maladie, s’écroulera sous son propre poids, critiquant notamment la hausse des prix des assurances pour les personnes qui s’assurent individuellement, sans passer par un employeur.

Cela représente une minorité de la population, mais ces assurés sont frappés de facto par des hausses importantes depuis plusieurs années, car Obamacare a imposé aux assureurs de nouvelles réglementations qui les forcent à couvrir un plus grand nombre de soins de base.

« Obamacare s’est révélée être une loi complètement défaillante », a déclaré le président républicain de la Chambre, Paul Ryan. « La Chambre continuera son travail avec l’administration Trump pour améliorer le système ».

Pour les démocrates, il ne s’agit rien de moins que d’un sabotage par petites touches de l’infrastructure mise en place par Obamacare. Ils dénoncent un détricotage motivé uniquement par des raisons politiques.

Jeudi, Donald Trump a également signé un décret ouvrant la voie à la création de couvertures exemptées des réglementations d’Obamacare, potentiellement de moindre qualité mais donc moins chères, par les compagnies d’assurance privées.

Cette décision ne devrait pas affecter le marché à court terme, mais accentue l’incertitude pour le secteur, qui ne sait d’une année sur l’autre comment évoluera l’environnement réglementaire.

Romandie.com avec(©AFP / 13 octobre 2017 16h07)

Soudan: Trump choisit de poursuivre la politique d’Obama et lève l’embargo

octobre 6, 2017

Washington – L’administration Trump a entériné vendredi la levée formelle de l’embargo économique vieux de 20 ans à l’encontre du Soudan, poursuivant ainsi une politique de détente vis-à-vis de Khartoum amorcée par l’ancien président Barack Obama.

« Les actions du gouvernement du Soudan au cours des neuf derniers mois montrent qu’il prend au sérieux la coopération avec les Etats-Unis », s’est félicitée la porte-parole du département d’Etat, Heather Nauert.

« Les dirigeants du Soudan, le gouvernement du Soudan et le peuple du Soudan saluent la décision positive prise par le président américain Donald Trump de lever complètement les sanctions économiques », a pour sa part réagi le ministère soudanais des Affaires étrangères.

La levée de cet embargo contre le Soudan est l’un des rares dossiers sur lesquels le président Donald Trump a choisi de poursuivre la politique de son prédécesseur.

Quelques jours avant de quitter la Maison-Blanche en janvier, M. Obama avait levé une partie des sanctions contre le Soudan pour une période probatoire de six mois.

Khartoum s’était engagé en retour sur une feuille de route en « cinq points », parmi lesquels la fin du soutien aux groupes rebelles au Soudan du Sud, la fin des hostilités dans les provinces du Darfour, du Nil-Bleu et du Kordofan-Sud et une coopération avec le renseignement américain contre le terrorisme.

En vertu de cet accord, le Soudan était également tenu d’améliorer l’accès des organisations humanitaires dans le pays et de coopérer davantage à la traque de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony, une milice qui s’est rendue coupable d’enlèvements d’enfants et de mutilations de civils à grande échelle.

A la fin de cette période probatoire, en juillet, M. Trump s’était donné trois mois supplémentaires pour décider de lever ou non de manière permanente cet embargo.

« Toute normalisation ultérieure des liens (avec le Soudan) devra passer par des progrès continus de la part du gouvernement du Soudan », a mis en garde Mme Nauert.

– « Elan » –

Le Soudan demeure toutefois sur la liste noire américaine des « Etats soutenant le terrorisme ». Khartoum fait à ce titre toujours l’objet de certaines sanctions, notamment sur les armes, ainsi que de sanctions imposées par le Conseil de sécurité des Nations unies.

« Lever les sanctions de manière permanente envoie le mauvais message alors que le Soudan a fait très peu de progrès en matière de droits de l’homme (…) Un tel gouvernement ne devrait pas être récompensé », a estimé Andrea Prasow de l’organisation Human Rights Watch à Washington, qui rappelle que le président soudanais Omar el-Béchir fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et génocide.

Magnus Taylor, analyste pour l’International Crisis Group, estime au contraire que cette levée de l’embargo constitue un moyen « efficace » de gagner la coopération du Soudan.

« Si les Etats-Unis sont intelligents, ils utiliseront cet élan dans les relations avec le Soudan pour pousser à des progrès supplémentaires dans la conduite de gouvernement soudanais », a-t-il expliqué à l’AFP.

Les Etats-Unis ont imposé des sanctions au Soudan en 1997 pour son soutien présumé à des groupes islamistes. Le fondateur d’Al-Qaïda Oussama Ben Laden a vécu à Khartoum entre 1992 et 1996.

Au fil des années, les administrations américaines ont renforcé ces restrictions, accusant Khartoum de violations des droits de l’homme notamment dans le conflit meurtrier contre des rebelles au Darfour qui a fait 330.000 depuis 2003, selon l’ONU.

Romandie.com avec(©AFP / 07 octobre 2017 00h00)                                            

ONU: conciliabules en aparté avec certains chefs d’États africains

octobre 3, 2017

En marge du sommet des Nations Unies, les chefs d’ États de l’ Afrique centrale se sont réunis avec le secrétaire général de l’ ONU. Acculés et menacés par les grandes puissances pour leur longévité au pouvoir, ils ont demandé des garanties à l’ ONU pour ne plus être candidats à leur propre succession. L’ ONU leur a proposé une immunité avec tous les membres de leurs familles et un salaire mensuel minimum de 6000 euros par mois, un logement , deux véhicules, un chauffeur et quatre gardes du corps chacun.

Paul BIYA 35 ans au pouvoir, a accepté ne pas se présenter en 2018, à condition qu’on ne saisisse pas ses biens en France, en Suisse et dans les paradis fiscaux.

OBIANG NGUEMA  38 ans au pouvoir,  a accepté la proposition de ne plus se présenter en 2022 tout en exigeant que sa fortune estimée à 600 millions d’euros par FORBES, ne soit pas gelée.

SASSOU NGUESSO a accepté le principe tout en restant catégorique sur un accord écrit avec la CPI pour abandonner toute tentative de poursuite pour crimes contre l’humanité.

Idriss DÉBY s’est braqué.

TRUMP a donc  décidé qu’aucun Tchadien ne mettra plus ses pieds aux États-Unis. Mis au courant qu’il allait tomber sous le coup d’un mandat d’arrêt international, DÉBY vient finalement de céder et envisage se retirer pour aller s’installer en Guinée.

Avec congomfoa.com

Tchad: après le décret migratoire, la France « surprise », l’Union africaine « perplexe »

septembre 27, 2017
Donald Trump, lors de sa visite à Jérusalem, le 23 mai 2017. © Gali Tibbon/AP/SIPA

« Surprise », « perplexité », « injustice »… le Tchad reste sonné par le nouveau décret migratoire du président américain Donald Trump, qui l’a placé sur la liste des pays dont les ressortissants sont indésirables aux États-Unis. Certains officiels américains s’inquiètent également de cette mesure visant un allié objectif dans lutte contre les jihadistes.

Visé pour manque de coopération avec Washington, N’Djamena, pourtant allié de Washington, se retrouve désormais logé à la même enseigne que des adversaires déclarés des États-Unis tels que la Corée du Nord, l’Iran, le Venezuela, ou que des pays considérés comme une menace pour les intérêts et la sécurité des Américains.

Sidéré par la décision américaine, le Tchad a bénéficié mercredi du soutien de l’Union africaine (UA). L’institution panafricaine a exprimé sa « perplexité » face à cette mesure « injuste » frappant N’Djamena, « surtout au vu de son rôle important dans la lutte contre le terrorisme dans le bassin du lac Tchad, dans le nord du Mali et dans le Sahel ».

« Un partenaire décisif dans la lutte contre le terrorisme »

La France a également fait part mercredi 27 septembre de sa « surprise » face au décret américain et a espéré qu’une solution serait rapidement trouvée entre les deux pays « alliés et partenaires » pour « lever cette interdiction ».

« Le Tchad est un partenaire décisif dans la lutte contre le terrorisme (…) La France espère à cet égard que les États-Unis et le Tchad, qui sont deux pays alliés et partenaires, trouveront rapidement une solution permettant de lever cette interdiction », a déclaré la porte-parole du Quai d’Orsay, Agnès Romatet-Espagne.

Un lien avec l’amende infligée à ExxonMobil ?

La décision fait des remous jusqu’aux États-Unis. Des officiels du Pentagone, du département d’État, ainsi que des diplomates en poste au Tchad s’y sont opposés, au nom des « intérêts américains », selon le New York Times.

Cette mesure « n’a aucun sens », a estimé sur Twitter Herman Jay Cohen, ancien secrétaire d’État adjoint aux affaires africaines, qui qualifie le Tchad d’ « allié » dans la lutte contre le groupe jihadiste nigérian Boko Haram. « Cette décision n’entame en rien les relations d’excellence entre nos deux pays », a voulu tempérer mardi, face à la presse, l’ambassadrice américaine à N’Djamena, Geeta Pasi.

Des observateurs s’interrogent également sur l’influence du secrétaire d’État américain, Rex Tillerson, ex-PDG de la société pétrolière ExxonMobil. Le 6 octobre 2016, la justice tchadienne avait condamné un consortium, initialement composé d’Esso (filiale d’Exxon), Petronas (Malaisie) et Chevron (États-Unis), à une amende astronomique de 67,32 milliards d’euros. Conclu à la mi-juin, un accord – dont la teneur n’a pas été communiquée – avait finalement permis d’arrêter toute poursuite.

Jeuneafrique.com avec AFP

Le Tchad exprime son « sentiment d’injustice » après le décret migratoire de Donald Trump

septembre 26, 2017
Le président tchadien Idriss Deby Itno lors d’une conférence de presse en octobre 2016. © Markus Schreiber/AP/SIPA

« Sentiment d’injustice », « incompréhension »… Le gouvernement tchadien s’est plaint mardi auprès de l’ambassadrice américaine à N’Djamena, suite à la publication du décret migratoire du président Donald Trump. Celui-ci interdit de façon permanente aux ressortissants tchadiens d’entrer aux États-Unis.

« Nous avons fait part à l’ambassadrice du sentiment d’injustice et d’incompréhension parce que cette décision ne reflète pas le niveau de coopération entre nos deux pays », a expliqué à la presse le ministre secrétaire général du gouvernement assurant l’intérim des Affaires étrangères, Abdoulaye Sabre Fadoul.

« Les excellentes relations entre nos deux pays »

« Nous avons pris bonne note de cette décision regrettable qui n’a aucune dimension politique », a ajouté Abdoulaye Sabre Fadoul, qui parle de motivations « techniques » justifiant la nouvelle mesure américaine.

L’ambassadrice américaine au Tchad, Geeta Pasi, a déclaré pour sa part avoir discuté avec le ministre de « cette décision qui n’entame en rien les excellentes relations entre nos deux pays ». « On est le pays le plus important pour soutenir le Tchad, car on intervient dans le domaine militaire et de la police, et on est en train de lancer un programme (pour les réfugiés, ndlr) dans le Lac », la région au nord-ouest de N’Djamena en crise humanitaire et touchée par le groupe jihadiste Boko Haram, a ajouté l’ambassadrice.

Le manque de coopération de N’Djamena dénoncé par Washington

Avec la Corée du Nord et le Venezuela, le Tchad est le dernier pays en date à intégrer la liste des personæ non grata sur le sol américain. Une décision motivée selon le président Donald Trump par le manque de coopération de N’Djamena, qui « ne partage pas de manière adéquate les informations concernant la sécurité du public et le terrorisme ». Selon le décret, les groupes jihadistes comme l’État islamique, Aqmi et Boko Haram sont présents sur le sol tchadien.

Le Tchad, qui a subi des attentats de Boko Haram, participe au Mali à la lutte contre les groupes jihadistes et abrite la force multinationale du G5 Sahel, se dit actif dans la lutte contre le terrorisme.

Jeuneafrique.com avec AFP

Trump a déclaré la guerre, accuse Pyongyang, « absurde », répond Washington

septembre 25, 2017

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La Corée du Nord a accusé lundi Donald Trump de lui avoir « déclaré la guerre », en faisant notamment voler ses bombardiers stratégiques près de ses côtes, une affirmation qualifiée d' »absurde » par la Maison Blanche.

Samedi, dans une démonstration de force, les Etats-Unis ont fait voler des appareils près de la Corée du Nord, ajoutant une pression militaire à des tensions politiques qui ont duré toute la semaine, via des insultes et menaces.

« Tous les Etats membres (de l’ONU) et le monde entier devraient clairement se rappeler que ce sont les Etats-Unis qui ont les premiers déclaré la guerre à notre pays », a déclaré lundi à des journalistes à New York le chef de la diplomatie nord-coréenne, Ri Yong Ho.

« Depuis que les Etats-Unis ont déclaré une guerre à notre pays, nous avons tous les droits pour prendre des contre-mesures, y compris d’abattre des bombardiers stratégiques, même s’ils ne se trouvent pas encore dans l’espace aérien de notre pays », a ajouté le ministre nord-coréen.

« Nous n’avons pas déclaré la guerre à la Corée du Nord et, franchement, une telle suggestion est absurde », a rétorqué Sarah Huckabee-Sanders, porte-parole de l’exécutif américain.

Les opérations militaires américaines de samedi « ont été conduites dans l’espace aérien international, dans les eaux internationales. Nous avons le droit de voler, de naviguer et d’opérer partout dans le monde où c’est légalement permis », a renchéri le porte-parole du Pentagone, Robert Manning.

Interrogé pour savoir si les Etats-Unis allaient continuer leur démonstration militaire, il a rappelé les engagements de défense américains avec la Corée du Sud et le Japon. « Si la Corée du Nord n’arrête pas ses actions provocatrices, nous nous assurerons de fournir au président des options relatives à ce pays », a-t-il ajouté.

– ‘Cour d’école’ –

Samedi, devant l’Assemblée générale de l’ONU, Ri Yong Ho avait déjà dénoncé les récents propos tenus au même endroit par Donald Trump contre son pays, le qualifiant de « personne dérangée » et « mégalomane ».

Lors de sa première allocution à la tribune des Nations unies, le président américain avait menacé de « détruire totalement » la Corée du Nord si ce pays attaquait les Etats-Unis.

Ces échanges verbaux, d’une violence rare à la tribune d’une institution censée garantir la paix et la sécurité dans le monde, ont suscité de multiples appels au calme, notamment de Moscou.

« Quand vous avez une aggravation de la tension, de la rhétorique, alors vous avez un risque d’erreur » qui peut conduire « à de mauvaises compréhensions », a réagi lundi le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric. « La seule solution est une solution politique », a-t-il insisté.

Vendredi à l’ONU, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, avait réclamé que « les têtes chaudes se refroidissent ». Il faut privilégier « l’approche raisonnable et non émotionnelle – au lieu d’avoir une cour d’école où les enfants se battent sans que personne ne puisse les arrêter », avait-il dit.

Dans une interview dimanche, il a mis en garde contre « une catastrophe imprévisible » en cas de dérapage entre les deux pays. Selon lui, la crise actuelle peut être résolue via « des caresses, des suggestions et de la persuasion ».

En un peu plus d’un mois, le Conseil de sécurité de l’ONU a approuvé deux séries de sanctions économiques (les 5 août et 11 septembre) chaque fois plus sévères pour contraindre Pyongyang à revenir aux négociations. Les discussions entre grandes puissances et Pyongyang sur ses programmes d’armement sont interrompues depuis 2009.

Washington a pris le 21 septembre de nouvelles sanctions économiques unilatérales.

– ‘Irresponsabilité’ –

« Notre objectif reste le même, nous cherchons une dénucléarisation pacifique de la péninsule coréenne, c’est notre objectif », a fait valoir lundi la porte-parole de Donald Trump, évoquant une « pression économique et diplomatique » aussi forte que possible.

Face à Donald Trump et à la gesticulation militaire américaine, la Corée du Nord semble vouloir rendre coup pour coup, des essais nucléaires et tirs de missiles balistiques aux déclarations enflammées et menaçantes.

« Trump a affirmé que nos dirigeants n’allaient plus être au pouvoir pour longtemps », s’est insurgé lundi Ri Yong Ho. « La question de savoir qui ne restera pas là longtemps va trouver une réponse », a-t-il menacé.

Samedi, le ministre nord-coréen avait justifié le développement des armements nord-coréens par la crainte d’une attaque américaine.

« Notre force nucléaire nationale est (…) dissuasive pour mettre un terme à la menace nucléaire des Etats-Unis et pour empêcher une invasion militaire » américaine. « Notre but ultime est d’établir un équilibre de pouvoirs avec les Etats-Unis », avait-il insisté, en assurant que son pays était « un Etat nucléaire responsable ».

La semaine dernière, la Corée du Nord a menacé de procéder à un essai de bombe H dans l’océan Pacifique. Ce serait « une démonstration choquante d’irresponsabilité », a jugé lundi le secrétaire américain à la Défense, Jim Mattis. Sans répondre à une question lui demandant s’il s’agirait alors d’un acte de guerre.

Romandie.com avec(©AFP / 25 septembre 2017 22h35)                

États-Unis: Bras de fer entre Trump et le football américain

septembre 24, 2017

Geste de défiance face à Donald Trump, le 24 septembre 2017 avant le match de Miami Dolphins à Esat Rutherford face aux New York Jets / © Getty/AFP / Steven Ryan

La réponse du football américain à Donald Trump a été spectaculaire. Les joueurs de la NFL ont massivement posé un genou à terre en début de matches dimanche, un geste de défiance que le président américain considère comme un manque de respect à l’Amérique

La vague de protestation est survenue quelques heures après que Donald Trump a suggéré aux amateurs de boycotter les équipes dont les joueurs ne respectent pas l’hymne national.

« Si les fans de NFL (championnat de football américain, Ndlr) refusent d’aller aux matches jusqu’à ce que les joueurs arrêtent de manquer de respect à notre drapeau et notre pays, vous verrez rapidement un changement. Virez ou suspendez! », a ainsi tweeté dimanche le président américain, arguant que « les propriétaires (des clubs) doivent faire quelque-chose ».

Avant de monter à bord d’Air force one, dimanche soir dans le New Jersey pour revenir à Washington, Donald Trump n’a pas voulu réitérer à la presse ses propos sur le réseau social, mais indiqué que ces marques de protestation étaient « irrespectueuses pour notre pays et irrespectueuses pour notre drapeau ».

« Nous avons un grand pays. Nous avons un grand peuple qui représente notre pays, spécialement nos soldats et nos premiers intervenants. Ils doivent être traités avec respect », a-t-il dit sous l’aile de l’avion.

« Lorsque vous posez un genou à terre et ne respectez pas le drapeau ou l’hymne américain, c’est manquer de respect. Cela n’a rien à voir avec la race ou autre-chose. Cela a à voir avec le respect ».

– Genou à terre, poing levé –

Dimanche, des joueurs des Cleveland Browns et des New England Patriots, champions en titre de la NFL, se sont agenouillés et nombre d’entre eux se tenaient par les bras pendant que retentissait l’hymne national.

Certains joueurs noirs ont également levé le poing, imitant le geste des deux athlètes afro-américain gantés durant les jeux Olympiques de 1968.

Ce qui n’avait pas ému Donald Trump: « Super solidarité pour notre hymne national et pour notre pays. Se tenir debout par les bras c’est bien, s’agenouiller c’est inacceptable », avait-t-il tweeté dans la foulée.

Autre forme de protestation: lorsque l’hymne s’est fait entendre à Nashville, ni les Seattle Seahawks, ni les Tennessee Titans n’étaient présents sur le terrain. « Nous ne nous lèverons pas pour l’injustice qui a accablé les gens de cette couleur (de peau, ndlr) dans ce pays », ont affirmé les joueurs de Seattle dans un communiqué.

L’origine du genou à terre remonte à l’été 2016, lorsque l’ancien « quarterback » des San Francisco 49ers Colin Kaepernick l’avait effectué – et provoqué un scandale national – pour protester contre les meurtres de plusieurs Noirs abattus par des policiers blancs.

Le président Trump, élu sur un discours populiste et nationaliste, s’en était pris sans le nommer à ce joueur vendredi lors d’un meeting: « Est-ce que vous n’aimeriez pas voir un de ces propriétaires (d’équipe) de NFL dire, quand quelqu’un manque de respect à notre drapeau, +sortez-moi ce fils de pute du terrain, il est viré, viré!+ ».

Après cette première missive et une escalade verbale pendant le week-end, les footballeurs américains sont désormais engagés dans un bras de fer très symbolique avec le président républicain.

« Je connais nos joueurs qui se sont agenouillés pendant l’hymne national et ce sont des jeunes hommes intelligents avec du caractère » qui « voulaient lancer un dialogue », avait abondé avant les matches le propriétaire des Miami Dolphins, Stephen Ross.

« En ce moment, notre pays a besoin d’un leadership qui unit, pas de davantage de division », avait-il ajouté.

– Nouveau symbole anti-Trump ? –

Donald Trump s’en était pris samedi au basket, en retirant l’invitation à la Maison Blanche pour l’équipe de NBA des Golden State Warriors, vainqueur du dernier championnat.

En cause, l’opposition notamment du meneur Stephen Curry à la politique du président américain. La décision a provoqué une pluie de critiques.

Et la polémique semble avoir créé un effet boule de neige, le geste polémique s’étant propagé samedi soir au baseball, avec le premier joueur de la ligue professionnelle, Bruce Maxwell des Oakland Athletics, à s’agenouiller durant l’hymne.

La star de l’athlétisme Allyson Felix a apporté son soutien au mouvement. « Reconnaissante à tous ceux qui s’expriment à ce moment-charnière. Trop c’est trop. Nous avons le pouvoir de créer le changement », a-t-elle écrit sur Twitter.

Donald Trump a annoncé dimanche que les Pittsburgh Penguins, champions de hockey sur glace (NHL) seraient reçus prochainement à la Maison Blanche.

Au-delà des frontières du sport, Stevie Wonder a lui aussi posé un genou à terre durant un concert samedi soir à New York.

Signe que le geste pourrait devenir un symbole anti-Trump…

Romandie.com avec(©AFP / 25 septembre 2017 02h11)                

« Nambia »: Donald Trump, créateur de pays africains

septembre 21, 2017

L’œil de Glez. © Glez

Ce 20 septembre, à New York, le président américain a cité un pays africain imaginaire. Mépris ou ignorance ?

En 2008, en dévoilant qu’elle considérait le continent africain comme un seul pays, l’égérie du Tea party américain Sarah Palin avait fusionné 54 nations. Donald Trump, lui, pourrait n’en avoir agrégé que deux, ce mercredi, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. À deux reprises, alors qu’il s’adresse à un parterre de dirigeants africains, le président américain félicite la « Nambia » pour la qualité de son système de santé.

Aucun atlas ne répertoriant cette contrée inconnue, la boulette présidentielle apparaît d’abord comme la contraction involontaire de « Namibia » et « Zambia ». Conscient que les chefs d’État du continent noir se vexent d’une telle méconnaissance de leur géographie, le service de presse de la Maison Blanche publie un communiqué officiel expliquant que le président américain ne faisait référence qu’à la Namibie. Sa langue aurait simplement fourché. Mais la bourde circule déjà dans les conversations africanistes…

Afrophobie, dites-vous ?

Chat échaudé craignant l’eau froide, les ressortissants de la Namibie, du Kenya ou du Sénégal se souviennent de meetings de campagne où le candidat républicain évoquait certains Africains « paresseux, tout juste bons à manger, faire l’amour et voler ». C’est peut-être Trump qui fut paresseux en étudiant mal sa géographie à l’école. Pour autant, les aficionados de Donald Trump affirment, deux preuves à l’appui, que l’écorchement du nom « Namibia » ne cache aucune afrophobie.

Première preuve : dans ce même discours du 20 septembre, le président des États-Unis félicitait ce continent où se rendent beaucoup de ses « amis » qui vont dans les pays d’Afrique « pour essayer de devenir riches ». Cette expression présumée affectueuse est malheureusement perçue par beaucoup comme le reflux colonialiste d’un Occidental nanti enthousiasmé par les perspectives d’exploitation de pays en voie de développement.

Trump et les mots

La seconde preuve que l’invention du nom « Nambia » n’est pas un signe de mépris serait la tendance avérée du président américain à créer des mots. Le 30 mai dernier, Donald Trump twittait en plein milieu de la nuit, se désolant de la « covfefe » de la presse américaine. Peut-être les touches de son téléphone avaient-elles fourché comme sa langue, trois mois plus tard, écorchant malencontreusement l’expression « press coverage » (couverture médiatique).

Twittos invétéré, Trump se doute que les corrections de bourdes viennent toujours trop tard. La « Nambia » a déjà fait florès sur la toile. L’internaute BikerBecca propose un périple touristique en Nambia, voyage qui nécessite moins un visa que l’absorption de psilocybine, fameuse substance hallucinogène.

BenjaminJS ironise : même en n’existant pas, la Nambia a déjà « de meilleurs soins de santé que ceux que nous sommes sur le point d’obtenir des républicains ». Encore plus subtil, BroderickGreer se présente comme un « résident de Nambia » heureux de dévoiler la boisson non-officielle de son pays : « le covfefe ».

Jeuneafrique.com par Damien Glez, dessinateur-éditorialiste franco-burkinabè